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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ des plaines hudsoniennes

 

Thème : interactions humains-écosystèmes

Constatation clé 8
Aires protégées

Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale

La superficie et la représentativité du réseau d'aires protégées ont augmenté ces dernières années. Dans bon nombre d'endroits, la superficie des aires protégées est bien au-delà de la valeur cible de 10 % qui a été fixée par les Nations Unies. Elle se situe en deçà de la valeur cible dans les zones fortement développées et dans les zones océaniques.

L'importance mondiale et nationale de l'écozone+ des plaines hudsoniennes, liée aux vastes milieux humides, au carbone stocké dans les tourbières, aux forêts intactes et aux habitats d'espèces préoccupantes à l'échelle nationale, est reconnue par un réseau d'aires protégées. L'écozone+ englobe deux zones humides d'importance internationale (sites de la Convention de Ramsar) : le parc provincial Polar Bear (Ontario) et les refuges pour oiseaux migrateurs du sud de la baie James, qui comprennent les refuges de la baie Hannah (Ontario et Nunavut) et de la rivière Moose (Ontario)Référence 29. L'écozone+ accueille également un grand parc national, celui de Wapusk, au Manitoba, et un grand parc naturel, le parc provincial Polar Bear, en Ontario, tous deux présentant des zones côtières. L'écozone+ englobe également un certain nombre d'autres zones protégées de dimension plus modeste dispersées sur les territoires des quatre administrations concernéesRéférence 130. Les zones protégées de plus faible taille comportent quelques couloirs linéaires étroits situés le long de tronçons de certains des principaux cours d'eau.

Dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes, le réseau de zones protégées regroupe actuellement 31 zones de compétence fédérale, provinciale et territoriale qui, ensemble, représentent 12,8 % du territoire. Toutes ces terres protégées sont classées dans les catégories I à III définies par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) (autrefois désigné par l'Union mondiale pour la nature)Référence 131. Ces catégories regroupent les réserves naturelles, les zones de nature sauvage ainsi que les autres parcs et réserves établis pour la conservation des écosystèmes et du patrimoine naturel et culturel. La Figure 10présente la répartition des zones protégées de l'écozone+, telle qu'elle était en mai 2009, lorsque ces zones représentaient 11,7 % des terresRéférence 130. Parmi les ajouts récents et non illustrés à la Figure 10, citons les zones de gestion de la faune de Kaskatamagan (en partie de catégorie II selon l'IUCN, 2 595 km² ) et de Kaskatamagan Sipi (catégorie Ib de l'IUCN, 1 338 km² ) (Figure 11), dont l'établissement a été annoncé en décembre 2009Référence 132.

Figure 10. Carte des zones protégées par la loi (pour ce qui est du Québec, il s'agit de zones proposées sur le point d'être protégés par la loi) dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes en mai 2009.
La zone de gestion de la faune de Kaskatamagan Sipi et une partie de la zone de gestion de la faune de Kaskatamagan, dont l'établissement a été annoncé en décembre 2009 (Figure 11), ne sont pas illustrées.
Carte des zones protégées
Source : Environnement Canada, 2009Référence 133, qui a utilisé les données du Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC), v. 2009.05Référence 130 fournies par les administrations fédérales, provinciales et territoriales
Description longue pour la figure 10

Cette carte montre que les grandes zones protégées sont le long de la Baie d'Hudson au Manitoba et en Ontario et sur l'île Akimiski au Nunavut. Les petites zones protégées se trouvent dans la partie orientale de l'écozone+ au Québec et dans la partie sud de l'écozone+ en Ontario. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Figure 11. Carte des zones protégées par la loi et des zones de gestion de la faune désignées mais non protégées par loi dans la partie manitobaine de l'écozone+.
La zone de gestion de la faune de Kaskatamagan Sipi et une partie de la zone de gestion de la faune de Kaskatamagan dont l'établissement a été annoncé en décembre 2009, sont à présent de nouvelles zones protégées par la loi.
Carte des zones protégées
Source : Initiative des zones protégées, Conservation Manitoba,2010Référence 134
Description longue pour la figure 11

Cette carte de la partie manitobaine de l'écozone+ des plaines hudsoniennes montre les zones protégées par la loi et les zones de gestion de la faune désignées, mais non protégées par la loi. La zone de gestion de la faune de Churchill (non protégée) s'étend à l'ouest et au sud des limites du parc national Wapusk. La zone de gestion de la faune de Kaskatamagan qui est situé à l'est le long de la côte à la frontière de l'Ontario n'est pas protégée, à l'exception d'une partie dans le centre qui est une zone protégée de la faune. La zone de gestion de la faune de Kaskatamagan Sipi, une autre zone protégée, se trouve au sud. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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La Figure 12 illustre comment la superficie des terres protégées de l'écozone+ a augmenté avec le temps, depuis la création en 1939 de la première zone protégée, le refuge pour oiseaux migratoires de la baie Hannah, jusqu'en mai 2009. Avec le temps, les gains en superficie les plus importants ont été obtenus avec l'ajout du parc provincial Polar Bear en 1970 et du parc national Wapusk, en 1996, lesquels représentent à l'heure actuelle 75 % de l'ensemble de la zone protégée. Plusieurs petites réserves de biodiversité et d'autres zones protégées ont été établies depuis 2003; c'est le cas des nouvelles zones de gestion de la faune de Kaskatamagan et de Kaskatamagan Sipi (non représentées à la Figure 12).

L'écozone+ comporte aussi un certain nombre de zones désignées mais non protégées, dont les zones de gestion de la faune du Manitoba (voir la Figure 11) et un réseau étendu de zones importantes pour la conservation des oiseaux le long de la côte des trois provinces et sur les îles du Nunavut (non illustré)Référence 135.

Figure 12. Croissance des zones protégées (catégories I à IV de l'UICN) dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes, de 1939 à mai 2009.
Les données, qui correspondent à celles de la Figure 10, ont trait à des zones protégées par la loi ainsi qu'à certaines zones proposées au Québec et sur le point d'être protégées par la loi. La Figure 12indique les trois zones protégées les plus étendues et leur année d'établissement. Comme l'année 2009 ne représente que la période allant jusqu'au mois de mai inclusivement, elle exclut les deux plus récentes zones protégées annoncées au Manitoba en décembre 2009. La zone de gestion de la faune de Kaskatamagan (dont une partie est protégée) et celle de Kaskatamagan Sipi contribuent respectivement à une augmentation de 2 595 km² et de 1 338 km² de la superficie de l'écozone+ protégée par la loi. Toutes les zones protégées montrées font partie des catégories I à III de l'UICN; aucune de ces zones fait partie de la catégorie IV.
Croissance des zones protégées
Source : Environnement Canada, 2009Référence 133, qui a utilisé les données du Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC), v. 2009.05Référence 130 fournies par les administrations fédérales, provinciales et territoriales
Description longue pour la figure 12
Ce diagramme à barres montre les informations suivantes :
Année d'establissement de la protectionCatégories I à IV de l'UICN
1939-1940240
1941-19562 368
19572 402
1958-19592 407
19602 408
1961-19682 408
19692 593
1970-198226 044
1983-198826 072
1989-199526 288
199636 949
1997-200237 434
200339 244
200440 239
2005-200740 314
2008-200941 123
-Superficie cumulative protégée (km²)

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Bien que le réseau de zones protégées dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes soit relativement diversifié et étendu, il subsiste certaines lacunes au chapitre de la représentativité, notamment dans les parties de l'écozone+ qui sont situées dans l'arrière-paysRéférence 4. Le degré de connectivité est faible dans certaines zones, y compris dans des parties de la côte de la baie d'Hudson. Ainsi, une grande zone côtière d'environ 150 km entre le parc provincial Polar Bear (Ontario) et la zone de gestion de la faune de Kaskatamagan (Manitoba) n'est pas représentée. Des parties de cette côte non protégée ont été désignées comme des zones importantes pour la conservation des oiseaux, mais elles ne sont pas réglementées et n'ont pas de statut légal. Dans le cadre du nouveau projet d'aménagement et de protection du Grand Nord, d'autres zones protégées pourraient être établies dans la partie ontarienne de l'écozone+ des plaines hudsoniennes. Cette initiative est soutenue par une loi, soit la Loi de 2009 sur le Grand Nord Référence 136. Le ManitobaRéférence 137 et le QuébecRéférence 138 ont également ciblé de nouvelles initiatives qui leur offrent, entre autres, la possibilité d'établir de nouvelles zones protégées dans la partie de la vaste forêt boréale située sur leur territoire respectif, et qui pourraient inclure des zones supplémentaires dans cet écozone+.

Des rapports sur l'intégrité écologique du parc national Wapusk (établi en 1996) doivent être produits. Le premier plan de surveillance quinquennal de l'intégrité écologique a été soumid en 2008Référence 139 (aucun résultat n'est encore disponible). La Loi de 2006 sur les parcs provinciaux et les réserves de conservation de l'Ontario repose aussi sur le principe directeur de l'intégrité écologiqueRéférence 140. Même s'il n'est pas obligatoire de produire un rapport sur l'intégrité de chaque parc écologique, un rapport sur l'état des zones protégées à l'échelle du réseau est exigé aux cinq ans. Le premier rapport de l'Ontario a été publié en 2011. À l'heure actuelle, l'intégrité écologique des autres zones protégées de l'écozone+ ne fait pas l'objet d'une réévaluation périodique. Le changement climatiqueRéférence 141 (voir à la page 54) et la mise en valeur des terres adjacentes (voir la section Paysages terrestres et aquatiques intacts à la page 66) représentent de nouvelles menaces pour les zones protégées de l'écozone+.

Constatation clé 9
Intendance

Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale

Les activités d'intendance au Canada, qu'il s'agisse du nombre et du type d'initiatives ou des taux de participation, sont à la hausse. L'efficacité d'ensemble des activités de préservation et d'amélioration de la biodiversité et de la santé des écosystèmes n'a pas été entièrement évaluée.

Les accords de cogestion conclus entre des Premières Nations et d'autres paliers de gouvernement représentent un type particulièrement important d'initiative d'intendance de l'environnement dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes, certaines initiatives nouvelles de grande portée ayant été lancées au cours des dernières années. Ces initiatives peuvent influer directement sur la conservation à vaste échelle de la biodiversité, bien que leur efficacité n'ait, en général, pas été évaluée.

Certains accords de cogestion reposent sur l'engagement du gouvernement fédéral ainsi que des gouvernements provinciaux, territoriaux et autochtones, comme la Convention de la Baie James et du Nord québécois (CBJNQ), l'Accord sur les revendications territoriales concernant la région marine d'Eeyou et le Conseil de gestion du parc national Wapusk. La CBJNQ a été signée en 1975Référence 142 après que des plans aient été proposés pour construire un système de barrages hydroélectriques dans le Nord québécois, dans des zones fréquentées par des peuples autochtonesRéférence 142, Référence 143. La CBJNQ impose que des aspects comme la protection des droits de chasse, de pêche et de piégeage, la protection des ressources fauniques, des environnements physiques et biotiques et des systèmes écologiques soient pris en considération afin de réduire au minimum les retombées environnementales et sociales négatives dues aux activités de développement. En vertu de cet accord, des représentants d'organismes de protection des gouvernements autochtones, fédéral et québécois désignés ont pour mandat d'examiner et de rédiger des lois et des règlements permettant d'assurer la protection de l'environnement, d'établir des lignes directrices pour les études d'impact sur l'environnement et la société, de même que d'évaluer et d'examiner les études d'impactRéférence 142, Référence 143. Bien que la CBJNQ intervienne dans des projets d'aménagement côtier, elle ne s'attaque pas à des enjeux tels que l'aménagement du territoire et exclut les eaux du large.

L'Accord sur les revendications territoriales concernant la région marine d'EeyouRéférence 144 est récemment entré en vigueur pour certaines îles au large du Québec dans la baie d'Hudson et la baie James (Nunavut); ces régions ne sont pas visées par la CBJNQ (Figure 13). Les enjeux à traiter en vertu de cet accord entre les gouvernements fédéral, territorial (Nunavut) et autochtones concernent les sites contaminés et les zones protégées, de même que l'exploitation et la gestion de la faune. Le gouvernement du Canada et les Cris d'Eeyou Istchee ont convenu de faire reposer leur nouvelle entente sur l'Accord sur les revendications territoriales des Inuits du Nunavik, qui a reçu la sanction royale en 2008. L'Accord sur les revendications territoriales concernant la région marine d'Eeyou a été approuvé par référendum par les Cris d'Eeyou Istchee en mars 2010Référence 145 et signé par toutes les parties en juillet 2010Référence 144. Cet accord présente un aspect unique au plan des compétences, car ses bénéficiaires résident au Québec, alors que la revendication concerne le Nunavut.

Figure 13. Carte montrant la zone des îles situées au large de la baie d'Hudson et de la baie James qui sont visées par l'Accord sur les revendications territoriales concernant la région marine d'Eeyou.
Cet accord s'applique aux îles situées au large de la partie québécoise de l'écozone+ des plaines hudsoniennes ainsi qu'à certaines îles du large de l'écozone+ de la Taïga du bouclier, plus au nord.
Carte montrant la zone des îles situées
Source : Gouvernement du Canada, Gouvernement du Nunavut et Grand Conseil des Cris, 2010Référence 143
Description longue pour la figure 13

Cette carte montre la zone des îles situées au large de la baie d'Hudson et de la baie James qui sont visées par l'Accord sur les revendications territoriales concernant la région marine d'Eeyou. Cet accord s'applique aux îles situées au large de la partie québécoise de l'écozone+ des plaines hudsoniennes dans la partie sud-est de la baie James , ainsi qu'à certaines îles du large de l'écozone+ de la Taïga du bouclier, plus au nord. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Au Manitoba, on a mis sur pied le Conseil de gestion de Wapusk afin qu'il cogère le parc national Wapusk (Manitoba) après sa création à partir d'un secteur de la zone de gestion de la faune du cap Churchill en 1996. Cette entente de cogestion a été formulée dans le protocole d'accord fédéral-provincial concernant le parc en fonction de deux considérations principales : 1) le parc doit être géré dans le contexte de ses terres adjacentes; 2) les résidents du secteur peuvent continuer à avoir accès aux terres du parcRéférence 146. Le Conseil de gestion de Wapusk est composé de dix membres nommés par les groupes autochtones concernés ainsi que par les gouvernements fédéral, provinciaux et municipauxRéférence 146, Référence 147. Le Conseil formule des recommandations à l'intention du ministre de l'Environnement fédéral sur des sujets relatifs à l'aménagement, la gestion et la mise en valeur du parc, tandis que Parcs Canada gère les opérations quotidiennesRéférence 147.

Outre les initiatives qui requièrent la participation du gouvernement fédéral (mentionnées plus haut), plusieurs initiatives provinciales et territoriales sont en place. Ces initiatives représentent divers niveaux de gestion ciblés (c.-à-d. à l'échelle du paysage ou de l'écosystème) et ne sont pas harmonisées entre les administrations. La plus remarquable de ces initiatives est peut-être la nouvelle initiative exhaustive sur l'aménagement du Grand Nord de l'OntarioRéférence 136. Ses objectifs, qui s'appliquent aux terres publiques dans l'étendue géographique du « Grand Nord » de l'Ontario (y compris la partie ontarienne de l'écozone+ des plaines hudsoniennes), sont les suivants : 1) établir un processus pour l'aménagement communautaire des terres qui accorde aux Premières Nations un rôle de premier plan (les plans communautaires d'aménagement des terres doivent être élaborés par les Premières Nations préalablement à la mise en œuvre de tout projet d'envergure); 2) appuyer la protection d'au moins la moitié des zones du Grand Nord ontarien dans un réseau interconnecté de zones protégées désignées dans les plans communautaires d'aménagement des terres; 3) maintenir la biodiversité et les processus ou fonctions écologiques, y compris le stockage et la séquestration du carbone; 4) permettre le développement économique durable des ressources naturelles qui profitent aux Premières Nations, tout en reconnaissant les intérêts environnementaux, sociaux et économiques de tous les Ontariens. Cette initiative d'aménagement du territoire offre de grandes possibilités pour la protection de la biodiversité et pour l'intégrité de l'écosystème dans la plus grande partie de l'écozone+ des plaines hudsoniennes qui se trouve en Ontario, particulièrement dans le contexte des pressions croissantes exercées dans ce secteur pour renforcer la mise en valeur des ressources (voir la section Paysages terrestres et aquatiques intacts à la page 66). L'initiative a aussi reçu le soutien d'un comité consultatif scientifique du Grand NordRéférence 148 chapeauté par le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario. Ce comité consultatif a recommandé l'adoption d'un modèle régional de « matrice de conservation » pour l'aménagement du territoire susmentionné, modèle qui serait soutenu par une gestion adaptative et un engagement connexe soutenu à l'égard de la collecte et du partage de renseignements, tant scientifiques que d'origine autochtone.

Ce type d'aménagement à vaste échelle du territoire n'a pas été encore utilisé, que ce soit au Manitoba ou au Québec, afin d'aider à orienter de façon similaire la mise en valeur des ressources dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes. Cela dit, les deux gouvernements ont récemment fait connaître leur intention de promouvoir une intendance plus poussée de leurs terres respectives dans le Grand Nord (y compris l'écozone+ des plaines hudsoniennes). Plus particulièrement, le gouvernement du ManitobaRéférence 132 s'est engagé, en collaboration avec des intervenants et avec des organisations non gouvernementales de premier plan dans le domaine du changement climatique, à élaborer une stratégie d'intendance des tourbières boréales. Pour sa part, le gouvernement du Québec (2009)Référence 138 s'est engagé à protéger contre l'expansion industrielle au moins 50 % de la zone désignée dans son Plan Nord, c'est-à-dire les terres situées au nord du 49e parallèle.

Constatation clé 10
Espèces non indigènes envahissantes

Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale

Les espèces non indigènes envahissantes sont un facteur de stress important en ce qui concerne le fonctionnement, les processus et la structure des écosystèmes des milieux terrestres, des milieux d'eau douce et d'eau marine. Leurs effets se font sentir de plus en plus à mesure que leur nombre augmente et que leur répartition géographique progresse.

Note : Contrairement à la portée de la constatation clé à l'échelle nationale présentée ci-haut (qui se limite aux espèces non indigènes envahissantes), la discussion sur les espèces envahissantes dans cette section porte sur les espèces indigènes et non indigènes du Canada qui ont été introduites à l'extérieur de leur aire de répartition naturelle.

L'écozone+ des plaines hudsoniennes abrite relativement peu d'espèces introduites et potentiellement envahissantes en comparaison à d'autres écozones+ du Canada (par exemple ACIA 2010Référence 149). Un certain nombre d'espèces indigènes et non indigènes du Canada ont été introduites dans l'écozone+ à partir de secteurs extérieurs à leur aire de répartition normale, mais leur incidence sur l'écologie de l'écozone+ n'est pas bien étudiée ou surveillée, et leur degré d'invasion y est donc inconnu. La plupart des espèces introduites présentes dans l'écozone+ sont des plantes vasculaires (au moins 98 espèces), dont un très grand nombre demeurent localisées autour de quelques villages et d'autres zones où se concentrent la plupart des activités humainesRéférence 99. Parmi les mammifères introduits, citons la souris communeRéférence 150 et, chez les oiseaux, le Pigeon biset, l'Étourneau sansonnet et le Moineau domestiqueRéférence 90, Référence 151, que l'on trouve également en petits nombres autour des villages.

Les espèces de poissons introduites comprennent la carpe communeRéférence 152, l'éperlanRéférence 153-Référence 156, et l'achigan à petite boucheRéférence 157, Référence 158. La carpe commune (non indigène), poisson destructeur qui s'alimente sur les fonds et que l'on trouve dans la rivière Nelson, endommage l'habitat des poissons indigènes en se nourrissant abondamment de végétation et en déracinant les plantes qui poussent dans le substratRéférence 152. L'éperlan, un petit poisson anadrome et prédateur d'espèces non indigènes, a été observé dans la rivière Nelson en 1998 et dans la rivière Churchill en 2002Référence 154, Référence 155, mais depuis, sa présence n'y a plus été signalée, et ce en dépit de plusieurs tentatives d'en capturer davantageRéférence 159. La dissémination de l'éperlan suscite des préoccupations, car cette espèce est une prédatrice vorace d'invertébrésRéférence 153, Référence 156. L'éperlan entre directement en compétition pour l'accès à la nourriture avec bon nombre de poissons indigènes, notamment le grand corégone et le cisco, dont il mange les œufs et les larves. Enfin, l'achigan à petite bouche est une espèce indigène au Canada, mais il a été introduit dans des régions extérieures à son aire de répartition naturelle, y compris en OntarioRéférence 160. Cette espèce prédatrice des eaux chaudes a récemment été observée pour la première fois dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes, à savoir dans la rivière Moose (2008)Référence 157 et dans le cours inférieur de la rivière Albany (2009)Référence 158. L'achigan à petite bouche est un compétiteur redoutable dont la présence entraîne habituellement des répercussions négatives sur des espèces comme l'omble de fontaine, le touladi et le doré jauneRéférence 160-Référence 162. Bien que l'expansion de son aire de répartition dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes soit actuellement limitée par de rudes conditions climatiques et physiquesRéférence 163, on s'attend à ce que cette espèce devienne encore plus compétitive dans ce secteur en raison du changement climatique (le changement climatique est abordé à la page 54).

L'introduction d'autres espèces dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes pourrait être facilitée par la connectivité hydrologique avec des écozones+ adjacentes au sud (dans cette région du Canada, les cours d'eau et les milieux humides coulent vers le nord), par exemple pour les espèces de poissons mentionnées plus haut, mais également par d'autres voies de transport. Les voies de transport à destination de l'écozone+, encore assez limitées, comprennent un port d'expédition en eau profonde à Churchill (l'un des trois seuls ports en eaux profondes de la zone arctique marine), un port en eau peu profonde à Moosonee ainsi qu'une voie aérienne, deux lignes de chemin de fer (au Manitoba et en Ontario) et une route ouverte en toute saison (au Québec) qui relie l'écozone+ aux systèmes de transport terrestres du sudRéférence 14, Référence 76, Référence 164-Référence 166 (voir aussi la discussion sur la pressions attribuable aux projets d'exploitation à la section Paysages terrestres et aquatiques intacts à la page 66).

Constatation clé 11
Contaminants

Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale

Dans l'ensemble, les concentrations d'anciens contaminants dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine ont diminué au cours des 10 à 40 dernières années. Les concentrations de beaucoup de nouveaux contaminants sont en progression dans la faune; les teneurs en mercure sont en train d'augmenter chez certaines espèces sauvages de certaines régions.

Très peu de pollution émane de l'écozone+ des plaines hudsoniennes, mais le transport à grandes distances n'est pas étranger à la présence de contaminants chez certaines espècesRéférence 4. Les activités de surveillance des concentrations de contaminants dans le biote de l'écozone+ sont très limitées, à quelques exceptions près, comme les polluants organiques persistants (POP) et les métaux chez les ours polaires (prédateurs supérieurs) et le mercure chez certaines populations de poissons touchées par les aménagements hydroélectriques.

Bon nombre de POP ont été détectés dans les tissus d'ours polaires dans l'ensemble de leur aire de répartition mondiale, y compris des individus provenant des sous-populations de l'ouest et du sud de la baie d'Hudson qui estivent sur terre dans l'écozone+ des plaines hudsoniennesRéférence 167-Référence 170. Parmi les populations mondiales, les ours polaires du sud de la baie d'Hudson affichent des concentrations particulièrement élevées de composés apparentés au chlordane et de ses métabolites (ΣCHL), de 4,48-DDE et de dieldrineRéférence 167, Référence 168. Les tendances globales qu'affichent les concentrations de POP chez les sous-populations de l'ouest et du sud de la baie d'Hudson sont variablesRéférence 170, Référence 171; on constate une diminution des concentrations de certains contaminants, y compris des contaminants hérités comme le pesticide DDT (Figure 14). Cependant, les concentrations de nouveaux POP, tels que l'ignifugeant bromé et le perfluoroalkyle augmentent rapidement dans les régions arctique et subarctiqueRéférence 170-Référence 174, et le degré de contamination des ours polaires appartenant à la sous-population du sud de la baie d'Hudson est supérieur à celui des ours polaires d'autres secteursRéférence 172, Référence 173, Référence 175, Référence 176. On ignore exactement quels effets les niveaux de contaminants mesurés pourraient avoir sur les ours polaires sauvages, mais certains ont avancé qu'ils pourraient entraîner une détérioration des fonctions endocriniennes, immunitaires et reproductricesRéférence 177-Référence 180.

Figure 14. Tendances temporelles affichées par les principaux composés organochlorés dans les tissus adipeux d'ours polaires de la sous-population de l'ouest de la baie d'Hudson.
Les échantillons ont été prélevés dans la zone de Churchill, dans la région de l'ouest de la baie d'Hudson, entre 1968 et 2002. Les échantillons prélevés entre 1991 et 2002 proviennent de biopsies de graisse, mais les échantillons plus anciens proviennent de tissus adipeux. Abréviations : β-HCH, bêta-hexachlorocyclohexane; α-HCH, alpha-hexachlorocyclohexane; ∑CBz, chlorobenzènes; ∑CHL, chlordanes; ∑DDT, dichlorodiphényltrichloroéthane et ses métabolites; ∑PCB, congénères de biphényles polychlorés.
Tendances temporelles affichées
Source : Tiré de Braune et al., 2005Référence 171 (p. 42, figure 21) avec l'autorisation d'Elsevier. Les données sont tirées de Norstrom, 2001Référence 181 et de Letcher et al., 2003Référence 182
Description longue pour la figure 14

Ce graphique présente six diagrammes à barres qui montrent les tendances temporelles affichées par les principaux composés organochlorés dans les tissus adipeux d'ours blancs de la sous population de l'ouest de la baie d'Hudson, entre 1968 et 2002.

Voici les faits saillants révélés par chaque diagramme :

  1. Les concentrations de bêta-hexachlorocyclohexane sont variables. Elles atteignent un sommet vers 1990 et diminuent de manière générale jusqu'à la fin de la période.
  2. Les concentrations d'alpha-hexachlorocyclohexane dans les échantillons augmentent entre 1968 et 1981. Les échantillons recueillis dans les années 1990 affichent une réduction des concentrations, soit près de la moitié des concentrations de 1981.
  3. Les concentrations de chlorobenzènes dans les échantillons augmentent entre 1968 et 1981, puis affichent une tendance à la baisse jusqu'à la fin de la période.
  4. Les concentrations de chlordanes varient dans l'ensemble de la période et atteignent un sommet en 1981.
  5. Les échantillons de 1968 affichent les plus fortes concentrations de dichlorodiphényltrichloroéthane et de ses métabolites pour la période. Les concentrations diminuent avec une certaine variabilité jusqu'à la fin de la période.
  6. Les concentrations de congénères de biphényles polychlorés culminent vers 1981 et 1992. Les concentrations issues des échantillons recueillis dans le reste de la période sont variables.

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En raison des variations de l'état de la glace marine (voir la section Glace de mer à la page 36), les ours polaires se nourrissent moins de phoques barbus dépendants de la glace (qui consomment des invertébrés) et davantage de phoques communs ou de phoques du Groenland qui vivent en eaux libres (qui se nourrissent de poissons)Référence 170. Comme les phoques se nourrissant de poissons présentent de plus hautes concentrations de contaminants, les concentrations de certains contaminants hérités dans les tissus des ours polaires pourraient ne pas décliner autant que ce à quoi nous nous serions attendus si le régime de ces animaux n'avait pas changé, et les concentrations de nouveaux contaminants pourraient augmenter à un rythme plus rapideRéférence 170. On estime que les concentrations d'ignifugeants bromés (PBDE) chez les ours ont augmenté plus rapidement (dans une proportion de 28 %) entre 1991 et 2007 que si ces animaux n'avaient pas modifié leur régime. Compte tenu de données limitées (2001-2003), on ne peut pas déterminer avec précision si des tendances semblables pourraient être observées dans le régime des ours polaires du sud de la baie d'HudsonRéférence 183.

Contrairement aux POP, les concentrations de 21 éléments (mercure, plomb, cadmium) n'ont pas varié de façon importante chez les ours polaires canadiens depuis les années 1980, y compris chez les ours de la sous-population du sud de la baie d'Hudson. Les concentrations de tous les éléments mesurés, dont le mercure, se situent sous les niveaux associés à des effets toxiquesRéférence 184, Référence 185. On enregistre relativement peu d'émissions industrielles de mercure dans les zones nordiques, bien que, dans ces zones, une certaine quantité de ce métal soit déposée après avoir été transporté sur de grandes distancesRéférence 186. Les dépôts d'acide atmosphérique, qui pourraient accroître la méthylation du mercure sous sa forme davantage biodisponible, ne représente pas, à l'heure actuelle, un enjeu dans cette étendue géographique, bien que l'écozone+ renferme certaines terres sensibles à l'acideRéférence 187, Référence 188.

Les teneurs en mercure sont relativement élevées dans les environnements aquatiques naturels de l'écozone+ des plaines hudsoniennes et dans les zones nordiques situées à proximité, notamment dans les secteurs où le contenu organique est élevé (la matière organique lie efficacement le mercure)Référence 65. Par conséquent, la perspective d'une hausse de l'assimilation du méthylmercure dans la chaîne alimentaire aquatique suscite des préoccupations lorsque l'on inonde de nouveaux réservoirs, particulièrement sur des sols organiques (l'inondation peut favoriser la conversion bactérienne du mercure inorganique en méthylmercure, une forme davantage biodisponible)Référence 189. Des hausses significatives des teneurs en mercure ont en effet été observées dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes après l'inondation du réservoir Opinaca en 1980Référence 65, Référence 190, Référence 191 (pour de plus amples renseignements sur le réservoir, consulter la section Milieux humides à la page 23et la section Lacs et cours d'eau à la page 25). Les concentrations de méthylmercure dans l'eau ont augmenté, puis ont revenues à leur niveau d'avant la mise en eau des réservoirs en huit à dix ans, tandis que les concentrations (bioaccumulées) de ce composé chez les poissons ont diminué de façon plus graduelle (Figure 15). Après la création du réservoir, les concentrations de mercure étaient également élevées chez les poissons résidant dans le canal de dérivation connexe, mais non dans les tronçons à débit réduit du cours inférieur des rivières Eastmain et Opinaca. L'incidence que ces concentrations élevées de mercure ont sur ces poissons n'est pas bien connue, mais les organismes de santé publique œuvrant dans le domaine de la sécurité de la consommation humaine recommandent que l'on ne consomme que deux repas de poisson par mois pour les espèces piscivoresRéférence 191 et quatre repas par mois (en cas de consommation occasionnelle) plus récemmentRéférence 190. Selon les prévisions, les concentrations de mercure chez les poissons devraient augmenter à nouveau dans le réservoir Opinaca en raison de la réception de mercure importé du réservoir Eastmain-1 récemment mis en eau en amont, immédiatement à l'extérieur des limites de l'écozone+ Référence 190.

Figure 15. Changements dans les concentrations de mercure (mg/kg) dans la chair des poissons suivants : a) grand corégone (non piscivore), b) doré jaune (piscivore) et c) grand brochet (piscivore) dans le réservoir Opinaca, entre 1981 et 2007.
Les concentrations d'avant la mise en eau du réservoir correspondant aux points de données de 1979 (et comme ligne de référence) représentent les concentrations naturelles de mercure chez ces espèces de poissons dans les lacs de la région avant la création du réservoir en 1980 (flèche). Tous les points de données représentent des poissons de longueur standard, qui sont de 500 mm pour le grand corégone et le doré jaune et de 700 mm pour le grand brochet. Il convient de noter que l'axe des y n'est pas à la même échelle d'un graphique à l'autre.
Changements dans les concentrations de mercure
Source : Abraham et al., 2011Référence 4, qui ont utilisé les données de Therrien et Schetagne, 2008Référence 190
Description longue pour la figure 15
graphique présente trois diagrammes montrant les informations suivantes :
Annéegrand corégonedoré jaunegrand brochet
19790,21.00,6
19810,21.42,2
19840,52,61,9
19860,52,12,1
19880,62,72,8
19900,53,12,7
19920,62,62,5
19940,42,62,3
19960,42,11,5
20000,31,41,6
20040,31,51,3
20070,31,5-
---Mercure total (mg/kg)

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Les contaminants environnementaux dont la présence a été confirmée dans certaines anciennes stations radars du réseau Mid-Canada (détection Doppler) dans l'écozone+ comprennent les hydrocarbures pétroliers, l'amiante, les métaux lourds, les pesticides et les biphényles polychlorés (BPC)Référence 192-Référence 204. Une évaluation limitée d'échantillons de tissus de lièvres au site de la station radar, situé immédiatement au sud de l'écozone+ (site 060, Relay/Foxville), a abouti à la publication d'un avis sanitaire concernant les aliments régionaux provenant de ce site en raison de concentrations de BPC qui dépassaient les valeurs établies dans les lignes directrices de Santé Canada sur la sécurité alimentaireRéférence 205. Les préoccupations exprimées par des Autochtones de la région concernant l'incidence potentielle de ces anciens sites de stations radars sur les écosystèmes locaux et sur la santé humaine ont pour fondement l'avis sanitaire de Santé Canada ainsi que les opinions et connaissances des Autochtones au sujet des répercussions dans la zoneRéférence 206, Référence 207. Les stations radars du réseau Mid-Canada, qui comprennent 21 sites dans les parties manitobaine et ontarienne de l'écozone+ des plaines hudsoniennes, sont devenues pleinement opérationnelles en 1958 et ont été abandonnées en 1965. Des activités de restauration sont en cours dans les sites ontariens. Des sangsues (Haemopis spp.) ont été utilisées pour surveiller les concentrations de BPC dans la rivière Albany après la restauration du premier site (site 050, île Anderson), qui est adjacent à Fort Albany (les activités de restauration s'étant terminées en 2001). Les résultats indiquent que, même si les concentrations de BPC étaient encore élevées quatre ans après la restauration du site, elles avaient néanmoins diminué et par conséquent, l'élimination de la source terrestre de BPC au site 050 semble avoir éliminé la principale source de BPC dans la rivièreRéférence 208.

Constatation clé 14
Changements climatiques

Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale

L'élévation des températures partout au Canada ainsi que la modification d'autres variables climatiques au cours des 50 dernières années ont eu une incidence directe et indirecte sur la biodiversité dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine.

Dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes et la vaste région de la baie d'Hudson, les tendances climatiques sont évidentes. Selon les modèles, l'écozone+ connaîtra à l'avenir une amplification du réchauffement climatique, et l'écologie de la région en subira probablement de grandes conséquences.

Variations observées

Au cours de la période s'échelonnant de 1950 à 2007, les données à long terme recueillies aux quelques stations climatologiques se trouvant dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes (Figure 16) ont montré l'existence de tendances importantes à la hausse pour les températures moyennes annuelles ou saisonnières (hiver ou été) et les degrés-jours de croissance réelle et à la baisse pour les précipitations printanières totales, le nombre de jours avec précipitations par saison (printemps ou hiver) et la proportion des précipitations tombant sous forme de neige, selon l'endroit (Tableau 3)Référence 7. Des changements importants sur le plan de la température comme des précipitations sont également visibles dans l'ensemble de la région de la baie d'HudsonRéférence 7, Référence 209.

Figure 16. Emplacements des stations climatologiques dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes pour lesquelles il existe une quantité suffisante de données à long terme pour analyser les tendances.
Il convient de noter que les trois stations effectuent une surveillance des conditions côtières et que les données sur les températures à long terme n'existent que pour deux de ces stations, à savoir Churchill et Moosonee; les données de la station Eastmain n'ont été utilisées que dans les analyses des précipitations.
Pourcentage de la population
Source : Emplacements des stations tirés de Zhang et al., 2011Référence 7
Description longue pour la figure 16

Cette carte de l'écozone+ des plaines hudsoniennes montre l'emplacement des stations climatologiques pour lesquelles il existe une quantité suffisante de données à long terme pour analyser les tendances. La station Churchill (Manitoba), est située à l'extrémité nord de l'écozone+. Les stations Moosonee (Ontario) et Eastmain (Québec) sont situées le long de la baie James, dans la région du sud est de l'écozone+.

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Tableau 3. Aperçu des tendances climatiques d'après les données des stations se trouvant dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes pour la période s'échelonnant de 1950 à 2007.
Variable climatiqueTendances significatives (p < 0,05), variation totale pour la période s'échelonnant de 1950 à 2007
Température annuelle moyenne
  • Churchill : ↑ 1,3 °C
  • Moosonee : aucune tendance significative
  • Eastmain : données non analysées
Température saisonnière moyenne
  • Churchill :
    • température moyenne estivale ↑ 1,9 °C
    • température moyenne hivernale ↑ 2,2 °C
  • Moosonee : température moyenne estivale ↑ 1,6 °C
  • Eastmain : données non analysées
Nombre de degrés-jours de croissance réelle
  • Moosonee: ↑ de 220,4 °C
  • Churchill et Eastmain : données non analysées
Précipitations annuelles totales
  • Aucune tendance significative (aux trois stations)
Précipitations saisonnières totales
  • Churchill : aucune tendance significative
  • Moosonee : précipitations printanières (de 28,1 % par rapport à la moyenne de la période de 1961 à 1990)
  • Eastmain : aucune tendance significative
Nombre moyen annuel de jours avec précipitations
  • Aucune tendance significative (à deux stations; les données de la station Eastmain n'ont pas été analysées)
Nombre moyen de jours avec précipitations par saison
  • Churchill : ↓ de 14,4 jours de printemps avec précipitations
  • Eastmain : ↓ de 33,1 jours d'hiver avec précipitations
  • Moosonee : aucune tendance significative
Rapport entre la quantité de neige et la quantité totale des précipitations
  • Moosonee : 7,0 % de l'unité ↓ en proportion des précipitations tombant sous forme de neige
  • Churchill : aucune tendance significative
  • Moosonee : données non analysées

Aux fins de la présente analyse, les variables que sont la température et les précipitations ont été exprimées comme des anomalies par rapport à une période de référence (1961-1990). Les analyses saisonnières ont reposé sur quatre saisons, définies comme suit : printemps, de mars à mai; été, de juin à août; automne, de septembre à novembre; hiver, de décembre à février.

Source : Les données sur l'écozone+ ont été fournies par Zhang et al., 2010Référence 7.

Les effets du changement climatique sont visibles. L'étendue de la glace marine a considérablement diminué, et la saison glacielle est dorénavant beaucoup plus courte (voir la section Glace de mer à la page 36). Une saison glacielle plus courte est, par ricochet, corrélée à des déclins de la condition corporelle, de la survie et de l'abondance des sous-populations d'ours polaires qui fréquentent l'écozone+ des plaines hudsoniennes (voir la section Ours blanc à la page 69). Les variations touchant la glace marine jouent également un rôle dans certains changements observés dans les données se rapportant à la phénologie de la faune et les interactions prédateurs-proies, y compris les interactions entre l'ours polaire et la Petite Oie des neiges, dont la date moyenne d'éclosion des œufs dans l'écozone+ avance avec la progression du changement climatique (voir la section Réseaux trophiques à la page 82). La date d'éclosion des œufs des oies au Canada avance égalementRéférence 210. Il est possible que d'autres effets précoces du changement climatique se fassent également sentir, mais qu'ils ne puissent être détectés étant donné la surveillance insuffisante dont a fait l'objet cette écozone+. Par exemple, on ne dispose pas de données de surveillance nous permettant d'établir si le pergélisol est en train de dégeler ou si la saison glacielle en eaux douces, à savoir dans les lacs et les cours d'eau, se raccourcit, mais on soupçonne l'existence de tels changements (voir la section La glace dans l'ensemble des biomes à la page 36).

Variations projetées

La plupart des études sur les projections climatiques sont menées à des échelles spatiales plus vastes que celle de l'écozone+ des plaines hudsoniennes et pour des périodes plus longues. En conséquence, un haut niveau d'incertitude prévaut quant aux changements qui y surviendront à l'avenir. Néanmoins, il est possible de commenter les trajectoires des variations climatiques et écologiques d'après un nombre croissant d'études.

Les scénarios climatiques élaborés pour la région de la baie d'Hudson à l'aide de divers modèles de circulation générale (MCG) et de modèles climatiques régionaux (MCR) prédisent une hausse des températures au-dessus de la terre et des mers et ce, à toutes les saisons, et des différences de température maximales survenant généralement en hiverRéférence 69, Référence 125, Référence 141, Référence 211-Référence 214. Les résultats relatifs aux précipitations sont plus équivoques que ceux qui concernent la température, mais il est souvent prédit aussi que les précipitations vont augmenter, avec quelques exceptions selon le modèle, la saison ou l'endroit. Lorsqu'une augmentation des précipitations au-dessus de la terre en été est prédite, elle aura tendance à être largement compensée par une hausse de l'évaporation associée aux températures plus chaudes (c.-à-d. que les conditions seront plus sèches dans l'ensemble). En raison de la disparition de la glace marine, on projette une amplification du réchauffement pouvant atteindre environ 10 °C en hiver (ou 8 °C comme moyenne annuelle), imputable à la rétroaction glace-albédoRéférence 125, qui menacerait la pérennité du pergélisol dans l'ensemble de l'écozone+ Référence 95, Référence 125, Référence 211.

D'après les conclusions plus précises de cette modélisationRéférence 95, Référence 125, Référence 211, le réchauffement mènera vraisemblablement :

1) à une réduction substantielle ou à la disparition complète de la glace marine saisonnière dans la baie James et le sud de la baie d'Hudson (à savoir dans les secteurs adjacents à l'écozone+ des plaines hudsoniennes) d'ici 2100 (voir aussi Joly et al. , 2010Référence 212 pour une modélisation régionale en plus haute résolution jusqu'en 2070);

2) à une élimination virtuelle du climat qui assure le maintien du pergélisol d'ici 2100;

3) à une disparition connexe d'au moins 50 % du pergélisol sur une superficie continue (et à une disparition complète du pergélisol qui se trouve actuellement sur une superficie discontinue ou en parcelles isolées).

Du fait que les conditions climatiques et édaphiques qui définissent l'écozone+ sont imputables à la présence de la glace marine et du pergélisol, des effets en cascade sur l'écologie de l'écozone+ sont attendus. Les espèces qui dépendent de la glace marine sont celles qui risquent le plus d'être touchées du fait que, d'après les tendances actuelles, le processus de détérioration observé dans les sous-populations d'ours polaires devraient se maintenir ou s'accélérerRéférence 215-Référence 217 (voir la section Ours blanc à la page 69). L'accroissement de la superficie des eaux libres océaniques accroît la probabilité d'une action accrue des vagues (érosion côtière) et d'ondes de tempête qui pourraient accroître la fréquence des inondations dans l'arrière-paysRéférence 71. Les cartes de la sensibilité des tourbières laissent sous-entendre qu'il est probable qu'une grande partie des tourbières de l'écozone+ subiront des effets graves ou extrêmes à la suite de la fonte du pergélisol et de l'apparition d'autres changements d'ordre hydrologiqueRéférence 218 (Figure 17). Dans les zones situées plus au nord, on s'attend à ce que la fonte du pergélisol entraîne d'abord un effondrement de la tourbe, une élévation du niveau supérieur de la nappe phréatique et la formation d'étangsRéférence 219. Inversement, les zones situées plus au sud, où la superficie du pergélisol est limitée, pourront devenir plus xériquesRéférence 219, ce qui pourrait entraîner une fragmentation des terres humidesRéférence 220 et une transition vers des communautés dominées par des arbustes et des arbresRéférence 221, Référence 222. Le principal habitat propice à l'aménagement de tanières pour l'ours polaire sera affecté par la dégradation suivie, tôt ou tard, de la disparition de ses caractéristiques géomorphiques, comme les palsesRéférence 223-Référence 225. De plus, l'habitat important pour les espèces qui dépendent des terres humides, y compris une bonne partie de la population d'oiseaux nicheurs, sera également altéré ou perdu. Comme ailleurs, d'autres changements dans la répartition des espèces et les assemblages d'espèces sont prévus tant en milieu d'eau douce qu'en milieu terrestre (par exemple, voir Minns et Moore, 1995Référence 226; McKenney et al., 2007Référence 227).

On ne sait pas dans quelle mesure les vastes tourbières de l'écozone+ pourront continuer à stocker et accumuler du carboneRéférence 228, mais les changements qui pourraient affecter l'équilibre du carbone dans les tourbières suscitent des préoccupations d'intérêt planétaire à l'égard de la biodiversité et du bien-être humain. Si le carbone stocké dans les tourbières de l'écozone+ est rejeté dans l'atmosphèreRéférence 218, Référence 229, ces rejets pourront avoir une rétroaction positive sur la libération de gaz à effet de serre dans l'atmosphèreRéférence 229, une situation qui pourrait être encore exacerbée si de vastes superficies de tourbières asséchées venaient à brûler, tel qu'il est préditRéférence 214, Référence 230-Référence 232. Une activité accrue des incendies pourrait, par ricochet, accroître les émissions de mercure qui peuvent, lorsqu'elles ont lieu dans des zones boréales et qu'elles sont produites par la combustion de tourbières, être dix fois plus élevées, voire davantage, que celles produites par la combustion de forêts n'abritant pas de tourbièresRéférence 233. Dans les milieux aquatiques, une hausse de la méthylation du mercure, qui est fonction de la température, suscite également des préoccupationsRéférence 234.

Figure 17. Carte de la sensibilité des tourbières au Canada.
Une grande partie de l'écozone+ des plaines hudsoniennes devrait subir des effets graves ou extrêmes à la suite du réchauffement climatique.
Carte de la sensibilité des tourbières au Canada
Source : Tiré de Tarnocai, 2006Référence 218 (p. 224, figure 2; adapté de Kettles et Tarnocai, 1999Référence 235) avec l'autorisation de Elsevier et Copibec
Description longue pour la figure 17

Cette carte montre la sensibilité des tourbières au Canada, ainsi que les limites actuelles et prévues du pergélisol. Les régions qui présentent une sensibilité extrêmement grave traversent le centre des Territoires du Nord Ouest, le Nunavut, et le nord du Manitoba. On trouve également des zones de sensibilité extrêmement grave dans le nord du Québec, au Labrador et dans le nord des Prairies. Les zones de sensibilité grave s'étendent au sud en longeant les zones de sensibilité extrêmement grave des Territoires du Nord Ouest, du Nunavut et dans le centre de la Saskatchewan et le centre du Manitoba. Les régions du pays où les tourbières présentent une sensibilité modérée sont situées dans le centre du Yukon et des Territoires du Nord Ouest, ainsi que dans certaines parties du nord du Québec et du Labrador. Les zones de sensibilité légère se trouvent dans le nord du Yukon, des Territoires du Nord Ouest et du Nunavut, dans le centre de l'Ontario et dans certaines parties du Nouveau Brunswick et de la Nouvelle Écosse, ainsi que dans la majeure partie de Terre Neuve. Les zones de sensibilité très légère caractérisent le littoral du nord du Canada, la côte du Pacifique Nord, les Rocheuses, le nord des Prairies, le centre et le sud de l'Ontario et du Québec, certaines parties des côtes du nord du Québec et du Labrador et une partie du Nouveau Brunswick. Les tourbières des régions restantes du pays, soit les îles de l'Arctique, la majeure partie de la Colombie Britannique, de l'Alberta et de la Saskatchewan, ainsi que certaines régions éparses de l'Ontario, du Québec et de Terre Neuve, ne sont pas sensibles aux changements.

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Constatation clé 15
Services écosystémiques

Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale

Le Canada est bien pourvu en milieux naturels qui fournissent des services écosystémiques dont dépend notre qualité de vie. Dans certaines régions où les facteurs de stress ont altéré le fonctionnement des écosystèmes, le coût pour maintenir les écoservices est élevé, et la détérioration de la quantité et de la qualité des services écosystémiques ainsi que de leur accès est évidente.

Aucune donnée concluante ne laisse sous-entendre que la capacité de l'écozone+ des plaines hudsoniennes à offrir des services écosystémiques se soit détériorée, d'après l'information limitée qui est disponible pour une série exclusive de services examinés aux fins du Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes pour le Canada (RETE)Référence 4. Les services écosystémiques dispensés par l'écozone+ sont également supposés comme étant stables pour la plupart étant donné le haut degré d'intégrité et l'aménagement minimal du territoire (voir la section Paysages terrestres et aquatiques intacts à la page 66). Les effets du changement climatique et de l'aménagement du territoire à venir sur la résilience ou la capacité de cette écozone+ de continuer à offrir des services écosystémiques sont toutefois incertains.

Le lecteur trouvera dans le texte qui suit le profil d'un service d'approvisionnement (capture), d'un service culturel (utilisation traditionnelle des terres) et d'un service de régulation (climat). Bien que les services relatifs à la régulation du climat, à la maîtrise des crues (modération des perturbations) et à la filtration de l'eau (régulation de la qualité de l'eau) dispensés par l'eau douce (y compris les terres humides) soient parfois considérés comme étant les services écosystémiques les plus importants fournis par les écozones+ boréales du CanadaRéférence 23, Référence 236, Référence 237, on ne dresse ici que le profil de la régulation du climat en raison de son importance à l'échelle planétaire.

La capture, un service d'approvisionnement écosystémique

Les services d'approvisionnement de l'écozone+ des plaines hudsoniennes (c.-à-d. les biens dérivés de la portion vivante de l'écosystème, comme les aliments, les fourrures et les fibres végétales) demeurent très importants pour la majorité des Autochtones qui vivent dans cette régionRéférence 238, Référence 239.

On manque de données à jour, normalisées et complètes sur les services d'approvisionnement dispensés dans l'ensemble de l'écozone+, et les renseignements examinés (capture de caribous, d'orignaux et de sauvagine pour les besoins en aliments et capture d'animaux à fourrure pour les besoins en fourrures) présentaient des lacunes importantes au chapitre de la représentation spatiale et temporelle, en particulier pour ces dernières annéesRéférence 4. Les données les plus robustes confirmant l'existence d'une tendance au cours des dernières années portaient sur la capture d'animaux à fourrure, pour laquelle des données comparables sont disponibles dans la plus grande partie de l'étendue géographique de l'écozone+. Cependant, la plus grande partie, voire la totalité, des registres concernant la capture d'animaux à fourrure provient des dossiers officiels de la chasse au phoque et des rapports obligatoires des marchands établis au Manitoba; par conséquent, la valeur totale absolue des captures (c.-à-d. la valeur incluant les animaux conservés par les Autochtones à des fins personnelles) est inconnue. Néanmoins, les revenus issus de la vente des peaux sont importants pour de nombreuses communautés où les autres sources de revenus peuvent être rares.

Les données disponibles montrent que la tendance au déclin observée dans la capture d'animaux à fourrure se maintient à l'heure actuelle (Figure 18) et résulte en grande partie des tendances enregistrées dans la récolte de peaux de castor du Canada et de rat musqué (non illustrées). Cette tendance, toutefois, n'est probablement pas fortement liée à la diminution des populations d'animaux à fourrure, c.-à-d. à une capacité réduite de l'écozone+ de fournir des animaux à fourrures. Les déclins constatés dans l'effort de piégeage dans l'écozone+ (et dans les récoltes qui en ont découlé) coïncident souvent avec des changements survenus dans les conditions sur le marché. De plus, l'effort de piégeage dans cette région est aussi fonction des conditions économiques locales et du désir des trappeurs amérindiens de conserver un mode de vie traditionnel axé sur la chasseRéférence 64 (voir aussi la section L'utilisation traditionnelle des terres, un service culturel écosystémique à la page 61). En effet, rien n'indique que les effectifs réels des populations d'animaux à fourrure diminuent dans l'ensemble de l'écozone+ Référence 4.

Figure 18. Tendances relatives au prélèvement d'animaux à fourrure, mesurées d'après le nombre moyen de fourrures déclarées ou prélevées par communauté dans les portions manitobaine (de 1996-1997 à 2006-2007), ontarienne (de 1973-1974 à 2006-2007) et québécoise (de 1983-1984 à 2006-2007) de l'écozone+ des plaines hudsoniennes.
Pour le Manitoba, la moyenne est fondée sur les rapports obligatoires des marchands de fourrures pour les sentiers de piégeage qui se trouvent en partie ou en totalité dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes, c.-à-d. ceux situés dans les sections de sentiers de piégeage enregistrés de Churchill, de Limestone, de Shamattawa, de Gods Lake et de Split Lake. Pour l'Ontario, le nombre de communautés participantes a varié d'une année à l'autre; par conséquent, la moyenne repose sur les sept principales communautés de l'écozone+. Pour le Québec, la moyenne repose sur les registres de la chasse d'Eastmain et de Waskaganish.
Tendances relatives au prélèvement d'animaux à fourrure
Source : Abraham et al., 2011Référence 4, qui ont utilisé des données inédites de Conservation Manitoba, 2010Référence 240; ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, 2010Référence 241; et ministère des Ressources naturelles et de la Faune, 2010Référence 242
Description longue pour la figure 18
Ce diagramme de dispersion montre les informations suivantes :
AnnéeManitobaOntarioQuébec
1973  1 817
1974 2 2611 814
1975 1 9541 683
1976  2 934
1977 2 8173 105
1978 2 0012 797
1979 2 9283 179
1980 3 162 
1981 2 977 
1982 2 442 
1983 2 252 
1984 2 771 
1985 1 8762 501
1986 2 7892 043
1987  2 998
1988 2 1422 111
1989 1 3171 624
1990  1 379
1991 7721 170
1992 7651 391
1993  991
1994 1 0031 083
1995 1 5871 280
1996 1 6881 282
19979651 1741 339
19988599971 375
19991 4355371 044
20001 0561 035798
20011 2719001 728
20026794711 193
2003932610951
2004817634912
20051 2171 2681 198
20064643651 655
20076983561 299
---Nombre moyen de fourrures déclarées ou prélevées par communauté

La courbe de tendance pour le Manitoba indique une baisse du nombre de fourrures prélevées, soit de 1 200 en moyenne en 1997 à environ 750 une décennie plus tard. La courbe de tendance pour l'Ontario indique quant à elle que le nombre de fourrures prélevées est passé d'un peu moins de 3 000 en 1973 à moins de 500 en 2007. Enfin, la courbe de tendance pour le Québec indique aussi des baisses, soit de 2 500 fourrures en 1973 à moins de 1 000 en 2007.

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L'utilisation traditionnelle des terres, un service culturel écosystémique

Historiquement, la subsistance des Cris des basses terres de la baie d'Hudson reposait principalement sur la chasse, le piégeage, la pêche, la cueillette et le commerce des produits dérivés de ces activitésRéférence 61, Référence 165. De telles activités renforçaient le lien qui unissait les humains à la terre et à l'environnement, un lien qui était important pour la survie des peuples et le maintien des relations sociales et de l'identité culturelleRéférence 61, Référence 243. Un indicateur de la tendance relative à l'utilisation traditionnelle des terres (continuité culturelle) est le taux de participation au Programme de sécurité du revenu (PSR) en vertu de la Convention de la Baie James et du Nord québécoisRéférence 142. Les familles qui passent plus de quatre mois par année sur les terres sont inscrites au PSR. Depuis la fin des années 1970, le pourcentage des familles bénéficiaires du PSR a diminué, y compris à Eastmain et à Waskaganish (Figure 19). De plus, des études menées dans la partie ontarienne de l'écozone+ indiquent que les Cris sont passés de longs voyages de chasse ou de pêche à de nombreux voyages de quelques jours Référence 239. Le fait que la majorité des familles ne passent plus une partie importante de l'année sur les terres est conforme à l'observation de nombreux aînés. Ceux-ci estiment que le lien des jeunes générations avec les terres n'est plus aussi étroit que par le passéRéférence 244, et que ce détachement n'est probablement pas lié à une détérioration de l'environnement de soutien en tant que tel.

Figure 19. Pourcentage de la population crie à Eastmain et à Waskaganish qui participent au Programme de sécurité du revenu des chasseurs et piégeurs cris, 1977 à 2006.
Pourcentage de la population
Source : Programme de sécurité du revenu des chasseurs et piégeurs cris, 2009Référence 245
Description longue pour la figure 19
Ces deux diagrammes à barres qui montrent les informations suivantes :
AnnéeEastmainWaskaganish
19776564
19785543
19794941
19804338
19814237
19823731
19833224
19843724
19853535
19863031
19872930
19882228
19892428
19902125,5
19911422
19921620,5
19931421
199412,519
19951217
199613,512
19971411
19981511,5
19991311
20001111
200112,511
20021311
20031211
20049,510
20051010
200699,5
--Taux de participation au Programme sécurité du revenu (%)

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La régulation du climat, un service de régulation écosystémique

Les écosystèmes régulent le climat en stockant et en rejetant du carbone, soit en séquestrant (comme puits) ou en émettant (comme source) des gaz à effet de serreRéférence 246. Le Canada compte 87 % des zones de tourbières en Amérique du Nord, et l'écozone+ des plaines hudsoniennes représente son complexe de tourbières le plus vasteRéférence 31. Ainsi, cette écozone+ stocke un volume exceptionnellement élevé de carbone, tant à l'échelle nationale que planétaireRéférence 247.

Le carbone stocké dans les tourbières de l'écozone+ atteindrait, selon les estimations, 6 483 billions de tonnes, ce qui représente 33 % du carbone total stocké dans les tourbières dans la région boréale du Canada, même si l'écozone+ des plaines hudsoniennes ne couvre que 6 % de ce territoire (Tableau 4). La même analyse conclut qu'un autre volume de carbone totalisant environ 945 milliards de tonnes est stocké dans les forêts de cette écozone+ Référence 23, Référence 236. Selon d'autres évaluations, on estime que l'écozone+ des plaines hudsoniennes contient approximativement 33 Gt de carbone du sol ou 12 % du carbone organique stocké dans les sols canadiensRéférence 248. Plus récemment, Tarnocai et al. (2009)Référence 249 ont découvert que les sols dans lesquels on trouve du pergélisol contenaient plus de carbone qu'on ne l'avait estimé auparavant, laissant ainsi supposer que les valeurs absolues relatives au stockage du carbone dans les zones de pergélisol dans le monde peuvent avoir été nettement sous-estimées. Les mises à jour des estimations régionales relatives au stockage du carbone ne sont pas disponibles à l'heure actuelle, en partie du fait que l'étude de Tarnocai et al. (2009)Référence 249 ne faisait pas la distinction entre les divers types de sites où l'on trouve du pergélisol (voir Schindler et Lee, 2010)Référence 237. Néanmoins, dans une perspective relative, l'écozone+ des plaines hudsoniennes contient toujours l'une des densités les plus élevées de carbone à l'échelle mondialeRéférence 249.

Tableau 4. Carbone stocké dans les tourbières des écozones boréales du Canada.
L'écozone+ des plaines hudsoniennes représente ~6 % de la superficie de la région boréale du Canada, mais ~33 % du carbone stocké dans ses tourbières boréales.
ÉcozoneNote a du tableau 4Superficie totale de l'écozone
(ha)Note b du tableau 4
Tourbières
Superficie (ha)
Tourbières
Pourcentage de la superficie de l'écozone (%)
Carbone stocké dans les tourbières
(en millions de tonnes)
Taïga de la Cordillère26 366 0006 7000,031,1
Taïga des plaines63 722 00014 110 00022,12 372
Taïga du Bouclier135 431 0009 705 4007,21 632
Plaines hudsoniennes36 734 00024 868 60067,76 483
Bouclier boréal199 642 00024 515 40012,36 391
Plaines boréales74 412 0009 816 10013,22 559
Cordillère boréale47 772 000177 5000,3784
Total, région boréale du Canada584 079 00083 199 80014,219 522

Note du tableau 4

Note a du tableau 4

Les limites de l'écozone sont celles établies par le Groupe de travail sur la stratification écologiqueRéférence 5, qui diffèrent de celles de l'écozone+ utilisées dans le RETERéférence 6.

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Note b du tableau 4

Les aires indiquées concernent les écozones et non les écozones+.

Retour à la référence de la note b du tableau 4

Source : Adapté d'Anielski et Wilson, 2005Référence 236. Voir aussi Anielski et Wilson, 2009Référence 23

La réserve de carbone relativement considérable de l'écozone+ des plaines hudsoniennes a une valeur élevée pour la société. Dans son quatrième rapport, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climatRéférence 250 a annoncé que la valeur moyenne en 2005 du carbone atteignait 43 dollars américains par tonne d'après les coûts établis des dommages causés par le changement climatique pour la société. Bien que les données soient actuellement insuffisantes pour nous permettre d'examiner les tendances touchant la quantité de carbone stockée dans les tourbières de l'écozone+, le devenir de ce carbone suscite des préoccupations des points de vue de la biodiversité et du bien-être humain (voir la section Changements climatiques à la page 54).

L'importance de maintenir la vaste réserve de carbone présente dans les tourbières de l'écozone+ est de plus en plus reconnue par les administrations responsables de leur gestion. Le gouvernement du Manitoba s'est récemment engagé à élaborer une stratégie d'intendance des tourbières boréales, en collaboration avec des intervenants et des organisations non gouvernementales de premier rangRéférence 132. Cet engagement a coïncidé avec l'établissement de deux nouvelles zones protégées contenant d'importantes réserves de carbone dans l'écozone+ (voir la section Aires protégées à la page 41). En Ontario, la vision en faveur d'un maintien du stockage et de la séquestration du carbone est maintenant exprimée dans la nouvelle Loi sur le Grand Nord de la provinceRéférence 136. À l'appui du but de cette Loi, un comité consultatif scientifique relevant du gouvernement de l'Ontario a recommandé que certaines aires de conservation soient désignées aux endroits où se trouvent les réservoirs de carbone les plus denses et que ces réserves de carbone reçoivent une valeur économique au profit des communautés localesRéférence 148. Le besoin de tenir compte de l'augmentation des activités de suppression des incendies de forêt, étant donné les changements climatiques, est aussi reconnu, même si une telle augmentation posera un problème sur le plan logistique et économique dans une telle étendue géographique (par exemple, voir Stocks et Ward (2010)Référence 251).

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