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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ du Bassin intérieur de l’Ouest

Thème : Biomes

Constatation clé 1
Forêts

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
Sur le plan national, la superficie que couvrent les forêts a peu changé depuis 1990; sur le plan régional, la réduction de l'aire des forêts est considérable à certains endroits. La structure de certaines forêts du Canada, y compris la composition des espèces, les classes d'âge et la taille des étendues forestières intactes, a subi des changements sur des périodes de référence plus longues.

Les forêts de l'EBIO occupent 73 % de sa superficie Note 12 et s'étendent sur huit zones biogéoclimatiques. Note 13La zone intérieure à douglas, la zone montagnarde à épinette et la zone à épinette d'Engelmann et sapin subalpin (ici présentées en ordre croissant d'étendue) représentaient 84 % de la superficie boisée de l'EBIO en 2005 (Figure 5). La zone à pin ponderosa (5 % de l'EBIO) et la zone à graminées cespiteuses occupent les régions de basse altitude, qui font l'objet de l'utilisation la plus intensive et renferment l'habitat de nombreuses espèces en péril. L'EBIO recoupe trois des quatre zones désignées en 2008 comme étant les plus préoccupantes aux fins de conservation en Colombie-Britannique : la zone à graminées cespiteuses, la zone à pin ponderosa et les variantes xériques de la zone intérieure à douglas. Note 14

Figure 5. Zones biogéoclimatiques présentes dans l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2008.
Les zones biogéoclimatiques qui comptent pour moins de 1 % de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest ne sont pas illustrées.
Source : Données tirées de Hectares BC (2009) Note 13

graphique

Description longue pour la figure 5

Ce diagramme à secteurs montre les huit zones biogéoclimatiques qui couvrent plus de 1 % de l'Écozone+. Il s'agit de la zone à graminées capiteuses (3 %), de la zone côtière à pruche de l'Ouest (1 %), de la zone à épinette d'Engelmann et sapin subalpin (21 %), de la zone intérieure à thuya et à pruche (3 %), de la zone intérieure à douglas (41 %), de la zone intérieure alpine à éricacées (4 %), de la zone montagnarde à épinette (22 %) et de la zone à pin ponderosa (5 %).

Un quadrillage a été réalisé à partir de données de télédétection de 2005, en vue d'analyser la densité forestière de l'EBIO; près de la moitié des carrés de 1 km2présentaient une superficie boisée de plus de 80 % Note 12 Des fragments de paysage forestier intact de plus de 100 km2 s'étendent sur 22 % de la superficie de l'EBIO (Figure 6). Chaque fragment de paysage intact est une zone naturelle continue, essentiellement non perturbée par les activités humaines, constituée d'une mosaïque d'écosystèmes naturels, notamment des forêts, des tourbières, des plans d'eau, des superficies de toundra et des affleurements rocheux. Ces fragments intacts sont pour la plupart situés dans les régions montagneuses de l'ouest de l'écozone+.

Figure 6. Fragments de paysage intact de plus de 100 km2 dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2006.
Source : Lee et al. (2006) Note 15

carte

Description longue pour la figure 6

Cette carte montre que des fragments de paysage forestier intact de plus de 100 km2s'étendaient sur 22 % de la superficie de l'Écozone+en 2005, principalement dans les régions montagneuses de l'ouest.

On estime que le tiers des forêts de l'EBIO a moins de 100 ans, qu'un autre tiers a entre 101 et 140 ans et que le dernier tiers a plus de 140 ans (Figure 7) Note 16.

Figure 7. Répartition des classes d'âge des forêts de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2008.Source : Données tirées de Hectares BC (2009) Note 13

graphique

Description longue pour la figure 7

Ce diagramme à secteurs montre la répartition des forêts par classes d'âge : Moins d'un an (moins de 1 %); 1-20 ans (2 %); 21-40 ans (4 %); 41-60 ans (3 %); 61-80 ans (9 %); 81-100 ans (11 %); 101-120 ans (17 %); 121-140 ans (17 %); 141-250 ans (32 %); 251 ans et plus (4 %).

Récolte forestière

L'EBIO renferme environ 860 millions de mètres cubes de bois d'espèces faisant l'objet d'une récolte commerciale. Note 13 En 2008, la récolte annuelle admissible pour l'EBIO était d'environ 7,3 millions de mètres cubes (3,3 millions dans la circonscription forestière d'Okanagan–Shuswap et 4 millions dans celle de Kamloops). Note 17

La récolte et la plantation commerciales d'arbres ont modifié la composition des forêts. Le ministère des Forêts de la Colombie-Britannique a analysé les changements survenus dans la composition des peuplements (purs ou mélangés, de conifères ou de feuillus). Le rapport indique la proportion de peuplements purs (dominés par une seule espèce), avant et après la récolte, sans égard à diversité d'espèces présente. Dans le cadre de l'analyse, on notait par exemple si un peuplement dominé par le pin ponderosa avait été remplacé par un peuplement dominé par le douglas, mais on ne tenait pas compte d'un peuplement d'épinettes et de pins devenu un peuplement de pins presque pur. Note 18

Le rapport comportait également une comparaison des peuplements présents avant et après les récoltes faites durant chacun des régimes forestiers (avant 1987, 1987–1995, ou 1995–2004). Avant 1987, la responsabilité du reboisement revenait principalement au gouvernement provincial. De 1987 à 1995, elle revenait au détenteur du permis de coupe. Les années 1995 à 2004 correspondent à la mise en œuvre d'un code de pratiques forestières, le Forest Practices Code, et de la loi régissant ces pratiques, la Forest and Range Practices Act. L'obligation de reboisement commence dès la récolte et se termine lorsque le nouveau peuplement est jugé établi (free growing). Le peuplement établi peut être obtenu par régénération naturelle ou par plantation. Note 19

Globalement, les peuplements purs ont diminué dans les secteurs laissés sans récolte forestière et ont augmenté dans ceux qui ont fait l'objet d'une telle récolte. Environ 39 % de la superficie de forêts non exploitées était occupée par des peuplements purs avant 1987. De 1987 à 2004, la superficie de peuplements purs a diminué de 9 %. Cependant, la superficie de peuplements purs établis a augmenté d'environ 9 % après 1987, après que la plus grande partie de l'obligation de reboisement eut été transférée aux détenteurs de permis de coupe et à la BC Timber Sales (Figure 8). Dans le cas des peuplements établis de feuillus, la superficie de peuplements mélangés est passée de 12 km2 avant la récolte à 373 km2 après la récolte.

Figure 8. Changements survenus dans la superficie des forêts dominées par une seule espèce dans les régions ayant subi une coupe avant et après 1987
Source : BC Ministry of Forests and Range (2010) Note 19

carte

Description longue pour la figure 8

Cette figure montre deux cartes de la Colombie-Britannique dans lesquelles des polygones de couleur illustrent le taux de changement dans la superficie des forêts dominées par une seule espèce. La première carte montre les secteurs ayant subi une coupe avant ou en 1987, et la plupart d'entre eux, dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, avaient subi une diminution de 6 % de la superficie de forêts dominées par une seule espèce, à l'exception d'un petit secteur du sud-ouest où on a enregistré une diminution de 1-5 % et d'un petit secteur du sud-est où il n'y a eu aucun changement. La deuxième carte montre les secteurs ayant subi une coupe après 1987; la plupart d'entre eux ont subi une augmentation de 6 % de la superficie de forêts dominées par une seule espèce, sauf environ 20 % de la superficie de l'Écozone+, du côté est, où il y a eu une augmentation de 1-5 %.

Destruction des milieux naturels

L'étendue des forêts de basse altitude a diminué de 1800 à 2005. Une analyse de photos aériennes des vallées de l'Okanagan et de la basse Similkameen a permis d'établir l'état de ces forêts en 1800, en 1938 et en 2005; on a ainsi constaté une perte de 27 % des écosystèmes forestiers en pente douce à douglas et calamagrostide rouge (Figure 9) et une perte de 53 % des écosystèmes forestiers en pente douce à pin ponderosa et agropyre à épi (Figure 10). Note 20

Pour de plus amples renseignements sur les changements subis par les écosystèmes forestiers, consulter les sections « Conversion des écosystèmes », à la page 43, et « Perturbations naturelles », la page 86.

Figure 9. Changements survenus dans l'étendue des écosystèmes forestiers en pente douce à douglas et calamagrostide rouge, de 1800 à 2005.
Source: Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 9

Trois cartes illustrent la superficie des forêts de basse altitude en 1800, en 1938 et en 2005 en bordure du lac Okanagan, depuis le nord de Vernon jusqu'à Osoyoos. De 1800 à 2005, l'étendue des écosystèmes forestiers en pente douce à douglas et calamagrostide rouge a diminué de 27 %, et la baisse est particulièrement marquée au nord de Vernon.

Figure 10. Changements survenus dans l'étendue des écosystèmes forestiers en pente douce à pin ponderosa et agropyre à épi, de 1800 à 2005
Source: Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 10

Trois cartes illustrent la superficie des forêts de basse altitude en 1800, en 1938 et en 2005 en bordure du lac Okanagan, depuis le nord de Vernon jusqu'à Osoyoos. De 1800 à 2005, l'étendue des écosystèmes forestiers en pente douce à pin ponderosa et agropyre à épi a diminué de 53 %, la baisse étant particulièrement marquée dans les environs de Kelowna.

Constatation clé 2
Prairies

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
L'étendue des prairies indigènes n'est plus qu'une fraction de ce qu'elle était à l'origine. Bien qu'à un rythme plus lent, la disparition des prairies se poursuit dans certaines régions. La santé de bon nombre de prairies existantes a également été compromise par divers facteurs de stress.

Les prairies indigènes occupent 2 % de l'écozone+du Bassin intérieur de l'Ouest. Ces prairies se trouvent à la limite nord de la prairie à fétuque du Pacific Northwest, Note 21 ; elles constituent également le biome du désert à armoises du Grand Bassin. Note 22Les prairies de l'EBIO sont les seules du genre au Canada, car elles sont dominées par l'agropyre à épi (Pseudoreogneria spicata), espèce rarement présente à l'est des Rocheuses. En outre, elles se distinguent des prairies du Washington et de l'Orégon par la proportion élevée d'espèces boréales qui composent leurs communautés végétales et animales Note 8, Note 23

Les prairies de Colombie-Britannique sont un des écosystèmes les plus menacés au Canada. Note 8 Note 24 Note 25 Note 26 Note 27 Les communautés de la prairie de basse altitude constituent le type de couverture terrestre le plus rare en Colombie-Britannique et se concentrent dans la zone intérieure à douglas, la zone à pin ponderosa et la zone à graminées cespiteuses, trois des quatre zones biogéoclimatiques de Colombie-Britannique qui sont préoccupantes sur le plan de la conservation. Note 14 Les prairies fournissent un habitat à des populations importantes d'espèces en péril et contribuent à la biodiversité de façon disproportionnée. Note 24 Note 25 En effet, c'est dans les prairies de l'EBIO que vivent plus de 30 % des espèces en péril de Colombie-Britannique, notamment le blaireau d'Amérique (Taxidea taxus jeffersonii), la chevêche des terriers (Athene cunicularia), la chauve-souris blonde (Antrozous pallidus), le crotale de l'Ouest (Crotalus oreganus), et le courlis à long bec (Numenius americanus) live in the grasslands of the WIBE. Note 28Plus de 40 % des espèces de plantes vasculaires présentes en Colombie-Britannique se rencontrent dans les prairies Note 26, même si ces dernières occupent moins de 1 % du territoire de la province. Note 26

Destruction des milieux naturels

Depuis 1850, 1 188 km2 (16 %) des prairies de l'EBIO ont été transformées pour l'agriculture ainsi que le développement urbain de forte et de faible densité (Figure 11). Note 26 Note 29 Bien que la prairie continue de subir une destruction dans certaines régions, la majeure partie de la destruction (15 %, ou 1 114 km2) est survenue avant 1990 (Figure 12). Avant 1990, les plus importantes pertes ont été subies dans les écosections Northern Okanagan Basin et Southern Okanagan Highland, où respectivement 39 % et 48 % de la superficie de prairie a été détruite (Figure 12). Note 30

Figure 11. Répartition des prairies autrefois présentes et des prairies encore existantes (en 2004) dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest.
L'encart montre la répartition des zones de prairie en Colombie-Britannique.
Source: Carte tirée, avec mise à jour, de Grasslands Conservation Council of British Columbia (2004) Note 30

carte

Description longue pour la figure 11

La carte principale montre l'étendue des prairies concentrées le long des principaux réseaux hydrographiques de l'Écozone+. Il y avait par le passé davantage de prairies aux environs de Salmon Arm, de Vernon, de Kelowna et de Penticton. Une carte en médaillon montre les zones de prairie en Colombie-Britannique. Elles sont principalement concentrées dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest et au nord de cette écozone+. On trouve aussi des prairies dans le nord-est et l'est de la province.

Figure 12. Superficie de prairie présente dans les différentes écosections, du milieu du 19esiècle à 2005, dans la région intérieure sud de la Colombie-Britannique
Source: BC Ministry of Environment (2007a) Note 29; données produites par le Grasslands Conservation Council of British Columbia (2004, 2007). Note 28 Note 30 Information fournie par le gouvernement de la Colombie-Britannique aux termes du système Open Government License for Government of BC Information, v.BC1.0.

graphique

Description longue pour la figure 12

Ce diagramme à barres horizontales empilées montre les informations suivantes :

Données de la figure 12
ÉcosectionsSuperficie de
prairie détruite
entre le milieu du
19e siècle et
(km2)
Superficie de
prairie détruite
entre 1990 - 2005
19e siècle et
(km2)
Superficie de
prairie restante
(2005) (km2)
Southern Thompson Upland143.501323
Pavilion Ranges330366.8
Thompson Basin23218.21002.2
Okanagan Range25.40206.6
Southern Okanagan Highland77.90125
Northern Okanagan Basin329.217380.6
Southern Okanagan Basin69.113.7320.5

De 1800 à 2005, dans les vallées de l'Okanagan et de la basse Similkameen, la superficie de steppe arbustive à purshie tridentée et stipe chevelue a diminué de 68 % (Figure 13), celle de steppe arbustive à armoise tridentée a diminué de 33 % (Figure 14), et celle de prairie à fétuque d'Idaho et agropyre à épi a diminué de 77 % (Figure 15) Note 20 Note 31. La destruction de ces écosystèmes est principalement imputable au développement foncier des secteurs de basse altitude Note 20. Ces trois écosystèmes se trouvent actuellement en début de succession et sont envahis par des espèces exotiques, phénomène en grande partie imputable à plusieurs décennies de pâturage intensif Note 20. De plus, une bonne partie des sols les plus riches ont été mis en culture Note 32 Note 33, ce qui fait en sorte que les prairies encore existantes se trouvent sur des sols moins productifs.

Les prairies de l'EBIO sont en péril, à l'intérieur comme à l'extérieur des zones protégées. Celles situées à l'extérieur de ces zones risquent d'être transformées à des fins agricoles, commerciales et résidentielles. En 2004, 40 % des prairies étaient situées en terrain privé, tandis que seulement 8 % se trouvaient dans des zones protégées Note 29. La modification des régimes naturels de perturbation constitue une autre menace pour les prairies, qu'elles se trouvent ou non dans des zones protégées. Par exemple, dans la zone biogéoclimatique à pin ponderosa, la suppression des incendies a permis à la forêt d'empiéter sur des secteurs auparavant occupés par la prairie Note 34 Note 35 Note 36 Note 37. Environ 90 % des prairies de Colombie-Britannique servent à l'élevage du bétail, ce qui dégrade les écosystèmes et favorise la propagation des plantes envahissantes Note 30. Une étude portant sur 17 parcelles de prairie pâturée de la région intérieure sud a révélé que les plantes exotiques occupaient en moyenne 35 % de ces parcelles et constituaient même, dans certains cas, 85 % de la parcelle Note 38. Les prairies sont également menacées par la pression croissante des activités récréatives et notamment par la perturbation due à la circulation de véhicules hors-toute et à l'aménagement de terrains de golf Note 30. Pour de plus amples renseignements, consulter les sections « Espèces non indigènes envahissantes », à la page 48, et « Perturbations naturelles », à la page 86.

Figure 13. Changements survenus dans l'étendue de steppe arbustive à purshie tridentée et stipe chevelue, de 1800 à 2005.
Source: Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 13

Trois cartes illustrent la superficie des prairies de basse altitude en 1800, en 1938 et en 2005 en bordure du lac Okanagan, depuis le nord de Vernon jusqu'à Osoyoos. De 1800 à 2005, la superficie des écosystèmes de steppe arbustive à purshie tridentée et stipe chevelue a diminué de 68 % dans son aire de répartition, de Kelowna à Osoyoos.

Figure 14. Changements survenus dans l'étendue de steppe arbustive à armoise tridentée, de 1800 à 2005.
Source: Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 14

Trois cartes illustrent la superficie des prairies de basse altitude en 1800, en 1938 et en 2005 en bordure du lac Okanagan, depuis le nord de Vernon jusqu'à Osoyoos. De 1800 à 2005, la superficie des écosystèmes de steppe arbustive à armoise tridentée a diminué de 33 %, la baisse étant particulièrement marquée dans les environs de Kelowna et de Penticton ainsi qu'à l'ouest d'Osoyoos.

Figure 15. Changements survenus dans l'étendue de prairie à fétuque d'Idaho et agropyre à épi, de 1800 à 2005
Source: Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 15

Trois cartes illustrent la superficie des prairies de basse altitude en 1800, en 1938 et en 2005 en bordure du lac Okanagan, depuis le nord de Vernon jusqu'à Osoyoos. De 1800 à 2005, la superficie des écosystèmes de prairie à fétuque d'Idaho et agropyre à épi a diminué de 27 % dans son aire de répartition, de Vernon à Kelowna.

Constatation clé 3
Milieux humides

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
La perte de milieux humides a été importante dans le sud du Canada; la destruction et la dégradation continuent sous l'influence d'une gamme étendue de facteurs de stress. Certains milieux humides ont été restaurés ou sont en cours de restauration.

Les milieux humides occupent une faible portion (< 1 %) de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en raison du climat, du type de sol et de la topographie qui caractérisent cette écozone+. Note 39 Note 40Cependant, ces milieux y jouent un rôle écologique essentiel, notamment parce que les milieux humides, en zone aride, abritent davantage d'espèces que les autres écosystèmes. Note 39 Note 41Les milieux humides de l'EBIO hébergent de nombreuses espèces en péril, dont la cicindèle de Wallis (Cicindela parowana wallisi), le crapaud du Grand Bassin (Spea intermontana), l'aster feuillu (Symphyotrichum frondosum) et le lipocarphe à petites fleurs (Lipocarpha micrantha). Note 42

La plupart des milieux humides de l'EBIO sont situés au fond de vallées, où se concentre le développement foncier. Depuis la colonisation européenne, 85 % des milieux humides de faible altitude ont été détruits, surtout pour l'agriculture et, plus récemment, le développement urbain Note 20 Note 43 Note 44. Dans les vallées de l'Okanagan Sud et de la basse Similkameen, les milieux humides s'étendaient sur 178 km2 en 1800, 69 km2 en 1938 et un peu moins de 30 km2 en 2005. Note 20.

Les diverses communautés des milieux humides des vallées de l'Okanagan Sud et de la basse Similkameen ont été détruites à différents degrés. Par exemple, de 1800 à 2005, 92 % des marécages riverains arbustifs à bouleau fontinal et cornouiller stolonifère (figure 16), 63 % des marécages riverains à peuplier de l'Ouest et cornouiller stolonifère (figure 17) et 41 % des marais à quenouilles sont disparus Note 20. Les milieux humides continuent d'être détruits et dégradés par l'urbanisation, l'agriculture intensive et, dans certaines régions, une forte utilisation à des fins récréatives Note 20 Note 42 Note 44. Les espèces exotiques envahissantes et le changement climatique constituent d'autres menaces graves Note 45.

Pour de plus amples renseignements, consulter les sections « Conversion des écosystèmes », à la page 43, et « Espèces non indigènes envahissantes », à la page 48.

Figure 16. Changements survenus dans l'étendue des marécages riverains arbustifs à bouleau fontinal et cornouiller stolonifère, de 1800 à 2005.
Source: Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 16

Trois cartes illustrent la superficie des marécages de basse altitude en 1800, en 1938 et en 2005 en bordure du lac Okanagan, depuis le nord de Vernon jusqu'à Osoyoos. De 1800 à 2005, la superficie des écosystèmes de marécages riverains arbustifs à bouleau fontinal et cornouiller stolonifère a diminué de 92 %.

Figure 17. Changements survenus dans l'étendue de forêts riveraines à peuplier de l'Ouest et cornouiller stolonifère, de 1800 à 2005.
Source: Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 17

Trois cartes illustrent la superficie des marécages de basse altitude en 1800, en 1938 et en 2005 en bordure du lac Okanagan, depuis le nord de Vernon jusqu'à Osoyoos. De 1800 à 2005, la superficie des écosystèmes de forêts riveraines à peuplier de l'Ouest et cornouiller stolonifère a diminué de 63 %.

Constatation clé 4
Lacs et cours d'eau

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
Au cours des 40 dernières années, parmi les changements influant sur la biodiversité qui ont été observés dans les lacs et les cours d'eau du Canada, on compte des changements saisonniers des débits, des augmentations de la température des cours d'eau et des lacs, la baisse des niveaux d'eau et la perte et la fragmentation d'habitats.

Environ 2 % de la superficie de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest sont occupés par des lacs et des cours d'eau Note 13, qui hébergent différentes communautés aquatiques, y compris des espèces en péril comme le bouche coupante (Acrocheilus alutaceus) et la gonidée des Rocheuses (Gonidea angulata). Les saumons anadromes migrent jusque dans certaines parties des bassins de l'Okanagan et de la Thompson; la rivière Adams est également une aire de reproduction importante pour le saumon rouge (Oncorhynchus nerka).

Grands lacs

Le bassin de la Thompson comprend les lacs Kamloops et Nicola ainsi qu'une partie des lacs Shuswap et Adams. La rivière Thompson prend naissance à la confluence des rivières North Thompson et South Thompson et se déverse dans le fleuve Fraser. À l'ouest de Lillooet se trouvent les réservoirs des lacs Downton, Carpenter, Anderson et Seton, qui se déversent dans le Fraser. Une partie du cours principal du Fraser se trouve dans l'EBIO.

Par ailleurs, le fond de la vallée de l'Okanagan accueille une série de lacs s'écoulant dans la rivière Okanagan (appelée « Okanogan » aux États-Unis), qui se jette elle-même dans le Columbia, dans l'État de Washington. L'eau des lacs Wood et Kalamalka coule jusque dans le lac Okanagan, le plus grand de la série, puis dans les lacs Skaha, Vaseux et Osoyoos. Le lac Osoyoos chevauche la frontière entre le Canada et les États-Unis.

Le débit entrant annuel net du lac Okanagan est variable (figure 18), ce qui influe sur son niveau (figure 19) et donc sur la disponibilité annuelle de milieux de reproduction pour la souche de saumon rouge frayant près des rives du lac (Oncorhynchus nerka kennerlyi). Note 46 La perte de certains affluents du lac et l'établissement d'une crevette exotique envahissante de la famille des Mysidés (le Mysis diluviana, autrefois appelé Mysis relicta) ont également contribué à réduire les populations de cette souche de saumon rouge. Pour de plus amples renseignements sur les crevettes de la famille des Mysidés, consulter les sections « Espèces non indigènes envahissantes », à la page 48, et « Réseaux trophiques », à la page 94.

Figure 18. Débit entrant annuel net du lac Okanagan, de 1921 à 2011.
Source : BC River Forecast Centre (2011) Note 47

graphique

Description longue pour la figure 18

Ce diagramme à barres montre les informations suivantes :

Données de la figure 18
AnnéeDébit entrant (en millions de mètres cubes)
1921421
1922361
1923500
1924157
1925303
1926144
1927488
1928800
192978
1930106
193188
1932443
1933616
1934557
1935630
1936444
1937445
1938361
1939235
1940187
1941397
1942557
1943241
1944286
1945506
1946693
1947261
1948934
1949537
1950589
1951717
1952534
1953419
1954701
1955535
1956662
1957495
1958451
1959782
1960399
1961358
1962340
1963256
1964586
1965488
1966239
1967310
1968492
1969506
1970130
1971533
1972943
1973183
1974861
1975549
1976702
1977182
1978593
1979234
1980333
1981608
1982834
1983988
1984713
1985292
1986595
1987188
1988224
1989400
1990673
1991639
1992154
1993669
1994398
1995614
1996996
19971401
1998595
1999839
2000580
2001247
2002492
2003124
2004440
2005489
2006586
2007350
2008365
2009140
2010424
2011602

Le volume moyen de 1981 à 2010 est illustré sur la figure (535 millions de mètres cubes).

Figure 19. Niveau d'eau maximal annuel du lac Okanagan, mesuré à Kelowna, de 1944 à 2011
Source: Environment Canada (2009) Note 48

graphique

Description longue pour la figure 19

Ce graphique linéaire simple illustre les informations suivantes :

Données de la figure 19
AnnéeNiveau (m)
19441.783
19452.164
19462.548
19471.82
19482.838
1949-
19502.201
19512.515
19522.231
19532.262
19542.335
19552.182
19562.347
19572.216
19582.067
19592.14
19602.094
19612.054
19621.622
19631.667
19642.06
19652.091
19661.774
19671.832
19682.201
19692.161
19701.756
19712.167
19722.515
19731.847
19742.338
19752.176
19762.231
19772.106
19782.149
19792.042
19802.188
19812.274
19822.336
19832.209
19842.307
19852.111
19862.174
19872.099
19881.86
19892.23
19902.646
19912.193
19921.723
19932.237
19942.186
19952.119
19962.392
19972.617
19982.209
19992.186
20002.191
20011.984
20022.216
20031.855
20042.007
20052.291
20062.266
20072.007
20082.238
20091.814
20102.238
20112.369

Entre le milieu des années 1970 et 2001, la teneur en éléments nutritifs (concentration de phosphore total de l'eau au printemps) a diminué de 52 % dans le lac Skaha et de 40 % dans le lac Osoyoos. Note 49. Ces diminutions sont attribuables à l'entrée en service d'usines de traitement des eaux usées et à une réduction des intrants provenant de l'agriculture. Elles ont entraîné une réduction du phytoplancton et une augmentation de la concentration d'oxygène dans la couche inférieure (hypolimnion) des lacs en question, ce qui a profité aux salmonidés. Depuis 2001, la concentration de phosphore est demeurée relativement stable (voir la Figure 38 de la section « Charge en éléments nutritifs et efflorescences algales », à la page 56).

Caractéristiques exceptionnelles

Les lacs et étangs salés des régions de Kamloops et de l'Okanagan Sud ont une composition chimique, une flore invasculaire et une faune invertébrée tout à fait particulières. Note 50 Note 51 De plus, deux lacs situés près de Lillooet hébergent des microbialites, grosses structures formées par des cyanobactéries et ressemblant à des coraux. Note 14

Cours d'eau

Dans l'EBIO, la plupart des bassins versants sont principalement alimentés par la fonte des neiges, de sorte que les cours d'eau sont sujets à de fortes crues printanières. Ces crues, qui se produisent d'avril à juin, peuvent représenter jusqu'à 90 % du débit annuel de certains cours d'eau. Note 52. Après la crue, le niveau d'eau demeure généralement bas durant l'été, l'automne et l'hiver. Des modifications du débit associées au changement climatique ont été enregistrées dans le cas des rivières Similkameen et Kettle; ce sujet est abordé dans la section « Changements climatiques », à la page 59.

Le ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique établit des objectifs de qualité de l'eau pour les cours d'eau (et autres plans d'eau) qui sont touchés ou peuvent être touchés par les activités humaines. Note 53 Toutes les grandes rivières et beaucoup de petits cours d'eau situés dans l'EBIO sont contrôlés régulièrement quant à leurs caractéristiques physiques, chimiques et biologiques, ce qui permet de vérifier si les normes de qualité de l'eau sont respectées. Dans certains sites, on a également calculé, de 2202 à 2004, un indice de qualité des eaux Note 54 permettant de connaître la qualité globale de l'eau pour les diverses utilisations finales, comme la consommation, les loisirs, l'irrigation et l'habitat des organismes aquatique. Note 55; de 2002 à 2004, dans huit sites, la qualité de l'eau a varié de mauvaise à bonne (Tableau 3). Par exemple, la qualité de l'eau du Fraser, à Hope, s'est améliorée, en raison d'une réduction de sa teneur en composés organiques halogénés adsorbables (COHA) et en chlorure survenue de 1979 à 2004 grâce à une diminution des rejets des usines de pâte à papier. Par contre, la qualité de l'eau de la rivière Okanagan a diminué à Oliver entre 1980 et 2002, à cause du ruissellement en provenance des terres agricoles (Tableau 3). Note 55

Tableau 3. Indice de qualité des eaux (IQE) de divers cours d'eau, de 2002 à 2004, avec classement, tendance, problèmes étudiés et cause de la tendance, dans le cas de huit sites situés dans l'EBIO.
Site (années d'enregistrement)IQE Table Footnote aClassement Table Footnote aTendanceProblèmes étudiésCause de la tendance
Fleuve Fraser à Hope
(1979–2004)
84,2BonEn
amélioration
Composés organiques
halogénés
adsorbables et
chlorure
Réduction des rejets des
usines de pâte
Rivière Kettle à Carson
(1980–2002)
71,0PassableStable-Absence de
tendance
passée
Rivière Kettle à Midway
(1980–2002)
76,7PassableStable-Absence de
tendance
passée
Rivière Okanagan à Oliver
(1980-2002)
70,8PassableEn
détérioration
ChlorureRetour des
eaux
d'irrigation
Rivière Salmon à Salmon
Arm (1985–2004)
45,8MauvaisStableColiformes fécauxRéduction des
rejets agricoles
non ponctuels
Rivière Similkameen à
Princeton (1989–1997)
83,2BonStable-Absence de
tendance
passée
Rivière Similkameen près
de la frontière des États-Unis (1979–2000)
82,7BonStableArsenicInconnue
Rivière Thompson à
Spences Bridge (1985–2004)
65,2PassableStableChlorure, dioxines
et furannes dans
le poisson
Réduction des
rejets des
usines de pâte

Table Footnote

Footnote 1

Les indices et classements sont fondés sur l'indice de qualité des eaux (IQE) du Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME) Note 53
Source : BC Ministry of Environment (2007b) Note 54

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Les invertébrés benthiques capturés dans les cours d'eau urbains de l'Okanagan ont été employés comme indicateurs de la santé de ces cours d'eau. L'indice benthique d'intégrité biologique B IBI est une mesure de la capacité du cours d'eau à soutenir des communautés biologiques, y compris les algues, les invertébrés, les poissons ainsi que les mammifères et oiseaux aquatiques. L'indice B IBI est fondé sur le nombre total de taxons, le nombre de taxons de plécoptères, le nombre de taxons d'éphéméroptères, le nombre de taxons intolérants et le nombre de taxons s'accrochant à leur substrat. Ces paramètres permettent de prédire le degré cumulatif de perturbation du cours d'eau et de distinguer clairement les sites urbains très altérés des sites relativement intacts Note 56. Dans le cadre d'une évaluation de 31 sites de cours d'eau, l'état de 68 % des sites a été jugé passable, mauvais ou très mauvais, celui de 16 % des sites, bon, et celui de 16 % des sites, excellent (Figure 20). Note 56On peut supposer que les cours d'eau ayant reçu les classements les plus mauvais sont soumis à des facteurs de stress tels que la destruction de la végétation riveraine, la canalisation, les rejets d'eaux pluviales ainsi qu'une dégradation de la qualité de l'eau et des sédiments.

Figure 20. Indice benthique d'intégrité biologique des cours d'eau de la vallée de l'Okanagan, de 1999 à 2004.

graphique

Description longue pour la figure 20

Ce diagramme à barres illustre les informations suivantes :

Données de la figure 20
L'indice benthique
d'intégrité biologique
Nombre de
cours d'eau
23-25 (excellent)5
19-22 (good)5
14-18 (fair)12
9-13 (poor)6
5-8 (very poor)3

Les catégories entre parenthèses indiquent l'état estimé du cours d'eau d'après l'indice obtenu.
Source : Jensen (2006)56

Altération et destruction des milieux naturels

L'accroissement de la population humaine, l'urbanisation et la modification passée des lacs et des réseaux hydrographiques continueront d'altérer le régime hydrologique et la disponibilité de l'eau dans l'EBIO. Le bassin de l'Okanagan est celui dont le régime hydrologique a subi les plus grands changements, causés par la construction de barrages-réservoirs, le prélèvement d'eau à des fins résidentielles, agricoles et industrielles ainsi que la canalisation de la rivière Okanagan. Ces changements comprennent une modification du débit annuel ainsi que l'altération ou l'élimination de plaines inondables et de zones riveraines de la rivière Okanagan. Note 20

Barrages

Des barrages ont été construits sur la plupart des cours d'eau et des lacs tributaires de l'Okanagan; le débit sortant de cinq des six grands lacs du fond de la vallée de l'Okanagan est régularisé, et des réservoirs ont été aménagés dans un grand nombre des affluents en amont. Note 57 De 1913 à 1998, le nombre de barrages construits sur les affluents du lac Okanagan est passé de 11 à 147. Note 58

Au sein de l'EBIO, certaines parties des bassins de la Thompson et du Fraser sont situées en amont d'un barrage (Figure 21). De plus, les bassins de l'Okanagan, de la Similkameen et de la Kettle sont entièrement situés en amont de barrages. Il y a des ouvrages de retenue sur la décharge des lacs Okanagan, Skaha, Vaseux et Osoyoos (les barrages Penticton, Skaha, McIntyre et Zosel, respectivement), et deux de ces barrages sont aménagés de façon à permettre la remontée des poissons (le barrage Zosel, en aval du lac Osoyoos, et le barrage McIntyre, en aval du lac Vaseux; ce dernier a été modifié en 2009). Note 59 La remontée des poissons sur la Similkameen est entravée par le barrage Enloe (situé dans l'État de Washington), qui a été construit à l'emplacement d'une barrière naturelle qui empêchait déjà le passage des poissons. Il n'y a aucun barrage sur les cours principaux du Fraser, de la Thompson Nord, de la Thompson Sud et de la Kettle.

Figure 21. Bassins versants situés en amont de barrages de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2008.
Source: Austin et Eriksson (2009) Note 50

carte

Long Description for Figure 21

Cette carte montre qu'environ la moitié des terres des bassins de la Thompson et du Fraser, au sein de l'Écozone+, sont situées en amont d'un barrage. Ces secteurs sont concentrés dans la moitié sud et à l'extrémité nord-ouest de l'Écozone+.

Affectation et détournement de l'eau

Dans l'EBIO, l'eau des lacs et cours d'eau est principalement affectée et détournée à des fins résidentielles, agricoles, commerciales et industrielles ainsi que pour le stockage de l'eau et la conservation des milieux naturels. L'eau peut aussi être affectée à la production d'énergie et à l'exploitation minière. De nombreuses parties de l'EBIO, particulièrement les bassins de l'Okanagan et de la Thompson, présentent un taux élevé de détournement de l'eau (Figure 22). La majorité des restrictions imposées à l'usage de l'eau en Colombie-Britannique visent l'EBIO. Note 60

Figure 22. Indice de détournement de l'eau, en 2008
Source: Austin et Eriksson (2009) Note 50

carte

Description longue pour la figure 22

Cette carte illustre la quantité d'eau de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest qui est détournée d'après un indice dont les catégories augmentent de façon exponentielle, de 1-220 jusqu'à 37 043 5 056 563 610. Le détournement est particulièrement marqué autour de Kamloops et de Kelowna de même que dans les principaux cours d'eau de l'Écozone+.

Le bassin versant de l'Okanagan a été bien étudié quant à la disponibilité et à l'utilisation de l'eau, étant donné la population croissante et les conditions arides de cette région. Le prélèvement autorisé d'eau de surface est de 443 000 mégalitres (443 millions de mètres cubes, ou l'équivalent de 177 200 piscines olympiques) par année Note 61. De plus, chaque année, 351 000 mégalitres font l'objet de permis aux fins de conservation et d'autres utilisations sans consommation. Note 61 Dans le bassin de l'Okanagan, 235 cours d'eau ont été classés « fully recorded », ce qui signifie que toute leur eau avait déjà été affectée et qu'aucun autre permis ne pouvait être délivré Note 62.

L'utilisation réelle de l'eau n'équivaut pas nécessairement à l'affectation de l'eau, en ce sens que l'eau peut faire l'objet d'un permis pour une utilisation sans que le détenteur du permis n'utilise le volume total ainsi affecté. De 1996 à 2006, dans le bassin de l'Okanagan, l'utilisation d'eau moyenne annuelle était de 219 000 mégalitres, dont 67 % provenaient de sources de surface. Note 61Au cours de cette période, 187 000 mégalitres d'eau ont été utilisés en 1997 (année humide), et 247 000 mégalitres d'eau ont été utilisés en 2003 (année très sèche). Note 61L'utilisation accrue observée en 2003 était principalement liée à la consommation agricole et à la consommation résidentielle pour usage à l'extérieur. L'utilisation d'eau varie aussi au cours de l'année : elle est élevée au printemps, avec le début de l'irrigation, et atteint son maximum entre la fin juillet et la mi-août. Dans le bassin de l'Okanagan, le secteur agricole vient en première place pour la consommation annuelle d'eau (55 % de l'eau prélevée), et le secteur résidentiel, en deuxième place (31 % de l'eau prélevée). Note 61

Le bassin de l'Okanagan et de la Similkameen est la région canadienne présentant le plus faible ratio de ressources en eau (mesurées selon la superficie, en mètres carrés) par habitant. Note 63 Dans cette région où les ressources en eau sont limitées, la demande humaine augmente avec l'accroissement de la population, l'urbanisation et l'expansion agricole. Note 64L'effet combiné de ressources en eau initialement limitées, d'une évaporation accrue et du changement climatique sur le régime hydrologique annuel fait en sorte que la quantité d'eau est insuffisante pour les écosystèmes aquatiques et riverains, particulièrement les années de sécheresse. Note 65

Canalisation de la rivière Okanagan

Entre 1949 et le milieu des années 1950, on a canalisé certaines portions de la rivière Okanagan, afin de prévenir les inondations et d'irriguer les terres (Figure 23). Note 66 Note 67 Avant d'être canalisée, l'Okanagan inondait régulièrement les collectivités situées dans sa plaine inondable; des inondations particulièrement importantes sont survenues en 1928, 1942 et 1948. Note 66De plus, la canalisation a entraîné un raccourcissement de la rivière, dont la longueur est passée de 61 km à 41 km, ainsi qu'une diminution de la superficie de sa plaine inondable, qui est passée de 2,12 km2 en 1800 à 0,15 km2 en 2005. Note 20Quelques sections de la rivière sont encore à l'état naturel ou semi-naturel, Note 68, mais la rivière a été modifiée sur 93 % de sa longueur. Note 20

Des travaux ont été entrepris dans le cadre de l'Initiative de restauration de l'Okanagan, parrainée par le Groupe de travail technique canadien du bassin de l'Okanagan, en vue de redonner à la rivière sa configuration d'origine. La restauration de la portion de 1 km située juste au nord de la ville d'Oliver fournira un habitat important aux salmonidés, réduira les risques d'inondation pour les terres voisines de la plaine inondable et permettra à la végétation riveraine de se rétablir. Note 69

Figure 23. Photographies de la rivière Okanagan, à l'endroit où elle se jette dans le lac Skaha, en 1949 (photo de gauche; BC 800:31) et en 1982 (photo de droite; BC 82024:204).
Source: Cannings (2003) Note 70Copyright © Province of British Columbia. Tous droits réservés. Reproduction autorisée par la Province de Colombie-Britannique.

carte

Description longue pour la figure 23

Cette figure consiste en deux photos historiques : la première (1949) montre une rivière naturelle sinueuse comportant des ruisseaux secondaires et bordée de plaines inondables; la seconde (1982) montre un chenal en ligne droite bordé de digues.

Pour de plus amples renseignements sur la destruction et la fragmentation des milieux naturels dans les lacs et rivières, consulter la section « Conversion des écosystèmes », à la page 43.

Constatation clé 7
La glace dans l'ensemble des biomes

Theme Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
La réduction de l'étendue et de l'épaisseur des glaces marines, le réchauffement et le dégel du pergélisol, l'accélération de la perte de masse des glaciers et le raccourcissement de la durée des glaces lacustres sont observés dans tous les biomes du Canada. Les effets sont visibles à l'heure actuelle dans certaines régions et sont susceptibles de s'étendre; ils touchent à la fois les espèces et les réseaux trophiques.

Avec le temps, la diminution des glaciers peut réduire le débit estival des cours d'eau glaciaires et provoquer une hausse de la température de l'eau. Note 71 Or, le débit et la température des cours d'eau sont deux facteurs importants pour les organismes aquatiques, particulièrement dans le cas des espèces adaptées au froid, comme les salmonidés. Note 71 Note 72 Note 73 Depuis le milieu des années 1970, la perte de glace s'est accélérée dans les glaciers du sud-ouest du Canada. Note 74

Le Service de surveillance mondial des glaciers a enregistré entre 1964 et 2008 (figure 24) une diminution de 37 m de l'épaisseur du glacier Place (situé au sud-ouest de Lillooet, près de la limite ouest de l'EBIO) Note 75. La superficie du glacier Bridge, au nord-ouest de Lillooet, est passée de 92 km2 à 84 km2 (diminution de 7 %) entre 1995 et 2005 (Figure 25). Note 76

Pour de plus amples renseignements sur la fonte des glaciers, consulter la section « Changements climatiques », à la page 59.

Figure 24. Diminution moyenne cumulative (somme cumulative des bilans massiques annuels) de l'épaisseur du glacier Place, de 1964 à 2008.
Source : Demuth et al. (2009) Note 75. Données fournies par le Service de surveillance mondial des glaciers

graphique

Description longue pour la figure 24

Ce graphique linéaire simple illustre les informations suivantes :

Données de la figure 24
AnnéeMétres equivalent eau
1964-
1965-650
1966-540
1967-1750
1968-1880
1969-2090
1970-3600
1971-3940
1972-4280
1973-4580
1974-4020
1975-4260
1976-4176
1977-5403
1978-5836
1979-8046
1980-8966
1981-10056
1982-10806
1983-11246
1984-11586
1985-13466
1986-14776
1987-15626
1988-16596
1989-17636
1990-18574
1991-19564
1992-20357
1993-22637
1994-24647
1995-27133
1996-27354
1997-28242
1998-30692
1999-30072
2000-29942
2001-30702
2002-30822
2003-31817
2004-34027
2005-35322
2006-36702
2007-37042
2008-
Figure 25. Changements survenus dans la superficie du glacier Bridge, de 1995 à 2005.
Soulignons le recul vers l'ouest de la langue principale du glacier.
Source: Stahl et al., (2008) Note 76 Reproduction autorisée par la John Wiley & Sons, Inc.

carte

Description longue pour la figure 25

Cette figure contient deux cartes : en 2005, les milieux non forestiers se sont étendus alors que la langue principale du glacier reculait comparativement à 1995.

Note de contenu

Note 8

Pitt, M. and Hooper, T.D. 1994. Threats to biodiversity of grasslands in British Columbia. In Biodiversity in British Columbia: our changing environment. Edited by Harding, L.E. and McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 20. pp. 279-292.

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Note 12

Ahern, F., Frisk, J., Latifovic, R. et Pouliot, D. 2011. Surveillance à distance de la biodiversité : sélection de tendances mesurées à partir d'observations par satellite du Canada. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 17. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON.

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Note 13

Hectares BC. 2009. Hectares BC. [en ligne]. Government of British Columbia. (consultéle Oct. 2008).

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Note 14

Austin, M.A., Buffett, D.A., Nicolson, D.J., Scudder, G.G.E. et Stevens, V. (eds.). 2008. Taking nature's pulse: the status of biodiversity in British Columbia. Biodiversity BC. Victoria, BC. 268 p.

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Note 15

Lee, P., Gysbers, J.D. et Stanojevic, Z. 2006. Canada's forest landscape fragments: a first approximation (a Global Forest Watch Canada report). Observatoire Mondial des Forêts. Edmonton, AB. 97 p.

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Note 16

Austin, M. 2008. BC Ministry of Environment. Données non publiées

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Note 17

BC Ministry of Forests and Range. 2010. Kamloops forest district news highlights, and Okanagan Shuswap forest district quick facts [en ligne].British Columbia Ministry of Forests and Range.(consulté le 1 Jan. 2010).

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Note 18

BC Ministry of Forests and Range. 2008. Tree species composition and diversity in British Columbia. Forest and Range Evaluation Program Report # 14. British Columbia Ministry of Forests and Range. Victoria, BC. x + 66 p.

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Note 19

BC Ministry of Forests, Mines and Lands. 2010. The state of British Columbia's forests: third edition. Forest Practices and Investment Branch, British Columbia Ministry of Forests, Mines and Lands. Victoria, BC. xiii + 308 p.

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Note 20

Lea, T. 2008. Historical (pre-settlement) ecosystems of the Okanagan Valley and Lower Similkameen Valley of British Columbia: pre-European contact to the present. Davidsonia 19:3-36.

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Note 21

Daubenmire, R. 1970. Steppe vegetation of Washington. Washington State Agricultural Experiment Station. Pullman, WA. 131 p.

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Note 22

Demarchi, R.A. 2000. Bighorn sheep (Ovis canadensis) in accounts and measures for managing identified wildlife: accounts version 2004. British Columbia Ministry of Water, Land and Air Protection. Victoria, BC. 19 p.

Retour a la note22 référence

Note 23

Hooper, T.D. et Pitt, M.D. 1996. Breeding bird communities and habitat associations in the grasslands of the Chilcotin Region, British Columbia. Forest Resource Development Agreement (FRDA) II. Victoria, BC. 69 p.

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Note 24

Wikeem, B. et Newman, R. 1984. Rangeland extensions of grassland species in southern interior BC. Canadian Journal of Botany 63:2240-2242.

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Note 25

Iverson, K. 2004. Ecosystems in British Columbia at risk: grasslands of the southern interior. BC Ministry of Sustainable Resource Management and the BC Ministry of Water, Land and Air Protection. 6 p.

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Note 26

Wikeem, B. et Wikeem, S. 2004. The grasslands of British Columbia. BC Grasslands Conservation Council. Kamloops, BC. 497 p.

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Note 27

Blackstock, M.D. et McAllister, R. 2004. First Nations perspectives on the grasslands of the interior of British Columbia. Journal of Ecological Anthropology 8:24-46.

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Note 28

Grasslands Conservation Council of British Columbia. 2007. Understanding grasslands [en ligne]. (consulté le 12 November, 2009).

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Note 29

BC Ministry of Environment. 2007. Environmental trends in British Columbia: 2007. British Columbia Ministry of Environment. Victoria, BC. 352 p.

Retour a la note29 référence

Note 30

Grasslands Conservation Council of British Columbia. 2004. BC grasslands mapping project: a conservation risk assessment final report. Grasslands Conservation Council of British Columbia. Kamloops, BC. 108 p.

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Note 31

Lea, T. 2007. Historical (pre-European settlement) ecosystems of the Okanagan and Lower Similkameen valleys. South Okanagan Similkameen Conservation Program AGM. Penticton, BC. 27 November, 2007. Meeting Presentation.

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Note 32

Gauthier, D. et Riemer, G. 2003. Introduction to Prairie Conservation. In Saskatchewan Prairie Conservation Action Plan 2003-2008. Canadian Plains Research Centre, University of Regina. Regina, SK. pp. 1-8.

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Note 33

Scott, J.M., Davis, F.W., McGhie, R.G., Wright, R.G., Groves, C. et Estes, J. 2001. Nature reserves: do they capture the full range of America's biological diversity? Ecological Applications 11:999-1007.

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Note 34

Bai, Y., Thompson, D. et Broersma, K. 2004. Douglas-fir and ponderosa pine seed dormancy as regulated by grassland seedbed conditions. Journal of Range Management 57:661-667.

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Note 35

Turner, J. et Krannitz, P. 2000. Tree encroachment in the South Okanagan and Lower Similkameen valleys of British Columbia. In Proceedings from science to management and back: a science forum for southern interior ecosystems of British Columbia. Edited by Hollstedt, C., Sutherland, K. and Innes, T. Southern Interior Forest Extension and Research Partnership. Kamloops, BC. pp. 81-83.

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Note 36

Strang, R.M. et Parminter, J.V. 1980. Conifer encroachment on the Chilcotin grasslands of British Columbia. Forestry Chronicle 56:13-18.

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Note 37

Krannitz, P. 2007. Abundance and diversity of shrub-steppe birds in relation to encroachment of ponderosa pine. Wilson Journal of Ornithology 119:655-664.

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Note 38

Gayton, D.V. 2004. Native and non-native plant species in grazed grasslands of British Columbia's southern interior. BC Journal of Ecosystems and Management 5:51-59.

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Note 39

BC Ministry of Forests Research Program. 2000. The ecology of wetland ecosystems. Extension Note No. 45. British Columbia Ministry of Forests. Smithers, BC.

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Note 40

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Note 41

Brinson, M.M. 2008. Temperate freshwater wetlands: response to gradients in moisture regime, human alterations and economic status. In Aquatic ecosystems: trends and global prospects. Edited by Polunin, N.V.C. Cambridge University Press. New York, NY. pp. 127-140.

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Note 42

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Note 43

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Note 44

Sarell, M. 1990. Survey of relatively natural wetlands in the South Okanagan. Habitat Conservation Trust Fund. Victoria, BC. 7 p.

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Note 45

Holt, R.F., Utzig, G., Carver, M. et Booth, J. 2003. Biodiversity conservation in BC: an assessment of threats and gaps. Veridian Ecological Consulting. Nelson, BC. 91 p.

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Note 46

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Note 47

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Note 48

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Note 49

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Note 50

Austin, M.A. et Eriksson, A. 2009. The biodiversity atlas of British Columbia. Biodiversity BC. 135 p.

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Note 51

British Columbia Bryophyte Recovery Team. 2009. Recovery strategy for alkaline wing-nerved moss (Pterygoneurum kozlovii) in British Columbia. British Columbia Ministry of Environment. Victoria, BC. 17 p.

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Note 52

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Note 53

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Note 54

Groupe de travail sur la qualité des eaux. 2006. Un cadre pancanadien pour la surveillance de la qualité de l'eau. Conseil canadien des ministres de l'environnement. Victoria, BC. iii + 25 p.

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Note 55

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Note 56

Jensen, E.V. 2006. Cumulative effects monitoring of Okanagan streams using benthic invertebrates, 1999 to 2004. Ministry of Environment. Penticton, BC. 60 p.

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Note 57

Merritt, W.S., Alila, Y., Barton, M., Taylor, B., Cohen, S. et Neilsen, D. 2006. Hydrologic response to scenarios of climate change in sub watersheds of the Okanagan Basin, British Columbia. Journal of Hydrology 326:79-108.

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Note 58

Hall, K., Stockner, J., Schreier, H. et Bestbier, R. 2001. Nutrient sources and ecological impacts on Okanagan Lake. Institute for Resources and Environment, University of British Columbia. Vancouver, BC.

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Note 59

Alex, K. 2010. Providing fish passage at McIntyre Dam. Bilateral Okanagan Basin Technical Working Group Meeting. 24 February, 2010. Penticton, BC. Meeting presentation.

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Note 60

Gayton, D.V. 2007. Major impacts to biodiversity in British Columbia (excluding climate change): a report to the conservation planning tools committee. Technical Subcommittee Component Report. Biodiversity BC. i + 28 p.

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Note 61

Summit Environmental Consultants Inc. 2010. Okanagan water supply and demand project: phase 2 summary report. Okanagan Basin Water Board. Vernon, BC. xv + 82 p.

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Note 62

Shepherd, P., Neale, T. et Cohen, S. 2004. Water Management. In Expanding the dialogue on climate change and water management in the Okanagan Basin, British Columbia. Edited by Cohen, S., Neilsen, D. and Welbourn, R.Environnement Canada, Agriculture and Agroalimentation Canada et l'Université de la Colombie-Britannique. Chapitre 3. pp. 11-24.

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Note 63

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Note 64

Neale, T.L. 2005. Impacts of climate change and population growth on residential water demand in the Okanagan Basin, British Columbia. Thesis (M.A.). Royal Roads University, Environment and Management Program. Victoria, BC.

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Note 65

Nelitz, M., Wieckowski, K., Pickard, D., Pawley, K. et Marmorek, D. 2007. Helping Pacific salmon survive the impacts of climate change on freshwater habitats: pursuing proactive and reactive adaptation strategies. Pacific Fisheries Resource Conservation Council. Vancouver, BC. iii +122 p.

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Note 66

Symonds, B.J. 2000. Background and history of water management of Okanagan Lake and River. BC Ministry of Environment, Lands and Parks. Penticton, BC. 8 p.

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Note 67

Okanagan Basin Technical Working Group. 2009. Regional description - Okanagan Basin [en ligne]. (consulté le 17 December, 2009).

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Note 68

Glenfir Resources. 2002. A discussion paper concerning restoration of the Okanagan River and its riparian habitats. South Okanagan Similkameen Conservation Program. Penticton BC.

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Note 69

Canadian Okanagan Basin Technical Working Group. 2010. Major initiatives, Okanagan River Restoration Initiative (ORRI) [en ligne]. Canadian Okanagan Basin Technical Working Group. (consulté le 19 March, 2012).

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Note 70

Cannings, S.G. 2003. Status of western river cruiser Macromia magnifica McLachlan in British Columbia. Wildlife Bulletin No. B-111. BC Ministry of Sustainable Resource Managment.

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Note 71

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Note 72

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Note 73

Milner, A.M., Brown, L.E. et Hannah, D.M. 2009. Hydroecological response of river systems to shrinking glaciers. Hydrological Processes 23:62-77.

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Note 74

World Glacier Monitoring Service. 2008. Global glacier changes: facts and figures. World Glacier Monitoring Service and United Nations Environment Programme. Zurich, Switzerland. 88 p.

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Note 75

Demuth, M.N., Sekerka, J., Bertollo, S. et Shea, J. 2009. Glacier mass balance observations for Place Glacier, British Columbia, Canada (updated to 2007). Spatially referenced data set contribution to the National Glacier-Climate Observing System, state and evolution of Canada's glaciers [en ligne]. Geological Survey of Canada. (consulté le 3 March, 2011).

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