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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ des plaines hudsoniennes

 

Thème : biomes

Constatation clé 1
Forêts

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale

Sur le plan national, la superficie que couvrent les forêts a peu changé depuis 1990; sur le plan régional, la réduction de l'aire des forêts est considérable à certains endroits. La structure de certaines forêts du Canada, y compris la composition des espèces, les classes d'âge et la taille des étendues forestières intactes, a subi des changements sur des périodes de référence plus longues.

La forêt boréale de l'écozone+ des plaines hudsoniennes constitue une part importante de la surface forestière encore intacte du Canada, qui est également considérée comme l'une des plus grandes forêts encore intactes dans le mondeRéférence 17. Cependant, l'écozone+ des plaines hudsoniennes compte une moins grande proportion et une plus faible densité de forêt que bon nombre d'autres écozones+ forestières au CanadaRéférence 9, Référence 18. En raison des conditions édaphiques humides répandues, les forêts de l'écozone+ sont majoritairement ouvertes et mal délimitées par rapport aux nombreux petits plans d'eau et milieux humides non forestiers qui peuplent le paysage. Les peuplements forestiers fermés qui sont davantage associés à la forêt boréale sont généralement confinés aux remblais, aux pentes, aux plaines et aux levées riveraines mieux drainésRéférence 19, Référence 20. Ainsi, la productivité de la forêt dans cette écozone+, exprimée en volume par hectare, est faible (42 mRéférence 3 /ha) par comparaison avec celle des écozones+ adjacentes du Bouclier boréal et de la taïga du BouclierRéférence 21. De façon générale, la densité des forêts diminue du sud au nord (Figure 2)Référence 9, Référence 22. Sur le plan de la superficie, la forêt de conifère (75 % de conifères et plus au total) domine (54,9 %) sur les forêts mixtes (34,6 %), d'arbres à feuilles larges (1,1 %) et non classées (9,5 %)Référence 23. L'épinette domine 88 % des peuplements.

Figure 2. Densité forestière dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes vers 2000, calculée comme le pourcentage de pixels Landsat de superficies boisées de 30 m² par unité d'analyse de 1 km² .
Aucune donnée n'est disponible pour l'île Akimiski. Les zones qui sont considérées boisées présentent une couverture minimale de la couronne des arbres supérieure à 10 %.
Densité forestière
Source : Ahern et al., 2011Référence 9
Description longue pour la figure 2

Cette carte montre la densité forestière de l'écozone+ des plaines hudsoniennes vers 2000, calculée comme le pourcentage de pixels Landsat de superficies boisées de 30 m2 par unité d'analyse de 1 km2. Les zones forestières les plus denses sont situées dans les régions du sud de la partie ontarienne de l'écozone+. Les zones forestières les moins denses sont situées dans la partie nord de l'écozone+ au Manitoba. Aucune donnée n'est disponible pour l'île Akimiski. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Les données de recensement et de surveillance des forêts de l'écozone+ des plaines hudsoniennes sont très limitées, ce qui fait obstacle aux changements et au signalement des tendancesRéférence 4. Une analyse de télédétection par satellite à échelle grossière des classes de couverture terrestre de 1985 à 2005 indique cependant que l'étendue du couvert forestier ne subit actuellement aucun changement significatifRéférence 9 Les réductions globales du couvert forestier, de 1985 à 2006, ont été faibles (0,25 %) et principalement causées par le feu (zones brûlées qui non pas encore été végétalisées)Référence 9 (voir aussi la section Perturbations naturelles à la page 79). Compte tenu de l'échelle grossière employée pour l'analyse, les erreurs de cartographie pourraient toutefois être plus importantes que les faibles changements détectés. De plus, peu de preuves indiquent, pour l'instant, que la ligne des arbres pourrait se déplacer (voir la section Toundra à la page 34).

Les données sont également insuffisantes pour évaluer les tendances en ce qui concerne la structure des forêts, soit : la composition des espèces; la classe d'âge ou la date du dernier feu; l'intégrité relative. On considère cependant que les forêts de l'écozone+ sont stables à cet égard, puisque le régime de perturbation est naturel et apparemment inchangé (voir la section Perturbations naturelles à la page 79), mis à part quelques perturbations anthropiques minimes (voir la section Paysages terrestres et aquatiques intacts à la page 66), dont la récolte forestière. Bien que l'industrie de l'exploitation forestière commerciale soit très présente ailleurs dans la forêt boréale canadienne (par exemple, voir Anielski et Wilson, 2009Référence 23), elle n'est pas importante dans cette écozone+, probablement en raison de la faible productivité des forêts qui y sont présentes, de l'accès limité à celles-ci et d'un nombre insuffisant de marchés. À l'heure actuelle, seule une très petite parcelle à l'extrémité sud de l'écozone+ forme une partie d'une unité d'aménagement forestier de l'Ontario où la récolte commerciale peut être autoriséeRéférence 24 ; la planification d'activités potentielles d'exploitation forestière commerciale a été entreprise dans la région de Moose Factory par la Moose Cree First NationRéférence 25, Référence 26. La fragmentation anthropique est également très faible, ce qui rend les forêts de l'écozone+ particulièrement importantes pour des espèces comme le caribou des bois et le carcajou, qui tendent à se développer dans les grandes étendues de paysage intact et/ou non traversé par des routes (voir la section Paysages terrestres et aquatiques intacts à la page 66).

Constatation clé 3
Milieux humides

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale

La perte de milieux humides a été importante dans le sud du Canada; la destruction et la dégradation continuent sous l'influence d'une gamme étendue de facteurs de stress. Certains milieux humides ont été restaurés ou sont en cours de restauration.

L'écozone+ des plaines hudsoniennes est considérée comme le plus grand réseau de milieux humides du Canada et le troisième en importance dans le mondeRéférence 27; ces vastes milieux humides offrent un habitat essentiel à bon nombre de populations d'oiseaux nicheursRéférence 28. Deux sites, soit les refuges d'oiseaux migrateurs du sud de la baie James (composés des refuges de la rivière Moose et de la baie Hannah) et le parc provincial Polar Bear (voir la section Aires protégées à la page 41), ont été désignés comme milieux humides d'importance internationaleRéférence 29 en raison des haltes migratoires et des habitats de reproduction que ces écosystèmes offrent respectivement aux oies, aux canards barboteurs et aux Cygnes siffleursRéférence 28. Plusieurs espèces préoccupantes à l'échelle nationale (par exemple, le Hibou des marais et le Râle jaune) utilisent également les milieux humides de l'intérieur (eau douce) de l'écozone+ Référence 14, Référence 30. À noter également qu'une grande proportion des milieux humides de l'écozone+ des plaines hudsoniennes sont tourbeux (tourbières et tourbières basses), ce qui fait de cette écozone+ le complexe tourbeux le plus vaste au CanadaRéférence 31 et le deuxième plus vaste sous les latitudes nordiques (> 40-50 º )Référence 31. Par conséquent, les tourbières de l'écozone+ contribuent grandement au cycle du carbone et à la régulation du climat à l'échelle mondiale (voir la section La régulation du climat, un service de régulation écosystémique à la page 64).

Bien qu'il y ait eu des pertes élevées de milieux humides dans le sud du Canada, il y a relativement peu de changements et de tendances documentés en ce qui concerne la répartition, l'étendue (expansion ou rétrécissement) ou l'état des milieux humides dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes, quoique ces milieux humides, pour la plupart, ne font pas l'objet d'une surveillance. On présume que les milieux humides de l'écozone+ sont en santé et comptent de vastes tourbières largement intactes, malgré quelques exceptions où des changements se sont produits.

Le plus important changement documenté dans les milieux humides de l'écozone+ concerne le biome côtier, où environ un tiers de la végétation des marais salés côtiers, du Manitoba à la baie James, a été détruite en raison d'une surabondance de Petites Oies des neiges (voir la section Zones côtières à la page 30). D'autres zones ont également été endommagées. En effet, ce phénomène se produit aussi, dans une certaine mesure, dans les marais et les tourbières basses d'eau douce situés dans le biome adjacent de la toundra, car la diminution de l'étendue des marais salés préférés par les oies pousse celles-ci à se déplacer vers l'intérieur pour nicher et s'alimenter (voir la section Toundra à la page 34).

Les autres facteurs de stress connus qui touchent les milieux humides dans l'écozone+ sont l'aménagement hydroélectrique et l'exploitation minière, qui peuvent entraîner une perte de milieux humides ou en altérer la classe. Dans les régions de l'écozone+ où le débit des cours d'eau a été réduit par l'aménagement hydroélectrique (par exemple, les rivières Eastmain et Opinaca; voir la section Lacs et cours d'eau à la page 25), un certain dessèchement s'est produit en aval où, par exemple, des arbustes ont pris de l'expansion aux dépens d'autres espèces pionnières propres aux milieux humidesRéférence 32. À l'inverse, certains milieux humides de l'écozone+ ont été touchés par des inondations en 1980Référence 32, lorsque les eaux dérivées des rivières Eastmain et Opinaca ont inondé 740 km² de terres à la limite nord-est de l'écozone+ pour créer le réservoir Opinaca (1 040 km² ), qui fait partie du complexe hydroélectrique La Grande, qui s'étend vers le nord (pour davantage d'information, voir les preuves des résumés des principales conclusions sur l'écozone+ de la taïga du BouclierRéférence 33)Référence 34. La déviation, en 2009, de 72 % du débit annuel moyen de la rivière Rupert, au nord du complexe La Grande, contribue également à modifier l'hydrologie des milieux humides dans la partie de l'écozone+ située au QuébecRéférence 35.

La seule mine active de l'écozone+, soit la mine de diamants à ciel ouvert Victor (90 km à l'ouest de l'embouchure de la rivière Attawapiskat), a été construite en 2006 et ouverte en 2008Référence 36, et on s'attend à ce qu'elle soit exploitée pendant au moins 12 ansRéférence 37. Bien que la mine n'occupe qu'une partie relativement petite de l'écozone+ (env. 28,8 km² directement liés au projetRéférence 37), l'aire potentiellement touchée par la mine, comme dans toute exploitation minière, est beaucoup plus grande que la mine elle-même. De plus, même si un plan de remise en état a été établi pour la mineRéférence 38, certaines activités associées à celle-ci peuvent avoir des effets si négatifs sur les milieux humides de l'écozone+ que certaines régions ne pourront être rétabliesRéférence 37. Les milieux humides subissent les effets de l'assèchement (peut-être sur une superficie d'environ 500 km2 Référence 39), du remplissage découlant de l'établissement des infrastructures minières, du remplacement par des accumulations de minéraux et de l'interruption de l'écoulement autour de ces accumulationsRéférence 37. Certains milieux humides ont également été altérés par la construction de routes d'hiver et de lignes de transport d'énergie à partir d'Attawapiskat.

Les nouvelles activités d'exploitation des ressources (voir la section Paysages terrestres et aquatiques intacts à la page 66) et, plus particulièrement, les changements climatiques (voir la section Changements climatiques à la page 54) représentent d'importantes préoccupations concernant l'avenir des milieux humides de l'écozone+. Même si les changements attribuables au climat dans les milieux humides de l'intérieur (eau douce) ne sont généralement pas apparents dans l'écozone+, un changement ou une tendance à long terme avec dégradation partielle et transformation des plateaux palsiques gelés en tourbières seraient survenus dans une région allant du fleuve Nelson vers le nord jusqu'à ChurchillRéférence 40.

Constatation clé 4
Lacs et cours d'eau

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale

Au cours des 40 dernières années, parmi les changements influant sur la biodiversité qui ont été observés dans les lacs et les cours d'eau du Canada, on compte des changements saisonniers des débits, des augmentations de la température des cours d'eau et des lacs, la baisse des niveaux d'eau ainsi que la perte et la fragmentation d'habitats.

Il n'y a aucune tendance évidente et claire en ce qui concerne le débit fluvial global et le niveau des lacs (par exemple, l'ampleur, la fréquence, le moment de survenue, la durée et les épisodes soudains de phénomènes de débit faible ou élevé) des plans d'eau non aménagés dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes, mais ces résultats ne sont fondés que sur des données provenant de deux stations hydrométriques de référence, qui ont été jugées utiles aux fins de cette analyseRéférence 10. En effet, le bassin de la baie d'Hudson présente l'un des réseaux de cours d'eau au débit le plus faible du CanadaRéférence 41. La réduction du volume annuel total d'eau douce qui s'écoule naturellement dans plusieurs des cours d'eau de l'écozone+ est cependant indiqué par certaines études réalisées dans la grande région de la baie d'HudsonRéférence 42-Référence 44. On a établi que les tendances de la réduction du volume total d'eau douce déversé (de 1964 à 2000 ou 2003), sans tenir compte des cours d'eau utilisés par l'aménagement hydroélectrique ou en utilisant des données corrigées qui en tiennent compte, étaient corrélées aux oscillations de grande échelle du climatRéférence 42 et associées à un pic annuel du débit survenant quatre jours plus tôt ainsi qu'à une baisse d'intensité de ce picRéférence 43.

Les lacs et les cours d'eau de l'écozone+ sont relativement peu perturbés, et on présume qu'ils sont généralement en bon état. Toutefois, l'aménagement hydroélectrique a eu des répercussions sur le débit ainsi que sur d'autres paramètres physiques de certains cours d'eau et a mené à la création d'un grand réservoir (Opinaca) dans l'écozone+, ce qui a entraîné des impacts connexes sur le biote (voir ci-après). La surveillance se limite principalement aux zones touchées par l'aménagement hydroélectrique; l'éloignement de la majeure partie des centaines de cours d'eau et des dizaines de milliers de petits lacs et étangs de la région empêche de réaliser un relevé complet des communautés de poissons qu'on y trouveRéférence 14, Référence 45. Certaines parties de l'écozone+ des plaines hudsoniennes sont cependant reconnues pour soutenir quelques-unes des espèces les plus diverses de poissons d'eau douce au CanadaRéférence 46, Référence 47.

Cours d'eau

Les cours d'eau de l'écozone+ des plaines hudsoniennes sont généralement peu profonds et à faible débit, et sont profondément creusés dans l'argile et les sédiments alluviauxRéférence 48. L'écozone+ est drainée par douze principaux cours d'eau : le fleuve Nelson et les rivières Churchill et Hayes au Manitoba; les rivières Moose, Albany, Attawapiskat, Winisk et Severn en Ontario; les rivières Harricana, Rupert, Eastmain et Nottaway au Québec. Les grandes quantités d'éléments nutritifs et de matière organique transportées par ces cours d'eau rendent la zone côtière (voir la section Zones côtières à la page 30), plus particulièrement les deltas, très productive pour les poissons et les autres espèces sauvagesRéférence 37. De plus, l'imposant volume d'eau douce qui s'écoule par ces cours d'eau dilue l'eau salée de la baie d'Hudson et de la baie James jusqu'à ce que le taux de salinité corresponde en général au tiers de celui de l'eau de merRéférence 49, ce qui permet à cette mer intérieure de geler complètement chaque année (voir la section Glace de mer à la page 36).

L'aménagement hydroélectrique constitue actuellement la principale influence humaine directe sur les cours d'eau de l'écozone+ (l'exploitation minière à proximité d'Attawapiskat a aussi des répercussions, à plus petite échelleRéférence 37). Les quelques aménagements hydroélectriques de l'écozone+ sont situés près des limites sud, et les effets en aval se concentrent dans les basses terres (Figure 3). Deux complexes hydroélectriques (Long Spruce, établi en 1976 - 1977, et Limestone Rapids, établi en 1989) sont situés le long du fleuve Nelson, et une centrale (Otter Rapids, établie en 1961) est située sur la rivière Abitibi (tributaire de la rivière Moose). L'aménagement hydroélectrique, dans la partie est de l'écozone+, comprend un complexe de huit sites associés à la rivière Eastmain et au réservoir Opinaca (établi en 1979 - 1980), qui fait partie du complexe hydroélectrique La Grande. Lorsque les eaux de la rivière Eastmain et de son cours d'eau tributaire, la rivière Opinaca, ont été déviées plus au nord vers la rivière La Grande, les débits de la rivière Eastmain (à son embouchure dans la baie James) et de la rivière Opinaca ont été réduits de 90 % et 87 %, respectivementRéférence 32, Référence 34.

Figure 3. Distribution spatiale des barrages (d'une hauteur supérieure à 10 m) dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes en 2005, regroupés par décennie d'achèvement.
Distribution spatiale
Source : Adapté de Monk et Baird (2011)Référence 10 avec données provenant de l'Association canadienne des barrages (2003)Référence 50 mises à jour en 2005
Description longue pour la figure 3

Cette carte de l'écozone+ des plaines hudsoniennes montre la distribution spatiale des barrages (d'une hauteur supérieure à 10 m) en 2005, regroupés par décennie d'achèvement. Dans la partie occidentale de l'écozone+, deux barrages ont été réalisés le long de la rivière Nelson , l'un dans les années 1970 et dans les années 1980. Dans la partie sud-ouest de la eczone , une barrage a été achevé dans les années 1960 sur la rivière Abitibi (tributaire de la rivière Moose). L'aménagement hydroélectrique, dans la partie est de l'écozone+, comprend un complexe de huit sites associés à la rivière Eastmain et au réservoir Opinaca, complété dans les années 1970 et 1980. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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En plus d'altérer le débit des cours d'eau, l'aménagement hydroélectrique a modifié l'ampleur et le moment de survenue des fluctuations attribuables au débit des cours d'eau. Par exemple, des études réalisées environ 50 km en aval de la centrale d'Otter Rapids (rivière Abitibi) à la suite de l'aménagement d'un barrage ont permis de constater des fluctuations diurnes de 0,7 à 0,9 m du niveau d'eau en été ainsi que l'assèchement du tiers et même de la moitié du lit de la rivière pendant les périodes d'étiageRéférence 51. Les effets des fluctuations du niveau d'eau à cette centrale se font actuellement sentir jusqu'à une distance d'au moins 75 km en avalRéférence 52.

Les cours d'eau de l'écozone+ des plaines hudsoniennes subissent également les effets de l'aménagement hydroélectrique en amont, dans les écozones+ voisines. La déviation des eaux de la rivière Churchill vers le fleuve Nelson est importante, car elle a réduit d'environ 40 % le débit de la rivière Churchill jusqu'à la baie d'HudsonRéférence 53. La récente (2009) déviation de 72 % du débit annuel moyen de la rivière Rupert, au nord du complexe hydroélectrique La GrandeRéférence 35, est également à noter (bien que l'écoulement latéral provenant des affluents fasse augmenter le débit à l'embouchure de la rivière d'environ 48 %). De façon générale, la fragmentation et/ou la régularisation du débit des cours d'eau ont eu des répercussions sur les réseaux hydrographiques de la rivière Churchill et du fleuve Nelson au Manitoba, de la rivière Moose en Ontario et des rivières Eastmain et Rupert au QuébecRéférence 35, Référence 54. Les réseaux hydrographiques de la rivière Albany, en Ontario, et de la rivière Nottaway, au Québec, sont considérés comme modérément touchés Référence 54.

L'aménagement hydroélectrique dans et autour de l'écozone+ (décrit ci-devant) est associé aux changements du biote des cours d'eau. L'esturgeon jaune, présent dans la partie nord-ouest de l'écozone+, fait maintenant partie d'une catégorie de statut d'espèce « à risque » élevé, tel qu'il a été établi par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), en raison, en partie, de l'aménagement hydroélectrique (voir la section Esturgeon jaune à la page 77). Des changements à l'habitat et à la composition des communautés des poissons, y compris une réduction de la prédominance de l'esturgeon jaune, se sont également produits dans les tronçons des rivières Eastmain et Opinaca touchés par la baisse du débitRéférence 34 (voir aussi la partie concernant les impacts sur le biome côtier, dans les estuaires et les régions côtières, dans la section Zones côtières à la page 30). De plus, la composition des espèces de poissons ne s'est pas pleinement rétablie après la mise en eau du réservoir Opinaca en 1980, même si le rendement total des pêches s'est stabilisé en 1996 près du niveau de référenceRéférence 34. La mobilisation et la bioaccumulation du mercure et la contamination des poissons qui en découlent (voir la section Contaminants à la page 50) constituent une autre préoccupation liée au réservoir. Les impacts sur les communautés de macroinvertébrés benthiques sont également évidents, comme l'indiquent les observations réalisées en aval de la rivière Abitibi, à la centrale d'Otter RapidsRéférence 52.

Bien que la construction d'installations hydroélectriques semble avoir atteint son pic dans l'écozone+ entre la fin des années 1970 et le début des années 1980Référence 10, la région présente un potentiel élevé d'aménagement supplémentaire. Au moins un autre barrage est d'ailleurs proposé sur le fleuve NelsonRéférence 55, Référence 56. En Ontario, 7 des 15 nouveaux complexes hydroélectriques prévus par le plan de développement du projet énergétique de l'Office de l'électricité de l'Ontario pour 2025 sont situés dans l'écozone+, sur les rivières Abitibi (4), Albany (2) et Moose (1)Référence 57. D'autres projets d'aménagement hydroélectrique sont également en cours ou à l'étude au QuébecRéférence 35, Référence 58. Les impacts cumulatifs des multiples aménagements hydroélectriques dans le bassin de la baie d'Hudson constituent une préoccupation constante59-63 .

Lacs

L'écozone+ des plaines hudsoniennes renferme une multitude de lacs et d'étangs tourbeux, pour la plupart peu profonds qui gèlent jusqu'au fond en hiver, ainsi que certains lacs assez profonds pour ne pas geler jusqu'au fond et qui peuvent donc abriter des communautés de poissonsRéférence 40, Référence 64-Référence 66. En raison de l'éloignement et des pêches limitées, les populations de poissons de ces lacs sont généralement présumées en santé, malgré les lacunes en matière de surveillanceRéférence 45.

L'information concernant les tendances des niveaux d'eau, de la température de l'eau et de la qualité de l'eau n'est pas disponible pour la plupart des lacs naturels situés dans cette écozone+. Toutefois, les observations issues de la surveillance thermique du lac Hawley révèlent un réchauffement anormal ainsi qu'une mortalité élevée des poissons (le lac Hawley est l'un des quatre lacs à touladis situés près des crêtes de Sutton). Au cours de l'été inhabituellement chaud de 2001, le lac Hawley a présenté une forte et inhabituelle stratification thermique ainsi que des températures de plus de 20 ˚C dans la couche de surfaceRéférence 67, Référence 68 (Figure 4). Les touladis du lac n'ont pas été touchés, parce qu'un vaste habitat d'eaux froides demeurait sous l'épilimnionRéférence 67. Les températures de l'air élevées (maximums quotidiens supérieurs à 30 °C), combinées à la stratification thermique inhabituelle dans ce lac tributaire, ont cependant contribué à la mortalité massive de l'omble de fontaine anadrome et du meunier noir en aval, dans les tronçons inférieurs de la rivière Sutton (qui s'écoule du lac Hawley), près de son intersection avec la côte de la baie d'HudsonRéférence 68. L'omble de fontaine anadrome passe l'été dans les eaux froides de l'océan, mais elle revient frayer et hiverner dans les rivières et les lacs d'eaux douces aux eaux tempérées.

Figure 4. Profils de température/profondeur pour le lac Hawley, dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes, de 1976 à 2001.
En 2001, on a observé, pour l'une des premières fois, une forte stratification thermique dans le lac Hawley, avec des températures de l'eau dépassant les 20 ˚C dans la couche de surface (écoulement).
Profils de température/profondeur
Source : Tiré de Gunn et Snucins, 2010Référence 68 (p. 82, figure 2) avec l'autorisation de Springer Science+Business Media
Description longue pour la figure 4

Ce graphique linéaire montre les profils de température/profondeur pour le lac Hawley, dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes, de 1976 à 2001. Au cours de l'été inhabituellement chaud de 2001, le lac Hawley a présenté une forte et inhabituelle stratification thermique ainsi que des températures de plus de 20 ˚C dans la couche de surface. Les données associées aux années précédentes, soit 1976, 1977 et 1986, présentent généralement les mêmes profils de température dans la couche de surface, soit des températures inférieures à 15 ˚C. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Une telle mortalité massive de poissons au cours des épisodes de réchauffement n'a que rarement été observée dans les bassins hydrographiques arctiques et subarctiques (voir aussi Hori, 2010Référence 69 en ce qui concerne les connaissances autochtones sur la mortalité massive de grands corégones et de meuniers dans le cours inférieur de la rivière Albany durant une vague de chaleur et une période de diminution des précipitations en 2005), et on pense qu'il pourrait s'agir d'un des premiers cas annonçant une augmentation de la mortalité massive de stocks de poissons anadromes vulnérables, entraînée par le changement climatiqueRéférence 68 (voir la section Changements climatiques à la page 54). La couverture de glace saisonnière dans la baie d'Hudson et la baie James modère le climat continental, mais la durée de la saison des glaces a diminué (voir la section Glace de mer à la page 36), ce qui pourrait expliquer le réchauffement des cours d'eau. Le débit affaibli des cours d'eau (voir ci-devant) dans la région pourrait également contribuer au réchauffement.

Constatation clé 5
Zones côtières

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale

Les écosystèmes côtiers, par exemple les estuaires, les marais salés et les vasières, semblent sains dans les zones côtières moins développées, même s'il y a des exceptions. Dans les zones développées, l'étendue des écosystèmes côtiers diminue, et leur qualité se détériore en raison de la modification de l'habitat, de l'érosion et de l'élévation du niveau de la mer.

De nouvelles étendues de terre émergent et la végétation se développe continuellement le long de la ligne de rivage de la baie d'Hudson et de la baie James, en raison de l'un des taux de relèvement isostatique les plus élevés en Amérique du NordRéférence 70. Le biome côtier de l'écozone+ des plaines hudsoniennes est dominé par de grandes zones de replats de marée, de marais salés et d'eaux peu profondesRéférence 5, qui comprennent quelques-uns des plus grands marais salés nordiques les mieux développés au monde (caractérisés par la présence de pergélisol)Référence 71. Ces écosystèmes de marais salés offrent d'importantes aires de nidification et haltes migratoires pour un grand nombre d'espèces migratrices de sauvagine et d'oiseaux de rivageRéférence 72-Référence 76. Les herbiers à zostères des zones subtidales constituent également une composante importante de l'écosystème côtier le long de la côte du Québec, dans l'est de la baie James, ainsi que dans certaines parties isolées de la côte de la baie James en OntarioRéférence 77-Référence 79. Les herbiers à zostères fournissent des aires d'alimentation et d'élevage pour les espèces de poissons et d'invertébrés côtiers, ainsi que des zones d'alimentation pour la Bernache cravant, la Bernache du Canada et les canards.

L'écozone+ des plaines hudsoniennes est une exception par rapport à la principale constatation voulant que, à l'échelle nationale, les écosystèmes côtiers soient généralement en santé dans les zones peu aménagées. La zone côtière intertidale de l'écozone+, plus particulièrement ses vastes marais salés, a subi un stress considérable au cours des quatre dernières décennies, surtout à cause d'un accroissement constant de l'alimentation (broutage et fouillage du sol) par les Petites Oies ies des neiges, mais aussi de la croissance des populations de Bernaches du Canada qui nichent et muent dans la région.

La population de Petites Oies des neiges du milieu du continent, à laquelle les individus qui font halte et nichent au Manitoba et en Ontario appartiennent, a augmenté considérablement depuis les quatre dernières décennies à un rythme aussi élevé que 7 % par annéeRéférence 80, la population adulte atteignant au moins 7 millions d'individusRéférence 83. On pense que la croissance de la population de Petites Oies des neiges est principalement entraînée par des facteurs humains de l'extérieur de l'écozone+ des plaines hudsoniennes, y compris l'accroissement de la quantité d'aliments d'origine agricole dans les aires d'hivernage (surtout dans le sud des États-Unis) et le long des voies migratoires, la baisse du taux de récolte et l'établissement de refugesRéférence 80, Référence 82. Au cours de nombreuses années, particulièrement celles où la fonte des neiges et le dégel sont tardifs, des millions d'oies sont retenues dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes au cours de leur migration vers le nord, ce qui aggrave l'impact de leur alimentation.

Dans les marais salés côtiers, dominés par les graminées et les carex, l'alimentation intensive des oies a entraîné une perte de végétation, des changements dans la composition des communautés végétales et l'exposition, voire l'érosion des sédimentsRéférence 82-Référence 84. À mesure que l'intensité de l'alimentation des Oies des neiges augmente, une cascade trophique apparente se produit lorsque des peuplements entiers de leurs espèces préférées (Puccinellia phryganodes et Carex subspathacea ) sont remplacés par des vasières souvent caractérisées par l'absence de végétationRéférence 85, Référence 86. Cette cascade trophique est soutenue par des rétroactions positives. L'une de ces rétroactions implique le fouillage du sol au printemps, lorsque les oies déracinent de grandes zones de P. phryganodes et de C. subspathacea ainsi que d'autres espèces présentes dans les marais salés, ce qui fragmente les peuplements et en expose les limites à des effets secondaires comme l'érosion, l'assèchement et la sursalure. Le fouillage du sol, combiné à des processus secondaires connexes, entraîne une réduction de la quantité de matière végétale aérienne. La deuxième rétroaction implique le broutage au cours de la saison de nidification et de la période d'éclosion. L'aire restante des peuplements végétaux, qu'ils soient intacts ou fragmentés, fait alors l'objet d'un broutage plus intensif par un nombre encore plus élevé d'oies, ce qui limite la croissance compensatoire et mène finalement à la disparition des végétaux. Il en résulte un autre état stable des terres, dans lequel de grandes étendues de sédiments exposés résistent à la végétalisation (Figure 5), car peu de végétaux peuvent germer ou s'établir dans les sédiments salins. Les effets sont durables lorsque les pressions issues de l'alimentation des oies se poursuivent, et le rétablissement peut prendre des décenniesRéférence 83. Dans certains cas, les oies ont été forcées de se déplacer vers l'intérieur jusque dans des marais et des tourbières d'eau douce situés dans le biome adjacent de la toundra pour nicher et s'alimenter, en raison de la rareté de leurs aliments préférés dans les marais salés (voir la section Toundra à la page 34)Référence 82, Référence 87.

Figure 5. Exemple de la gravité des dommages causés aux écosystèmes des marais salés côtiers de l'écozone+ des plaines hudsoniennes par la suralimentation de la population de Petites Oies des neiges du milieu du continent, qui a augmenté considérablement.
Les oies ont été exclues de la zone clôturée, baie La Pérouse, Manitoba.
Exemple de la gravité
Photo © Projet de la baie d'Hudson (en anglais seulement)

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Des tendances évidentes de l'accroissement de la superficie endommagée avec le temps se dégagent des analyses de télédétection, qui montrent la transformation de l'ensemble de l'écosystème intertidal par la destruction successive des communautés végétales (Figure 6). Des processus semblables ainsi qu'une pression et des dommages causés à la végétation côtière par l'alimentation ont aussi été décrits du Manitoba à la baie James, y compris sur l'île Akimiski, au Nunavut. Environ le tiers de la végétation des marais salés côtiers de l'écozone+ a été détruit par les oies depuis les années 1970, et une superficie bien plus grande encore sera gravement endommagée si les pressions causées par l'alimentation persistentRéférence 88. La destruction des marais salés entraîne la disparition d'importantes sources d'alimentation pour les espèces qui se nourrissent directement de la végétation et rend la zone moins propice pour d'autres espèces d'oiseaux qui dépendent du milieu pour nicher et s'alimenterRéférence 89, Référence 90 (voir la section Réseaux trophiques à la page 82).

Figure 6. Analyse de l'indice de végétation par différence normalisée (IVDN) par imagerie Landsat montrant les zones de perte de végétation causée par l'alimentation des oies à la baie La Pérouse, au Manitoba, au cours de trois périodes successives, entre 1973 et 2000.
Analyse de l'indice
Source : Tiré de Jefferies et al., 2006Référence 83 (p. 238, figure 3) avec l'autorisation de Blackwell Publishing Ltd.
Description longue pour la figure 6

Cette carte montre l'analyse de l'indice de végétation par différence normalisée (IVDN) par imagerie LANDSAT montrant les zones de perte de végétation causée par l'alimentation des oies à la baie La Pérouse, au Manitoba, au cours de trois périodes successives, entre 1973 et 2000. La plupart des changements qui ont touché les communautés végétales se sont produits entre 1973 et 1984, sur toute la côte, à l'exception d'une petite section de l'intérieur de la baie. Cependant, entre 1984 et 1993, environ la moitié de cette section présentait des communautés végétales endommagées, tout comme d'autres zones de la côte. Entre 1993 et 2000, une perte de végétaux a été observée dans la dernière partie non touchée de la section et, encore une fois, d'autres zones de la côte ont été endommagées. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Les changements au débit de l'écoulement de surface ainsi qu'aux charges de nutriments et de sédiments résultant des aménagements hydroélectriques dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes et à proximité (voir la section Lacs et cours d'eau à la page 25) ont eu des répercussions sur la salinité et sur d'autres aspects de la qualité de l'habitat dans les milieux estuariens et marins connexes de la baie d'Hudson et de la baie James. Par exemple, la réduction de 90 % du débit à l'embouchure de la rivière Eastmain, associée à la déviation des eaux de celle-ci vers le nord jusqu'à la rivière La Grande, a entraîné une plus grande intrusion d'eau salée dans l'estuaire de la rivière Eastmain, ce qui a eu des répercussions sur la communauté de poissonsRéférence 34. Des espèces marines (chabot, ogac, lançon) occupent maintenant la partie salée de l'estuaire. Bien que les grands corégones et les ciscos anadromes migrent toujours en remontant l'estuaire en automne pour frayer, l'aire d'hivernage de ces espèces est aujourd'hui restreinte en raison de l'intrusion d'eau salée. De plus, les aires d'alimentation du doré jaune se trouvent maintenant de 5 à 10 km plus loin en amont.

Dans les milieux côtiers, l'aménagement hydroélectrique dans la grande région de la baie James, plus particulièrement la hausse du débit provenant de la rivière La Grande (vers laquelle les eaux des rivières Eastmain et Opinaca ont été déviées), a contribuéRéférence 91 à un déclin marqué des herbiers à zostères dans les zones subtidales, le long de la côte est de la baie JamesRéférence 92, Référence 93. On pense que la salinité réduite au cœur de la période de croissance (juin et juillet) et la persistance accrue de la couverture de glace, associée à la baisse de la salinité, seraient les principales causes du déclin soudain et précipité de la santé des herbiers à zostères à proximité de la rivière La Grande. La maladie du dépérissement, le changement climatique et le relèvement isostatique n'ont pas été retenus comme principales causesRéférence 93.

Le changement climatique constitue une menace importante pour l'avenir du biome côtier de l'écozone+ (voir la section Changements climatiques à la page 54), mais la montée du niveau de la mer représente une préoccupation moins grande pour cette écozone+ que pour d'autres régions côtières (par exemple, Tsuji et al. , 2009Référence 94 en raison d'un taux particulièrement élevé de relèvement isostatiqueRéférence 70. Néanmoins, les effets combinés du relèvement isostatique et de la montée du niveau de la mer pourraient ralentir le processus de succession végétale des systèmes côtiers.

Toundra

Thème Biomes

Constatation clé propre à l'écozone+

La toundra de l'écozone+ des plaines hudsoniennes représente la zone la plus méridionale de végétation de toundra et de pergélisol continus en Amérique du NordRéférence 14, Référence 76, Référence 95, Référence 96. Elle est constituée d'une série de crêtes de plages et de zones intermédiaires (vastes cariçaies et tourbières, et tourbières dominées par des arbustes), dans une bande de terres contiguë au côté intérieur de la zone côtière intertidale, de Churchill (Manitoba) aux environs de la rivière Lakitusaki (Ontario), dans la zone de pergélisol continuRéférence 97, Référence 98 (voir la Figure 9 dans la section La glace dans l'ensemble des biomes). Les sites de toundra situés plus loin vers l'intérieur comprennent un paysage de toundra forestière. La limite des arbres, décrite comme erratique, s'étend plus loin vers le nord sur les levées de rive et les crêtes de plages, où le drainage se fait mieux et où la couche active est plus profonde Référence 99.

On ne dispose pas d'assez d'information pour analyser les tendances en matière d'étendue et d'état de la toundra dans l'ensemble de l'écozone+ des plaines hudsoniennes. Toutefois, une partie de la toundra de l'écozone+, en particulier les marais d'eau douce, est endommagée par la suralimentation de la population de Petites Oies des neiges, qui a augmenté considérablement (voir la section Zones côtières à la page 30, pour obtenir davantage d'information sur les dommages causés par les Oies des neiges). En effet, dans certains cas, les oies ont tellement appauvri leurs sources d'alimentation préférées (P. phyganodes et C. subspathacea ) dans les marais salés côtiers qu'elles se sont déplacées pour s'alimenter dans des zones moins prisées, dans les marais d'eau douce de la toundra, en causant des effets tout aussi dévastateursRéférence 100, Référence 101. En réponse au développement de sols hypersalins dans les zones où le sol a été fouillé, le nombre d'arbustes du genre Salix a diminué de de 65 % par endroitsRéférence 102, Référence 103, ce qui a mené, en retour, à une baisse des populations d'oiseaux nichant dans la toundra à proximité des colonies d'Oies des neigesRéférence 82, Référence 89. Sammler et al. , 2008Référence 101 ont montré que la présence localisée de populations nicheuses de Bécasseaux semipalmés, de Bécasseaux variables, de Bruants des prés, de Bruants lapons et d'autres passereaux nichant dans la toundra était plus fréquente dans les milieux intacts de cariçaies que dans les milieux altérés par les oies. Bien qu'aucun effet sur les populations à l'échelle de la région n'ait été signalé, il est probable que l'expansion constante des zones dégradées par l'alimentation des oies entraînera des répercussions à l'échelle régionaleRéférence 101.

Des dommages sont aussi causés aux communautés végétales sur les crêtes de plages sèches et dans les zones intermédiaires plus humides de la toundra par l'utilisation de véhicules à roues (buggy/VTT) au ManitobaRéférence 97 et en OntarioRéférence 104 (Figure 7).

Figure 7. Exemple de dommages causés à la toundra humide par un VTT, près de Fort Severn, en Ontario (juillet 2008).
Exemple de dommages
Photo © Imprimeur de la Reine pour l'Ontario/K.F. Abraham, Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
Description longue pour la figure 7

Plusieurs pistes et sentiers traversent le paysage.

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La toundra, dont la partie la plus méridionale au Canada s'étend jusque dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes, est particulièrement vulnérable au changement climatique et à la fonte correspondante du pergélisol (voir la section Changements climatiques à la page 54). Il n'y a actuellement pas de preuve clairement établie que la limite des arbres de l'écozone+ se déplace vers le nord (par exemple, Scott et al. , 1987Référence 105), comme on l'observe dans d'autres régions nordiques du Canada et dans le monde (par exemple, Harsch et al. , 2009Référence 106). La limite des arbres dans cette écozone+ n'a cependant été que très peu étudiée directement. Ballantyne (2009)Référence 107 a récemment documenté des augmentations de 12,6 % et de 6,9 % du couvert arbustif et du couvert arboré, respectivement, dans une zone d'étude de 2,55 km² située à Churchill, directement au nord de la limite fonctionnelle des arbres. Le changement climatique dans la toundra de l'écozone+ a peut-être aussi été observé en raison d'un changement ou d'une tendance à long terme (non associés à la succession) avec dégradation partielle et transformation des palsiques gelés en tourbières dans une région allant du fleuve Nelson vers le nord jusqu'à ChurchillRéférence 40.

Constatation clé 7
La glace dans l'ensemble des biomes

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale

La réduction de l'étendue et de l'épaisseur des glaces marines, le réchauffement et le dégel du pergélisol, l'accélération de la perte de masse des glaciers et le raccourcissement de la durée des glaces lacustres sont observés dans tous les biomes du Canada. Les effets sont visibles à l'heure actuelle dans certaines régions et sont susceptibles de s'étendre; ils touchent à la fois les espèces et les réseaux trophiques.

La glace de mer dans la baie d'Hudson et la baie James subit actuellement des changements considérables. La perte de glace de mer est corrélée au déclin de certaines sous-populations d'ours blancs qui utilisent la glace comme habitat en hiver et les milieux terrestres de l'écozone+ des plaines hudsoniennes en été. Dans le paysage terrestre, on présume que le pergélisol est en train de se dégrader, mais on ne peut le confirmer en raison d'un manque de données de surveillance. Les données sont également insuffisantes pour analyser les tendances en ce qui concerne la glace de lac et de rivière.

Glace de mer

La baie d'Hudson, ainsi que la baie James au sud et le bassin Foxe au nord, est la plus grande mer intérieure au monde ainsi que la seule mer, à cette latitude, à entrer dans un cycle cryogénique (glace) complet chaque annéeRéférence 108, Référence 109. Ce facteur a été déterminant dans la formation de l'écosystème, en créant des températures beaucoup plus froides que ce que l'on observe habituellement à cette latitudeRéférence 110. Ces températures offrent les conditions nécessaires au maintien du pergélisol continu le plus méridional d'Amérique du NordRéférence 95, Référence 96 et soutenir des espèces nordiques comme l'ours blanc, le renard arctique et certaines plantes dans leur zone d'occurrence la plus méridionale (voir la section Ours blanc à la page 69)Référence 99, Référence 111, Référence 112.

L'étendue hivernale maximale de la glace de mer n'a pas changé, et la baie d'Hudson et la baie James continuent de geler complètement année après année. Cependant, l'étendue de la glace de mer dans l'ensemble de l'écosystème marin de la baie d'Hudson a subi une importante réduction entre 1979 et 2006, de l'ordre de -5,3 ± 1,1 % par décennie. Cette réduction a été évidente durant toutes les saisons, sauf en hiverRéférence 108. De plus, des tendances significatives indiquant l'allongement annuel des périodes d'eaux libres ont été relevées dans des zones de la baie d'Hudson et de la baie James adjacentes à l'écozone+ des plaines hudsoniennes. Ces tendances sont associées à des dates de prise des glaces plus tardives ou à des dates de débâcle plus hâtives, ou les deux, selon l'emplacement (voir l'encadré)Référence 109, Référence 113-Référence 115. En moyenne, la période annuelle d'eaux libres dans l'ouest et dans le sud de la baie d'Hudson et dans la baie James a augmenté d'environ trois semaines depuis le milieu des années 1970Référence 109. Ces tendances pour la glace de mer sont en corrélation avec des effets négatifs importants sur l'ours blanc, qui a besoin de la glace de mer comme habitat et comme plateforme pour chasser les phoques et s'en nourrir (voir la section Ours blanc à la page 69, pour plus de détails). On s'attend à ce que ces tendances se poursuivent à un point tel que la baie James et le sud de la baie d'Hudson (c.-à-d. des zones marines adjacentes à l'écozone+) pourraient devenir en grande partie ou complètement libres de glace d'ici 2100 (voir la section Changements climatiques à la page 54).

Changements dans la glace de mer

L'analyse des données historiques sur la glace de mer dans la baie d'Hudson et la baie James indique que les glaces de cette mer intérieure disparaissent peu à peu. Gough et al. , 2004Référence 115 ont relevé des tendances significatives indiquant une débâcle de plus en plus hâtive dans le sud-ouest de la baie d'Hudson de 1971 à 2003. Bien qu'ils n'aient observé aucune tendance quant aux dates de prise des glaces, la débâcle plus hâtive à elle seule leur a permis d'établir que la période d'eaux libres augmentait d'environ 0,49 jour par année (Figure 8). Les travaux subséquents qui ont étendu la zone d'étude à l'ensemble de la région de la baie d'Hudson ont permis de constater une tendance significative indiquant une débâcle plus hâtive dans la baie James et dans le sud et l'ouest de la baie d'Hudson, de l'ordre de 0,49 à 1,25 jour plus tôt par année, ce qui correspond aux tendances en matière de température dans ces régionsRéférence 109

Figure 8. Tendances relatives aux dates de (a) prise des glaces et de (b) débâcle dans le sud-ouest de la baie d'Hudson.
Tendances relatives aux dates
Source : Redessinée d'après Gough et al., 2004Référence 115 (p. 303, figure 2) avec l'autorisation de l'Institut arctique de l'Amérique du Nord. Données provenant des archives du Service canadien des glaces
Description longue pour la figure 8
Ces deux graphiques linéaires montrent les informations suivantes :
AnnéePrise de glaces
R2=0,0719
Débâcle
R2=0,0933
1971-200
1972328216
1973-211
1974323204
1975-203
1976340207
1977-200
1978324191
1979329203
1980334208
1981340207
1982332206
1983340214
1984319207
1985325220
1986320215
1987327208
1988338198
1989337218
1990329189
1991328181
1992326235
1993325192
1994-205
1995330204
1996335202
1997336199
1998-180
1999-165
2000-212
2001358183
2002329203
2003-202
--Date julienne

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Pergélisol

L'écozone+ des plaines hudsoniennes renferme le pergélisol continu le plus méridional en Amérique du NordRéférence 95, Référence 96 ; l'étendue géographique comprend tout un éventail de types de pergélisols (Figure 9). À la limite nord de l'écozone+, on peut trouver du pergélisol continu sous les crêtes et les milieux humides côtiers. À aussi peu que 20 km à l'intérieur des terres, dans certaines régions (par exemple, près de York Factory), le paysage change et se compose de palses, des monticules géomorphiques localisés marquant la transition entre le pergélisol continu et discontinu. Des parcelles discontinues sporadiques et des parcelles isolées de pergélisol peuvent aussi être observées plus loin au sud, alors que le pergélisol est absent dans la région la plus méridionale de l'écozone+, dans des secteurs éloignés de la côte. Le pergélisol et sa capacité de rétention des eaux de surface contribuent largement à déterminer la nature distincte de cette écozone+ comme étant le plus grand complexe de milieux humides au Canada.

Figure 9. Zones de pergélisol dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes et à proximité.
Zones de pergélisol
Source : Adapté de Heginbottom et al., 1995Référence 116
Description longue pour la figure 9

Cette carte montre les zones de pergélisol dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes et à proximité. À la limite nord de l'écozone+, on peut trouver du pergélisol continu sous les crêtes et les milieux humides côtiers. À aussi peu que 20 km vers l'intérieur des terres, dans certaines régions (p. ex., près de York Factory), le paysage change et se compose de palses, des monticules géomorphiques localisés marquant la transition entre le pergélisol continu et discontinu. Des parcelles discontinues sporadiques et des parcelles isolées de pergélisol peuvent aussi être observées plus loin au sud, alors que le pergélisol est absent de la région la plus méridionale de l'écozone+, dans des secteurs éloignés de la côte. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Les données disponibles ne sont pas suffisantes pour évaluer les tendances de l'étendue ou de l'état du pergélisol, ou les changements connexes en matière de limites du pergélisol, dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes. Jusqu'à récemment, on ne trouvait aucune station de surveillance thermique du pergélisol entretenue dans l'écozone+ pour aider à déceler les changements, comme on en trouve dans d'autres régions du Nord canadienRéférence 117, Référence 118. Des données relevées pendant dix ans sont actuellement disponibles pour une station de surveillance du pergélisol à Churchill (Manitoba)Référence 119; une nouvelle station de surveillance du pergélisol a été établie en 2007 à York Factory (Manitoba)Référence 120, et deux autres ont été ajoutées dans le nord et le sud du parc national Wapusk (Manitoba)Référence 121. En Ontario, la surveillance annuelle du pergélisol, en été, a commencé en 2007, et une station de surveillance permanente (rivière Brant) a été mise en placeRéférence 122.

On croit que certains changements du pergélisol ont eu lieu dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes. Des formes d'affaissement, d'érosion et d'accroissement sont visibles dans la zone de tension de l'écozone+, et les formes d'affaissement semblent être devenues de plus en plus répandues avec le temps, comme dans la partie nordique de la côte de la baie James située entre les rivières Ekwan et LakeRéférence 99. Au cours des dernières décennies, on a occasionnellement observé des glissements et des affaissements de berges le long de la rivière Hayes et du fleuve Nelson, à proximité de York Factory (Manitoba), près de la limite entre le pergélisol continu et le pergélisol discontinu. La dégradation partielle et la transformation des plateaux palsiques gelés en tourbières, ainsi que l'agrandissement de certains lacs qui y sont associés en raison de l'érosion du littoral, ont aussi été observés dans la région allant du fleuve Nelson vers le nord jusqu'à ChurchillRéférence 40. De plus, même si la période relativement courte de dix ans de données sur le pergélisol enregistrées à Churchill ne montre aucune tendance significative à ce jour, la comparaison de ces données avec les données climatiques d'une période beaucoup plus longue enregistrées à Churchill montre que l'augmentation de la température de l'air à cet endroit pourrait être attribuable au réchauffement du pergélisol d'environ 0,5 ˚C depuis le milieu des années 1970Référence 119. La perte du pergélisol se produit juste à l'extérieur des limites occidentales et orientales de l'écozone+ dans des secteurs où le pergélisol est discontinu et en parcelles isolées, respectivementRéférence 123, Référence 124.

La modélisation, pour la région de la baie d'Hudson, prévoit une perte du pergélisol continu d'environ au moins 50 % ainsi que l'élimination quasi-totale du climat assurant le maintien du pergélisol d'ici 2100Référence 95, Référence 125, ce qui aurait des répercussions considérables sur l'intégrité de l'écozone+ (voir la section Changements climatiques à la page 54).

Glace de lac et de rivière

Les données sont insuffisantes pour analyser les tendances à long terme pour la glace de rivière et de lac dans l'écozone+ des plaines hudsoniennesRéférence 7. Par exemple, les tendances associées aux dates de débâcle dans le cours inférieur des rivières Attawapiskat, Albany et Moose (près de la côte de la baie James) ne sont pas concluantes parce qu'elles résultent de l'examen de données de sources disparates appartenant aux collectivitésRéférence 126. La surveillance actuelle ne permet donc pas de savoir si les tendances observées ailleurs dans le nord du Canada, indiquant une débâcle hâtive et, dans certains cas, une prise des glaces tardive dans les plans d'eau douceRéférence 127-Référence 129, seraient aussi observées dans cette écozone+. On soupçonne toutefois que la glace d'eau douce a subi des changements. En effet, les peuples autochtones de l'ouest de la baie James ont constaté des changements dans la débâcle ou la prise des glaces des rivièresRéférence 126, une réduction de l'épaisseur de la glace tant dans les cours d'eau ayant conservé leur débit naturel que dans ceux dont le débit a été modifié par l'aménagement hydroélectrique, ainsi que des périodes d'eaux libres plus longues dans certains lacs de l'intérieurRéférence 61.


Note de bas de page

Note de bas de page ‡

La population estimée est plus grande que les populations qui ont été estimées lors de relevés effectués au milieu de l'hiver et présentées dans d'autres références (par exemple, Comité sur la sauvagine du Service canadien de la faune 2009Référence 81, cité in Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010 ). Les estimations tirées des relevés effectués au milieu de l'hiver ont tendance à grandement sous-estimer les effectifsRéférence 82 et servent surtout à l'examen des tendances temporelles de la taille des populations.

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Références

Référence 3

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Référence 4

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Référence 5

Groupe de travail sur la stratification écologique. 1995. Cadre écologique national pour le Canada. Agriculture et Agroalimentaire Canada, Direction générale de la recherche, Centre de recherches sur les terres et les ressources biologiques et Environnement Canada, Direction générale de l'état de l'environnement, Direction de l'analyse des écozones. Ottawa, ON/Hull, QC. 144 p. Rapport et carte nationale 1/7 500 000.

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Référence 9

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Référence 19

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