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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ du Bassin intérieur de l’Ouest

Thème : habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé 16
Paysages agricoles servant d'habitat

Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
Le potentiel des paysages agricoles à soutenir la faune au Canada a diminué au cours des 20 dernières années, principalement en raison de l'intensification des activités agricoles et de la perte de couverture terrestre naturelle et semi-naturelle.

Aux termes du zonage adopté par le gouvernement de la Colombie-Britannique, certaines terres agricoles font partie d'une réserve de terres agricoles, l'Agricultural Land Reserve (ALR). À l'intérieur de cette réserve, l'agriculture est l'utilisation principale désignée, et les autres utilisations sont restreintes Note 143. Cependant, on exerce des pressions pour que des terres soient retirées de l'ALR, afin que d'autres utilisations y soient permises, comme le développement urbain.

La plupart des terres agricoles (81 %) de l'EBIO se trouvent dans le nord-est de l'écozone+ (Figure 44). Note 144 De 1986 à 2006, la zone agricole de l'EBIO est passée de 4 810 à 5 690 km2, pour finalement représenter environ 10 % de la superficie de l'écozone+. Dans les terres de basse altitude, les principales activités agricoles sont l'élevage en pâturage, les cultures fourragères et l'exploitation de vergers, tandis que l'élevage en pâturage boisé domine aux altitudes moyennes.

Figure 44. Pourcentage de terres définies comme terres agricoles dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2006.
Source: Javorek and Grant (2011) Note 144

carte

Description longue pour la figure 44

Cette carte montre le pourcentage de terres agricoles de différentes zones en catégories allant de 0 10 % à 90 100 %. Les secteurs qui présentent le plus haut pourcentage de terres agricoles sont situés en bordure de la rivière Thompson Sud, aux environs de Kamloops et dans la partie sud-est de l'Écozone+. Les secteurs où le pourcentage est le plus faible sont situés dans le sud de l'Écozone+, en particulier le sud-ouest.

Les pâturages non améliorés, qui comprennent les terres de pâture qui n'ont pas été cultivées ou aménagées, comme les pâturages indigènes, les parcours naturels et les pâturages grossiers, constituaient le principal type de couverture terrestre des terres agricoles de l'EBIO, où leur proportion est passée de 64 % à 67 % de 1986 à 2006 (Figure 45). Note 144 Durant la même période, les pâturages améliorés sont passés de 9 % à seulement 5 % (Figure 45). Note 144 Les terres en culture (qui comprennent toutes les terres agricoles sauf les pâturages non améliorés, les pâturages améliorés, la jachère et les « autres terres ») ont augmenté de 6 % et constituaient 15 % des terres agricoles en 2006 (Figure 45). Note 144 La couverture terrestre de type « arbres fruitiers », très importante dans l'EBIO, comprenait à la fois les vergers (pommiers, pêchers, pruniers, cerisiers, abricotiers, poiriers, autres arbres fruitiers et arbres à noix) et les vignobles. Ce type de couverture a diminué, passant de 2,4 % à 1,6 % de 1986 à 2006 (Figure 45). Note 144

Figure 45. Superficie totale de terres agricoles et superficie de chaque type de couverture (diagramme) ainsi que proportion relative de chaque type de couverture, dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 1986, 1996 et 2006.
Pour convertir les hectares en kilomètres carrés, diviser par 100.
Source : Javorek et Grant (2011) Note 144

graphique

Description longue pour la figure 45

Cette illustration présente un graphique à barres empilées qui montre les informations suivantes :

Données de la figure 45
 1986 - Terres agricoles (ha)1996 - Terres agricoles (ha)2006 - Terres agricoles (ha)
Oléafineux474195849
Légumineuses à grain142162404
Soja000
Petits fruits83165163
Pâturages améliorés42,15142,12930,699
Autres terres84,26793,23268,850
Jachère5,9653,0702,199
Pâturages non améliorés306,207312,398381,413
Céréales5,3008,3187,284
Mais2,3871,7862,297
Foin cultivé20,84354,63564,114
Autres cultures370748662
Arbres frutiers11,5049,6429,322
Légumes814804712
Céréales d'hiver1,338916786

Capacité d'habitat faunique des terres agricoles

En tout, 323 vertébrés terrestres (232 oiseaux, 72 mammifères, 10 reptiles et 9 amphibiens) sont associés aux terres agricoles de l'EBIO. Le type de couverture « autres terres » s'est révélé le plus riche en espèces, étant utilisé par 85 % de ces espèces à la fois pour la reproduction et pour l'alimentation. Le type le plus répandu de couverture des terres agricoles, les pâturages non améliorés, fournissait des habitats de reproduction et d'alimentation à 25 % des espèces et fournissait un seul de ces habitats (reproduction ou alimentation) à 44 % des espèces. Seulement 12 % des espèces pouvaient utiliser les terres en culture à la fois pour la reproduction et pour l'alimentation, tandis que 25 % pouvaient y trouver un seul des deux types d'habitats. Note 144

La capacité d'habitat faunique a été calculée pour chaque espèce, au moyen d'un modèle qui incorporait les exigences de reproduction et d'alimentation en termes de type de couverture et de valeur de l'habitat pour l'espèce. Note 144 La capacité d'habitat des terres agricoles du Canada en 1986, 1996 et 2006 a été qualifiée selon dix classes (très faible, si < 20 ou 20–30; faible si 30–40 ou 40–50; modérée si 50–60 ou 60–70; élevée si 70–80 ou 80–90; très élevée si 90–100 ou > 100) fondées sur la répartition à l'échelle du pays des côtes de capacité d'habitat obtenues pour tous les polygones étudiés des Pédopaysages du Canada Note 144. La capacité d'habitat faunique moyenne des terres agricoles de l'EBIO a connu une baisse de 1986 à 2006, passant d'une capacité élevée à une capacité modérée (Figure 46). Au cours de cette période, la capacité d'habitat faunique a connu une baisse sur 35 % des terres agricoles, elle a augmenté sur 7 % de ces terres, et elle est demeurée stable sur 58 % (Figure 47).

Figure 46. Répartition des terres agricoles selon les classes de capacité d'habitat (axe de gauche et diagrammes) et capacité d'habitat moyenne des terres agricoles (axe de droite et symboles) dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 1986, 1996 et 2006.
Les années associées à des lettres différentes présentent des différences significatives.
Source : Javorek et Grant (2011) Note 144

graphique

Description longue pour la figure 46

Ce graphique à barres empilées (%) indique les informations suivantes :

Données de la figure 46
-1986 - Parte de chaque classe de capacité d'habitat (pourcentage)1996 - Parte de chaque classe de capacité d'habitat (pourcentage)2006 - Parte de chaque classe de capacité d'habitat (pourcentage)
<200.000.000.00
20-300.000.450.00
30-400.000.000.46
40-500.933.132.70
50-6032.1319.8969.42
60-7028.5347.5822.92
70-8027.9117.203.61
80-907.9210.260.49
90-1002.301.490.16
>1000.280.000.16
Classes de capacité d'habitat
Très élevée90 à 100
Élevée70 à 90
Modérée50 à 70
Faible30 à 50
Très faible< 20 à 30
Figure 47. Changements survenus de 1986 à 2006 dans la capacité d'habitat faunique des terres agricoles de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest.
Source : Javorek et Grant (2011) Note 144

carte

Description longue pour la figure 47

Cette carte montre que la capacité de l'habitat a grandement diminué sur 35 % des terres agricoles, a augmenté sur 7 % de ces terres et est restée stable sur 58 %. Ces changements sont répartis un peu partout dans l'Écozone+.

Érosion des sols

Étant donné son climat sec, l'EBIO présente un risque relativement faible d'érosion des sols par l'eau, sauf sur certains versants complexes où le travail du sol est une cause importante d'érosion (Figure 48). Note 145

Figure 48. Répartition des catégories de risque d'érosion des sols dans les terres agricoles de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2006.
Source : McConkey et al., (2011) Note 145

carte

Description longue pour la figure 48

Cette carte montre que le risque d'érosion du sol près de l'eau était généralement faible dans l'Écozone+, saur sur certains versants complexes où le travail du sol est une cause importante d'érosion. La plupart des terres agricoles de l'Écozone+ présentent de très faibles risques d'érosion, soit moins de 6 tonnes de sol perdu/ha/an. On trouve des secteurs à faible risque, soit 6 11 tonnes/ha/an, dans la partie sud de l'Okanagan et tout juste au sud de la rivière Thompson Sud. Un secteur situé près de la rivière Similkameen présente un risque modéré (11–22 tonnes/ha/an).

Pour de plus amples renseignements sur les paysages agricoles, consulter les sections « Prairies », à la page 21, et « Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulier », à la page 71.

Croûte microbienne du sol

Par leur broutage, les ruminants introduits ont modifié la structure de la zone à graminées cespiteuses et de la zone à pin ponderosa dans l'EBIO, la dominance des graminées cespiteuses ayant été remplacée par une couverture de plus en plus forte d'arbustes indigènes tels que l'armoise tridentée ainsi que de plantes exotiques. Note 146 Dans les prairies naturelles semi-arides, y compris celles de l'EBIO, le sol est souvent recouvert d'une croûte microbienne dominée par les lichens qui a plusieurs rôles écologiques importants, notamment en termes de formation des sols, de stabilisation de leur surface, de renouvellement des éléments nutritifs, de germination des graines, de conservation de l'humidité ainsi que d'abri et nourriture pour la faune. Note 147 Le piétinement par le bétail a endommagé cette croûte sur de vastes superficies de l'EBIO. Note 148 La destruction de la croûte microbienne nuit à la conservation de l'eau. Par exemple, cinq jours après une pluie, les sols d'un steppe arbustive à purshie tridentée qui étaient encore recouverts d'une croûte microbienne conservaient en moyenne 31 % de l'humidité présente le premier jour, alors que les sols dépourvus d'une telle croûte n'en retenaient que 9,5 %. Note 149 Ce facteur est particulièrement important pour la santé des végétaux dans les milieux semi-arides.

La disparition de la croûte microbienne favorise également la propagation des plantes exotiques envahissantes, en leur procurant un milieu de germination adéquat, et l'EBIO est davantage touchée par ce problème que toute autre région de Colombie-Britannique. Note 146 Il en résulte une perte importante de productivité des parcours utilisés pour l'élevage du bétail ainsi qu'une dégradation des communautés végétales de la prairie indigène. Note 94 Note 105 Voir également la section « Plantes terrestres envahissantes », à la page 50.

Constatation clé 17
Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulier

Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
De nombreuses espèces d'amphibiens, de poissons, d'oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. La population de certaines espèces diminue sur le plan du nombre et de la répartition, tandis que chez d'autres, elle est soit stable ou en pleine santé ou encore en plein redressement.

Les écosystèmes dominés par les armoises arbustives sont rares au Canada. Par conséquent, à titre de prolongement nord du désert du Grand Bassin, situé aux États-Unis, Note 8 l'EBIO abrite des cortèges d'espèces végétales et animales qui ne se rencontrent nulle part ailleurs au Canada. Note 26 La richesse en espèces est élevée dans la plus grande partie de l'écozone+(Figure 49), ce qui inclut un grand nombre d'écosystèmes et d'espèces préoccupants sur le plan de la conservation.

Figure 49. Répartition de la richesse en espèces de plantes vasculaires, de vertébrés, de papillons et de libellules dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2008.
Source: Austin and Eriksson (2009) Note 50

carte

Description longue pour la figure 49

Cette carte illustre le nombre d'espèces que contient l'Écozone+ par grands secteurs représentés par des carreaux. C'est dans le sud de l'Écozone+ et dans les environs de Kelowna qu'on observe la plus grande richesse en espèces (plus de 500).

Espèces préoccupantes sur le plan de la conservation

L'organisme de conservation NatureServe désigne les animaux et les plantes d'Amérique du Nord qui sont préoccupants sur le plan de la conservation à l'échelle mondiale. Note 150, et le Centre de données sur la conservation de la Colombie-Britannique (BC Conservation Data Centre) en fait autant à l'échelle de la province. Note 151 L'EBIO abrite 7 espèces animales et 48 espèces végétales dont la situation est préoccupante à l'échelle mondiale ainsi que 131 espèces animales et 305 espèces végétales dont la situation est préoccupante à l'échelle provinciale (Tableau 8 et Tableau 9); dans certains cas, ce sont en fait des sous-espèces qui ont été cotées. Des cotes différentes peuvent être attribuées à une même espèce selon l'échelle envisagée, car l'espèce peut ne pas être en péril dans l'ensemble de son aire de répartition (cote G, attribuée à l'échelle mondiale), même si sa situation est préoccupante dans la partie de cette aire qui se trouve en Colombie-Britannique (cote S, attribuée à l'échelle provinciale). À chacune des deux échelles, l'espèce peut être cotée « gravement en péril », « en péril », « vulnérable », « apparemment non en péril » ou « non en péril ». De plus, la cote S des oiseaux comprend un indice permettant de savoir si l'espèce est reproductrice, non reproductrice ou migrante dans la province.

De nombreuses espèces végétales et animales associées au désert du Grand Bassin et présentes dans l'EBIO y atteignent la limite nord de leur répartition mondiale. Par conséquent, la situation de nombreuses espèces de l'EBIO est jugée préoccupante à l'échelle provinciale, mais non à l'échelle mondiale. Ces populations dites « périphériques » ont une importance particulière du point de vue de la conservation biologique et de la survie à long terme de l'espèce. En effet, elles peuvent présenter des particularités génétiques ou comportementales par rapport aux populations du centre de l'aire de répartition, et ces particularités peuvent procurer à l'espèce une résilience à l'égard des conditions changeantes de l'environnement et constituer une bonne source de sujets pour les travaux de réintroduction ou de translocation. Note 152 Note 153

Tableau 8. Nombre d'espèces et sous-espèces animales préoccupantes sur le plan de la conservation à
l'échelle mondiale (cote G, nombre de gauche) et à l'échelle provinciale (cote S, nombre de droite), dans
les régions de la Thompson et de l'Okanagan.
Cote de conservationAmphibiensOiseaux
reproducteurs
Gastropodes
et bivalves
InsectesMammifèresPoissonsReptilesTotal
Disparue du pays ou de la
planète
0 / 00 / 00 / 00 / 10 / 00 / 00 / 10 / 2
Historique0 / 00 / 00 / 10 / 01 / 10 / 00 / 01 / 2
Gravement en péril0 / 10 / 90 / 10 / 100 / 60 / 00 / 10 / 28
En péril0 / 10 / 91 / 20 / 60 / 70 / 70 / 31 / 35
Vulnérable0 / 31 / 183 / 60 / 180 / 91 / 60 / 45 / 64
Nombre total d'espèces
préoccupantes
0 / 51 / 364 / 100 / 351 / 231 / 130 / 97 / 131
Non en péril ou
apparemment non en
péril
7 / 243 / 86 / 035 / 025 / 318 / 612 / 3146 / 22
Non classée ou non classable0 / 00 / 00 / 00 / 00 / 00 / 00 / 00 / 0
Nombre total d'espèces
évaluées
7441035261912153

Les données visent des sous-espèces dans le cas où celles-ci ont été cotées séparément.
Si la situation d'une espèce est incertaine, on peut lui avoir attribué une cote représentant une gamme
de situations, comme « S2S3 ». En pareil cas, la cote représentant le risque le plus élevé (S2, dans notre
exemple), est ici attribuée à l'espèce aux fins du calcul des totaux.
Les données pour les oiseaux indiquent la cote provinciale pour les populations reproductrices.
Les régions de la Thompson et de l'Okanagan sont deux régions établies par le ministère de .
l'Environnement de la Colombie-Britannique dont l'ensemble correspond approximativement à l'EBIO.
Source : BC Ministry of Environment (2011) Note 154

Tableau 9. Nombre d'espèces végétales préoccupantes sur le plan de la conservation à l'échelle mondiale (cote G, nombre de gauche) et à l'échelle provinciale (cote S, nombre de droite), dans les régions de la Thompson et de l'Okanagan. Note 154
Cote de conservationVasculairesInvasculairesTotal
Disparue du pays ou de la planète0 / 00 / 00 / 0
Historique0 / 70 / 00 / 7
Gravement en péril0 / 1011 / 151 / 116
En péril8 / 1195 / 2413 / 143
Vulnérable15 / 2619 / 1334 / 39
Nombre total d'espèces
préoccupantes
23 / 25325 / 5248 / 305
Non en péril ou apparemment non
en péril
226 / 122 / 0248 / 1
Non classée ou non classable5 / 05 / 010 / 0
Nombre total d'espèces évaluées25452306

Si la situation d'une espèce est incertaine, on a pu lui attribuer une cote représentant une gamme de
situations, comme « S2S3 ». En pareil cas, la cote représentant le risque le plus élevé (S2, dans notre
exemple), est ici attribuée à l'espèce aux fins du calcul des totaux.

Les régions de la Thompson et de l'Okanagan sont deux régions établies par le ministère de
l'Environnement de la Colombie-Britannique dont l'ensemble correspond approximativement à l'EBIO.

Source : BC Ministry of Environment (2011)

À l'échelle nationale, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue les espèces sauvages pour déterminer si elles risquent de disparaître du pays ou de la planète. Les espèces désignées par le COSEPAC comme étant en péril pourraient ensuite jouir de la protection légale et des mesures rétablissement prévues par la Loi sur les espèces en péril. Note 155 Dans l'EBIO, 93 espèces, sous-espèces ou populations animales ont été évaluées par le COSEPAC ou sont candidates pour une évaluation, et 54 d'entre elles sont protégées par la Loi sur les espèces en péril (tableau 10). Parmi les espèces végétales présentes dans l'EBIO, 28 ont été évaluées par le COSEPAC ou sont candidates pour une évaluation, et 20 sont protégées par la Loi sur les espèces en péril(tableau 11).

Tableau 10. Nombre d'espèces, de sous-espèces et de populations animales qui sont présentes dans les régions de la Thompson et de l'Okanagan et ont été évaluées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) Note 156
Situation selon le
COSEPAC
AmphibiensOiseaux
reproducteurs
Gastropodes
et bivalves
InsectesMammifèresPoissons à
nageoires
rayonnées
Reptiles et
tortues
Nombre
total
Disparues du pays ou de
la planète
------11
En voie de disparition281416224
Menacées16-222215
Préoccupantes27-285529
Non en péril29--22217
Candidates pour une
évaluation
-2-1-1-4
Données insuffisantes----21-3
Nombre d'espèces
évaluées par le
COSEPAC
7321915171293
Nombre d'espèces
protégées par la Loi sur
les espèces en péril
51816106854

Les données visent des sous-espèces ou des populations dans les cas où celles-ci ont été cotées séparément.
Les régions de la Thompson et de l'Okanagan sont deux régions établies par le ministère de .
l'Environnement de la Colombie-Britannique dont l'ensemble correspond approximativement à l'EBIO.
Source: BC Ministry of Environment, 2011 Note 155

Tableau 11. Nombre d'espèces végétales qui sont présentes dans les régions de la Thompson et de l'Okanagan et ont été évaluées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) Note 156
Conservation Status RankVascularNon-vascularTotals
Disparues du pays ou de la planète---
En voie de disparition11213
Menacées415
Préoccupantes213
Non en péril4-4
Candidates pour une évaluation112
Données insuffisantes1-1
Nombre d'espèces évaluées par le
COSEPAC
23528
Nombre d'espèces protégées par la
Loi sur les espèces en péril
16420

Les régions de la Thompson et de l'Okanagan sont deux régions établies par le ministère de
l'Environnement de la Colombie-Britannique dont l'ensemble correspond approximativement à l'EBIO.
Source: BC Ministry of Environment, 2011 Note 154

Écosystèmes préoccupants sur le plan de la conservation

NatureServe évalue également les écosystèmes (communautés écologiques) et leur attribue une cote de conservation à l'échelle de l'Amérique du nord, et le Centre de données sur la conservation de la Colombie-Britannique (BC Conservation Data Centre) en fait autant à l'échelle de la province. On travaille actuellement à répertorier les communautés écologiques de Colombie-Britannique. Note 151 L'EBIO renferme 54 écosystèmes dont la situation est préoccupante à l'échelle mondiale et 185 écosystèmes dont la situation est préoccupante à l'échelle provinciale (tableau 12). Pour de plus amples renseignements sur les divers écosystèmes, consulter les sections « Forêts », à la page 15, « Prairies », à la page 21, « Milieux humides », à la page 28, « Lacs et cours d'eau », à la page 31, et « Conversion des écosystèmes », à la page 43.

Tableau 12. Nombre d'écosystèmes (communautés écologiques) préoccupants sur le plan de la conservation à l'échelle mondiale (cote G, nombre de gauche) et à l'échelle provinciale (cote S, nombre de droite), dans les régions de la Thompson et de l'Okanagan.
Cote de
conservation
Milieux
alpins
Forêts et
autres
arboraies
Prairies,
herbaçaies
latifoliées et
arbustaies
Milieux
humides et
riverains
Total
Disparu du pays ou
de la planète
0 / 00 / 00 / 00 / 00 / 0
Historique0 / 00 / 00 / 00 / 00 / 0
Gravement en péril0 / 01 / 61 / 53 / 115 / 22
En péril1 / 06 / 316 / 135 / 1818 / 62
Vulnérable0 / 07 / 672 / 322 / 3131 / 101
Nombre total
d'écosystèmes
préoccupants
1 / 014 / 1049 / 2130 / 6054 / 185
Non en péril ou
apparemment non
en péril
2 / 16 / 828 / 410 / 726 / 94
Non classé ou non
classable
45 / 47167 / 130 / 2227 / 0269 / 70
Nombre total
d'écosystèmes
évalués
481874767349

Certains écosystèmes appartiennent à plus d'un groupe; par exemple, l'écosystème à Betula occidentalis
et Rosa spp. (bouleau fontinal et rosiers) est classé principalement dans le groupe des milieux riverains et
secondairement dans celui des arbustaies. Aux fins de la présente analyse, chaque écosystème a été
attribué au groupe où il est classé principalement.
Les régions de la Thompson et de l'Okanagan sont deux régions établies par le ministère de
l'Environnement de la Colombie-Britannique dont l'ensemble correspond approximativement à l'EBIO.
Source: BC Ministry of Environment (2011) Note 154

Espèces présentant un intérêt particulier

Oiseaux

Depuis les années 1970 jusqu'en 2006, l'abondance des oiseaux terrestres a diminué de façon significative (p < 0,05) dans tous les types de milieux de l'EBIO, sauf les arbustaies et milieux transitoires, où elle a augmenté (figure 50). Note 157 Les déclins observés dans les populations d'oiseaux ont été imputés à l'impact cumulatif de la transformation des écosystèmes en terres agricoles, du surpâturage, de la récolte forestière, des infestations d'insectes nuisant à l'habitat des oiseaux, de la fragmentation des milieux naturels, de l'urbanisation, de la modification du régime d'incendies et des espèces exotiques envahissantes. Note 158 Note 159 Note 160 Note 161

Figure 50. Évolution de l'indice d'abondance des oiseaux, dans cinq types de milieux, de 1973 à 2006. Cet indice est une estimation du nombre moyen d'individus qui seraient dénombrés par un observateur moyen, une année donnée, le long d'un itinéraire choisi de manière aléatoire.
Cet indice est une estimation du nombre moyen d'individus qui seraient dénombrés par un observateur
moyen, une année donnée, le long d'un itinéraire choisi de manière aléatoire.
Source: Downes et al. (2011) Note 157

graphique

Description longue pour la figure 50

Cette figure comporte cinq graphiques linéaires simples montrant l'évolution des indices d'abondance. Ils montrent les informations suivantes :

Données de la figure 50
AnnéeArbustaies et
milieux
transitoires
PrairiesAutres milieux
dégagés
Milieux urbains et
suburbaines
Forêts
197343.540.2119.2136.3201.7
197447.138.793.1192.5220.6
197550.255.4107.8177.3233.1
197662.655.6127.1138.3230.1
197746.648.4106.5125.6195.9
197850.154.5133.5160.1198.9
197954.247.2143.2130.7227.5
198058.747.6115.1169.6229.0
198157.147.1103.3138.2203.6
198263.734.599.5118.2154.7
198348.139.777.2119.9204.6
198460.843.690.7132.8240.0
198556.935.794.4140.8183.1
198655.338.195.6122.5258.6
198763.847.3113.0166.0268.6
198860.837.1106.1147.3261.0
198958.247.685.2125.4226.9
199065.642.5100.9135.3225.9
199177.941.283.5128.0226.6
199260.749.2104.6136.4223.1
199364.439.791.1110.2207.0
199460.234.597.9116.8229.8
199557.031.493.3125.6218.4
199655.332.177.3120.5207.0
199755.026.185.4138.0186.4
199859.133.178.2119.1180.4
199955.130.683.5115.1162.7
200054.427.176.5116.0185.4
200157.428.573.1106.8202.8
200256.424.763.598.0170.2
200359.221.762.2108.6177.8
200460.126.469.5109.5177.1
200555.030.063.6106.1152.8
200666.636.566.0108.5166.4
Chevêche des terriers

La chevêche des terriers est un oiseau terricole qui utilise comme lieux de nidification et de repos les terriers des spermophiles, des chiens de prairie et des blaireaux. Son habitat est de plus en plus restreint, à mesure que les prairies à graminées courtes sont transformées en terres agricoles. Note 162 De plus, l'usage des pesticides a réduit la quantité de nourriture à laquelle elle a accès. Note 163 De 1990 à 2000, le nombre d'individus a baissé de 90 % Note 163, et l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en 1995 Note 163. La population vivant à l'état sauvage en Colombie-Britannique a été augmentée à l'aide d'un programme d'élevage en captivité entrepris en 1992. Note 164

Moqueur des armoises

Le moqueur des armoises (Oreoscoptes montanus) est un des oiseaux les plus rares du Canada. Il se rencontre dans les peuplements mûrs d'armoises arbustives, qui menacent d'être détruits pour l'agriculture intensive, la construction domiciliaire et l'aménagement de terrains de golf. Note 165 Dans le sud des vallées de l'Okanagan et de la Similkameen, la perte d'habitat a réduit le nombre des adultes nicheurs, qui est tombé à moins de 30 individus. Note 165 L'espèce a été désignée « en voie de disparition » en 1992. Note 154

Pic de Williamson

Le pic de Williamson a pour habitat des peuplements mûrs de mélèze de l'Ouest, qui sont en train d'être détruits par la récolte forestière et le déboisement. Note 166 En 2005, on a estimé que l'espèce comptait 430 adultes nicheurs, dont 85 % se trouvaient dans le sud de l'Okanagan (population d'Okanagan–Greenwood). Note 166 L'espèce a été désignée « en voie de disparition » en 2005. Note 154

Ongulés

Plusieurs espèces d'ongulés de l'EBIO font l'objet d'un prélèvement par les Premières Nations et les chasseurs sportifs. La plupart des populations d'ongulés ont été stables ou en augmentation dans l'EBIO au cours de la période 2008–2011, à l'exception des populations de caribou (Rangifer tarandus) et de chèvre de montagne (Oreamnos americanus) (tableau 13). Note 167

Tableau 13. Situation et tendances (2008–2011) des populations d'ongulés de l'écozone+du Bassin intérieur de l'Ouest.
EspèceRégion de la Thompson : Effectif estimatif et tendance de la populationRégion de l'Okanagan : Effectif estimatif et tendance de la population
Cerf mulet (Odocoileus hemionus)35 000 – 55 000;
en augmentation
28 000 – 42 000;
en augmentation
Cerf de Virginie (Odocoileus virginianus)5 000 – 8 000; en augmentation31 000 – 44 000; en augmentation
Cerf à queue noire (Odocoileus hemionus
columbianus)
1 000 – 2 000; en augmentation0
Orignal (Alces alces)8 000 - 12 000; en augmentation2 000 - 3 000; stable
Wapiti (Cervus canadensis)300 - 400;
stable ou en augmentation
1 000 - 1 500; en augmentation
Caribou200 – 300; en déclin5 – 15; stable
Mouflon d'Amérique Table Footnote a2 000 - 2 500; en augmentation1 000 - 1 200; stable ou en augmentation
Chèvre de montagne1 400 - 2 000; en déclin200 - 300; stable

Source : BC Ministry of Forests, Lands et Natural Resource Operations (2011) Note 167

Table Footnote

Footnote 1

La région de la Thompson abrite à la fois les sous-espèces canadensis et californiana du mouflon d'Amérique; la région de l'Okanagan n'abrite que la sous-espèce californiana.
Tendances : « en déclin » signifie que le déclin est supérieur à 20 %, « stable » signifie que le changement est inférieur à 20 %, et « en augmentation » signifie que l'augmentation est supérieure à 20 %.
Les régions de la Thompson et de l'Okanagan sont deux régions établies par le ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique dont l'ensemble correspond approximativement à l'EBIO.

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Les deux sous-espèces du mouflon d'Amérique (Ovis canadensis californiana et O. c. canadensis) sont des ongulés emblématiques de l'écozone+. En Colombie-Britannique, leur aire de répartition se limite essentiellement à l'EBIO. Le mouflon d'Amérique est un ongulé spécialiste, dont l'habitat se limite aux versants abrupts dégagés. La sous-espèce californiana a fait l'objet d'une chasse excessive dans le passé, mais ses populations ont connu une augmentation jusqu'en 1999; cette année-là, la pneumonie a tué 70 % de la population du sud de l'Okanagan (Figure 51). Note 22 Note 168 Pour de plus amples renseignements, consulter la publication Pathogènes et maladies de la faune au Canada. Note 169

Figure 51. Évolution de l'effectif du mouflon d'Amérique de la sous-espèce Californiana dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, de 1900 à 2008.
Sources : Données tirées de Demarchi et al. (2000) Note 168 et de BC Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations (2011) Note 167 ainsi que de données inédites de G. Kuzyk, BC Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations

graphique

Description longue pour la figure 51

Ce graphique linéaire simple montre les informations suivantes :

Données de la figure 51
1900 - Nombre d'individus1950 - Nombre d'individus1970 - Nombre d'individus1975 - Nombre d'individus1983 - Nombre d'individus1993 - Nombre d'individus1996 - Nombre d'individus2002 - Nombre d'individus2004 - Nombre d'individus2008 - Nombre d'individus
1350150016501850225030004500283828383460
Carnivores

L'aire de répartition nord-américaine des grands carnivores s'est contractée à mesure que les Européens colonisaient le territoire et persécutaient les prédateurs (Figure 52). Note 170 Par exemple, le blaireau d'Amérique et le carcajou (Gulo gulo) ont été persécutés, piégés et, jusque durant les années 1950, empoisonnés par les appâts destinés au loup. Note 171

Le loup (Canis lupus) faisait l'objet d'une extermination délibérée et était sans doute disparu de l'EBIO en 1968. Note 172 Cependant, l'espèce a par la suite recolonisé la région de la Thompson, jusqu'à atteindre une densité de 2,8 à 3,1 par millier de km carrés. Note 173 Le loup est également revenu dans le sud de l'Okanagan Note 174, mais on n'en connaît pas la densité dans cette région. Les populations de loup sont également en augmentation dans les Kootenays, Note 175 région située à l'est de l'EBIO.

L'ours grizzli (Ursus arctos) est disparu de la plus grande partie de l'écozone+(Figure 53). Note 176 La perturbation et la fragmentation associées au réseau routier et à la circulation hors-route ont un impact direct sur cette espèce. Note 177 Les autres grands carnivores présents dans l'EBIO sont le lynx (Lynx canadensis), le couguar (Puma concolor), et l'ours noir (Ursus americanus).

Figure 52. Contraction de l'aire de répartition des grands carnivores en Amérique du Nord
Source: Hummel et Ray, 2008 Note 170

carte

Description longue pour la figure 52

Ces trois cartes montrent la répartition actuelle et historique de trois carnivores qui ont perdu la moitié de leur aire de répartition antérieure. Le loup gris, dont l'aire de répartition s'étendait autrefois à presque toute l'Amérique du Nord, occupe maintenant principalement le Canada et l'Alaska. L'aire de répartition de l'ours grizzli couvrait autrefois tout l'Ouest de l'Amérique du Nord et ne couvre plus que le nord-ouest de l'Amérique du Nord et l'Alaska. Le carcajou, qu'on trouvait auparavant au Canada et dans le nord des États-Unis, n'occupe plus que le centre-nord et le nord-ouest du Canada.

Figure 53. Répartition de l'ours grizzli en Colombie-Britannique, en 2004.
Source : BC Ministry of Environment, 2010. Note 178 Information fournie par le gouvernement de la Colombie-Britannique aux termes du système Open Government License for Government of BC Information, v.BC1.0.

carte

Description longue pour la figure 53

Cette carte montre que l'ours grizzli est disparu d'à peu près toute l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest. On trouve toujours des populations menacées dans la partie ouest de l'Écozone+ et une population viable dans un petit secteur du nord-est.

Poissons
Saumon coho

Bien que le saumon coho (Oncorhynchus kisutch) ne soit pas désigné à titre d'espèce en péril à l'échelle de la province, la population du Fraser intérieur est considérée comme une espèce en voie de disparition par le COSEPAC depuis 2002. Note 179 De 1990 à 2000, cette population a connu un déclin de 60 % (Figure 54) dû aux changements survenus dans son habitat et à la surexploitation. Note 179

Figure 54. Effectif total estimatif de la population de saumon coho du Fraser intérieur (selon les prélèvements par la pêche, les échappées et les prises en mer) dans le Fraser, le cours inférieur de la Thompson, la Thompson Nord et la Thompson Sud, de 1975 à 2001.
Les données ne sont disponibles qu'à partir de 1998 pour le haut Fraser et le canyon du Fraser.
Source: Données du COSEPAC (2002) Note 179, mises à jour selon Irvine et al. (2001) Note 180

graphique

Description longue pour la figure 54

Ce diagramme linéaire à quatre courbes montre les informations suivantes :

Données de la figure 54
AnnéeThompson SudThompson NordCours inférieur
de la Thompson
19751835469754-
19761226864713-
197726572133975-
197825028122364-
197931918149670-
19802198932996-
19811289564524-
198218308132382-
198319392109816-
19844818321769217205
1985532041413495973
1986481863041136511
1987455641185949153
19888480224515013843
198948496864559763
1990326779754217021
1991128964521712619
19926412511891725905
1993150457766769916
19947915177029217
19958261512724509
199610667746454509
19973418112957037
1998532198102828
1999337998015502
2000391972824616
2001142352841810568
Saumon kokani

Le saumon kokani est en fait un saumon rouge qui vit et se reproduit dans les lacs. Dans l'EBIO, ce poisson était autre fois pêché par les Premières Nations Note 181, et il a déjà fait l'objet d'une pêche sportive.Le saumon kokani du lac Okanagan comprend deux stocks génétiquement distincts, qui frayent respectivement dans les cours d'eau et près des rives du lac Note 182, Note 183 L'effectif des deux stocks a connu un déclin, passant de plus de 450 000 reproducteurs, au début des années 1970, à moins de 50 000 reproducteurs frayant près des rives et moins de 10 000 reproducteurs frayant dans les cours d'eau, au milieu des années 1990, ce qui entraîné une fermeture de la pêche sportive. Note 46 En 2011, l'effectif estimatif comprenait 276 000 reproducteurs frayant près des rives et 17 700 reproducteurs frayant dans les cours d'eau. Note 184 Les déclins ont été imputés à une diminution de la productivité des lacs, due à des initiatives de réduction des apports d'éléments nutritifs, à une dégradation des milieux riverains par le développement foncier, l'exploitation forestière et les activités récréatives, à une baisse du niveau des lac liée à la lutte contre les inondations ainsi qu'à la compétition alimentaire des crevettes de la famille des Mysidés. Note 185 Voir également les sections « Destruction des milieux naturels », à la page 18, « Charge des lacs en éléments nutritifs », à la page 57, et « Espèces aquatiques envahissantes », à la page 48.

Saumon rouge

Les remontées du saumon rouge (ou saumon sockeye) de l'Okanagan ont connu de grandes fluctuations, atteignant plus de 200 000 individus en 1967 et tombant à moins de 5 000 en 1963, en 1994, en 1995 et en 1998. Les déclins catastrophiques qu'ont connus ces remontées depuis le début jusqu'au milieu des années 1960 ont coïncidé avec la construction de cinq barrages sur le fleuve Columbia. Note 186 À l'heure actuelle, au cours de sa migration amont, le saumon rouge doit traverser neuf barrages sur le Columbia, puis le barrage Zosel, qui retient les eaux du lac Osoyoos. En 2009, le barrage McIntyre a été modifié de manière à permettre le passage du saumon rouge. Note 59 En 2004, l'Alliance de la nation Okanagan a entrepris un programme expérimental de réintroduction en relâchant des alevins de saumon rouge dans la rivière Okanagan en amont du lac Skaha. Note 112, Note 187

Truite steelhead

La truite steelhead (ou saumon arc-en-ciel) est en fait une variété de truite arc-en-ciel qui descend à la mer et revient en eau douce pour frayer. La population de truite steelhead de la rivière Thompson connaît actuellement un déclin (Figure 55) principalement dû aux prises accessoires survenant dans le cadre de la pêche commerciale au saumon. Note 188

Figure 55. Effectif reproducteur estimatif de la truite arc-en-ciel dans le bassin de la Thompson, de 1984 à 2008.
Source : Données inédites fournies par Rob Bison, du ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique, à Kamloops

graphique

Description longue pour la figure 55

Ce diagramme linéaire simple montre les informations suivantes :

Données de la figure 55
AnnéeEffectif reproducteur estimatif de la truite
19841115
19853514
19862326
19871675
19881500
19891671
19901200
19911200
1992900
19932955
19942660
19952591
19961019
19973000
19981470
19992419
2000835
20011880
20021672
20031344
20041165
20052000
20061800
2007870
20081000
Esturgeon blanc

L'esturgeon blanc (Acipenser transmontanus), le plus grand des poissons d'eau douce du Canada, est en péril en Colombie-Britannique et a été désigné « espèce en voie de disparition » par le COSEPAC. Note 154, Note 189 Une des six populations de l'espèce présentes en Colombie-Britannique vit dans l'EBIO, celle du Fraser moyen. L'effectif de cette population a été estimé à 3 800 individus (mesurant plus de 50 cm de longueur à la fourche) en 2003, et ses tendances demeurent inconnues. Note 190 L'esturgeon blanc croît lentement et met du temps à atteindre la maturité, ce qui le rend particulièrement vulnérable à la surpêche, à la dégradation ou destruction de son habitat ainsi qu'au développement de l'aquaculture Note 191 La population d'esturgeon blanc du Fraser moyen fait actuellement l'objet d'une pêche sportive avec remise à l'eau des prises. Note 191

Plantes

L'EBIO abrite de nombreuses plantes rares et d'aspect particulier, dont le psilocarphe nain (Pterygoneurum kozlovii var. brevissimus), l'orthocarpe barbu (Orthocarpus barbatus), le polystic de Lemmon (Polystichum lemmonii), le calochorte de Lyall (Calochortus lyallii), l'azolle du Mexique (Azolla mexicana), le polystic faux-lonchitis (Polystichum lonchitis), l'ammannie robuste (Ammannia robusta), l'aster feuillu (Symphyotrichum frondosum), le collomia délicat (Collomia tenella), le lipocarphe à petites fleurs, l'antennaire stolonifère (Antennaria flagellaris), le rotala rameux (Rotala ramosior) ainsi que quatre mousses (le Pterygoneurum kozlovii, le Bryoerythrophyllum columbianum, le Microbryum vlassovii et l'Entosthodon rubiginosus). La plupart de ces plantes sont désignées à l'échelle provinciale et fédérale, et on trouvera plus d'information à leur sujet dans leurs plans et programmes de rétablissement respectifs.

Constatation clé 18
Productivité primaire

Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
La productivité primaire a augmenté dans plus de 20 % du territoire végétalisé au Canada au cours des 20 dernières années et elle a également augmenté dans certains écosystèmes d'eau douce. L'ampleur et la période de productivité primaire changent dans tout l'écosystème marin.

L'indice de végétation par différence normalisée (IVDN), calculé à partir de données de télédétection, indique la quantité et la vigueur de la végétation verte et constitue ainsi une mesure indirecte de la productivité primaire. Le degré de signification des analyses de tendances a été évalué pour un intervalle de confiance de 95 %, à l'aide d'un test de Mann-Kendall. Note 192 De 1985 à 2006, dans l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, l'IVDN a augmenté sur 16 713 km2 (30,1 % du territoire) et diminué sur 1 035 km2 (1,3 % du territoire) (Figure 56). Les augmentations sont survenues dans des zones de forêt mixte et pourraient être indicatrices d'une régénération consécutive à une coupe forestière à grande échelle. Les diminutions sont survenues dans des zones disséminées dans l'ensemble de l'écozone+ et principalement occupées par des forêts de conifères, mais on n'en connaît pas les causes. Note 12

Figure 56. Changements de l'indice de végétation par différence normalisée dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, de 1985 à 2006.
Source : Ahern et al. (2011) Note 12

carte

Description longue pour la figure 56

Cette carte illustre la tendance de l'indice de végétation par différence normalisée dans l'Écozone+. De 1985 à 2006, l'indice a augmenté sur 16 713 km2 (30,1 % du territoire) et diminué sur 1 035 km2 (1,3 % du territoire). Les hausses ont été associées aux zones de forêt mixte un peu partout dans l'Écozone+. Les baisses sont survenues dans des secteurs disséminés dans la partie centrale de l'Écozone+ qui étaient principalement occupées par des forêts de conifères, mais on ne connaît pas la cause de ces diminutions.

Constatation clé 19
Perturbations naturelles

Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
La dynamique des régimes de perturbations naturelles, notamment les incendies et les vagues d'insectes indigènes, est en train de modifier et de refaçonner le paysage. La nature et le degré du changement varient d'un endroit à l'autre.

Les écosystèmes de l'EBIO ont été modelés par plusieurs facteurs interdépendants, dont le climat, les incendies de grande étendue associés à la colonisation européenne, l'exploitation forestière, la lutte contre les incendies et les infestations d'insectes. La perturbation était autrefois surtout due aux incendies et aux infestations d'insectes, alors que depuis 1950 elle est plutôt causée par l'exploitation forestière et les infestations d'insectes; cependant, la superficie touchée annuellement n'a pas diminué. Note 193

Incendies

Le feu est d'importance primordiale pour les écosystèmes de l'EBIO, particulièrement dans trois des zones biogéoclimatiques de la province : la zone à graminées cespiteuses, la zone à pin ponderosa ainsi que les parties les plus sèches de la zone intérieure à douglas. Autrefois, les perturbations naturelles étaient sans doute de nature variée et épisodique, à diverses échelles spatiales et temporelles. Note 193 Étant donné la grande variabilité saisonnière et annuelle du climat et l'impact de la foudre dans une topographie complexe, le régime de perturbation était probablement hétérogène. Note 193

Perturbation naturelle par les grands incendies

Depuis les années 1960 jusqu'aux années 1990, le centre-sud de la Colombie-Britannique a connu moins d'incendies, le Service des forêts ayant pris des mesures de protection vigoureuses (Figure 57). Note 194 La suppression des cycles normaux d'incendie a provoqué une accumulation de matières ligneuses combustibles, ce qui a créé des conditions propices aux incendies plus intenses entraînant un remplacement des peuplements. Note 195 Note 196 Note 197 Note 198 La suppression des incendies a pour effet d'allonger le cycle de feu, ce qui permet aux pinèdes de vieillir et augmente ainsi leur vulnérabilité aux infestations de dendroctone du pin ponderosa. Note 199, Note 200 Les grandes infestations d'insectes indigènes sont traitées plus en détail à la page 89. De plus, la suppression des incendies permet à certains types de forêts d'empiéter sur les prairies et les forêts de pin ponderosa, Note 201, ce qui réduit l'habitat des espèces ayant besoin de paysages dégagés. Note 14 Dans les vallées de l'Okanagan Sud et de la basse Similkameen, la densité de conifères a augmenté entre les périodes 1938–1985 et 1985–1996 dans les sites épargnés par les incendies. Note 202

En moyenne, seulement 54 km2 (0,1 %) de la superficie boisée de l'EBIO brûle chaque année. Au cours des années 2000, la superficie brûlée par des grands incendies a augmenté, passant à plus de 156 km2 en moyenne (Figure 58), Note 203, peut-être en raison du changement climatique Note 204, de l'accroissement de la charge en matières combustibles dû à la suppression à long terme des incendies Note 204 ainsi que de l'interaction entre les incendies de forêt et l'infestation de dendroctone du pin ponderosa. Note 205

Figure 57. Superficie touchée par de grands incendies (plus de 2 km2) au cours de chaque décennie (diagramme du haut) et répartition des grands incendies (carte du bas), dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, depuis les années 1960 jusqu'aux années 2000
Source : Krezek-Hanes et al. (2011) Note 203

carte

Description longue pour la figure 57

Le diagramme à barres du haut montre les informations suivantes :

Données de la figure 57
1960s - Superficie brûlée (km2)1970s - Superficie brûlée (km2)1980s - Superficie brûlée (km2)1990s - Superficie brûlée (km2)2000s - Superficie brûlée (km2)
344.05400.87190.84463.87156.2

La carte du bas montre où ont eu lieu les grands incendies. Ceux-ci étaient répartis un peu partout dans l'Écozone+. Les grands incendies des années 2000 ont touché le nord-est et le sud-ouest de l'Écozone+ ainsi que les environs de Kelowna.

Figure 58. Superficie touchée chaque année par de grands incendies, dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, de 1959 à 2007.
Tendance établie uniquement en fonction des grands incendies (> 2 km2), et non de la superficie incendiée totale.
Source: Krezek-Hanes et al. (2011) Note 203

graphique

Description longue pour la figure 58

Ce diagramme à barres montre les informations suivantes :

Données de la figure 58
AnnéeSuperficie brûlée (km2)
19590
1960171
196124
196231
19630
19640
196510
19660
196739
19680
196968
1970148
1971113
19729
197392
197424
19756
19760
19770
19780
19799
19802
19810
19822
19830
198422
1985109
19867
198740
19882
19897
19907
19919
19929
19930
199448
1995148
199672
199717
1998147
19998
200040
200158
200240
2003791
2004122
200533
2006160
20076

Grandes infestations d'insectes indigènes

Les grandes infestations d'insectes indigènes jouent un rôle de premier plan dans le fonctionnement des écosystèmes. Note 206 En 1994, environ deux douzaines d'insectes ravageurs, principalement des lépidoptères et des coléoptères, avaient déjà dégradé des forêts de valeur commerciale et des exploitations horticoles de l'EBIO. Note 207 De plus, le changement dans la couverture forestière causé par la mort des arbres et la coupe de récupération risque d'accroître le risque d'inondation et de menacer ainsi les pêches et les écosystèmes aquatiques. Note 208

Les deux principaux insectes ravageurs de l'EBIO sont le dendroctone du pin ponderosa (Dendroctonus ponderosae) et la tordeuse occidentale de l'épinette (Choristoneura occidentalis), responsables de plus de 90 % des dégâts causés par des insectes dans l'écozone+ en 2009. Note 209 Les autres insectes qui provoquent des dommages dans les forêts de l'EBIO sont le scolyte du sapin de l'ouest (Dryocetes confusus), le dendroctone de l'épinette (Dendroctonus rufipennis), la chenille à houppes du douglas (Orgyia pseudotsugata) et la mineuse des feuilles du tremble (Phyllocnistis populiella).

Dendroctone du pin ponderosa

La superficie touchée par le dendroctone du pin ponderosa a augmenté en Colombie-Britannique de 1999 à 2009 (Figure 59). Dans l'EBIO, la superficie touchée est passée de 500 km2 en 2003 à un sommet de 8 100 km2 en 2008 (Figure 60).

Figure 59. Superficie infestée par le dendroctone du pin ponderosa en Colombie Britannique, en 1999 et en 2009
Source : Données de BC Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations, 2011 Note 210

carte

Description longue pour la figure 59

Ces cartes montrent le pourcentage cumulatif de superficie de pins tués en 1999 et en 2009 dans toute la Colombie-Britannique. En 1999, la plupart des infestations par le dendroctone avaient eu lieu dans le centre de la province et seules quelques pullulations avaient frappé l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest. En 2009, les infestations s'étaient répandues dans toute la province, y compris dans l'Écozone+.

Figure 60. Superficie de forêt touchée par le dendroctone du pin ponderosa dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest et dans l'ensemble de la Colombie-Britannique, de 1975 à 2009.
La catégorie « défoliation faible » inclut les traces de défoliation et la défoliation légère.
Source : Données tirées de BC Ministry of Forests and Range (2010) Note 209 and the National ainsi que de la Base de données nationale sur les forêts (2010) Note 211

graphique

Description longue pour la figure 60

Ce graphe à barres empilées montre les informations suivantes :

Données de la figure 60
AnnéeBassin intérieur de l'Ouest - faible
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Ouest - modérée
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Ouest - grave
Superficie touchée (km2)
totale
(C.-B.)
1975000300
1976000440
1977000600
1978000780
1979000690
19800001,540
19810001,600
19820002,900
19830004,620
19840004,620
19850003,000
1986000940
1987000660
1988000630
1989000530
1990000414
1991000496
1992000448
1993000491
199400032
1995000400
1996000560
1997000-
1998000-
1999191137371,646
200011981142,840
2001145102627,855
20021771355619,686
20032431868640,668
20041,32857139570,219
20053,0391,373072687,361
20063,0442,1641,50892,434
20073,8912,5211,584100,519
20085,4302,12161378,420
20093,8171,49936689,534
Tordeuse occidentale de l'épinette

La tordeuse occidentale de l'épinette privilégie les zones sèches de basse altitude peuplées de douglas. C'est pourquoi la majeure partie de son aire de répartition, en Colombie-Britannique, se trouve dans l'EBIO (Figure 61). La superficie annuelle de défoliation due à cet insecte dans l'EBIO a augmenté et a fini par atteindre en 2007 un sommet de 3 800 km2 (Figure 62). La plus grande partie de la défoliation a été jugée faible ou modérée. Note 209

Figure 61. Superficie de défoliation due à la tordeuse occidentale de l'épinette dans l'écozone+du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2008.
Source : Données du BC Ministry of Forests and Range (2010) Note 209

carte

Description longue pour la figure 61

Cette carte montre les secteurs de l'Écozone+ touchés par une défoliation faible, modérée et grave en raison de la tordeuse occidentale de l'épinette, en 2008. Les secteurs de défoliation faible étaient répartis un peu partout dans l'Écozone+. Les secteurs de défoliation modérée étaient concentrés au centre de la limite nord de même que dans le sud-ouest de l'Écozone+. Il y avait pas de secteurs de défoliation grave.

Figure 62. Superficie de défoliation due à la tordeuse occidentale de l'épinette dans l'Écozone+du Bassin intérieur de l'Ouest et dans l'ensemble de la Colombie Britannique, de 1999 à 2009
La catégorie « défoliation faible » inclut les traces de défoliation et la défoliation légère.
Source : Analyse fondée sur des données tirées de BC Ministry of Forests et Range (2010) Note 209

graphique

Description longue pour la figure 62

Ce graphe à barres empilées montre les informations suivantes :

Données de la figure 62
AnnéeBassin intérieur de l'Ouest - faible
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Ouest - modérée
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Ouest - grave
Superficie touchée (km2)
totale
(C.-B.)
199960012
200014150147
2001231801,236
20021,6685774,874
20038625065,222
200475613636,237
200585918914,640
20061,8291,497327,769
20073,190598138,473
20083,2584507,822
20092,590829187,661
Scolyte du sapin de l'ouest

Le scolyte du sapin de l'ouest s'attaque aux diverses espèces de sapins (Abies spp.) qui poussent en altitude moyenne à élevée. La figure 63 montre la superficie de forêt touchée chaque année, de 1999 à 2009, dans l'EBIO et dans l'ensemble de la Colombie-Britannique. La majeure partie des forêts touchées par cet insecte se trouvent dans l'écozone+ de la Cordillère montagnarde, à climat plus frais que l'EBIO et située au nord et à l'est de celle-ci. Le scolyte du sapin de l'ouest touche habituellement les mêmes peuplements d'une année à l'autre, sous forme d'infestations chroniques et éparses de faible intensité. Note 212

Figure 63. Superficie touchée par le scolyte du sapin de l'ouest dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest et dans l'ensemble de la Colombie-Britannique, de 1999 à 2009.
La catégorie « défoliation faible » inclut les traces de défoliation et la défoliation légère.
Source : Analyse fondée sur des données tirées de BC Ministry of Forests et Range (2010) Note 209

graphique

Description longue pour la figure 63

Ce graphe à barres empilées montre les informations suivantes :

Données de la figure 63
AnnéeBassin intérieur de l'Ouest - faible
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Ouest - modérée
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Ouest - grave
Superficie touchée (km2)
totale
(C.-B.)
199983606,074
20001081205,588
200114614110,727
20021194309,905
200313823013,903
200423426120,176
20056214118,463
20067424011,942
20076738015,647
2008576105,321
20096334017,277
Dendroctone de l'épinette

Dans l'EBIO, le dendroctone de l'épinette n'est responsable que d'une proportion relativement faible des dommages dus à des insectes, mais la superficie touchée ne concorde pas avec la tendance observée à l'échelle de la province. En Colombie-Britannique, la superficie touchée annuellement par le dendroctone de l'épinette a atteint un sommet en 2003 et a diminué par la suite, tandis que dans l'EBIO elle a continué d'augmenter (Figure 64). La contribution de l'EBIO à la superficie totale de forêts touchée par cet insecte en Colombie-Britannique est ainsi passée de 0,1 % en 1999 à 47 % en 2009. Note 212

Figure 64. Superficie de forêt touchée par le dendroctone de l'épinette dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest et dans l'ensemble de la Colombie-Britannique, de 1999 à 2009.
La catégorie « défoliation faible » inclut les traces de défoliation et la défoliation légère.
Source : Analyse fondée sur des données tirées de BC Ministry of Forests et Range (2010) Note 209

graphique

Description longue pour la figure 64

Ce graphe à barres empilées montre les informations suivantes :

Données de la figure 64
AnnéeBassin intérieur de l'Ouest - faible
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Ouest - modérée
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Oues - grave
Superficie touchée (km2)
totale
(C.-B.)
1999214506
20001221,060
200111831,060
200213502,690
2003181013,159
200492591,048
200520193556
200623444837
2007225216368
200845336279
2009227614308

Constatation clé 20
Réseaux trophiques

Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
Des changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans des milieux terrestres et dans des milieux d'eau douce et d'eau marine. La diminution ou la disparition d'éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.

Les espèces exotiques envahissantes perturbent les réseaux trophiques en consommant ou détruisant des espèces indigènes ou en éliminant leurs sources de nourriture. Introduites dans le lac Okanagan, des crevettes de la famille des Mysidés ont favorisé le déclin des populations de saumon kokani et de truite arc-en-ciel en consommant les cladocères zooplanctoniques qui servent également de nourriture aux deux poissons. Note 46 En raison de leur cycle de migration diurne, ces crevettes sont rarement capturées par les poissons et sont donc pratiquement exemptes de prédateurs dans le lac Okanagan. Pour de plus amples renseignements sur les crevettes de la famille des Mysidés, voir la section « Espèces aquatiques envahissantes », à la page 48. Pour de plus amples renseignements sur le saumon kokani, voir à la page 71.

La dynamique prédateur-proie peut être perturbée par un changement d'abondance visant plusieurs espèces de proies. Ainsi, si une espèce peu commune telle que la chèvre de montagne peut servir de proie de remplacement, son effectif risque de diminuer si la proie principale, comme le cerf mulet, devient moins abondante. Au milieu des années 1990, les mauvaises conditions hivernales ont réduit de moitié les populations de cerf mulet, et il se peut que le couguar ait adopté la chèvre de montagne comme proie de remplacement, ce qui expliquerait le déclin de cette espèce. Note 213 Comme le couguar et le cerf mulet ont retrouvé leurs effectifs antérieurs, l'effectif de la chèvre de montagne se refait graduellement, mais ce rétablissement est lent parce que la maturité de reproduction est relativement tardive chez cette espèce. Note 214

Note de contenu

Note 8

Pitt, M. and Hooper, T.D. 1994. Threats to biodiversity of grasslands in British Columbia. In Biodiversity in British Columbia: our changing environment. Edited by Harding, L.E. and McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 20. pp. 279-292.

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Note 12

Ahern, F., Frisk, J., Latifovic, R. et Pouliot, D. 2011. Surveillance à distance de la biodiversité : sélection de tendances mesurées à partir d'observations par satellite du Canada. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 17. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON.

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Note 14

Austin, M.A., Buffett, D.A., Nicolson, D.J., Scudder, G.G.E. et Stevens, V. (eds.). 2008. Taking nature's pulse: the status of biodiversity in British Columbia. Biodiversity BC. Victoria, BC. 268 p.

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Note 22

Demarchi, R.A. 2000. Bighorn sheep (Ovis canadensis) in accounts and measures for managing identified wildlife: accounts version 2004. British Columbia Ministry of Water, Land and Air Protection. Victoria, BC. 19 p.

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Note 26

Wikeem, B. et Wikeem, S. 2004. The grasslands of British Columbia. BC Grasslands Conservation Council. Kamloops, BC. 497 p.

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Note 50

Austin, M.A. et Eriksson, A. 2009. The biodiversity atlas of British Columbia. Biodiversity BC. 135 p.

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Note 59

Alex, K. 2010. Providing fish passage at McIntyre Dam. Bilateral Okanagan Basin Technical Working Group Meeting. 24 February, 2010. Penticton, BC. Meeting presentation.

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Note 94

Frid, L., Knowler, D., Murray, C., Myers, J. and Scott, L. 2009. Economic impacts of invasive plants in BC. Invasive Plant Council of BC and ESSA Technologies Ltd. Vancouver, BC. 105 p.

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Note 105

Rankin, C. 2004. Invasive alien species framework for BC: identifying and addressing threats to biodiversity: a working document to address issues associated with biodiversity in British Columbia. Biodiversity Branch, British Columbia Ministry of Water, Land and Air Protection. Victoria, BC. 108 p.

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Note 112

Rae, R. 2005. The state of fish and fish habitat in the Okanagan and Similkameen basins. Canadian Okanagan Basin Technical Working Group. Westbank, BC. 125 p.

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Note 142

Souhlas, T., MacMullan, E., Reich, S. and Hollingshead, A. 2013. Economic Analysis in the Okanagan Basin. ECONorthwest for the Okanagan Basin Water Board and the Okanagan Nation Alliance. Portland, OR. 85 p.

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Note 143

"Provincial Agricultural Land Commission. 2009. Business plan 2009/10. Provincial Agricultural Land Commisison. Burnaby, BC. 21 p.

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Note 144

Javorek, S.K. et Grant, M.C. 2011. Tendances de la capacité d'habitat faunique des terres agricoles du Canada, de 1986 à 2006. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 14. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. vi + 51 p.

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Note 145

McConkey, B.G., Lobb, D.A., Li, S., Black, J.M.W. et Krug, P.M. 2011. Érosion des terres cultivées : introduction et tendances au Canada. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 16. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. iv + 22 p.

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Note 146

Pitt, M. et Hooper, T.D. 1994. Threats to biodiversity of grasslands in British Columbia. Edited by Harding, L.E. et McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 20. pp. 279-292.

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Note 147

Marsh, J., Nouvet, S., Sanborn, P. et Coxson, D. 2006. Composition et function of biological soil crust communities along topographic gradients in grasslands of central interior British Columbia (Chilcotin) et southwestern Yukon (Kluane). Botany 84:717-736.

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Note 148

Krannitz, P.G. 2008. Response of antelope bitterbrush shrubsteppe to variation in livestock grazing. Western North American Naturalist 68:138-152.

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Note 149

Atwood, L. et Krannitz, P. 2000. Effect of the microbiotic crust of the antelope-brush (Purshia tridentata) shrub-steppe on soil moisture. In Proceedings of a Conference on the Biology et Management of Species et Habitats at Risk, Kamloops, BC. February 15-19, 1999. Edited by Darling, L.M. B.C. Ministry of Enviroment, Lands et Parks et University College of the Cariboo. Victoria, BC. Vol. 2, pp. 809-812.

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Note 150

NatureServe. 2012.About us [disponible seulement en anglais]. NatureServe. (consulté le 23 Mar. 2012).

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Note 151

BC Conservation Data Centre. 2012. BC Conservation Data Centre home [disponible seulement en anglais]. British Columbia Conservation Data Centre.
(consulté le 23 March, 2012).

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Note 152

Fraser, D.F. 2000. Species at the edge: the case for listing of "peripheral" species. In Proceedings of a Conference on the Biology et Management of Species et Habitats at Risk, Kamloops, Feb 15-19, 1999. Kamloops, BC. 15 February, 1999-19 February, 1999. Edited by Darling, M. British Columbia Ministry of Environment, Lands and Parks and University College of the Cariboo. Victoria, BC. pp. 49-54.

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Note 153

Bunnell, F.L. et Squires, K.A. 2004. Plagued by a plethora of peripherals: refining guidelines for peripheral taxa. In Proceedings of the Species at Risk 2004 Pathways to Recovery Conference. Victoria, BC, 2-6 March, 2004. Edited by Hooper, T.D. Pathways to Recovery Conference Organizing Committee. Victoria, BC.

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Note 154

BC Ministry of Environment. 2010. BC species and ecosystems explorer [disponible seulement en anglais]. British Columbia Ministry of Environment. (consulté le 9 juillet, 2010).

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Note 155

COSEPAC. 2009. COSEPAC et la Loi sur les espèces en péril [en ligne]. Comité sur la situation des espèces en périls au Canada. (consulté le 2 Jan. 2013).

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Note 156

COSEPAC. 2010. COSEPAC Comité sur la situation des espèces en péril au Canada [en ligne]. Gouvernement du Canada. (consulté le 7 juillet 2010).

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Note 157

Downes, C., Blancher, P. et Collins, B. 2011. Tendances relatives aux oiseaux terrestres au Canada, de 1968 à 2006. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 12. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. xi + 118 p.

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Note 158

Ritter, S. 2000. Idaho bird conservation plan. Version 1.0. Idaho Partners in Flight. Hamilton, MT. 167 p.

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Note 159

Partners in Flight British Columbia et Yukon. 2003. Canada's Great Basin Landbird Conservation Plan. Version 1.0. Partners in Flight British Columbia et Yukon. Delta, BC. 100 p.

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Note 160

Lance, A.N. et Phinney, M. 2001. Bird responses to partial retention timber harvesting in central interior British Columbia. Forest Ecology et Management 142:267-280.

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Note 161

Croteau, E., S.Lougheed, P.Krannitz, N.Mahony, B.Walker et P.Boag. 2007. Genetic population structure of the sagebrush brewer's sparrow, Spizella breweri breweri, in a fragmented landscape at the northern range periphery. Conservation Genetics 8:1453-1463.

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Note 162

McDonald, D., N.M.Korfanta et S.J.Lantz. 2004. The burrowing owl (Athene cunicularia): A technical conservation assessment. 76 p.

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Note 163

COSEPAC. 2006. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Chevêche des terriers (Athene cunicularia) au Canada . Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa, ON. vii + 31 p.

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Note 164

Burrowing Owl Recovery Implementation Group. 2008. Action plan for the burrowing owl (Athene cunicularia hypugaea) in British Columbia. British Columbia Ministry of Environment. Victoria, BC. 21 p.

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Note 165

COSEPAC. 2000. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Moqueur des armoises (Oreoscoptes montanus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa, ON. ix+30 p.

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Note 166

COSEPAC. 2005. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Pic de Williamson (Sphyrapicus thyroideus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa, ON. vii+50 p.

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Note 167

BC Ministry of Forests, Lands et Natural Resource Operations. 2011. BC ungulate species regional population estimates and status [en ligne]. British Columbia Ministry of Forests, Lands et Natural Resource Operations.

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Note 168

Demarchi, R.A., C.L.Hartwig et D.A.Demarchi. 2000. Status of the California bighorn sheep in British Columbia. Wildlife Bulletin No. B-98. British Columbia Ministry of Environment. Victoria, BC. 67 p.

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Note 169

Leighton, F.A. 2011.Pathogènes et maladies de la faune au Canada. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 7. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. v + 59 p.

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Note 170

Hummel, M. et Ray, J.C. 2008. Caribou and the north: a shared future. Dundurn Press. Timmins, ON. 287 p.

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Note 171

Hatler, D.F., Nagorsen, D.W. et Beal, A.M. 2008. Volume 5: the carnivores of British Columbia. Royal BC Museum Handbook: The Mammals of British Columbia. Royal BC Museum. Victoria, BC. 407 p.

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Note 172

Tompa, F.S. 1983. Status and management of wolves in British Columbia. In Wolves in Canada et Alaska: their status, biology, et management. Edited by Carbyn, L.N. Canadian Wildlife Service Report 45. Ottawa, ON. pp. 20-29.

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Note 173

Ministry of Forests Lands et Natural Resource Operations. 2012. Draft management plan for the grey wolf (Canis lupus) in British Columbia. 60 p.

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Note 174

Harris, B. 2013. Wolf sightings et reports 2004-2011. Unpublished data.

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Note 175

Mowat, G. 2007. Large carnivore population review for the Kootenay region. British Columbia Ministry of Environment, Kootenay Region. Nelson, BC. 32 p.

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Note 176

BC Ministry of Environment. 2010. Grizzly bear hunting: frequently asked questions [en ligne].British Columbia Ministry of Environment. (en anglais seulement)

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Note 177

Ross, P.I. 2002. Updated COSEWIC status report on the grizzly bear (Ursus arctos) in Canada, in COSEWIC assessment et update status report on the grizzly bear (Ursus arctos) in Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa, ON. 91 p.

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Note 178

BC Ministry of Environment. 2013. Grizzly bear population units [en linge]. (consulté le 14 March, 2013).

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Note 179

COSEPAC. 2002. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le saumon coho (Oncorhynchus kisutch) (population du Fraser intérieur) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa, ON. viii + 39 p.

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Note 180

Irvine, J.R., Parken, C.K., Chen, D.G., Candy, J., Ming, T., Supernault, J., Shaw, W. et Bailey, R.E. 2001. 2001Stock status assessment of coho salmon from the interior Fraser River. Research Document No. 2001/083. Pêches et Océans Canada, Secrétariat canadien de consultation scientifique.

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Note 181

Hewes, G.W. 1998. Fishing. In Handbook of North American Indians: volume 12: plateau. Walker D.E. (éd.) Smithsonian Institute. Washington, DC. pp. 620-640.

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Note 182

Pollard, S. 2000. Review et conclusions of assessments to genetically discriminate between stream et beach spawning kokanee in Okanagan Lake. In Okanagan Lake Action Plan Year 4 (1999) Report. Fisheries Project Report No. RD 83. Edited by Andrusak, H., Sebastian, D., McGregor, I., Matthews, S., Smith, D., Ashley, K., Pollard, S., Scholten, G., Stockner, J., Ward, P., Kirk, R., Lasenby, D., Webster, J., Whall, J., Wilson, A.G. et Yassien, H. British Columbia Ministry of Agriculture, Food et Fisheries. Victoria, BC. pp. 248-258.

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Note 183

Withler, R. 2005. Microsatellite analysis of stream et beach spawning kokanee. In Okanagan Lake action plan, year 9 (2004) report. Edited by Andrusak, H., Matthews, S., McGregor, I., Ashley, K., Rae, R., Wilson, A., Webster, J., Andrusak, G., Vidmanic, L., Stockner, J., Sebastian, D., Scholten, G., Woodruff, P., Jantz, B., Bennett, D., Wright, H., Withler, R. et Harris, S. BC Ministry of Environment. Victoria, BC. pp. 327-334.

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Note 184

Askey, P. 2011. BC Ministry of Forests, Lands et Natural Resource Operations. Données non publiées.

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Note 185

Shepherd, B.G. 2000. A case history: The kokanee stocks of Okanagan Lake. In Proceedings of a Conference on the Biology et Management of Species et Habitats at Risk, Kamloops, Feb 15-19, 1999. Edited by Darling, L.M. British Columbia Ministry of Environment, Lands et Parks. Victoria, BC. Vol. 2, pp. 609-616.

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Note 186

Hyatt, K. et Rankin, P. 1999. A habitat based evaluation of Okanagan sockeye salmon escapement objectives. Canadian Stock Assessment Secretariat Research Document No. 99/191. Pêches et océans Canada. Ottawa, ON. 59 p.

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Note 187

Okanagan National Alliance. 2010. Okanagan sockeye reintroduction program [online]. (consulté le 23 March, 2012).

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Note 188

Slaney, T.L., Hyatt, K.D., Northcote, T.G. et Fielden, R.J. 1996. Status of anadromous salmon et trout in British Columbia et Yukon. Fisheries 21:20-35.

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Note 189

COSEPAC. 2003. Mise à jour Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'esturgeon blanc Acipenser transmontanus au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa, ON. vii + 51 p.

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Note 190

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Note 191

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Note 192

Pouliot, D., Latifovic, R. et Olthof, I. 2009. Trends in vegetation NDVI from 1 km Advanced Very High Resolution Radiometer (AVHRR) data over Canada for the period 1985-2006. International Journal of Remote Sensing 30:149-168.

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Note 193

Klenner, W., Walton, R., Arsenault, A. et Kremsater, L. 2008. Dry forests in the southern interior of British Columbia: historic disturbances et implications for restoration and management. Forest Ecology et Management 256:1711-1722.

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Note 194

Stocks, B.J., Mason, J.A., Todd, J.B., Bosch, E.M., Wotton, B.M., Amiro, B.D., Flannigan, M.D., Hirsch, K.G., Logan, K.A., Martell, D.L. et Skinner, W.R. 2003. Large forest fires in Canada, 1959-1997. Journal of Geophysical Research 108:8149-8161.

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Note 195

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Note 196

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Note 197

Turner, N.J. 1999. "Time to burn": traditional use of fire to enhance resource production by aboriginal peoples in British Columbia. In Indians, fire et the land in the Pacific Northwest. Edited by Boyd, R. Oregon State University Press. Corvallis, OR. pp. 185-218.

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Note 198

Gayton, D.V. 1996. Fire-maintained ecosystems and the effects of forest ingrowth. British Columbia Ministry of Forests. Nelson, BC. 4 p.

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Note 199

Taylor, S.W. et Carroll, A.L. 2004. Disturbance, forest age, and mountain pine beetle outbreak dynamics in BC: a historical perspective. In Mountain pine beetle symposium: challenges and solutions.October 30-31, 2003, Kelowna, British Columbia. Edited by Shore, T.L., Brooks, J.E. and Stone, J.E. Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Pacific Forestry Centre. Victoria, BC. pp. 41-51.

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Note 200

Li, C., Barclay, H.J., Hawkes, B.C. et Taylor, S.W. 2005. Lodgepole pine forest age class dynamics and susceptibility to mountain pine beetle attack. Ecological Complexity 2:232-239.

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Note 201

Gayton, D.V. 1996. Fire-maintained ecosystems and the effects of forest ingrowth. British Columbia Ministry of Forests. Nelson, BC. 4 p.

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Note 202

Turner, J.S. and Krannitz, P.G. 2001. Conifer density increases in semi-desert habitats of British Columbia in the absence of fire. Northwest Science 75:176-182.

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Note 203

Krezek-Hanes, C.C., Ahern, F., Cantin, A. et Flannigan, M.D. 2011. Trends in large fires in Canada, 1959-2007. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 6. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. v + 48 p.

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Note 204

Volney, W.J.A. et Hirsch, K.G. 2005. Disturbing forest disturbances. The Forestry Chronicle 81:662-668.

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Note 205

Jenkins, M.J., Hebertson, E., Page, W. et Jorgensen, C.A. 2008. Bark beetles, fuels, fires et implications for forest management in the intermountain west. Forest Ecology et Management 254:16-34.

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Note 206

McCullough, D.G., Werner, R.A. et Neumann, D. 1998. Fire et insects in northern et boreal forest ecosystems of North America. Annual Review of Entomology 43:107-127.

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Note 207

Harding, L.E. 1994. Threats to diversity of forest ecosystems in British Columbia. In Biodiversity in British Columbia: our changing environment. Edited by Harding, L.E. et McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 19. pp. 245-278.

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Note 208

Schnorbus, M., Bennett, K. et Werner, A. 2010. Quantifying the water resource impacts of mountain pine beetle et associated salvage harvest operations across a range of watershed scales: hydrologic modelling of the Fraser River Basin. Information Report: BC-X-423. Natural Resources Canada, Canadian Forestry Service, Pacific Forestry Centre. Victoria, BC. 64 p.

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Note 209

BC Ministry of Forests et Range. 2010. Forest health - 2008 aerial overview survey [online]. British Columbia Ministry of Forests et Range. (consulté le 25 January, 2010). Survey data spatial files.

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Note 210

BC Ministry of Forests, Lands et Natural Resource Operations. 2011. Observed percentage of pine volume killed in 2009 (red et grey attack) [online]. British Columbia Ministry of Forests et Range. (consulté le 9 February, 2012).

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Note 211

Base de données nationale sur les forêts. 2010. Insectes forestiers - En bref. Superficie où il y a de la défoliation modérée à grave, y compris une aire où la mortalité des arbres est due aux scolytes, selon les insectes et la province ou territoire, 1975-2009 : Dendroctone du pin ponderosa [en ligne]. Conseil canadien des ministres des forêts. (consulté le 5 May 2010)

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Note 212

Westfall, J. et Ebata, T. 2008. 2008 summary of forest health conditions in British Columbia. BC Ministry of Forests et Range. Victoria, BC. 85 p.

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Note 213

Côté, S.D. et Festa-Bianchet, M. 2003. Mountain goat. In Wild mammals of North America: biology, management, et conservation. Edited by Feldhamer, G.A., Thompson, B. et Chapman, J. The John Hopkins University Press. Baltimore, MD. pp. 1061-1075.

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Note 214

Mountain Goat Management Team. 2010. Management plan for the mountain goat (Oreamnos americanus) in British Columbia. Prepared for the BC Ministry of Environment. Victoria, BC. 87 p.

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Introduction