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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ du Bassin intérieur de l’Ouest

Ce rapport est aussi disponible en version PDF. [PDF, 6.15 Mo]

Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010

Rapport sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés no 11
Publié par les Conseils canadiens des ministres des ressources

Information sur le document

Couverture de la publication

M. Fast, B. Collins et M. Gendron Footnote [a]

Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010
Rapport technique thématique no 11
Publié par les Conseils canadiens des ministres des ressources

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada

Tendances des populations reproductrices de sauvagine au Canada.

Publié aussi en anglais sous le titre :
Western Interior Basin Ecozone+ evidence for key findings summary.
Monographie électronique en version PDF.
ISBN 978-0-660-21948-6
No de cat. : En14-43/0-11-2014F-PDF

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La reproduction et la distribution à des fins commerciales est interdite, sauf avec la permission écrite de l'auteur. Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec l'informathèque d'Environnement Canada, au 1-800-668-6767 (au Canada seulement) ou au 819 997 2800, ou par courriel, à enviroinfo@ec.gc.ca.

Photos de la page couverture : Escarpement McIntyre et bassin de la rivière Okanagan, dans le sud de l'Okanagan. © R. Rae; Brent Mountain Protected Area, © R. Rae.

© Ce rapport devrait être cité comme suit :
Secrétariat du RETE. 2014. Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés no 11. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, (Ont.). xi + 115 p.

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2014
Also available in English

Note de bas de page

Note de bas de page [a]

Les trois auteurs font partie du Service canadien de la faune, Environnement Canada

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Préface

En 2006, les Conseils canadiens des ministres des ressources ont élaboré un Cadre axé sur les résultats en matière de biodiversité Note 1 visant à cibler les mesures de conservation et de restauration conformément à la Stratégie canadienne de la biodiversité Note 2. Le rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010 Note 3 a été le premier rapport rédigé suivant ce cadre. Il présente 22 constatations clés issues de la synthèse et de l'analyse de rapports techniques préparés dans le cadre du présent projet. Ces rapports présentaient des renseignements et des analyses sur l'état et les tendances pour de nombreux thèmes nationaux intersectoriels (série de rapports techniques thématiques) et pour les écozones+ terrestres et marines du Canada (évaluations de l'état et des tendances des écozones+). Plus de 500 experts ont participé à l'analyse des données ainsi qu'à la rédaction et à l'examen de ces documents de base. Des rapports sommaires ont également été élaborés pour chaque écozone+ terrestre afin de présenter les éléments probants propres à ces écozones relativement à chacune des 22 constatations clés nationales (série de rapports sommaires sur les éléments probants relativement aux constatations clés). Ensemble, l'ensemble de ces produits constitue le Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes en 2010 (RETE).

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Le rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes en 2010 (RETE)

Rapport

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Le présent rapport Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest expose diverses données sur l'état de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest qui viennent appuyer les 22 constatations clés nationales. De plus, il met en relief les grandes tendances propres à cette écozone+, sans toutefois fournir une évaluation complète des données existant sur ses divers écosystèmes. Le degré de détail de l'information présentée varie selon les constatations clés, et il se peut que des questions ou des ensembles de données aient été omis. Une importance particulière a été accordée aux données provenant de la série des rapports techniques thématiques, de portée nationale. Comme dans le cas de tous les produits du RETE, les périodes de référence utilisées pour l'évaluation des tendances varient – parce que la période permettant de dégager une tendance significative varie selon les divers aspects des écosystèmes et parce que l'évaluation s'appuie sur la meilleure information disponible, qui peut elle-même viser des périodes fort diverses.

Système de classification écologique – écozones+

Une version légèrement modifiée des écozones terrestres du Canada, décrite dans le Cadre écologique national pour le Canada Note 4, a permis de déterminer les zones représentatives d'écosystèmes pour tous les rapports compris dans le présent projet. Les modifications comprennent : un ajustement des limites terrestres pour tenir compte des améliorations résultant des activités de vérification au sol; la fusion des trois écozones de l'Arctique en une seule écozone; l'utilisation de deux écoprovinces, à savoir le bassin intérieur de l'Ouest et la Forêt boréale de Terre-Neuve; l'ajout de neuf zones marines représentatives d'écosystèmes; l'ajout de l'écozone des Grands Lacs. Les unités de ce système de classification modifié sont appelées « écozones+ » dans les rapports, afin d'éviter toute confusion avec les « écozones » mieux connues du cadre initial Note 5. Les limites de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest sont identiques à celles de l'Écoprovince intérieure sud (Southern Interior Ecoprovince) du système de classification écologique du territoire de la Colombie-Britannique Note 6

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Cadre de classification écologique pour le Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes du Canada.

Carte

Description longue pour la carte de l'écozone+ du Canada

Cette carte du Canada montre le cadre de classification écologique pour le Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes, appelé « écozones+ ». Cette carte illustre la répartition des 15 écozones+ terrestres (Maritime de l'Atlantique; Boréale de Terre-Neuve; Taïga du bouclier; Plaines à forêts mixtes; Bouclier boréal; Plaines hudsoniennes; Prairies; Plaines boréales; Cordillère montagnarde; Bassin intérieur de l'Ouest; Maritime du Pacifique; Cordillère boréale; Taïga de la cordillère; Taïga des plaines; Arctique), deux grandes écozones+ de lacs (Grand Lacs; Lac Winnipeg), et neuf écozones+ marines (Estuaire et golfe du Saint-Laurent; Golfe du Maine et plateau néo-écossais; Plateaux de Terre-Neuve et du Labrador; Baie d'Hudson, baie James et bassin Foxe; Archipel Arctique canadien; Mer de Beaufort; Côte nord et détroit d'Hécate; Côte ouest de l'île de Vancouver; Détroit de Georgia).

 

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Remerciements

Le secrétariat du rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes pour le Canada (RETE) tient compte de Rowena Rae et Gregg Sheehy dans la préparation des différentes ébauches du rapport. Ce rapport a été examiné et modifié par Trish Hayes et Emily Gonzales. Kelly Badger en a été la principale conceptrice graphique. Un soutien additionnel a été offert par Jodi Frisk, Michelle Connolly et par d'autres personnes. Il est basé sur l'ébauche écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest état des écosystèmes et évaluation des tendances. D'autres spécialistes ont contribué d'une manière appréciable à cette ébauche de rapport et leurs noms sont énumérés ci-dessous. Des examens ont été fournis par des scientifiques et des gestionnaires de ressources provenant d'organismes pertinents des gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral. La Société canadienne d'écologie et d'évolution a également coordonné les examens en collaboration avec les experts externes.

Remerciements pour le rapport technique sur l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest

Auteurs principaux
D. Gayton, L. Harding, T. Hayes et R. Rae
Auteurs collaborateurs
G. Kuzyk et K. Brock
Auteurs collaborateurs, sections ou sujets précis
Milieux humides : B. Harrison
Auteurs des rapports techniques thématiques du RETE d'où proviennent les renseignements
Tendances climatiques au Canada, de 1950 à 2007 : X. Zhang, R. Brown, L. Vincent, W. Skinner, Y. Feng et E. Mekis
Tendances des grands incendies au Canada, de 1959 à 2007 : C.C. Krezek-Hanes, F. Ahern, A. Cantin et M.D. Flannigan
Pathogènes et maladies de la faune au Canada : F.A. Leighton, avec contributions de I.K. Barker, D. Campbell, P.-Y. Daoust, Z. Lucus, J. Lumsden, D. Schock, H. Schwantje, K. Taylor et G. Wobeser
Tendances relatives aux oiseaux terrestres au Canada, de 1968 à 2006 : C. Downes, P. Blancher et B. Collins
Tendances de la capacité d'habitat faunique des terres agricoles du Canada, de 1986 à 2006 : S.K. Javorek et M.C. Grant
Tendances de l'azote résiduel dans le sol pour les terres agricoles du Canada, de 1981 à 2006 : C.F. Drury, J.Y. Yang et R. De Jong
Érosion des terres cultivées : introduction et tendances au Canada : B.G. McConkey, D.A. Lobb, S. Li, J.M.W. Black et P.M. Krug
Surveillance à distance de la biodiversité – sélection de tendances mesurées à partir d'observations par satellite du Canada : F. Ahern, J. Frisk, R. Latifovic et D. Pouliot
Tendances relatives aux oiseaux aquatiques coloniaux de l'arrière-pays et aux oiseaux de
marais au Canada : D.V.C. Weseloh, avec contributions de G. Beyersbergen, S. Boyd,
A. Breault, P. Brousseau, S.G. Gilliland, B. Jobin, B. Johns, V. Johnston, S. Meyer, C. Pekarik,
J. Rausch et S.I. Wilhelm
Tendances dictées par le climat dans les écoulements fluviaux au Canada, de 1961 à 2003 :
A. Cannon, T. Lai et P. Whitfield
Biodiversité dans les rivières et lacs du Canada : W.A. Monk et D.J. Baird, avec contributions
de R.A. Curry, N. Glozier et D.L. Peters

Examen mené par des scientifiques et des gestionnaires des ressources renouvelables et de la faune d'organismes provinciaux et fédéraux, par le biais d'un processus d'examen administré par le comité directeur du RETE.

Orientation offerte par le comité directeur du RETE, réunissant des représentants d'organismes fédéraux, provinciaux et territoriaux.

Révision, synthèses, contributions techniques, cartes et graphiques et production de rapports par le Secrétariat du RETE d'Environnement Canada.

Connaissances traditionnelles autochtones compilées par D.D. Hurlburt à partir de sources accessibles au public.

Note de contenu

Note 1

Environnement Canada. 2006. Un cadre axé sur les résultats en matière de biodiversité pour le Canada. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. 8 p. http://www.biodivcanada.ca/default.asp?lang=Fr&n=F14D37B9-1.

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Note 2

Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur la biodiversité. 1995. Stratégie canadienne de la biodiversité : réponse du Canada à la Convention sur la diversité écologique. Environnement Canada, Bureau de la Convention sur la biodiversité. Hull, QC. 80 p. http://www.biodivcanada.ca/default.asp?lang=Fr&n=560ED58E-1.

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Note 3

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada. 2010. Biodiversité canadienne: état et tendances des écosystèmes en 2010. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. vi + 148 p. http://www.biodivcanada.ca/default.asp?lang=Fr&n=83A35E06-1.

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Note 4

Groupe de travail sur la stratification écologique. 1995. Cadre écologique national pour le Canada. Agriculture et Agroalimentaire Canada, Direction générale de la recherche, Centre de recherches sur les terres et les ressources biologiques et Environnement Canada, Direction générale de l'état de l'environnement, Direction de l'analyse des écozones. Ottawa, ON/Hull, QC. 144 p. Rapport et carte nationale 1/7 500 000.

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Note 5

Rankin, R., Austin, M. et Rice, J. 2011. Système de classification écologique pour le Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 1. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. ii + 18 p. http://www.biodivcanada.ca/default.asp?lang=Fr&n=137E1147-1.

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Note 6

BC Ministry of Environment. 2006. Ecoregion classification system [en ligne]. British Columbia Ministry of Environment. http://www.env.gov.bc.ca/ecology/ecoregions/province.html (consulté le 2 Sept. 2009).

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Figures et tableaux

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Généralités sur l'écozone+

Figure 1. Carte générale de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest.

carte

Description longue pour la figure 1

Cette carte de l'Écozone+indique l'emplacement des villes et des plans d'eau dont il est fait mention dans le présent rapport. Cette écozone+est entièrement située en Colombie-Britannique, dans la partie centre-sud de la province, et s'étend jusqu'à la frontière américaine (État de Washington). Les villes de la partie nord de cette écozone+ incluent, d'ouest en est : Lillooet, Lytton, Merritt, Kamloops et Salmon Arm. La partie sud inclut, toujours d'ouest en est : Hope, Princeton, Keremeos, Osoyoos, Penticton, Kelowna et Grand Forks. Pemberton est indiquée sur la carte, mais elle est située hors de l'Écozone+. Les rivières et les lacs indiqués sur la carte sont, du nord au sud : le fleuve Fraser, la rivière Thompson Nord, la rivière Thompson Sud, le lac Kalamalka, le lac Okanagan, la rivière Kettle, le lac Skaha, la rivière Okanagan et la rivière Similkameen. Les lacs Adams et Shuswap se trouvent à la limite nord-est de l'Écozone+.

L'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest (EBIO), dont le territoire est présenté à la Figure 1 et dont les caractéristiques sont résumées au tableau 1, occupe la région intérieure sud de la Colombie-Britannique (voir sur la carte du Canada de la page ii). Les limites de l'EBIO sont identiques à celles de l'Écoprovince intérieure sud (Southern Interior Ecoprovince) du système de classification écologique du territoire de la Colombie-Britannique Note 6.

L'EBIO renferme une vaste gamme d'écosystèmes et notamment des forêts, des prairies, des milieux humides, des lacs (grands ou petits), des grandes rivières, des petits cours d'eau et divers milieux alpins ou englacés. L'EBIO occupe une position particulière au sein du Canada, en ce qu'elle constitue un prolongement nord du désert du Grand Bassin et est très riche en espèces et notamment en espèces rares.

Comme l'EBIO est en grande partie abritée des pluies par la chaîne Côtière, les précipitations y sont relativement faibles. Les étés y sont secs et très chauds, et les hivers y sont modérés.

Tableau 1. Aperçu de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest.
Superficie57 071 km2 (0,6 % de la superficie du Canada)
ReliefGénéralement vallonné, façonné par l'orogénie, la glaciation, puis l'érosion. Montagneux dans les régions ouest et nord-ouest.
ClimatDominé par l'ombre pluviométrique de la chaîne Côtière, qui limite les précipitations.
Étés secs et très chauds, hivers modérés.
Bassins fluviauxRivière Thompson, se jetant dans le fleuve Fraser.
Fleuve Fraser, se jetant dans l'océan Pacifique.
Rivière Okanagan, se jetant dans le fleuve Columbia, dans l'État de Washington.
Rivière Similkameen, se jetant dans la rivière Okanogan (Okanagan), dans l'État de Washington.
Rivière Kettle, se jetant dans le fleuve Columbia, dans l'État de Washington.
GéologieDépôts de surface principalement constitués de till (70 %).
Seule concentration appréciable de sols chernozémiques noirs et bruns en
Colombie-Britannique Note 7
PeuplementKamloops est la principale agglomération de la région de la Thompson.
Lillooet est la principale agglomération riveraine de la portion du Fraser se trouvant dans l'écozone+.
Vernon, Kelowna et Penticton sont les principales agglomérations de la région de l'Okanagan.
Princeton est la principale agglomération de la région de la Similkameen.
Grand Forks est la principale agglomération de la région de la Kettle.
De 1971 à 2006, la population humaine de l'écozone+croissance démographique se situant principalement dans les régions de la
Thompson et de l'Okanagan.
ÉconomieLes services, l'agriculture et l'exploitation forestière sont les principaux employeurs.
DéveloppementLe centre (Kelowna et environs) et le sud (Penticton et environs) de la région de l'Okanagan connaissent de forts taux de croissance.
Importance nationale et mondialeL'EBIO abrite de nombreuses espèces en péril et occupe une position écologique particulière au sein du Canada, car certaines parties de l'écozone+constituent un prolongement nord du désert du Grand Bassin, dominé par les armoises arbustives, et des prairies qui y sont associées Note 8

Territoire : L'EBIO se trouve entièrement en Colombie-Britannique. Par ailleurs, l'EBIO chevauche les territoires traditionnels de la Société du traité des Shuswap du Nord (nation Secwepemc te Qelmucw du Nord), des nations St'at'imc, Tsilhqot'in, Lil'wat (bande de Mount Currie) et N'Quat'Qua, du Conseil tribal Sto:lo, de la bande de Peters, de l'Association du traité des Stó:lo Xwexwilmexw ainsi que des nations Westbank et Yale. Enfin, les territoires des nations Esk'etemc et In-SHUCK-ch, du Conseil du traité des Ktunaxa Kinbasket, du Conseil des chefs Laich-Kwil-Tach, de la bande de Stoney ainsi que des nations Union Bar, Chehalis, Skwah, Douglas et Xwémalhkwu sont situés à proximité de l'EBIO.

La population humaine croît rapidement dans l'écozone+ (Figure 2), particulièrement dans le nord, le centre et le sud de la région de l'Okanagan (Figure 3). Certaines parties du paysage ont subi des modifications importantes liées à l'urbanisation et au développement agricole. L'exploitation forestière est également une industrie importante.

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Figure 2. Tendance de la population humaine, de 1971 à 2006, dans l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest.
Pour la compilation de ces données, nous avons assimilé l'EBIO à l'écoprovince « Chaîne montagnarde méridionale » du système national de classification écologique du territoire. Les limites des deux unités présentent de légères différences, mais aucune ville ne se trouve dans les secteurs visés par ces différences.
Source : Compilation de données figurant dans Statistique Canada (2000) Note 9 et 2008 Note 10

graphique

Description longue pour la figure 2

Ce diagramme à barres montre les informations suivantes :

Données de la figure 2
Population humaine - 1971Population humaine - 1976Population humaine - 1981Population humaine - 1986Population humaine - 1991Population humaine - 1996Population humaine - 2001Population humaine - 2006
222,223287,420326,478328,555378,396441,410456,158481,890

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Figure 3. Districts régionaux de Colombie-Britannique chevauchant l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest.
La région de l'Okanagan comprend les trois districts indiqués en vert.
Source : BC Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations (2007) Note 11

carte

Description longue pour la figure 3

Cette carte montre les districts régionaux de l'Écozone+. Il s'agit, du nord-ouest au sud-est, de Squamish-Lillooet, Thompson-Nicola, Okanagan Nord, Okanagan centre, Okanagan-Similkameen et Kootenay Boundary.

Selon les données de télédétection recueillies en 2005, les forêts constituent le principal type de couverture terrestre de l'EBIO (Figure 4). Les prairies et des arbustaies occupent quant à elles environ 14 % de la superficie de l'EBIO; ces milieux abritent une grande biodiversité et procurent aux animaux des corridors leur permettant de se déplacer entre le bassin du Columbia et les steppes arbustives et forêts intérieures situées plus au nord.

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Figure 4. Répartition des principaux biomes de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, selon les données de télédétection de 2005.
Les zones en bleu représentent les eaux intérieures, selon l'Atlas national du Canada, et elles ne sont pas incluses dans les présentes analyses.
Source : Ahern et al. (2011) Note 12

carte

Description longue pour la figure 4

Voici une carte et un graphe à barres empilées montrant la couverture terrestre de l'Écozone+ en 2005. Celle-ci était principalement (à 73 %) composée de forêts réparties un peu partout. Dans le nord-ouest, on trouve des arbustaies (12 %), des zones de neige et glace (2 %) ainsi que des zones de faible végétation et de terres dénudées (5 %). En terrain bas, le long des principaux cours d'eau de l'Écozone+, on trouvait des terres agricoles (6 %) et des prairies (2 %).

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La rivière West Kettle
La rivière West Kettle. © R. Rae

Rivage du lac Okanagan
Rivage du lac Okanagan, près de Summerland. © R. Rae

Aspect du paysage au mont Okanagan
Aspect du paysage au mont Okanagan, deux ans après le feu de 2003;
le lac Okanagan est visible à l'arrière-plan. © R. Rae

Chèvres de montagne
Chèvres de montagne, au parc Cathedral. © R. Rae

Pin ponderosa
Pin ponderosa, près de Summerland. © R. Rae

Note de contenu

Note 6

BC Ministry of Environment. 2006. Ecoregion classification system [en ligne]. British Columbia Ministry of Environment. http://www.env.gov.bc.ca/ecology/ecoregions/province.html (consulté le 2 Sept. 2009).

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Note 7

Commission géologique du Canada. 1994. Matériaux superficiels du Canada, carte 1880A [en ligne]. Ressources naturelles Canada.
(consulté le 23 Oct. 2009).

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Note 8

Pitt, M. and Hooper, T.D. 1994. Threats to biodiversity of grasslands in British Columbia. In Biodiversity in British Columbia: our changing environment. Edited by Harding, L.E. and McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 20. pp. 279-292.

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Note 9

Statistique Canada. 2000. L'activité humaine et l'environnement 2000. L'activité humaine et l'environnement. Ottawa, ON. 332 p.

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Note 10

Statistique Canada. 2008. L'activité humaine et l'environnement : statistiques annuelles 2007 et 2008. L'activité humaine et l'environnement, catalogue no16-201-X. Statistique Canada. Ottawa, ON. 159 p.

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Note 11

Forests, Lands and Natural Resource Operations. 2007. British Columbia regional districts [en ligne]. Government of BC.
(consulté le 11 July 2013). Data to produce map downloaded from DataBC [disponible seulement en anglais]

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Note 12

Ahern, F., Frisk, J., Latifovic, R. et Pouliot, D. 2011. Surveillance à distance de la biodiversité : sélection de tendances mesurées à partir d'observations par satellite du Canada. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 17. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON.

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Coup d'œil sur les constatations clés à l'échelle nationale et à l'échelle

Le tableau 2 présente les constatations clés à l'échelle nationale du rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010 Note 3 ainsi qu'un résumé des tendances correspondantes dans l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest (EBIO). Les numéros de sujets font référence aux constatations clés à l'échelle nationale du rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Les sujets qui sont grisés ont été désignés comme des constatations clés à l'échelle nationale, mais ils n'étaient pas pertinents ou n'ont pas été évalués pour l'écozone+; ils n'apparaissent pas dans le corps du présent document. Les éléments probants des constatations qui figurent au tableau qui suit sont présentés dans le texte par constatation clé. Voir la préface à la page i.

Tableau 2. Aperçu des constatations clés.

2.1 Thème : Biomes
Thèmes et sujetsConstatations clés : échelle nationaleConstatations clés : écozone+ du bassin intérieur de l'ouest Note du tableau a
1. ForêtsSur le plan national, la superficie que couvrent les forêts a peu changé depuis 1990; sur le plan régional, la réduction de l'aire des forêts est considérable à certains endroits. La structure de certaines forêts du Canada, y compris la composition des espèces, les classes d'âge et la taille des étendues forestières intactes, a subi des changements sur des périodes de référence plus longues.Les forêts couvrent 73 % de l'EBIO, mais les étendues de forêt intacte de plus de 100 km2 n'en occupent que 22 %, principalement dans les régions montagneuses de l'ouest. L'étendue des forêts de basse altitude a diminué entre 1800 et 2005; par exemple, l'étendue des écosystèmes à douglas a diminué de 27 %, et celle des écosystèmes à pin ponderosa, de 53 %.
2. PrairiesL'étendue des prairies indigènes n'est plus qu'une fraction de ce qu'elle était à l'origine. Bien qu'à un rythme plus lent, la disparition des prairies se poursuit dans certaines régions. La santé de bon nombre de prairies existantes a également été compromise par divers facteurs de stress.Les prairies occupent 2 % de l'EBIO. La diminution de cette superficie a ralenti depuis 1990, mais 16 % des prairies ont été éliminées par le développement entre 1850 et 2005. Les prairies non situées à l'intérieur de zones protégées risquent d'être transformées à des fins agricoles, commerciales ou résidentielles. Les facteurs de stress qui menacent les prairies de l'EBIO dont les espèces envahissantes et la lutte contre les incendies.
3. Milieux humidesLa perte de milieux humides a été importante dans le sud du Canada; la destruction et la dégradation continuent sous l'influence d'une gamme étendue de facteurs de stress. Certains milieux humides ont été restaurés ou sont en cours de restauration.Les milieux humides occupent moins de 1 % de l'EBIO. Entre 1800 et 2005, 85 % des milieux humides de basse altitude ont été détruits. Les milieux humides continuent d'être détruits ou dégradés par l'urbanisation, l'agriculture intensive et, dans certains secteurs, les activités récréatives. Les espèces envahissantes et le changement climatique constituent également de graves menaces pour ces milieux.
4. Lacs et cours d'eauAu cours des 40 dernières années, parmi les changements influant sur la biodiversité qui ont été observés dans les lacs et les cours d'eau du Canada, on compte des changements saisonniers des débits, des augmentations de la température des cours d'eau et des lacs, la baisse des niveaux d'eau et la perte et la fragmentation d'habitats.Les lacs et les cours d'eau occupent 2 % de l'EBIO. Les ressources en eau sont peu abondantes et très sollicitées. Le lac Okanagan a été modifié par les fluctuations de son niveau, par la destruction de l'habitat des poissons dans ses affluents, par les changements survenus dans sa charge en éléments nutritifs ainsi que par l'introduction d'une crevette envahissante. La plupart des affluents du lac et des lacs se trouvant en amont ont été régularisés par des barrages. Bien que 1 % de la rivière Okanagan soit en cours de restauration, la rivière demeure canalisée sur 93 % de sa longueur.
5. Zones côtièresLes écosystèmes côtiers, par exemple les estuaires, les marais salés et les vasières, semblent sains dans les zones côtières moins développées, même s'il y a des exceptions. Dans les zones développées, l'étendue des écosystèmes côtiers diminue, et leur qualité se détériore en raison de la modification de l'habitat, de l'érosion et de l'élévation du niveau de la mer.Sans objet
6. Zones marinesLes changements observés sur le plan de la biodiversité marine au cours des 50 dernières années sont le résultat d'une combinaison de facteurs physiques et d'activités humaines comme la variabilité océanographique et climatique et la surexploitation. Bien que les populations de certains mammifères marins se soient rétablies à la suite d'une surexploitation par le passé, de nombreuses espèces de pêche commerciale ne se sont toujours pas rétablies.Sans objet
7. La glace dans l'ensemble des biomesLa réduction de l'étendue et de l'épaisseur des glaces marines, le réchauffement et le dégel du pergélisol, l'accélération de la perte de masse des glaciers et le raccourcissement de la durée des glaces lacustres sont observés dans tous les biomes du Canada. Les effets sont visibles à l'heure actuelle dans certaines régions et sont susceptibles de s'étendre; ils touchent à la fois les espèces et les réseaux trophiques.Dans le bassin de la Bridge, les glaciers ont perdu 8 km2 (7 %) de leur étendue de 1995 à 2005, et le glacier Place a perdu 37 m de son épaisseur de 1964 à 2008.
2.2 Thème : interactions humains-écosystèmes
Thèmes et sujetsConstatations clés : échelle nationaleConstatations clés : écozone+ du bassin intérieur de l'ouest Note du tableau a
8. Aires protégéesLa superficie et la représentativité du réseau d'aires protégées ont augmenté ces dernières années. Dans bon nombre d'endroits, la superficie des aires protégées est bien au-delà de la valeur cible de 10 % qui a été fixée par les Nations Unies. Elle se situe en deçà de la valeur cible dans les zones fortement développées et dans les zones océaniques.En 2009, 5 000 km2 (9 %) de l'EBIO étaient protégés par les autorités fédérales ou provinciales. Avant 1940, seulement quatre petites aires protégées avaient été établies, d'une superficie totale de 5 km2. La région naturelle du Plateau intérieur, dont la région de l'Okanagan Sud et de la Basse Similkameen constitue un élément caractéristique, est sous-représentée dans le système canadien de parcs nationaux.
9. IntendanceLes activités d'intendance au Canada, qu'il s'agisse du nombre et du type d'initiatives ou des taux de participation, sont à la hausse. L'efficacité d'ensemble de ces activités en ce qui a trait à la préservation et à l'amélioration de la biodiversité et de la santé des écosystèmes n'a pas été entièrement évaluée.Une multitude d'organisations, d'agences et de groupes participent à des activités d'intendance dans l'EBIO. Dans la région de l'Okanagan Sud, 13 % des steppes arbustives et des milieux humides et riverains situés en terrain privé sont protégés par des engagements formels ou par les efforts d'organismes de conservation et de propriétaires fonciers. Aucune compilation des données existant sur les activités d'intendance et les taux de participation n'est disponible pour l'EBIO.
Conversion des écosystèmes Note du tableau aLa conversion des écosystèmes a été désignée initialement comme une constatation clé récurrente à l'échelle nationale, et des renseignements ont été compilés et évalués par la suite pour l'EBIO. Dans la version définitive du rapport national Note 3, des renseignements liés à la conversion des écosystèmes ont été intégrés à d'autres constatations clés. Ces renseignements sont conservés en tant que constatation clé distincte pour l'EBIO.La transformation et la fragmentation des écosystèmes sont les principales menaces pour la biodiversité de l'EBIO. Il y a longtemps que la plupart des écosystèmes humides et riverains de grande valeur et une bonne partie des prairies et arbustaies de basse altitude ont été transformés à diverses fins. De 1991 à 2001, plus de 22 % des milieux naturels de basse altitude ont été transformés. De plus, parmi les 10 régions de Colombie-Britannique, l'EBIO arrive au deuxième rang quant à la densité du réseau routier (1,7 km par km2).
10. Espèces non indigènes envahissantesLes espèces exotiques envahissantes sont un facteur de stress important en ce qui concerne le fonctionnement, les processus et la structure des écosystèmes des milieux terrestres, des milieux d'eau douce et d'eau marine. Leurs effets se font sentir de plus en plus à mesure que leur nombre augmente et que leur répartition géographique progresse.Dans l'EBIO, l'impact des espèces exotiques envahissantes comprend une diminution de la valeur des terrains, une réduction de la qualité de l'habitat des poissons, la supplantation d'espèces indigènes, l'obstruction de conduites d'irrigation, une diminution de la qualité des herbages dont se nourrissent la faune et le bétail et une réduction des possibilités d'activités récréatives. Des moyens de lutte biologiques, chimiques et mécaniques sont employés contre les espèces envahissantes jugées prioritaires parmi les centaines d'espèces exotiques signalées dans l'EBIO.
11. ContaminantsDans l'ensemble, les concentrations d'anciens contaminants dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine ont diminué au cours des 10 à 40 dernières années. Les concentrations de beaucoup de nouveaux contaminants sont en progression dans la faune; les teneurs en mercure sont en train d'augmenter chez certaines espèces sauvages de certaines régions.Au cours des années 1990, des concentrations accrues de contaminants ont été détectées chez le balbuzard pêcheur en aval d'une usine de pâte et chez le merle d'Amérique dans des vergers. Par contre, les concentrations de mercure et de DDT des poissons du lac Okanagan ont été jugées sans danger pour la consommation humaine.
12. Charge en éléments nutritifs et efflorescences algalesLes apports d'éléments nutritifs aux systèmes d'eau douce et marins, et plus particulièrement dans les paysages urbains ou dominés par l'agriculture, ont entraîné la prolifération d'algues qui peuvent être nuisibles ou nocives. Les apports d'éléments nutritifs sont en hausse dans certaines régions et en baisse dans d'autres.L'EBIO est la seule écozone+ agricole du Canada où la teneur des sols en azote résiduel a diminué de 1981 à 2006. La charge en éléments nutritifs de plusieurs des lacs de la vallée de l'Okanagan, dont les lacs Skaha et Osoyoos, a diminué entre le début des années 1970 et 2001, grâce à une réduction des rejets d'éléments nutritifs provenant de l'agriculture et des usines de traitement des eaux usées.
13. Dépôts acidesLes seuils d'incidence écologique des dépôts acides, notamment ceux des pluies acides, sont dépassés dans certaines régions; les émissions acidifiantes sont en hausse dans diverses parties du pays et la récupération sur le plan biologique ne se déroule pas au même rythme que la réduction des émissions dans d'autres régions.On estime que les sols et les lacs de l'EBIO risquent peu de subir les effets de changements, même petits, dans le pH des précipitations. Les dépôts acides ne sont donc pas considérés comme étant préoccupants pour cette écozone+.
14. Changements climatiquesL'élévation des températures partout au Canada ainsi que la modification d'autres variables climatiques au cours des 50 dernières années ont eu une incidence directe et indirecte sur la biodiversité dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine.De 1950 à 2007, la température a augmenté dans l'EBIO pour la plupart des périodes de l'année. Les précipitations printanières et automnales ont augmenté, tandis que les précipitations sous forme de neige ont diminué. Le régime hydrologique annuel des cours d'eau a changé, avec crue printanière plus hâtive, débit moindre à la fin de l'été et débit plus élevé en hiver.
15. Services écosystémiquesLe Canada est bien pourvu en milieux naturels qui fournissent des services écosystémiques dont dépend notre qualité de vie. Dans certaines régions où les facteurs de stress ont altéré le fonctionnement des écosystèmes, le coût pour maintenir les écoservices est élevé, et la détérioration de la quantité et de la qualité des services écosystémiques ainsi que de leur accès est évidente.Les services écosystémiques de l'EBIO comprennent l'eau, la pollinisation des cultures et le renouvellement des éléments nutritifs, et ce sont des services essentiels à la production de nourriture et à l'approvisionnement en eau potable. Les autres services comprennent les forêts, la faune et le poisson, qui sont récoltés à des fins commerciales ou récréatives. Les services écosystémiques de l'EBIO n'ont pas encore été quantifiés, mais un projet visant à évaluer la valeur de ces services dans le dernier tronçon intact de la rivière Okanagan a été entrepris en 2012–2013.
2.3 Thème : habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques
Thèmes et sujetsConstatations clés : échelle nationaleConstatations clés : écozone+ du bassin intérieur de l'ouest Note du tableau a
16. Paysages agricoles servant d'habitatLe potentiel des paysages agricoles à soutenir la faune au Canada a diminué au cours des 20 dernières années, principalement en raison de l'intensification des activités agricoles et de la perte de couverture terrestre naturelle et semi-naturelle.Les terres agricoles de l'EBIO sont dominées par les pâturages non améliorés (67 % en 2006), qui fournissent des habitats de reproduction et d'alimentation à 80 espèces sauvages. Cependant, la capacité d'habitat faunique moyenne des terres agricoles est passée de 70 % à 61 % de 1986 à 2006.
17. Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulierDe nombreuses espèces d'amphibiens, de poissons, d'oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. La population de certaines espèces diminue sur le plan du nombre et de la répartition, tandis que chez d'autres, elle est soit stable ou en pleine santé ou encore en plein redressement.L'EBIO occupe une position particulière au sein du Canada sur le plan écologique, à titre de prolongement nord du désert du Grand Bassin. Riche en espèces, elle abrite des cortèges d'animaux et de plantes qui ne se rencontrent pas ailleurs au pays ainsi qu'un grand nombre d'écosystèmes et d'espèces préoccupants sur le plan de la conservation. Au cours des 30 à 40 dernières années, plusieurs populations d'oiseaux et de poissons ont connu une diminution. La plupart des populations d'ongulés et de grands carnivores sont actuellement stables ou en augmentation.
18. Productivité primaireLa productivité primaire a augmenté dans plus de 20 % du territoire végétalisé au Canada au cours des 20 dernières années et elle a également augmenté dans certains écosystèmes d'eau douce. L'ampleur et la période de productivité primaire changent dans tout l'écosystème marin.De 1985 à 2006, dans l'EBIO, la productivité primaire a augmenté sur 16 713 km2 (30,1 %) et diminué sur 1 035 km2 (1,9 %). Les augmentations peuvent s'expliquer par la régénération des forêts mixtes, mais on ne connaît pas les causes des diminutions.
19. Perturbations naturellesLa dynamique des régimes de perturbations naturelles, notamment les incendies et les vagues d'insectes indigènes, est en train de modifier et de refaçonner le paysage. La nature et le degré du changement varient d'un endroit à l'autre.Au cours des années 2000, la superficie incendiée a plus que triplé et a atteint plus de 1 500 km2 (2,6 % de l'écozone+). Cette augmentation est peut-être due au changement climatique, aux infestations d'insectes et à la charge accrue de matières combustibles laissée par la lutte contre les incendies au cours des années 1990.
L'infestation de dendroctone du pin ponderosa a atteint un maximum en 2008 et touchait alors 8 100 km2. En Colombie-Britannique, la tordeuse occidentale de l'épinette se rencontre presque exclusivement dans l'EBIO; l'infestation a atteint un maximum en 2007 et touchait alors 3 800 km2.
20. Réseaux trophiquesDes changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans des milieux terrestres et dans des milieux d'eau douce et d'eau marine. La diminution ou la disparition d'éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.Au cours des 40 dernières années, une crevette exotique envahissante a altéré la dynamique du réseau trophique du lac Okanagan et contribué au déclin des salmonidés indigènes. Au cours des années 1990, une diminution temporaire des effectifs de cerf mulet a accru la prédation de la chèvre de montagne par le couguar. Les effectifs du cerf mulet se sont rétablis rapidement, mais ceux de la chèvre de montagne ont mis du temps à se rétablir.
2.4 Thème : interface science-politique
Thèmes et sujetsConstatations clés : échelle nationaleConstatations clés : écozone+ du bassin intérieur de l'ouest Note du tableau a
21. Surveillance de la biodiversité, recherche, gestion de l'information et communication des résultatsLes renseignements de surveillance recueillis sur une longue période, normalisés, complets sur le plan spatial et facilement accessibles, complétés par la recherche sur les écosystèmes, fournissent les constatations les plus utiles pour les évaluations de l'état et des tendances par rapport aux politiques. L'absence de ce type d'information dans de nombreux secteurs a gêné l'élaboration de la présente évaluation.Les programmes d'étude et de surveillance des écosystèmes fournissent de l'information sur la biodiversité de l'EBIO. Cependant, il existe des lacunes en ce qui concerne les connaissances écologiques traditionnelles et locales ainsi que les contaminants. De plus, la surveillance et les recherches sont réparties de façon inégale au sein de l'EBIO, le nord de la région de l'Okanagan étant sous-représenté.
22. Changements rapides et seuilsLa compréhension grandissante des changements rapides et inattendus, des interactions et des seuils, en particulier en lien avec les changements climatiques, indique le besoin d'une politique qui permet de répondre et de s'adapter rapidement aux indices de changements environnementaux afin de prévenir des pertes de biodiversité majeures et irréversibles.Le déclin de populations d'oiseaux et de poissons, la disparition de prairies et autres communautés végétales ainsi que les changements survenus dans la disponibilité de l'eau sont révélateurs ou indicateurs de changements écologiques soudains ou imprévus.

Note du tableau

Note 1

Cette constatation clé n'est pas numérotée, car elle ne correspond pas à une constatation clé provenant du rapport national.

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Note de contenu

Note 1

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada. 2010. Biodiversité canadienne: état et tendances des écosystèmes en 2010. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. vi + 148 p.

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Thème : Biomes

Constatation clé 1
Forêts

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
Sur le plan national, la superficie que couvrent les forêts a peu changé depuis 1990; sur le plan régional, la réduction de l'aire des forêts est considérable à certains endroits. La structure de certaines forêts du Canada, y compris la composition des espèces, les classes d'âge et la taille des étendues forestières intactes, a subi des changements sur des périodes de référence plus longues.

Les forêts de l'EBIO occupent 73 % de sa superficie Note 12 et s'étendent sur huit zones biogéoclimatiques. Note 13La zone intérieure à douglas, la zone montagnarde à épinette et la zone à épinette d'Engelmann et sapin subalpin (ici présentées en ordre croissant d'étendue) représentaient 84 % de la superficie boisée de l'EBIO en 2005 (Figure 5). La zone à pin ponderosa (5 % de l'EBIO) et la zone à graminées cespiteuses occupent les régions de basse altitude, qui font l'objet de l'utilisation la plus intensive et renferment l'habitat de nombreuses espèces en péril. L'EBIO recoupe trois des quatre zones désignées en 2008 comme étant les plus préoccupantes aux fins de conservation en Colombie-Britannique : la zone à graminées cespiteuses, la zone à pin ponderosa et les variantes xériques de la zone intérieure à douglas. Note 14

Figure 5. Zones biogéoclimatiques présentes dans l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2008.
Les zones biogéoclimatiques qui comptent pour moins de 1 % de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest ne sont pas illustrées.
Source : Données tirées de Hectares BC (2009) Note 13

graphique

Description longue pour la figure 5

Ce diagramme à secteurs montre les huit zones biogéoclimatiques qui couvrent plus de 1 % de l'Écozone+. Il s'agit de la zone à graminées capiteuses (3 %), de la zone côtière à pruche de l'Ouest (1 %), de la zone à épinette d'Engelmann et sapin subalpin (21 %), de la zone intérieure à thuya et à pruche (3 %), de la zone intérieure à douglas (41 %), de la zone intérieure alpine à éricacées (4 %), de la zone montagnarde à épinette (22 %) et de la zone à pin ponderosa (5 %).

Un quadrillage a été réalisé à partir de données de télédétection de 2005, en vue d'analyser la densité forestière de l'EBIO; près de la moitié des carrés de 1 km2présentaient une superficie boisée de plus de 80 % Note 12 Des fragments de paysage forestier intact de plus de 100 km2 s'étendent sur 22 % de la superficie de l'EBIO (Figure 6). Chaque fragment de paysage intact est une zone naturelle continue, essentiellement non perturbée par les activités humaines, constituée d'une mosaïque d'écosystèmes naturels, notamment des forêts, des tourbières, des plans d'eau, des superficies de toundra et des affleurements rocheux. Ces fragments intacts sont pour la plupart situés dans les régions montagneuses de l'ouest de l'écozone+.

Figure 6. Fragments de paysage intact de plus de 100 km2 dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2006.
Source : Lee et al. (2006) Note 15

carte

Description longue pour la figure 6

Cette carte montre que des fragments de paysage forestier intact de plus de 100 km2s'étendaient sur 22 % de la superficie de l'Écozone+en 2005, principalement dans les régions montagneuses de l'ouest.

On estime que le tiers des forêts de l'EBIO a moins de 100 ans, qu'un autre tiers a entre 101 et 140 ans et que le dernier tiers a plus de 140 ans (Figure 7) Note 16.

Figure 7. Répartition des classes d'âge des forêts de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2008.Source : Données tirées de Hectares BC (2009) Note 13

graphique

Description longue pour la figure 7

Ce diagramme à secteurs montre la répartition des forêts par classes d'âge : Moins d'un an (moins de 1 %); 1-20 ans (2 %); 21-40 ans (4 %); 41-60 ans (3 %); 61-80 ans (9 %); 81-100 ans (11 %); 101-120 ans (17 %); 121-140 ans (17 %); 141-250 ans (32 %); 251 ans et plus (4 %).

Récolte forestière

L'EBIO renferme environ 860 millions de mètres cubes de bois d'espèces faisant l'objet d'une récolte commerciale. Note 13 En 2008, la récolte annuelle admissible pour l'EBIO était d'environ 7,3 millions de mètres cubes (3,3 millions dans la circonscription forestière d'Okanagan–Shuswap et 4 millions dans celle de Kamloops). Note 17

La récolte et la plantation commerciales d'arbres ont modifié la composition des forêts. Le ministère des Forêts de la Colombie-Britannique a analysé les changements survenus dans la composition des peuplements (purs ou mélangés, de conifères ou de feuillus). Le rapport indique la proportion de peuplements purs (dominés par une seule espèce), avant et après la récolte, sans égard à diversité d'espèces présente. Dans le cadre de l'analyse, on notait par exemple si un peuplement dominé par le pin ponderosa avait été remplacé par un peuplement dominé par le douglas, mais on ne tenait pas compte d'un peuplement d'épinettes et de pins devenu un peuplement de pins presque pur. Note 18

Le rapport comportait également une comparaison des peuplements présents avant et après les récoltes faites durant chacun des régimes forestiers (avant 1987, 1987–1995, ou 1995–2004). Avant 1987, la responsabilité du reboisement revenait principalement au gouvernement provincial. De 1987 à 1995, elle revenait au détenteur du permis de coupe. Les années 1995 à 2004 correspondent à la mise en œuvre d'un code de pratiques forestières, le Forest Practices Code, et de la loi régissant ces pratiques, la Forest and Range Practices Act. L'obligation de reboisement commence dès la récolte et se termine lorsque le nouveau peuplement est jugé établi (free growing). Le peuplement établi peut être obtenu par régénération naturelle ou par plantation. Note 19

Globalement, les peuplements purs ont diminué dans les secteurs laissés sans récolte forestière et ont augmenté dans ceux qui ont fait l'objet d'une telle récolte. Environ 39 % de la superficie de forêts non exploitées était occupée par des peuplements purs avant 1987. De 1987 à 2004, la superficie de peuplements purs a diminué de 9 %. Cependant, la superficie de peuplements purs établis a augmenté d'environ 9 % après 1987, après que la plus grande partie de l'obligation de reboisement eut été transférée aux détenteurs de permis de coupe et à la BC Timber Sales (Figure 8). Dans le cas des peuplements établis de feuillus, la superficie de peuplements mélangés est passée de 12 km2 avant la récolte à 373 km2 après la récolte.

Figure 8. Changements survenus dans la superficie des forêts dominées par une seule espèce dans les régions ayant subi une coupe avant et après 1987
Source : BC Ministry of Forests and Range (2010) Note 19

carte

Description longue pour la figure 8

Cette figure montre deux cartes de la Colombie-Britannique dans lesquelles des polygones de couleur illustrent le taux de changement dans la superficie des forêts dominées par une seule espèce. La première carte montre les secteurs ayant subi une coupe avant ou en 1987, et la plupart d'entre eux, dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, avaient subi une diminution de 6 % de la superficie de forêts dominées par une seule espèce, à l'exception d'un petit secteur du sud-ouest où on a enregistré une diminution de 1-5 % et d'un petit secteur du sud-est où il n'y a eu aucun changement. La deuxième carte montre les secteurs ayant subi une coupe après 1987; la plupart d'entre eux ont subi une augmentation de 6 % de la superficie de forêts dominées par une seule espèce, sauf environ 20 % de la superficie de l'Écozone+, du côté est, où il y a eu une augmentation de 1-5 %.

Destruction des milieux naturels

L'étendue des forêts de basse altitude a diminué de 1800 à 2005. Une analyse de photos aériennes des vallées de l'Okanagan et de la basse Similkameen a permis d'établir l'état de ces forêts en 1800, en 1938 et en 2005; on a ainsi constaté une perte de 27 % des écosystèmes forestiers en pente douce à douglas et calamagrostide rouge (Figure 9) et une perte de 53 % des écosystèmes forestiers en pente douce à pin ponderosa et agropyre à épi (Figure 10). Note 20

Pour de plus amples renseignements sur les changements subis par les écosystèmes forestiers, consulter les sections « Conversion des écosystèmes », à la page 43, et « Perturbations naturelles », la page 86.

Figure 9. Changements survenus dans l'étendue des écosystèmes forestiers en pente douce à douglas et calamagrostide rouge, de 1800 à 2005.
Source: Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 9

Trois cartes illustrent la superficie des forêts de basse altitude en 1800, en 1938 et en 2005 en bordure du lac Okanagan, depuis le nord de Vernon jusqu'à Osoyoos. De 1800 à 2005, l'étendue des écosystèmes forestiers en pente douce à douglas et calamagrostide rouge a diminué de 27 %, et la baisse est particulièrement marquée au nord de Vernon.

Figure 10. Changements survenus dans l'étendue des écosystèmes forestiers en pente douce à pin ponderosa et agropyre à épi, de 1800 à 2005
Source: Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 10

Trois cartes illustrent la superficie des forêts de basse altitude en 1800, en 1938 et en 2005 en bordure du lac Okanagan, depuis le nord de Vernon jusqu'à Osoyoos. De 1800 à 2005, l'étendue des écosystèmes forestiers en pente douce à pin ponderosa et agropyre à épi a diminué de 53 %, la baisse étant particulièrement marquée dans les environs de Kelowna.

Constatation clé 2
Prairies

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
L'étendue des prairies indigènes n'est plus qu'une fraction de ce qu'elle était à l'origine. Bien qu'à un rythme plus lent, la disparition des prairies se poursuit dans certaines régions. La santé de bon nombre de prairies existantes a également été compromise par divers facteurs de stress.

Les prairies indigènes occupent 2 % de l'écozone+du Bassin intérieur de l'Ouest. Ces prairies se trouvent à la limite nord de la prairie à fétuque du Pacific Northwest, Note 21 ; elles constituent également le biome du désert à armoises du Grand Bassin. Note 22Les prairies de l'EBIO sont les seules du genre au Canada, car elles sont dominées par l'agropyre à épi (Pseudoreogneria spicata), espèce rarement présente à l'est des Rocheuses. En outre, elles se distinguent des prairies du Washington et de l'Orégon par la proportion élevée d'espèces boréales qui composent leurs communautés végétales et animales Note 8, Note 23

Les prairies de Colombie-Britannique sont un des écosystèmes les plus menacés au Canada. Note 8 Note 24 Note 25 Note 26 Note 27 Les communautés de la prairie de basse altitude constituent le type de couverture terrestre le plus rare en Colombie-Britannique et se concentrent dans la zone intérieure à douglas, la zone à pin ponderosa et la zone à graminées cespiteuses, trois des quatre zones biogéoclimatiques de Colombie-Britannique qui sont préoccupantes sur le plan de la conservation. Note 14 Les prairies fournissent un habitat à des populations importantes d'espèces en péril et contribuent à la biodiversité de façon disproportionnée. Note 24 Note 25 En effet, c'est dans les prairies de l'EBIO que vivent plus de 30 % des espèces en péril de Colombie-Britannique, notamment le blaireau d'Amérique (Taxidea taxus jeffersonii), la chevêche des terriers (Athene cunicularia), la chauve-souris blonde (Antrozous pallidus), le crotale de l'Ouest (Crotalus oreganus), et le courlis à long bec (Numenius americanus) live in the grasslands of the WIBE. Note 28Plus de 40 % des espèces de plantes vasculaires présentes en Colombie-Britannique se rencontrent dans les prairies Note 26, même si ces dernières occupent moins de 1 % du territoire de la province. Note 26

Destruction des milieux naturels

Depuis 1850, 1 188 km2 (16 %) des prairies de l'EBIO ont été transformées pour l'agriculture ainsi que le développement urbain de forte et de faible densité (Figure 11). Note 26 Note 29 Bien que la prairie continue de subir une destruction dans certaines régions, la majeure partie de la destruction (15 %, ou 1 114 km2) est survenue avant 1990 (Figure 12). Avant 1990, les plus importantes pertes ont été subies dans les écosections Northern Okanagan Basin et Southern Okanagan Highland, où respectivement 39 % et 48 % de la superficie de prairie a été détruite (Figure 12). Note 30

Figure 11. Répartition des prairies autrefois présentes et des prairies encore existantes (en 2004) dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest.
L'encart montre la répartition des zones de prairie en Colombie-Britannique.
Source: Carte tirée, avec mise à jour, de Grasslands Conservation Council of British Columbia (2004) Note 30

carte

Description longue pour la figure 11

La carte principale montre l'étendue des prairies concentrées le long des principaux réseaux hydrographiques de l'Écozone+. Il y avait par le passé davantage de prairies aux environs de Salmon Arm, de Vernon, de Kelowna et de Penticton. Une carte en médaillon montre les zones de prairie en Colombie-Britannique. Elles sont principalement concentrées dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest et au nord de cette écozone+. On trouve aussi des prairies dans le nord-est et l'est de la province.

Figure 12. Superficie de prairie présente dans les différentes écosections, du milieu du 19esiècle à 2005, dans la région intérieure sud de la Colombie-Britannique
Source: BC Ministry of Environment (2007a) Note 29; données produites par le Grasslands Conservation Council of British Columbia (2004, 2007). Note 28 Note 30 Information fournie par le gouvernement de la Colombie-Britannique aux termes du système Open Government License for Government of BC Information, v.BC1.0.

graphique

Description longue pour la figure 12

Ce diagramme à barres horizontales empilées montre les informations suivantes :

Données de la figure 12
ÉcosectionsSuperficie de
prairie détruite
entre le milieu du
19e siècle et
(km2)
Superficie de
prairie détruite
entre 1990 - 2005
19e siècle et
(km2)
Superficie de
prairie restante
(2005) (km2)
Southern Thompson Upland143.501323
Pavilion Ranges330366.8
Thompson Basin23218.21002.2
Okanagan Range25.40206.6
Southern Okanagan Highland77.90125
Northern Okanagan Basin329.217380.6
Southern Okanagan Basin69.113.7320.5

De 1800 à 2005, dans les vallées de l'Okanagan et de la basse Similkameen, la superficie de steppe arbustive à purshie tridentée et stipe chevelue a diminué de 68 % (Figure 13), celle de steppe arbustive à armoise tridentée a diminué de 33 % (Figure 14), et celle de prairie à fétuque d'Idaho et agropyre à épi a diminué de 77 % (Figure 15) Note 20 Note 31. La destruction de ces écosystèmes est principalement imputable au développement foncier des secteurs de basse altitude Note 20. Ces trois écosystèmes se trouvent actuellement en début de succession et sont envahis par des espèces exotiques, phénomène en grande partie imputable à plusieurs décennies de pâturage intensif Note 20. De plus, une bonne partie des sols les plus riches ont été mis en culture Note 32 Note 33, ce qui fait en sorte que les prairies encore existantes se trouvent sur des sols moins productifs.

Les prairies de l'EBIO sont en péril, à l'intérieur comme à l'extérieur des zones protégées. Celles situées à l'extérieur de ces zones risquent d'être transformées à des fins agricoles, commerciales et résidentielles. En 2004, 40 % des prairies étaient situées en terrain privé, tandis que seulement 8 % se trouvaient dans des zones protégées Note 29. La modification des régimes naturels de perturbation constitue une autre menace pour les prairies, qu'elles se trouvent ou non dans des zones protégées. Par exemple, dans la zone biogéoclimatique à pin ponderosa, la suppression des incendies a permis à la forêt d'empiéter sur des secteurs auparavant occupés par la prairie Note 34 Note 35 Note 36 Note 37. Environ 90 % des prairies de Colombie-Britannique servent à l'élevage du bétail, ce qui dégrade les écosystèmes et favorise la propagation des plantes envahissantes Note 30. Une étude portant sur 17 parcelles de prairie pâturée de la région intérieure sud a révélé que les plantes exotiques occupaient en moyenne 35 % de ces parcelles et constituaient même, dans certains cas, 85 % de la parcelle Note 38. Les prairies sont également menacées par la pression croissante des activités récréatives et notamment par la perturbation due à la circulation de véhicules hors-toute et à l'aménagement de terrains de golf Note 30. Pour de plus amples renseignements, consulter les sections « Espèces non indigènes envahissantes », à la page 48, et « Perturbations naturelles », à la page 86.

Figure 13. Changements survenus dans l'étendue de steppe arbustive à purshie tridentée et stipe chevelue, de 1800 à 2005.
Source: Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 13

Trois cartes illustrent la superficie des prairies de basse altitude en 1800, en 1938 et en 2005 en bordure du lac Okanagan, depuis le nord de Vernon jusqu'à Osoyoos. De 1800 à 2005, la superficie des écosystèmes de steppe arbustive à purshie tridentée et stipe chevelue a diminué de 68 % dans son aire de répartition, de Kelowna à Osoyoos.

Figure 14. Changements survenus dans l'étendue de steppe arbustive à armoise tridentée, de 1800 à 2005.
Source: Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 14

Trois cartes illustrent la superficie des prairies de basse altitude en 1800, en 1938 et en 2005 en bordure du lac Okanagan, depuis le nord de Vernon jusqu'à Osoyoos. De 1800 à 2005, la superficie des écosystèmes de steppe arbustive à armoise tridentée a diminué de 33 %, la baisse étant particulièrement marquée dans les environs de Kelowna et de Penticton ainsi qu'à l'ouest d'Osoyoos.

Figure 15. Changements survenus dans l'étendue de prairie à fétuque d'Idaho et agropyre à épi, de 1800 à 2005
Source: Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 15

Trois cartes illustrent la superficie des prairies de basse altitude en 1800, en 1938 et en 2005 en bordure du lac Okanagan, depuis le nord de Vernon jusqu'à Osoyoos. De 1800 à 2005, la superficie des écosystèmes de prairie à fétuque d'Idaho et agropyre à épi a diminué de 27 % dans son aire de répartition, de Vernon à Kelowna.

Constatation clé 3
Milieux humides

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
La perte de milieux humides a été importante dans le sud du Canada; la destruction et la dégradation continuent sous l'influence d'une gamme étendue de facteurs de stress. Certains milieux humides ont été restaurés ou sont en cours de restauration.

Les milieux humides occupent une faible portion (< 1 %) de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en raison du climat, du type de sol et de la topographie qui caractérisent cette écozone+. Note 39 Note 40Cependant, ces milieux y jouent un rôle écologique essentiel, notamment parce que les milieux humides, en zone aride, abritent davantage d'espèces que les autres écosystèmes. Note 39 Note 41Les milieux humides de l'EBIO hébergent de nombreuses espèces en péril, dont la cicindèle de Wallis (Cicindela parowana wallisi), le crapaud du Grand Bassin (Spea intermontana), l'aster feuillu (Symphyotrichum frondosum) et le lipocarphe à petites fleurs (Lipocarpha micrantha). Note 42

La plupart des milieux humides de l'EBIO sont situés au fond de vallées, où se concentre le développement foncier. Depuis la colonisation européenne, 85 % des milieux humides de faible altitude ont été détruits, surtout pour l'agriculture et, plus récemment, le développement urbain Note 20 Note 43 Note 44. Dans les vallées de l'Okanagan Sud et de la basse Similkameen, les milieux humides s'étendaient sur 178 km2 en 1800, 69 km2 en 1938 et un peu moins de 30 km2 en 2005. Note 20.

Les diverses communautés des milieux humides des vallées de l'Okanagan Sud et de la basse Similkameen ont été détruites à différents degrés. Par exemple, de 1800 à 2005, 92 % des marécages riverains arbustifs à bouleau fontinal et cornouiller stolonifère (figure 16), 63 % des marécages riverains à peuplier de l'Ouest et cornouiller stolonifère (figure 17) et 41 % des marais à quenouilles sont disparus Note 20. Les milieux humides continuent d'être détruits et dégradés par l'urbanisation, l'agriculture intensive et, dans certaines régions, une forte utilisation à des fins récréatives Note 20 Note 42 Note 44. Les espèces exotiques envahissantes et le changement climatique constituent d'autres menaces graves Note 45.

Pour de plus amples renseignements, consulter les sections « Conversion des écosystèmes », à la page 43, et « Espèces non indigènes envahissantes », à la page 48.

Figure 16. Changements survenus dans l'étendue des marécages riverains arbustifs à bouleau fontinal et cornouiller stolonifère, de 1800 à 2005.
Source: Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 16

Trois cartes illustrent la superficie des marécages de basse altitude en 1800, en 1938 et en 2005 en bordure du lac Okanagan, depuis le nord de Vernon jusqu'à Osoyoos. De 1800 à 2005, la superficie des écosystèmes de marécages riverains arbustifs à bouleau fontinal et cornouiller stolonifère a diminué de 92 %.

Figure 17. Changements survenus dans l'étendue de forêts riveraines à peuplier de l'Ouest et cornouiller stolonifère, de 1800 à 2005.
Source: Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 17

Trois cartes illustrent la superficie des marécages de basse altitude en 1800, en 1938 et en 2005 en bordure du lac Okanagan, depuis le nord de Vernon jusqu'à Osoyoos. De 1800 à 2005, la superficie des écosystèmes de forêts riveraines à peuplier de l'Ouest et cornouiller stolonifère a diminué de 63 %.

Constatation clé 4
Lacs et cours d'eau

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
Au cours des 40 dernières années, parmi les changements influant sur la biodiversité qui ont été observés dans les lacs et les cours d'eau du Canada, on compte des changements saisonniers des débits, des augmentations de la température des cours d'eau et des lacs, la baisse des niveaux d'eau et la perte et la fragmentation d'habitats.

Environ 2 % de la superficie de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest sont occupés par des lacs et des cours d'eau Note 13, qui hébergent différentes communautés aquatiques, y compris des espèces en péril comme le bouche coupante (Acrocheilus alutaceus) et la gonidée des Rocheuses (Gonidea angulata). Les saumons anadromes migrent jusque dans certaines parties des bassins de l'Okanagan et de la Thompson; la rivière Adams est également une aire de reproduction importante pour le saumon rouge (Oncorhynchus nerka).

Grands lacs

Le bassin de la Thompson comprend les lacs Kamloops et Nicola ainsi qu'une partie des lacs Shuswap et Adams. La rivière Thompson prend naissance à la confluence des rivières North Thompson et South Thompson et se déverse dans le fleuve Fraser. À l'ouest de Lillooet se trouvent les réservoirs des lacs Downton, Carpenter, Anderson et Seton, qui se déversent dans le Fraser. Une partie du cours principal du Fraser se trouve dans l'EBIO.

Par ailleurs, le fond de la vallée de l'Okanagan accueille une série de lacs s'écoulant dans la rivière Okanagan (appelée « Okanogan » aux États-Unis), qui se jette elle-même dans le Columbia, dans l'État de Washington. L'eau des lacs Wood et Kalamalka coule jusque dans le lac Okanagan, le plus grand de la série, puis dans les lacs Skaha, Vaseux et Osoyoos. Le lac Osoyoos chevauche la frontière entre le Canada et les États-Unis.

Le débit entrant annuel net du lac Okanagan est variable (figure 18), ce qui influe sur son niveau (figure 19) et donc sur la disponibilité annuelle de milieux de reproduction pour la souche de saumon rouge frayant près des rives du lac (Oncorhynchus nerka kennerlyi). Note 46 La perte de certains affluents du lac et l'établissement d'une crevette exotique envahissante de la famille des Mysidés (le Mysis diluviana, autrefois appelé Mysis relicta) ont également contribué à réduire les populations de cette souche de saumon rouge. Pour de plus amples renseignements sur les crevettes de la famille des Mysidés, consulter les sections « Espèces non indigènes envahissantes », à la page 48, et « Réseaux trophiques », à la page 94.

Figure 18. Débit entrant annuel net du lac Okanagan, de 1921 à 2011.
Source : BC River Forecast Centre (2011) Note 47

graphique

Description longue pour la figure 18

Ce diagramme à barres montre les informations suivantes :

Données de la figure 18
AnnéeDébit entrant (en millions de mètres cubes)
1921421
1922361
1923500
1924157
1925303
1926144
1927488
1928800
192978
1930106
193188
1932443
1933616
1934557
1935630
1936444
1937445
1938361
1939235
1940187
1941397
1942557
1943241
1944286
1945506
1946693
1947261
1948934
1949537
1950589
1951717
1952534
1953419
1954701
1955535
1956662
1957495
1958451
1959782
1960399
1961358
1962340
1963256
1964586
1965488
1966239
1967310
1968492
1969506
1970130
1971533
1972943
1973183
1974861
1975549
1976702
1977182
1978593
1979234
1980333
1981608
1982834
1983988
1984713
1985292
1986595
1987188
1988224
1989400
1990673
1991639
1992154
1993669
1994398
1995614
1996996
19971401
1998595
1999839
2000580
2001247
2002492
2003124
2004440
2005489
2006586
2007350
2008365
2009140
2010424
2011602

Le volume moyen de 1981 à 2010 est illustré sur la figure (535 millions de mètres cubes).

Figure 19. Niveau d'eau maximal annuel du lac Okanagan, mesuré à Kelowna, de 1944 à 2011
Source: Environment Canada (2009) Note 48

graphique

Description longue pour la figure 19

Ce graphique linéaire simple illustre les informations suivantes :

Données de la figure 19
AnnéeNiveau (m)
19441.783
19452.164
19462.548
19471.82
19482.838
1949-
19502.201
19512.515
19522.231
19532.262
19542.335
19552.182
19562.347
19572.216
19582.067
19592.14
19602.094
19612.054
19621.622
19631.667
19642.06
19652.091
19661.774
19671.832
19682.201
19692.161
19701.756
19712.167
19722.515
19731.847
19742.338
19752.176
19762.231
19772.106
19782.149
19792.042
19802.188
19812.274
19822.336
19832.209
19842.307
19852.111
19862.174
19872.099
19881.86
19892.23
19902.646
19912.193
19921.723
19932.237
19942.186
19952.119
19962.392
19972.617
19982.209
19992.186
20002.191
20011.984
20022.216
20031.855
20042.007
20052.291
20062.266
20072.007
20082.238
20091.814
20102.238
20112.369

Entre le milieu des années 1970 et 2001, la teneur en éléments nutritifs (concentration de phosphore total de l'eau au printemps) a diminué de 52 % dans le lac Skaha et de 40 % dans le lac Osoyoos. Note 49. Ces diminutions sont attribuables à l'entrée en service d'usines de traitement des eaux usées et à une réduction des intrants provenant de l'agriculture. Elles ont entraîné une réduction du phytoplancton et une augmentation de la concentration d'oxygène dans la couche inférieure (hypolimnion) des lacs en question, ce qui a profité aux salmonidés. Depuis 2001, la concentration de phosphore est demeurée relativement stable (voir la Figure 38 de la section « Charge en éléments nutritifs et efflorescences algales », à la page 56).

Caractéristiques exceptionnelles

Les lacs et étangs salés des régions de Kamloops et de l'Okanagan Sud ont une composition chimique, une flore invasculaire et une faune invertébrée tout à fait particulières. Note 50 Note 51 De plus, deux lacs situés près de Lillooet hébergent des microbialites, grosses structures formées par des cyanobactéries et ressemblant à des coraux. Note 14

Cours d'eau

Dans l'EBIO, la plupart des bassins versants sont principalement alimentés par la fonte des neiges, de sorte que les cours d'eau sont sujets à de fortes crues printanières. Ces crues, qui se produisent d'avril à juin, peuvent représenter jusqu'à 90 % du débit annuel de certains cours d'eau. Note 52. Après la crue, le niveau d'eau demeure généralement bas durant l'été, l'automne et l'hiver. Des modifications du débit associées au changement climatique ont été enregistrées dans le cas des rivières Similkameen et Kettle; ce sujet est abordé dans la section « Changements climatiques », à la page 59.

Le ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique établit des objectifs de qualité de l'eau pour les cours d'eau (et autres plans d'eau) qui sont touchés ou peuvent être touchés par les activités humaines. Note 53 Toutes les grandes rivières et beaucoup de petits cours d'eau situés dans l'EBIO sont contrôlés régulièrement quant à leurs caractéristiques physiques, chimiques et biologiques, ce qui permet de vérifier si les normes de qualité de l'eau sont respectées. Dans certains sites, on a également calculé, de 2202 à 2004, un indice de qualité des eaux Note 54 permettant de connaître la qualité globale de l'eau pour les diverses utilisations finales, comme la consommation, les loisirs, l'irrigation et l'habitat des organismes aquatique. Note 55; de 2002 à 2004, dans huit sites, la qualité de l'eau a varié de mauvaise à bonne (Tableau 3). Par exemple, la qualité de l'eau du Fraser, à Hope, s'est améliorée, en raison d'une réduction de sa teneur en composés organiques halogénés adsorbables (COHA) et en chlorure survenue de 1979 à 2004 grâce à une diminution des rejets des usines de pâte à papier. Par contre, la qualité de l'eau de la rivière Okanagan a diminué à Oliver entre 1980 et 2002, à cause du ruissellement en provenance des terres agricoles (Tableau 3). Note 55

Tableau 3. Indice de qualité des eaux (IQE) de divers cours d'eau, de 2002 à 2004, avec classement, tendance, problèmes étudiés et cause de la tendance, dans le cas de huit sites situés dans l'EBIO.
Site (années d'enregistrement)IQE Table Footnote aClassement Table Footnote aTendanceProblèmes étudiésCause de la tendance
Fleuve Fraser à Hope
(1979–2004)
84,2BonEn
amélioration
Composés organiques
halogénés
adsorbables et
chlorure
Réduction des rejets des
usines de pâte
Rivière Kettle à Carson
(1980–2002)
71,0PassableStable-Absence de
tendance
passée
Rivière Kettle à Midway
(1980–2002)
76,7PassableStable-Absence de
tendance
passée
Rivière Okanagan à Oliver
(1980-2002)
70,8PassableEn
détérioration
ChlorureRetour des
eaux
d'irrigation
Rivière Salmon à Salmon
Arm (1985–2004)
45,8MauvaisStableColiformes fécauxRéduction des
rejets agricoles
non ponctuels
Rivière Similkameen à
Princeton (1989–1997)
83,2BonStable-Absence de
tendance
passée
Rivière Similkameen près
de la frontière des États-Unis (1979–2000)
82,7BonStableArsenicInconnue
Rivière Thompson à
Spences Bridge (1985–2004)
65,2PassableStableChlorure, dioxines
et furannes dans
le poisson
Réduction des
rejets des
usines de pâte

Table Footnote

Footnote 1

Les indices et classements sont fondés sur l'indice de qualité des eaux (IQE) du Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME) Note 53
Source : BC Ministry of Environment (2007b) Note 54

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Les invertébrés benthiques capturés dans les cours d'eau urbains de l'Okanagan ont été employés comme indicateurs de la santé de ces cours d'eau. L'indice benthique d'intégrité biologique B IBI est une mesure de la capacité du cours d'eau à soutenir des communautés biologiques, y compris les algues, les invertébrés, les poissons ainsi que les mammifères et oiseaux aquatiques. L'indice B IBI est fondé sur le nombre total de taxons, le nombre de taxons de plécoptères, le nombre de taxons d'éphéméroptères, le nombre de taxons intolérants et le nombre de taxons s'accrochant à leur substrat. Ces paramètres permettent de prédire le degré cumulatif de perturbation du cours d'eau et de distinguer clairement les sites urbains très altérés des sites relativement intacts Note 56. Dans le cadre d'une évaluation de 31 sites de cours d'eau, l'état de 68 % des sites a été jugé passable, mauvais ou très mauvais, celui de 16 % des sites, bon, et celui de 16 % des sites, excellent (Figure 20). Note 56On peut supposer que les cours d'eau ayant reçu les classements les plus mauvais sont soumis à des facteurs de stress tels que la destruction de la végétation riveraine, la canalisation, les rejets d'eaux pluviales ainsi qu'une dégradation de la qualité de l'eau et des sédiments.

Figure 20. Indice benthique d'intégrité biologique des cours d'eau de la vallée de l'Okanagan, de 1999 à 2004.

graphique

Description longue pour la figure 20

Ce diagramme à barres illustre les informations suivantes :

Données de la figure 20
L'indice benthique
d'intégrité biologique
Nombre de
cours d'eau
23-25 (excellent)5
19-22 (good)5
14-18 (fair)12
9-13 (poor)6
5-8 (very poor)3

Les catégories entre parenthèses indiquent l'état estimé du cours d'eau d'après l'indice obtenu.
Source : Jensen (2006)56

Altération et destruction des milieux naturels

L'accroissement de la population humaine, l'urbanisation et la modification passée des lacs et des réseaux hydrographiques continueront d'altérer le régime hydrologique et la disponibilité de l'eau dans l'EBIO. Le bassin de l'Okanagan est celui dont le régime hydrologique a subi les plus grands changements, causés par la construction de barrages-réservoirs, le prélèvement d'eau à des fins résidentielles, agricoles et industrielles ainsi que la canalisation de la rivière Okanagan. Ces changements comprennent une modification du débit annuel ainsi que l'altération ou l'élimination de plaines inondables et de zones riveraines de la rivière Okanagan. Note 20

Barrages

Des barrages ont été construits sur la plupart des cours d'eau et des lacs tributaires de l'Okanagan; le débit sortant de cinq des six grands lacs du fond de la vallée de l'Okanagan est régularisé, et des réservoirs ont été aménagés dans un grand nombre des affluents en amont. Note 57 De 1913 à 1998, le nombre de barrages construits sur les affluents du lac Okanagan est passé de 11 à 147. Note 58

Au sein de l'EBIO, certaines parties des bassins de la Thompson et du Fraser sont situées en amont d'un barrage (Figure 21). De plus, les bassins de l'Okanagan, de la Similkameen et de la Kettle sont entièrement situés en amont de barrages. Il y a des ouvrages de retenue sur la décharge des lacs Okanagan, Skaha, Vaseux et Osoyoos (les barrages Penticton, Skaha, McIntyre et Zosel, respectivement), et deux de ces barrages sont aménagés de façon à permettre la remontée des poissons (le barrage Zosel, en aval du lac Osoyoos, et le barrage McIntyre, en aval du lac Vaseux; ce dernier a été modifié en 2009). Note 59 La remontée des poissons sur la Similkameen est entravée par le barrage Enloe (situé dans l'État de Washington), qui a été construit à l'emplacement d'une barrière naturelle qui empêchait déjà le passage des poissons. Il n'y a aucun barrage sur les cours principaux du Fraser, de la Thompson Nord, de la Thompson Sud et de la Kettle.

Figure 21. Bassins versants situés en amont de barrages de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2008.
Source: Austin et Eriksson (2009) Note 50

carte

Long Description for Figure 21

Cette carte montre qu'environ la moitié des terres des bassins de la Thompson et du Fraser, au sein de l'Écozone+, sont situées en amont d'un barrage. Ces secteurs sont concentrés dans la moitié sud et à l'extrémité nord-ouest de l'Écozone+.

Affectation et détournement de l'eau

Dans l'EBIO, l'eau des lacs et cours d'eau est principalement affectée et détournée à des fins résidentielles, agricoles, commerciales et industrielles ainsi que pour le stockage de l'eau et la conservation des milieux naturels. L'eau peut aussi être affectée à la production d'énergie et à l'exploitation minière. De nombreuses parties de l'EBIO, particulièrement les bassins de l'Okanagan et de la Thompson, présentent un taux élevé de détournement de l'eau (Figure 22). La majorité des restrictions imposées à l'usage de l'eau en Colombie-Britannique visent l'EBIO. Note 60

Figure 22. Indice de détournement de l'eau, en 2008
Source: Austin et Eriksson (2009) Note 50

carte

Description longue pour la figure 22

Cette carte illustre la quantité d'eau de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest qui est détournée d'après un indice dont les catégories augmentent de façon exponentielle, de 1-220 jusqu'à 37 043 5 056 563 610. Le détournement est particulièrement marqué autour de Kamloops et de Kelowna de même que dans les principaux cours d'eau de l'Écozone+.

Le bassin versant de l'Okanagan a été bien étudié quant à la disponibilité et à l'utilisation de l'eau, étant donné la population croissante et les conditions arides de cette région. Le prélèvement autorisé d'eau de surface est de 443 000 mégalitres (443 millions de mètres cubes, ou l'équivalent de 177 200 piscines olympiques) par année Note 61. De plus, chaque année, 351 000 mégalitres font l'objet de permis aux fins de conservation et d'autres utilisations sans consommation. Note 61 Dans le bassin de l'Okanagan, 235 cours d'eau ont été classés « fully recorded », ce qui signifie que toute leur eau avait déjà été affectée et qu'aucun autre permis ne pouvait être délivré Note 62.

L'utilisation réelle de l'eau n'équivaut pas nécessairement à l'affectation de l'eau, en ce sens que l'eau peut faire l'objet d'un permis pour une utilisation sans que le détenteur du permis n'utilise le volume total ainsi affecté. De 1996 à 2006, dans le bassin de l'Okanagan, l'utilisation d'eau moyenne annuelle était de 219 000 mégalitres, dont 67 % provenaient de sources de surface. Note 61Au cours de cette période, 187 000 mégalitres d'eau ont été utilisés en 1997 (année humide), et 247 000 mégalitres d'eau ont été utilisés en 2003 (année très sèche). Note 61L'utilisation accrue observée en 2003 était principalement liée à la consommation agricole et à la consommation résidentielle pour usage à l'extérieur. L'utilisation d'eau varie aussi au cours de l'année : elle est élevée au printemps, avec le début de l'irrigation, et atteint son maximum entre la fin juillet et la mi-août. Dans le bassin de l'Okanagan, le secteur agricole vient en première place pour la consommation annuelle d'eau (55 % de l'eau prélevée), et le secteur résidentiel, en deuxième place (31 % de l'eau prélevée). Note 61

Le bassin de l'Okanagan et de la Similkameen est la région canadienne présentant le plus faible ratio de ressources en eau (mesurées selon la superficie, en mètres carrés) par habitant. Note 63 Dans cette région où les ressources en eau sont limitées, la demande humaine augmente avec l'accroissement de la population, l'urbanisation et l'expansion agricole. Note 64L'effet combiné de ressources en eau initialement limitées, d'une évaporation accrue et du changement climatique sur le régime hydrologique annuel fait en sorte que la quantité d'eau est insuffisante pour les écosystèmes aquatiques et riverains, particulièrement les années de sécheresse. Note 65

Canalisation de la rivière Okanagan

Entre 1949 et le milieu des années 1950, on a canalisé certaines portions de la rivière Okanagan, afin de prévenir les inondations et d'irriguer les terres (Figure 23). Note 66 Note 67 Avant d'être canalisée, l'Okanagan inondait régulièrement les collectivités situées dans sa plaine inondable; des inondations particulièrement importantes sont survenues en 1928, 1942 et 1948. Note 66De plus, la canalisation a entraîné un raccourcissement de la rivière, dont la longueur est passée de 61 km à 41 km, ainsi qu'une diminution de la superficie de sa plaine inondable, qui est passée de 2,12 km2 en 1800 à 0,15 km2 en 2005. Note 20Quelques sections de la rivière sont encore à l'état naturel ou semi-naturel, Note 68, mais la rivière a été modifiée sur 93 % de sa longueur. Note 20

Des travaux ont été entrepris dans le cadre de l'Initiative de restauration de l'Okanagan, parrainée par le Groupe de travail technique canadien du bassin de l'Okanagan, en vue de redonner à la rivière sa configuration d'origine. La restauration de la portion de 1 km située juste au nord de la ville d'Oliver fournira un habitat important aux salmonidés, réduira les risques d'inondation pour les terres voisines de la plaine inondable et permettra à la végétation riveraine de se rétablir. Note 69

Figure 23. Photographies de la rivière Okanagan, à l'endroit où elle se jette dans le lac Skaha, en 1949 (photo de gauche; BC 800:31) et en 1982 (photo de droite; BC 82024:204).
Source: Cannings (2003) Note 70Copyright © Province of British Columbia. Tous droits réservés. Reproduction autorisée par la Province de Colombie-Britannique.

carte

Description longue pour la figure 23

Cette figure consiste en deux photos historiques : la première (1949) montre une rivière naturelle sinueuse comportant des ruisseaux secondaires et bordée de plaines inondables; la seconde (1982) montre un chenal en ligne droite bordé de digues.

Pour de plus amples renseignements sur la destruction et la fragmentation des milieux naturels dans les lacs et rivières, consulter la section « Conversion des écosystèmes », à la page 43.

Constatation clé 7
La glace dans l'ensemble des biomes

Theme Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
La réduction de l'étendue et de l'épaisseur des glaces marines, le réchauffement et le dégel du pergélisol, l'accélération de la perte de masse des glaciers et le raccourcissement de la durée des glaces lacustres sont observés dans tous les biomes du Canada. Les effets sont visibles à l'heure actuelle dans certaines régions et sont susceptibles de s'étendre; ils touchent à la fois les espèces et les réseaux trophiques.

Avec le temps, la diminution des glaciers peut réduire le débit estival des cours d'eau glaciaires et provoquer une hausse de la température de l'eau. Note 71 Or, le débit et la température des cours d'eau sont deux facteurs importants pour les organismes aquatiques, particulièrement dans le cas des espèces adaptées au froid, comme les salmonidés. Note 71 Note 72 Note 73 Depuis le milieu des années 1970, la perte de glace s'est accélérée dans les glaciers du sud-ouest du Canada. Note 74

Le Service de surveillance mondial des glaciers a enregistré entre 1964 et 2008 (figure 24) une diminution de 37 m de l'épaisseur du glacier Place (situé au sud-ouest de Lillooet, près de la limite ouest de l'EBIO) Note 75. La superficie du glacier Bridge, au nord-ouest de Lillooet, est passée de 92 km2 à 84 km2 (diminution de 7 %) entre 1995 et 2005 (Figure 25). Note 76

Pour de plus amples renseignements sur la fonte des glaciers, consulter la section « Changements climatiques », à la page 59.

Figure 24. Diminution moyenne cumulative (somme cumulative des bilans massiques annuels) de l'épaisseur du glacier Place, de 1964 à 2008.
Source : Demuth et al. (2009) Note 75. Données fournies par le Service de surveillance mondial des glaciers

graphique

Description longue pour la figure 24

Ce graphique linéaire simple illustre les informations suivantes :

Données de la figure 24
AnnéeMétres equivalent eau
1964-
1965-650
1966-540
1967-1750
1968-1880
1969-2090
1970-3600
1971-3940
1972-4280
1973-4580
1974-4020
1975-4260
1976-4176
1977-5403
1978-5836
1979-8046
1980-8966
1981-10056
1982-10806
1983-11246
1984-11586
1985-13466
1986-14776
1987-15626
1988-16596
1989-17636
1990-18574
1991-19564
1992-20357
1993-22637
1994-24647
1995-27133
1996-27354
1997-28242
1998-30692
1999-30072
2000-29942
2001-30702
2002-30822
2003-31817
2004-34027
2005-35322
2006-36702
2007-37042
2008-
Figure 25. Changements survenus dans la superficie du glacier Bridge, de 1995 à 2005.
Soulignons le recul vers l'ouest de la langue principale du glacier.
Source: Stahl et al., (2008) Note 76 Reproduction autorisée par la John Wiley & Sons, Inc.

carte

Description longue pour la figure 25

Cette figure contient deux cartes : en 2005, les milieux non forestiers se sont étendus alors que la langue principale du glacier reculait comparativement à 1995.

Note de contenu

Note 8

Pitt, M. and Hooper, T.D. 1994. Threats to biodiversity of grasslands in British Columbia. In Biodiversity in British Columbia: our changing environment. Edited by Harding, L.E. and McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 20. pp. 279-292.

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Note 12

Ahern, F., Frisk, J., Latifovic, R. et Pouliot, D. 2011. Surveillance à distance de la biodiversité : sélection de tendances mesurées à partir d'observations par satellite du Canada. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 17. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON.

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Note 13

Hectares BC. 2009. Hectares BC. [en ligne]. Government of British Columbia. (consultéle Oct. 2008).

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Note 14

Austin, M.A., Buffett, D.A., Nicolson, D.J., Scudder, G.G.E. et Stevens, V. (eds.). 2008. Taking nature's pulse: the status of biodiversity in British Columbia. Biodiversity BC. Victoria, BC. 268 p.

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Note 15

Lee, P., Gysbers, J.D. et Stanojevic, Z. 2006. Canada's forest landscape fragments: a first approximation (a Global Forest Watch Canada report). Observatoire Mondial des Forêts. Edmonton, AB. 97 p.

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Note 16

Austin, M. 2008. BC Ministry of Environment. Données non publiées

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Note 17

BC Ministry of Forests and Range. 2010. Kamloops forest district news highlights, and Okanagan Shuswap forest district quick facts [en ligne].British Columbia Ministry of Forests and Range.(consulté le 1 Jan. 2010).

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Note 18

BC Ministry of Forests and Range. 2008. Tree species composition and diversity in British Columbia. Forest and Range Evaluation Program Report # 14. British Columbia Ministry of Forests and Range. Victoria, BC. x + 66 p.

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Note 19

BC Ministry of Forests, Mines and Lands. 2010. The state of British Columbia's forests: third edition. Forest Practices and Investment Branch, British Columbia Ministry of Forests, Mines and Lands. Victoria, BC. xiii + 308 p.

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Note 20

Lea, T. 2008. Historical (pre-settlement) ecosystems of the Okanagan Valley and Lower Similkameen Valley of British Columbia: pre-European contact to the present. Davidsonia 19:3-36.

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Note 21

Daubenmire, R. 1970. Steppe vegetation of Washington. Washington State Agricultural Experiment Station. Pullman, WA. 131 p.

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Note 22

Demarchi, R.A. 2000. Bighorn sheep (Ovis canadensis) in accounts and measures for managing identified wildlife: accounts version 2004. British Columbia Ministry of Water, Land and Air Protection. Victoria, BC. 19 p.

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Note 23

Hooper, T.D. et Pitt, M.D. 1996. Breeding bird communities and habitat associations in the grasslands of the Chilcotin Region, British Columbia. Forest Resource Development Agreement (FRDA) II. Victoria, BC. 69 p.

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Note 24

Wikeem, B. et Newman, R. 1984. Rangeland extensions of grassland species in southern interior BC. Canadian Journal of Botany 63:2240-2242.

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Note 25

Iverson, K. 2004. Ecosystems in British Columbia at risk: grasslands of the southern interior. BC Ministry of Sustainable Resource Management and the BC Ministry of Water, Land and Air Protection. 6 p.

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Note 26

Wikeem, B. et Wikeem, S. 2004. The grasslands of British Columbia. BC Grasslands Conservation Council. Kamloops, BC. 497 p.

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Note 27

Blackstock, M.D. et McAllister, R. 2004. First Nations perspectives on the grasslands of the interior of British Columbia. Journal of Ecological Anthropology 8:24-46.

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Note 28

Grasslands Conservation Council of British Columbia. 2007. Understanding grasslands [en ligne]. (consulté le 12 November, 2009).

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Note 29

BC Ministry of Environment. 2007. Environmental trends in British Columbia: 2007. British Columbia Ministry of Environment. Victoria, BC. 352 p.

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Note 30

Grasslands Conservation Council of British Columbia. 2004. BC grasslands mapping project: a conservation risk assessment final report. Grasslands Conservation Council of British Columbia. Kamloops, BC. 108 p.

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Note 31

Lea, T. 2007. Historical (pre-European settlement) ecosystems of the Okanagan and Lower Similkameen valleys. South Okanagan Similkameen Conservation Program AGM. Penticton, BC. 27 November, 2007. Meeting Presentation.

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Note 32

Gauthier, D. et Riemer, G. 2003. Introduction to Prairie Conservation. In Saskatchewan Prairie Conservation Action Plan 2003-2008. Canadian Plains Research Centre, University of Regina. Regina, SK. pp. 1-8.

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Note 33

Scott, J.M., Davis, F.W., McGhie, R.G., Wright, R.G., Groves, C. et Estes, J. 2001. Nature reserves: do they capture the full range of America's biological diversity? Ecological Applications 11:999-1007.

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Note 34

Bai, Y., Thompson, D. et Broersma, K. 2004. Douglas-fir and ponderosa pine seed dormancy as regulated by grassland seedbed conditions. Journal of Range Management 57:661-667.

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Note 35

Turner, J. et Krannitz, P. 2000. Tree encroachment in the South Okanagan and Lower Similkameen valleys of British Columbia. In Proceedings from science to management and back: a science forum for southern interior ecosystems of British Columbia. Edited by Hollstedt, C., Sutherland, K. and Innes, T. Southern Interior Forest Extension and Research Partnership. Kamloops, BC. pp. 81-83.

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Note 36

Strang, R.M. et Parminter, J.V. 1980. Conifer encroachment on the Chilcotin grasslands of British Columbia. Forestry Chronicle 56:13-18.

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Note 37

Krannitz, P. 2007. Abundance and diversity of shrub-steppe birds in relation to encroachment of ponderosa pine. Wilson Journal of Ornithology 119:655-664.

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Note 38

Gayton, D.V. 2004. Native and non-native plant species in grazed grasslands of British Columbia's southern interior. BC Journal of Ecosystems and Management 5:51-59.

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Note 39

BC Ministry of Forests Research Program. 2000. The ecology of wetland ecosystems. Extension Note No. 45. British Columbia Ministry of Forests. Smithers, BC.

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Note 40

Groupe de travail national sur les terres humides. 1988. Terres humides du Canada. Série de la classification écologique du territoire no 24. Service canadien de la faune, direction du développement durable et Polyscience Publications. Ottawa, ON et Montréal, QC. 452 p.

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Note 41

Brinson, M.M. 2008. Temperate freshwater wetlands: response to gradients in moisture regime, human alterations and economic status. In Aquatic ecosystems: trends and global prospects. Edited by Polunin, N.V.C. Cambridge University Press. New York, NY. pp. 127-140.

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Note 42

BC Ministry of Sustainable Resource Management and BC Ministry of Water, Land and Air Protection. 2004. Ecosystems in British Columbia at risk: wetlands of the southern interior valleys. Government of British Columbia. Victoria, BC. 6 p.

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Note 43

BC Ministry of Water, Land and Air Protection. Habitat atlas for wildlife at risk: South Okanagan and Lower Similkameen. [en ligne]. British Columbia Ministry of Water, Land and Air Protection. http://www.env.gov.bc.ca/okanagan/esd/atlas/index.html (consulté le 10 Nov. 2009).

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Note 44

Sarell, M. 1990. Survey of relatively natural wetlands in the South Okanagan. Habitat Conservation Trust Fund. Victoria, BC. 7 p.

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Note 45

Holt, R.F., Utzig, G., Carver, M. et Booth, J. 2003. Biodiversity conservation in BC: an assessment of threats and gaps. Veridian Ecological Consulting. Nelson, BC. 91 p.

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Note 46

Rae, R. et Andrusak, H. 2006. Ten-year summary of the Okanagan Lake action plan 1996-2005. BC Ministry of Environment. Penticton, BC. 41 p.

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Note 47

BC River Forecast Centre. 2011. Analyse non-publié des données obtenu des Relevés hydrologiques du Canada: Analyse normal et calculs net d'afflux pour le Lac Okanagan 1921-2011 [en ligne]. Relevés hydrologiques du Canada.

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Note 48

Environnement Canada. 2009. Données hydrométriques [en ligne]. Environnement Canada. (consulté le 3 Mar. 2013)

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Note 49

Jensen, E.V. et Epp, P.F. 2002. Water quality trends in Okanagan, Skaha and Osoyoos lakes in response to nutrient reductions and hydrologic variation. BC Ministry of Water Land and Air Protection. Penticton, BC. 17 p.

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Note 50

Austin, M.A. et Eriksson, A. 2009. The biodiversity atlas of British Columbia. Biodiversity BC. 135 p.

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Note 51

British Columbia Bryophyte Recovery Team. 2009. Recovery strategy for alkaline wing-nerved moss (Pterygoneurum kozlovii) in British Columbia. British Columbia Ministry of Environment. Victoria, BC. 17 p.

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Note 52

Dobson, D. 2004. Hydrology and watershed management. In Okanagan Geology, British Columbia. Edition 2. Edited by Roed, M.A. and Greenough, J.D. Kelowna Geology Committee. Kelowna, BC. Chapter 13.

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Note 53

BC Ministry of Environment. 2009. Environmental protection division, water quality [en ligne].British Columbia Ministry of Environment.

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Note 54

Groupe de travail sur la qualité des eaux. 2006. Un cadre pancanadien pour la surveillance de la qualité de l'eau. Conseil canadien des ministres de l'environnement. Victoria, BC. iii + 25 p.

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Note 55

BC Ministry of Environment. 2007. State of environment reporting, water quality index for surface water bodies in BC [en ligne]. British Columbia Ministry of Environment. (consulté le 25 Mar. 2012).

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Note 56

Jensen, E.V. 2006. Cumulative effects monitoring of Okanagan streams using benthic invertebrates, 1999 to 2004. Ministry of Environment. Penticton, BC. 60 p.

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Note 57

Merritt, W.S., Alila, Y., Barton, M., Taylor, B., Cohen, S. et Neilsen, D. 2006. Hydrologic response to scenarios of climate change in sub watersheds of the Okanagan Basin, British Columbia. Journal of Hydrology 326:79-108.

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Note 58

Hall, K., Stockner, J., Schreier, H. et Bestbier, R. 2001. Nutrient sources and ecological impacts on Okanagan Lake. Institute for Resources and Environment, University of British Columbia. Vancouver, BC.

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Note 59

Alex, K. 2010. Providing fish passage at McIntyre Dam. Bilateral Okanagan Basin Technical Working Group Meeting. 24 February, 2010. Penticton, BC. Meeting presentation.

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Note 60

Gayton, D.V. 2007. Major impacts to biodiversity in British Columbia (excluding climate change): a report to the conservation planning tools committee. Technical Subcommittee Component Report. Biodiversity BC. i + 28 p.

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Note 61

Summit Environmental Consultants Inc. 2010. Okanagan water supply and demand project: phase 2 summary report. Okanagan Basin Water Board. Vernon, BC. xv + 82 p.

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Note 62

Shepherd, P., Neale, T. et Cohen, S. 2004. Water Management. In Expanding the dialogue on climate change and water management in the Okanagan Basin, British Columbia. Edited by Cohen, S., Neilsen, D. and Welbourn, R.Environnement Canada, Agriculture and Agroalimentation Canada et l'Université de la Colombie-Britannique. Chapitre 3. pp. 11-24.

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Note 63

Statistique Canada. 2003. L'activité humaine et l'environnement: statistiques annuelles 2003. L'activité humaine et l'environnement, Catalogue no 16-201-XIE. Statistique Canada. Ottawa, ON. vi + 87 p.

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Note 64

Neale, T.L. 2005. Impacts of climate change and population growth on residential water demand in the Okanagan Basin, British Columbia. Thesis (M.A.). Royal Roads University, Environment and Management Program. Victoria, BC.

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Note 65

Nelitz, M., Wieckowski, K., Pickard, D., Pawley, K. et Marmorek, D. 2007. Helping Pacific salmon survive the impacts of climate change on freshwater habitats: pursuing proactive and reactive adaptation strategies. Pacific Fisheries Resource Conservation Council. Vancouver, BC. iii +122 p.

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Note 66

Symonds, B.J. 2000. Background and history of water management of Okanagan Lake and River. BC Ministry of Environment, Lands and Parks. Penticton, BC. 8 p.

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Note 67

Okanagan Basin Technical Working Group. 2009. Regional description - Okanagan Basin [en ligne]. (consulté le 17 December, 2009).

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Note 68

Glenfir Resources. 2002. A discussion paper concerning restoration of the Okanagan River and its riparian habitats. South Okanagan Similkameen Conservation Program. Penticton BC.

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Note 69

Canadian Okanagan Basin Technical Working Group. 2010. Major initiatives, Okanagan River Restoration Initiative (ORRI) [en ligne]. Canadian Okanagan Basin Technical Working Group. (consulté le 19 March, 2012).

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Note 70

Cannings, S.G. 2003. Status of western river cruiser Macromia magnifica McLachlan in British Columbia. Wildlife Bulletin No. B-111. BC Ministry of Sustainable Resource Managment.

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Note 71

Moore, R.D. et Demuth, M.N. 2001. Mass balance and streamflow variability at Place Glacier, Canada, in relation to recent climate fluctuations. Hydrological Processes 15:3473-3486.

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Note 72

Petts, G.E., Gurnell, A.M. et Milner, A.M. 2006. Eco-hydrology: new opportunities for research on glacier fed rivers. In Peyto Glacier: one century of science. Science Report #8. Munro, D.S. et Young, G.J. (éd.). Institut national de recherche sur les eaux. pp. 255-278.

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Note 73

Milner, A.M., Brown, L.E. et Hannah, D.M. 2009. Hydroecological response of river systems to shrinking glaciers. Hydrological Processes 23:62-77.

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Note 74

World Glacier Monitoring Service. 2008. Global glacier changes: facts and figures. World Glacier Monitoring Service and United Nations Environment Programme. Zurich, Switzerland. 88 p.

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Note 75

Demuth, M.N., Sekerka, J., Bertollo, S. et Shea, J. 2009. Glacier mass balance observations for Place Glacier, British Columbia, Canada (updated to 2007). Spatially referenced data set contribution to the National Glacier-Climate Observing System, state and evolution of Canada's glaciers [en ligne]. Geological Survey of Canada. (consulté le 3 March, 2011).

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Thème : interactions humains-écosystèmes

Constatation clé 8
Aires protégées

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
La superficie et la représentativité du réseau d'aires protégées ont augmenté ces dernières années. Dans bon nombre d'endroits, la superficie des aires protégées est bien au-delà de la valeur cible de 10 % qui a été fixée par les Nations Unies. Elle se situe en deçà de la valeur cible dans les zones fortement développées et dans les zones océaniques.

En 1940, l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest comptait seulement quatre petites zones protégées, d'une superficie totale de 5 km2, établies par les gouvernements fédéral et provincial Note 77. En 2009, la protection touchait déjà une superficie de plus de 5 000 km2 (9 % de l'EBIO), répartie entre 111 zones protégées des catégories I à IV de l'UICN (Figure 26 et Figure 27). Note 77 Ces catégories comprennent les réserves naturelles, les zones sauvages et les autres parcs et réserves gérés pour la conservation d'écosystèmes ainsi que d'éléments naturels et culturels, ou principalement gérés pour la conservation d'espèces sauvages et de leur habitat Note 78. De plus, 0,07 % de l'EBIO était occupé par 43 zones protégées de catégorie VI, visant à préserver l'utilisation durable du territoire aux fins de traditions culturelles établies. Note 78 In addition, 43 protected areas (0.07% of the WIBE) were in category VI for sustainable use by established cultural tradition. Note 77

En 2003, le Canada et la Colombie-Britannique ont signé un protocole d'entente en vue d'évaluer la possibilité de créer une réserve de parc national dans la région de l'Okanagan Sud et de la Basse Similkameen. Ce parc assurerait la représentation de la région naturelle du Plateau intérieur, qui est une des 39 régions naturelles distinctes reconnues par Parcs Canada et n'est pas encore représentée par un parc national. Toutefois, au début de 2012, le gouvernement provincial s'est retiré de l'évaluation, préoccupé par le manque de soutien local au projet. Par conséquent, Parcs Canada a également cessé d'y travailler Note 79

Figure 26. Superficie protégée dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, de 1940 à 2009.
Les données proviennent des gouvernements fédéral et provincial et étaient à jour en mai 2009.
Source: Environnement Canada (2009) Note 80 fondé sur le Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC), v.2009.05, 2009 Note 77 et les données fournies par les administrations fédérale, provinciales et territoriales

graphique

Description longue pour la figure 26

Ce diagramme à barres illustre la croissance de la superficie des zones protégées dans l'Écozone+.

Données de la figure 26 - partie 1
Date
d'establissement
de la protection
Superficie
protégée
cumulative (km2) Catégories I-IV
de l'UICN
1941732
1943747
1956749
1963853
19681197
19711212
19721224
19731465
19751500
19771501
19781510
19791518
19801519
19811527
19841528
19871711
19881725
19901729
19931770
19941778
19953144
19963780
19983855
19993868
20015020
20085106
Données de la figure 26 - partie 2
Date
d'establissement
de la protection
Superficie
protégée
cumulative (km2) Catégories VI
de l'UICN
19411
19431
19532
19553
195615
196122
196325
196527
197130
197533
198034
198135
198736
198837
199138
199639
199740
200443

Le parc E.C. Manning a été créé en 1941, le parc Birkenhead Lake en 1963, le parc Cathedral en 1968, plusieurs, dont les parcs Okanagan Mountain et Skagit Valley en 1973, la zone récréative Cascade en 1987, les parcs Eagle Hills, Marble Range, et Stein Valley Nlak'a'pamux Heritage en 1995, plusieurs, dont les parcs Bonaparte, Dunn Peak et Lac du Bois Grasslands en 1996, et plusieurs, dont le parc Graystokes et les zones protégées Snowy et Spruce Lake en 2001.

Figure 27. Répartition des zones protégées dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2009.
La carte n'indique pas quatre parcs provinciaux créés en 2008, ni le territoire ajouté à un parc en 2008.
Source: Environnement Canada (2009) Note 80 fondé sur le Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC), v.2009.05, 2009, Note 77 et les données fournies par les administrations fédérale, provinciales et territoriales

carte

Description longue pour la figure 27

Cette carte montre les zones protégées. On trouve des zones de grande taille dans l'ouest de l'Écozone+ et quelques autres zones un peu partout dans le centre.

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Constatation clé 9
Intendance

Thème :
Constatation clé à l'échelle nationale
Les activités d'intendance au Canada, qu'il s'agisse du nombre et du type d'initiatives ou des taux de participation, sont à la hausse. L'efficacité d'ensemble de ces activités en ce qui a trait à la préservation et à l'amélioration de la biodiversité et de la santé des écosystèmes n'a pas été entièrement évaluée.

L'EBIO, particulièrement dans la région de l'Okanagan Sud, a profité des activités de conservation et de restauration menées par des organisations non gouvernementales (ONG), des organismes fédéraux et provinciaux, des conseils municipaux, des Premières Nations, des groupes d'intendance et des milliers de particuliers.

Plusieurs groupes d'intendance locaux et régionaux du sud et du sud-ouest de l'EBIO collaborent dans le cadre du Programme de conservation de l'Okanagan Sud et de la Similkameen ainsi que du Programme coopératif de conservation du nord et du centre de l'Okanagan. Il n'existe pas d'organisme de coordination semblable dans le bassin de la Thompson, mais des activités d'intendance s'y déroulent également. De nombreux autres projets et organismes locaux, provinciaux et nationaux travaillent dans tout le territoire de l'EBIO.

L'intendance peut jouer un rôle essentiel pour compléter les superficies d'intérêt pour la conservation déjà protégées par les gouvernements. En 2005, 156 km2 de steppe arbustive et de milieux humides et riverains se trouvaient en terrain privé dans la région de l'Okanagan Sud Note 80 dont 7,5 km2 (4,8 %) ont été acquis par les organismes The Nature Trust of BC, Canards Illimités Canada, The Land Conservancy, ou Conservation de la nature Canada. Une superficie supplémentaire de 12,6 km2 (8,1 %) a fait l'objet de clauses restrictives, d'accords d'intendance signés ou de mesures d'intendance menées activement par les propriétaires malgré l'absence d'accord signé. Aucune compilation des données existant sur les activités d'intendance et les taux de participation n'est disponible pour l'EBIO ou pour l'ensemble de la Colombie-Britannique, mais on peut obtenir de l'information sur les projets d'intendance dans les rapports annuels de nombreux groupes d'intendance ainsi que de bailleurs de fonds tels que le Programme d'intendance de l'habitat d'Environnement Canada et la Habitat Conservation Trust Foundation.

Conversion des écosystèmes

Thème : Interactions humains-écosystèmes

La conversion des écosystèmes a été désignée initialement comme une constatation clé récurrente à l'échelle nationale, et des renseignements ont été compilés et évalués par la suite pour l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest. Dans la version définitive du rapport national, Note 3 ides renseignements liés à la conversion des écosystèmes ont été intégrés à d'autres constatations clés. Ces renseignements sont conservés en tant que constatation clé distincte pour l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest.

Destruction des milieux naturels

La transformation des écosystèmes entraîne la destruction de milieux naturels et constitue ainsi la principale menace pour la biodiversité de l'EBIO. Note 81 Note 82 Note 83 Note 84. Il s'agit ici de la transformation directe et complète de paysages naturels, constitués par exemple de forêts, de milieux humides ou de prairies, en paysages destinés aux utilisations humaines (immeubles, maisons, stationnements, mines, réservoirs, terres agricoles, etc.). Note 50 Les travaux de télédétection n'ont pas permis de relever des changements importants dans la superficie des principaux biomes de l'EBIO entre 1985 et 2005 Note 12, mais l'étude de cartes à plus grande échelle a permis de constater qu'il y avait eu transformation. Note 50 Selon certaines cartes établies de 1991 à 2001 (Baseline Thematic Mapping and Terrain Resource Information Management - Enhanced Base Maps), ce sont les terrains de basse altitude qui ont subi les taux les plus élevés (>22 %) de transformation des écosystèmes terrestres (Figure 28).

Autrefois, les taux de transformation des écosystèmes étaient encore plus élevés dans l'EBIO. Dans les vallées de l'Okanagan et de la Basse Similkameen, 12 écosystèmes ont perdu au moins 33 % de leur superficie entre 1800 et 2003, et 7 en ont perdu plus de 60 % (Figure 29). Note 20 La plus grande partie des écosystèmes humides et riverains de grande valeur et une portion substantielle des prairies et arbustaies de basse altitude ont été transformées à diverses fins. Note 85

Figure 28. Taux de transformation des écosystèmes dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest
Source : D'après Austin et Eriksson (2009) Note 50 La carte originale a été produite par Caslys Consulting Ltd,
pour Biodiversity BC, d'après des images prises entre 1991 et 2001; les transformations survenues par la
suite ne sont pas prises en compte.

carte

Description longue pour la figure 28

Cette carte illustre la transformation des écosystèmes terrestres grâce à 10 catégories de taux de transformation :

Transformation des écosystèmes (%)
0.00
0.01 - 0.13
0.14 - 0.67
0.68 - 1.66
1.67 - 3.49
3.50 - 6.99
3.50 - 6.99
7.00 - 12.12
12.13 - 21.95
21.96 - 43.00
43.01 - 100.00

Ce sont les terres à basse altitude qui ont subi les taux de transformation des écosystèmes terrestres les plus élevés (plus de 22 %) entre 1991 et 2001. Des taux élevés de transformation ont touché en particulier les secteurs situés en bordure des principaux cours d'eau et dans les environs des villes, par exemple Kamloops et Kelowna.

On trouvera de plus amples renseignements sur la destruction des milieux naturels dans les diverses sections du thème Biomes (« Forêts », à la page 15, « Prairies », à page 21, « Milieux humides », à page 28, et « Lacs et cours d'eau », à la page 31).

Figure 29. Superficie des principaux écosystèmes des vallées de l'Okanagan et de la Similkameen, en 1800, en 1938 et en 2003.
Source: Données de Lea (2008) Note 20

carte

Description longue pour la figure 29

Ce diagramme à barres illustre les informations suivantes :

Données de la figure 29
AnnéeBSNote 1 du figure tableau 29 - Superficie (km2)DPNote 2 du figure tableau 29 - Superficie (km2)CTNote 3 du figure tableau 29 - Superficie (km2)PWNote 4 du figure tableau 29 - Superficie (km2)CDNote 5 du figure tableau 29 - Superficie (km2)GSNote 6 du figure tableau 29 - Superficie (km2)ANNote 7 du figure tableau 29 - Superficie (km2)SNNote 8 du figure tableau 29 - Superficie (km2)FWNote 9 du figure tableau 29 - Superficie (km2)LWNote 10 du figure tableau 29 - Superficie (km2)BDNote 11 du figure tableau 29 - Superficie (km2)ORNote 12 du figuretableau 29 - Superficie (km2)
1800125231.774.3215376418.8198.9543.661951781522
1938104178.823.7812151.67266.5173.2532.2989.2468.944.972
200382.66154.282.647832.16164.6131.7813.3550.1729.6512.080.15
Perte en pourcentage335058929340757033686184

Note du tableau 1

Notes du figure tableau 29

Note 1 du figure tableau 29

Milieu généralisé de steppe arbustive à armoise tridentée.

Retour à la référence de la note 1 du figure tableau 29

Note 2 du figure tableau 29

Douglas et calamagrostide rouge.

Retour à la référence de la note 2 du figure tableau 29

Note 3 du figure tableau 29

Marais de quenouilles.

Retour à la référence de la note 3 du figure tableau 29

Note 4 du figure tableau 29

Pin ponderosa et agropyre à épi.

Retour à la référence de la note 4 du figure tableau 29

Note 5 du figure tableau 29

Plaine inondable à peuplier de l'Ouest et cornouiller stolonifère.

Retour à la référence de la note 5 du figure tableau 29

Note 6 du figure tableau 29

Milieu généralisé de prairie et steppe arbustive en pente douce.

Retour à la référence de la note 6 du figure tableau 29

Note 7 du figure tableau 29

Steppe arbustive à purshie tridentée et stipe chevelue.

Retour à la référence de la note 7 du figure tableau 29

Note 8 du figure tableau 29

Steppe arbustive à armoise tridentée et stipe chevelue.

Retour à la référence de la note 8 du figure tableau 29

Note 9 du figure tableau 29

Steppe herbacée à agropyre à épi.

Retour à la référence de la note 9 du figure tableau 29

Note 10 du figure tableau 29

Milieux humides de basse altitude (marais, marécage arbustif, pré, eaux peu profondes).

Retour à la référence de la note 10 du figure tableau 29

Note 11 du figure tableau 29

Marécage riverain à bouleau fontinal et cornouiller stolonifère.

Retour à la référence de la note 11 du figure tableau 29

Note 12 du figure tableau 29

Rivière Okanagan.

Retour à la référence de la note 12 du figure tableau 29

Fragmentation des milieux naturels

Une bonne partie des terrains bas très productifs ont été déboisés, fortement urbanisés, transformés en terres agricoles ou inondés par des barrages hydroélectriques. Par conséquent, les forêts de basse altitude encore existantes sont souvent très fragmentées, par des routes ou par l'exploitation forestière. Note 14 En plus de provoquer la destruction et la fragmentation des milieux naturels, la transformation des écosystèmes pour l'agriculture ou le développement suburbain crée une sorte de « halo » autour des zones de développement, où la construction de routes, la perturbation du sol, la présence d'animaux domestiques et l'introduction d'espèces envahissantes menace les espèces indigènes et les processus naturels.

La densité du réseau routier peut servir d'indicateur de la fragmentation des milieux naturels. En effet, les routes principales peuvent restreindre le déplacement des animaux terrestres peu mobiles; par exemple, les routes des grandes vallées brisent la connectivité des prairies et augmentent le taux de mortalité d'animaux tels que les reptiles et amphibiens. Note 86 En 2005, l'EBIO renfermait 1,7 km de routes par km2, tce qui la plaçait au deuxième rang, parmi les dix régions de Colombie-Britannique, quant à la densité du réseau routier Note 14. Cette densité est en augmentation dans l'EBIO et particulièrement dans les parties est de l'écozone+ (Figure 30).

Figure 30. Changement de la densité et de la répartition du réseau routier dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 1995 et en 2008
Les classes de densité sont représentées par les couleurs suivantes : bleu – zones non aménagées, sans routes; vert – zones peu touchées, avec petit nombre de routes; jaune – zones modérément aménagées; orange - zones rurales; rouge – zones urbaines.
Source : Modification autorisée de cartes publiées dans BC Ministry of Forests, Mines and Lands (2010) Note 19

carte

Description longue pour la figure 30

Cette figure comporte deux cartes qui illustrent cinq catégories de densité du réseau routier en km de route par km2 : zones non aménagées – sans routes (moins de 0,1); zones peu touchées, avec un petit nombre de routes (0,1 à 0,6); zones modérément aménagées (0,6 à 2,0); zones rurales (2,0 à 3,5); et zones urbaines (plus de 3,5). La densité du réseau routier a augmenté de 1995 à 2008, en particulier dans l'Okanagan, dans la partie est de l'Écozone+.

La pression du développement urbain, suburbain et agricole continuera de fragmenter les écosystèmes de basse altitude de l'EBIO. La fragmentation des écosystèmes et des milieux naturels est particulièrement préoccupante dans le sud de l'Okanagan, qui est le prolongement nord du désert du Grand Bassin, situé aux États-Unis. Un bon aménagement permettrait à cette région de constituer un corridor pour le déplacement des espèces vers le nord, à mesure que progresse le changement climatique Note 82, Note 87 Les deux principaux systèmes fluviaux, ceux de l'Okanagan et du Fraser, constituent également des corridors de migration et de dispersion, pour les espèces riveraines et aquatiques. Cependant, en plus de permettre le déplacement des espèces indigènes, ces corridors risquent de favoriser la pénétration d'espèces exotiques. Note 88

Zones urbaines

En 2010, Note 89 les quatre plus grandes agglomérations de l'EBIO étaient Kelowna (121 000 habitants), Kamloops (87 000), Vernon (39 000) et Penticton (33 000). C'est une des régions canadiennes qui connaît la croissance démographique la plus rapide, et on s'attend à une continuation de cette croissance (Tableau 4).

Tableau 4. Croissance démographique projetée de quatre districts régionaux de l'écozone+du Bassin intérieur de l'Ouest.
District régional20082035 (projection)Taux de croissance
Thompson-Nicola Table Footnote a130 132163 68120,5 %
Okanagan-Similkameen82 43692 16010,5 %
Central Okanagan180 114263 89231,7 %
North Okanagan81 932103 00520,5 %

Sources : BC Statistics Note 89 et Statistique Canada (2007) Note 90

Table Footnote

Footnote 1

En fait, le district régional de Thompson–Nicola se trouve en partie dans l'EBIO et en partie dans l'écozone+ de la Cordillère montagnarde.
Sources: BC Statistics et Statistique Canada (2007)

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Dans ces villes, les écosystèmes ont été profondément transformés. La perte la plus élevée est survenue à Kelowna (Figure 31), mais la ville de Vernon a perdu la totalité de ses marécages riverains à bouleau fontinal et cornouiller stolonifère. Note 20

Figure 31. Superficie occupée par divers écosystèmes, dans la ville de Kelowna, en 1800, 1938 et 2001, avec pourcentage de perte.
Source: Lea (2008) Note 20

graphique

Description longue pour la figure 31

Ce diagramme à barres illustre les informations suivantes :

Superficie (km2)
AnnéePW - Superficie (km2)Note 1 du figure tableau 31OW - Superficie (km2)Note 2 du figure tableau 31CD - Superficie (km2)Note 3 du figure tableau 31FW - Superficie (km2)Note 4 du figure tableau 31BD - Superficie (km2)Note 5 du figure tableau 31
1800451.71133731
1938311.555.588.584.98
2001120.321.882.461.17
Perte en pourcentage8174939686

Notes du figure tableau 31

Note 1 du figure tableau 31

Pin ponderosa et agropyre à épi sur pente douce.

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Note 2 du figure tableau 31

Eaux peu profondes.

Retour à la référence de la note 2 du figure tableau 31

Note 3 du figure tableau 31

Peuplier de l'Ouest et cornouiller stolonifère.

Retour à la référence de la note 3 du figure tableau 31

Note 4 du figure tableau 31

Fétuque d'Idaho et agropyre à épi.

Retour à la référence de la note 4 of table figure 29

Note 5 du figure tableau 31

Marécage riverain à bouleau fontinal et cornouiller stolonifère.

Retour à la référence de la note 5 du figure tableau 31

La transformation des milieux naturels aux fins d'urbanisation est également abordée dans les sections « Prairies » à la page 21, et « Milieux humides », à la page 28.

Constatation clé 10
Espèces non indigènes envahissantes

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les espèces non indigènes envahissantes sont un facteur de stress important en ce qui concerne le fonctionnement, les processus et la structure des écosystèmes des milieux terrestres, des milieux d'eau douce et d'eau marine. Leurs effets se font sentir de plus en plus à mesure que leur nombre augmente et que leur répartition géographique progresse.

Les espèces exotiques (non indigènes) sont des espèces qui vivent dans une région située à l'extérieur de leur aire de répartition naturelle. La plupart des espèces exotiques n'arrivent pas à s'établir réellement, ou ne sont pas nuisibles, ou sont même parfois utiles. Note 91 Les espèces exotiques envahissantes, cependant, causent des dommages considérables à notre environnement, à l'économie ou à la société en général. Note 92 L'impact écologique des espèces exotiques envahissantes est varié. Les animaux exotiques peuvent supplanter par compétition ou consommer des animaux indigènes, ou leur transmettre des maladies. Les plantes exotiques peuvent réduire l'abondance des plantes indigènes, accroître la productivité de l'écosystème, modifier le régime d'incendie et modifier le taux de renouvellement des éléments nutritifs. Note 93 L'impact économique des espèces exotiques envahissantes se décline en termes de pertes de valeur foncière, d'altération de l'habitat des poissons, d'obstruction des conduites d'irrigation, de diminution de la qualité des herbages consommés par les herbivores sauvages et le bétail et de réduction des possibilités récréatives. Note 94 Le coût de cet impact peut être substantiel. Par exemple, on a évalué que l'impact économique total de six espèces végétales envahissantes, dans l'ensemble de la Colombie-Britannique, a été de 65 millions de dollars en 2008, et on prévoyait que cet impact atteindrait 139 millions de dollars en 2020. Note 94 Les espèces exotiques envahissantes peuvent également nuire à la santé des humains et des animaux domestiques, comme dans le cas de la cynoglosse officinale (Cynoglossum officinale), qui peut causer des dommages au foie chez le bétail.

Les programmes de lutte biologique font appel à des espèces exotiques pour combattre d'autres espèces exotiques. En 1994, 103 insectes, 5 protozoaires, 1 champignon et 2 virus exotiques avaient été introduits en Colombie-Britannique, contre des insectes ravageurs, tandis que 59&nbsp;espèces d'insectes, de champignons et de nématodes avaient été introduits contre des mauvaises herbes Note 95. D'autres espèces ont été introduites par la suite dans le cadre de programmes de lutte biologique Note 96, Note 97. L'introduction d'un agent de lutte biologique doit être précédée d'un long processus de recherche comprenant des mesures de quarantaine et des essais en milieu contrôlé Note 98

L'EBIO abrite un nombre important d'espèces exotiques terrestres et aquatiques, comprenant à la fois des plantes et des animaux (figure 32). Les trois zones biogéoclimatiques jugées préoccupantes sur le plan de la conservation abritent chacune plus de 100 espèces exotiques (tableau 5).

Tableau 5. Proportion de la superficie de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest située dans chaque zone biogéoclimatique et nombre d'espèces exotiques animales et végétales terrestres exotiques présentes dans chacune des zones.
Zone biogéoclimatiqueProportion de la superficie de
l'EBIO située dans la zone
Nombre d'espèces exotiques
terrestres présentes dans la
zone, à l'échelle de la C.-B.
Zone intérieure à douglas Table Footnote b41 %335
Zone montagnarde à épinette22 %182
Zone à épinette d'Engelmann et sapin subalpin21 %232
Zone à pin ponderosa Table Footnote b5 %187
Zone intérieure alpine à éricacées4 %44
Prairie à graminées cespiteuses Table Footnote b3 %148
Zone intérieure à thuya et pruche3 %265
Zone côtière à pruche de l'Ouest1 %579

Table Footnote

Footnote 2

Zone jugée préoccupante du point de vue de la conservation Note 14
Source: Austin et Eriksson (2009) Note 50; BC Ministry of Forests, Mines and Lands (2010) Note 99

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Figure 32. Nombre d'espèces exotiques terrestres et d'eau douce présentes dans l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2008.
Source: Austin et Eriksson (2009) Note 50, avec modifications. Carte originale produite par Caslys Consulting Ltd, pour Biodiversity BC.

carte

Description longue pour la figure 32

Cette carte montre que les espèces non indigènes sont concentrées le long des grands cours d'eau et près des villes, par exemple Kamloops et Kelowna où l'on peut trouver jusqu'à 12-92 espèces non indigènes.

Plantes terrestres envahissantes

En 2009, 83 espèces végétales envahissantes étaient présentes dans l'EBIO, selon la liste établie par la province dans le cadre de son Invasive Alien Plant Program (IAPP) Note 100. Ce nombre est considéré comme une estimation prudente, car aucun inventaire des plantes envahissantes n'a été réalisé dans certaines parties de l'écozone+. Note 101.

Un grand nombre de ces espèces se sont établies dans l'EBIO au cours de la dernière cinquantaine ou centaine d'années (Tableau 6). Note 102 Des espèces telles que le pâturin des prés (Poa pratensis), le brome inerme (Bromus inermis), le brome des toits (B. tectorum), le salsifis majeur (Tragopogon dubius), les centaurées diffuse et maculée (Centaurea spp.), la potentille dressée (Potentilla recta), et plusieurs autres sont aujourd'hui répandues dans toutes les prairies de l'EBIO. Note 38 Note 103 Note 104 Note 105 La salicaire commune (Lythrum salicaria), l'iris faux-acore (Iris pseudacorus) et le roseau commun (Phragmites australis ssp. australis) ont envahi les marais et autres milieux humides de l'EBIO. Note 106, Note 107

Des méthodes de lutte biologiques, chimiques et mécaniques sont employées contre les plantes terrestres envahissantes. Par exemple, un charançon, le Larinus obtusus, a été introduit au début des années 1990; une étude menée dans l'Okanagan Sud a révélé que cet insecte faisait diminuer le nombre de tiges florales de centaurée par unité de surface. Note 97 Dans la région de Thompson–Nicola, le Southern Interior Weed Management Committee appuie la lutte chimique contre les espèces envahissantes en assumant une partie du coût des traitements. Note 108 Dans toute la région, des organisations organisent diverses activités d'intendance, dont l'arrachage mécanique d'espèces envahissantes. Par ailleurs, les districts régionaux d'Okanagan–Similkameen, de North Okanagan et de Central Okanagan ont adopté des règlements favorisant la lutte contre les espèces envahissantes.

Tableau 6. Date de la première mention de certaines plantes exotiques en Colombie-Britannique et dans la région de l'Okanagan.
Nom scientifiqueNom françaisPremière
mention en C. B.
Première mention
dans l'Okanagan
Arctium lappaGrande bardane18951933
Arctium minusPetite bardane19091917
Bromus tectorumBrome des toits18901912
Centaurea diffusaCentaurée diffuse19361939
Centaurea maculosaCentaurée maculée18931944
Cirsium arvenseChardon des champs18941913
Cuscuta pentagonaCuscute pentagonale1911Fin des années 1970
Cynoglossum officinaleCynoglosse officinale19221922
Echium vulgareVipérine commune19171918
Hypericum perforatumMillepertuis commun19131950
Linaria genistifolia var.
dalmatica
Linaire à feuilles larges19401952
Lythrum salicariaSalicaire commune18971963
Potentilla rectaPotentille dressée19141940
Senecio jacobaeaSéneçon jacobée19131991
Tribulus terrestrisCroix-de-Malte19741974

Source: Lea (2007) Note 20 Note 31

Animaux terrestres envahissants

De nombreux animaux terrestres envahissants ont été introduits délibérément. Le faisan de Colchide (Phasianus colchicus), la perdrix grise (Perdix perdix), le colin de Californie (Callipepla californica), le dindon sauvage (Melagris gallopavo), et la perdrix choukar (Alectoris chukar) ont été introduits pour la chasse il y a plusieurs décennies et comptent actuellement des populations stables dans l'EBIO. Note 109 Des populations d'écureuil gris (Sciurus carolinensis), ainsi que des populations férales de cheval (Equus caballus), et de chat (Felis domesticus) se sont également établies dans les écosystèmes sensibles de l'EBIO. Note 110

Espèces aquatiques envahissantes

Seize espèces exotiques de poissons ont été introduites dans les lacs et cours d'eau de l'EBIO. Note 111 Les introductions ont débuté en 1929, et le plus grand nombre ont été faites durant les années 1940 (Figure 34). Certains poissons exotiques ont été introduits en Colombie-Britannique comme espèces sportives, tandis que d'autres ont été relâchés à cette fin dans l'État de Washington et ont envahi par la suite les eaux de Colombie-Britannique. Parmi les lacs de la vallée de l'Okanagan, le lac Osoyoos est celui qui abrite le plus grand nombre d'espèces de poissons exotiques (10 espèces confirmées et 3 autres possibles). Note 112 D'autres lacs de l'EBIO, comme le lac Shuswap, hébergent des populations introduites de perchaude (Perca flavescens). Note 113

La Freshwater Fisheries Society of British Columbia ensemence régulièrement certains lacs en employant des souches de truite arc-en-ciel qui ne sont pas indigènes de chaque lac. Note 114L'effet de ces introductions sur les poissons indigènes n'a pas été étudié à fond dans l'EBIO. Cependant, dans le secteur Thompson–Nicola de la région intérieure sud, l'ensemencement en truite arc-en-ciel de lacs auparavant dépourvus de poissons a provoqué une diminution d'effectif de 64 % chez trois amphibiens, la salamandre à longs doigts (Ambystoma macrodactylum), la grenouille maculée du Columbia (Rana luteiventris), et la rainette du Pacifique (Hyla regilla). Note 115

De petites crevettes d'eau douce de la famille des Mysidés ont été introduites dans le lac Okanagan en 1966 comme source de nourriture pour la truite arc-en-ciel et le saumon kokani Note 46. Cependant, le saumon kokani a plutôt connu un déclin, à cause d'une réduction de son habitat de fraie, de déséquilibres nutritifs ayant entraîné une diminution de la productivité du lac, d'une surpêche et d'une compétition entre les crevettes et le saumon kokani pour le zooplancton de cladocères (daphnies, etc.) qu'ils privilégient comme nourriture. Note 116 Note 117 Note 118 Les crevettes de la famille des Mysidés ont un régime journalier de migration verticale qui limite le temps dont dispose le saumon kokani pour s'en nourrir. Note 46 Ces crevettes passent le jour près du fond du lac (100–120 m), remontent le soir pour se nourrir de zooplancton près de la surface (20 m), puis retournent au fond du lac avant l'aube. Cependant, on ne sait pas encore si les crevettes de la famille des Mysidés consomment suffisamment de daphnies pour expliquer le déclin à long terme des stocks de saumon kokani du lac Okanagan. Note 119 Ces crevettes se sont également propagées vers l'aval, jusqu'aux lacs Skaha et Osoyoos. Dans les lacs peu profonds, comme le lac Skaha, le saumon kokani a plus souvent l'occasion de les consommer. Note 46

On a estimé que la biomasse de Mysidés du lac Okanagan se situe entre 2 700 et 5 700 tonnes. Note 120 En 1999, on a entrepris une pêche aux crevettes de cette famille pour les industries de l'aquariophilie et de l'aquaculture. Note 46 L'efficacité de capture s'est améliorée de 2000 à 2004, et la récolte a atteint un sommet de 78 tonnes en 2001 (Figure 33). Cependant, pour avoir un impact sur les populations de crevettes, il faudrait que la récolte dépasse les 1 000 tonnes. Il faut donc trouver de nouveaux débouchés pour les crevettes de la famille des Mysidés, afin que la pêche puisse prendre de l'expansion dans l'EBIO. Note 118

Figure 33. Captures totales de crustacés de la famille des mysidacés (en tonnes de poids frais) dans le cadre de la pêche à la crevette du lac Okanagan, de 1999 à 2005.
Source : Rae et Andrusak (2006) Note 46; Andrusak et White (2008) Note 120

carte

Description longue pour la figure 33

Ce diagramme à barres montre les informations suivantes :

Données de la figure 33
AnnéeCaptures totales de Mysidés
(tonnes de poids frais)
199912.5
200015.1
200177.9
200249.8
200345.7
200437.3
200531.8
200622
200729.4

Depuis le début du 20e siècle, 30 plantes aquatiques exotiques ont été signalées dans l'EBIO (Figure 34). Note 111 Durant les années 1970, le myriophylle en épi (Myriophyllum spicatum) est devenu une des plantes aquatiques les plus nuisibles dans les grands lacs de la région de l'Okanagan. Note 121 Certaines des plantes prises en compte dans la figure 34 sont en fait des espèces terrestres ayant un impact sur les milieux aquatiques, comme le tamaris très ramifié (Tamarix ramosissima). Cet arbuste consomme une grande quantité d'eau grâce à sa racine pivotante qui pénètre profondément dans le sol, et ses feuilles sécrètent du sel, ce qui inhibe la croissance des plantes riveraines indigènes. Le tamaris très ramifié n'était pas considéré comme un problème dans l'EBIO en 2010, mais certaines pépinières de la province le vendent comme plante ornementale, et l'espèce a été observée près de Penticton. Note 122

Figure 34. Poissons et plantes aquatiques introduits dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, depuis les années 1900 jusqu'aux années 2000
Source : Herborg (2011) Note 111

graphique

Description longue pour la figure 34

Ce diagramme à barres montre les informations suivantes :

Données de la figure 34
DecadePoissonsPlantes
1900s01
1910s04
1920s15
1930s29
1940s911
1950s1011
1960s1114
1970s1223
1980s1225
1990s1328
2000s1430

Maladies et pathogènes envahissants

Tout comme les plantes et les animaux exotiques, les pathogènes exotiques sont des espèces qui ont été transportées à partir de leur aire d'origine et ont été introduites dans une nouvelle région. Il peut s'agir de bactéries, de champignons, de nématodes, d'autres eucaryotes microscopiques ou de virus, qui peuvent dans tous les cas provoquer la maladie ou la mort chez d'autres espèces. Il en résulte une altération de la composition en espèces des écosystèmes. Par exemple, la rouille vésiculeuse du pin blanc (Cronartium ribicola) est arrivée en Colombie-Britannique vers 1910 et a atteint l'intérieur de la province vers 1930. Cette maladie est responsable de la grave diminution des effectifs de pin argenté (Pinus monticola) dans l'EBIO. Les mesures visant à éradiquer les hôtes intermédiaires de cette rouille (gadelliers et groseilliers) sont demeurées sans résultat. Note 123

Constatation clé 11
Contaminants

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Dans l'ensemble, les concentrations d'anciens contaminants dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine ont diminué au cours des 10 à 40 dernières années. Les concentrations de beaucoup de nouveaux contaminants sont en progression dans la faune; les teneurs en mercure sont en train d'augmenter chez certaines espèces sauvages de certaines régions.

Dans l'EBIO, il n'y a aucun programme de surveillance des contaminants à l'échelle de l'écozone+, mais des études ont été réalisées à l'échelle locale pour deux espèces d'oiseaux, le balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) et le merle d'Amérique (Turdus migratorius), et pour diverses espèces de poissons. Par exemple, au début des années 1990, dans la région de la Thompson, les résidus de pesticides organochlorés, de biphényles polychlorés (BPC) et de mercure présents dans les œufs et le sang du balbuzard étaient plus élevés en aval qu'en amont d'une usine de pâte Note 124. De même, au cours des années 1990, les merles d'Amérique nichant dans les vergers renfermaient davantage de résidus de DDT que ceux nichant ailleurs, même après 20 ans d'interdiction de ce produit. Cependant, ces résidus n'avaient aucun impact sur la reproduction des merles nichant dans les vergers. Note 125 Note 126 Par ailleurs, les concentrations de mercure et de DDT ont diminué chez les truites arc-en-ciel du lac Okanagan au cours des années 2000 (Figure 35). Note 127. Des échantillons ont été prélevés chez quatre espèces de poissons de 2000 à 2006, et ces échantillons ont été analysés quant à leur concentration de DDT, qui était de 1 à 16 parties par million (ppm) chez le touladi, alors qu'elle demeurait inférieure à 1 ppm chez la truite arc-en-ciel, le saumon kokani et l'achigan. Or, selon les lignes directrices de Santé Canada visant la consommation humaine de poisson, les concentrations de mercure et de DDT devraient toutes deux être inférieures à 0,5 ppm. Note 127

Figure 35. Concentrations de mercure total et de DDT mesurées chez la truite arc-en-ciel individuelle du lac Okanagan, de 1970 à 2005.
Source: Rae and Jensen (2007) Note 127

graphique

Description longue pour la figure 35

Cette figure consiste en deux nuages de points. La concentration de mercure total en parties par million (ppm) a atteint un sommet en 1971 (environ 0,9 ppm) selon les mesures en poids frais confirmée et en 1974 (0,75 ppm) selon les mesures de méthode inconnue (poids frais ou poids sec). Les mesures en poids frais confirmées ont diminué jusqu'à passer au-dessous des lignes directrices de consommation de Santé Canada (0,5) en 1990 et à atteindre environ 0,15 en 2005. Les concentrations de DDT ont atteint un sommet en 1971 (environ 11,5 ppm) selon les mesures en poids frais confirmées et en 1970 (15 ppm) selon les mesures de méthode inconnue (poids frais ou poids sec). Les mesures en poids frais confirmées ont diminué jusqu'à passer au-dessous de la ligne directrice de consommation de Santé Canada (5) en 1988 et à atteindre environ 1 en 2005.

Constatation clé 12
Charge en éléments nutritifs et efflorescences algales

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les apports d'éléments nutritifs aux systèmes d'eau douce et marins, et plus particulièrement dans les paysages urbains ou dominés par l'agriculture, ont entraîné la prolifération d'algues qui peuvent être nuisibles ou nocives. Les apports d'éléments nutritifs sont en hausse dans certaines régions et en baisse dans d'autres.

Azote résiduel du sol des terres agricoles

On considère que les sols agricoles de l'EBIO renferment peu d'azote résiduel (figure 36), ce qui signifie que peu d'azote non utilisé par les plantes reste dans le sol à la fin de chaque saison de culture. Note 128 Les quantités d'azote apportées aux sols ont généralement diminué de 1981 à 2006, mais elles ont augmenté en 2001. Le déclin observé de 2001 à 2006 était dû à une réduction du cheptel (et donc de la quantité d'azote fournie par le fumier), à une diminution de l'application d'engrais azotés ainsi qu'à une diminution de la fixation d'azote par les légumineuses. Les pertes d'azote associées au prélèvement par les cultures, à la volatilisation de l'ammoniac et à la dénitrification ont également diminué au cours de cette période, en raison d'une modification des superficies cultivées et d'une diminution des rendements en foin. Le résultat net de ces augmentations et diminutions a fait en sorte que l'EBIO est devenue la seule écozone+ agricole du Canada où la concentration d'azote résiduel des sols a diminué, passant de 20,6 kg N ha-1 en 1981 à 16,5 kg N ha-1 en 2006. Cependant, cette concentration est demeurée stable ou a même augmenté dans certaines localités de l'EBIO (Figure 37). Note 128

Figure 36. Classes d'azote résiduel du sol en 2006.
Source: Drury et al.,(2011) Note 128

carte

Description longue pour la figure 36

Cette carte montre où l'on trouve de l'azote résiduel dans le sol et sa concentration en kg N/ha. On trouve des secteurs à risque très élevé (plus de 40) dans le sud, des secteurs à risque élevé (30-39,9) et modéré (20 29,9) dans le nord-est et le centre-nord, des secteurs à faible risque (9,9 19,9) un peu partout dans le centre et des secteurs à très faible risque (0 9,9) dans le centre de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest.

Figure 37. Changement de la classe d'azote résiduel du sol dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest et dans certaines parties des écozones+ adjacentes, de 1981 à 2006.
Source : Drury et al., (2011) Note 128

carte

Long Description for Figure 37

Cette carte montre que les quantités d'azote apportées aux sols ont généralement diminué de 1981 à 2006, malgré une hausse en 2001. L'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest est la seule écozone+ agricole du Canada où la teneur du sol en azote résiduel a diminué, passant de 20,6 kg N/ha en 1981 à 16,5 kg N/ha en 2006. Cette teneur est restée stable ou a diminué dans les secteurs du centre de l'Écozone+. On constate cependant des hausses notoires dans le centre-sud.

Charge des lacs en éléments nutritifs

Dans certains grands lacs de la vallée de l'Okanagan, la pollution due à la charge en éléments nutritifs a provoqué des efflorescences algales au cours des années 1960 et 1970. Note 129 De 1970 à 2001, une réduction des rejets de phosphore provenant de l'agriculture a permis une réduction de 30 % de la charge totale de phosphore du lac Okanagan, et l'amélioration du traitement des eaux usées a permis de réduire d'environ 95 % la charge en phosphore due à des sources ponctuelles. Note 129 La charge en éléments nutritifs a également diminué dans le lac Skaha (Figure 38) et dans le lac Osoyoos (données non présentées), et on a observé une diminution concomitante de la teneur en chlorophylle a (mesure de la concentration de phytoplancton) ainsi qu'une augmentation de la teneur en oxygène dissous, ce qui a amélioré les conditions pour les salmonidés et d'autres espèces. Note 49 Pour plus de renseignements sur les lacs et les populations de poissons, consulter les sections « Lacs et cours d'eau », à la page 31, et « Poissons », à la page 71.

Une détérioration était observable en 2001 près de certaines villes, dont Salmon Arm. Note 130 En 2002, on a ordonné un nouveau plan de gestion des déchets liquides, visant à améliorer le traitement des eaux usées. La charge annuelle en éléments nutritifs est en augmentation dans le lac Mara, à cause de changements d'origine humaine survenus dans le bassin de la rivière Shuswap. L'exploitation forestière, l'agriculture et l'urbanisation ont fait augmenter les concentrations totales de phosphore et d'azote dans le lac. Note 131 En 2013, les gouvernements fédéral et provincial ont annoncé la construction d'une usine de traitement de l'eau potable pour les lacs Sicamous et Mara. Note 132

Figure 38. Évolution de la charge en éléments nutritifs du lac Skaha
Source : Jensen et Epp (2002), avec mise à jour des données Note 49

graphique

Description longue pour la figure 38

Ce graphique linéaire à trois courbes de la charge en éléments nutritifs du lac Skaha montre les informations suivantes :

Données de la figure 38
AnnéePhosphore total
(ug/L)
Chlorophylle a
(ug/L)
Oxygène dissous
(mg/L)
196822.000  
196931.700  
197045.000  
197118.000  
1972   
197312.000  
197418.000  
197512.000  
197611.000  
197711.000 4.10
197821.00016.100 
197930.750 4.00
198029.00019.7005.60
198123.50012.900 -
198228.0008.5255.30
198324.00010.2006.80
198426.00011.3006.40
198517.4296.2714.50
198616.0009.300 -
198723.5007.2502.60
198827.0005.1006.50
198920.50010.6007.60
199018.00017.6007.20
199113.00011.4008.40
199212.0007.7005.80
199312.0008.5006.76
19949.00015.7005.74
19953.0008.1007.30
19968.0007.8006.35
199710.0005.2008.40
19986.0005.4007.60
199910.0000.7508.24
20009.0003.2007.70
200112.0009.7006.20
20022.000 - -
200310.0004.8007.01
20046.0007.80010.16
20054.0004.0006.92
20069.0001.0007.85
20077.00012.2007.92
200810.0004.0507.75
20096.0003.0008.50

Constatation clé 13
Dépôts acides

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les seuils d'incidence écologique des dépôts acides, notamment ceux des pluies acides, sont dépassés dans certaines régions; les émissions acidifiantes sont en hausse dans diverses parties du pays et la récupération sur le plan biologique ne se déroule pas au même rythme que la réduction des émissions dans d'autres régions.

Les dépôts acides ont soulevé de l'intérêt en Colombie-Britannique au cours des années 1980, et des données ont été recueillies pendant plusieurs années sur la composition chimique et l'acidité des précipitations, dans les stations de surveillance de Kamloops et de Kelowna. On a estimé que les sols et les lacs de l'EBIO risquaient peu de souffrir de petits changements dans le pH des précipitations Note 133. D'ailleurs, des lacs de la région côtière de Colombie-Britannique ont été surveillés à cet égard de 1984 à 1994, et aucun changement d'acidité n'a été relevé Note 134, il est donc probable que les lacs de l'EBIO ont également été épargnés.

Constatation clé 14
Changements climatiques

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
L'élévation des températures partout au Canada ainsi que la modification d'autres variables climatiques au cours des 50 dernières années ont eu une incidence directe et indirecte sur la biodiversité dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine.

Variables climatiques

Dans l'ensemble de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, les températures printanières, estivales et hivernales ont augmenté au cours de la période 1950–2007 (tableau 7, Figure 39). Les précipitations printanières et automnales ont également augmenté, avec des variations dans les diverses parties de l'EBIO, tandis que les précipitations hivernales ont diminué dans toute l'écozone+ (Figure 40). De plus, le nombre de jours avec couverture neigeuse (Figure 41) et la proportion des précipitations tombant sous forme de neige ont diminué. Ces changements ont eu pour effet de hâter le début de la saison de végétation et d'allonger cette saison dans certaines des stations.

Tableau 7. Sommaire des changements de diverses variables climatiques survenus dans l'EBIO de 1950 à 2007.
Variable climatiqueTendance globale de l'écozone+
(1950–2007)
Variation régionale et autres
particularités
Températurehausse de 1,9°C au printemps, de 1,7° en été et de 2,1° en hiverTendances uniformes dans toute l'écozone+
Précipitationshausse de 40 % au printemps et de
42 % en automne
diminution de 22 % en hiver
hausse des précipitations au printemps
dans la majorité des stations
hausse des précipitations en automne
surtout dans le sud-est
hausse des précipitations en été dans
3 stations du centre-est
diminution des précipitations en hiver,
uniforme dans l'ensemble de l'écozone+
Neigediminution de 9,8 % de la proportion
absolue des précipitations tombant
sous forme de neige
diminution du nombre de jours avec
couverture de neige à la fin de l'hiver
et au printemps (février à juillet)
Aucune tendance globale de
l'épaisseur de la couverture de neige
diminution des précipitations neigeuses
dans l'ensemble de l'écozone+
diminution de plus de 20 jours du
nombre de jours avec couverture de
neige à la fin de l'hiver et au printemps
(février à juillet) dans 3 des 6 stations
hausse de l'épaisseur maximale de la
couverture de neige à Grand Forks
Saison de végétationAucune tendance globaleSaison plus longue (de 16,6 et de
22,1 jours) dans 2 des 4 stations
Saison débutant 16 jours plus tôt à
Kamloops

Seules les tendances significatives selon un seuil de p <0,05 sont indiquées.
Source : Zhang et al. (2011)Note 135et données supplémentaires fournies par les auteurs

Figure 39. Changement de la température moyenne, de 1950 à 2007, a) au printemps (mars mai), b) en été (juin août), c) en automne (septembre novembre) et d) en hiver (décembre février)
Source: Zhang et al., (2011) Note 135 et données supplémentaires fournies par les auteurs

carte

Description longue pour la figure 39

Ce jeu de quatre cartes illustre le changement de la température annuelle moyenne au printemps, en été, en automne et en hiver dans les villes de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest entre 1950 et 2007. La température printanière a augmenté à Vernon (2,3°C), à Kamloops et à Princeton (1,9°C) et à Summerland (1,7°C). La température estivale a augmenté à Summerland (2,1°C), à Vernon (2,0°C), à Kamloops (1,5°C) et à Princeton (1,3°C). La température hivernale a augmenté à Kamloops (2,6°C), à Vernon (2,2°C), et à Princeton (2.0°C). Aucune hausse importante n'a été enregistrée en automne.

Figure 40. Changement des précipitations, de 1950 à 2007, a) au printemps (mars mai), b) en été (juin août), c) en automne (septembre novembre) et d) en hiver (décembre février).
Les données sont exprimées en pourcentage de la moyenne de 1961–1990.
Source : Zhang et al., (2011) Note 135 et données supplémentaires fournies par les auteurs

carte

Description longue pour la figure 40

Ce jeu de quatre cartes illustre le changement survenu dans la quantité des précipitations au printemps, en été, en automne et en hiver dans les villes de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest entre 1950 et 2007. Au printempts, les précipitations ont augmenté à Darfield (51.0%), à Kamloops (52.1%), à Westwold (81.7%), à Merritt (62.5%), à Vernon (56.7%), à Okanagan Centre (59.6%), à Kelowna (63.7%), à Summerland (59.8%), à Hedley (72.5%), à Keremeos (87.9%) et à Penticton (32.6%). En été, les précipitations ont augmenté à Westwold (48,3 %), à Vernon (51,3 %) et à Kelowna (66,8 %). En automne, les précipitations ont augmenté à Vernon (58.6%), à Kelowna (43.1%), à Pentiction (48.3%), à Hedley (73.9%) et à Keremeos (25.5%) et diminué dans Lajoie Dam ( 132,8 %). En hiver, des diminutions ont été observées à Shalalth (-92.3%), à Kamloops (-29.8), à Lytton (-49.6), à Merritt (-68.5%), à Kelowna (-40.7%), à Joe Rich Creek (-40.9%), à Princeton (-45.0%) et à Beaverdell (-71.9%).

Figure 41. Changement du nombre de jours avec au moins 2 cm de neige au sol, de 1950 à 2007, a) durant la première moitié de la saison neigeuse (août janvier), comme indication du changement de la date du début de la couverture de neige, et b) durant la deuxième moitié de la saison neigeuse (février juillet), comme indication du changement de la date de la fin de la couverture de neige.
Source: Zhang et al., (2011) Note 135 et données supplémentaires fournies par les auteurs

carte

Description longue pour la figure 41

Ce jeu de deux cartes illustre aucun changement n'a été observé dans la première moitié de la saison neigeuse. Dans la deuxième moitié, la saison neigeuse se termine cependant plus tôt qu'auparavant à Kamloops (-21,6 jours), à Westwold ( -39,4 jours) et à Joe Rich Creek (-46,2 jours).

Analyse des données hydrologiques et climatiques

Le débit des cours d'eau, la température et les précipitations ont changé entre les périodes 1961–1982 et 1983–2003. Ces changements ont été analysés à partir de données recueillies dans cinq stations hydrologiques concentrées dans le sud de l'EBIO. Note 136 Il y avait des stations dans les parties nord de l'EBIO, mais elles sont été classées comme appartenant à l'écozone+ de la Cordillère montagnarde, le classement étant fondé sur la position générale du bassin versant, et non de la station elle-même. Note 136Les résultats visant les rivières Similkameen et Kettle sont présentés à titre d'exemples respectivement représentatifs du sud-ouest et du sud-est de l'écozone+. Dans les deux stations, on a enregistré un commencement plus hâtif de la crue printanière, une baisse du débit de fin d'été et une hausse du débit de début d'hiver (Figure 42 et Figure 43). Dans la station de la Kettle, on a également enregistré une baisse du débit de début d'automne (Figure 43). Ces changements sont dus au changement climatique ainsi qu'à la modification et à la transformation des terres Note 136 . Voir également les sections « Grands lacs », à la page 31, et « Cours d'eau », à la page 33.

Figure 42. Évolution annuelle du débit de la rivière, de la température de l'air et des précipitations durant les périodes 1961 1982 (ligne pâle) et 1983 2003 (ligne foncée) à Princeton, sur la rivière Similkameen (station 08NL007)
Source : Cannon et al., (2011) Note 136

graphique

Description longue pour la figure 42

Ces trois diagrammes linéaires comparent le débit (en m3/s), la température de l'air et les précipitations de janvier à décembre en deux périodes différentes. Le graphique sur l'évolution du débit montre que dans la deuxième période, la crue printanière commence plus tôt et que le débit est moindre à la fin de l'été et plus élevé au début de l'hiver. La température (en °C) observée au printemps a été plus élevée durant la période la plus récente, et les précipitations (en mm) ont été plus faibles au printemps, plus fortes en été et plus faibles en hiver.

Figure 43. Évolution annuelle du débit de la rivière, de la température de l'air et des précipitations durant les périodes 1961 1982 (ligne pâle) et 1983 2003 (ligne foncée) à Ferry, sur la rivière Kettle (station 08NN013)
Source : Cannon et al., (2011) Note 136

graphique

Description longue pour la figure 43

Ces trois diagrammes linéaires comparent le débit (m3/s), la température de l'air et les précipitations de janvier à décembre en deux périodes différentes. Le graphique sur l'évolution du débit montre que dans la deuxième période, la crue printanière commence plus tôt et le débit est moindre à la fin de l'été et au début de l'automne, mais plus élevé au début de l'hiver. Aucune différence n'a été observée sur le plan de la température (en °C), mais les précipitations (en mm) ont été plus fortes au printemps et au début de l'été.

Prévision du climat futur

Le changement climatique devrait avoir diverses conséquences pour les écosystèmes et les espèces de l'EBIO, dont les suivantes :

  • modification de la répartition, de l'étendue et de la composition des forêts Note 137;
  • disparition de certains écosystèmes, dont certains milieux humides et alpins Note 138;
  • expansion générale de la répartition des espèces vers le nord et vers le haut des versants Note 138;
  • augmentation du nombre annuel de degrés-jours de croissance Note 138;
  • régime hydrologique davantage dominé par les pluies dans le bassin de l'Okanagan, avec ruissellement maximal survenant plus tôt dans l'année et allongement de la période estivale de faible débit des cours d'eau Note 139 Note 140 Note 141.

Constatation clé 15
Services écosystémiques

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Le Canada est bien pourvu en milieux naturels qui fournissent des services écosystémiques dont dépend notre qualité de vie. Dans certaines régions où les facteurs de stress ont altéré le fonctionnement des écosystèmes, le coût pour maintenir les écoservices est élevé, et la détérioration de la quantité et de la qualité des services écosystémiques ainsi que de leur accès est évidente.

Les services écosystémiques de l'EBIO comprennent l'eau (service d'approvisionnement), la pollinisation des cultures (service de régulation) et le renouvellement des éléments nutritifs (service de soutien), et ces services sont nécessaires à la production de denrées alimentaire et d'eau potable. D'autres services d'approvisionnement donnent lieu à une récolte commerciale ou à des activités récréatives (forêt, espèces sauvages et poissons). Les écosystèmes de l'EBIO fournissent aussi des services culturels, de nature éducative, récréative ou spirituelle.

La valeur économique des services écosystémiques de l'EBIO n'a pas été quantifiée de manière systématique, mais un projet lancé en 2012–2013 permettra d'estimer la valeur des services écosystémiques fournis par la dernière portion intacte (non canalisée) de la rivière Okanagan. Note 142

Note de contenu

Note 3

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada. 2010. Biodiversité canadienne: état et tendances des écosystèmes en 2010. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. vi + 148 p. http://www.biodivcanada.ca/default.asp?lang=Fr&n=83A35E06-1.

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Note 8

Pitt, M. and Hooper, T.D. 1994. Threats to biodiversity of grasslands in British Columbia. In Biodiversity in British Columbia: our changing environment. Edited by Harding, L.E. and McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 20. pp. 279-292.

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Note 12

Ahern, F., Frisk, J., Latifovic, R. et Pouliot, D. 2011. Surveillance à distance de la biodiversité : sélection de tendances mesurées à partir d'observations par satellite du Canada. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 17. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON.

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Note 14

Austin, M.A., Buffett, D.A., Nicolson, D.J., Scudder, G.G.E. et Stevens, V. (eds.). 2008. Taking nature's pulse: the status of biodiversity in British Columbia. Biodiversity BC. Victoria, BC. 268 p.

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Note 19

BC Ministry of Forests, Mines and Lands. 2010. The state of British Columbia's forests: third edition. Forest Practices and Investment Branch, British Columbia Ministry of Forests, Mines and Lands. Victoria, BC. xiii + 308 p.

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Note 20

Lea, T. 2008. Historical (pre-settlement) ecosystems of the Okanagan Valley and Lower Similkameen Valley of British Columbia: pre-European contact to the present. Davidsonia 19:3-36.

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Note 38

Gayton, D.V. 2004. Native and non-native plant species in grazed grasslands of British Columbia's southern interior. BC Journal of Ecosystems and Management 5:51-59.

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Note 46

Rae, R. et Andrusak, H. 2006. Ten-year summary of the Okanagan Lake action plan 1996-2005. BC Ministry of Environment. Penticton, BC. 41 p.

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Note 49

Jensen, E.V. et Epp, P.F. 2002. Water quality trends in Okanagan, Skaha and Osoyoos lakes in response to nutrient reductions and hydrologic variation. BC Ministry of Water Land and Air Protection. Penticton, BC. 17 p.

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Note 76

Stahl, K., Moore, R.D., Shea, J.M., Hutchinson, D. et Cannon, A.J. 2008. Coupled modelling of glacier and streamflow response to future climate scenarios. Water resources research 44:13.

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Note 77

CCEA. 2009. Conservation Areas Reporting and Tracking System (CARTS), v.2009.05 [online]. Canadian Council on Ecological Areas. http://ccea.org/en_carts.html (accessed 5 November, 2009).

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Note 78

IUCN. 1994. Guidelines for protected area management categories. Commission on National Parks and Protected Areas with the assistance of the World Conservation Monitoring Centre, International Union for Conservation of Nature. Gland, Switzerland and Cambridge, UK. x + 261 p.

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Note 79

Parks Canada. 2011. South Okanagan-Lower Similkameen National Park Reserve feasibility assessment [online]. Parks Canada. (accessed 7 May, 2013)

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Note 80

Environment Canada. 2009. Unpublished analysis of data by ecozone+ from: Conservation Areas Reporting and Tracking System (CARTS), v.2009.05 [online]. Canadian Council on Ecological Areas. http://ccea.org/en_carts.html (accessed 5 November, 2009).

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Note 81

Dyer, O. and Wood, C. 2007. Conservation assessment for South Okanagan Similkameen Conservation Program (SOSCP) priority ecosystems. British Columbia Ministry of Water, Land and Air Protection. Penticton, BC. Unpublished report.

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Note 82

Harding, L.E. and McCullum, E. 1994. Overview of ecosystem diversity. In Biodiversity in British Columbia: our changing environment. Edited by Harding, L.E. and McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 18. pp. 227-244.

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Note 83

Seaton, R. 2003. Ecosystem at risk: antelope brush restoration. Osoyoos, BC. 28 March, 2003. Edited by Seaton, R. Society for Ecological Restoration, BC Chapter and The Desert Centre.76 p. Conference proceedings.

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Note 84

Bezener, A., Dunn, M., Richardson, H., Dyer, O., Hawes, R. and Hayes, T. 2004. South Okanagan-Similkameen conservation program: a multi-partnered, multi-species, multi-scale approach to conservation of species at risk. In Proceedings of the Species at Risk 2004 Pathways to Recovery Conference. Victoria, BC, 2-6 March, 2004. Edited by Hooper, T.D. Pathways to Recovery Conference Organizing Committee. Victoria, BC.

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Note 85

Interior Columbia Basin Ecosystem Management Project. 2007. Interior Columbia Basin ecosystem management project. [online].United States Department of Agriculture Forest Service and Pacific Northwest Research Station. (accessed 28 October, 2009).

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Note 86

Demarchi, D., Kavanagh, K., Sims, M. and Mann, G. 2001. Okanagan dry forests (NA0522) [online]. World Wildlife Fund and Island Press. (accessed 3 March, 2011).

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Note 87

Vold, T. 1992. The status of wilderness in British Columbia: a gap analysis. Ministry of Forests. Victoria, BC.

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Note 88

Harding, L.E. 1994. Exotic species in British Columbia. In Biodiversity in British Columbia: our changing environment. Edited by Harding, L.E. and McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 17. pp. 159-226.

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Note 89

BC Statistics. 2011. Data tables for municipalities, regional districts, and development regions, 2006-2010 [online]. BC Statistics. (accessed 10 September, 2011).

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Note 90

BC Statistics. 2007. British Columbia municipal census populations, 1921-2006: Victoria [online]. BC Statistics.
(accessed 26 August, 2009).

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Note 91

Schlaepfer, M.A., Sax, D.F. and Olden, J.D. 2011. The potential conservation value of non-native species. Conservation Biology 25:428-437.

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Note 92

Environment Canada. Invasive alien species in Canada [online]. (accessed 10 July, 2013).

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Note 93

Vilá, M., Espinar, J.L., Hejda, M., Hulme, P.E., Jarosik, V., Maron, J.L., Pergl, J., Schaffner, U., Sun, Y. and Pysek, P. 2011. Ecological impacts of invasive alien plants: a meta-analysis of their effects on species, communities and ecosystems. Ecology Letters 14:702-708.

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Note 94

Frid, L., Knowler, D., Murray, C., Myers, J. and Scott, L. 2009. Economic impacts of invasive plants in BC. Invasive Plant Council of BC and ESSA Technologies Ltd. Vancouver, BC. 105 p.

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Note 95

Smith, R. 1994. Effects of alien insects and microorganisms on the biodiversity of British Columbia's insect fauna. In Biodiversity in British Columbia: our changing environment. Edited by Harding, L.E. and McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 17. pp. 190-219.

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Note 96

Myers, J.H. 2007. How many and what kind of biocontrol agents: a case study with diffuse knapweed. In Biocontrol: A global perspective. Edited by Vincent, C., Goettel, M.S. and Lazarovits, G. CAB International. Wallingford, Oxfordshire, UK. pp. 70-79.

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Note 97

Myers, J.H., Jackson, C., Quinn, H., White, S.R. and Cory, J.S. 2009. Successful biological control of diffuse knapweed, Centaurea diffusa, in British Columbia, Canada. Biological Control 50:66-72.

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Note 98

BC Ministry of Agriculture. 2012. Biological weed control in British Columbia [online]. British Columbia Ministry of Agriculture.(accessed 6 February, 2012).

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Note 99

BC Ministry of Forests, Mines and Lands. 2010. The state of British Columbia's forests, third edition. Forest Practices and Investment Branch, British Columbia Ministry of Forests, Mines and Lands. Victoria, BC. xiii + 308 p.

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Note 100

BC Ministry of Forests Lands and Natural Resource Operations. The Invasive Alien Plant Program (IAPP) application [online].British Columbia Ministry of Forests,Lands and Natural (accessed 3 March, 2012).

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Note 101

Miller, V. 2010. Personal communication. Invasive Plant Officer, Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations. Nelson, BC.

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Note 102

Cannings, R., Durance, E. and Scott, L.K. 1988. South Okanagan ecosystem recovery plan: scientific assessment. Cannings Holm Consulting. Naramata, BC. 122 p.

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Note 103

BC Ministry of Agriculture. 2007. Knapweed - its cost to British Columbia [online]. British Columbia Ministry of Agriculture

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Note 104

Harding, L.E. 1994. Introduced wildflowers and range and agricultural weeds in British Columbia. In Biodiversity in British Columbia: Our changing environment. Edited by Harding, L.E. and McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. pp. 162-172.

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Note 105

Rankin, C. 2004. Invasive alien species framework for BC: identifying and addressing threats to biodiversity: a working document to address issues associated with biodiversity in British Columbia. Biodiversity Branch, British Columbia Ministry of Water, Land and Air Protection. Victoria, BC. 108 p.

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Note 106

Martin, M. 2003. Common reed (Phragmites australis) in the Okanagan Valley, British Columbia, Canada. Victoria, BC. Botanical Electronic News,

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Note 107

Brothers, K., Ceska, A., Colangeli, A., Coupé, R., Fairbarns, M., Fenneman, J., Ganders, F., Grilz, P., Klinkenberg, B., Klinkenberg, R., Lewis, G., Penny, J. and Whitton, J. 2013. E-Flora BC: Electronic atlas of the plants of British Columbia [online]. Lab for Advanced Spatial Analysis. (accessed 22 May, 2013).

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Note 108

Southern Interior Weed Management Committee. 2013. Thompson-Nicola Regional District noxious weed control programs [online]. (accessed 7 May, 2013).

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Note 109

Campbell, R.W., Dawe, N.K., McTaggart-Cowan, I., Cooper, J.M., Kaiser, G.W., McNall, M.C.E. and Smith, G.E.J. 1997. The birds of British Columbia, volume 3: passerines - flycatchers through vireos. UBC Press. Vancouver, BC. 693 p.

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Note 110

Voller, J. and McNay, R.S. 2007. Problem analysis: effects of invasive species on species at risk in British Columbia. FORREX Series No. 20. FORREX Forest Research Extension Partnership. Kamloops, BC. 145 p.

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Note 111

Herborg, M. 2011. Aquatic Invasive Species Coordinator, British Columbia Ministry of Environment. Victoria BC. Unpublished data.

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Note 112

Rae, R. 2005. The state of fish and fish habitat in the Okanagan and Similkameen basins. Canadian Okanagan Basin Technical Working Group. Westbank, BC. 125 p.

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Note 113

Johnson, E.E. 2009. A quantitative risk assessment model for the management of invasive yellow perch in Shuswap Lake, British Columbia. Thesis (Master of Resource Management). Simon Fraser University, School of Resource and Environmental Management. Burnaby, BC. 94 p.

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Note 114

Freshwater Fisheries Society of BC. 2004. Rainbow trout strains currently stocked in BC waters. Freshwater Fisheries Society of BC. iii + 22 p.

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Note 115

Hirner, J.L.M. 2006. Relationships between trout stocking and amphibians in British Columbia's southern interior lakes. Thesis (Master of Resource Management). Simon Fraser University, School of Resource and Environmental Management. x + 118 p.

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Note 116

Northcote, T. 1991. Success, problems, and control of introduced mysid populations in lakes and reservoirs. American Fisheries Society Symposium 9:5-16.

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Note 117

Whall, J. and Lasenby, D. 2000. Comparison of the trophic role of the freshwater shrimp (Mysis relicta) in two Okanagan Valley lakes, British Columbia. In Okanagan Lake action plan year 4 (1999) report. Edited by Andrusak, H., Sebastian, D., McGregor, I., Matthews, S., Smith, D., Ashley, K., Pollard, S., Scholten, G., Stockner, J., Ward, P., Kirk, R., Lasenby, D., Webster, J., Whall, J., Wilson, G. and Yassien, H. BC Ministry of Agriculture, Food and Fisheries. Victoria, BC. pp. 259-277.

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Note 118

Andrusak, H. 2008. Okanagan Lake action plan years 11 (2006) and 12 (2007) with reference to results from 1996-2007. In Okanagan Lake Action Plan, Years 11 (2006) and 12 (2007) Report. Fisheries Project Report No. RD124. Edited by Andrusak, H., Andrusak, G., Matthews, S., Wilson, A., White, T., Askey, P., Sebastian, D., Scholten, G., Woodruff, P., Webster, J., Vidmanic, L. and Stockner, J. BC Ministry of Environment. Victoria, BC. pp. 1-24.

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Note 119

Schindler, D.E., Carter, J.L., Francis, T.B., Lisi, P.J., Askey, P.J. and Sebastian, D.C. 2012. Mysis in the Okanagan Lake food web: a time-series analysis of interaction strengths in an invaded plankton community. Aquatic Ecology 46:215-227.

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Note 120

Andrusak, H. and White, W. 2008. Results of Mysis relicta experimental commercial fishery on Okanagan Lake, 2006 and 2007. In Okanagan Lake Action Plan, Years 11 (2006) and 12 (2007) Report. Fisheries Project Report No. RD124. Edited by Andrusak, H., G.Andrusak, S.Matthews, A.Wilson, T.White, P.Askey, D.Sebastian, G.Scholten, P.Woodruff, J.Webster, L.Vidmanic and J.Stockner. BC Ministry of Environment. Victoria BC. pp. 249-275.

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Note 121

Dunbar, G. 2009. Management plan for eurasian watermilfoil (Myriophyllum spicatum) in the Okanagan, British Columbia. Okanagan Basin Water Board. 62 p.

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Note 122

BC Ministry of Agriculture. 2013. Aggressive ornamentals, saltcedar [online]. (accessed 7 May, 2013).

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Note 123

Parish, R., Coupé, R. and Lloyd, D. (eds.). 1996. Plants of southern interior British Columbia. Ministry of Forests and Lone Pine Publishing. Vancouver, BC. 462 p.

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Note 124

Elliott, J.E., Machmer, M.M., Wilson, L.K. and Henny, C.J. 2000. Contaminants in ospreys from the Pacific Northwest: II. Organochlorine pesticides, polychlorinated biphenyls, and mercury 1991-1997. Archives of Environmental Contamination and Toxicology 38:93-106.

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Note 125

Gill, H., Wilson, L.K., Cheng, K.M. and Elliott, J.E. 2003. An assessment of DDT and other chlorinated compounds and the reproductive success of American robins (Turdus migratorius) breeding in fruit orchards. Ecotoxicology 12:113-123.

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Note 126

Elliott, J.E., Martin, P.A., Arnold, T.W. and Sinclair, P.H. 1994. Organochlorines and reproductive success of birds in orchard and non-orchard areas of central British Columbia, Canada, 1990-91. Archives of Environmental Contamination and Toxicology 26:435-443.

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Note 127

Rae, R. and Jensen, V. 2007. Contaminants in Okanagan fish: recent analyses and review of historic data. Okanagan Nation Alliance Fisheries Department. Westbank, BC. 48 p.

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Note 128

Drury, C.F., Yang, J.Y. and De Jong, R. 2011. Trends in residual soil nitrogen for agricultural land in Canada, 1981-2006. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 15. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. iii + 16 p.

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Note 129

BC Ministry of Environment. 2003. Water quality objectives for Okanagan Lake: overview. Update to the report: Phosphorus in the Okanagan Valley lakes: sources, water quality objectives and control possibilities (1985). British Columbia Ministry of Environment.

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Note 130

Lakeshore Environmental Ltd. 2002. Environmental impact study on discharge options, liquid waste management plan main arm, Shuswap Lake. 51 p.

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Note 131

Northwest Hydraulic Consultants. 13 A.D. 2011 Shuswap and Mara lakes water quality report. Prepared for the Shuswap Lakes Integrated Planning Process and the Fraser Basin Council. 160 + App. p.

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Note 132

Infrastructure Canada. 2013. Canada and BC partner to improve water quality in Sicamous and Mara Lake [online]. (accessed 5 September, 2013).

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Note 133

Jensen, V. and Suzuki, N. 2011. Personal communication. Senior environmental impact biologist (VJ), Ministry of Environment, Penticton BC; air quality science specialist (NS), Ministry of Environment, Victoria, BC.

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Note 134

Phippen, B.W., Parks, D.C., Swain, L.G., Nordin, R., McKean, C.J.P., Holms, G.B., Warrington, P.D., Nijman, R., Deniseger, J. and Erickson, L. 1996. A ten-year assessment of water quality in six acid-rain-sensitive British Columbia lakes (1984-1994). BC Ministry of Environment, Lands and Parks.

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Note 135

Zhang, X., Brown, R., Vincent, L., Skinner, W., Feng, Y. and Mekis, E. 2011. Canadian climate trends, 1950-2007. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 5. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. iv + 21 p.

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Note 136

Cannon, A., Lai, T. and Whitfield, P. 2011. Climate-driven trends in Canadian streamflow, 1961-2003. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 19. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. Draft report.

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Note 137

Hamann, A. and Wang, T. 2006. Potential effects of climate change on ecosystem and tree species distribution in British Columbia. Ecology 87:2773-2786.

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Note 138

Gayton, D.V. 2008. Impacts of climate change on British Columbia's biodiversity: a literature review. FORREX Forest Research Extension Partnership. Kamloops, BC. 24 p.

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Note 139

Brewer, R., Cohen, S., Embley, E., Hamilton, S., Julian, M., Kulkami, T., Taylor, B., Tansey, J., VanWynsberghe, R. and Whitfield, P. 2004. Water management and climate change in the Okanagan Basin. Edited by Cohen, S. and Kulkarni, T. Environment Canada and University of British Columbia. 75 p.

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Note 140

Cohen, S., Neilsen, D. and Smith, S. 2004. Expanding the dialogue on climate change and water management in the Okanagan Basin, British Columbia: final report. Edited by Cohen, S., Neilsen, D. and Welbourn, R. Environment Canada, Agriculture and Agri-Food Canada. 257 p.

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Thème : habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé 16
Paysages agricoles servant d'habitat

Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
Le potentiel des paysages agricoles à soutenir la faune au Canada a diminué au cours des 20 dernières années, principalement en raison de l'intensification des activités agricoles et de la perte de couverture terrestre naturelle et semi-naturelle.

Aux termes du zonage adopté par le gouvernement de la Colombie-Britannique, certaines terres agricoles font partie d'une réserve de terres agricoles, l'Agricultural Land Reserve (ALR). À l'intérieur de cette réserve, l'agriculture est l'utilisation principale désignée, et les autres utilisations sont restreintes Note 143. Cependant, on exerce des pressions pour que des terres soient retirées de l'ALR, afin que d'autres utilisations y soient permises, comme le développement urbain.

La plupart des terres agricoles (81 %) de l'EBIO se trouvent dans le nord-est de l'écozone+ (Figure 44). Note 144 De 1986 à 2006, la zone agricole de l'EBIO est passée de 4 810 à 5 690 km2, pour finalement représenter environ 10 % de la superficie de l'écozone+. Dans les terres de basse altitude, les principales activités agricoles sont l'élevage en pâturage, les cultures fourragères et l'exploitation de vergers, tandis que l'élevage en pâturage boisé domine aux altitudes moyennes.

Figure 44. Pourcentage de terres définies comme terres agricoles dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2006.
Source: Javorek and Grant (2011) Note 144

carte

Description longue pour la figure 44

Cette carte montre le pourcentage de terres agricoles de différentes zones en catégories allant de 0 10 % à 90 100 %. Les secteurs qui présentent le plus haut pourcentage de terres agricoles sont situés en bordure de la rivière Thompson Sud, aux environs de Kamloops et dans la partie sud-est de l'Écozone+. Les secteurs où le pourcentage est le plus faible sont situés dans le sud de l'Écozone+, en particulier le sud-ouest.

Les pâturages non améliorés, qui comprennent les terres de pâture qui n'ont pas été cultivées ou aménagées, comme les pâturages indigènes, les parcours naturels et les pâturages grossiers, constituaient le principal type de couverture terrestre des terres agricoles de l'EBIO, où leur proportion est passée de 64 % à 67 % de 1986 à 2006 (Figure 45). Note 144 Durant la même période, les pâturages améliorés sont passés de 9 % à seulement 5 % (Figure 45). Note 144 Les terres en culture (qui comprennent toutes les terres agricoles sauf les pâturages non améliorés, les pâturages améliorés, la jachère et les « autres terres ») ont augmenté de 6 % et constituaient 15 % des terres agricoles en 2006 (Figure 45). Note 144 La couverture terrestre de type « arbres fruitiers », très importante dans l'EBIO, comprenait à la fois les vergers (pommiers, pêchers, pruniers, cerisiers, abricotiers, poiriers, autres arbres fruitiers et arbres à noix) et les vignobles. Ce type de couverture a diminué, passant de 2,4 % à 1,6 % de 1986 à 2006 (Figure 45). Note 144

Figure 45. Superficie totale de terres agricoles et superficie de chaque type de couverture (diagramme) ainsi que proportion relative de chaque type de couverture, dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 1986, 1996 et 2006.
Pour convertir les hectares en kilomètres carrés, diviser par 100.
Source : Javorek et Grant (2011) Note 144

graphique

Description longue pour la figure 45

Cette illustration présente un graphique à barres empilées qui montre les informations suivantes :

Données de la figure 45
 1986 - Terres agricoles (ha)1996 - Terres agricoles (ha)2006 - Terres agricoles (ha)
Oléafineux474195849
Légumineuses à grain142162404
Soja000
Petits fruits83165163
Pâturages améliorés42,15142,12930,699
Autres terres84,26793,23268,850
Jachère5,9653,0702,199
Pâturages non améliorés306,207312,398381,413
Céréales5,3008,3187,284
Mais2,3871,7862,297
Foin cultivé20,84354,63564,114
Autres cultures370748662
Arbres frutiers11,5049,6429,322
Légumes814804712
Céréales d'hiver1,338916786

Capacité d'habitat faunique des terres agricoles

En tout, 323 vertébrés terrestres (232 oiseaux, 72 mammifères, 10 reptiles et 9 amphibiens) sont associés aux terres agricoles de l'EBIO. Le type de couverture « autres terres » s'est révélé le plus riche en espèces, étant utilisé par 85 % de ces espèces à la fois pour la reproduction et pour l'alimentation. Le type le plus répandu de couverture des terres agricoles, les pâturages non améliorés, fournissait des habitats de reproduction et d'alimentation à 25 % des espèces et fournissait un seul de ces habitats (reproduction ou alimentation) à 44 % des espèces. Seulement 12 % des espèces pouvaient utiliser les terres en culture à la fois pour la reproduction et pour l'alimentation, tandis que 25 % pouvaient y trouver un seul des deux types d'habitats. Note 144

La capacité d'habitat faunique a été calculée pour chaque espèce, au moyen d'un modèle qui incorporait les exigences de reproduction et d'alimentation en termes de type de couverture et de valeur de l'habitat pour l'espèce. Note 144 La capacité d'habitat des terres agricoles du Canada en 1986, 1996 et 2006 a été qualifiée selon dix classes (très faible, si < 20 ou 20–30; faible si 30–40 ou 40–50; modérée si 50–60 ou 60–70; élevée si 70–80 ou 80–90; très élevée si 90–100 ou > 100) fondées sur la répartition à l'échelle du pays des côtes de capacité d'habitat obtenues pour tous les polygones étudiés des Pédopaysages du Canada Note 144. La capacité d'habitat faunique moyenne des terres agricoles de l'EBIO a connu une baisse de 1986 à 2006, passant d'une capacité élevée à une capacité modérée (Figure 46). Au cours de cette période, la capacité d'habitat faunique a connu une baisse sur 35 % des terres agricoles, elle a augmenté sur 7 % de ces terres, et elle est demeurée stable sur 58 % (Figure 47).

Figure 46. Répartition des terres agricoles selon les classes de capacité d'habitat (axe de gauche et diagrammes) et capacité d'habitat moyenne des terres agricoles (axe de droite et symboles) dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 1986, 1996 et 2006.
Les années associées à des lettres différentes présentent des différences significatives.
Source : Javorek et Grant (2011) Note 144

graphique

Description longue pour la figure 46

Ce graphique à barres empilées (%) indique les informations suivantes :

Données de la figure 46
-1986 - Parte de chaque classe de capacité d'habitat (pourcentage)1996 - Parte de chaque classe de capacité d'habitat (pourcentage)2006 - Parte de chaque classe de capacité d'habitat (pourcentage)
<200.000.000.00
20-300.000.450.00
30-400.000.000.46
40-500.933.132.70
50-6032.1319.8969.42
60-7028.5347.5822.92
70-8027.9117.203.61
80-907.9210.260.49
90-1002.301.490.16
>1000.280.000.16
Classes de capacité d'habitat
Très élevée90 à 100
Élevée70 à 90
Modérée50 à 70
Faible30 à 50
Très faible< 20 à 30
Figure 47. Changements survenus de 1986 à 2006 dans la capacité d'habitat faunique des terres agricoles de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest.
Source : Javorek et Grant (2011) Note 144

carte

Description longue pour la figure 47

Cette carte montre que la capacité de l'habitat a grandement diminué sur 35 % des terres agricoles, a augmenté sur 7 % de ces terres et est restée stable sur 58 %. Ces changements sont répartis un peu partout dans l'Écozone+.

Érosion des sols

Étant donné son climat sec, l'EBIO présente un risque relativement faible d'érosion des sols par l'eau, sauf sur certains versants complexes où le travail du sol est une cause importante d'érosion (Figure 48). Note 145

Figure 48. Répartition des catégories de risque d'érosion des sols dans les terres agricoles de l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2006.
Source : McConkey et al., (2011) Note 145

carte

Description longue pour la figure 48

Cette carte montre que le risque d'érosion du sol près de l'eau était généralement faible dans l'Écozone+, saur sur certains versants complexes où le travail du sol est une cause importante d'érosion. La plupart des terres agricoles de l'Écozone+ présentent de très faibles risques d'érosion, soit moins de 6 tonnes de sol perdu/ha/an. On trouve des secteurs à faible risque, soit 6 11 tonnes/ha/an, dans la partie sud de l'Okanagan et tout juste au sud de la rivière Thompson Sud. Un secteur situé près de la rivière Similkameen présente un risque modéré (11–22 tonnes/ha/an).

Pour de plus amples renseignements sur les paysages agricoles, consulter les sections « Prairies », à la page 21, et « Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulier », à la page 71.

Croûte microbienne du sol

Par leur broutage, les ruminants introduits ont modifié la structure de la zone à graminées cespiteuses et de la zone à pin ponderosa dans l'EBIO, la dominance des graminées cespiteuses ayant été remplacée par une couverture de plus en plus forte d'arbustes indigènes tels que l'armoise tridentée ainsi que de plantes exotiques. Note 146 Dans les prairies naturelles semi-arides, y compris celles de l'EBIO, le sol est souvent recouvert d'une croûte microbienne dominée par les lichens qui a plusieurs rôles écologiques importants, notamment en termes de formation des sols, de stabilisation de leur surface, de renouvellement des éléments nutritifs, de germination des graines, de conservation de l'humidité ainsi que d'abri et nourriture pour la faune. Note 147 Le piétinement par le bétail a endommagé cette croûte sur de vastes superficies de l'EBIO. Note 148 La destruction de la croûte microbienne nuit à la conservation de l'eau. Par exemple, cinq jours après une pluie, les sols d'un steppe arbustive à purshie tridentée qui étaient encore recouverts d'une croûte microbienne conservaient en moyenne 31 % de l'humidité présente le premier jour, alors que les sols dépourvus d'une telle croûte n'en retenaient que 9,5 %. Note 149 Ce facteur est particulièrement important pour la santé des végétaux dans les milieux semi-arides.

La disparition de la croûte microbienne favorise également la propagation des plantes exotiques envahissantes, en leur procurant un milieu de germination adéquat, et l'EBIO est davantage touchée par ce problème que toute autre région de Colombie-Britannique. Note 146 Il en résulte une perte importante de productivité des parcours utilisés pour l'élevage du bétail ainsi qu'une dégradation des communautés végétales de la prairie indigène. Note 94 Note 105 Voir également la section « Plantes terrestres envahissantes », à la page 50.

Constatation clé 17
Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulier

Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
De nombreuses espèces d'amphibiens, de poissons, d'oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. La population de certaines espèces diminue sur le plan du nombre et de la répartition, tandis que chez d'autres, elle est soit stable ou en pleine santé ou encore en plein redressement.

Les écosystèmes dominés par les armoises arbustives sont rares au Canada. Par conséquent, à titre de prolongement nord du désert du Grand Bassin, situé aux États-Unis, Note 8 l'EBIO abrite des cortèges d'espèces végétales et animales qui ne se rencontrent nulle part ailleurs au Canada. Note 26 La richesse en espèces est élevée dans la plus grande partie de l'écozone+(Figure 49), ce qui inclut un grand nombre d'écosystèmes et d'espèces préoccupants sur le plan de la conservation.

Figure 49. Répartition de la richesse en espèces de plantes vasculaires, de vertébrés, de papillons et de libellules dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2008.
Source: Austin and Eriksson (2009) Note 50

carte

Description longue pour la figure 49

Cette carte illustre le nombre d'espèces que contient l'Écozone+ par grands secteurs représentés par des carreaux. C'est dans le sud de l'Écozone+ et dans les environs de Kelowna qu'on observe la plus grande richesse en espèces (plus de 500).

Espèces préoccupantes sur le plan de la conservation

L'organisme de conservation NatureServe désigne les animaux et les plantes d'Amérique du Nord qui sont préoccupants sur le plan de la conservation à l'échelle mondiale. Note 150, et le Centre de données sur la conservation de la Colombie-Britannique (BC Conservation Data Centre) en fait autant à l'échelle de la province. Note 151 L'EBIO abrite 7 espèces animales et 48 espèces végétales dont la situation est préoccupante à l'échelle mondiale ainsi que 131 espèces animales et 305 espèces végétales dont la situation est préoccupante à l'échelle provinciale (Tableau 8 et Tableau 9); dans certains cas, ce sont en fait des sous-espèces qui ont été cotées. Des cotes différentes peuvent être attribuées à une même espèce selon l'échelle envisagée, car l'espèce peut ne pas être en péril dans l'ensemble de son aire de répartition (cote G, attribuée à l'échelle mondiale), même si sa situation est préoccupante dans la partie de cette aire qui se trouve en Colombie-Britannique (cote S, attribuée à l'échelle provinciale). À chacune des deux échelles, l'espèce peut être cotée « gravement en péril », « en péril », « vulnérable », « apparemment non en péril » ou « non en péril ». De plus, la cote S des oiseaux comprend un indice permettant de savoir si l'espèce est reproductrice, non reproductrice ou migrante dans la province.

De nombreuses espèces végétales et animales associées au désert du Grand Bassin et présentes dans l'EBIO y atteignent la limite nord de leur répartition mondiale. Par conséquent, la situation de nombreuses espèces de l'EBIO est jugée préoccupante à l'échelle provinciale, mais non à l'échelle mondiale. Ces populations dites « périphériques » ont une importance particulière du point de vue de la conservation biologique et de la survie à long terme de l'espèce. En effet, elles peuvent présenter des particularités génétiques ou comportementales par rapport aux populations du centre de l'aire de répartition, et ces particularités peuvent procurer à l'espèce une résilience à l'égard des conditions changeantes de l'environnement et constituer une bonne source de sujets pour les travaux de réintroduction ou de translocation. Note 152 Note 153

Tableau 8. Nombre d'espèces et sous-espèces animales préoccupantes sur le plan de la conservation à
l'échelle mondiale (cote G, nombre de gauche) et à l'échelle provinciale (cote S, nombre de droite), dans
les régions de la Thompson et de l'Okanagan.
Cote de conservationAmphibiensOiseaux
reproducteurs
Gastropodes
et bivalves
InsectesMammifèresPoissonsReptilesTotal
Disparue du pays ou de la
planète
0 / 00 / 00 / 00 / 10 / 00 / 00 / 10 / 2
Historique0 / 00 / 00 / 10 / 01 / 10 / 00 / 01 / 2
Gravement en péril0 / 10 / 90 / 10 / 100 / 60 / 00 / 10 / 28
En péril0 / 10 / 91 / 20 / 60 / 70 / 70 / 31 / 35
Vulnérable0 / 31 / 183 / 60 / 180 / 91 / 60 / 45 / 64
Nombre total d'espèces
préoccupantes
0 / 51 / 364 / 100 / 351 / 231 / 130 / 97 / 131
Non en péril ou
apparemment non en
péril
7 / 243 / 86 / 035 / 025 / 318 / 612 / 3146 / 22
Non classée ou non classable0 / 00 / 00 / 00 / 00 / 00 / 00 / 00 / 0
Nombre total d'espèces
évaluées
7441035261912153

Les données visent des sous-espèces dans le cas où celles-ci ont été cotées séparément.
Si la situation d'une espèce est incertaine, on peut lui avoir attribué une cote représentant une gamme
de situations, comme « S2S3 ». En pareil cas, la cote représentant le risque le plus élevé (S2, dans notre
exemple), est ici attribuée à l'espèce aux fins du calcul des totaux.
Les données pour les oiseaux indiquent la cote provinciale pour les populations reproductrices.
Les régions de la Thompson et de l'Okanagan sont deux régions établies par le ministère de .
l'Environnement de la Colombie-Britannique dont l'ensemble correspond approximativement à l'EBIO.
Source : BC Ministry of Environment (2011) Note 154

Tableau 9. Nombre d'espèces végétales préoccupantes sur le plan de la conservation à l'échelle mondiale (cote G, nombre de gauche) et à l'échelle provinciale (cote S, nombre de droite), dans les régions de la Thompson et de l'Okanagan. Note 154
Cote de conservationVasculairesInvasculairesTotal
Disparue du pays ou de la planète0 / 00 / 00 / 0
Historique0 / 70 / 00 / 7
Gravement en péril0 / 1011 / 151 / 116
En péril8 / 1195 / 2413 / 143
Vulnérable15 / 2619 / 1334 / 39
Nombre total d'espèces
préoccupantes
23 / 25325 / 5248 / 305
Non en péril ou apparemment non
en péril
226 / 122 / 0248 / 1
Non classée ou non classable5 / 05 / 010 / 0
Nombre total d'espèces évaluées25452306

Si la situation d'une espèce est incertaine, on a pu lui attribuer une cote représentant une gamme de
situations, comme « S2S3 ». En pareil cas, la cote représentant le risque le plus élevé (S2, dans notre
exemple), est ici attribuée à l'espèce aux fins du calcul des totaux.

Les régions de la Thompson et de l'Okanagan sont deux régions établies par le ministère de
l'Environnement de la Colombie-Britannique dont l'ensemble correspond approximativement à l'EBIO.

Source : BC Ministry of Environment (2011)

À l'échelle nationale, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue les espèces sauvages pour déterminer si elles risquent de disparaître du pays ou de la planète. Les espèces désignées par le COSEPAC comme étant en péril pourraient ensuite jouir de la protection légale et des mesures rétablissement prévues par la Loi sur les espèces en péril. Note 155 Dans l'EBIO, 93 espèces, sous-espèces ou populations animales ont été évaluées par le COSEPAC ou sont candidates pour une évaluation, et 54 d'entre elles sont protégées par la Loi sur les espèces en péril (tableau 10). Parmi les espèces végétales présentes dans l'EBIO, 28 ont été évaluées par le COSEPAC ou sont candidates pour une évaluation, et 20 sont protégées par la Loi sur les espèces en péril(tableau 11).

Tableau 10. Nombre d'espèces, de sous-espèces et de populations animales qui sont présentes dans les régions de la Thompson et de l'Okanagan et ont été évaluées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) Note 156
Situation selon le
COSEPAC
AmphibiensOiseaux
reproducteurs
Gastropodes
et bivalves
InsectesMammifèresPoissons à
nageoires
rayonnées
Reptiles et
tortues
Nombre
total
Disparues du pays ou de
la planète
------11
En voie de disparition281416224
Menacées16-222215
Préoccupantes27-285529
Non en péril29--22217
Candidates pour une
évaluation
-2-1-1-4
Données insuffisantes----21-3
Nombre d'espèces
évaluées par le
COSEPAC
7321915171293
Nombre d'espèces
protégées par la Loi sur
les espèces en péril
51816106854

Les données visent des sous-espèces ou des populations dans les cas où celles-ci ont été cotées séparément.
Les régions de la Thompson et de l'Okanagan sont deux régions établies par le ministère de .
l'Environnement de la Colombie-Britannique dont l'ensemble correspond approximativement à l'EBIO.
Source: BC Ministry of Environment, 2011 Note 155

Tableau 11. Nombre d'espèces végétales qui sont présentes dans les régions de la Thompson et de l'Okanagan et ont été évaluées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) Note 156
Conservation Status RankVascularNon-vascularTotals
Disparues du pays ou de la planète---
En voie de disparition11213
Menacées415
Préoccupantes213
Non en péril4-4
Candidates pour une évaluation112
Données insuffisantes1-1
Nombre d'espèces évaluées par le
COSEPAC
23528
Nombre d'espèces protégées par la
Loi sur les espèces en péril
16420

Les régions de la Thompson et de l'Okanagan sont deux régions établies par le ministère de
l'Environnement de la Colombie-Britannique dont l'ensemble correspond approximativement à l'EBIO.
Source: BC Ministry of Environment, 2011 Note 154

Écosystèmes préoccupants sur le plan de la conservation

NatureServe évalue également les écosystèmes (communautés écologiques) et leur attribue une cote de conservation à l'échelle de l'Amérique du nord, et le Centre de données sur la conservation de la Colombie-Britannique (BC Conservation Data Centre) en fait autant à l'échelle de la province. On travaille actuellement à répertorier les communautés écologiques de Colombie-Britannique. Note 151 L'EBIO renferme 54 écosystèmes dont la situation est préoccupante à l'échelle mondiale et 185 écosystèmes dont la situation est préoccupante à l'échelle provinciale (tableau 12). Pour de plus amples renseignements sur les divers écosystèmes, consulter les sections « Forêts », à la page 15, « Prairies », à la page 21, « Milieux humides », à la page 28, « Lacs et cours d'eau », à la page 31, et « Conversion des écosystèmes », à la page 43.

Tableau 12. Nombre d'écosystèmes (communautés écologiques) préoccupants sur le plan de la conservation à l'échelle mondiale (cote G, nombre de gauche) et à l'échelle provinciale (cote S, nombre de droite), dans les régions de la Thompson et de l'Okanagan.
Cote de
conservation
Milieux
alpins
Forêts et
autres
arboraies
Prairies,
herbaçaies
latifoliées et
arbustaies
Milieux
humides et
riverains
Total
Disparu du pays ou
de la planète
0 / 00 / 00 / 00 / 00 / 0
Historique0 / 00 / 00 / 00 / 00 / 0
Gravement en péril0 / 01 / 61 / 53 / 115 / 22
En péril1 / 06 / 316 / 135 / 1818 / 62
Vulnérable0 / 07 / 672 / 322 / 3131 / 101
Nombre total
d'écosystèmes
préoccupants
1 / 014 / 1049 / 2130 / 6054 / 185
Non en péril ou
apparemment non
en péril
2 / 16 / 828 / 410 / 726 / 94
Non classé ou non
classable
45 / 47167 / 130 / 2227 / 0269 / 70
Nombre total
d'écosystèmes
évalués
481874767349

Certains écosystèmes appartiennent à plus d'un groupe; par exemple, l'écosystème à Betula occidentalis
et Rosa spp. (bouleau fontinal et rosiers) est classé principalement dans le groupe des milieux riverains et
secondairement dans celui des arbustaies. Aux fins de la présente analyse, chaque écosystème a été
attribué au groupe où il est classé principalement.
Les régions de la Thompson et de l'Okanagan sont deux régions établies par le ministère de
l'Environnement de la Colombie-Britannique dont l'ensemble correspond approximativement à l'EBIO.
Source: BC Ministry of Environment (2011) Note 154

Espèces présentant un intérêt particulier

Oiseaux

Depuis les années 1970 jusqu'en 2006, l'abondance des oiseaux terrestres a diminué de façon significative (p < 0,05) dans tous les types de milieux de l'EBIO, sauf les arbustaies et milieux transitoires, où elle a augmenté (figure 50). Note 157 Les déclins observés dans les populations d'oiseaux ont été imputés à l'impact cumulatif de la transformation des écosystèmes en terres agricoles, du surpâturage, de la récolte forestière, des infestations d'insectes nuisant à l'habitat des oiseaux, de la fragmentation des milieux naturels, de l'urbanisation, de la modification du régime d'incendies et des espèces exotiques envahissantes. Note 158 Note 159 Note 160 Note 161

Figure 50. Évolution de l'indice d'abondance des oiseaux, dans cinq types de milieux, de 1973 à 2006. Cet indice est une estimation du nombre moyen d'individus qui seraient dénombrés par un observateur moyen, une année donnée, le long d'un itinéraire choisi de manière aléatoire.
Cet indice est une estimation du nombre moyen d'individus qui seraient dénombrés par un observateur
moyen, une année donnée, le long d'un itinéraire choisi de manière aléatoire.
Source: Downes et al. (2011) Note 157

graphique

Description longue pour la figure 50

Cette figure comporte cinq graphiques linéaires simples montrant l'évolution des indices d'abondance. Ils montrent les informations suivantes :

Données de la figure 50
AnnéeArbustaies et
milieux
transitoires
PrairiesAutres milieux
dégagés
Milieux urbains et
suburbaines
Forêts
197343.540.2119.2136.3201.7
197447.138.793.1192.5220.6
197550.255.4107.8177.3233.1
197662.655.6127.1138.3230.1
197746.648.4106.5125.6195.9
197850.154.5133.5160.1198.9
197954.247.2143.2130.7227.5
198058.747.6115.1169.6229.0
198157.147.1103.3138.2203.6
198263.734.599.5118.2154.7
198348.139.777.2119.9204.6
198460.843.690.7132.8240.0
198556.935.794.4140.8183.1
198655.338.195.6122.5258.6
198763.847.3113.0166.0268.6
198860.837.1106.1147.3261.0
198958.247.685.2125.4226.9
199065.642.5100.9135.3225.9
199177.941.283.5128.0226.6
199260.749.2104.6136.4223.1
199364.439.791.1110.2207.0
199460.234.597.9116.8229.8
199557.031.493.3125.6218.4
199655.332.177.3120.5207.0
199755.026.185.4138.0186.4
199859.133.178.2119.1180.4
199955.130.683.5115.1162.7
200054.427.176.5116.0185.4
200157.428.573.1106.8202.8
200256.424.763.598.0170.2
200359.221.762.2108.6177.8
200460.126.469.5109.5177.1
200555.030.063.6106.1152.8
200666.636.566.0108.5166.4
Chevêche des terriers

La chevêche des terriers est un oiseau terricole qui utilise comme lieux de nidification et de repos les terriers des spermophiles, des chiens de prairie et des blaireaux. Son habitat est de plus en plus restreint, à mesure que les prairies à graminées courtes sont transformées en terres agricoles. Note 162 De plus, l'usage des pesticides a réduit la quantité de nourriture à laquelle elle a accès. Note 163 De 1990 à 2000, le nombre d'individus a baissé de 90 % Note 163, et l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en 1995 Note 163. La population vivant à l'état sauvage en Colombie-Britannique a été augmentée à l'aide d'un programme d'élevage en captivité entrepris en 1992. Note 164

Moqueur des armoises

Le moqueur des armoises (Oreoscoptes montanus) est un des oiseaux les plus rares du Canada. Il se rencontre dans les peuplements mûrs d'armoises arbustives, qui menacent d'être détruits pour l'agriculture intensive, la construction domiciliaire et l'aménagement de terrains de golf. Note 165 Dans le sud des vallées de l'Okanagan et de la Similkameen, la perte d'habitat a réduit le nombre des adultes nicheurs, qui est tombé à moins de 30 individus. Note 165 L'espèce a été désignée « en voie de disparition » en 1992. Note 154

Pic de Williamson

Le pic de Williamson a pour habitat des peuplements mûrs de mélèze de l'Ouest, qui sont en train d'être détruits par la récolte forestière et le déboisement. Note 166 En 2005, on a estimé que l'espèce comptait 430 adultes nicheurs, dont 85 % se trouvaient dans le sud de l'Okanagan (population d'Okanagan–Greenwood). Note 166 L'espèce a été désignée « en voie de disparition » en 2005. Note 154

Ongulés

Plusieurs espèces d'ongulés de l'EBIO font l'objet d'un prélèvement par les Premières Nations et les chasseurs sportifs. La plupart des populations d'ongulés ont été stables ou en augmentation dans l'EBIO au cours de la période 2008–2011, à l'exception des populations de caribou (Rangifer tarandus) et de chèvre de montagne (Oreamnos americanus) (tableau 13). Note 167

Tableau 13. Situation et tendances (2008–2011) des populations d'ongulés de l'écozone+du Bassin intérieur de l'Ouest.
EspèceRégion de la Thompson : Effectif estimatif et tendance de la populationRégion de l'Okanagan : Effectif estimatif et tendance de la population
Cerf mulet (Odocoileus hemionus)35 000 – 55 000;
en augmentation
28 000 – 42 000;
en augmentation
Cerf de Virginie (Odocoileus virginianus)5 000 – 8 000; en augmentation31 000 – 44 000; en augmentation
Cerf à queue noire (Odocoileus hemionus
columbianus)
1 000 – 2 000; en augmentation0
Orignal (Alces alces)8 000 - 12 000; en augmentation2 000 - 3 000; stable
Wapiti (Cervus canadensis)300 - 400;
stable ou en augmentation
1 000 - 1 500; en augmentation
Caribou200 – 300; en déclin5 – 15; stable
Mouflon d'Amérique Table Footnote a2 000 - 2 500; en augmentation1 000 - 1 200; stable ou en augmentation
Chèvre de montagne1 400 - 2 000; en déclin200 - 300; stable

Source : BC Ministry of Forests, Lands et Natural Resource Operations (2011) Note 167

Table Footnote

Footnote 1

La région de la Thompson abrite à la fois les sous-espèces canadensis et californiana du mouflon d'Amérique; la région de l'Okanagan n'abrite que la sous-espèce californiana.
Tendances : « en déclin » signifie que le déclin est supérieur à 20 %, « stable » signifie que le changement est inférieur à 20 %, et « en augmentation » signifie que l'augmentation est supérieure à 20 %.
Les régions de la Thompson et de l'Okanagan sont deux régions établies par le ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique dont l'ensemble correspond approximativement à l'EBIO.

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Les deux sous-espèces du mouflon d'Amérique (Ovis canadensis californiana et O. c. canadensis) sont des ongulés emblématiques de l'écozone+. En Colombie-Britannique, leur aire de répartition se limite essentiellement à l'EBIO. Le mouflon d'Amérique est un ongulé spécialiste, dont l'habitat se limite aux versants abrupts dégagés. La sous-espèce californiana a fait l'objet d'une chasse excessive dans le passé, mais ses populations ont connu une augmentation jusqu'en 1999; cette année-là, la pneumonie a tué 70 % de la population du sud de l'Okanagan (Figure 51). Note 22 Note 168 Pour de plus amples renseignements, consulter la publication Pathogènes et maladies de la faune au Canada. Note 169

Figure 51. Évolution de l'effectif du mouflon d'Amérique de la sous-espèce Californiana dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, de 1900 à 2008.
Sources : Données tirées de Demarchi et al. (2000) Note 168 et de BC Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations (2011) Note 167 ainsi que de données inédites de G. Kuzyk, BC Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations

graphique

Description longue pour la figure 51

Ce graphique linéaire simple montre les informations suivantes :

Données de la figure 51
1900 - Nombre d'individus1950 - Nombre d'individus1970 - Nombre d'individus1975 - Nombre d'individus1983 - Nombre d'individus1993 - Nombre d'individus1996 - Nombre d'individus2002 - Nombre d'individus2004 - Nombre d'individus2008 - Nombre d'individus
1350150016501850225030004500283828383460
Carnivores

L'aire de répartition nord-américaine des grands carnivores s'est contractée à mesure que les Européens colonisaient le territoire et persécutaient les prédateurs (Figure 52). Note 170 Par exemple, le blaireau d'Amérique et le carcajou (Gulo gulo) ont été persécutés, piégés et, jusque durant les années 1950, empoisonnés par les appâts destinés au loup. Note 171

Le loup (Canis lupus) faisait l'objet d'une extermination délibérée et était sans doute disparu de l'EBIO en 1968. Note 172 Cependant, l'espèce a par la suite recolonisé la région de la Thompson, jusqu'à atteindre une densité de 2,8 à 3,1 par millier de km carrés. Note 173 Le loup est également revenu dans le sud de l'Okanagan Note 174, mais on n'en connaît pas la densité dans cette région. Les populations de loup sont également en augmentation dans les Kootenays, Note 175 région située à l'est de l'EBIO.

L'ours grizzli (Ursus arctos) est disparu de la plus grande partie de l'écozone+(Figure 53). Note 176 La perturbation et la fragmentation associées au réseau routier et à la circulation hors-route ont un impact direct sur cette espèce. Note 177 Les autres grands carnivores présents dans l'EBIO sont le lynx (Lynx canadensis), le couguar (Puma concolor), et l'ours noir (Ursus americanus).

Figure 52. Contraction de l'aire de répartition des grands carnivores en Amérique du Nord
Source: Hummel et Ray, 2008 Note 170

carte

Description longue pour la figure 52

Ces trois cartes montrent la répartition actuelle et historique de trois carnivores qui ont perdu la moitié de leur aire de répartition antérieure. Le loup gris, dont l'aire de répartition s'étendait autrefois à presque toute l'Amérique du Nord, occupe maintenant principalement le Canada et l'Alaska. L'aire de répartition de l'ours grizzli couvrait autrefois tout l'Ouest de l'Amérique du Nord et ne couvre plus que le nord-ouest de l'Amérique du Nord et l'Alaska. Le carcajou, qu'on trouvait auparavant au Canada et dans le nord des États-Unis, n'occupe plus que le centre-nord et le nord-ouest du Canada.

Figure 53. Répartition de l'ours grizzli en Colombie-Britannique, en 2004.
Source : BC Ministry of Environment, 2010. Note 178 Information fournie par le gouvernement de la Colombie-Britannique aux termes du système Open Government License for Government of BC Information, v.BC1.0.

carte

Description longue pour la figure 53

Cette carte montre que l'ours grizzli est disparu d'à peu près toute l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest. On trouve toujours des populations menacées dans la partie ouest de l'Écozone+ et une population viable dans un petit secteur du nord-est.

Poissons
Saumon coho

Bien que le saumon coho (Oncorhynchus kisutch) ne soit pas désigné à titre d'espèce en péril à l'échelle de la province, la population du Fraser intérieur est considérée comme une espèce en voie de disparition par le COSEPAC depuis 2002. Note 179 De 1990 à 2000, cette population a connu un déclin de 60 % (Figure 54) dû aux changements survenus dans son habitat et à la surexploitation. Note 179

Figure 54. Effectif total estimatif de la population de saumon coho du Fraser intérieur (selon les prélèvements par la pêche, les échappées et les prises en mer) dans le Fraser, le cours inférieur de la Thompson, la Thompson Nord et la Thompson Sud, de 1975 à 2001.
Les données ne sont disponibles qu'à partir de 1998 pour le haut Fraser et le canyon du Fraser.
Source: Données du COSEPAC (2002) Note 179, mises à jour selon Irvine et al. (2001) Note 180

graphique

Description longue pour la figure 54

Ce diagramme linéaire à quatre courbes montre les informations suivantes :

Données de la figure 54
AnnéeThompson SudThompson NordCours inférieur
de la Thompson
19751835469754-
19761226864713-
197726572133975-
197825028122364-
197931918149670-
19802198932996-
19811289564524-
198218308132382-
198319392109816-
19844818321769217205
1985532041413495973
1986481863041136511
1987455641185949153
19888480224515013843
198948496864559763
1990326779754217021
1991128964521712619
19926412511891725905
1993150457766769916
19947915177029217
19958261512724509
199610667746454509
19973418112957037
1998532198102828
1999337998015502
2000391972824616
2001142352841810568
Saumon kokani

Le saumon kokani est en fait un saumon rouge qui vit et se reproduit dans les lacs. Dans l'EBIO, ce poisson était autre fois pêché par les Premières Nations Note 181, et il a déjà fait l'objet d'une pêche sportive.Le saumon kokani du lac Okanagan comprend deux stocks génétiquement distincts, qui frayent respectivement dans les cours d'eau et près des rives du lac Note 182, Note 183 L'effectif des deux stocks a connu un déclin, passant de plus de 450 000 reproducteurs, au début des années 1970, à moins de 50 000 reproducteurs frayant près des rives et moins de 10 000 reproducteurs frayant dans les cours d'eau, au milieu des années 1990, ce qui entraîné une fermeture de la pêche sportive. Note 46 En 2011, l'effectif estimatif comprenait 276 000 reproducteurs frayant près des rives et 17 700 reproducteurs frayant dans les cours d'eau. Note 184 Les déclins ont été imputés à une diminution de la productivité des lacs, due à des initiatives de réduction des apports d'éléments nutritifs, à une dégradation des milieux riverains par le développement foncier, l'exploitation forestière et les activités récréatives, à une baisse du niveau des lac liée à la lutte contre les inondations ainsi qu'à la compétition alimentaire des crevettes de la famille des Mysidés. Note 185 Voir également les sections « Destruction des milieux naturels », à la page 18, « Charge des lacs en éléments nutritifs », à la page 57, et « Espèces aquatiques envahissantes », à la page 48.

Saumon rouge

Les remontées du saumon rouge (ou saumon sockeye) de l'Okanagan ont connu de grandes fluctuations, atteignant plus de 200 000 individus en 1967 et tombant à moins de 5 000 en 1963, en 1994, en 1995 et en 1998. Les déclins catastrophiques qu'ont connus ces remontées depuis le début jusqu'au milieu des années 1960 ont coïncidé avec la construction de cinq barrages sur le fleuve Columbia. Note 186 À l'heure actuelle, au cours de sa migration amont, le saumon rouge doit traverser neuf barrages sur le Columbia, puis le barrage Zosel, qui retient les eaux du lac Osoyoos. En 2009, le barrage McIntyre a été modifié de manière à permettre le passage du saumon rouge. Note 59 En 2004, l'Alliance de la nation Okanagan a entrepris un programme expérimental de réintroduction en relâchant des alevins de saumon rouge dans la rivière Okanagan en amont du lac Skaha. Note 112, Note 187

Truite steelhead

La truite steelhead (ou saumon arc-en-ciel) est en fait une variété de truite arc-en-ciel qui descend à la mer et revient en eau douce pour frayer. La population de truite steelhead de la rivière Thompson connaît actuellement un déclin (Figure 55) principalement dû aux prises accessoires survenant dans le cadre de la pêche commerciale au saumon. Note 188

Figure 55. Effectif reproducteur estimatif de la truite arc-en-ciel dans le bassin de la Thompson, de 1984 à 2008.
Source : Données inédites fournies par Rob Bison, du ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique, à Kamloops

graphique

Description longue pour la figure 55

Ce diagramme linéaire simple montre les informations suivantes :

Données de la figure 55
AnnéeEffectif reproducteur estimatif de la truite
19841115
19853514
19862326
19871675
19881500
19891671
19901200
19911200
1992900
19932955
19942660
19952591
19961019
19973000
19981470
19992419
2000835
20011880
20021672
20031344
20041165
20052000
20061800
2007870
20081000
Esturgeon blanc

L'esturgeon blanc (Acipenser transmontanus), le plus grand des poissons d'eau douce du Canada, est en péril en Colombie-Britannique et a été désigné « espèce en voie de disparition » par le COSEPAC. Note 154, Note 189 Une des six populations de l'espèce présentes en Colombie-Britannique vit dans l'EBIO, celle du Fraser moyen. L'effectif de cette population a été estimé à 3 800 individus (mesurant plus de 50 cm de longueur à la fourche) en 2003, et ses tendances demeurent inconnues. Note 190 L'esturgeon blanc croît lentement et met du temps à atteindre la maturité, ce qui le rend particulièrement vulnérable à la surpêche, à la dégradation ou destruction de son habitat ainsi qu'au développement de l'aquaculture Note 191 La population d'esturgeon blanc du Fraser moyen fait actuellement l'objet d'une pêche sportive avec remise à l'eau des prises. Note 191

Plantes

L'EBIO abrite de nombreuses plantes rares et d'aspect particulier, dont le psilocarphe nain (Pterygoneurum kozlovii var. brevissimus), l'orthocarpe barbu (Orthocarpus barbatus), le polystic de Lemmon (Polystichum lemmonii), le calochorte de Lyall (Calochortus lyallii), l'azolle du Mexique (Azolla mexicana), le polystic faux-lonchitis (Polystichum lonchitis), l'ammannie robuste (Ammannia robusta), l'aster feuillu (Symphyotrichum frondosum), le collomia délicat (Collomia tenella), le lipocarphe à petites fleurs, l'antennaire stolonifère (Antennaria flagellaris), le rotala rameux (Rotala ramosior) ainsi que quatre mousses (le Pterygoneurum kozlovii, le Bryoerythrophyllum columbianum, le Microbryum vlassovii et l'Entosthodon rubiginosus). La plupart de ces plantes sont désignées à l'échelle provinciale et fédérale, et on trouvera plus d'information à leur sujet dans leurs plans et programmes de rétablissement respectifs.

Constatation clé 18
Productivité primaire

Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
La productivité primaire a augmenté dans plus de 20 % du territoire végétalisé au Canada au cours des 20 dernières années et elle a également augmenté dans certains écosystèmes d'eau douce. L'ampleur et la période de productivité primaire changent dans tout l'écosystème marin.

L'indice de végétation par différence normalisée (IVDN), calculé à partir de données de télédétection, indique la quantité et la vigueur de la végétation verte et constitue ainsi une mesure indirecte de la productivité primaire. Le degré de signification des analyses de tendances a été évalué pour un intervalle de confiance de 95 %, à l'aide d'un test de Mann-Kendall. Note 192 De 1985 à 2006, dans l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, l'IVDN a augmenté sur 16 713 km2 (30,1 % du territoire) et diminué sur 1 035 km2 (1,3 % du territoire) (Figure 56). Les augmentations sont survenues dans des zones de forêt mixte et pourraient être indicatrices d'une régénération consécutive à une coupe forestière à grande échelle. Les diminutions sont survenues dans des zones disséminées dans l'ensemble de l'écozone+ et principalement occupées par des forêts de conifères, mais on n'en connaît pas les causes. Note 12

Figure 56. Changements de l'indice de végétation par différence normalisée dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, de 1985 à 2006.
Source : Ahern et al. (2011) Note 12

carte

Description longue pour la figure 56

Cette carte illustre la tendance de l'indice de végétation par différence normalisée dans l'Écozone+. De 1985 à 2006, l'indice a augmenté sur 16 713 km2 (30,1 % du territoire) et diminué sur 1 035 km2 (1,3 % du territoire). Les hausses ont été associées aux zones de forêt mixte un peu partout dans l'Écozone+. Les baisses sont survenues dans des secteurs disséminés dans la partie centrale de l'Écozone+ qui étaient principalement occupées par des forêts de conifères, mais on ne connaît pas la cause de ces diminutions.

Constatation clé 19
Perturbations naturelles

Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
La dynamique des régimes de perturbations naturelles, notamment les incendies et les vagues d'insectes indigènes, est en train de modifier et de refaçonner le paysage. La nature et le degré du changement varient d'un endroit à l'autre.

Les écosystèmes de l'EBIO ont été modelés par plusieurs facteurs interdépendants, dont le climat, les incendies de grande étendue associés à la colonisation européenne, l'exploitation forestière, la lutte contre les incendies et les infestations d'insectes. La perturbation était autrefois surtout due aux incendies et aux infestations d'insectes, alors que depuis 1950 elle est plutôt causée par l'exploitation forestière et les infestations d'insectes; cependant, la superficie touchée annuellement n'a pas diminué. Note 193

Incendies

Le feu est d'importance primordiale pour les écosystèmes de l'EBIO, particulièrement dans trois des zones biogéoclimatiques de la province : la zone à graminées cespiteuses, la zone à pin ponderosa ainsi que les parties les plus sèches de la zone intérieure à douglas. Autrefois, les perturbations naturelles étaient sans doute de nature variée et épisodique, à diverses échelles spatiales et temporelles. Note 193 Étant donné la grande variabilité saisonnière et annuelle du climat et l'impact de la foudre dans une topographie complexe, le régime de perturbation était probablement hétérogène. Note 193

Perturbation naturelle par les grands incendies

Depuis les années 1960 jusqu'aux années 1990, le centre-sud de la Colombie-Britannique a connu moins d'incendies, le Service des forêts ayant pris des mesures de protection vigoureuses (Figure 57). Note 194 La suppression des cycles normaux d'incendie a provoqué une accumulation de matières ligneuses combustibles, ce qui a créé des conditions propices aux incendies plus intenses entraînant un remplacement des peuplements. Note 195 Note 196 Note 197 Note 198 La suppression des incendies a pour effet d'allonger le cycle de feu, ce qui permet aux pinèdes de vieillir et augmente ainsi leur vulnérabilité aux infestations de dendroctone du pin ponderosa. Note 199, Note 200 Les grandes infestations d'insectes indigènes sont traitées plus en détail à la page 89. De plus, la suppression des incendies permet à certains types de forêts d'empiéter sur les prairies et les forêts de pin ponderosa, Note 201, ce qui réduit l'habitat des espèces ayant besoin de paysages dégagés. Note 14 Dans les vallées de l'Okanagan Sud et de la basse Similkameen, la densité de conifères a augmenté entre les périodes 1938–1985 et 1985–1996 dans les sites épargnés par les incendies. Note 202

En moyenne, seulement 54 km2 (0,1 %) de la superficie boisée de l'EBIO brûle chaque année. Au cours des années 2000, la superficie brûlée par des grands incendies a augmenté, passant à plus de 156 km2 en moyenne (Figure 58), Note 203, peut-être en raison du changement climatique Note 204, de l'accroissement de la charge en matières combustibles dû à la suppression à long terme des incendies Note 204 ainsi que de l'interaction entre les incendies de forêt et l'infestation de dendroctone du pin ponderosa. Note 205

Figure 57. Superficie touchée par de grands incendies (plus de 2 km2) au cours de chaque décennie (diagramme du haut) et répartition des grands incendies (carte du bas), dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, depuis les années 1960 jusqu'aux années 2000
Source : Krezek-Hanes et al. (2011) Note 203

carte

Description longue pour la figure 57

Le diagramme à barres du haut montre les informations suivantes :

Données de la figure 57
1960s - Superficie brûlée (km2)1970s - Superficie brûlée (km2)1980s - Superficie brûlée (km2)1990s - Superficie brûlée (km2)2000s - Superficie brûlée (km2)
344.05400.87190.84463.87156.2

La carte du bas montre où ont eu lieu les grands incendies. Ceux-ci étaient répartis un peu partout dans l'Écozone+. Les grands incendies des années 2000 ont touché le nord-est et le sud-ouest de l'Écozone+ ainsi que les environs de Kelowna.

Figure 58. Superficie touchée chaque année par de grands incendies, dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest, de 1959 à 2007.
Tendance établie uniquement en fonction des grands incendies (> 2 km2), et non de la superficie incendiée totale.
Source: Krezek-Hanes et al. (2011) Note 203

graphique

Description longue pour la figure 58

Ce diagramme à barres montre les informations suivantes :

Données de la figure 58
AnnéeSuperficie brûlée (km2)
19590
1960171
196124
196231
19630
19640
196510
19660
196739
19680
196968
1970148
1971113
19729
197392
197424
19756
19760
19770
19780
19799
19802
19810
19822
19830
198422
1985109
19867
198740
19882
19897
19907
19919
19929
19930
199448
1995148
199672
199717
1998147
19998
200040
200158
200240
2003791
2004122
200533
2006160
20076

Grandes infestations d'insectes indigènes

Les grandes infestations d'insectes indigènes jouent un rôle de premier plan dans le fonctionnement des écosystèmes. Note 206 En 1994, environ deux douzaines d'insectes ravageurs, principalement des lépidoptères et des coléoptères, avaient déjà dégradé des forêts de valeur commerciale et des exploitations horticoles de l'EBIO. Note 207 De plus, le changement dans la couverture forestière causé par la mort des arbres et la coupe de récupération risque d'accroître le risque d'inondation et de menacer ainsi les pêches et les écosystèmes aquatiques. Note 208

Les deux principaux insectes ravageurs de l'EBIO sont le dendroctone du pin ponderosa (Dendroctonus ponderosae) et la tordeuse occidentale de l'épinette (Choristoneura occidentalis), responsables de plus de 90 % des dégâts causés par des insectes dans l'écozone+ en 2009. Note 209 Les autres insectes qui provoquent des dommages dans les forêts de l'EBIO sont le scolyte du sapin de l'ouest (Dryocetes confusus), le dendroctone de l'épinette (Dendroctonus rufipennis), la chenille à houppes du douglas (Orgyia pseudotsugata) et la mineuse des feuilles du tremble (Phyllocnistis populiella).

Dendroctone du pin ponderosa

La superficie touchée par le dendroctone du pin ponderosa a augmenté en Colombie-Britannique de 1999 à 2009 (Figure 59). Dans l'EBIO, la superficie touchée est passée de 500 km2 en 2003 à un sommet de 8 100 km2 en 2008 (Figure 60).

Figure 59. Superficie infestée par le dendroctone du pin ponderosa en Colombie Britannique, en 1999 et en 2009
Source : Données de BC Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations, 2011 Note 210

carte

Description longue pour la figure 59

Ces cartes montrent le pourcentage cumulatif de superficie de pins tués en 1999 et en 2009 dans toute la Colombie-Britannique. En 1999, la plupart des infestations par le dendroctone avaient eu lieu dans le centre de la province et seules quelques pullulations avaient frappé l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest. En 2009, les infestations s'étaient répandues dans toute la province, y compris dans l'Écozone+.

Figure 60. Superficie de forêt touchée par le dendroctone du pin ponderosa dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest et dans l'ensemble de la Colombie-Britannique, de 1975 à 2009.
La catégorie « défoliation faible » inclut les traces de défoliation et la défoliation légère.
Source : Données tirées de BC Ministry of Forests and Range (2010) Note 209 and the National ainsi que de la Base de données nationale sur les forêts (2010) Note 211

graphique

Description longue pour la figure 60

Ce graphe à barres empilées montre les informations suivantes :

Données de la figure 60
AnnéeBassin intérieur de l'Ouest - faible
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Ouest - modérée
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Ouest - grave
Superficie touchée (km2)
totale
(C.-B.)
1975000300
1976000440
1977000600
1978000780
1979000690
19800001,540
19810001,600
19820002,900
19830004,620
19840004,620
19850003,000
1986000940
1987000660
1988000630
1989000530
1990000414
1991000496
1992000448
1993000491
199400032
1995000400
1996000560
1997000-
1998000-
1999191137371,646
200011981142,840
2001145102627,855
20021771355619,686
20032431868640,668
20041,32857139570,219
20053,0391,373072687,361
20063,0442,1641,50892,434
20073,8912,5211,584100,519
20085,4302,12161378,420
20093,8171,49936689,534
Tordeuse occidentale de l'épinette

La tordeuse occidentale de l'épinette privilégie les zones sèches de basse altitude peuplées de douglas. C'est pourquoi la majeure partie de son aire de répartition, en Colombie-Britannique, se trouve dans l'EBIO (Figure 61). La superficie annuelle de défoliation due à cet insecte dans l'EBIO a augmenté et a fini par atteindre en 2007 un sommet de 3 800 km2 (Figure 62). La plus grande partie de la défoliation a été jugée faible ou modérée. Note 209

Figure 61. Superficie de défoliation due à la tordeuse occidentale de l'épinette dans l'écozone+du Bassin intérieur de l'Ouest, en 2008.
Source : Données du BC Ministry of Forests and Range (2010) Note 209

carte

Description longue pour la figure 61

Cette carte montre les secteurs de l'Écozone+ touchés par une défoliation faible, modérée et grave en raison de la tordeuse occidentale de l'épinette, en 2008. Les secteurs de défoliation faible étaient répartis un peu partout dans l'Écozone+. Les secteurs de défoliation modérée étaient concentrés au centre de la limite nord de même que dans le sud-ouest de l'Écozone+. Il y avait pas de secteurs de défoliation grave.

Figure 62. Superficie de défoliation due à la tordeuse occidentale de l'épinette dans l'Écozone+du Bassin intérieur de l'Ouest et dans l'ensemble de la Colombie Britannique, de 1999 à 2009
La catégorie « défoliation faible » inclut les traces de défoliation et la défoliation légère.
Source : Analyse fondée sur des données tirées de BC Ministry of Forests et Range (2010) Note 209

graphique

Description longue pour la figure 62

Ce graphe à barres empilées montre les informations suivantes :

Données de la figure 62
AnnéeBassin intérieur de l'Ouest - faible
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Ouest - modérée
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Ouest - grave
Superficie touchée (km2)
totale
(C.-B.)
199960012
200014150147
2001231801,236
20021,6685774,874
20038625065,222
200475613636,237
200585918914,640
20061,8291,497327,769
20073,190598138,473
20083,2584507,822
20092,590829187,661
Scolyte du sapin de l'ouest

Le scolyte du sapin de l'ouest s'attaque aux diverses espèces de sapins (Abies spp.) qui poussent en altitude moyenne à élevée. La figure 63 montre la superficie de forêt touchée chaque année, de 1999 à 2009, dans l'EBIO et dans l'ensemble de la Colombie-Britannique. La majeure partie des forêts touchées par cet insecte se trouvent dans l'écozone+ de la Cordillère montagnarde, à climat plus frais que l'EBIO et située au nord et à l'est de celle-ci. Le scolyte du sapin de l'ouest touche habituellement les mêmes peuplements d'une année à l'autre, sous forme d'infestations chroniques et éparses de faible intensité. Note 212

Figure 63. Superficie touchée par le scolyte du sapin de l'ouest dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest et dans l'ensemble de la Colombie-Britannique, de 1999 à 2009.
La catégorie « défoliation faible » inclut les traces de défoliation et la défoliation légère.
Source : Analyse fondée sur des données tirées de BC Ministry of Forests et Range (2010) Note 209

graphique

Description longue pour la figure 63

Ce graphe à barres empilées montre les informations suivantes :

Données de la figure 63
AnnéeBassin intérieur de l'Ouest - faible
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Ouest - modérée
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Ouest - grave
Superficie touchée (km2)
totale
(C.-B.)
199983606,074
20001081205,588
200114614110,727
20021194309,905
200313823013,903
200423426120,176
20056214118,463
20067424011,942
20076738015,647
2008576105,321
20096334017,277
Dendroctone de l'épinette

Dans l'EBIO, le dendroctone de l'épinette n'est responsable que d'une proportion relativement faible des dommages dus à des insectes, mais la superficie touchée ne concorde pas avec la tendance observée à l'échelle de la province. En Colombie-Britannique, la superficie touchée annuellement par le dendroctone de l'épinette a atteint un sommet en 2003 et a diminué par la suite, tandis que dans l'EBIO elle a continué d'augmenter (Figure 64). La contribution de l'EBIO à la superficie totale de forêts touchée par cet insecte en Colombie-Britannique est ainsi passée de 0,1 % en 1999 à 47 % en 2009. Note 212

Figure 64. Superficie de forêt touchée par le dendroctone de l'épinette dans l'Écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest et dans l'ensemble de la Colombie-Britannique, de 1999 à 2009.
La catégorie « défoliation faible » inclut les traces de défoliation et la défoliation légère.
Source : Analyse fondée sur des données tirées de BC Ministry of Forests et Range (2010) Note 209

graphique

Description longue pour la figure 64

Ce graphe à barres empilées montre les informations suivantes :

Données de la figure 64
AnnéeBassin intérieur de l'Ouest - faible
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Ouest - modérée
Superficie touchée (km2)
Bassin intérieur de l'Oues - grave
Superficie touchée (km2)
totale
(C.-B.)
1999214506
20001221,060
200111831,060
200213502,690
2003181013,159
200492591,048
200520193556
200623444837
2007225216368
200845336279
2009227614308

Constatation clé 20
Réseaux trophiques

Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
Des changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans des milieux terrestres et dans des milieux d'eau douce et d'eau marine. La diminution ou la disparition d'éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.

Les espèces exotiques envahissantes perturbent les réseaux trophiques en consommant ou détruisant des espèces indigènes ou en éliminant leurs sources de nourriture. Introduites dans le lac Okanagan, des crevettes de la famille des Mysidés ont favorisé le déclin des populations de saumon kokani et de truite arc-en-ciel en consommant les cladocères zooplanctoniques qui servent également de nourriture aux deux poissons. Note 46 En raison de leur cycle de migration diurne, ces crevettes sont rarement capturées par les poissons et sont donc pratiquement exemptes de prédateurs dans le lac Okanagan. Pour de plus amples renseignements sur les crevettes de la famille des Mysidés, voir la section « Espèces aquatiques envahissantes », à la page 48. Pour de plus amples renseignements sur le saumon kokani, voir à la page 71.

La dynamique prédateur-proie peut être perturbée par un changement d'abondance visant plusieurs espèces de proies. Ainsi, si une espèce peu commune telle que la chèvre de montagne peut servir de proie de remplacement, son effectif risque de diminuer si la proie principale, comme le cerf mulet, devient moins abondante. Au milieu des années 1990, les mauvaises conditions hivernales ont réduit de moitié les populations de cerf mulet, et il se peut que le couguar ait adopté la chèvre de montagne comme proie de remplacement, ce qui expliquerait le déclin de cette espèce. Note 213 Comme le couguar et le cerf mulet ont retrouvé leurs effectifs antérieurs, l'effectif de la chèvre de montagne se refait graduellement, mais ce rétablissement est lent parce que la maturité de reproduction est relativement tardive chez cette espèce. Note 214

Note de contenu

Note 8

Pitt, M. and Hooper, T.D. 1994. Threats to biodiversity of grasslands in British Columbia. In Biodiversity in British Columbia: our changing environment. Edited by Harding, L.E. and McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 20. pp. 279-292.

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Note 12

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Note 14

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Note 22

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Note 26

Wikeem, B. et Wikeem, S. 2004. The grasslands of British Columbia. BC Grasslands Conservation Council. Kamloops, BC. 497 p.

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Note 50

Austin, M.A. et Eriksson, A. 2009. The biodiversity atlas of British Columbia. Biodiversity BC. 135 p.

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Note 59

Alex, K. 2010. Providing fish passage at McIntyre Dam. Bilateral Okanagan Basin Technical Working Group Meeting. 24 February, 2010. Penticton, BC. Meeting presentation.

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Note 94

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Note 105

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Note 112

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Note 142

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Note 143

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Note 144

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Note 145

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Note 146

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Note 147

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Note 148

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Note 149

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Note 151

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Note 154

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Note 155

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Note 156

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Note 158

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Note 159

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Note 160

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Note 161

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Note 162

McDonald, D., N.M.Korfanta et S.J.Lantz. 2004. The burrowing owl (Athene cunicularia): A technical conservation assessment. 76 p.

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Note 163

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Note 164

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Note 166

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Note 167

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Note 168

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Note 170

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Note 171

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Note 174

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Note 184

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Note 186

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Note 187

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Note 188

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Note 190

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Note 192

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Note 194

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Note 198

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Note 199

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Note 200

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Note 201

Gayton, D.V. 1996. Fire-maintained ecosystems and the effects of forest ingrowth. British Columbia Ministry of Forests. Nelson, BC. 4 p.

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Note 202

Turner, J.S. and Krannitz, P.G. 2001. Conifer density increases in semi-desert habitats of British Columbia in the absence of fire. Northwest Science 75:176-182.

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Note 203

Krezek-Hanes, C.C., Ahern, F., Cantin, A. et Flannigan, M.D. 2011. Trends in large fires in Canada, 1959-2007. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 6. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. v + 48 p.

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Note 204

Volney, W.J.A. et Hirsch, K.G. 2005. Disturbing forest disturbances. The Forestry Chronicle 81:662-668.

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Note 205

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Note 206

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Note 207

Harding, L.E. 1994. Threats to diversity of forest ecosystems in British Columbia. In Biodiversity in British Columbia: our changing environment. Edited by Harding, L.E. et McCullum, E. Environment Canada. Delta, BC. Chapter 19. pp. 245-278.

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Note 208

Schnorbus, M., Bennett, K. et Werner, A. 2010. Quantifying the water resource impacts of mountain pine beetle et associated salvage harvest operations across a range of watershed scales: hydrologic modelling of the Fraser River Basin. Information Report: BC-X-423. Natural Resources Canada, Canadian Forestry Service, Pacific Forestry Centre. Victoria, BC. 64 p.

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Note 209

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Note 210

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Note 211

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Note 212

Westfall, J. et Ebata, T. 2008. 2008 summary of forest health conditions in British Columbia. BC Ministry of Forests et Range. Victoria, BC. 85 p.

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Note 213

Côté, S.D. et Festa-Bianchet, M. 2003. Mountain goat. In Wild mammals of North America: biology, management, et conservation. Edited by Feldhamer, G.A., Thompson, B. et Chapman, J. The John Hopkins University Press. Baltimore, MD. pp. 1061-1075.

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Note 214

Mountain Goat Management Team. 2010. Management plan for the mountain goat (Oreamnos americanus) in British Columbia. Prepared for the BC Ministry of Environment. Victoria, BC. 87 p.

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Thème : interface science-politique

Constatation clé 21
Surveillance de la biodiversité, recherche, gestion de l'information et communication des résultats

Thème : Interface science-politique

Constatation clé à l'échelle nationale
Les renseignements de surveillance recueillis sur une longue période, normalisés, complets sur le plan spatial et facilement accessibles, complétés par la recherche sur les écosystèmes, fournissent les constatations les plus utiles pour les évaluations de l'état et des tendances par rapport aux politiques. L'absence de ce type d'information dans de nombreux secteurs a gêné l'élaboration de la présente évaluation.

Les programmes de surveillance et les travaux de recherche ont fourni des données sur l'état et les tendances des écosystèmes de l'EBIO, mais une bonne partie de cette information ne porte pas sur une longue période, n'est pas normalisée ou ne vise pas tout le territoire de l'EBIO. Les travaux de surveillance et de recherche sont répartis de manière inégale, les données étant beaucoup plus abondantes sur le sud de l'Okanagan que sur l'ouest et le nord-ouest de l'écozone+. Pour qu'on puisse établir les tendances des processus écosystémiques, il faut que les mêmes méthodes soient utilisées, que les analyses soient réalisées de manière cohérente et que les résultats soient accessibles au public. Note 215 Il peut être difficile de bien gérer et tenir à jour l'information, même s'il existe de bons outils de stockage des données, comme le système Cross-Linked Information Resources (disponible en anglais seulement) (CLIR) du gouvernement provincial, qui permet aux utilisateurs de faire des recherches d'information sur l'environnement et les ressources naturelles.

Souvent, l'état ou la tendance doit être établie à partir d'une variété de sources pouvant recourir à des méthodes différentes. Il arrive fréquemment qu'on ne puisse obtenir qu'une mosaïque de données. Enfin, il se peut que les données ne soient pas disponibles pour l'ensemble de l'écozone+, parce que les limites territoriales employées ne correspondent pas exactement à celles de l'EBIO. Ce problème est peut-être moins grave que dans le cas d'autres écozones+, puisque les limites de l'EBIO correspondent à celles de l'Écoprovince intérieure sud, mais certains ensembles de données ne sont pas répartis selon les écoprovinces.

Lacunes

  • Les connaissances écologiques traditionnelles ou locales sont rarement intégrées aux programmes de surveillance.
  • Il existe peu d'information sur les contaminants présents chez les espèces sauvages, et aucune surveillance régulière de ces contaminants n'est effectuée, même si l'EBIO est exposée à une intense activité agricole pouvant faire appel à des produits potentiellement contaminants.
  • Les services écosystémiques n'ont pas été quantifiés de manière systématique pour l'EBIO.
  • Bien des groupes ou organisations exercent une intendance active dans l'EBIO, mais leur contribution n'a jamais été quantifiée, ce qui rend difficile une évaluation de l'impact des activités d'intendance.

Initiatives à signaler

Constatation clé 22
Changements rapides et seuils

Thème : Interface science-politique

Constatation clé à l'échelle nationale
La compréhension grandissante des changements rapides et inattendus, des interactions et des seuils, en particulier en lien avec les changements climatiques, indique le besoin d'une politique qui permet de répondre et de s'adapter rapidement aux indices de changements environnementaux afin de prévenir des pertes de biodiversité majeures et irréversibles.

Plusieurs des constatations clés du présent rapport comportent des signes ou des indications précoces de changements écologiques qui risquent d'entraîner des pertes importantes et irréversibles de biodiversité :

Note de contenu

Note 215

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Conclusion : bien-être humain et biodiversité

Bon nombre des problèmes auxquels sont confrontés les écosystèmes de l'écozone+ du Bassin intérieur de l'Ouest (EBIO) sont dus à la croissance de la population humaine ainsi qu'à la transformation et à la fragmentation du paysage. L'EBIO occupe une position particulière au sein du Canada sur le plan écologique, en raison de sa richesse en espèces, dont un nombre important d'espèces non présentes ailleurs au pays. À titre de prolongement nord du désert du Grand Bassin, l'EBIO est un corridor particulièrement important (et risque d'être un goulot d'étranglement si elle est mal aménagée) pour la migration des espèces vers le nord à mesure que change le climat.

Dans la région de grande biodiversité de l'Okanagan Sud, il y a eu un degré élevé d'interaction entre les humains et les écosystèmes, avec la transformation du paysage en milieux urbains et agricoles. Comme certains types d'agriculture sont davantage compatibles avec les processus écosystémiques, les pressions visant à ce que des terres soient retranchées de la réserve provinciale de terres agricoles constituent une autre menace pour les écosystèmes et la biodiversité. De plus, la fragmentation et l'altération des milieux naturels ainsi que l'introduction d'espèces envahissantes ont accru la vulnérabilité des écosystèmes et réduit leur capacité à fournir des services écosystémiques.

La croissance de la population humaine continuera d'exercer une pression sur les écosystèmes aquatiques qui fournissent de l'eau pour la consommation humaine et pour l'irrigation. Le changement climatique menace également l'approvisionnement en eau, dans une région où cette ressource est déjà rare. Cette menace sera particulièrement grave à certaines périodes de l'année, comme en été et en automne, car l'effet du climat sur le débit des cours d'eau fera en sorte que moins d'eau sera disponible durant les saisons où les besoins en eau de l'agriculture sont justement les plus grands.

De nombreuses espèces animales présentes dans l'EBIO ont une valeur emblématique pour la Colombie-Britannique et sont très importantes pour les Premières Nations, comme sources de nourriture et à des fins cérémoniales. Les gens de Colombie-Britannique apprécient également les animaux de l'EBIO pour des activités telles que l'observation de la faune ainsi que la pêche et la chasse sportives. Dans l'EBIO, plusieurs populations de grands mammifères sont stables, mais de nombreuses populations d'oiseaux et de poissons connaissent un grave déclin. Heureusement, dans certains cas, la tendance pourrait s'inverser grâce aux mesures de conservation et de restauration visant à améliorer l'habitat de ces espèces.

Malgré l'impact des modifications apportées par les humains, certaines régions de l'EBIO demeurent relativement intactes, dans leur état naturel, particulièrement dans l'ouest et le nord-ouest de l'écozone+. Le nombre et la superficie totale des zones protégées ont augmenté au cours des 70 dernières années, et ces territoires procurent divers bénéfices culturels, tout en protégeant l'habitat des espèces. Cependant, malgré son caractère distinct, la région naturelle du Plateau intérieur ne jouit d'aucune protection fédérale.

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