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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ du Bassin intérieur de l’Ouest

Coup d'œil sur les constatations clés à l'échelle nationale et à l'échelle

Le tableau 2 présente les constatations clés à l'échelle nationale du rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010 Note 3 ainsi qu'un résumé des tendances correspondantes dans l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest (EBIO). Les numéros de sujets font référence aux constatations clés à l'échelle nationale du rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Les sujets qui sont grisés ont été désignés comme des constatations clés à l'échelle nationale, mais ils n'étaient pas pertinents ou n'ont pas été évalués pour l'écozone+; ils n'apparaissent pas dans le corps du présent document. Les éléments probants des constatations qui figurent au tableau qui suit sont présentés dans le texte par constatation clé. Voir la préface à la page i.

Tableau 2. Aperçu des constatations clés.

2.1 Thème : Biomes
Thèmes et sujetsConstatations clés : échelle nationaleConstatations clés : écozone+ du bassin intérieur de l'ouest Note du tableau a
1. ForêtsSur le plan national, la superficie que couvrent les forêts a peu changé depuis 1990; sur le plan régional, la réduction de l'aire des forêts est considérable à certains endroits. La structure de certaines forêts du Canada, y compris la composition des espèces, les classes d'âge et la taille des étendues forestières intactes, a subi des changements sur des périodes de référence plus longues.Les forêts couvrent 73 % de l'EBIO, mais les étendues de forêt intacte de plus de 100 km2 n'en occupent que 22 %, principalement dans les régions montagneuses de l'ouest. L'étendue des forêts de basse altitude a diminué entre 1800 et 2005; par exemple, l'étendue des écosystèmes à douglas a diminué de 27 %, et celle des écosystèmes à pin ponderosa, de 53 %.
2. PrairiesL'étendue des prairies indigènes n'est plus qu'une fraction de ce qu'elle était à l'origine. Bien qu'à un rythme plus lent, la disparition des prairies se poursuit dans certaines régions. La santé de bon nombre de prairies existantes a également été compromise par divers facteurs de stress.Les prairies occupent 2 % de l'EBIO. La diminution de cette superficie a ralenti depuis 1990, mais 16 % des prairies ont été éliminées par le développement entre 1850 et 2005. Les prairies non situées à l'intérieur de zones protégées risquent d'être transformées à des fins agricoles, commerciales ou résidentielles. Les facteurs de stress qui menacent les prairies de l'EBIO dont les espèces envahissantes et la lutte contre les incendies.
3. Milieux humidesLa perte de milieux humides a été importante dans le sud du Canada; la destruction et la dégradation continuent sous l'influence d'une gamme étendue de facteurs de stress. Certains milieux humides ont été restaurés ou sont en cours de restauration.Les milieux humides occupent moins de 1 % de l'EBIO. Entre 1800 et 2005, 85 % des milieux humides de basse altitude ont été détruits. Les milieux humides continuent d'être détruits ou dégradés par l'urbanisation, l'agriculture intensive et, dans certains secteurs, les activités récréatives. Les espèces envahissantes et le changement climatique constituent également de graves menaces pour ces milieux.
4. Lacs et cours d'eauAu cours des 40 dernières années, parmi les changements influant sur la biodiversité qui ont été observés dans les lacs et les cours d'eau du Canada, on compte des changements saisonniers des débits, des augmentations de la température des cours d'eau et des lacs, la baisse des niveaux d'eau et la perte et la fragmentation d'habitats.Les lacs et les cours d'eau occupent 2 % de l'EBIO. Les ressources en eau sont peu abondantes et très sollicitées. Le lac Okanagan a été modifié par les fluctuations de son niveau, par la destruction de l'habitat des poissons dans ses affluents, par les changements survenus dans sa charge en éléments nutritifs ainsi que par l'introduction d'une crevette envahissante. La plupart des affluents du lac et des lacs se trouvant en amont ont été régularisés par des barrages. Bien que 1 % de la rivière Okanagan soit en cours de restauration, la rivière demeure canalisée sur 93 % de sa longueur.
5. Zones côtièresLes écosystèmes côtiers, par exemple les estuaires, les marais salés et les vasières, semblent sains dans les zones côtières moins développées, même s'il y a des exceptions. Dans les zones développées, l'étendue des écosystèmes côtiers diminue, et leur qualité se détériore en raison de la modification de l'habitat, de l'érosion et de l'élévation du niveau de la mer.Sans objet
6. Zones marinesLes changements observés sur le plan de la biodiversité marine au cours des 50 dernières années sont le résultat d'une combinaison de facteurs physiques et d'activités humaines comme la variabilité océanographique et climatique et la surexploitation. Bien que les populations de certains mammifères marins se soient rétablies à la suite d'une surexploitation par le passé, de nombreuses espèces de pêche commerciale ne se sont toujours pas rétablies.Sans objet
7. La glace dans l'ensemble des biomesLa réduction de l'étendue et de l'épaisseur des glaces marines, le réchauffement et le dégel du pergélisol, l'accélération de la perte de masse des glaciers et le raccourcissement de la durée des glaces lacustres sont observés dans tous les biomes du Canada. Les effets sont visibles à l'heure actuelle dans certaines régions et sont susceptibles de s'étendre; ils touchent à la fois les espèces et les réseaux trophiques.Dans le bassin de la Bridge, les glaciers ont perdu 8 km2 (7 %) de leur étendue de 1995 à 2005, et le glacier Place a perdu 37 m de son épaisseur de 1964 à 2008.
2.2 Thème : interactions humains-écosystèmes
Thèmes et sujetsConstatations clés : échelle nationaleConstatations clés : écozone+ du bassin intérieur de l'ouest Note du tableau a
8. Aires protégéesLa superficie et la représentativité du réseau d'aires protégées ont augmenté ces dernières années. Dans bon nombre d'endroits, la superficie des aires protégées est bien au-delà de la valeur cible de 10 % qui a été fixée par les Nations Unies. Elle se situe en deçà de la valeur cible dans les zones fortement développées et dans les zones océaniques.En 2009, 5 000 km2 (9 %) de l'EBIO étaient protégés par les autorités fédérales ou provinciales. Avant 1940, seulement quatre petites aires protégées avaient été établies, d'une superficie totale de 5 km2. La région naturelle du Plateau intérieur, dont la région de l'Okanagan Sud et de la Basse Similkameen constitue un élément caractéristique, est sous-représentée dans le système canadien de parcs nationaux.
9. IntendanceLes activités d'intendance au Canada, qu'il s'agisse du nombre et du type d'initiatives ou des taux de participation, sont à la hausse. L'efficacité d'ensemble de ces activités en ce qui a trait à la préservation et à l'amélioration de la biodiversité et de la santé des écosystèmes n'a pas été entièrement évaluée.Une multitude d'organisations, d'agences et de groupes participent à des activités d'intendance dans l'EBIO. Dans la région de l'Okanagan Sud, 13 % des steppes arbustives et des milieux humides et riverains situés en terrain privé sont protégés par des engagements formels ou par les efforts d'organismes de conservation et de propriétaires fonciers. Aucune compilation des données existant sur les activités d'intendance et les taux de participation n'est disponible pour l'EBIO.
Conversion des écosystèmes Note du tableau aLa conversion des écosystèmes a été désignée initialement comme une constatation clé récurrente à l'échelle nationale, et des renseignements ont été compilés et évalués par la suite pour l'EBIO. Dans la version définitive du rapport national Note 3, des renseignements liés à la conversion des écosystèmes ont été intégrés à d'autres constatations clés. Ces renseignements sont conservés en tant que constatation clé distincte pour l'EBIO.La transformation et la fragmentation des écosystèmes sont les principales menaces pour la biodiversité de l'EBIO. Il y a longtemps que la plupart des écosystèmes humides et riverains de grande valeur et une bonne partie des prairies et arbustaies de basse altitude ont été transformés à diverses fins. De 1991 à 2001, plus de 22 % des milieux naturels de basse altitude ont été transformés. De plus, parmi les 10 régions de Colombie-Britannique, l'EBIO arrive au deuxième rang quant à la densité du réseau routier (1,7 km par km2).
10. Espèces non indigènes envahissantesLes espèces exotiques envahissantes sont un facteur de stress important en ce qui concerne le fonctionnement, les processus et la structure des écosystèmes des milieux terrestres, des milieux d'eau douce et d'eau marine. Leurs effets se font sentir de plus en plus à mesure que leur nombre augmente et que leur répartition géographique progresse.Dans l'EBIO, l'impact des espèces exotiques envahissantes comprend une diminution de la valeur des terrains, une réduction de la qualité de l'habitat des poissons, la supplantation d'espèces indigènes, l'obstruction de conduites d'irrigation, une diminution de la qualité des herbages dont se nourrissent la faune et le bétail et une réduction des possibilités d'activités récréatives. Des moyens de lutte biologiques, chimiques et mécaniques sont employés contre les espèces envahissantes jugées prioritaires parmi les centaines d'espèces exotiques signalées dans l'EBIO.
11. ContaminantsDans l'ensemble, les concentrations d'anciens contaminants dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine ont diminué au cours des 10 à 40 dernières années. Les concentrations de beaucoup de nouveaux contaminants sont en progression dans la faune; les teneurs en mercure sont en train d'augmenter chez certaines espèces sauvages de certaines régions.Au cours des années 1990, des concentrations accrues de contaminants ont été détectées chez le balbuzard pêcheur en aval d'une usine de pâte et chez le merle d'Amérique dans des vergers. Par contre, les concentrations de mercure et de DDT des poissons du lac Okanagan ont été jugées sans danger pour la consommation humaine.
12. Charge en éléments nutritifs et efflorescences algalesLes apports d'éléments nutritifs aux systèmes d'eau douce et marins, et plus particulièrement dans les paysages urbains ou dominés par l'agriculture, ont entraîné la prolifération d'algues qui peuvent être nuisibles ou nocives. Les apports d'éléments nutritifs sont en hausse dans certaines régions et en baisse dans d'autres.L'EBIO est la seule écozone+ agricole du Canada où la teneur des sols en azote résiduel a diminué de 1981 à 2006. La charge en éléments nutritifs de plusieurs des lacs de la vallée de l'Okanagan, dont les lacs Skaha et Osoyoos, a diminué entre le début des années 1970 et 2001, grâce à une réduction des rejets d'éléments nutritifs provenant de l'agriculture et des usines de traitement des eaux usées.
13. Dépôts acidesLes seuils d'incidence écologique des dépôts acides, notamment ceux des pluies acides, sont dépassés dans certaines régions; les émissions acidifiantes sont en hausse dans diverses parties du pays et la récupération sur le plan biologique ne se déroule pas au même rythme que la réduction des émissions dans d'autres régions.On estime que les sols et les lacs de l'EBIO risquent peu de subir les effets de changements, même petits, dans le pH des précipitations. Les dépôts acides ne sont donc pas considérés comme étant préoccupants pour cette écozone+.
14. Changements climatiquesL'élévation des températures partout au Canada ainsi que la modification d'autres variables climatiques au cours des 50 dernières années ont eu une incidence directe et indirecte sur la biodiversité dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine.De 1950 à 2007, la température a augmenté dans l'EBIO pour la plupart des périodes de l'année. Les précipitations printanières et automnales ont augmenté, tandis que les précipitations sous forme de neige ont diminué. Le régime hydrologique annuel des cours d'eau a changé, avec crue printanière plus hâtive, débit moindre à la fin de l'été et débit plus élevé en hiver.
15. Services écosystémiquesLe Canada est bien pourvu en milieux naturels qui fournissent des services écosystémiques dont dépend notre qualité de vie. Dans certaines régions où les facteurs de stress ont altéré le fonctionnement des écosystèmes, le coût pour maintenir les écoservices est élevé, et la détérioration de la quantité et de la qualité des services écosystémiques ainsi que de leur accès est évidente.Les services écosystémiques de l'EBIO comprennent l'eau, la pollinisation des cultures et le renouvellement des éléments nutritifs, et ce sont des services essentiels à la production de nourriture et à l'approvisionnement en eau potable. Les autres services comprennent les forêts, la faune et le poisson, qui sont récoltés à des fins commerciales ou récréatives. Les services écosystémiques de l'EBIO n'ont pas encore été quantifiés, mais un projet visant à évaluer la valeur de ces services dans le dernier tronçon intact de la rivière Okanagan a été entrepris en 2012–2013.
2.3 Thème : habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques
Thèmes et sujetsConstatations clés : échelle nationaleConstatations clés : écozone+ du bassin intérieur de l'ouest Note du tableau a
16. Paysages agricoles servant d'habitatLe potentiel des paysages agricoles à soutenir la faune au Canada a diminué au cours des 20 dernières années, principalement en raison de l'intensification des activités agricoles et de la perte de couverture terrestre naturelle et semi-naturelle.Les terres agricoles de l'EBIO sont dominées par les pâturages non améliorés (67 % en 2006), qui fournissent des habitats de reproduction et d'alimentation à 80 espèces sauvages. Cependant, la capacité d'habitat faunique moyenne des terres agricoles est passée de 70 % à 61 % de 1986 à 2006.
17. Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulierDe nombreuses espèces d'amphibiens, de poissons, d'oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. La population de certaines espèces diminue sur le plan du nombre et de la répartition, tandis que chez d'autres, elle est soit stable ou en pleine santé ou encore en plein redressement.L'EBIO occupe une position particulière au sein du Canada sur le plan écologique, à titre de prolongement nord du désert du Grand Bassin. Riche en espèces, elle abrite des cortèges d'animaux et de plantes qui ne se rencontrent pas ailleurs au pays ainsi qu'un grand nombre d'écosystèmes et d'espèces préoccupants sur le plan de la conservation. Au cours des 30 à 40 dernières années, plusieurs populations d'oiseaux et de poissons ont connu une diminution. La plupart des populations d'ongulés et de grands carnivores sont actuellement stables ou en augmentation.
18. Productivité primaireLa productivité primaire a augmenté dans plus de 20 % du territoire végétalisé au Canada au cours des 20 dernières années et elle a également augmenté dans certains écosystèmes d'eau douce. L'ampleur et la période de productivité primaire changent dans tout l'écosystème marin.De 1985 à 2006, dans l'EBIO, la productivité primaire a augmenté sur 16 713 km2 (30,1 %) et diminué sur 1 035 km2 (1,9 %). Les augmentations peuvent s'expliquer par la régénération des forêts mixtes, mais on ne connaît pas les causes des diminutions.
19. Perturbations naturellesLa dynamique des régimes de perturbations naturelles, notamment les incendies et les vagues d'insectes indigènes, est en train de modifier et de refaçonner le paysage. La nature et le degré du changement varient d'un endroit à l'autre.Au cours des années 2000, la superficie incendiée a plus que triplé et a atteint plus de 1 500 km2 (2,6 % de l'écozone+). Cette augmentation est peut-être due au changement climatique, aux infestations d'insectes et à la charge accrue de matières combustibles laissée par la lutte contre les incendies au cours des années 1990.
L'infestation de dendroctone du pin ponderosa a atteint un maximum en 2008 et touchait alors 8 100 km2. En Colombie-Britannique, la tordeuse occidentale de l'épinette se rencontre presque exclusivement dans l'EBIO; l'infestation a atteint un maximum en 2007 et touchait alors 3 800 km2.
20. Réseaux trophiquesDes changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans des milieux terrestres et dans des milieux d'eau douce et d'eau marine. La diminution ou la disparition d'éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.Au cours des 40 dernières années, une crevette exotique envahissante a altéré la dynamique du réseau trophique du lac Okanagan et contribué au déclin des salmonidés indigènes. Au cours des années 1990, une diminution temporaire des effectifs de cerf mulet a accru la prédation de la chèvre de montagne par le couguar. Les effectifs du cerf mulet se sont rétablis rapidement, mais ceux de la chèvre de montagne ont mis du temps à se rétablir.
2.4 Thème : interface science-politique
Thèmes et sujetsConstatations clés : échelle nationaleConstatations clés : écozone+ du bassin intérieur de l'ouest Note du tableau a
21. Surveillance de la biodiversité, recherche, gestion de l'information et communication des résultatsLes renseignements de surveillance recueillis sur une longue période, normalisés, complets sur le plan spatial et facilement accessibles, complétés par la recherche sur les écosystèmes, fournissent les constatations les plus utiles pour les évaluations de l'état et des tendances par rapport aux politiques. L'absence de ce type d'information dans de nombreux secteurs a gêné l'élaboration de la présente évaluation.Les programmes d'étude et de surveillance des écosystèmes fournissent de l'information sur la biodiversité de l'EBIO. Cependant, il existe des lacunes en ce qui concerne les connaissances écologiques traditionnelles et locales ainsi que les contaminants. De plus, la surveillance et les recherches sont réparties de façon inégale au sein de l'EBIO, le nord de la région de l'Okanagan étant sous-représenté.
22. Changements rapides et seuilsLa compréhension grandissante des changements rapides et inattendus, des interactions et des seuils, en particulier en lien avec les changements climatiques, indique le besoin d'une politique qui permet de répondre et de s'adapter rapidement aux indices de changements environnementaux afin de prévenir des pertes de biodiversité majeures et irréversibles.Le déclin de populations d'oiseaux et de poissons, la disparition de prairies et autres communautés végétales ainsi que les changements survenus dans la disponibilité de l'eau sont révélateurs ou indicateurs de changements écologiques soudains ou imprévus.

Note du tableau

Note 1

Cette constatation clé n'est pas numérotée, car elle ne correspond pas à une constatation clé provenant du rapport national.

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Note de contenu

Note 1

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada. 2010. Biodiversité canadienne: état et tendances des écosystèmes en 2010. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. vi + 148 p.

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Introduction