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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ des plaines hudsoniennes

 

Généralités sur l’écozone+

L’écozone+ des plaines hudsoniennes (Figure 1) est une région nordique de faible altitude qui a été très peu altérée par les activités humaines. Elle est toutefois de plus en plus menacée par le changement climatique et les pressions exercées par le développement. Ses vastes milieux humides offrent un habitat essentiel pour une multitude d’oiseaux, et ses tourbières jouent également un rôle important dans la séquestration du carbone. Certaines espèces préoccupantes à l’échelle nationale, comme l’ours blanc, le caribou des bois, le carcajou et l’esturgeon jaune, trouvent refuge dans cette écozone+ , pour laquelle il existe certaines lacunes importantes en matière d’information. Le tableau 1présente un aperçu des principales caractéristiques de l’écozone+ .

Tableau 1. Aperçu de l’écozone+ des plaines hudsoniennes.
Superficie352 980 km²
Topographie
  • Très faible pente de 0,5 m/km à partir de l’océan, avec très peu de relief; altitudes maximales de 130 m près du fleuve Nelson, au Manitoba, et de 240 m, à l’est de la baie James
  • Vastes plaines mal drainées interrompues par des vallées bien définies le long des principaux cours d’eau, une faible crête rocheuse, à Churchill (Manitoba), et les crêtes de Sutton (une cuesta de 50 km de long et de 120 m de haut), au sud-ouest du cap Henrietta Maria (Ontario)
  • Vastes milieux humides et nombreux petits lacs et étangs
Climat
  • Climat maritime boréal, considérablement influencé par la baie d’Hudson et la baie James, particulièrement la couverture saisonnière de glace de mer
  • Températures annuelles moyennes de l’air variant de -7 °C à Churchill (Manitoba) à -1 °C à Moosonee (Ontario); précipitations variant respectivement de 430 mm à 680 mm
Bassins fluviaux
  • Fleuve Nelson et rivières Hayes, Severn et Winisk s’écoulant dans la baie d’Hudson
  • Rivières Attawapiskat, Albany, Moose, Harricana, Nottaway, Rupert et Eastmain s’écoulant dans la baie James
Géologie
  • Ancien lit de la mer de Tyrell; plaines formées par le retrait de l’Inlandsis laurentidien; renouvellement de la végétation parmi l’un des plus rapides en Amérique du Nord
  • Substratum formé principalement de calcaire et de dolomite du Paléozoïque; dépôts glaciaires et postglaciaires pouvant atteindre une épaisseur de 80 m
  • Sédiments de surface principalement composés de dépôts calcaires à grain fin recouverts de fines couches de sable marin ou de dépôts sableux plus épais formant des crêtes de plages
Pergélisol
  • La glace de mer dans la baie d’Hudson et la baie James refroidit le climat et contribue à la présence du pergélisol continu le plus méridional de la planète
  • Le pergélisol est continu le long de la côte de la baie d’Hudson, discontinu vers le sud et l’intérieur des terres, et forme des parcelles isolées autour de la baie James, au sud; le pergélisol est absent d’une grande partie de la région méridionale de l’écozone+ , loin de la côte.
Peuplement
  • Moosonee et Moose Factory (Ontario) étaient les plus grandes agglomérations en 2006 (la dernière année de recensement), avec des populations respectives estimées de 2 006 et de 2 700
Économie
  • Combinaison d’économie traditionnelle (particulièrement la chasse et la pêche) et d’économie basée sur les salaires; taux de chômage élevés dans l’économie basée sur les salaires
  • Transports, services gouvernementaux, hydroélectricité et tourisme (le dernier secteur principalement à Churchill [Manitoba] et à Moosonee/Moose Factory [Ontario]); secteur de l’exploitation minière en expansion
  • Développement économique de plus en plus envisagé et encouragé
Développement
  • L’accès à l’écozone+ est limité aux voies maritimes et aériennes, à deux voies ferrées et à une route toute saison qui relie Eastmain et Waskaganish, au Québec, au réseau routier, au sud; pendant la saison hivernale, les collectivités situées à l’intérieur de l’écozone+ sont reliées par des routes d’hiver
  • L’exploitation des ressources est surtout centrée sur le secteur hydroélectrique, mais une mine de diamants a été établie près d’Attawapiskat, en (Ontario) en 2006 (ouverte en 2008), et la découverte récente de gisements de chromite de classe mondiale plus loin à l’intérieur des terres pourrait mener à la construction d’importantes infrastructures minières
  • Très peu d’exploitations forestières et agricoles; extraction limitée des ressources souterraines (exception faite de la mine susmentionnée)
Importance nationale et/ou mondiale
  • Plus grand réseau de milieux humides au Canada, troisième en importance dans le monde; écozone+ d’importance hémisphérique pour les oiseaux migrateurs à l’échelle mondiale
  • Deuxième plus grand bassin tourbeux au Canada et deuxième plus grand bassin tourbeux dans les latitudes nordiques (au nord du 40e degré, et jusqu’au 50e degré); écozone+ pour la séquestration du carbone à l’échelle mondiale
  • Renferme deux milieux humides d’importance internationale : le parc provincial Polar Bear et les refuges d’oiseaux migrateurs du sud de la baie James (rivière Moose et baie Hannah)
  • Fait partie d’une des plus grandes étendues de forêt subsistant au Canada et dans le monde

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Territoire : La majeure partie de l’écozone+ des plaines hudsoniennes est située dans le nord de l’Ontario (Figure 1). De son centre en Ontario, l’écozone+ s’étend vers l’ouest, le long de la côte de la baie d’Hudson, jusqu’à la région de Churchill, dans le nord du Manitoba, et vers l’est, jusque dans la partie ouest des côtes du Québec. Les quelques îles de la baie James qui font partie de cette écozone+ appartiennent au Nunavut. L’île Akimiski, située au large de la côte ouest de la baie James, est la plus grande de ces îles.

Population : L’écozone+ des plaines hudsoniennes compte quelque 14 000 habitants, concentrés dans 11 agglomérations dont la densité est d’environ une personne par 24 km2 Référence 12, Référence 13. La plupart de ces agglomérations sont des villages côtiers situés près de l’embouchure des principaux cours d’eau (estuaires) (Figure 1), et les habitants sont majoritairement de descendance autochtone, principalement des Cris et des Métis Référence 14.


Références

Référence 12

Corston, K. et McComb, N. 2008. Coastal community profiles. Ministère de Richesses naturelles de l'Ontario. Cochrane District, ON. 28 p.

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Référence 13

Statistique Canada. 2010. Profils des communautés [en ligne]. Statistique Canada. (consulté le Dec. 2010).

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Référence 14

Abraham, K.F. et Keddy, C.J. 2005. The Hudson Bay Lowland: a unique wetland legacy. Dans The world's largest wetlands: ecology and conservation. Fraser, L.H. et Keddy, P.A. (éd.). Cambridge University Press. New York, NY. pp. 118-148.

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