Au Canada et dans le monde, on insiste de plus en plus sur l'importance d'établir la valeur des biens et des services qu'offrent la biodiversité et les écosystèmes sains. Nous dépendons de ces « services écosystémiques » ou « biens et services écologiques » (BSE) pour maintenir notre économie, notre sécurité, notre santé et notre bien-être. Comprendre leur valeur sociale et économique aide les décideurs à faire des choix mieux éclairés afin de favoriser des collectivités et des environnements sains. Historiquement, la valeur de la majorité des services écosystémiques n'a pas été incluse dans les mesures de bien-être économique, par exemple le produit intérieur brut (PIB), parce que ces services n'ont pas été systématiquement mesurés. Aujourd'hui, il est généralement reconnu que ces services écosystémiques sont le pilier fondamental de notre économie.
L'Évaluation des écosystèmes pour le millénaire (EM) est une série de rapports rigoureux produits par les Nations Unies en 2005 qui définissent clairement et évaluent ces services écosystémiques à l'échelle mondiale.
Dans l'EM, les services écosystémiques sont classés en quatre catégories :

L'EM a démontré que 60 % des services écosystémiques de la Terre sont dégradés et utilisés dans un contexte de développement non durable. Des écosystèmes dégradés sont incapables de fournir les services desquels nous dépendons, notamment de l'air sain et de l'eau propre. Des scientifiques et économistes environnementaux ont expliqué qu'il est nécessaire de documenter la valeur des services écosystémiques fournis à la société humaine et d'inclure cette valeur dans les décisions économiques et environnementales. En bout de ligne, les décisions devraient garantir la disponibilité continue des services écosystémiques cruciaux grâce à la conservation et l'utilisation durable des ressources naturelles de la Terre.

Description longue pour la figure 1.1
Perspectives mondiales de biodiversité 2. Secrétariat de la CDB 2006, Fig. 1.1