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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ des plaines hudsoniennes

 

Coup d'œil sur les constatations clés à l'échelle nationale et de l'écozone+

Les numéros de sujet dans cette section renvoient aux constatations clés nationales tirées du rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010 Référence 3. Le tableau 2présente aussi un sommaire des tendances correspondantes dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes. Les sujets grisés ont été désignés comme étant des constatations clés à l'échelle nationale, mais ils n'étaient pas pertinents ou n'avaient pas été évalués pour cette écozone+ . Les constatations clés qui ne sont pas pertinentes pour l'écozone+ des plaines hudsoniennes ne sont pas présentées dans le corps de ce document. Les éléments probants des constatations qui figurent au tableau qui suit sont présentés dans le texte par constatation clé et sont décrits en détail dans le rapport technique complet, Hudson Plains Ecozone+ Status and Trends Assessment Référence 4.

Tableau 2. Aperçu des constatations clés.
ThèmesThèmes et sujetsConstatations clés : Échelle nationaleConstatations clés : écozone+ Des plaines hudsoniennes
Thème : biomes1. ForêtsSur le plan national, la superficie des forêts a peu changé depuis 1990; sur le plan régional, la réduction de l'aire des forêts est considérable à certains endroits. La structure de certaines forêts du Canada, y compris la composition des espèces, les classes d'âge et la taille des étendues forestières intactes, a subi des changements sur des périodes de référence plus longues.On ne constate aucune tendance apparente en ce qui concerne l'étendue du couvert forestier. L'information dont on dispose est insuffisante pour que l'on puisse évaluer les changements potentiels dans la structure des forêts, y compris la composition des espèces, la classe d'âge (ou le temps depuis le dernier incendie) et l'intégrité. On ne s'attend à aucun changement de ce type étant donné les perturbations d'origine humaine limitées, notamment en ce qui concerne les récoltes, et la présence du régime de perturbation naturel et en apparence inchangé.
Thème : biomes2. PrairiesL'étendue des prairies indigènes n'est plus qu'une fraction de ce qu'elle était à l'origine. Bien qu'à un rythme plus lent, la disparition des prairies se poursuit dans certaines régions. La santé de bon nombre de prairies existantes a également été compromise par divers facteurs de stress.Sujet non pertinent
Thème : biomes3. Milieux humidesLa perte de milieux humides a été importante dans le sud du Canada; la destruction et la dégradation continuent sous l'influence d'une gamme étendue de facteurs de stress. Certains milieux humides ont été restaurés ou sont en cours de restauration.L'information dont on dispose actuellement est insuffisante pour analyser les tendances de la répartition, de l'étendue et de l'état des zones humides intérieures. On présume que ces zones sont en bon état et qu'elles comportent des tourbières étendues en grande partie intactes, sauf dans les secteurs limités qui sont touchés par des projets d'hydroélectricité et d'exploitation minière.
Thème : biomes4. Lacs et cours d'eauAu cours des 40 dernières années, parmi les changements influant sur la biodiversité qui ont été observés dans les lacs et les cours d'eau du Canada, on compte des changements saisonniers des débits, des augmentations de la température des cours d'eau et des lacs, la baisse des niveaux d'eau et la perte et la fragmentation d'habitats.Le débit du réseau de cours d'eau est faible, mais on observe une nette réduction du volume annuel total d'eau douce qui s'écoule naturellement dans plusieurs rivières au cours des quatre dernières décennies, de même qu'un débit de pointe annuel survenant quatre jours plus tôt et une baisse de l'intensité maximale. Les lacs et les rivières sont relativement intacts et on présume qu'ils sont, dans l'ensemble, en bonne condition. Toutefois, les projets d'hydroélectricité dans l'écozone+ et autour de celle-ci ont eu une influence sur les débits et sur d'autres paramètres physiques de certaines rivières et ont créé un grand réservoir dans l'écozone+ , ce qui a eu une incidence sur le biote. Les effets cumulatifs de ces projets et des projets d'hydroélectricité futurs dans le bassin versant sont préoccupants.
Thème : biomes5. Zones côtièresLes écosystèmes côtiers, par exemple les estuaires, les marais salés et les vasières, semblent sains dans les zones côtières moins développées, même s'il y a des exceptions. Dans les zones développées, l'étendue des écosystèmes côtiers diminue, et leur qualité se détériore en raison de la modification de l'habitat, de l'érosion et de l'élévation du niveau de la mer.La recherche intensive de nourriture principalement dans la population du milieu du continent de Petites Oies des neiges, laquelle a augmenté considérablement, a entraîné une cascade trophique apparente dans ce biome, ainsi qu'une perte d'environ 30 % de la végétation des marais salés côtiers depuis les années 1970, du Manitoba à la baie James. D'autres zones subissent encore des dommages. Les projets d'hydroélectricité ayant entraîné une diminution du débit d'eau douce de certaines rivières ont favorisé la pénétration d'eau salée dans les estuaires, ce qui a eu des effets sur les communautés de poissons. La détérioration des herbiers à zostères le long de la côte est de la baie James est préoccupante.
Thème : biomes6. Zones marinesLes changements observés sur le plan de la biodiversité marine au cours des 50 dernières années sont le résultat d'une combinaison de facteurs physiques et d'activités humaines comme la variabilité océanographique et climatique et la surexploitation. Bien que les populations de certains mammifères marins se soient rétablies à la suite d'une surexploitation par le passé, de nombreuses espèces de pêche commerciale ne se sont toujours pas rétablies.Le biome marin ne fait pas partie de l'écozone+ des plaines hudsoniennes, mais les sections La glace dans l'ensemble des biomes et Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulier comprennent de l'information sur les liens entre, d'une part, les glaces marines, et d'autre part, le climat et les ours blancs dans l'écozone+ . De l'information supplémentaire sur l'écosystème marin adjacent à l'écozone+ des plaines hudsoniennes se trouve dans les rapports sommaire et technique sur l'écozone+ maritime de l'Arctique du Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes (RETE) Référence 15, Référence 16.
Thème : biomesToundraNote*Constatation clé propre à l'écozone+L'information dont on dispose est insuffisante pour analyser les tendances en ce qui concerne l'étendue ou l'état de la toundra (y compris le déplacement potentiel des limites forestières), mais on constate que les marais d'eau douce de la toundra subissent certains dommages en raison de l'alimentation excessive de la population de Petites Oies des neiges qui a grandement augmenté (voir la section Zones côtières ci-dessus). L'utilisation de véhicules à roues (buggy/VTT) provoque également des dommages. La toundra, dont la partie la plus au sud se situe dans cette écozone+ , est particulièrement vulnérable aux changements climatiques et à la fonte du pergélisol qui en résulte.
Thème : biomes7. La glace dans l'ensemble des biomesLa réduction de l'étendue et de l'épaisseur des glaces marines, le réchauffement et le dégel du pergélisol, l'accélération de la perte de masse des glaciers et le raccourcissement de la durée des glaces lacustres sont observés dans tous les biomes du Canada. Les effets sont visibles à l'heure actuelle dans certaines régions et sont susceptibles de s'étendre; ils touchent à la fois les espèces et les réseaux trophiques.L'étendue des glaces marines dans l'ensemble de l'écosystème marin de la baie d'Hudson a baissé de 5,3 % par décennie entre 1979 et 2006, des baisses évidentes ayant été observées chaque saison, sauf en hiver. La période annuelle de la couverture de glace marine dans l'ouest et le sud de la baie d'Hudson et dans la baie James (zones adjacentes à l'écozone+ ) a diminué aussi d'environ trois semaines en moyenne depuis le milieu des années 1970. Ces changements relatifs aux glaces marines étaient corrélés à la détérioration des sous-populations d'ours blancs présentes dans l'écozone+ . Les données de surveillance dont on dispose actuellement sont insuffisantes pour évaluer les tendances relatives au pergélisol, mais des observations non officielles et la perte de pergélisol juste en dehors des limites est et ouest de l'écozone+ laissent croire à une certaine dégradation du pergélisol. Les données sont insuffisantes pour analyser les tendances relatives aux glaces des lacs et des rivières.
Thème : interactions humains-écosystèmes8. Aires protégéesLa superficie et la représentativité du réseau d'aires protégées ont augmenté ces dernières années. Dans bon nombre d'endroits, la superficie des aires protégées est bien au-delà de la valeur cible de 10 % qui a été fixée par les Nations Unies. Elle se situe en deçà de la valeur cible dans les zones fortement développées et dans les zones océaniques.L'étendue de zones protégées a augmenté depuis 1939, principalement en raison de l'ajout du parc provincial Polar Bear en 1970 et du parc national du Canada Wapusk en 1996. Les zones protégées représentent aujourd'hui 12,8 % de la surface terrestre et comprennent deux zones humides d'importance internationale et deux nouvelles zones protégées annoncées en décembre 2009. Des lacunes relatives à la représentation et à la connectivité persistent, surtout dans les zones intérieures par rapport aux zones côtières.
Thème : interactions humains-écosystèmes9. IntendanceLes activités d'intendance au Canada, qu'il s'agisse du nombre et du type d'initiatives ou des taux de participation, sont à la hausse. L'efficacité d'ensemble des activités de préservation et d'amélioration de la biodiversité et de la santé des écosystèmes n'a pas été entièrement évaluée.Les ententes de cogestion avec les Premières nations et d'autres ordres de gouvernement représentent un type particulièrement important d'initiative d'intendance dans cette écozone+ . On a récemment lancé des initiatives importantes, comme l'initiative d'aménagement du Grand Nord de l'Ontario (Far North Land Use Planning Initiative) et l'accord sur les revendications territoriales concernant la région marine d'Eeyou. Ce genre d'initiative peut avoir une incidence directe à un niveau général sur la conservation des valeurs de biodiversité.
Thème : interactions humains-écosystèmes10. Espèces non indigènes envahissantesLe fonctionnement, les processus et la structure des écosystèmes des milieux terrestres, des milieux d'eau douce et d'eau marine des espèces non indigènes envahissantes sont un facteur de stress important. Leurs effets se font sentir de plus en plus à mesure que leur nombre augmente et que leur répartition géographique progresse.On a introduit un certain nombre d'espèces non indigènes et indigènes au Canada dans l'écozone+ à partir de l'extérieur de leur aire de répartition normale, mais leur incidence sur l'écologie de l'écozone+ n'est pas bien étudiée ou surveillée. La majorité des espèces introduites sont des végétaux vasculaires (au moins 98 espèces) qui se trouvent généralement près des villages. On sait que quelques espèces de petits mammifères, d'oiseaux et de poissons que l'on a introduites sont présentes, l'achigan à petite bouche (une espèce indigène au Canada qui a été introduite à l'extérieur de son aire de répartition normale) ayant été découvert très récemment (2008-2009). Le risque de dispersion de cette espèce prédatrice à mesure que le climat se réchauffe constitue une préoccupation pour la composition et la dynamique des communautés de poissons.
Thème : interactions humains-écosystèmes11. ContaminantsDans l'ensemble, les concentrations d'anciens contaminants dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine ont diminué au cours des 10 à 40 dernières années. Les concentrations de beaucoup de nouveaux contaminants sont en progression dans la faune; les teneurs en mercure sont en train d'augmenter chez certaines espèces sauvages de certaines régions.Les tendances en ce qui a trait aux polluants organiques persistants (POP) chez les ours blancs varient; certains anciens contaminants sont à la baisse, alors que certains contaminants émergents sont à la hausse. Il se peut que les changements alimentaires associés au raccourcissement de la saison des glaces marines influent sur la vitesse de changement quant aux POP chez ces ours. Cependant, les taux de métaux chez les ours blancs (y compris les taux de mercure) n'ont pas changé depuis les années 1980. La surveillance du mercure chez les poissons est limitée, mais on a constaté des augmentations significatives après l'inondation du réservoir Opinaca en 1980. Les taux de méthylmercure dans l'eau ont baissé pour revenir, en 8-10 ans environ, aux valeurs observées avant la construction de l'ouvrage de retenue, alors que les taux de mercure chez les poissons ont diminué de façon plus graduelle et devraient remonter en raison de la réception de mercure exporté d'un réservoir de retenue récemment aménagé en amont, juste en dehors de l'écozone+ . Les contaminants de l'environnement aux anciens sites de la ligne de radar centre Canada sont préoccupants, mais l'assainissement est en cours dans les sites de l'Ontario.
Thème : interactions humains-écosystèmes12. Charge en éléments nutritifs et efflorescences algalesLes apports d'éléments nutritifs aux systèmes d'eau douce et marins, et plus particulièrement dans les paysages urbains ou dominés par l'agriculture, ont entraîné la prolifération d'algues qui peuvent être nuisibles ou nocives. Les apports d'éléments nutritifs sont en hausse dans certaines régions et en baisse dans d'autres.Sujet non considéré comme étant une source de préoccupation pour cette écozone+ . Apport de nutriments minimal et aucune prolifération d'algues connue, ni aucune préoccupation associée.
Thème : interactions humains-écosystèmes13. Dépôts acidesLes seuils d'incidence écologique des dépôts acides, notamment ceux des pluies acides, sont dépassés dans certaines régions; les émissions acidifiantes sont en hausse dans diverses parties du pays et la récupération sur le plan biologique ne se déroule pas au même rythme que la réduction des émissions dans d'autres régions.Sujet non considéré comme étant une source de préoccupation pour cette écozone+ . Actuellement, les dépôts acides ne soulèvent aucune préoccupation importante, quoique l'écozone+ présente certaines terres sensibles aux acides.
Thème : interactions humains-écosystèmes14. Changements climatiquesL'élévation des températures partout au Canada ainsi que la modification d'autres variables climatiques au cours des 50 dernières années ont eu une incidence directe et indirecte sur la biodiversité dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine.Les quelques stations climatologiques de l'écozone+ pour lesquelles des données sont disponibles présentent des tendances significatives au cours de la période 1950-2007, indiquant une augmentation de la moyenne annuelle et/ou saisonnière des températures (hiver et/ou été), une augmentation des degrés-jours de croissance réelle, une diminution des précipitations totales au printemps, une diminution du nombre de jours avec précipitations par saison (printemps ou hiver) et une diminution de la proportion des précipitations tombant sous forme de neige, selon l'endroit. Les principaux impacts des changements climatiques sur les ours blancs comprennent un raccourcissement important de la saison des glaces marines dans la baie d'Hudson et la baie James, la détérioration des sous-populations d'ours blancs qui utilisent l'écozone+ , des phénomènes qui surviennent de plus en plus tôt chez les espèces sauvages et une modification des interactions prédateur-proie. D'autres effets précoces peuvent être présents, mais ne sont pas détectables en raison du manque de surveillance. Selon les prévisions climatologiques, on s'attend à la perte totale ou substantielle des glaces marines saisonnières dans les secteurs adjacents à l'écozone+ et à une réduction d'environ au moins 50 % du pergélisol continu (et à une perte totale du pergélisol actuellement discontinu ou en parcelles isolées) dans l'écozone+ d'ici 2100. Des effets successifs sur les écosystèmes et le biote de l'écozone+ sont attendus avec la perte des conditions climatiques et édaphiques déterminantes de l'écozone+ .
Thème : interactions humains-écosystèmes15. Services écosystémiquesLe Canada est bien pourvu en milieux naturels qui fournissent des services écosystémiques dont dépend notre qualité de vie. Dans certaines régions où les facteurs de stress ont altéré le fonctionnement des écosystèmes, le coût pour maintenir les écoservices est élevé, et la détérioration de la quantité et de la qualité des services écosystémiques ainsi que de leur accès est évidente.Aucune preuve convaincante n'indique que la capacité de l'écozone+ de fournir des services écosystémiques a diminué, selon l'information limitée dont on dispose pour un ensemble de services sélectionnés pour le RETE. Les captures d'animaux à fourrure continuent de baisser, mais cela est sans doute dû aux conditions du marché et aux changements dans le mode de vie des Autochtones. Les services de l'écozone+ liés à la régulation du climat constituent une préoccupation notable - l'écozone+ représente le plus grand complexe de tourbières au pays et les effets des changements climatiques sur le stockage et le cycle du carbone (éléments qui ne font l'objet d'aucune surveillance actuellement) à cet endroit peuvent avoir de l'importance à l'échelle planétaire.
Thème : habitats, espèces sauvages et processus écosystémiquesPaysages terrestres et aquatiques intactsNote +Les paysages terrestres et aquatiques intacts ont été désignés initialement comme une constatation clé récurrente à l'échelle nationale, et des renseignements ont été compilés et évalués par la suite pour l'écozone+ des plaines hudsoniennes. Dans la version définitive du rapport nationalRéférence 3, des renseignements sur les paysages terrestres et aquatiques intacts ont été intégrés à d'autres constatations clés. Ces renseignements sont conservés en tant que constatations clés distinctes pour l'écozone+ des plaines hudsoniennes.Selon une analyse réalisée en 2006, cette écozone+ présente la plus grande proportion de paysages terrestres intacts (97 %) ou la plus faible fragmentation d'origine humaine des paysages parmi les écozones+ forestières du Canada, et comporte très peu de perturbations linéaires (corridors de transmission d'hydroélectricité, routes d'hiver et deux voies ferrées et une route toutes saisons qui relient l'écozone+ au sud). À ce titre, l'écozone+ représente toujours un habitat de qualité pour les prédateurs de niveau trophique supérieur comme le loup gris, de même que pour certaines espèces préoccupantes à l'échelle nationale comme l'ours blanc, le caribou des bois et le carcajou, qui ont besoin de grandes surfaces de paysage terrestre non fragmenté ou sans route et sont particulièrement vulnérables aux perturbations d'origine humaine. Les passages aquatiques (rivières) ont connu un certain degré de fragmentation en raison de projets d'hydroélectricité, mais dans une mesure beaucoup moins importante que dans bien d'autres écozones+ . Ainsi, cette écozone+ fournit toujours un habitat considérable non fragmenté de qualité, important pour les poissons anadromes et l'esturgeon jaune migrateur (espèce préoccupante à l'échelle nationale), qui souvent présente une baisse plus importante ou est considérée comme disparue dans les secteurs plus développés. Les pressions exercées par les projets d'exploitation s'accroissent toutefois et les effets cumulatifs de l'aménagement des routes et des projets d'hydroélectricité soulèvent des préoccupations.
Thème : habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques16. Paysages agricoles servant d'habitatLe potentiel des paysages agricoles à soutenir la faune au Canada a diminué au cours des 20 dernières années, principalement en raison de l'intensification des activités agricoles et de la perte de couverture terrestre naturelle et semi-naturelle.Sujet non pertinent
Thème : habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques17. Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulierDe nombreuses espèces d'amphibiens, de poissons, d'oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. Le nombre et de la répartition de la population de certaines espèces diminue, tandis que chez d'autres espèces, elle est soit stable ou en pleine santé ou encore en plein redressement.Chez l'ours blanc, on constate une détérioration de l'état corporel (dans les sous-populations du sud et de l'ouest de la baie d'Hudson) et une baisse du nombre d'animaux (dans la sous-population de l'ouest de la baie d'Hudson seulement). On ne constate aucun signe important de recul de l'aire de répartition ni de baisse de la population du caribou des bois de l'écotype forestier; par contre, on constate un déplacement de l'aire de répartition vers l'est et une baisse possible de la population du caribou des bois migrateur de l'écotype forêt-toundra, plus précisément le troupeau des îles Pen (aussi appelées basses terres côtières de la baie d'Hudson). Des changements importants dans l'abondance locale saisonnière ou la répartition (par exemple, Bécasseau semipalmé, Bernache cravant) nuisent à certaines populations d'oiseaux migrateurs qui utilisent l'écozone+ ; on y constate aussi une baisse des populations préoccupantes à l'échelle continentale. L'augmentation du nombre et de la grosseur des colonies distinctes de Petites Oies des neiges qui utilisent l'écozone+ comme aire de nidification est claire. La population d'esturgeons jaunes est en baisse dans certaines rivières touchées par des projets d'hydroélectricité.
Thème : habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques18. Productivité primaireLa productivité primaire a augmenté dans plus de 20 % du territoire végétalisé au Canada au cours des 20 dernières années et elle a également augmenté dans certains écosystèmes d'eau douce. L'ampleur et la période de productivité primaire changent dans tout l'écosystème marin.L'augmentation de la productivité primaire dans cette écozone+ semble beaucoup moins importante que dans d'autres régions du Canada. De 1985 à 2006, l'indice de végétation par différence normalisée (IVDN, une mesure de la photosynthèse primaire brute pouvant remplacer la surface foliaire et fondée sur la télédétection) a augmenté de façon significative sur 4,9 % de la surface terrestre et a diminué sur 0,1 % de la surface terrestre. On a également constaté une augmentation du couvert arboré et arbustif au-dessus de la limite forestière, près de Churchill (Manitoba), ce qui laisse croire à une certaine augmentation de la productivité primaire.
Thème : habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques19. Perturbations naturellesLa dynamique des régimes de perturbations naturelles, notamment les incendies et les vagues d'insectes indigènes, est en train de modifier et de refaçonner le paysage. La nature et le degré du changement varient d'un endroit à l'autre.Très peu d'éléments laissent croire que le régime de perturbation naturel a changé. Le régime des grands incendies (≥ 2 km² ) est essentiellement naturel et aucune tendance n'est apparente depuis 1980 pour ce qui est des éléments analysés (superficie brûlée chaque année, causes des incendies, saisonnalité et durée de la saison des incendies, indice de sévérité des incendies). L'information dont on dispose est insuffisante pour examiner les tendances relatives aux infestations d'insectes indigènes. Les tendances concernant les événements météorologiques extrêmes n'ont pas été analysées directement, mais plutôt indirectement à l'aide d'indicateurs ou d'indices de conditions météorologiques extrêmes établis en fonction de données quotidiennes sur la température et les précipitations. Ces indices laissent croire à des changements limités des conditions météorologiques extrêmes - augmentation de l'amplitude diurne et de la variabilité de la température et augmentation du nombre de journées chaudes (nombre de jours avec température maximale > 90e percentile) et du nombre de journées d'été (nombre de jours avec température maximale > 25 °C), selon l'endroit.
Thème : habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques20. Réseaux trophiquesDes changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans des milieux terrestres et dans des milieux d'eau douce et d'eau marine. La diminution ou la disparition d'éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.Les cycles prédateur-proie ne font l'objet d'aucune surveillance, et, même si la structure des réseaux trophiques est très peu étudiée, certains changements dans les réseaux trophiques sont apparents. La perte ou la réduction considérable de composantes importantes du réseau trophique des marais salés côtiers sont évidentes et reflètent les dommages marqués qu'ont subis ces marais salés depuis les années 1970. De plus, certains changements observés dans les relations prédateur-proie touchant l'ours blanc découlent des changements climatiques et des changements phénologiques correspondants chez les espèces sauvages.
Thème : interface science-politique21. Surveillance de la biodiversité, recherche, gestion de l'information et communication des résultatsLes renseignements de surveillance recueillis pendant une longue période, normalisés, complets sur le plan spatial et facilement accessibles, complétés par la recherche sur les écosystèmes, fournissent les constatations les plus utiles pour les évaluations de l'état et des tendances par rapport aux politiques. L'absence de ce type d'information dans de nombreux secteurs a gêné l'élaboration de la présente évaluation.Sauf quelques exceptions, comme la surveillance des stations climatologiques et certaines études de la sauvagine et de l'ours blanc (et des glaces marines dans l'ensemble de l'aire géographique) et des concentrations de mercure dans les zones touchées par des projets d'hydroélectricité, les dénombrements, la surveillance et la recherche ont été effectués de façon épisodique, sans continuité à long terme. On constate que l'information dont on dispose est biaisée sur le plan géographique, la majorité des renseignements concernant davantage les zones côtières que les zones intérieures. La majorité de l'information disponible, y compris le savoir traditionnel autochtone, est également répartie dans des sources disparates plus ou moins accessibles. L'intérêt accru à l'égard des changements climatiques et du développement économique entraîne la collecte de nouvelles informations, ce qui influera sur les évaluations futures. On constate un manque d'information surtout en ce qui a trait au pergélisol, à l'hydrologie et au flux de carbone, mais on a besoin de renseignements supplémentaires sur la majorité des aspects, y compris les effets cumulatifs et la modélisation climatique.
Thème : interface science-politique22. Changements rapides et seuilsLa compréhension grandissante des changements rapides et inattendus, des interactions et des seuils, en particulier en lien avec les changements climatiques, indique le besoin d'une politique qui permet de répondre et de s'adapter rapidement aux indices de changements environnementaux afin de prévenir des pertes de biodiversité majeures et irréversibles.Les valeurs de seuil et la variabilité naturelle sont mal comprises. On a constaté que le biome côtier avait subi des dommages importants (voir la section Zones côtièresci-dessus), ce qui était quelque peu inhabituel pour une écozone+ relativement éloignée et intacte telle que celle-ci. En outre, les glaces marines changent plus rapidement qu'on l'avait prévu avec la modélisation des changements climatiques, et ces changements sont corrélés avec la détérioration des sous-populations d'ours blancs. À mesure que la saison des glaces marines raccourcit, on constate des changements dans les interactions trophiques entre les ours blancs et des espèces comme les phoques et les oies. On relève parfois des interactions imprévues, comme des changements alimentaires chez l'ours blanc qui entraînent une augmentation des taux de contaminants chez cet animal. Ces effets précoces des changements climatiques sont le prélude des changements majeurs auxquels on s'attend dans cette écozone+ en raison de la réduction de l'étendue et de la durée de la saison des glaces marines.

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Cette constatation clé n'est pas numérotée, car elle ne correspond pas à une constatation clé provenant du rapport nationalRéférence 3.

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Cette constatation clé n'est pas numérotée, car elle ne correspond pas à une constatation clé provenant du rapport nationalRéférence 3.

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Références

Référence 3

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada. 2010. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. vi + 148 p. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010.

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Référence 4

Abraham, K.F., McKinnon, L.M., Jumean, Z., Tully, S.M., Walton, L.R. et Stewart, H.M. (auteurs coordonnateurs et compilateurs principaux). 2012. Hudson Plains Ecozone+ status and trends assessment. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique sur les écozones+ . Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON.

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Référence 15

Niemi, A., Paulic, J. et Cobb, D. 2010. Ecosystem status and trends report: Arctic marine ecozones+ . Secrétariat canadien de consultation scientifique du MPO, Document de recherche nº 2010/066. Pêches et Océans Canada. viii + 66 p.

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Référence 16

MPO. 2010. Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes marins canadiens en 2010. Secrétariat canadien de consultation scientifique du MPO. Avis scientifique nº 2010/030(révisé). Pêches et Océans Canada. 43 p.

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