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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ de la Taïga du Bouclier

Thème : habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

 

Paysages terrestres et aquatiques intacts

 
Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Les paysages terrestres et aquatiques intacts ont été désignés initialement comme une constatation clé récurrente à l'échelle nationale, et des renseignements ont été compilés et évalués par la suite pour l'écozone+ de la Taïga du Bouclier. Dans la version définitive du rapport nationalNB 3, des renseignements liés aux paysages terrestres et aquatiques intacts ont été intégrés à d'autres constatations clés. Ces renseignements sont conservés en tant que constatation clé distincte pour l'écozone+ de la Taïga du Bouclier.

À l'intérieur des limites de l'écozone+ de la Taïga du Bouclier, le niveau de perturbation anthropique est relativement faible. Les établissements humains sont dispersés, le développement industriel est relativement faible et le réseau routier est peu développé. Compte tenu du taux actuel d'activité humaine, les changements liés à l'habitat sont locaux et se limitent à certains sites. Cependant, leur empreinte cumulative est de plus en plus importante et les préoccupations sont en hausse. Par exemple, la Première nation des Dénés, près du Grand lac des Esclaves, signale que les lieux fréquentés par les caribous ont changé au fil des ans et que les animaux évitent les zones habitéesNB 54.

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Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulier

Constatation clé 17
Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
De nombreuses espèces d'amphibiens, de poissons, d'oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. La population de certaines espèces diminue sur le plan du nombre et de la répartition, tandis que chez d'autres, elle est soit stable ou en pleine santé ou encore en plein redressement.

Caribou migrateur de la toundra

Cette section est fondée sur le document intitulé Tendances des populations de caribou des zones septentrionales du CanadaNB 12, un rapport technique thématique préparé pour le rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes en 2010. Selon ce rapport, le caribou du nord regroupe trois sous-espèces de caribou migrateur de la toundra : le caribou de la toundra (Rangifer tarandus groenlandicus), dont l'aire de la répartition se trouve à l'est du fleuve Mackenzie, le caribou de Grant (R.t.granti), que l'on trouve à l'ouest du fleuve Mackenzie, et certaines hardes de caribou des bois (population de forêt-toundra) (R. t. caribou) (soit les deux grandes hardes de l'Ungava et deux petites hardes allant mettre bas sur la côte sud de la baie d'Hudson).

Le caribou migrateur de la toundra est une espèce essentielle sur le plan écologique ainsi que pour les humains; par conséquent, sa répartition est bien surveillée au moyen de relevés aériens ou de télémesures satellitaires. Le caribou utilise principalement la Taïga du Bouclier de l'automne jusqu'au printemps, bien que le territoire utilisé varie d'une année à l'autre. Le nombre de caribous migrateurs a généralement diminué depuis sa période d'abondance maximale au milieu des années 1990, et le nombre d'individus dans certaines hardes a diminué de façon marquée au cours des dernières années. Il est possible que ces diminutions fassent partie des cycles naturels et qu'elles soient amplifiées par les effets cumulatifs de divers facteurs de stress, notamment les changements climatiques, la pression liée à la chasse et l'augmentation de la présence humaine dans certaines parties de l'aire de répartition. Les maximums et minimums historiques depuis le début du 19e siècle ont pu être déterminés à partir de la fréquence des marques de sabots sur les racines d'épinettes, à tout le moins pour les hardes de Bathurst et de la rivière GeorgeNB 109, NB 110.

Les hardes suivantes, qui étaient toutes t en déclin en 2010, utilisent d'importantes portions de la Taïga du Bouclier ouest au cours de leur cycle annuel (figure 26) : Bathurst (figure 27),  Beverly (figure 28) et Qamanirjuaq (figure 29). Pour la harde Bluenose-est, le recensement de 2010 a démontré une augmentation de population entre 2006 et 2010NB 12, mais the recensement de 2013 a démontré une baiss de populationNB 111. Le statut de la harde Lorillard est inconnu, et la harde Ahiak est en déclin basé sur des données provisoires. Dans la Taïga du Bouclier est, la harde de la rivière George (figure 30) passe l'été et l'hiver dans l'écozone+, tandis que la harde de la rivière aux Feuilles (figure 31) utilise ce territoire uniquement durant l'hiver. Ces deux hardes sont en déclin.

Figure 26: Figure 26. Aperçu de la répartition et de l'état des hardes de caribous migrateurs de la toundra dont l'aire de répartition s'étend à l'intérieur de l'écozone+ de la Taïga du Bouclier.
carte
Source : basé sur Gunn et al., 2011NB 12 information sur la harde Bluenose-est a été mise-à-jour avec l'information du recensement de 2013 du Gouvernement des Territoires-du-Nord-Ouest, Environnement et Ressources NaturellesNB 111
Description longue pour Figure 26

Cette carte montre la répartition et l'état (en hausse ou en déclin) des hardes de caribous dans l'écozone+ de la Taïga du Bouclier. Les effectifs de la plupart des hardes de caribous présentes dans cette écozone+ sont en train de diminuer. C'est le cas pour les hardes de Bathurst, de Lorillard, de Beverly et de la rivière George. Les hardes de la Rivière aux Feuilles, de Qamanirjuaq et Bluenose-est présentent aussi des signes d'un déclin, mais n'ont pas été étudiées à fond. La harde Ahiak présente aussi des signes d'un déclin, basé sur des données provisoires. Le statut de la harde Lorillard est inconnu. La population de la harde de Cape Churchill est considérée comme stable.

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Figure 27 Estimations du nombre d'individus de la harde de Bathurst, 1977-2009
diagramme
Source: Gunn et al., 2011NB 12
Description longue pour Figure 27

Ce diagramme à barres présente les informations suivantes :

Bathurst
AnnéeBathurst
Relevé photodiagrammeique des aires de mise bas
Bathurst
Relevé visuel des aires de mise bas
Bathurst
L'écart-type
1977-160,000-
1978-127,000-
1980140,000140,000-
1982174,000--
1984384,000-65,000
1986472,000-72,900
1990351,683-77,800
1996349,046-94,900
2003186,005-40,146
2006128,047-24,000
200931,900-6,270

La harde de Bathurst fréquente l'écozone+ de la Taïga du Bouclier en automne et en hiver. La tendance historique est basée sur les souvenirs des aînés du peuple tlicho : nombre suffisant de caribous dans les camps de chasse d'automne, nombre élevé de caribous durant les années 1940, nombre plus faible de caribous durant les années 1950 et augmentation du nombre de caribous au cours des années 1970 et 1980. Depuis 1998, la partie sud de l'aire de répartition hivernale a rétréci.

Figure 28. Estimations du nombre d'individus de la harde de Beverly, 1971-2008.
diagramme
Source: Gunn et al., 2011NB 12
Description longue pour Figure 28

Ce diagramme à barres présente les informations suivantes :

Beverly
AnnéeBeverly
Relevé photodiagrammeique des aires de mise bas
Beverly
Relevé visuel des aires de mise bas
Beverly
L'écart-type
1971-210,000-
1978-130,000-
1980-105,000-
1982164,338-72,332
1984263,691-80,652
1988189,561-70,961
199387,000-17,900
1994276,000-106,600

L'aire de répartition hivernale et automnale de cette harde se trouve dans l'écozone+ de la Taïga du Bouclier. On n'a pas analysé les tendances de l'abondance et de l'indice vital de la harde entre 1994 et 2008. Par contre, il y eu une évaluation de reconnaissance systématique en 2002 qui détermina des densités de caribou plus basses que les densités en 1994. Entre 2006 et 2009, quatres recensements de délinéation d'aire de mise bas ont retrouvé seulement quelques femelles gravides et encore moins de petits. Cette information suggère un déclin de la population. Par contre, des estimations du nombre d'individus de la harde n'ont pas pu être déterminées avec ces données et n'apparaissent pas dans la figure 28.

Figure 29. Estimations du nombre d'individus de la harde de Qamanirjuaq, 1976-2008.
diagramme
Source: Gunn et al., 2011NB 12
Description longue pour Figure 29

Ce diagramme à barres présente les informations suivantes :

Qamanirjuaq
AnnéeQamanirjuaq
Relevé photodiagrammeique des aires de mise bas
Qamanirjuaq
Relevé visuel des aires de mise bas
Qamanirjuaq
L'écart-type
1976-43,800-
1977-44,095-
1980-39,000-
1982-180,000-
1983230,000-59,000
1985272,000-142,000
1988221,000-72,000
1994495,665-105,426
2005---
2006---
2007---
2008348,661-44,861

L’aire de répartition hivernale et automnale de cette harde se trouve dans l’écozone+ de la Taïga du Bouclier. L’effectif était très faible au cours des années 1970, puis a augmenté jusqu’en 1994 au moins. Un relevé des lieux de mise bas effectué par le Nunavut en 2008 a determiné que la harde avait diminué mais que la tendance n’était pas statistiquement significative.NB 112.

Figure 30. Estimations du nombre d'individus de la harde de la rivière George, 1973-2010.
diagramme
Source: Gunn et al., 2011NB 12
Description longue pour Figure 30

Ce diagramme à barres présente les informations suivantes :

Rivière George
AnnéeRivière George
Relevé photodiagrammeique des aires de mise bas
Rivière George
Relevé visuel des aires de mise bas
Rivière George
Relevé photographique après la pèriode de mise bas
Rivière George
L'intervalle de confiance de 90%
1973-105,000--
1975-205,000--
1976-263,100--
1980-390,100--
1982-360,450--
1984644,000--161,644
1993775,891--103,969
2001--385,000108,000
2010--74,13112,602

La population de la harde a connu une croissance entre les années 1950 et le milieu des années 1990. La dégradation de l'habitat estival a par la suite provoqué une baisse du nombre d'individus, qui se chiffrait à environ 74 100 en 2010.

Figure 31. Estimations du nombre d'individus de la harde de la rivière aux Feuilles, 1975-2001.
diagramme
Source: Gunn et al., 2011NB 12
Description longue pour Figure 31

Ce diagramme à barres présente les informations suivantes :

Rivière aux Feuilles
AnnéeRivière George
Relevé photodiagrammeique des aires de mise bas
Rivière George
Relevé visuel des aires de mise bas
Rivière George
Relevé photographique après la pèriode de mise bas
Rivière George
L'intervalle de confiance de 90%
1975-56,000--
1983-101,000-43,430
1986121,000--56,386
1991276,000--75,900
2001--628,000-

La population de la harde s'est accrue de 1975 à 2001, date du dernier recensement. Selon les observations de l'état corporel et du recrutement des petits de 2007 et 2008, la population a probablement diminué depuis 2001.

Caribou des bois – population boréale

Le caribou des bois de la population boréale (c.-à-d. le caribou boréal) a été inscrit comme espèce menacée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en 2003 NB 113. La classification du caribou utilisée dans ce rapport suit le système de classification actuel de la Loi sur les espèces en péril (LEP). En 2011 , le COSEPAC a adopté 12  unités désignables pour le caribou au Canada qui seront utilisées pour les évaluations de caribou et les décisions d'inscription subséquentes en vertu de la LEP en 2014 . Cette section sur le caribou boréal est basée sur l'Évaluation scientifique aux fins de la désignation de l'habitat essentiel de 2011 NB 114 et le Programme de rétablissement du caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) de la population boréale du Canada de 2012 NB 115. Les renseignements contenus dans ce rapport ont été mis à jour depuis la publication du rapport thématique national du RETE, Tendances de la population boréale du caribou des bois au Canada13.

Les aires de répartition de six populations locales de caribou boréal se trouvent en totalité ou en partie dans l'écozone+ de la Taïga du Bouclier. De très petites portions des aires de répartition dans les Territoires du Nord-Ouest et dans le Nord de la Saskatchewan , dont on ne connaît pas le statut des populations, se trouvent le long de la limite occidentale de l'écozone+NB 13. Dans l'est de la Taïga du Bouclier, les aires de répartition de quatres populations locales s'étendent dans l'ensemble du sud de l'écozone+. La population locale du Quebec est considérée comme stable, alors que trois autres populations locales au Labrador sont en déclin (Figure 32).

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Figure 32. Statut des populations locales de caribou boréal dans l'écozone+ de la Taïga du Bouclier (est).
carte
Source: updated from Callaghan et al., 2011,13 based on Environment Canada 2012NB 115
Description longue pour Figure 32

Cette carte montre l'état de plusieurs sous­populations de caribous présentes dans l'écozone+ de la Taïga du Bouclier, au centre du Québec et au Labrador. Deux de ces sous-populations (Québec et mont Mealy) sont considérées comme stables, une autre d'entre elles (monts Red Wine) est en déclin, et l'état de deux autres sous­populations (Labrador et Lac Joseph) est inconnu.

Le rétrécissement à grande échelle de l'aire de répartition et le déclin démodiagrammeique de la population boréale de caribous des bois au Canada résultent de la perte et de la dégradation des forêts de conifères matures13. L'effet le plus immédiat de cette diminution des forêts matures est l'expansion des jeunes forêts qui favorise d'autres ongulés, comme l'orignal (Alces americanus) et le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus). Ce changement provoque l'augmentation du nombre de prédateurs et du taux de prédation sur les caribousNB 114 NB 116 NB 117 NB 118 NB 119 NB 120 NB 121 NB 122 NB 123 NB 124 NB 125 NB 126 NB 127. L'abondance de chevreuils dans la Taïga du Bouclier est en augmentation et la distribution d'orignaux est en changement (voir Déplacements majeurs des aires de répartition d'espèces indigènes au Canada à la page 65).

Les perturbations humaines peuvent aussi faciliter le mouvement des prédateurs. Ceçi peut augmenter le nombre de confrontations entre prédateurs et caribous et conséquemment augmenter le taux de prédationNB 128. La population boréale du caribou des bois est étroitement associé aux forêts de conifères de fin de succession et aux tourbièresNB 129, qui leur servent de de refuges, où ils se mettent à l'abri des fortes densités de prédateurs et s'éloignent des autres proiesNB 120 NB 122 NB 124 NB 130 NB 131. On ne saisit pas encore l'ampleur de la menace que représente la chasse dans la plupart des régions du Labrador. L'analyse des tendances démodiagrammeiques historiques, les données tirées des animaux munis de colliers émetteurs et les données démodiagrammeiques actuelles semblent indiquer que la chasse est responsable d'une part importante de la mortalité des femelles adultes et, par conséquent, constitue une menace importante pour certaines populations localesNB 132. La chasse constitue la principale menace pour la population boréale du caribou des bois au LabradorNB 13. La chasse aux caribous par les humains et leurs prédateurs (comme les loups) est facilitée par la construction de routes et d'autres structures linéaires et par l'utilisation de véhicules hors route qui permettent d'accéder à des régions autrefois inaccessiblesNB 128.

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Sauvagine

Cette section est fondée sur le document intitulé Tendances des populations reproductrices de sauvagine au Canada10, un rapport technique thématique préparé pour le rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes en 2010. Les analyses des tendances en fonction de l'écozone+ dans le rapport sur la sauvagine portaient sur des données allant jusqu'en 2006 et n'ont pas été mises à jour dans cette section.

Les populations de fuligules (Aythya spp.), de Canard d'Amérique (Anas americana) et de macreuses (Melanitta spp.) connaissent des diminutions dans la partie ouest de la Taïga du Bouclier (figure 33). Des tendances à la baisse ont aussi été observées dans les écozones voisines pour la plupart de ces espèces, ce qui semble indiquer que des facteurs communs sont présents. Il est possible que les changements climatiques jouent un rôle dans certaines de ces baisses de population. Le Petit Fuligule (A. affinis), la Macreuse à ailes blanches (M. deglandi) et le Canard d'Amérique sont des nicheurs relativement tardifsNB 133 NB 134 NB 135, et DeVink et al.NB 136 suggèrent que si la photopériode constitue un élément déclencheur pour la reproduction de ces espèces, il est possible qu'il y ait un écart grandissant entre le moment de la nidification et la disponibilité de la nourriture. En effet, il se peut que la période de disponibilité des invertébrés qui leur servent de source alimentaire ne soit plus la même en raison des changements de températures, ce qui entraînerait une baisse de la survie des canes et des canetons.

Figure 33. Variation de l'abondance de Petit Garrot, de fuligules, de Canard d'Amérique et de macreuses dans l'écozone+ de la Taïga du Bouclier ouest, pour la période 1970-2006.
Les variations sont significatives (p < 0,05) pour les espèces indiquées par un astérisque. Espèces : fuligules, Canard d'Amérique et macreuses.
diagramme1
diagramme2
Source: Fast et al. 2011NB 10
Description longue pour Figure 33

Cette figure comprend deux diagrammes : un diagramme à barres montrant les informations suivantes :

Variation de l'abondance, 1970 à 2006
EspècePourcentage
Petit Garrot-2%
Fuligules*-63%
Canard d'Amérique*-54%
Macreuses*-41%

et un diagramme linéaire montrant les informations suivantes :

AnnéeCouples nicheurs
1970692,043
1971777,289
19721,422,897
1973946,024
1974696,938
1975944,467
1976828,456
1977790,675
1978745,274
1979750,516
1980790,896
1981730,862
1982594,214
1983654,698
1984731,253
1985629,319
1986564,267
1987424,462
1988446,308
1989479,752
1990321,850
1991429,336
1992233,236
1993371,036
1994354,962
1995411,637
1996269,117
1997270,598
1998377,277
1999482,308
2000301,344
2001249,438
2002301,018
2003520,291
2004392,460
2005251,142
2006216,782

Les relevés réalisés depuis 1991 dans l’écozone+ de la Taïga du Bouclier est indiquent une variation importante d’une année à l’autre, mais les tendances indiquent que les populations sont stables pour le Fuligule à collier (Aythya collaris), les fuligules, le Canard noir (Anas rubripes) et la Sarcelle à ailes vertes (Anas carolinensis) (Figure 34).

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Figure 34. Nombre de couples nicheurs de Canard noir, de Sarcelle à ailes vertes, de fuligules(Aythya affinis et A. marila) et de Fuligule à collier dans l'écozone+ de la Taïga du Bouclier est, 1990-2006.
Il n'y eu aucune tendance significative.
diagramme
Source: Fast et al. 2011NB 10
Description longue pour Figure 34

Ce diagramme linéaire montre les informations suivantes :

Nombre de couples nicheurs
AnnéeCanard noirSarcelle à ailes vertesFuligulesFuligule à collier
199012,4541,2209,0512,089
199110,2884,2691,8101,492
19927,9423,28200
19932,1660905298
19948,1322,1289052,387
199510,1393,8291,418358
19966,9043,4443,1082,159
19974,1192,4051,8641,267
19984,4701,9761,821694
19997,4993,7531,4781,606
20008,3812,6101,1231,297
20017,3404,01901,389
20028,4306,1983,809723
20035,4904,9101,7981,056
20047,5947,8861,1122,530
20054,5744,0191,9541,215
20064,6012,1425,377668

Oiseaux terrestres

Comme il y a peu de données sur les oiseaux terrestres nichant dans la taïga, on a regroupé l'information sur ces oiseaux pour toutes les écozones+ de la taïgaNB 14. On a recours au Recensement des oiseaux de Noël (RON) pour surveiller les populations de certaines espèces dans leurs aires d'hivernage aux États-Unis et dans le sud du Canada. Les tendances en Amérique du Nord de six espèces d'oiseaux terrestres dont l'aire de nidification chevauche les trois écozones+ de la taïga sont indiquées ci-après (tableau 6). Le Canada a une importante responsabilité en matière d'intendance à l'égard de ces espèces, car c'est sur son territoire que se trouve une grande partie des populations nicheuses de l'hémisphère occidental.

Table 6. Shown are the annual rate of change and the average CBC abundance index by decade. Asterisks (*) indicate statistically significant trends (P<0.05).
EspècesAire de nidification
principale
Tendance de la population (%/an)PIARON
Années 1970
IARON
Années 1980
IARON
Années 1990
IARON
Années 2000
IARON
Changement
Quiscale rouilleux (Euphagus carolinus)Basses-terres de la baie d'Hudson, taïga et région boréale-5,46 %*1,50,70,40,3-78 %
Mésange à tête brune
(Poecile hudsonicus)
Taïga et région boréale-1,73 %*1,61,31,21,2-29 %
Pie-grièche grise
(Lanius excubitor)
Taïga-0,79 %*1,11,01,00,8-29 %
Durbec des sapins
(Pinicola enucleator)
Taïga et région boréale-0,78 %-5,13,42,82,5-52 %
Bruant de Smith
(Calcarius pictus)
Taïga-0,32 %-0,050,060,070,0857 %
Bruant de Lincoln
(Melospiza lincolnii)
Taïga et région boréale-0,08 %-1,51,51,71,68 %

Source: based on data from the Christmas Bird Count (courtesy of D. Niven, Audubon) as reported in Downes et al., 2011NB 14

Description du tableau 6

Le tableau montre le taux de changement annuel et l'indice d'abondance moyen du Recensement des oiseaux de Noël par décennie. L'astérisque (*) indique que la tendance est significative (à P < 0,05).

Trois des six espèces connaissent un déclin à long terme statistiquement significatif. Plus précisément, le Quiscale rouilleux (Euphagus carolinus), oiseau migrateur des régions tempérées qui hiverne aux États­Unis, a subi une baisse de 78 % entre les années 1970 et les années 2000 (figure 35). Ce déclin était corroboré par des relevésNB 137 effectués dans d'autres parties de son aire de répartition qui ont montré que le déclin était encore plus marqué à l'échelle du Canada. Des données circonstancielles suggèrent que le déclin n'a pas été aussi dramatique dans le nordNB 138. Le déclin de la Mésange à tête brune (Poecile hudsonicus) et du Durbec des sapins (Pinicola enucleator) a aussi été étayé par des signes de déclin décelés lors de relevés effectués dans d'autres parties de leurs aires de répartitionNB 14.

Figure 35. Tendance de l'indice d'abondance annuelle pour le Quiscale rouilleux, 1966-2005
Ce déclin est statistiquement significatif (p < 0,05).
diagramme
Source : D'après les données du Recensement des oiseaux de Noël (D. Niven, Audubon) tel que rapporté dans Downes et al., 2011NB 14
Description longue pour Figure 35

Ce diagramme linéaire montre les informations suivantes

AnnéeIndice d'abondance
19662.74
19672.42
19682.28
19692.19
19701.80
19712.12
19721.69
19731.68
19741.42
19751.40
19761.34
19771.26
19781.05
19790.93
19801.05
19810.86
19820.89
19830.89
19840.63
19850.72
19860.63
19870.63
19880.51
19890.59
19900.50
19910.44
19920.46
19930.40
19940.35
19950.40
19960.38
19970.32
19980.41
19990.35
20000.36
20010.28
20020.34
20030.34
20040.31
20050.31

Poissons

L'information sur la santé générale des poissons provenant du savoir traditionnel autochtone dans la partie ouest de la Taïga du Bouclier fait état de changements variables. Les Dénés signalent une diminution du nombre de poissons dans la région du fleuve MackenzieNB 139 et à proximité du Grand lac des Esclaves, alors que d'autres témoignages indiquent que les populations de poissons dans ce lac sont au moins aussi importantes que dans le passéNB 54 NB 84 NB 140. Dans la région de la baie d'Hudson, on relate qu'il y a eu des changements dans le comportement et la santé des poissons, que les habitudes migratoires ont changé et que les barrages et les fluctuations du niveau de l'eau entravent la remontée des poissons vers les lacs.NB 88

Dans la partie est de la Taïga du Bouclier, les projets hydroélectriques ont eu un impact majeur sur plusieurs bassins fluviaux. Les changements qui touchent les poissons sont abordés à la page 28 , dans la section Barrages et réservoirs.

Plantes vasculaires

Les Autochtones signalent de nombreux changements dans la végétation :

  • Région de la baie Anaktalak (Nunutsiavut, au sud de Nain), 2007 – Une augmentation de la croissance et de l'abondance de certaines plantes, p. ex. des arbustes à petits fruits, qui constituent une bonne source de nourritureNB 85.
  • Wemindji, Baie James, 2005 – La végétation terrestre remplace la végétation aquatique; des saules et des arbustes couvrent maintenant des surfaces auparavant dénudées. Ces changements ont des répercussions sur les oies. Des arbres poussent maintenant là où poussaient des arbustes à petits fruitsNB 57.
  • Près du Grand lac des Esclaves, 2002 – Des cerisiers de Pennsylvanie, des arbres qui poussent communément sur un sol perturbé, sont apparus après l'aménagement d'une nouvelle routeNB 99.

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Déplacements majeurs des aires de répartition d'espèces indigènes au Canada

Une expansion des aires de répartition jusque dans l'écozone+ de la Taïga du Bouclier à partir d'écozones plus au sud a été observée à certains endroits depuis les années 1960. Parmi les espèces nouvellement arrivées figurent : le cerf de Virginie dans les Territoires du Nord-OuestNB 141 et en AlbertaNB 142, le coyote (Canis latrans) dans les Territoires du Nord-OuestNB 143 et le LabradorNB 144, le bison des bois (Bison bison athabascae)NB 143, et la Pie bavarde (Pica pica)NB 145.

Plusieurs déplacements d'aires de répartition ont été directement liés à des activités humainesNB 143. Le cerf de Virginie, le coyote et le bison des bois ont probablement suivi le corridor de la route Yellowknife vers le nord jusque dans la Taïga du BouclierNB 146. Des aînés autochtones rapportent que, lorsque les populations de bisons étaient nombreuses dans les basses terres de la rivière des Esclaves (écozone+ de la Taïga des plaines), il y avait un certain débordement vers l'ouest jusque dans la Taïga du Bouclier, mais, parce que les parcelles d'habitat y étaient petites, les animaux ne restaient pas146. Certaines espèces, comme le coyote et la Pie bavarde, s'aventurent rarement au-delà des limites de la ville de YellowknifeNB 145 NB 146. On s'attend à ce que les changements climatiques rendent de vastes zones plus accueillantes aux espèces nouvellement arrivées, et ces dernières ainsi que d'autres espèces pourraient se répartir encore plusNB 147 NB 148.

Photo de James Sangris avec une biche de Virginie à Wool Bay, Grand Lac des Esclaves
Photo: James Sangris with a white-tailed deer
Taïga du Bouclier ouest, octobre 2007 © GTNO D Cluff

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Ce sont souvent les résidents locaux et les chasseurs qui remarquent, en premier, les changements en ce qui concerne les aires de répartition. Les mentions d'observations inhabituelles sont un bon moyen pour déceler les changements de la répartition des espècesNB 142. Voici quelques exemples de ces changements fondés sur les connaissances locales :

  • On rapporte l'expansion de l'aire de répartition, ou des cas de nomadisme, pour le grizzli (Ursus arctos) et le bœuf musqué (Ovibos moschatus), du nord vers la partie ouest de la Taïga du BouclierNB 142 NB 145.
  • Les Dénés signalent que le nombre d'orignaux et d'ours a augmenté le long de la limite de la zone arborée dans la région du lac ArtilleryNB 140.
  • Le long de la côte du Labrador, des Inuits ont remarqué des orignaux (dans les environs de la baie Anaktalak), et ils croient que ces orignaux se déplacent vers le nord à cause des changements climatiquesNB 85.
  • Les collectivités autochtones à l'est de la baie James ont constaté une baisse du nombre d'orignaux, une perte de leur habitat et une détérioration de leur état corporeNB 86 NB 149.

 

Productivité primaire

Constatation clé 18
Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
Primary productivity has increased on more than 20% of the vegetated land area of Canada over the past 20 years, as well as in some freshwater systems. The magnitude and timing of primary productivity are changing throughout the marine system.

Cette section est fondée sur les analyses et interprétations fournies dans Surveillance à distance de la biodiversité : sélection de tendances mesurées à partir d'observations par satellite du CanadaNB 16. Des renseignements supplémentaires ont été ajoutés en ce qui concerne la relation entre la productivité primaire et les feux de forêt.

Plus de 36 % du territoire de l'écozone+ de la Taïga du Bouclier a présenté une augmentation significative sur le plan de l'IVDN (un indice de productivité primaire calculé à partir de données de télédétection) durant la période 1986-2006 (figure 36). Moins de 1 % du territoire a présenté une tendance à la baisse. L'augmentation observée dans cette écozone+, l'une des plus fortes au CanadaNB 16, était plus prononcée dans l'est, en particulier au sud de la baie d'Ungava (une zone dominée par la végétation typique de la toundra), et dans le sud du Labrador (forêt de conifères et arbustaies). Le IVDN dans le territoire situé entre ces deux « points chauds » a également présenté une tendance positive, mais elle était moins prononcée. Un territoire appréciable de la portion nordique de la Taïga du Bouclier ouest a connu une augmentation de l'IVDN. Ce territoire, caractérisé par le sol le plus productif dans la partie ouest de la Taïga du BouclierNB 22, est principalement recouvert de forêts de conifères, mais les arbustes et la végétation typique de la toundra y sont également bien présents.

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Figure 36. Tendances de l'indice de végétation par différence normalisée (IVDN), écozone+ de la Taïga du Bouclier, 1985-2006.
Les tendances sont calculées en fonction des pics annuels de l'IVDN, lesquels correspondent à la moyenne des trois valeurs les plus élevées établies à partir d'images composites de dix jours prises au cours des mois de juillet et août de chaque année. La résolution spatiale est de 1 km, moyennée à 3 km pour l'analyse. Seuls les points associés à un changement statistiquement significatif (p < 0,05) sont indiqués.
carte
Source : Analyse de la tendance de l'IVDN réalisée par Pouliot et al., 2009;NB 150 Analyse de l'écozone+ réalisée par Ahern et al. 2011NB 16
Description longue pour Figure 36

Cette carte montre des différences significatives dans les pics annuels de l'IVDN (indice de végétation par différence normalisée) entre les parties est et ouest de l'écozone+ de la Taïga du Bouclier. Les données sont présentées sous forme d'unités de superficie dont l'IVDN a augmenté ou diminué entre 1985 et 2006. À l'échelle de l'écozone+, 36 % de la superficie des terres a connu une augmentation significative de l'IVDN, la plus grande superficie ayant connu une augmentation se trouvant dans la Taïga du Bouclier est. C'est dans la Taïga du Bouclier ouest, où l'IVDN a augmenté surtout dans le coin nord­ouest, que se trouvent la plupart des terres dont l'IVDN a diminué (< 1% de la superficie totale)..

Pouliot et al. (2009)NB 150 ont observé que les brûlis peuvent être associés à des tendances positives, négatives ou nulles sur le plan de l'IVDN, selon l'âge du brûlis. Ainsi, l'analyse d'emplacements brûlés et non brûlés dans la forêt boréale du centre du CanadaNB 151 a permis d'observer une augmentation significative de l'IVDN à tous les emplacements ayant subi des incendies depuis 1984, et à 50 % des emplacements n'ayant pas subi d'incendies. Cependant, les incendies ne peuvent pas être responsables de l'ensemble de la hausse importante de l'IVDN observée dans la Taïga du Bouclier. Une comparaison de la carte de tendance de l'IVDN avec la carte des grands incendies de forêt survenus depuis les années 1980 (figure 37 ) montre que les principales zones où l'on a observé une augmentation de l'IVDN ne sont pas les zones ayant été récemment brûlées. Les régions dans la partie ouest de la Taïga du Bouclier présentant des tendances de l'IVDN négatives pourraient être des forêts d'épinettes noires à lichens ayant brûlé récemment, se trouvant sur des sols pauvres. Sur des sols de meilleure qualité, les lichens ne peuvent pas opposer une compétition efficace aux plantes vasculaires du sous-étage. Après qu'un feu se produit dans une forêt d'épinettes à lichens, la surface du sol peut rester noircie pendant de nombreuses années, car l'épinette noire et les lichens se rétablissent très lentementNB 145 NB 146.

Figure 37. Emplacement des grands incendies de forêt par décennies des années 1980 aux années 2000.
carte
Source: Krezek-Hanes et al., 2011NB 8
Description longue pour Figure 37

Cette carte montre les emplacements des grands incendies qui se sont produits dans l'écozone+ de la Taïga du Bouclier, par décennie. Dans la Taïga du Bouclier est, il y a eu de grands incendies dans les années 1980 près de la baie James, mais il y a eu peu d'incendies dans les décennies suivantes. Dans la Taïga du Bouclier ouest, les incendies ont été nombreux dans les années 1980 et 1990 et se sont surtout produits dans le secteur centre-sud de l'écozone+. Les zones qui ont été ravagées par des incendies dans les années 2000 sont réparties de façon clairsemée dans l'ensemble de l'écozone+.

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Perturbations naturelles

Constatation clé 19
Theme: Habitat, wildlife, and ecosystem processes

Constatation clé à l'échelle nationale
La dynamique des régimes de perturbations naturelles, notamment les incendies et les vagues d'insectes indigènes, est en train de modifier et de refaçonner le paysage. La nature et le degré du changement varient d'un endroit à l'autre.

Les feux de forêt, les conditions météorologiques extrêmes et les maladies façonnent et modifient la flore et la faune de l'écozone+ de la Taïga du Bouclier. Des perturbations telles que les feux de forêts peuvent être de faible étendue et fréquentes tout comme elles peuvent être de grande étendue et rares. Le calcul de tendances de ces perturbations requiert donc des données étendues sur une plus grande échelle temporelle.  Sauf dans le cas des feux de forêt, on possède peu de données précises sur les perturbations dans la Taïga du Bouclier.

Tendances des feux de forêt

Cette section est basée sur des analyses et interprétations dans Tendances des grands incendies de forêts au Canada, de 1959 à 2007 NB 8 et Surveillance à distance de la biodiversité : sélection de tendances mesurées à partir d'observations par satellite du CanadaNB 16.

Le régime des feux dans la Taïga du Bouclier se caractérise par la gravité et l'ampleur des incendiesNB 152 NB 153 NB 154. Les arbres et autres plantes de la Taïga du Bouclier ont évolué dans un environnement où les feux sont courants, et un changement du régime des feux aura une incidence sur la répartition des espèces et des communautés végétales. Par exemple, les feux jouent un rôle plus important que le climat pour ce qui est de déterminer la limite nord de l'aire de répartition du pin gris (Pinus banksiana)NB 155.

Les superficies de la Taïga du Bouclier (figure 38 ) touchées par les feux de forêt ont augmenté à partir des années 1960 jusqu'aux années 1990. Cette tendance est due à l'adoption de nouvelles méthodes de détection et à la hausse des températuresNB 156 NB 157. La baisse observée depuis les années 1990 correspond à baisse observée dans l'écozone+ de la Taïga des plaines. En outre, l'ampleur de la baisse correspond aux variations observées au cours des décennies précédentes. Cette baisse pourrait être liée à d'importantes marées atmosphériquesNB 8.

Figure 38. Tendance des superficies brûlées totales par décennie dans l'écozone+ de la Taïga du Bouclier, décennie 1960 à décennie 2000
La valeur pour la décennie 2000 a été répartie proportionnellement sur 10 ans d'après la moyenne pour la période 2000-2007.
diagramme
Source: Krezek-Hanes et al., 2011NB 8
Description longue pour Figure 38

Ce diagramme à barres montre les informations suivantes :

DécennieSuperficie brülée (km2)
1960s6,003
1970s36,338
1980s46,575
1990s69,305
2000s34,283

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La durée moyenne de la saison des feux de forêt, soit environ 75 jours, n'a pas changé de façon significative au cours de la période pour laquelle on possède des donnéesNB 8. Les feux surviennent le plus souvent de juin à août, avec un pic en juillet. Toutefois, des années 1960 aux années 1990, on a observé une augmentation significative des feux en mai. Toutefois, un petit nombre seulement de ces feux ont été répertoriés; le bilan qui en résulte est donc relativement court. Il n'existe aucun bilan comparable,  par exemple, pour les feux qui se sont produits dans les années 1940, une décennie caractérisée par un temps chaud et sec pendant laquelle il y a fort probablement eu des feux en mai. Les feux dans la partie est de l'écozone+ de la Taïga du Bouclier sont survenu généralement avant ceux dans la partie ouestNB 158.

Figure 39. Proportion des feux majeurs pour chaque mois de la saison des feux, par décennie.
Nota : Cette tendance des feux est basée sur le nombre de feux de plus de 200 ha. Le pourcentage par mois correspond au pourcentage du nombre total de feux survenus durant le mois.
clustered bar chart
Source: Krezek-Hanes et al., 2011NB 8
Description longue pour Figure 39

TCe diagramme à barres groupées montre les informations suivantes :

DécenniePourcentage
Mai
Pourcentage
Juin
Pourcentage
Juille
Pourcentage
Août
Pourcentage
Septembre
Journées
Durée moyenne
1960s0355411147
1970s1285713185
1980s2185227284
1990s2323926191

La foudre est à l'origine de 92 % en moyenne des feux majeurs dans la Taïga du Bouclier. La proportion des feux causés par la foudre a augmenté au cours des 40 dernières années en raison de la baisse du nombre de feux causés par l'homme. Le nombre absolu de feux causés par la foudre a aussi augmenté au cours de la même période, mais pas à un degré significatif sur le plan statistiqueNB 8.

Infestations d'insectes

On dispose de peu d'information sur les infestations d'insectes propres à la Taïga du Bouclier. Dans la partie est de la Taïga du Bouclier, les perturbations causées par les insectes semblent jouer un rôle moins important que dans la partie nord-ouest du continent plus sècheNB 159.

Le dendroctone de l'épinette (Dendroctonus rufipennis), le plus grand ennemi de l'épinette blanche dans le nord de sa répartition, semble être présent de manière sporadique dans la partie est de la Taïga du Bouclier. Une grande partie de la forêt des basses terres le long de la baie Napaktok, au Labrador, a été touchée par un taux de mortalité très élevé dans la période 1989‑1991, probablement causée par une infestation du dendroctone de l'épinetteNB 27. Une étude fondée sur l'analyse des anneaux de croissance dans la région de Kuujjuarapik (baie James) a permis de relever des signes d'un faible taux d'activité du dendroctone de l'épinette, mais pas d'infestations régionales, remontant environ 400 ans (l'âge des arbres)NB 159. Dans un des trois sites étudiés, une infestation a causé une mortalité importante des arbres à la fin du 20e siècle.

Les infestations de dendroctones de l'épinette pourraient, à l'avenir, devenir plus importantes dans la Taïga du Bouclier, avec l'augmentation des températures estivales et hivernales. Les infestations sont normalement liées aux perturbations des forêts, tels le déracinement des arbres par le vent, le feu ou le déboisement. Une infestation majeure s'est produite récemment dans l'écozone+ de la Cordillère boréale; elle a, toutefois, été attribuée à une augmentation del'assèchement des épinettes pendant l'été (ce qui les rend plus vulnérables aux attaques du dendroctone) et à une augmentation du succès de reproduction des dendroctones pendant les étés plus chauds, combinée à une diminution de leur mortalité pendant les hivers plus douxNB 160.

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Réseaux trophiques

Constatation clé 20
Theme: Habitat, wildlife, and ecosystem processes

Constatation clé à l’échelle nationale
Des changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans des milieux terrestres et dans des milieux d'eau douce et d'eau marine. La diminution ou la disparition d'éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.

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Cycles des populations

La détection des changements dans des écosystèmes dominés par des fluctuations saisonnières et la variabilité climatique nécessite habituellement une surveillance à long terme, ce qu'on fait rarement dans cette écozone+. Qui dit faible diversité spécifique dit vulnérabilité aux fluctuations de l'abondance de nourriture tant des prédateurs que des herbivores, ce qui accentue les impulsions naturelles dans l'écosystème. La plupart des mammifères de la Taïga du Bouclier sont soumis à une dynamique cyclique, les principales exceptions étant des mammifères de grande taille comme l'orignal et le bœuf musqué. Dans l'écozone+ de la Taïga du Bouclier, ces mammifères se trouvent à la limite de leurs aires de répartition, mais leurs effectifs sont en train de croître dans l'écozone+NB 145.

Les variations de haute densité dans les populations de lièvres d'Amérique ont été liées à des variations de fréquence des feux dans l'ensemble de leur aire de répartition en Amérique du Nord. Les feux créent une abondance de plantes de début de succession dont les lièvres se nourrissent pendant l'hiverNB 161. Les densités les plus élevées de lièvres, pendant les années records, ont été mesurées dans les endroits où la fréquence des feux est la plus élevée, y compris dans la partie ouest de la Taïga du BouclierNB 162.

Selon de plus en plus de faits probants, les variables climatiques, en particulier la neige et les températures d'hiver, sont des moteurs de la dynamique cyclique. Par exemple, on signale que la baisse d'amplitude de la dynamique cyclique et l'effondrement des cycles observés chez les campagnols, les lagopèdes et la tordeuse du mélèze (Zeiraphera diniana) dans le nord de la Fennoscandie coïncidaient avec des changements climatiquesNB 163. La variabilité de l'amplitude des cycles des petits mammifères dans la Taïga du Bouclier (figure 40) oblige toutefois de disposer d'une plus longue série de données que celles dont nous disposons maintenant pour détecter les tendances.

Figure 40. Densité des lièvres dans trois sites de l'ouest de la Taïga du Bouclier, 1988-2008
On ne dispose pas de données pour 1997 et 1998, mais des témoignages provenant de la région font état d'une augmentation rapide du nombre de lièvres au cours de ces années.
diagramme
Source : Données fournies par S. Carrière, Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest. Photo : © iStock.com
Description longue pour Figure 40

Ce diagramme linéaire montre l'estimation de la densité des lièvres d'Amérique dans la Taïga du Bouclier, dans les Territoires du Nord­Ouest, de 1988 à 2008. Dans le premier site « Yellowknife et fleuve Yukon », la densité est variable; elle a atteint un minimum de moins de 1 lièvre/ha en 1994, mais était très élevée (> 5 lièvres/ha) en 1999 (pas de données disponibles pour la période 1987­1988). Une chute importante de la densité des lièvres s'est produite entre 1999 et 2003; elle a été suivie d'une tendance à la hausse graduelle jusqu'à la fin des années 2000. Dans les sites « Lac Gordon » et « Lac Tibbitt », la densité est moins variable; elle s'est maintenue relativement constante à moins de 1 lièvre/ha, mais ces données couvrent une plus courte période (2000­2008).

Espèces migratrices

La présence d'un grand nombre d'espèces migratrices est une autre caractéristique distincte de l'écozone+ de la Taïga du Bouclier. La plupart des espèces qui se nourrissent d'insectes sur les feuilles ou les attrapent au vol, notamment les chauves-souris, migrent en hiver vers des écozones plus au sud. La forêt boréale sert de halte migratoire à 29 espèces d'oiseauxNB 164. Par ailleurs, la Taïga du Bouclier est la destination saisonnière de migrateurs en provenance d'écozones situées plus au nord, notamment les lagopèdes (Lagopus sp.) et le caribou de la toundra.

Beaucoup d'incertitudes entourent les répercussions, y compris les effets en cascade, liées aux variations dans la dynamique des populations des espèces migratrices. Ainsi, nombre d'espèces d'oiseaux insectivores migrateurs connaissent un déclin de leur population, dans certains cas, à cause de changements survenus dans leur aire d'hivernage. On ignore jusqu'à quel point ce déclin est lié à la dynamique des populations d'insectes dont ils se nourrissent et s'il exerce une incidence sur les infestations d'insectes et la santé des arbres de la Taïga du Bouclier; cette chaîne d'effets a, toutefois, été prouvée dans d'autres régionsNB 165 NB 166.

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Note de bas du page

Reference 3

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NB 22

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