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ZONES CÔTIÈRES

État et tendances
zones côtières les moins aménagées : en santé, mais sous pression
Sain, empire lentement ou modérément
zones côtières aménagées : perte d’habitats et changements contin
Altéré, empire lentement ou modérément
données fiables pour certaines régions seulement
Fiabilité de la constatation moyenne

CONSTATATION CLÉ 5. Les écosystèmes côtiers, par exemple les estuaires, les marais salés et les vasières, semblent sains dans les zones côtières moins développées, même s’il y a des exceptions. Dans les zones développées, l’étendue des écosystèmes côtiers diminue, et leur qualité se détériore en raison de la modification de l’habitat, de l’érosion et de l’élévation du niveau de la mer.

Cette constatation clé est divisée en cinq parties :

Les écosystèmes côtiers se situent à l'interface entre la terre et la mer. Ils englobent les zones intertidales, les estuaires, les marais salés, les vasières, les prés de zostères marines, les plages, les falaises, les rives et les dunes. Délimité à l’ouest, au nord et à l’est par l’océan, le Canada offre les plus grandes zones côtières maritimes mondiales, ce qui représente 29 % de l’ensemble des zones côtières de la planète1. Les écosystèmes côtiers jouent un rôle essentiel en raison de la richesse de leur environnement. Au Canada, ils abritent une grande biodiversité marine et terrestre, y compris des membres de tous les groupes importants d’organismes marins, soit environ 1100 espèces de poissons et de nombreux mammifères marins, oiseaux, plantes et invertébrés2.

Zones côtières aménagées  Au Canada, comme dans d’autres régions du monde, la croissance démographique et l’aménagement des régions côtières entraînent une destruction et une dégradation continues des écosystèmes côtiers. Les infrastructures, les industries, les activités commerciales et l’installation des populations à proximité des côtes ont appauvri et dégradé les systèmes naturels, et les zones côtières sont devenues plus sensibles à l’érosion. Les milieux humides, y compris les marais salés et les habitats estuariens, ont souvent été gravement dégradés lors des premières phases d’aménagement des zones de population des côtes est et ouest du Canada. D’autres écosystèmes côtiers seront détruits à mesure que le niveau de la mer augmente, particulièrement dans les régions où les activités d’aménagement ne laissent qu’une étroite bordure d’habitat. Il existe des inventaires de l’étendue et de la sensibilité des écosystèmes côtiers3-5, mais peu de renseignements sur le rythme passé et actuel de destruction et de dégradation sont disponibles.

Zones côtières moins aménagées  L’élévation du niveau de la mer et les modifications de la glace de mer sont des exemples de nouveaux facteurs de stress qui modifient les écosystèmes dans les zones côtières qui ne sont pas touchées de façon importante par l’aménagement. Par exemple, le long des côtes est, ouest et sud-ouest de Terre-Neuve, la combinaison de l’élévation du niveau de la mer et d’une modification des conditions de la glace d’hiver au large ainsi qu’une augmentation de l’utilisation des côtes pour la construction de résidences ou aux fins de tourisme ont accéléré de façon considérable l’érosion et la dégradation des dunes et des zones côtières6-9. Au Québec, les taux d’érosion mesurés dans l’estuaire moyen du golfe du Saint-Laurent entre 1990 et 2004 étaient supérieurs aux taux mesurés avant 1990. Ce phénomène a probablement été influencé par des processus liés au climat comme l’affouillement glaciaire et l’action des vagues10. L’érosion des zones sensibles des zones côtières de la mer de Beaufort pourrait également augmenter en raison du rétrécissement de la glace de mer, de la fonte Photo : Milieux humides côtiers protégés du parc provincial Lord Selkirk, Île-du-Prince-Édouard © iStock.com/Photawade la glace souterraine et de la multiplication des tempêtes11 comme ce phénomène est actuellement observé le long de la côte de la mer de Beaufort alaskienne12.

Il est estimé que jusqu’à 65 % des marais de la côte Atlantique ont été détruits depuis le 18e siècle en raison de la construction de digues et du drainage pour l’agriculture, et plus récemment en raison de l’aménagement industriel et récréatif15, 16.

Monde

Tendances mondiales

Environ 20 % de la surface terrestre mondiale est une zone côtière. D’après les estimations, près de 19 % des surfaces terrestres situées à 100 km des côtes (à l’exclusion de l’Antarctique) ont été converties en zones agricoles et urbaines. Les habitats côtiers importants, y compris les mangroves, les milieux humides, les prairies sous-marines et les récifs coralliens disparaissent rapidement13, 14.
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