Espèces non indigènes envahissantes

Écosystèmes marins côtiers

Photo : Tuniciers coloniaux © Gordon KingBien que de nombreuses espèces non indigènes se soient établies dans les eaux marines côtières du Canada4-6, les impacts des espèces non indigènes envahissantes se font le plus sentir dans les baies de l'Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.). En raison des activités agricoles et aquacoles intensives, les côtes de l'Î.-P.-É. sont devenues plus favorables à l'établissement des envahisseurs et plus vulnérables à leurs impacts. Par exemple, depuis 1997, quatre sous-espèces d'ascidies, ou tuniciers, se sont établies et sont envahissantes à l'Île-du-Prince-Édouard. Bien qu'elles soient établies ailleurs dans le sud du golfe du Saint-Laurent, ce n'est qu'à l'Île-du-Prince-Édouard qu'elles sont envahissantes. Il existe également des signes indiquant qu'une autre espèce envahissante, le crabe européen, se nourrit des prédateurs des ascidies, accentuant le problème de l'Île-du-Prince-Édouard6,7.

Le crabe européen est un compétiteur agressif des crabes indigènes, et il est un prédateur de myes, de moules, de poissons juvéniles et de nombreuses autres espèces. Récemment, il s'est établi sur les côtes est et ouest du Canada, mais son établissement est trop récent pour que tous ses impacts soient connus. Le transport sur les coques de bateau et dans l'eau de ballast des navires est le principal responsable des invasions marines côtières au Canada5, 7, 8 Une nouvelle réglementation sur l'eau de ballast vise à empêcher de nouvelles introductions par cette voie d'entrée.