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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ maritime de l’Atlantique

Généralités sur l’écozone

L’écozone+ maritime de l’Atlantique (EMA) (figure 1) se trouve sur la côte atlantique sud du Canada; elle comprend l’entièreté des trois provinces Maritimes, ainsi qu’une partie du sud du Québec (voir la carte nationale à la page iii).
L’EMA se caractérise par un paysage diversifié caractérisé par la présence de plusieurs types de forêts, de côtes rocheuses, de terres agricoles, de lacs et de rivières. La proximité de l’océan a une énorme influence sur les caractéristiques physiques et le climat de la zone, et joue un rôle important dans la constitution de ses écosystèmes. Le tableau 1 présente un sommaire des principales caractéristiques de l’écozone+.

Tableau 1. Vue d’ensemble de l’écozone+ maritime de l’Atlantique.
Superficie205 836 km2 (2,1 % du Canada)
TopographieDominée par deux entités : la partie nord des Appalaches et les basses terres côtières de la plaine de Northumberland.
ClimatClimat maritime frais et humide.
Bassins hydrographiquesLe fleuve Saint-Laurent et les rivières St. Mary’s et Miramichi se jetant dans l’océan Atlantique.
La rivière Saint-Jean est la plus grande rivière.
GéologiePaysage façonné par des millions d’années d’activité volcanique et tectonique, la formation de montagnes, l’érosion, la sédimentation et plusieurs glaciations importantes.
Mélange de substrat rocheux sédimentaire et igné.
Matériaux de surface : 70 % de till
PeuplementLa majorité de la population se trouve dans les basses terres côtières.
Les principales agglomérations sont Halifax, Saint John, Moncton, Fredericton, Charlottetown, Rimouski, et Sherbrooke.
ÉconomieIndustrie fondée sur les ressources (foresterie, agriculture, pêche, mines).
Industrie des services
Un peu de fabrication
AménagementAménagement intensif limité aux principales collectivités côtières.
Exploitation pétrolière et gazière croissante en zone extracôtière.
Importance nationale/mondialeSept parcs nationaux du Canada ou réserves de parc national (R) : Hautes-Terres-du-Cap-Breton, Île-du-Prince-Édouard, Fundy, Kejimkujik, Kouchibouguac, Forillon et Île de Sable (R).
Treize réserves nationales de faune : Île Boot, marais John Lusby, Chignecto, Sand Pond, Île Sea Wolf, Wallace Bay, Cap-Jourimain, Île Portage, Portobello Creek, Shepody, Tintamarre, Pointe-au-Père, and Îles de l'Estuaire.
Deux réserves de la biosphère : Fundy et Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse.
Huit sites Ramsar (zones humides d’importance internationale) totalisant 750 km2 : baie de I’Isle-Verte, Chignecto, Musquodoboit Harbour, baie Sud du bassin Minas, baie Malpèque, Mary’s Point, baie de Shepody, et lagune et estuaire de la rivière Tabusintac.
Trois sites du Réseau de réserves pour les oiseaux de rivage de l’hémisphère occidental : Mary’s Point, baie de Shepody, et baie Sud du bassin Minas.
Un site du patrimoine mondial : parc national de Miguasha – Parcs Québec (gisement fossilifère du Dévonien).
Marées les plus hautes du monde dans la baie de Fundy.

Figure  2. Couverture terrestre de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, 2005.Note de bas de pagei

carte

Description longue pour la figure 2

Cette figure présente un graphe à barres empilées et une carte indiquant le pourcentage et la distribution géographique des quatre principaux types de couverture terrestre dans l’écozone+ maritime de l’Atlantique : forêts, arbustaies, terres agricoles et territoire urbain. Les forêts couvent 87 % de l’écozone+, les arbustaies, 2 %, les terres agricoles, 10 %, et le territoire urbain en couvre 1 %. Les forêts représentent la couverture terrestre dominante dans l’écozone+ prise dans son ensemble, ainsi que dans chacune des régions la composant, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard, où ce sont les terres agricoles qui dominent. De petites arbustaies sont éparpillées à travers l’écozone+. Le territoire urbain se trouve principalement le long des côtes et des bras de mer.

Source : Ahern et al. (2011)Note de bas de page7 d’après des données de Latifovic et Pouliot, 2005Note de bas de page8

Limites administratives - L’EMA inclut les provinces du Nouveau-Brunswick (N.-B.), de la Nouvelle-Écosse (N.-É.) et de l’Île-du-Prince-Édouard (Î-P.-É.), ainsi que la Gaspésie, les îles de la Madeleine et une partie de la rive sud du fleuve Saint-Laurent, au Québec. Des groupes d'autochtones majeures dans cet ecozone incluent les Mi'kmaq, les Malécites (du N.-B. et du Québec), et les Abénaquis.

Population - Entre 1971 et 2006, la population humaine est passée d’environ 2,27 à 2,55 millions de personnes (figure 3), mais elle est demeurée à peu près stable depuis 1991. La plus grande partie de la population s’est établie dans les vallées des rivières et dans les basses terres côtièresNote de bas de page9, Note de bas de page10. Il y a eu une importante migration des populations des zones rurales vers les zones urbainesNote de bas de page11.

D’après les données de télédétection de 2005, la forêt, type de couverture terrestre prédominant, couvre plus de 85 % de la superficie totale de l’EMA, suivie par les terres agricoles, qui en couvrent à peine plus de 10 % (figure 2)7.Note de bas de pageii

Figure  3. Population humaine de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, 1971-2006.

graphique

Description longue pour la figure 3

Ce graphique à barres présente les informations suivantes :

Données pour la figure 3.
AnnéeNombre de personne (millions)
19712.27
19762.36
19812.43
19862.47
19912.51
19962.55
20012.54
20062.55

Source : Environnement Canada, 2009Note de bas de page12

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Parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, Nouvelle-Écosse
© istockphoto.com/shaunl

Plage de Cavendish, parc national de l’Île-du-Prince-Édouard
 © Parcs Canada

Lac Peskawa, parc national du Canada Kejimkujik, Nouvelle-Écosse
© M. Crowley

Marais côtier dans le parc provincial Selkirk,
Île-du-Prince-Édouard © iStock.com/Photawa

Percé et Rocher-Percé, Gaspésie, Québec 
© iStock.com/onepony

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