Aires protégées

Aires terrestres protégées

Superficie (en millions de km2), de 1885 à mai 2009
Graphe : Aires terrestres protégées. Cliquez pour obtenir une description du graphique (nouvelle fenêtre).
Remarque : Le point vert représente l'aire protégée totale, y compris les aires protégées dont les dates d'établissement sont inconnues.

Source: Environnement Canada, 20092.

 

 

 

Le réseau des aires terrestres protégées du Canada a augmenté de façon constante depuis 1992 lorsque la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies a été ratifiée. En mai 2009, 4826 aires, représentant 9,4 % (939 993 km2) de la surface terrestre, ont été désignées comme étant protégées2. De ce nombre, on compte des parcs très anciens comme le parc national de Banff, qui a été créé en 1885 et qui s'étend sur 6641 km2; des aires d'importance internationale comme le Refuge d'oiseaux du golfe de la Reine-Maud, qui s'étend sur 63 024 km2 de toundra et de marais de l'Arctique; et des aires plus petites représentatives d'écosystèmes uniques et en voie de disparition, comme le parc national de la Pointe Pelée, qui s'étend sur 15 km2 au sud-est de l'Ontario et qui abrite de nombreuses espèces en péril représentatives de la forêt carolinienne. Les aires protégées établies après mai 2009, comme l'agrandissement de la réserve du parc national Nahanni de 4766 km2 à plus de 30 000 km2, ne sont pas comprises dans cette analyse.

La majorité (68 %) des aires protégées au Canada sont gérées principalement aux fins de la conservation des écosystèmes et des caractéristiques naturelles et culturelles. Plus de 1500 aires protégées (31 %) sont administrées aux fins d'utilisation durable par des traditions culturelles établies2.

Photo : Baleines boréales dans la baie Isabella, Nunavut © A.P. Taylor
Baleines boréales dans la baie Isabella, Nunavut

Réserves nationales de faune au Nunavut

Les réserves nationales de faune protègent des habitats importants à l'échelle nationale pour les oiseaux migrateurs, soutiennent des espèces ou des écosystèmes en péril ou procurent un habitat rare ou inhabituel. Les caractéristiques naturelles essentielles sont conservées et les activités considérées comme étant nuisibles pour les espèces ou les habitats sont interdites. Trois nouvelles réserves nationales de faune ont été créées au Nunavut en juin 2010 pour protéger l'habitat essentiel des oiseaux marins, des baleines boréales et d'autres espèces de l'Arctique. Elles seront cogérées par les gouvernements locaux et fédéral, et elles ont été choisies en fonction de la cause à défendre et de la participation des communautés de Qikiqtarjuak et Clyde River9.

Photo : Réserve nationale de faune d' Akpait © Garry DonaldsonLa réserve nationale de faune d'Akpait (774 km2) est une aire importante pour les oiseaux migrateurs. Elle fournit un habitat de reproduction pour une des colonies de Guillemots de Brünnich les plus importantes au Canada, les Mouettes tridactyles, les Goélands bourgmestres et les Guillemots à miroir. Elle abrite aussi des ours blancs, des morses et plusieurs espèces de phoques9.

La réserve nationale de faune de Qaqulluit (398 km2) abrite la plus grande colonie nicheuse de Fulmars boréaux du Canada, soit environ 22 % de la population canadienne totale de cette espèce. Des animaux marins, comme les morses et les phoques annelés, fréquentent également les eaux de cette réserve nationale de faune9. La réserve nationale de faune de Ninginganiq (baie Isabella; 336 km2) protège un habitat d'été essentiel pour la population de l'Arctique de l'Est des baleines boréales, une espèce menacée en voie de disparition9.

Plan d’utilisation des terres de la côte du centre et du nord de la Colombie-Britannique

Photo : Grizzly de la côte Nord © A.S. Wright www.cold-coast.com

En 2007, dans un des efforts coordonnés de planification de l'utilisation des terres les plus importants consignés, la Colombie-Britannique et la plupart des Premières nations du centre et du nord de la côte, ainsi que les dirigeants de l'industrie, de l'environnement et des collectivités, ont convenu d'une approche de gestion unique pour 64 000 km2 de la côte de la Colombie-Britannique10. De vastes régions de forêt pluviale tempérée côtière sont maintenant protégées, dont la plus grande forêt pluviale tempérée encore intacte sur la planète, qui abrite des milliers d'espèces de plantes, d'oiseaux et d'animaux. L'accord de planification de l'utilisation des terres protège plus de 30 % des terres dans 114 aires protégées et comporte également des recommandations sur des règlements d'exploitation forestière à faible incidence qui conserveront 50 % de la répartition naturelle des forêts anciennes à l'extérieur des aires protégées. L'application de cette approche de gestion reconnaît le rôle essentiel joué par les terres à l'extérieur des aires protégées en ce qui a trait à la conservation de la biodiversité. Un cadre de gestion adapté est en place afin de surveiller et d'améliorer la gestion de cette aire de façon continue, ainsi que d'en tirer des leçons.

Aires d'eau douce protégées

Dans l'ensemble, la protection de l'eau douce n'a pas été privilégiée parmi les activités relatives aux aires protégées, à une seule exception : l'aire marine nationale de conservation du lac Supérieur, la plus grande aire protégée d'eau douce au monde, située du côté canadien des Grands Lacs. Environ 10 000 km2 de l'aire correspondent aux lits et aux rives du lac et 60 km2 correspondent aux îles et aux parties continentales2.