Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ du Bassin intérieur de l’Ouest

Thème : interactions humains-écosystèmes

Constatation clé 8
Aires protégées

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
La superficie et la représentativité du réseau d'aires protégées ont augmenté ces dernières années. Dans bon nombre d'endroits, la superficie des aires protégées est bien au-delà de la valeur cible de 10 % qui a été fixée par les Nations Unies. Elle se situe en deçà de la valeur cible dans les zones fortement développées et dans les zones océaniques.

En 1940, l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest comptait seulement quatre petites zones protégées, d'une superficie totale de 5 km2, établies par les gouvernements fédéral et provincial Note 77. En 2009, la protection touchait déjà une superficie de plus de 5 000 km2 (9 % de l'EBIO), répartie entre 111 zones protégées des catégories I à IV de l'UICN (Figure 26 et Figure 27). Note 77 Ces catégories comprennent les réserves naturelles, les zones sauvages et les autres parcs et réserves gérés pour la conservation d'écosystèmes ainsi que d'éléments naturels et culturels, ou principalement gérés pour la conservation d'espèces sauvages et de leur habitat Note 78. De plus, 0,07 % de l'EBIO était occupé par 43 zones protégées de catégorie VI, visant à préserver l'utilisation durable du territoire aux fins de traditions culturelles établies. Note 78 In addition, 43 protected areas (0.07% of the WIBE) were in category VI for sustainable use by established cultural tradition. Note 77

En 2003, le Canada et la Colombie-Britannique ont signé un protocole d'entente en vue d'évaluer la possibilité de créer une réserve de parc national dans la région de l'Okanagan Sud et de la Basse Similkameen. Ce parc assurerait la représentation de la région naturelle du Plateau intérieur, qui est une des 39 régions naturelles distinctes reconnues par Parcs Canada et n'est pas encore représentée par un parc national. Toutefois, au début de 2012, le gouvernement provincial s'est retiré de l'évaluation, préoccupé par le manque de soutien local au projet. Par conséquent, Parcs Canada a également cessé d'y travailler Note 79

Figure 26. Superficie protégée dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, de 1940 à 2009.
Les données proviennent des gouvernements fédéral et provincial et étaient à jour en mai 2009.
Source: Environnement Canada (2009) Note 80 fondé sur le Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC), v.2009.05, 2009 Note 77 et les données fournies par les administrations fédérale, provinciales et territoriales

graphique

Description longue pour la figure 26

Ce diagramme à barres illustre la croissance de la superficie des zones protégées dans l'Écozone+.

Données de la figure 26 - partie 1
Date
d'establissement
de la protection
Superficie
protégée
cumulative (km2) Catégories I-IV
de l'UICN
1941732
1943747
1956749
1963853
19681197
19711212
19721224
19731465
19751500
19771501
19781510
19791518
19801519
19811527
19841528
19871711
19881725
19901729
19931770
19941778
19953144
19963780
19983855
19993868
20015020
20085106
Données de la figure 26 - partie 2
Date
d'establissement
de la protection
Superficie
protégée
cumulative (km2) Catégories VI
de l'UICN
19411
19431
19532
19553
195615
196122
196325
196527
197130
197533
198034
198135
198736
198837
199138
199639
199740
200443

Le parc E.C. Manning a été créé en 1941, le parc Birkenhead Lake en 1963, le parc Cathedral en 1968, plusieurs, dont les parcs Okanagan Mountain et Skagit Valley en 1973, la zone récréative Cascade en 1987, les parcs Eagle Hills, Marble Range, et Stein Valley Nlak'a'pamux Heritage en 1995, plusieurs, dont les parcs Bonaparte, Dunn Peak et Lac du Bois Grasslands en 1996, et plusieurs, dont le parc Graystokes et les zones protégées Snowy et Spruce Lake en 2001.

Figure 27. Répartition des zones protégées dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2009.
La carte n'indique pas quatre parcs provinciaux créés en 2008, ni le territoire ajouté à un parc en 2008.
Source: Environnement Canada (2009) Note 80 fondé sur le Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC), v.2009.05, 2009, Note 77 et les données fournies par les administrations fédérale, provinciales et territoriales

carte

Description longue pour la figure 27

Cette carte montre les zones protégées. On trouve des zones de grande taille dans l'ouest de l'Écozone+ et quelques autres zones un peu partout dans le centre.

Haut de la page

Constatation clé 9
Intendance

Thème :
Constatation clé à l'échelle nationale
Les activités d'intendance au Canada, qu'il s'agisse du nombre et du type d'initiatives ou des taux de participation, sont à la hausse. L'efficacité d'ensemble de ces activités en ce qui a trait à la préservation et à l'amélioration de la biodiversité et de la santé des écosystèmes n'a pas été entièrement évaluée.

L'EBIO, particulièrement dans la région de l'Okanagan Sud, a profité des activités de conservation et de restauration menées par des organisations non gouvernementales (ONG), des organismes fédéraux et provinciaux, des conseils municipaux, des Premières Nations, des groupes d'intendance et des milliers de particuliers.

Plusieurs groupes d'intendance locaux et régionaux du sud et du sud-ouest de l'EBIO collaborent dans le cadre du Programme de conservation de l'Okanagan Sud et de la Similkameen ainsi que du Programme coopératif de conservation du nord et du centre de l'Okanagan. Il n'existe pas d'organisme de coordination semblable dans le bassin de la Thompson, mais des activités d'intendance s'y déroulent également. De nombreux autres projets et organismes locaux, provinciaux et nationaux travaillent dans tout le territoire de l'EBIO.

L'intendance peut jouer un rôle essentiel pour compléter les superficies d'intérêt pour la conservation déjà protégées par les gouvernements. En 2005, 156 km2 de steppe arbustive et de milieux humides et riverains se trouvaient en terrain privé dans la région de l'Okanagan Sud Note 80 dont 7,5 km2 (4,8 %) ont été acquis par les organismes The Nature Trust of BC, Canards Illimités Canada, The Land Conservancy, ou Conservation de la nature Canada. Une superficie supplémentaire de 12,6 km2 (8,1 %) a fait l'objet de clauses restrictives, d'accords d'intendance signés ou de mesures d'intendance menées activement par les propriétaires malgré l'absence d'accord signé. Aucune compilation des données existant sur les activités d'intendance et les taux de participation n'est disponible pour l'EBIO ou pour l'ensemble de la Colombie-Britannique, mais on peut obtenir de l'information sur les projets d'intendance dans les rapports annuels de nombreux groupes d'intendance ainsi que de bailleurs de fonds tels que le Programme d'intendance de l'habitat d'Environnement Canada et la Habitat Conservation Trust Foundation.

Conversion des écosystèmes

Thème : Interactions humains-écosystèmes

La conversion des écosystèmes a été désignée initialement comme une constatation clé récurrente à l'échelle nationale, et des renseignements ont été compilés et évalués par la suite pour l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest. Dans la version définitive du rapport national, Note 3 ides renseignements liés à la conversion des écosystèmes ont été intégrés à d'autres constatations clés. Ces renseignements sont conservés en tant que constatation clé distincte pour l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest.

Destruction des milieux naturels

La transformation des écosystèmes entraîne la destruction de milieux naturels et constitue ainsi la principale menace pour la biodiversité de l'EBIO. Note 81 Note 82 Note 83 Note 84. Il s'agit ici de la transformation directe et complète de paysages naturels, constitués par exemple de forêts, de milieux humides ou de prairies, en paysages destinés aux utilisations humaines (immeubles, maisons, stationnements, mines, réservoirs, terres agricoles, etc.). Note 50 Les travaux de télédétection n'ont pas permis de relever des changements importants dans la superficie des principaux biomes de l'EBIO entre 1985 et 2005 Note 12, mais l'étude de cartes à plus grande échelle a permis de constater qu'il y avait eu transformation. Note 50 Selon certaines cartes établies de 1991 à 2001 (Baseline Thematic Mapping and Terrain Resource Information Management - Enhanced Base Maps), ce sont les terrains de basse altitude qui ont subi les taux les plus élevés (>22 %) de transformation des écosystèmes terrestres (Figure 28).

Autrefois, les taux de transformation des écosystèmes étaient encore plus élevés dans l'EBIO. Dans les vallées de l'Okanagan et de la Basse Similkameen, 12 écosystèmes ont perdu au moins 33 % de leur superficie entre 1800 et 2003, et 7 en ont perdu plus de 60 % (Figure 29). Note 20 La plus grande partie des écosystèmes humides et riverains de grande valeur et une portion substantielle des prairies et arbustaies de basse altitude ont été transformées à diverses fins. Note 85

Figure 28. Taux de transformation des écosystèmes dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest
Source : D'après Austin et Eriksson (2009) Note 50 La carte originale a été produite par Caslys Consulting Ltd,
pour Biodiversity BC, d'après des images prises entre 1991 et 2001; les transformations survenues par la
suite ne sont pas prises en compte.

carte

Description longue pour la figure 28

Cette carte illustre la transformation des écosystèmes terrestres grâce à 10 catégories de taux de transformation :

Transformation des écosystèmes (%)
0.00
0.01 - 0.13
0.14 - 0.67
0.68 - 1.66
1.67 - 3.49
3.50 - 6.99
3.50 - 6.99
7.00 - 12.12
12.13 - 21.95
21.96 - 43.00
43.01 - 100.00

Ce sont les terres à basse altitude qui ont subi les taux de transformation des écosystèmes terrestres les plus élevés (plus de 22 %) entre 1991 et 2001. Des taux élevés de transformation ont touché en particulier les secteurs situés en bordure des principaux cours d'eau et dans les environs des villes, par exemple Kamloops et Kelowna.

On trouvera de plus amples renseignements sur la destruction des milieux naturels dans les diverses sections du thème Biomes (« Forêts », à la page 15, « Prairies », à page 21, « Milieux humides », à page 28, et « Lacs et cours d'eau », à la page 31).

Figure 29. Superficie des principaux écosystèmes des vallées de l'Okanagan et de la Similkameen, en 1800, en 1938 et en 2003.
Source: Données de Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 29

Ce diagramme à barres illustre les informations suivantes :

Données de la figure 29
AnnéeBSNote 1 du figure tableau 29 - Superficie (km2)DPNote 2 du figure tableau 29 - Superficie (km2)CTNote 3 du figure tableau 29 - Superficie (km2)PWNote 4 du figure tableau 29 - Superficie (km2)CDNote 5 du figure tableau 29 - Superficie (km2)GSNote 6 du figure tableau 29 - Superficie (km2)ANNote 7 du figure tableau 29 - Superficie (km2)SNNote 8 du figure tableau 29 - Superficie (km2)FWNote 9 du figure tableau 29 - Superficie (km2)LWNote 10 du figure tableau 29 - Superficie (km2)BDNote 11 du figure tableau 29 - Superficie (km2)ORNote 12 du figuretableau 29 - Superficie (km2)
1800125231.774.3215376418.8198.9543.661951781522
1938104178.823.7812151.67266.5173.2532.2989.2468.944.972
200382.66154.282.647832.16164.6131.7813.3550.1729.6512.080.15
Perte en pourcentage335058929340757033686184

Note du tableau 1

Notes du figure tableau 29

Note 1 du figure tableau 29

Milieu généralisé de steppe arbustive à armoise tridentée.

Retour à la référence de la note 1 du figure tableau 29

Note 2 du figure tableau 29

Douglas et calamagrostide rouge.

Retour à la référence de la note 2 du figure tableau 29

Note 3 du figure tableau 29

Marais de quenouilles.

Retour à la référence de la note 3 du figure tableau 29

Note 4 du figure tableau 29

Pin ponderosa et agropyre à épi.

Retour à la référence de la note 4 du figure tableau 29

Note 5 du figure tableau 29

Plaine inondable à peuplier de l'Ouest et cornouiller stolonifère.

Retour à la référence de la note 5 du figure tableau 29

Note 6 du figure tableau 29

Milieu généralisé de prairie et steppe arbustive en pente douce.

Retour à la référence de la note 6 du figure tableau 29

Note 7 du figure tableau 29

Steppe arbustive à purshie tridentée et stipe chevelue.

Retour à la référence de la note 7 du figure tableau 29

Note 8 du figure tableau 29

Steppe arbustive à armoise tridentée et stipe chevelue.

Retour à la référence de la note 8 du figure tableau 29

Note 9 du figure tableau 29

Steppe herbacée à agropyre à épi.

Retour à la référence de la note 9 du figure tableau 29

Note 10 du figure tableau 29

Milieux humides de basse altitude (marais, marécage arbustif, pré, eaux peu profondes).

Retour à la référence de la note 10 du figure tableau 29

Note 11 du figure tableau 29

Marécage riverain à bouleau fontinal et cornouiller stolonifère.

Retour à la référence de la note 11 du figure tableau 29

Note 12 du figure tableau 29

Rivière Okanagan.

Retour à la référence de la note 12 du figure tableau 29

Fragmentation des milieux naturels

Une bonne partie des terrains bas très productifs ont été déboisés, fortement urbanisés, transformés en terres agricoles ou inondés par des barrages hydroélectriques. Par conséquent, les forêts de basse altitude encore existantes sont souvent très fragmentées, par des routes ou par l'exploitation forestière. Note 14 En plus de provoquer la destruction et la fragmentation des milieux naturels, la transformation des écosystèmes pour l'agriculture ou le développement suburbain crée une sorte de « halo » autour des zones de développement, où la construction de routes, la perturbation du sol, la présence d'animaux domestiques et l'introduction d'espèces envahissantes menace les espèces indigènes et les processus naturels.

La densité du réseau routier peut servir d'indicateur de la fragmentation des milieux naturels. En effet, les routes principales peuvent restreindre le déplacement des animaux terrestres peu mobiles; par exemple, les routes des grandes vallées brisent la connectivité des prairies et augmentent le taux de mortalité d'animaux tels que les reptiles et amphibiens. Note 86 En 2005, l'EBIO renfermait 1,7 km de routes par km2, tce qui la plaçait au deuxième rang, parmi les dix régions de Colombie-Britannique, quant à la densité du réseau routier Note 14. Cette densité est en augmentation dans l'EBIO et particulièrement dans les parties est de l'écozone+ (Figure 30).

Figure 30. Changement de la densité et de la répartition du réseau routier dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 1995 et en 2008
Les classes de densité sont représentées par les couleurs suivantes : bleu – zones non aménagées, sans routes; vert – zones peu touchées, avec petit nombre de routes; jaune – zones modérément aménagées; orange - zones rurales; rouge – zones urbaines.
Source : Modification autorisée de cartes publiées dans BC Ministry of Forests, Mines and Lands (2010) Note 19

carte

Description longue pour la figure 30

Cette figure comporte deux cartes qui illustrent cinq catégories de densité du réseau routier en km de route par km2 : zones non aménagées – sans routes (moins de 0,1); zones peu touchées, avec un petit nombre de routes (0,1 à 0,6); zones modérément aménagées (0,6 à 2,0); zones rurales (2,0 à 3,5); et zones urbaines (plus de 3,5). La densité du réseau routier a augmenté de 1995 à 2008, en particulier dans l'Okanagan, dans la partie est de l'Écozone+.

La pression du développement urbain, suburbain et agricole continuera de fragmenter les écosystèmes de basse altitude de l'EBIO. La fragmentation des écosystèmes et des milieux naturels est particulièrement préoccupante dans le sud de l'Okanagan, qui est le prolongement nord du désert du Grand Bassin, situé aux États-Unis. Un bon aménagement permettrait à cette région de constituer un corridor pour le déplacement des espèces vers le nord, à mesure que progresse le changement climatique Note 82, Note 87 Les deux principaux systèmes fluviaux, ceux de l'Okanagan et du Fraser, constituent également des corridors de migration et de dispersion, pour les espèces riveraines et aquatiques. Cependant, en plus de permettre le déplacement des espèces indigènes, ces corridors risquent de favoriser la pénétration d'espèces exotiques. Note 88

Zones urbaines

En 2010, Note 89 les quatre plus grandes agglomérations de l'EBIO étaient Kelowna (121 000 habitants), Kamloops (87 000), Vernon (39 000) et Penticton (33 000). C'est une des régions canadiennes qui connaît la croissance démographique la plus rapide, et on s'attend à une continuation de cette croissance (Tableau 4).

Tableau 4. Croissance démographique projetée de quatre districts régionaux de l'écozone+du Bassin intérieur de l'Ouest.
District régional20082035 (projection)Taux de croissance
Thompson-Nicola Table Footnote a130 132163 68120,5 %
Okanagan-Similkameen82 43692 16010,5 %
Central Okanagan180 114263 89231,7 %
North Okanagan81 932103 00520,5 %

Sources : BC Statistics Note 89 et Statistique Canada (2007) Note 90

Table Footnote

Footnote 1

En fait, le district régional de Thompson–Nicola se trouve en partie dans l'EBIO et en partie dans l'écozone+ de la Cordillère montagnarde.
Sources: BC Statistics et Statistique Canada (2007)

Return to Footnote a referrer

Dans ces villes, les écosystèmes ont été profondément transformés. La perte la plus élevée est survenue à Kelowna (Figure 31), mais la ville de Vernon a perdu la totalité de ses marécages riverains à bouleau fontinal et cornouiller stolonifère. Note 20

Figure 31. Superficie occupée par divers écosystèmes, dans la ville de Kelowna, en 1800, 1938 et 2001, avec pourcentage de perte.
Source: Lea (2008) Note 20

graphique

Description longue pour la figure 31

Ce diagramme à barres illustre les informations suivantes :

Superficie (km2)
AnnéePW - Superficie (km2)Note 1 du figure tableau 31OW - Superficie (km2)Note 2 du figure tableau 31CD - Superficie (km2)Note 3 du figure tableau 31FW - Superficie (km2)Note 4 du figure tableau 31BD - Superficie (km2)Note 5 du figure tableau 31
1800451.71133731
1938311.555.588.584.98
2001120.321.882.461.17
Perte en pourcentage8174939686

Notes du figure tableau 31

Note 1 du figure tableau 31

Pin ponderosa et agropyre à épi sur pente douce.

Retour à la référence de la note 1 du figure tableau 31

Note 2 du figure tableau 31

Eaux peu profondes.

Retour à la référence de la note 2 du figure tableau 31

Note 3 du figure tableau 31

Peuplier de l'Ouest et cornouiller stolonifère.

Retour à la référence de la note 3 du figure tableau 31

Note 4 du figure tableau 31

Fétuque d'Idaho et agropyre à épi.

Retour à la référence de la note 4 of table figure 29

Note 5 du figure tableau 31

Marécage riverain à bouleau fontinal et cornouiller stolonifère.

Retour à la référence de la note 5 du figure tableau 31

La transformation des milieux naturels aux fins d'urbanisation est également abordée dans les sections « Prairies » à la page 21, et « Milieux humides », à la page 28.

Constatation clé 10
Espèces non indigènes envahissantes

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les espèces non indigènes envahissantes sont un facteur de stress important en ce qui concerne le fonctionnement, les processus et la structure des écosystèmes des milieux terrestres, des milieux d'eau douce et d'eau marine. Leurs effets se font sentir de plus en plus à mesure que leur nombre augmente et que leur répartition géographique progresse.

Les espèces exotiques (non indigènes) sont des espèces qui vivent dans une région située à l'extérieur de leur aire de répartition naturelle. La plupart des espèces exotiques n'arrivent pas à s'établir réellement, ou ne sont pas nuisibles, ou sont même parfois utiles. Note 91 Les espèces exotiques envahissantes, cependant, causent des dommages considérables à notre environnement, à l'économie ou à la société en général. Note 92 L'impact écologique des espèces exotiques envahissantes est varié. Les animaux exotiques peuvent supplanter par compétition ou consommer des animaux indigènes, ou leur transmettre des maladies. Les plantes exotiques peuvent réduire l'abondance des plantes indigènes, accroître la productivité de l'écosystème, modifier le régime d'incendie et modifier le taux de renouvellement des éléments nutritifs. Note 93 L'impact économique des espèces exotiques envahissantes se décline en termes de pertes de valeur foncière, d'altération de l'habitat des poissons, d'obstruction des conduites d'irrigation, de diminution de la qualité des herbages consommés par les herbivores sauvages et le bétail et de réduction des possibilités récréatives. Note 94 Le coût de cet impact peut être substantiel. Par exemple, on a évalué que l'impact économique total de six espèces végétales envahissantes, dans l'ensemble de la Colombie-Britannique, a été de 65 millions de dollars en 2008, et on prévoyait que cet impact atteindrait 139 millions de dollars en 2020. Note 94 Les espèces exotiques envahissantes peuvent également nuire à la santé des humains et des animaux domestiques, comme dans le cas de la cynoglosse officinale (Cynoglossum officinale), qui peut causer des dommages au foie chez le bétail.

Les programmes de lutte biologique font appel à des espèces exotiques pour combattre d'autres espèces exotiques. En 1994, 103 insectes, 5 protozoaires, 1 champignon et 2 virus exotiques avaient été introduits en Colombie-Britannique, contre des insectes ravageurs, tandis que 59 espèces d'insectes, de champignons et de nématodes avaient été introduits contre des mauvaises herbes Note 95. D'autres espèces ont été introduites par la suite dans le cadre de programmes de lutte biologique Note 96, Note 97. L'introduction d'un agent de lutte biologique doit être précédée d'un long processus de recherche comprenant des mesures de quarantaine et des essais en milieu contrôlé Note 98

L'EBIO abrite un nombre important d'espèces exotiques terrestres et aquatiques, comprenant à la fois des plantes et des animaux (figure 32). Les trois zones biogéoclimatiques jugées préoccupantes sur le plan de la conservation abritent chacune plus de 100 espèces exotiques (tableau 5).

Tableau 5. Proportion de la superficie de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest située dans chaque zone biogéoclimatique et nombre d'espèces exotiques animales et végétales terrestres exotiques présentes dans chacune des zones.
Zone biogéoclimatiqueProportion de la superficie de
l'EBIO située dans la zone
Nombre d'espèces exotiques
terrestres présentes dans la
zone, à l'échelle de la C.-B.
Zone intérieure à douglas Table Footnote b41 %335
Zone montagnarde à épinette22 %182
Zone à épinette d'Engelmann et sapin subalpin21 %232
Zone à pin ponderosa Table Footnote b5 %187
Zone intérieure alpine à éricacées4 %44
Prairie à graminées cespiteuses Table Footnote b3 %148
Zone intérieure à thuya et pruche3 %265
Zone côtière à pruche de l'Ouest1 %579

Table Footnote

Footnote 2

Zone jugée préoccupante du point de vue de la conservation Note 14
Source: Austin et Eriksson (2009) Note 50; BC Ministry of Forests, Mines and Lands (2010) Note 99

Return to Footnote b referrer

Figure 32. Nombre d'espèces exotiques terrestres et d'eau douce présentes dans l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2008.
Source: Austin et Eriksson (2009) Note 50, avec modifications. Carte originale produite par Caslys Consulting Ltd, pour Biodiversity BC.

carte

Description longue pour la figure 32

Cette carte montre que les espèces non indigènes sont concentrées le long des grands cours d'eau et près des villes, par exemple Kamloops et Kelowna où l'on peut trouver jusqu'à 12-92 espèces non indigènes.

Plantes terrestres envahissantes

En 2009, 83 espèces végétales envahissantes étaient présentes dans l'EBIO, selon la liste établie par la province dans le cadre de son Invasive Alien Plant Program (IAPP) Note 100. Ce nombre est considéré comme une estimation prudente, car aucun inventaire des plantes envahissantes n'a été réalisé dans certaines parties de l'écozone+. Note 101.

Un grand nombre de ces espèces se sont établies dans l'EBIO au cours de la dernière cinquantaine ou centaine d'années (Tableau 6). Note 102 Des espèces telles que le pâturin des prés (Poa pratensis), le brome inerme (Bromus inermis), le brome des toits (B. tectorum), le salsifis majeur (Tragopogon dubius), les centaurées diffuse et maculée (Centaurea spp.), la potentille dressée (Potentilla recta), et plusieurs autres sont aujourd'hui répandues dans toutes les prairies de l'EBIO. Note 38 Note 103 Note 104 Note 105 La salicaire commune (Lythrum salicaria), l'iris faux-acore (Iris pseudacorus) et le roseau commun (Phragmites australis ssp. australis) ont envahi les marais et autres milieux humides de l'EBIO. Note 106, Note 107

Des méthodes de lutte biologiques, chimiques et mécaniques sont employées contre les plantes terrestres envahissantes. Par exemple, un charançon, le Larinus obtusus, a été introduit au début des années 1990; une étude menée dans l'Okanagan Sud a révélé que cet insecte faisait diminuer le nombre de tiges florales de centaurée par unité de surface. Note 97 Dans la région de Thompson–Nicola, le Southern Interior Weed Management Committee appuie la lutte chimique contre les espèces envahissantes en assumant une partie du coût des traitements. Note 108 Dans toute la région, des organisations organisent diverses activités d'intendance, dont l'arrachage mécanique d'espèces envahissantes. Par ailleurs, les districts régionaux d'Okanagan–Similkameen, de North Okanagan et de Central Okanagan ont adopté des règlements favorisant la lutte contre les espèces envahissantes.

Tableau 6. Date de la première mention de certaines plantes exotiques en Colombie-Britannique et dans la région de l'Okanagan.
Nom scientifiqueNom françaisPremière
mention en C. B.
Première mention
dans l'Okanagan
Arctium lappaGrande bardane18951933
Arctium minusPetite bardane19091917
Bromus tectorumBrome des toits18901912
Centaurea diffusaCentaurée diffuse19361939
Centaurea maculosaCentaurée maculée18931944
Cirsium arvenseChardon des champs18941913
Cuscuta pentagonaCuscute pentagonale1911Fin des années 1970
Cynoglossum officinaleCynoglosse officinale19221922
Echium vulgareVipérine commune19171918
Hypericum perforatumMillepertuis commun19131950
Linaria genistifolia var.
dalmatica
Linaire à feuilles larges19401952
Lythrum salicariaSalicaire commune18971963
Potentilla rectaPotentille dressée19141940
Senecio jacobaeaSéneçon jacobée19131991
Tribulus terrestrisCroix-de-Malte19741974

Source: Lea (2007) Note 20 Note 31

Animaux terrestres envahissants

De nombreux animaux terrestres envahissants ont été introduits délibérément. Le faisan de Colchide (Phasianus colchicus), la perdrix grise (Perdix perdix), le colin de Californie (Callipepla californica), le dindon sauvage (Melagris gallopavo), et la perdrix choukar (Alectoris chukar) ont été introduits pour la chasse il y a plusieurs décennies et comptent actuellement des populations stables dans l'EBIO. Note 109 Des populations d'écureuil gris (Sciurus carolinensis), ainsi que des populations férales de cheval (Equus caballus), et de chat (Felis domesticus) se sont également établies dans les écosystèmes sensibles de l'EBIO. Note 110

Espèces aquatiques envahissantes

Seize espèces exotiques de poissons ont été introduites dans les lacs et cours d'eau de l'EBIO. Note 111 Les introductions ont débuté en 1929, et le plus grand nombre ont été faites durant les années 1940 (Figure 34). Certains poissons exotiques ont été introduits en Colombie-Britannique comme espèces sportives, tandis que d'autres ont été relâchés à cette fin dans l'État de Washington et ont envahi par la suite les eaux de Colombie-Britannique. Parmi les lacs de la vallée de l'Okanagan, le lac Osoyoos est celui qui abrite le plus grand nombre d'espèces de poissons exotiques (10 espèces confirmées et 3 autres possibles). Note 112 D'autres lacs de l'EBIO, comme le lac Shuswap, hébergent des populations introduites de perchaude (Perca flavescens). Note 113

La Freshwater Fisheries Society of British Columbia ensemence régulièrement certains lacs en employant des souches de truite arc-en-ciel qui ne sont pas indigènes de chaque lac. Note 114L'effet de ces introductions sur les poissons indigènes n'a pas été étudié à fond dans l'EBIO. Cependant, dans le secteur Thompson–Nicola de la région intérieure sud, l'ensemencement en truite arc-en-ciel de lacs auparavant dépourvus de poissons a provoqué une diminution d'effectif de 64 % chez trois amphibiens, la salamandre à longs doigts (Ambystoma macrodactylum), la grenouille maculée du Columbia (Rana luteiventris), et la rainette du Pacifique (Hyla regilla). Note 115

De petites crevettes d'eau douce de la famille des Mysidés ont été introduites dans le lac Okanagan en 1966 comme source de nourriture pour la truite arc-en-ciel et le saumon kokani Note 46. Cependant, le saumon kokani a plutôt connu un déclin, à cause d'une réduction de son habitat de fraie, de déséquilibres nutritifs ayant entraîné une diminution de la productivité du lac, d'une surpêche et d'une compétition entre les crevettes et le saumon kokani pour le zooplancton de cladocères (daphnies, etc.) qu'ils privilégient comme nourriture. Note 116 Note 117 Note 118 Les crevettes de la famille des Mysidés ont un régime journalier de migration verticale qui limite le temps dont dispose le saumon kokani pour s'en nourrir. Note 46 Ces crevettes passent le jour près du fond du lac (100–120 m), remontent le soir pour se nourrir de zooplancton près de la surface (20 m), puis retournent au fond du lac avant l'aube. Cependant, on ne sait pas encore si les crevettes de la famille des Mysidés consomment suffisamment de daphnies pour expliquer le déclin à long terme des stocks de saumon kokani du lac Okanagan. Note 119 Ces crevettes se sont également propagées vers l'aval, jusqu'aux lacs Skaha et Osoyoos. Dans les lacs peu profonds, comme le lac Skaha, le saumon kokani a plus souvent l'occasion de les consommer. Note 46

On a estimé que la biomasse de Mysidés du lac Okanagan se situe entre 2 700 et 5 700 tonnes. Note 120 En 1999, on a entrepris une pêche aux crevettes de cette famille pour les industries de l'aquariophilie et de l'aquaculture. Note 46 L'efficacité de capture s'est améliorée de 2000 à 2004, et la récolte a atteint un sommet de 78 tonnes en 2001 (Figure 33). Cependant, pour avoir un impact sur les populations de crevettes, il faudrait que la récolte dépasse les 1 000 tonnes. Il faut donc trouver de nouveaux débouchés pour les crevettes de la famille des Mysidés, afin que la pêche puisse prendre de l'expansion dans l'EBIO. Note 118

Figure 33. Captures totales de crustacés de la famille des mysidacés (en tonnes de poids frais) dans le cadre de la pêche à la crevette du lac Okanagan, de 1999 à 2005.
Source : Rae et Andrusak (2006) Note 46; Andrusak et White (2008) Note 120

carte

Description longue pour la figure 33

Ce diagramme à barres montre les informations suivantes :

Données de la figure 33
AnnéeCaptures totales de Mysidés
(tonnes de poids frais)
199912.5
200015.1
200177.9
200249.8
200345.7
200437.3
200531.8
200622
200729.4

Depuis le début du 20e siècle, 30 plantes aquatiques exotiques ont été signalées dans l'EBIO (Figure 34). Note 111 Durant les années 1970, le myriophylle en épi (Myriophyllum spicatum) est devenu une des plantes aquatiques les plus nuisibles dans les grands lacs de la région de l'Okanagan. Note 121 Certaines des plantes prises en compte dans la figure 34 sont en fait des espèces terrestres ayant un impact sur les milieux aquatiques, comme le tamaris très ramifié (Tamarix ramosissima). Cet arbuste consomme une grande quantité d'eau grâce à sa racine pivotante qui pénètre profondément dans le sol, et ses feuilles sécrètent du sel, ce qui inhibe la croissance des plantes riveraines indigènes. Le tamaris très ramifié n'était pas considéré comme un problème dans l'EBIO en 2010, mais certaines pépinières de la province le vendent comme plante ornementale, et l'espèce a été observée près de Penticton. Note 122

Figure 34. Poissons et plantes aquatiques introduits dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, depuis les années 1900 jusqu'aux années 2000
Source : Herborg (2011) Note 111

graphique

Description longue pour la figure 34

Ce diagramme à barres montre les informations suivantes :

Données de la figure 34
DecadePoissonsPlantes
1900s01
1910s04
1920s15
1930s29
1940s911
1950s1011
1960s1114
1970s1223
1980s1225
1990s1328
2000s1430

Maladies et pathogènes envahissants

Tout comme les plantes et les animaux exotiques, les pathogènes exotiques sont des espèces qui ont été transportées à partir de leur aire d'origine et ont été introduites dans une nouvelle région. Il peut s'agir de bactéries, de champignons, de nématodes, d'autres eucaryotes microscopiques ou de virus, qui peuvent dans tous les cas provoquer la maladie ou la mort chez d'autres espèces. Il en résulte une altération de la composition en espèces des écosystèmes. Par exemple, la rouille vésiculeuse du pin blanc (Cronartium ribicola) est arrivée en Colombie-Britannique vers 1910 et a atteint l'intérieur de la province vers 1930. Cette maladie est responsable de la grave diminution des effectifs de pin argenté (Pinus monticola) dans l'EBIO. Les mesures visant à éradiquer les hôtes intermédiaires de cette rouille (gadelliers et groseilliers) sont demeurées sans résultat. Note 123

Constatation clé 11
Contaminants

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Dans l'ensemble, les concentrations d'anciens contaminants dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine ont diminué au cours des 10 à 40 dernières années. Les concentrations de beaucoup de nouveaux contaminants sont en progression dans la faune; les teneurs en mercure sont en train d'augmenter chez certaines espèces sauvages de certaines régions.

Dans l'EBIO, il n'y a aucun programme de surveillance des contaminants à l'échelle de l'écozone+, mais des études ont été réalisées à l'échelle locale pour deux espèces d'oiseaux, le balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) et le merle d'Amérique (Turdus migratorius), et pour diverses espèces de poissons. Par exemple, au début des années 1990, dans la région de la Thompson, les résidus de pesticides organochlorés, de biphényles polychlorés (BPC) et de mercure présents dans les œufs et le sang du balbuzard étaient plus élevés en aval qu'en amont d'une usine de pâte Note 124. De même, au cours des années 1990, les merles d'Amérique nichant dans les vergers renfermaient davantage de résidus de DDT que ceux nichant ailleurs, même après 20 ans d'interdiction de ce produit. Cependant, ces résidus n'avaient aucun impact sur la reproduction des merles nichant dans les vergers. Note 125 Note 126 Par ailleurs, les concentrations de mercure et de DDT ont diminué chez les truites arc-en-ciel du lac Okanagan au cours des années 2000 (Figure 35). Note 127. Des échantillons ont été prélevés chez quatre espèces de poissons de 2000 à 2006, et ces échantillons ont été analysés quant à leur concentration de DDT, qui était de 1 à 16 parties par million (ppm) chez le touladi, alors qu'elle demeurait inférieure à 1 ppm chez la truite arc-en-ciel, le saumon kokani et l'achigan. Or, selon les lignes directrices de Santé Canada visant la consommation humaine de poisson, les concentrations de mercure et de DDT devraient toutes deux être inférieures à 0,5 ppm. Note 127

Figure 35. Concentrations de mercure total et de DDT mesurées chez la truite arc-en-ciel individuelle du lac Okanagan, de 1970 à 2005.
Source: Rae and Jensen (2007) Note 127

graphique

Description longue pour la figure 35

Cette figure consiste en deux nuages de points. La concentration de mercure total en parties par million (ppm) a atteint un sommet en 1971 (environ 0,9 ppm) selon les mesures en poids frais confirmée et en 1974 (0,75 ppm) selon les mesures de méthode inconnue (poids frais ou poids sec). Les mesures en poids frais confirmées ont diminué jusqu'à passer au-dessous des lignes directrices de consommation de Santé Canada (0,5) en 1990 et à atteindre environ 0,15 en 2005. Les concentrations de DDT ont atteint un sommet en 1971 (environ 11,5 ppm) selon les mesures en poids frais confirmées et en 1970 (15 ppm) selon les mesures de méthode inconnue (poids frais ou poids sec). Les mesures en poids frais confirmées ont diminué jusqu'à passer au-dessous de la ligne directrice de consommation de Santé Canada (5) en 1988 et à atteindre environ 1 en 2005.

Constatation clé 12
Charge en éléments nutritifs et efflorescences algales

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les apports d'éléments nutritifs aux systèmes d'eau douce et marins, et plus particulièrement dans les paysages urbains ou dominés par l'agriculture, ont entraîné la prolifération d'algues qui peuvent être nuisibles ou nocives. Les apports d'éléments nutritifs sont en hausse dans certaines régions et en baisse dans d'autres.

Azote résiduel du sol des terres agricoles

On considère que les sols agricoles de l'EBIO renferment peu d'azote résiduel (figure 36), ce qui signifie que peu d'azote non utilisé par les plantes reste dans le sol à la fin de chaque saison de culture. Note 128 Les quantités d'azote apportées aux sols ont généralement diminué de 1981 à 2006, mais elles ont augmenté en 2001. Le déclin observé de 2001 à 2006 était dû à une réduction du cheptel (et donc de la quantité d'azote fournie par le fumier), à une diminution de l'application d'engrais azotés ainsi qu'à une diminution de la fixation d'azote par les légumineuses. Les pertes d'azote associées au prélèvement par les cultures, à la volatilisation de l'ammoniac et à la dénitrification ont également diminué au cours de cette période, en raison d'une modification des superficies cultivées et d'une diminution des rendements en foin. Le résultat net de ces augmentations et diminutions a fait en sorte que l'EBIO est devenue la seule écozone+ agricole du Canada où la concentration d'azote résiduel des sols a diminué, passant de 20,6 kg N ha-1 en 1981 à 16,5 kg N ha-1 en 2006. Cependant, cette concentration est demeurée stable ou a même augmenté dans certaines localités de l'EBIO (Figure 37). Note 128

Figure 36. Classes d'azote résiduel du sol en 2006.
Source: Drury et al.,(2011) Note 128

carte

Description longue pour la figure 36

Cette carte montre où l'on trouve de l'azote résiduel dans le sol et sa concentration en kg N/ha. On trouve des secteurs à risque très élevé (plus de 40) dans le sud, des secteurs à risque élevé (30-39,9) et modéré (20 29,9) dans le nord-est et le centre-nord, des secteurs à faible risque (9,9 19,9) un peu partout dans le centre et des secteurs à très faible risque (0 9,9) dans le centre de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest.

Figure 37. Changement de la classe d'azote résiduel du sol dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest et dans certaines parties des écozones+ adjacentes, de 1981 à 2006.
Source : Drury et al., (2011) Note 128

carte

Long Description for Figure 37

Cette carte montre que les quantités d'azote apportées aux sols ont généralement diminué de 1981 à 2006, malgré une hausse en 2001. L'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest est la seule écozone+ agricole du Canada où la teneur du sol en azote résiduel a diminué, passant de 20,6 kg N/ha en 1981 à 16,5 kg N/ha en 2006. Cette teneur est restée stable ou a diminué dans les secteurs du centre de l'Écozone+. On constate cependant des hausses notoires dans le centre-sud.

Charge des lacs en éléments nutritifs

Dans certains grands lacs de la vallée de l'Okanagan, la pollution due à la charge en éléments nutritifs a provoqué des efflorescences algales au cours des années 1960 et 1970. Note 129 De 1970 à 2001, une réduction des rejets de phosphore provenant de l'agriculture a permis une réduction de 30 % de la charge totale de phosphore du lac Okanagan, et l'amélioration du traitement des eaux usées a permis de réduire d'environ 95 % la charge en phosphore due à des sources ponctuelles. Note 129 La charge en éléments nutritifs a également diminué dans le lac Skaha (Figure 38) et dans le lac Osoyoos (données non présentées), et on a observé une diminution concomitante de la teneur en chlorophylle a (mesure de la concentration de phytoplancton) ainsi qu'une augmentation de la teneur en oxygène dissous, ce qui a amélioré les conditions pour les salmonidés et d'autres espèces. Note 49 Pour plus de renseignements sur les lacs et les populations de poissons, consulter les sections « Lacs et cours d'eau », à la page 31, et « Poissons », à la page 71.

Une détérioration était observable en 2001 près de certaines villes, dont Salmon Arm. Note 130 En 2002, on a ordonné un nouveau plan de gestion des déchets liquides, visant à améliorer le traitement des eaux usées. La charge annuelle en éléments nutritifs est en augmentation dans le lac Mara, à cause de changements d'origine humaine survenus dans le bassin de la rivière Shuswap. L'exploitation forestière, l'agriculture et l'urbanisation ont fait augmenter les concentrations totales de phosphore et d'azote dans le lac. Note 131 En 2013, les gouvernements fédéral et provincial ont annoncé la construction d'une usine de traitement de l'eau potable pour les lacs Sicamous et Mara. Note 132

Figure 38. Évolution de la charge en éléments nutritifs du lac Skaha
Source : Jensen et Epp (2002), avec mise à jour des données Note 49

graphique

Description longue pour la figure 38

Ce graphique linéaire à trois courbes de la charge en éléments nutritifs du lac Skaha montre les informations suivantes :

Données de la figure 38
AnnéePhosphore total
(ug/L)
Chlorophylle a
(ug/L)
Oxygène dissous
(mg/L)
196822.000  
196931.700  
197045.000  
197118.000  
1972   
197312.000  
197418.000  
197512.000  
197611.000  
197711.000 4.10
197821.00016.100 
197930.750 4.00
198029.00019.7005.60
198123.50012.900 -
198228.0008.5255.30
198324.00010.2006.80
198426.00011.3006.40
198517.4296.2714.50
198616.0009.300 -
198723.5007.2502.60
198827.0005.1006.50
198920.50010.6007.60
199018.00017.6007.20
199113.00011.4008.40
199212.0007.7005.80
199312.0008.5006.76
19949.00015.7005.74
19953.0008.1007.30
19968.0007.8006.35
199710.0005.2008.40
19986.0005.4007.60
199910.0000.7508.24
20009.0003.2007.70
200112.0009.7006.20
20022.000 - -
200310.0004.8007.01
20046.0007.80010.16
20054.0004.0006.92
20069.0001.0007.85
20077.00012.2007.92
200810.0004.0507.75
20096.0003.0008.50

Constatation clé 13
Dépôts acides

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les seuils d'incidence écologique des dépôts acides, notamment ceux des pluies acides, sont dépassés dans certaines régions; les émissions acidifiantes sont en hausse dans diverses parties du pays et la récupération sur le plan biologique ne se déroule pas au même rythme que la réduction des émissions dans d'autres régions.

Les dépôts acides ont soulevé de l'intérêt en Colombie-Britannique au cours des années 1980, et des données ont été recueillies pendant plusieurs années sur la composition chimique et l'acidité des précipitations, dans les stations de surveillance de Kamloops et de Kelowna. On a estimé que les sols et les lacs de l'EBIO risquaient peu de souffrir de petits changements dans le pH des précipitations Note 133. D'ailleurs, des lacs de la région côtière de Colombie-Britannique ont été surveillés à cet égard de 1984 à 1994, et aucun changement d'acidité n'a été relevé Note 134, il est donc probable que les lacs de l'EBIO ont également été épargnés.

Constatation clé 14
Changements climatiques

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
L'élévation des températures partout au Canada ainsi que la modification d'autres variables climatiques au cours des 50 dernières années ont eu une incidence directe et indirecte sur la biodiversité dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine.

Variables climatiques

Dans l'ensemble de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, les températures printanières, estivales et hivernales ont augmenté au cours de la période 1950–2007 (tableau 7, Figure 39). Les précipitations printanières et automnales ont également augmenté, avec des variations dans les diverses parties de l'EBIO, tandis que les précipitations hivernales ont diminué dans toute l'écozone+ (Figure 40). De plus, le nombre de jours avec couverture neigeuse (Figure 41) et la proportion des précipitations tombant sous forme de neige ont diminué. Ces changements ont eu pour effet de hâter le début de la saison de végétation et d'allonger cette saison dans certaines des stations.

Tableau 7. Sommaire des changements de diverses variables climatiques survenus dans l'EBIO de 1950 à 2007.
Variable climatiqueTendance globale de l'écozone+
(1950–2007)
Variation régionale et autres
particularités
Températurehausse de 1,9°C au printemps, de 1,7° en été et de 2,1° en hiverTendances uniformes dans toute l'écozone+
Précipitationshausse de 40 % au printemps et de
42 % en automne
diminution de 22 % en hiver
hausse des précipitations au printemps
dans la majorité des stations
hausse des précipitations en automne
surtout dans le sud-est
hausse des précipitations en été dans
3 stations du centre-est
diminution des précipitations en hiver,
uniforme dans l'ensemble de l'écozone+
Neigediminution de 9,8 % de la proportion
absolue des précipitations tombant
sous forme de neige
diminution du nombre de jours avec
couverture de neige à la fin de l'hiver
et au printemps (février à juillet)
Aucune tendance globale de
l'épaisseur de la couverture de neige
diminution des précipitations neigeuses
dans l'ensemble de l'écozone+
diminution de plus de 20 jours du
nombre de jours avec couverture de
neige à la fin de l'hiver et au printemps
(février à juillet) dans 3 des 6 stations
hausse de l'épaisseur maximale de la
couverture de neige à Grand Forks
Saison de végétationAucune tendance globaleSaison plus longue (de 16,6 et de
22,1 jours) dans 2 des 4 stations
Saison débutant 16 jours plus tôt à
Kamloops

Seules les tendances significatives selon un seuil de p <0,05 sont indiquées.
Source : Zhang et al. (2011)Note 135et données supplémentaires fournies par les auteurs

Figure 39. Changement de la température moyenne, de 1950 à 2007, a) au printemps (mars mai), b) en été (juin août), c) en automne (septembre novembre) et d) en hiver (décembre février)
Source: Zhang et al., (2011) Note 135 et données supplémentaires fournies par les auteurs

carte

Description longue pour la figure 39

Ce jeu de quatre cartes illustre le changement de la température annuelle moyenne au printemps, en été, en automne et en hiver dans les villes de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest entre 1950 et 2007. La température printanière a augmenté à Vernon (2,3°C), à Kamloops et à Princeton (1,9°C) et à Summerland (1,7°C). La température estivale a augmenté à Summerland (2,1°C), à Vernon (2,0°C), à Kamloops (1,5°C) et à Princeton (1,3°C). La température hivernale a augmenté à Kamloops (2,6°C), à Vernon (2,2°C), et à Princeton (2.0°C). Aucune hausse importante n'a été enregistrée en automne.

Figure 40. Changement des précipitations, de 1950 à 2007, a) au printemps (mars mai), b) en été (juin août), c) en automne (septembre novembre) et d) en hiver (décembre février).
Les données sont exprimées en pourcentage de la moyenne de 1961–1990.
Source : Zhang et al., (2011) Note 135 et données supplémentaires fournies par les auteurs

carte

Description longue pour la figure 40

Ce jeu de quatre cartes illustre le changement survenu dans la quantité des précipitations au printemps, en été, en automne et en hiver dans les villes de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest entre 1950 et 2007. Au printempts, les précipitations ont augmenté à Darfield (51.0%), à Kamloops (52.1%), à Westwold (81.7%), à Merritt (62.5%), à Vernon (56.7%), à Okanagan Centre (59.6%), à Kelowna (63.7%), à Summerland (59.8%), à Hedley (72.5%), à Keremeos (87.9%) et à Penticton (32.6%). En été, les précipitations ont augmenté à Westwold (48,3 %), à Vernon (51,3 %) et à Kelowna (66,8 %). En automne, les précipitations ont augmenté à Vernon (58.6%), à Kelowna (43.1%), à Pentiction (48.3%), à Hedley (73.9%) et à Keremeos (25.5%) et diminué dans Lajoie Dam ( 132,8 %). En hiver, des diminutions ont été observées à Shalalth (-92.3%), à Kamloops (-29.8), à Lytton (-49.6), à Merritt (-68.5%), à Kelowna (-40.7%), à Joe Rich Creek (-40.9%), à Princeton (-45.0%) et à Beaverdell (-71.9%).

Figure 41. Changement du nombre de jours avec au moins 2 cm de neige au sol, de 1950 à 2007, a) durant la première moitié de la saison neigeuse (août janvier), comme indication du changement de la date du début de la couverture de neige, et b) durant la deuxième moitié de la saison neigeuse (février juillet), comme indication du changement de la date de la fin de la couverture de neige.
Source: Zhang et al., (2011) Note 135 et données supplémentaires fournies par les auteurs

carte

Description longue pour la figure 41

Ce jeu de deux cartes illustre aucun changement n'a été observé dans la première moitié de la saison neigeuse. Dans la deuxième moitié, la saison neigeuse se termine cependant plus tôt qu'auparavant à Kamloops (-21,6 jours), à Westwold ( -39,4 jours) et à Joe Rich Creek (-46,2 jours).

Analyse des données hydrologiques et climatiques

Le débit des cours d'eau, la température et les précipitations ont changé entre les périodes 1961–1982 et 1983–2003. Ces changements ont été analysés à partir de données recueillies dans cinq stations hydrologiques concentrées dans le sud de l'EBIO. Note 136 Il y avait des stations dans les parties nord de l'EBIO, mais elles sont été classées comme appartenant à l'écozone+ de la Cordillère montagnarde, le classement étant fondé sur la position générale du bassin versant, et non de la station elle-même. Note 136Les résultats visant les rivières Similkameen et Kettle sont présentés à titre d'exemples respectivement représentatifs du sud-ouest et du sud-est de l'écozone+. Dans les deux stations, on a enregistré un commencement plus hâtif de la crue printanière, une baisse du débit de fin d'été et une hausse du débit de début d'hiver (Figure 42 et Figure 43). Dans la station de la Kettle, on a également enregistré une baisse du débit de début d'automne (Figure 43). Ces changements sont dus au changement climatique ainsi qu'à la modification et à la transformation des terres Note 136 . Voir également les sections « Grands lacs », à la page 31, et « Cours d'eau », à la page 33.

Figure 42. Évolution annuelle du débit de la rivière, de la température de l'air et des précipitations durant les périodes 1961 1982 (ligne pâle) et 1983 2003 (ligne foncée) à Princeton, sur la rivière Similkameen (station 08NL007)
Source : Cannon et al., (2011) Note 136

graphique

Description longue pour la figure 42

Ces trois diagrammes linéaires comparent le débit (en m3/s), la température de l'air et les précipitations de janvier à décembre en deux périodes différentes. Le graphique sur l'évolution du débit montre que dans la deuxième période, la crue printanière commence plus tôt et que le débit est moindre à la fin de l'été et plus élevé au début de l'hiver. La température (en °C) observée au printemps a été plus élevée durant la période la plus récente, et les précipitations (en mm) ont été plus faibles au printemps, plus fortes en été et plus faibles en hiver.

Figure 43. Évolution annuelle du débit de la rivière, de la température de l'air et des précipitations durant les périodes 1961 1982 (ligne pâle) et 1983 2003 (ligne foncée) à Ferry, sur la rivière Kettle (station 08NN013)
Source : Cannon et al., (2011) Note 136

graphique

Description longue pour la figure 43

Ces trois diagrammes linéaires comparent le débit (m3/s), la température de l'air et les précipitations de janvier à décembre en deux périodes différentes. Le graphique sur l'évolution du débit montre que dans la deuxième période, la crue printanière commence plus tôt et le débit est moindre à la fin de l'été et au début de l'automne, mais plus élevé au début de l'hiver. Aucune différence n'a été observée sur le plan de la température (en °C), mais les précipitations (en mm) ont été plus fortes au printemps et au début de l'été.

Prévision du climat futur

Le changement climatique devrait avoir diverses conséquences pour les écosystèmes et les espèces de l'EBIO, dont les suivantes :

  • modification de la répartition, de l'étendue et de la composition des forêts Note 137;
  • disparition de certains écosystèmes, dont certains milieux humides et alpins Note 138;
  • expansion générale de la répartition des espèces vers le nord et vers le haut des versants Note 138;
  • augmentation du nombre annuel de degrés-jours de croissance Note 138;
  • régime hydrologique davantage dominé par les pluies dans le bassin de l'Okanagan, avec ruissellement maximal survenant plus tôt dans l'année et allongement de la période estivale de faible débit des cours d'eau Note 139 Note 140 Note 141.

Constatation clé 15
Services écosystémiques

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Le Canada est bien pourvu en milieux naturels qui fournissent des services écosystémiques dont dépend notre qualité de vie. Dans certaines régions où les facteurs de stress ont altéré le fonctionnement des écosystèmes, le coût pour maintenir les écoservices est élevé, et la détérioration de la quantité et de la qualité des services écosystémiques ainsi que de leur accès est évidente.

Les services écosystémiques de l'EBIO comprennent l'eau (service d'approvisionnement), la pollinisation des cultures (service de régulation) et le renouvellement des éléments nutritifs (service de soutien), et ces services sont nécessaires à la production de denrées alimentaire et d'eau potable. D'autres services d'approvisionnement donnent lieu à une récolte commerciale ou à des activités récréatives (forêt, espèces sauvages et poissons). Les écosystèmes de l'EBIO fournissent aussi des services culturels, de nature éducative, récréative ou spirituelle.

La valeur économique des services écosystémiques de l'EBIO n'a pas été quantifiée de manière systématique, mais un projet lancé en 2012–2013 permettra d'estimer la valeur des services écosystémiques fournis par la dernière portion intacte (non canalisée) de la rivière Okanagan. Note 142

Note de contenu

Note 3

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada. 2010. Biodiversité canadienne: état et tendances des écosystèmes en 2010. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. vi + 148 p. http://www.biodivcanada.ca/default.asp?lang=Fr&n=83A35E06-1.

Retour a la note3 référence

Note 8

Pitt, M. and Hooper, T.D. 1994. Threats to biodiversity of grasslands in British Columbia. In Biodiversity in British Columbia: our changing environment. Edited by Harding, L.E. and McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 20. pp. 279-292.

Retour a la note8 référence

Note 12

Ahern, F., Frisk, J., Latifovic, R. et Pouliot, D. 2011. Surveillance à distance de la biodiversité : sélection de tendances mesurées à partir d'observations par satellite du Canada. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 17. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON.

Retour a la note12 référence

Note 14

Austin, M.A., Buffett, D.A., Nicolson, D.J., Scudder, G.G.E. et Stevens, V. (eds.). 2008. Taking nature's pulse: the status of biodiversity in British Columbia. Biodiversity BC. Victoria, BC. 268 p.

Retour a la note14 référence

Note 19

BC Ministry of Forests, Mines and Lands. 2010. The state of British Columbia's forests: third edition. Forest Practices and Investment Branch, British Columbia Ministry of Forests, Mines and Lands. Victoria, BC. xiii + 308 p.

Retour a la note19 référence

Note 20

Lea, T. 2008. Historical (pre-settlement) ecosystems of the Okanagan Valley and Lower Similkameen Valley of British Columbia: pre-European contact to the present. Davidsonia 19:3-36.

Retour a la note20 référence

Note 38

Gayton, D.V. 2004. Native and non-native plant species in grazed grasslands of British Columbia's southern interior. BC Journal of Ecosystems and Management 5:51-59.

Retour a la note38 référence

Note 46

Rae, R. et Andrusak, H. 2006. Ten-year summary of the Okanagan Lake action plan 1996-2005. BC Ministry of Environment. Penticton, BC. 41 p.

Retour a la note46 référence

Note 49

Jensen, E.V. et Epp, P.F. 2002. Water quality trends in Okanagan, Skaha and Osoyoos lakes in response to nutrient reductions and hydrologic variation. BC Ministry of Water Land and Air Protection. Penticton, BC. 17 p.

Retour a la note49 référence

Note 76

Stahl, K., Moore, R.D., Shea, J.M., Hutchinson, D. et Cannon, A.J. 2008. Coupled modelling of glacier and streamflow response to future climate scenarios. Water resources research 44:13.

Retour a la note76 référence

Note 77

CCEA. 2009. Conservation Areas Reporting and Tracking System (CARTS), v.2009.05 [online]. Canadian Council on Ecological Areas. http://ccea.org/en_carts.html (accessed 5 November, 2009).

Retour a la note77 référence

Note 78

IUCN. 1994. Guidelines for protected area management categories. Commission on National Parks and Protected Areas with the assistance of the World Conservation Monitoring Centre, International Union for Conservation of Nature. Gland, Switzerland and Cambridge, UK. x + 261 p.

Retour a la note78 référence

Note 79

Parks Canada. 2011. South Okanagan-Lower Similkameen National Park Reserve feasibility assessment [online]. Parks Canada. (accessed 7 May, 2013)

Retour a la note79 référence

Note 80

Environment Canada. 2009. Unpublished analysis of data by ecozone+ from: Conservation Areas Reporting and Tracking System (CARTS), v.2009.05 [online]. Canadian Council on Ecological Areas. http://ccea.org/en_carts.html (accessed 5 November, 2009).

Retour a la note80 référence

Note 81

Dyer, O. and Wood, C. 2007. Conservation assessment for South Okanagan Similkameen Conservation Program (SOSCP) priority ecosystems. British Columbia Ministry of Water, Land and Air Protection. Penticton, BC. Unpublished report.

Retour a la note81 référence

Note 82

Harding, L.E. and McCullum, E. 1994. Overview of ecosystem diversity. In Biodiversity in British Columbia: our changing environment. Edited by Harding, L.E. and McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 18. pp. 227-244.

Retour a la note82 référence

Note 83

Seaton, R. 2003. Ecosystem at risk: antelope brush restoration. Osoyoos, BC. 28 March, 2003. Edited by Seaton, R. Society for Ecological Restoration, BC Chapter and The Desert Centre.76 p. Conference proceedings.

Retour a la note83 référence

Note 84

Bezener, A., Dunn, M., Richardson, H., Dyer, O., Hawes, R. and Hayes, T. 2004. South Okanagan-Similkameen conservation program: a multi-partnered, multi-species, multi-scale approach to conservation of species at risk. In Proceedings of the Species at Risk 2004 Pathways to Recovery Conference. Victoria, BC, 2-6 March, 2004. Edited by Hooper, T.D. Pathways to Recovery Conference Organizing Committee. Victoria, BC.

Retour a la note84 référence

Note 85

Interior Columbia Basin Ecosystem Management Project. 2007. Interior Columbia Basin ecosystem management project. [online].United States Department of Agriculture Forest Service and Pacific Northwest Research Station. (accessed 28 October, 2009).

Retour a la note85 référence

Note 86

Demarchi, D., Kavanagh, K., Sims, M. and Mann, G. 2001. Okanagan dry forests (NA0522) [online]. World Wildlife Fund and Island Press. (accessed 3 March, 2011).

Retour a la note86 référence

Note 87

Vold, T. 1992. The status of wilderness in British Columbia: a gap analysis. Ministry of Forests. Victoria, BC.

Retour a la note87 référence

Note 88

Harding, L.E. 1994. Exotic species in British Columbia. In Biodiversity in British Columbia: our changing environment. Edited by Harding, L.E. and McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 17. pp. 159-226.

Retour a la note88 référence

Note 89

BC Statistics. 2011. Data tables for municipalities, regional districts, and development regions, 2006-2010 [online]. BC Statistics. (accessed 10 September, 2011).

Retour a la note89 référence

Note 90

BC Statistics. 2007. British Columbia municipal census populations, 1921-2006: Victoria [online]. BC Statistics.
(accessed 26 August, 2009).

Retour a la note90 référence

Note 91

Schlaepfer, M.A., Sax, D.F. and Olden, J.D. 2011. The potential conservation value of non-native species. Conservation Biology 25:428-437.

Retour a la note91 référence

Note 92

Environment Canada. Invasive alien species in Canada [online]. (accessed 10 July, 2013).

Retour a la note92 référence

Note 93

Vilá, M., Espinar, J.L., Hejda, M., Hulme, P.E., Jarosik, V., Maron, J.L., Pergl, J., Schaffner, U., Sun, Y. and Pysek, P. 2011. Ecological impacts of invasive alien plants: a meta-analysis of their effects on species, communities and ecosystems. Ecology Letters 14:702-708.

Retour a la note93 référence

Note 94

Frid, L., Knowler, D., Murray, C., Myers, J. and Scott, L. 2009. Economic impacts of invasive plants in BC. Invasive Plant Council of BC and ESSA Technologies Ltd. Vancouver, BC. 105 p.

Retour a la note94 référence

Note 95

Smith, R. 1994. Effects of alien insects and microorganisms on the biodiversity of British Columbia's insect fauna. In Biodiversity in British Columbia: our changing environment. Edited by Harding, L.E. and McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 17. pp. 190-219.

Retour a la note95 référence

Note 96

Myers, J.H. 2007. How many and what kind of biocontrol agents: a case study with diffuse knapweed. In Biocontrol: A global perspective. Edited by Vincent, C., Goettel, M.S. and Lazarovits, G. CAB International. Wallingford, Oxfordshire, UK. pp. 70-79.

Retour a la note96 référence

Note 97

Myers, J.H., Jackson, C., Quinn, H., White, S.R. and Cory, J.S. 2009. Successful biological control of diffuse knapweed, Centaurea diffusa, in British Columbia, Canada. Biological Control 50:66-72.

Retour a la note97 référence

Note 98

BC Ministry of Agriculture. 2012. Biological weed control in British Columbia [online]. British Columbia Ministry of Agriculture.(accessed 6 February, 2012).

Retour a la note98 référence

Note 99

BC Ministry of Forests, Mines and Lands. 2010. The state of British Columbia's forests, third edition. Forest Practices and Investment Branch, British Columbia Ministry of Forests, Mines and Lands. Victoria, BC. xiii + 308 p.

Retour a la note99 référence

Note 100

BC Ministry of Forests Lands and Natural Resource Operations. The Invasive Alien Plant Program (IAPP) application [online].British Columbia Ministry of Forests,Lands and Natural (accessed 3 March, 2012).

Retour a la note100 référence

Note 101

Miller, V. 2010. Personal communication. Invasive Plant Officer, Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations. Nelson, BC.

Retour a la note101 référence

Note 102

Cannings, R., Durance, E. and Scott, L.K. 1988. South Okanagan ecosystem recovery plan: scientific assessment. Cannings Holm Consulting. Naramata, BC. 122 p.

Retour a la note102 référence

Note 103

BC Ministry of Agriculture. 2007. Knapweed - its cost to British Columbia [online]. British Columbia Ministry of Agriculture

Retour a la note103 référence

Note 104

Harding, L.E. 1994. Introduced wildflowers and range and agricultural weeds in British Columbia. In Biodiversity in British Columbia: Our changing environment. Edited by Harding, L.E. and McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. pp. 162-172.

Retour a la note104 référence

Note 105

Rankin, C. 2004. Invasive alien species framework for BC: identifying and addressing threats to biodiversity: a working document to address issues associated with biodiversity in British Columbia. Biodiversity Branch, British Columbia Ministry of Water, Land and Air Protection. Victoria, BC. 108 p.

Retour a la note105 référence

Note 106

Martin, M. 2003. Common reed (Phragmites australis) in the Okanagan Valley, British Columbia, Canada. Victoria, BC. Botanical Electronic News,

Retour a la note106 référence

Note 107

Brothers, K., Ceska, A., Colangeli, A., Coupé, R., Fairbarns, M., Fenneman, J., Ganders, F., Grilz, P., Klinkenberg, B., Klinkenberg, R., Lewis, G., Penny, J. and Whitton, J. 2013. E-Flora BC: Electronic atlas of the plants of British Columbia [online]. Lab for Advanced Spatial Analysis. (accessed 22 May, 2013).

Retour a la note107 référence

Note 108

Southern Interior Weed Management Committee. 2013. Thompson-Nicola Regional District noxious weed control programs [online]. (accessed 7 May, 2013).

Retour a la note108 référence

Note 109

Campbell, R.W., Dawe, N.K., McTaggart-Cowan, I., Cooper, J.M., Kaiser, G.W., McNall, M.C.E. and Smith, G.E.J. 1997. The birds of British Columbia, volume 3: passerines - flycatchers through vireos. UBC Press. Vancouver, BC. 693 p.

Retour a la note109 référence

Note 110

Voller, J. and McNay, R.S. 2007. Problem analysis: effects of invasive species on species at risk in British Columbia. FORREX Series No. 20. FORREX Forest Research Extension Partnership. Kamloops, BC. 145 p.

Retour a la note110 référence

Note 111

Herborg, M. 2011. Aquatic Invasive Species Coordinator, British Columbia Ministry of Environment. Victoria BC. Unpublished data.

Retour a la note111 référence

Note 112

Rae, R. 2005. The state of fish and fish habitat in the Okanagan and Similkameen basins. Canadian Okanagan Basin Technical Working Group. Westbank, BC. 125 p.

Retour a la note112 référence

Note 113

Johnson, E.E. 2009. A quantitative risk assessment model for the management of invasive yellow perch in Shuswap Lake, British Columbia. Thesis (Master of Resource Management). Simon Fraser University, School of Resource and Environmental Management. Burnaby, BC. 94 p.

Retour a la note113 référence

Note 114

Freshwater Fisheries Society of BC. 2004. Rainbow trout strains currently stocked in BC waters. Freshwater Fisheries Society of BC. iii + 22 p.

Retour a la note114 référence

Note 115

Hirner, J.L.M. 2006. Relationships between trout stocking and amphibians in British Columbia's southern interior lakes. Thesis (Master of Resource Management). Simon Fraser University, School of Resource and Environmental Management. x + 118 p.

Retour a la note115 référence

Note 116

Northcote, T. 1991. Success, problems, and control of introduced mysid populations in lakes and reservoirs. American Fisheries Society Symposium 9:5-16.

Retour a la note116 référence

Note 117

Whall, J. and Lasenby, D. 2000. Comparison of the trophic role of the freshwater shrimp (Mysis relicta) in two Okanagan Valley lakes, British Columbia. In Okanagan Lake action plan year 4 (1999) report. Edited by Andrusak, H., Sebastian, D., McGregor, I., Matthews, S., Smith, D., Ashley, K., Pollard, S., Scholten, G., Stockner, J., Ward, P., Kirk, R., Lasenby, D., Webster, J., Whall, J., Wilson, G. and Yassien, H. BC Ministry of Agriculture, Food and Fisheries. Victoria, BC. pp. 259-277.

Retour a la note117 référence

Note 118

Andrusak, H. 2008. Okanagan Lake action plan years 11 (2006) and 12 (2007) with reference to results from 1996-2007. In Okanagan Lake Action Plan, Years 11 (2006) and 12 (2007) Report. Fisheries Project Report No. RD124. Edited by Andrusak, H., Andrusak, G., Matthews, S., Wilson, A., White, T., Askey, P., Sebastian, D., Scholten, G., Woodruff, P., Webster, J., Vidmanic, L. and Stockner, J. BC Ministry of Environment. Victoria, BC. pp. 1-24.

Retour a la note118 référence

Note 119

Schindler, D.E., Carter, J.L., Francis, T.B., Lisi, P.J., Askey, P.J. and Sebastian, D.C. 2012. Mysis in the Okanagan Lake food web: a time-series analysis of interaction strengths in an invaded plankton community. Aquatic Ecology 46:215-227.

Retour a la note119 référence

Note 120

Andrusak, H. and White, W. 2008. Results of Mysis relicta experimental commercial fishery on Okanagan Lake, 2006 and 2007. In Okanagan Lake Action Plan, Years 11 (2006) and 12 (2007) Report. Fisheries Project Report No. RD124. Edited by Andrusak, H., G.Andrusak, S.Matthews, A.Wilson, T.White, P.Askey, D.Sebastian, G.Scholten, P.Woodruff, J.Webster, L.Vidmanic and J.Stockner. BC Ministry of Environment. Victoria BC. pp. 249-275.

Retour a la note120 référence

Note 121

Dunbar, G. 2009. Management plan for eurasian watermilfoil (Myriophyllum spicatum) in the Okanagan, British Columbia. Okanagan Basin Water Board. 62 p.

Retour a la note121 référence

Note 122

BC Ministry of Agriculture. 2013. Aggressive ornamentals, saltcedar [online]. (accessed 7 May, 2013).

Retour a la note122 référence

Note 123

Parish, R., Coupé, R. and Lloyd, D. (eds.). 1996. Plants of southern interior British Columbia. Ministry of Forests and Lone Pine Publishing. Vancouver, BC. 462 p.

Retour a la note123 référence

Note 124

Elliott, J.E., Machmer, M.M., Wilson, L.K. and Henny, C.J. 2000. Contaminants in ospreys from the Pacific Northwest: II. Organochlorine pesticides, polychlorinated biphenyls, and mercury 1991-1997. Archives of Environmental Contamination and Toxicology 38:93-106.

Retour a la note124 référence

Note 125

Gill, H., Wilson, L.K., Cheng, K.M. and Elliott, J.E. 2003. An assessment of DDT and other chlorinated compounds and the reproductive success of American robins (Turdus migratorius) breeding in fruit orchards. Ecotoxicology 12:113-123.

Retour a la note125 référence

Note 126

Elliott, J.E., Martin, P.A., Arnold, T.W. and Sinclair, P.H. 1994. Organochlorines and reproductive success of birds in orchard and non-orchard areas of central British Columbia, Canada, 1990-91. Archives of Environmental Contamination and Toxicology 26:435-443.

Retour a la note126 référence

Note 127

Rae, R. and Jensen, V. 2007. Contaminants in Okanagan fish: recent analyses and review of historic data. Okanagan Nation Alliance Fisheries Department. Westbank, BC. 48 p.

Retour a la note127 référence

Note 128

Drury, C.F., Yang, J.Y. and De Jong, R. 2011. Trends in residual soil nitrogen for agricultural land in Canada, 1981-2006. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 15. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. iii + 16 p.

Retour a la note128 référence

Note 129

BC Ministry of Environment. 2003. Water quality objectives for Okanagan Lake: overview. Update to the report: Phosphorus in the Okanagan Valley lakes: sources, water quality objectives and control possibilities (1985). British Columbia Ministry of Environment.

Retour a la note129 référence

Note 130

Lakeshore Environmental Ltd. 2002. Environmental impact study on discharge options, liquid waste management plan main arm, Shuswap Lake. 51 p.

Retour a la note130 référence

Note 131

Northwest Hydraulic Consultants. 13 A.D. 2011 Shuswap and Mara lakes water quality report. Prepared for the Shuswap Lakes Integrated Planning Process and the Fraser Basin Council. 160 + App. p.

Retour a la note131 référence

Note 132

Infrastructure Canada. 2013. Canada and BC partner to improve water quality in Sicamous and Mara Lake [online]. (accessed 5 September, 2013).

Retour a la note132 référence

Note 133

Jensen, V. and Suzuki, N. 2011. Personal communication. Senior environmental impact biologist (VJ), Ministry of Environment, Penticton BC; air quality science specialist (NS), Ministry of Environment, Victoria, BC.

Retour a la note133 référence

Note 134

Phippen, B.W., Parks, D.C., Swain, L.G., Nordin, R., McKean, C.J.P., Holms, G.B., Warrington, P.D., Nijman, R., Deniseger, J. and Erickson, L. 1996. A ten-year assessment of water quality in six acid-rain-sensitive British Columbia lakes (1984-1994). BC Ministry of Environment, Lands and Parks.

Retour a la note134 référence

Note 135

Zhang, X., Brown, R., Vincent, L., Skinner, W., Feng, Y. and Mekis, E. 2011. Canadian climate trends, 1950-2007. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 5. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. iv + 21 p.

Retour a la note135 référence

Note 136

Cannon, A., Lai, T. and Whitfield, P. 2011. Climate-driven trends in Canadian streamflow, 1961-2003. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 19. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. Draft report.

Retour a la note136 référence

Note 137

Hamann, A. and Wang, T. 2006. Potential effects of climate change on ecosystem and tree species distribution in British Columbia. Ecology 87:2773-2786.

Retour a la note137 référence

Note 138

Gayton, D.V. 2008. Impacts of climate change on British Columbia's biodiversity: a literature review. FORREX Forest Research Extension Partnership. Kamloops, BC. 24 p.

Retour a la note138 référence

Note 139

Brewer, R., Cohen, S., Embley, E., Hamilton, S., Julian, M., Kulkami, T., Taylor, B., Tansey, J., VanWynsberghe, R. and Whitfield, P. 2004. Water management and climate change in the Okanagan Basin. Edited by Cohen, S. and Kulkarni, T. Environment Canada and University of British Columbia. 75 p.

Retour a la note139 référence

Note 140

Cohen, S., Neilsen, D. and Smith, S. 2004. Expanding the dialogue on climate change and water management in the Okanagan Basin, British Columbia: final report. Edited by Cohen, S., Neilsen, D. and Welbourn, R. Environment Canada, Agriculture and Agri-Food Canada. 257 p.

Retour a la note140 référence