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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ maritime de l’Atlantique

Thème : Interface science-politique

Constatation clé 21
Surveillance de la biodiversité, recherche, gestion de l’information et communication des résultats

Thème Interface science-politique

Constatation clé à l’échelle nationale
Les renseignements de surveillance recueillis sur une longue période, normalisés, complets sur le plan spatial et facilement accessibles, complétés par la recherche sur les écosystèmes, fournissent les constatations les plus utiles pour les évaluations de l’état et des tendances par rapport aux politiques. L’absence de ce type d’information dans de nombreux secteurs a gêné l’élaboration de la présente évaluation.

Bien qu’il y ait eu des études écologiques localisées et qu’il existe quelques ensembles de données à long terme, des lacunes dans les connaissances rendent difficile la détermination des tendances écologiques dans l’EMA. Une surveillance coordonnée de la biodiversité dans l’EMA faisait généralement défaut. Il y avait plus de données sur les espèces et les biomes présentant un intérêt économique, par exemple sur le saumon atlantique et les forêts, ainsi que sur certaines espèces en péril, comme le caribou des bois.

Les données sur la protection et l’intendance des terres privées étaient insuffisantes.

Points forts

  • Tendances des populations d’oiseaux migrateurs.
  • Occurrence et tendances des populations de saumon atlantique.
  • Certaines populations d’espèces non indigènes envahissantes.

Lacunes critiques repérées

  • Données sur les tendances des milieux humides.
  • Information sur la situation et les tendances des plantes non vasculaires et des invertébrés.
  • Données sur les tendances du biome côtier de l’EMA.
  • Information sur les changements des structures trophiques insuffisante, particulièrement pour les lacs.
  • Incidences écologiques de nombreuses espèces non indigènes envahissantes.

Constatation clé 22
Changements rapides et seuils

Thème Interface science-politique

Constatation clé à l’échelle nationale
La compréhension grandissante des changements rapides et inattendus, des interactions et des seuils, en particulier en lien avec les changements climatiques, indique le besoin d’une politique qui permet de répondre et de s’adapter rapidement aux indices de changements environnementaux afin de prévenir des pertes de biodiversité majeures et irréversibles.

À cause de la nature des couches géologiques sous-jacentes de l’EMA, les écosystèmes aquatiques ont un faible pouvoir tampon contre l’acidité et, par conséquent, un seuil de tolérance à l’acidité moins élevé pour l’apparition de dommages causés par les dépôts acides atmosphériques qu’ailleurs au Canada. Au fur et à mesure que les dépôts acides excédaient le pouvoir tampon des lacs et des rivières, les populations de saumon atlantique et le nombre de rivières abritant l’espèce en Nouvelle-Écosse a rapidement diminué. En outre, les effets de ces dépôts acides pourraient durer plus longtemps que ce que l’on a d’abord cru; les rivières ne se sont pas rétablies avec la réduction des dépôts acides, ce qui laisse croire que ces rivières ont maintenant atteint un état stable autre (voir la constatation clé Lacs et cours d’eau à la page 8).

Les forêts restantes de l’EMA sont moins complexes, moins diversifiées et plus jeunes, du fait des pratiques de gestion forestière (voir la constatation clé Forêts à la page 7). Le paysage a aussi été très fragmenté à cause de l’exploitation des ressources et de la construction de routes, ce qui a réduit la superficie des écosystèmes intacts. On ne sait pas dans quelle mesure ces changements ont contribué à la perte d‘espèces indigènes, comme certains grands mammifères. Toutefois, dans de nombreuses parties de l’EMA, il est possible qu’un seuil de développement et de fragmentation ait été atteint pour certaines espèces (p. ex. caribou, ours noir), qui ne pourraient pas survivre si elles étaient réintroduites.

Une possible explication de ces changements rapides est que l’interaction entre les agents stresseurs ait pour effet d’accélérer les dommages aux écosystèmes. Cette hypothèse est particulièrement pertinente dans le cas des changements climatiques. Par exemple, l’érosion des côtes est croissante dans l’EMA, ce qui menace les écosystèmes des milieux humides, des plages et des dunes. L’aménagement des zones littorales, où il y a eu notamment expansion des surfaces dures, ont rendu les écosystèmes côtiers plus vulnérables à l’érosion. La hausse du niveau de la mer, la réduction de la couverture de glace et l’accroissement du nombre de tempêtes tropicales dans l’océan Atlantique, tous reliés aux changements climatiques (voir la constatation clé Zones côtières à la page 9) ont accéléré l’érosion. Les changements climatiques peuvent également rendre les écosystèmes plus vulnérables à l’envahissement par des espèces non indigènes (p. ex. des espèces de poissons d’eaux chaudes) et aux infestations d’insectes, et accroître la vulnérabilité des espèces indigènes aux maladies et aux infections.

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