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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ des plaines hudsoniennes

 

Thème : habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Paysages terrestres et aquatiques intacts

Les paysages terrestres et aquatiques intacts ont été désignés initialement comme une constatation clé récurrente à l'échelle nationale, et des renseignements ont été compilés et évalués par la suite pour l'écozone+ des plaines hudsoniennes. Dans la version définitive du rapport nationalRéférence 3, des renseignements sur les paysages terrestres et aquatiques intacts ont été intégrés à d'autres constatations clés. Ces renseignements sont conservés en tant que constatation clé distincte pour l'écozone+ des plaines hudsoniennes.

L'écozone+ des plaines hudsoniennes est l'une des écozones+ canadiennes qui présentent jusqu'ici le moins d'influence humaine. Elle est caractérisée par une population humaine petite (voir la section Généralités sur l'écozone+ à la page 2), la quasi-absence d'activités de foresterie commerciale (voir la section Forêts à la page 21) et d'activités agricolesRéférence 252 et un nombre relativement peu élevé de projets d'hydroélectricité (voir la section Lacs et cours d'eau à la page 25) ou d'exploitation minière (pour plus d'information concernant la seule mine se trouvant dans l'écozone+, voir la section Milieux humides à la page 23). À ce titre, l'écozone+ des plaines hudsoniennes comprend principalement des paysages terrestres et aquatiques relativement intacts où l'on présume que les processus écosystémiques se déroulent bien. Cependant, les pressions associées à des projets additionnels d'exploitation des ressources et de transport augmentent, et les effets cumulatifs de l'aménagement de routes et des projets d'hydroélectricité soulèvent des préoccupations.

Paysages intacts

L'écozone+ des plaines hudsoniennes est l'écozone+ forestière la plus intacte (celle qui présente la fragmentation d'origine humaine la plus faible) au Canada, 97 % de la superficie étant couverte de fragments de paysage intact (parcelles ou unités de paysage intact) de plus de 10 000 haRéférence 253 en 2006 (Figure 20). La fragmentation linéaire d'origine humaine du paysage se limite à un nombre relativement faible de corridors de transport et de transmission d'hydroélectricitéRéférence 14, Référence 76, Référence 164, dont une nouvelle ligne de transmission d'énergie majeure qui alimente la mine VictorRéférence 37. Deux voies ferrées (une au Manitoba et l'autre en Ontario) traversent l'écozone+ à l'extrémité ouest et à l'extrémité est, du sud jusqu'à proximité de la côte, mais il n'y a encore pratiquement pas de routes dans l'écozone+ . Des routes d'hiver assurent la liaison saisonnière entre les collectivités côtièresRéférence 14, Référence 76, Référence 164, et une route toutes saisons (route de la baie James) relie les collectivités côtières d'Eastmain (1995) et de Waskaganish (2001), au Québec, au réseau routier dans le sudRéférence 166.

Figure 20. Fragments de paysage intact de plus de 10 000 ha dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes (2006).
Dans cette analyse, on donne la définition suivante de « fragment de paysage intact » : étendue naturelle essentiellement non perturbée par l'humain. Chaque fragment est constitué d'une mosaïque d'écosystèmes naturels, comprenant des forêts, des tourbières, des plans d'eau, des zones de toundra et des affleurements rocheux. En 2006, plus de 97 % de la superficie totale de l'écozone+ des plaines hudsoniennes était couverte de fragments de paysage intact.
Fragments de paysage
Source : Adapté de Lee et al., 2006Référence 253, en utilisant les limites de l'écozone+
Description longue pour la figure 20

Cette carte montre l'écozone+ des plaines hudsoniennes en 2006. Dans cette analyse, on donne la définition suivante de « fragment de paysage intact » : étendue naturelle essentiellement non perturbée par l'humain. Chaque fragment est constitué d'une mosaïque d'écosystèmes naturels comprenant des forêts, des tourbières, des plans d'eau, des zones de toundra et des affleurements rocheux. En 2006, plus de 97 % de la superficie totale de l'écozone+ des plaines hudsoniennes était couverte de fragments de paysage intact. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Les grandes étendues de paysages naturels intacts dans l'écozone+ ont une grande valeur pour ce qui est de la biodiversité. L'écozone+ sert toujours d'habitat pour des espèces prédatrices de niveau trophique supérieur telles que le loup gris, de même que pour des espèces préoccupantes à l'échelle nationale comme l'ours blanc (voir la section Ours blanc à la page 69), le caribou des bois (voir la section Caribou à la page 71) et le carcajou, qui ont besoin de vastes étendues de paysages non fragmentés et/ou sans route et qui sont particulièrement vulnérables aux perturbations d'origine humaine. D'ailleurs, les relevés aériens menés dans l'écozone+ entre 2003 et 2010 indiquent une expansion de l'aire de répartition du carcajou vers l'est (sans doute accompagnée d'une augmentation des populations), ce qui correspond à la tendance observée depuis 1970 indiquant que l'espèce recolonise son ancienne aire de répartitionRéférence 254, Référence 255. La présence des carcajous dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes correspond à la limite est de l'aire de répartition de la population de l'Ouest, laquelle est évaluée comme préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)Référence 256. À ce titre, ces animaux sont importants sur le plan stratégique pour le maintien de la population de l'Ouest et le rétablissement de la population de l'Est.

De plus, les habitats côtiers de la baie d'Hudson et de la baie James sont extrêmement importants en tant qu'aires de repos au printemps et en automne et en tant que couloirs de migration pour bon nombre d'espèces de sauvagine, d'oiseaux de rivage et d'autres oiseaux qui ont quitté leurs sites de nidification ou qui se dirigent vers ceux-ci dans l'est et le centre de l'Arctique canadienRéférence 73. On sait que les canards de mer (par exemple, les macreuses) et la Bernache cravant suivent les grandes rivières qui se jettent dans la partie sud de la baie JamesRéférence 257, Référence 258 qui représente un habitat de mue et de repos essentiel pour ces espèces. On pense que de nombreuses Barges hudsoniennes se rendent directement à des haltes migratoires en Amérique du Sud depuis la baie JamesRéférence 259, qui est également une zone importante pour le Bécasseau maubèche, une espèce en voie de disparitionRéférence 72, Référence 260. Le Pélican d'Amérique (espèce menacée en Ontario) et le Cormoran à aigrettes sont tous les deux mentionnés de plus en plus souvent dans l'écozone+ et ont commencé à se reproduire dans le détroit d'Akimiski au cours de la dernière décennieRéférence 261-Référence 263.

Paysages aquatiques intacts

L'écozone+ comporte des rivières et des lacs qui sont relativement en bon état et peu perturbés comparativement aux écozones+ dans les régions plus développées du CanadaRéférence 45, Référence 46. Même si certains grands réseaux de cours d'eau sont fragmentés ou autrement touchés en raison des aménagements hydroélectriques (voir la section Lacs et cours d'eau à la page 25), d'autres rivières relativement longues ne comportent aucun ouvrage de régularisation du débitRéférence 35, Référence 54. On peut penser, entre autres, aux rivières Hayes, Severn, Winisk, Attawapiskat, Harricana et Broadback.

Les nombreux cours d'eau naturels intacts dans l'écozone+ (rivières et autres) sont particulièrement importants pour les poissons anadromes comme l'omble de fontaine, le grand corégone et le cisco (que l'on trouve dans les rivières et autres cours d'eau des zones côtières), ainsi que pour d'autres poissons migrateurs, comme l'esturgeon jaune (que l'on trouve dans toutes les grandes rivières et leurs principaux affluents, ainsi que dans les grands lacs qui y sont reliés). À moins qu'ils soient construits sur des barrières naturelles existantes comme des chutes, les barrages et autres structures d'hydroélectricité entraînent la fragmentation des paysages aquatiques et nuisent à ces espèces et sur d'autres poissons en bloquant physiquement leur passage et en limitant l'accès aux habitats importants pour les étapes critiques du cycle biologique, comme le fraiRéférence 34. L'écozone+ est particulièrement importante pour l'esturgeon jaune, une espèce préoccupante à l'échelle nationale qui présente des baisses plus importantes ou qui est souvent considérée comme disparue dans les zones plus développées (voir la section Esturgeon jaune à la page 77).

Pression associée aux projets d'exploitation

Bien que l'écozone+ des plaines hudsoniennes soit en grande partie intacte à l'heure actuelle, la pression associée à la demande de nouveaux projets d'exploitation de ressources s'accentue, notamment dans les secteurs de l'exploitation minièreRéférence 148, Référence 164, Référence 264-Référence 266, de l'hydroélectricitéRéférence 35, Référence 55, Référence 57, Référence 58, et de l'énergie éolienneRéférence 267-Référence 269. La découverte récente de gisements de classe mondiale de chromite dans la zone minéralisée du cercle de feuRéférence 264, Référence 266 laisse présager la construction de nouvelles infrastructures majeures d'exploitation minièreRéférence 148. Même si les projets d'exploitation de ressources créeront sans doute des emplois dans l'économie fondée sur les salaires dans l'écozone+ , la probabilité élevée qu'il y ait de nouveaux projets d'exploitation des ressources dans cette écozone+ constitue une préoccupation sur le plan de l'écologie, car cela entraînera l'aménagement de routes et d'autres infrastructuresRéférence 37, Référence 164, Référence 166 qui augmenteront la fragmentation du paysage et faciliteront l'accès pour l'humain, ce qui aura des conséquences sur la santé de l'écozone+ Référence 32, Référence 61, Référence 270. Les effets cumulatifs des multiples projets d'hydroélectricité dans le bassin versant de la baie d'Hudson sont également préoccupantsRéférence 59-Référence 63, Référence 189.

Quelles que soient les activités futures d'exploitation des ressources, une étude de faisabilité est en cours pour l'aménagement d'une route toutes saisons qui parcourrait la bordure ouest de l'écozone+ , de Gillam à Churchill, au Manitoba, et au-delà de Rankin Inlet, au NunavutRéférence 271, Référence 272. Une étude de préfaisabilité est également en cours en Ontario pour évaluer les trajets possibles pour une route toutes saisons qui relierait les collectivités le long de la côte de la baie James au réseau routier provincial dans le sudRéférence 273.

Constatation clé 17
Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulier

Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale

De nombreuses espèces d'amphibiens, de poissons, d'oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. Le nombre et de la répartition de la population de certaines espèces diminue tandis que chez d'autres, elle est soit stable ou en pleine santé ou encore en plein redressement.

L'écozone+ des plaines hudsoniennes comporte relativement peu d'espèces considérées comme préoccupantes sur le plan de la conservation par le COSEPAC, celles qui le sont étant pour la plupart des oiseaux migrateursRéférence 30. On fournit ci-dessous une analyse de trois espèces préoccupantes ou qui ont une importance particulière sur le plan écologique, espèces qui sont aussi importantes sur le plan culturel pour les peuples autochtones dans l'écozone+ . Les trois espèces, soit l'ours blanc, le caribou des bois et l'esturgeon jaune, représentent l'interface terre-mer, les paysages terrestres et les paysages aquatiques, respectivement. Les oiseaux font également l'objet d'une analyse en tant que groupe, compte tenu de l'importance de cette écozone+ pour les oiseaux migrateurs en général. De façon globale, les données sont nettement insuffisantes pour évaluer l'état et les tendances chez les espèces des taxons inférieurs, comme les amphibiens.

Ours blanc

L'ours blanc est évalué à l'échelle nationale comme une espèce préoccupante par le COSEPAC (2008)Référence 111, Note de bas de page §. Ce prédateur qui se trouve au sommet de la chaîne alimentaire en milieu marin, est déjà affecté par les changements climatiquesRéférence 274. C'est pourquoi la surveillance continue des populations est essentielle. Soulignons que cette espèce a également une importance culturelle pour les peuples autochtones.

On compte environ 4 000 ours blancs, soit près de 20 % de la population mondiale, dans l'ensemble de la région de la baie d'Hudson. De ce nombre, 1 800 environ se trouvent dans l'écozone+ des plaines hudsoniennesRéférence 275. L'ours blanc utilise les glaces marines comme plateformes pour capturer ses proies (principalement le phoque annelé)Référence 183. Lorsque ces glaces fondent dans la baie d'Hudson et la baie James au cours de l'été, les ours doivent venir sur le rivage, où ils passent jusqu'à cinq mois (huit mois dans le cas des femelles enceintes) en attendant que les glaces marines se forment de nouveauRéférence 114. La sous-population de l'ouest de la baie d'Hudson passe l'été sur terre au ManitobaRéférence 276, tandis que celle du sud de la baie d'Hudson passe l'été sur terre en Ontario et sur les îles du sud de la baie d'Hudson et de la baie James (Nunavut)Référence 277. Les ours blancs présents dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes se trouvent à la bordure sud de leur aire de répartition, où l'on croit que les premiers effets des changements climatiques sur l'espèce sont survenusRéférence 223.

La sous-population de l'ouest de la baie d'Hudson a déjà diminué de 22 %, passant d'environ 1 194 animaux en 1987 à 935 en 2004Référence 274. Cette baisse était accompagnée de signes de détérioration de l'état corporel et d'une réduction des taux de survie dans certaines classes d'âgeRéférence 113, Référence 274. La sous-population adjacente du sud de la baie d'Hudson présente une détérioration importante de l'état corporelRéférence 225 (Figure 21), de même qu'une baisse des taux de survie pour toutes les classes d'âge, quel que soit le sexeRéférence 217. Ensemble, ces observations laissent croire que cette sous-population, dont les nombres sont demeurés stables entre le milieu des années 1980 et la dernière évaluation en 2003-2005, connaîtra sans doute une baisse dans le futurRéférence 217. En vertu des règlements provinciaux applicables, le Manitoba a déclaré la sous-population de l'ouest de la baie d'Hudson comme menacée en février 2008, et l'Ontario a fait de même pour la sous-population du sud de la baie d'Hudson en septembre 2009.

Figure 21. Indice de l'état corporel moyen chez les ours blancs de la sous-population du sud de la baie d'Hudson, 1984-1986 et 2000-2005.
Acronymes : FS - femelles adultes solitaires; FA - femelles adultes avec des petits; M - mâles adultes; SA - ours au stade subadulte; TOUS - ensemble des classes. Voir Cattet et al., 2002Référence 278 pour une description de l'indice de l'état corporel moyen.
Indice de l'état corporel moyen
Source : Tiré d'Obbard et al., 2006Référence 225, sous licence par le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, © Imprimeur de la Reine pour l'Ontario, 2006
Description longue pour la figure 21
Ce diagramme à barres montre l'indice les informations suivantes :
Classe d'âge et classe reproductive1984-19862000-2005
SF1,420,5
AF0,48-0,27
M0,830,29
SA0,88-0,01
ALL0,840,03
--Indice de l'état corporel

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La détérioration de l'état corporel et la baisse du taux de survie et du nombre d'animaux des sous-populations d'ours blancs présentes dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes sont corrélées à des tendances significatives qui indiquent une débâcle des glaces marines survenant plus tôtRéférence 113, Référence 116, Référence 225, Référence 274, phénomène attribuable au changement climatique (voir la section La glace dans l'ensemble des biomes à la page 36). On s'attend à ce que ces tendances concernant les glaces marines dans la baie d'Hudson et la baie James se maintiennent (voir la section Changements climatiques à la page 54) et aient une incidence négative sur l'ours blancRéférence 215. La diminution de la durée annuelle des glaces marines réduit le temps pendant lequel les ours blancs peuvent demeurer sur la glace, chasser les phoques et s'en nourrir et, par conséquent, accumuler des graisses en vue de la période qu'ils passeront sur terre, durant laquelle ils ne mangent que de façon occasionnelle (par exemple, baies, œufs d'oies et oies qui ne volent pasRéférence 279-Référence 283). Les changements dans l'alimentation résultant de la réduction de la durée des glaces marines peuvent aussi être à l'origine des concentrations élevées de certains contaminants chez les ours (voir la section Contaminants à la page 50). Certains signes de changements dans les relations prédateur-proie sont examinés à la section Réseaux trophiques, à la page 82. Même si la récolte ne constitue pas actuellement le principal facteur influant sur les tendances des populations d'ours blancs, elle est reconnue comme un facteur de stress anthropique pour les sous-populations d'ours blancs et doit être suivie de près à l'avenir. La récolte sera particulièrement difficile à gérer à l'avenir, parce que l'abondance des sous-populations pourrait diminuer à la suite des changements climatiquesRéférence 284.

Caribou

Le caribou des bois a une importance sur les plans écologique et culturel dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes. Sur le plan écologique, son état sert d'indicateur de l'intégrité de l'écosystème en général. Habituellement, cette espèce a besoin de vastes étendues de forêts de conifères matures non perturbées et est sensible aux perturbations d'origine humaineRéférence 285-Référence 287. Dans l'écozone+, le caribou des bois a également besoin d'habitats côtiers non perturbés, et de la toundra qu'il utilise du vêlage jusqu'au rutRéférence 254, Référence 288. Il a également une importance culturelle pour les peuples autochtones locaux, puisqu'il fait partie intégrante de leur mode de subsistance traditionnelRéférence 288.

Deux écotypes de caribou des bois se trouvent régulièrement dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes : l'écotype forestier, qui est plus sédentaire et vit plus au sud, et l'écotype migrateur de l'écotone forêt-toundra, que l'on trouve davantage dans le nord (Figure 22). Il arrive qu'en hiver, des caribous de la toundra du troupeau de Qamanirjuaq se déplacent jusque dans l'ouest de l'écozone+ Référence 289 (Figure 22). Cependant, puisqu'il utilise très peu l'écozone+ , ce groupe est très peu touché et n'est pas étudié davantage dans la présente section.

Figure 22. Aire de répartition approximative des troupeaux de caribous dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes et autour de l'écozone+.
L'écozone+ correspond à l'ombrage vert.
Tous les troupeaux indiqués sur la carte sont des troupeaux de caribous des bois, à l'exception du troupeau de Qamanirjuaq, qui est un troupeau de caribous de la toundra, qui se rendent dans l'écozone+ à l'occasion seulement. Le troupeau de caribous des bois des îles Pen (un écotype migrateur de l'écotone forêt-toundra) est représenté sur la carte comme le troupeau de caribous des bois des basses terres côtières de la baie d'Hudson. Le caribou est rarement présent sur l'île Akimiski.
Aire de répartition approximative des troupeaux
Source : Abraham et al., 2011Référence 4
Description longue pour la figure 22

Cette carte présente l'aire de répartition approximative des troupeaux de caribous dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes et autour de l'écozone+. Le troupeau de caribous de la toundra de Qamanirjuaq est réparti le long de la baie d'Hudson au Nunavut et dans le nord du Manitoba. Le caribou des bois de l'écotype forestier, y compris le Jamésie troupeau, est réparti dans le centre du Manitoba, le centre et le nord de l'Ontario et du Québec et la partie sud du Labrador. Le troupeau du cap Churchill est quant à lui réparti dans une petite région située dans le nord -ouest du Manitoba. L'écotype migrateur de l'écotone forêt toundra du caribou des bois comprend quatre troupeaux, soit ceux de la rivière aux Feuilles, de la rivière George, du cap Churchill et des basses terres côtières de la baie d'Hudson. Le troupeau de la rivière aux Feuilles est réparti dans l'ensemble de la partie est de la baie d'Hudson et de la baie James. Le troupeau de la rivière George est réparti dans le nord du Québec et du Labrador. Enfin, le troupeau des basses terres côtières de la baie d'Hudson est réparti le long de la côte sud de la baie d'Hudson, de York Factory à la baie James. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Écotype forestier du caribou des bois

En 2002, le COSEPAC a évalué que la population boréale de l'écotype forestier du caribou des bois était menacée, compte tenu des baisses de population observées dans la majeure partie de l'aire de répartition et des dangers associés à la perte d'habitat et à l'augmentation de la prédation, éléments qui peuvent être exacerbés par l'activité humaineRéférence 290. On trouve cette population dans les portions ontarienne et québécoise de l'écozone+ Référence 291, Référence 292 (Figure 22).

À l'heure actuelle, rien n'indique un recul de l'aire de répartition ou une baisse de la population de caribous de cet écotype dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes, qui est relativement éloignée, problèmes que l'on observe ailleurs dans le paysRéférence 254, Référence 287, Référence 290, Référence 293, Référence 294. On a constaté des densités hivernales de 0,015 à 0,141 caribou/km² lors de relevés systématiques réalisés de façon périodique depuis 1959 dans l'ensemble de la portion ontarienne de l'écozone+ Référence 254. Même s'il était impossible de relever des tendances ou des changements pendant cette période puisque les zones d'étude et les méthodes variaient d'un relevé à l'autre, les données préliminaires d'un relevé mené durant l'hiver 2008 dans la portion sud de l'écozone+ en Ontario, dans le cadre duquel les méthodes et les zones d'étude étaient similaires à celles qui avaient été employées dans des études antérieures, indiquent que les densités ont augmenté à cet endroit, passant de 0,01 caribou/km2 Référence 295 à 0,04 caribou/km2 Référence 296 depuis 1983-1984. La partie ouest de l'aire de répartition du troupeau de la Jamésie (environ 600 animaux) s'inscrit également dans l'écozone+ Référence 297 (Figure 22); à l'heure actuelle, ce troupeau est considéré comme stableRéférence 298.

Écotype de l'écotone forêt-toundra

L'écotype migrateur de l'écotone forêt-toundra du caribou des bois n'a pas été évalué par le COSEPAC. Cet écotype est présent dans les portions manitobaine, ontarienne et québécoise de l'écozone+ et comprend les troupeaux du cap Churchill, des îles Pen (troupeau des basses terres côtières de la baie d'Hudson à la Figure 22), de la rivière George et de la rivière aux Feuilles. Pour les troupeaux de la rivière George et de la rivière aux Feuilles, l'écozone+ ne comprend que la périphérie ouest de l'aire de répartition annuelle (Figure 22). C'est pourquoi il ne sera plus question de ces groupes dans la présente section (voir le Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l'écozone+ de la taïga du BouclierRéférence 33 pour plus d'information concernant ces troupeaux).

Le troupeau du cap Churchill n'a pas été bien étudié, mais il semble n'y avoir aucun changement récent. En 1997-1998, on estimait la population minimale à 3 013 caribous adultesRéférence 299. Parcs Canada a mené un relevé aérien les 28 et 29 mai 2005 et a compté 644 animaux le long des axes de vol au-dessus de l'aire de vêlage connueRéférence 300. Trois dénombrements faits à partir d'un relevé aérien photographique effectué le 20 juillet 2007 dans le cadre d'une autre activité ont donné 2 937 animaux adultes en moyenne, ce qui montre que l'effectif minimum du troupeau n'a pas changé depuis 1997-1998.

Inversement, on croit à un déplacement récent vers l'est et à une baisse possible du nombre d'animaux pour ce qui du troupeau des îles Pen (basses terres côtières de la baie d'Hudson). L'effectif de ce troupeau a augmenté, passant d'un minimum de 2 300 animaux en 1979 à un maximum de 10 798 animaux en 1994Référence 288, mais plusieurs relevés aériens réalisés depuis 2000 montrent que ces animaux ne sont plus présents en grands regroupements dans leur aire de répartition habituelle (région de la frontière du Manitoba et de l'Ontario) (définie dans les années 1990) au moment du vêlage ou pendant l'été, comme c'était le cas dans le passé, ce qui soulève des incertitudes concernant l'état actuel du troupeauRéférence 254. Un déplacement vers l'est de l'utilisation estivale des zones côtières par le caribou de l'écotone forêt-toundra est observé depuis la fin des années 1990Référence 254, les relevés systématiques de 2008 et 2009 révélant que plus de 80 % des caribous de l'écotone forêt-toundra observés de nos jours le sont près du Cap Henrietta MariaRéférence 301. Ces relevés suggèrent également la possibilité d'une baisse significative du nombre de caribous de l'écotone forêt-toundra, le nombre d'animaux observés passant de 3 529 (2008) à 3 304 (2009)Référence 301. Ces résultats (déplacement vers l'est et diminution du nombre de caribous) peuvent refléter : un changement dans l'utilisation de l'aire de répartition et le comportement du troupeau des îles Pen à l'intérieur de la vaste écozone+ des plaines hudsoniennes; une diminution indépendante du nombre de caribous dans leur ancienne aire de répartition dans les îles Pen et une augmentation indépendante du nombre de caribous dans l'est; ou une certaine combinaison de ces résultats et d'autres changements dans les populations ou le comportement.

De multiples facteurs (non étudiés) peuvent être à l'origine, notamment la détérioration de l'état de l'aire de répartition dans les îles Pen réduisant la disponibilité de nourriture, l'augmentation de la densité des espèces prédatrices, les perturbations, et la récolte. Toutefois, on croit que le fait que les animaux aient appris à éviter les endroits où les taux de récolte et/ou de perturbation sont élevés contribuent à la situation actuelle en raison des tendances relatives aux changements (voir Abraham et al. , 2011Référence 4). Il n'existe toujours pas d'estimation détaillée de la taille de la population de l'écotone forêt-toundra du caribou des bois ni d'évaluation de la véritable tendance de la population dans cette écozone+ . Par conséquent, on ne connaît pas le taux de récolte durable, et aucune relation cause-effet claire ne peut être établie. La fragmentation des paysages qui risque de survenir du fait que l'écozone+ (voir la section Paysages terrestres et aquatiques intacts à la page 66) présente un grand potentiel d'exploitation des ressources constitue une préoccupation pour la santé à long terme des deux écotypes de caribou des bois. Les structures construites par l'humain, y compris les perturbations linéaires comme les corridors de transmission d'électricité et les routes d'hiver et toutes saisons, fournissent aux chasseurs et aux prédateurs un meilleur accès au caribou et peuvent former des barrières pour le déplacement du caribou et ainsi influer sur sa répartition Référence 302-Référence 305. Soulignons également que l'on se préoccupe de plus en plus des effets des changements climatiques sur l'habitat du caribou dans l'écozone+ , qui peuvent modifier le statut de l'espèceRéférence 306, Référence 307.

Oiseaux

Représentant le plus grand complexe de zones humides au Canada et le troisième plus grand au mondeRéférence 27, l'écozone+ des plaines hudsoniennes fournit un habitat essentiel pour de nombreuses populations d'oiseaux nicheursRéférence 28. Les nombreux oiseaux de cette écozone+, qui présentent une grande diversité (on compte plus de 340 espèces), sont pour la plupart des espèces migratrices qui appartiennent à l'un des quatre grands groupes suivants : oiseaux terrestres, sauvagine, oiseaux de rivage et oiseaux aquatiques (y compris les oiseaux de mer)Référence 14, Référence 190, Référence 151, Référence 308, Référence 309 (voir aussi Niemi et al. , (2010)Référence 15 pour de l'information sur les oiseaux de mer dans la portion pélagique de la région). Les populations de ces oiseaux migrateurs sont également touchées par des facteurs anthropiques en dehors de l'écozone+ , le long des voies de migration et dans les aires d'hivernage plus au sud. Il n'existe aucun programme de surveillance des tendances chez les oiseaux pour l'ensemble de l'écozone+; la surveillance des oiseaux s'effectue grâce à divers programmes menés par différents organismesRéférence 4. La sauvagine est le groupe d'oiseaux le mieux surveillé, et les oiseaux aquatiques sont sans doute le groupe le moins surveillé. Des tendances et des changements sont évidents au sein de certaines populations d'oiseaux (voir les explications ci-dessous), mais il ne semble y avoir aucun déplacement de l'aire de reproduction des espèces vers le nord dans cette régionRéférence 151.

Oiseaux terrestres

En Ontario, l'ébauche du plan de conservation des oiseaux terrestres de la région de conservation des oiseaux (RCO) 7Référence 309 comprend 124 espèces qui se reproduisent ou hivernent régulièrement dans l'écozone+ (aucun plan comparable n'a été préparé pour les parties de la RCO qui se trouvent au Manitoba ou au Québec). Cinq espèces ont été évaluées comme espèces en péril par le COSEPACRéférence 30 : le Moucherolle à côtés olive (menacée), la Paruline du Canada (menacée), l'Engoulevent d'Amérique (menacée), le Quiscale rouilleux (préoccupante), et le Hibou des marais (préoccupante). Deux autres espèces sont considérées comme en péril par le Comité de détermination du statut des espèces en péril de l'Ontario (CDSEPO)Référence 310 : l'Aigle royal (en voie de disparition) et le Pygargue à tête blanche (préoccupante). Au Québec, l'Aigle royal, le Pygargue à tête blanche et le Faucon pèlerin sont désignées espèces en périlRéférence 311. Au Manitoba, le seul oiseau terrestre qui est régulièrement présent dans l'écozone+ et qui a été désigné est le Faucon pèlerin (en voie de disparition)Référence 312. Le nombre de Pygargues à tête blanche a augmenté dans l'écozone+ depuis les années 1980, tant comme oiseau nicheur dans le sud de l'écozone+ que comme oiseau non nicheur présent sur les côtes durant l'étéRéférence 313, Référence 314.

Sauvagine

La majorité des espèces de sauvagine se reproduisant dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes présentent des populations stables ou en augmentation. Les Bernaches du Canada qui utilisent l'écozone+ sont réparties en quatre populations : deux populations (est des Prairies et vallée du Mississippi) ont augmenté au cours des quatre dernières décennies puis sont devenues stables (est des Prairies) ou ont diminué (vallée du Mississippi) ces dernières années, tandis que les deux autres populations (sud de la baie James et Atlantique) ont présenté une baisse entre les années 1970 et les années 1990, mais sont stables depuisRéférence 315, Référence 316. Les Petites Oies des neiges nichent dans l'écozone+ dans des colonies distinctes; on ne comptait que trois de ces colonies dans les années 1970Référence 317, Référence 318. Au cours des quatre dernières décennies, la population du milieu du continent de Petites oies des neiges, à laquelle appartiennent ces colonies, a cependant quadruplé, et on y a observé une nette augmentation, ainsi que l'établissement de trois nouvelles coloniesRéférence 318-Référence 320. La recherche intensive de nourriture de cette population a entraîné des dommages importants aux marais salés côtiers au cours de la même période (voir la section Zones côtières à la page 30). À l'échelle locale, l'augmentation de l'effectif de Petites Oies des neiges a nui au succès de la reproduction ou de la densité des nids de trois populations de Bernaches du Canada (est des Prairies, vallée du Mississippi et sud de la baie James).

Bien qu'elle ne se reproduise pas dans l'écozone+, la population entière de Bernache cravant de l'Arctique s'y repose et utilise les herbiers à zostères et les marais salés de la zone côtière de la baie James durant sa migration au printemps et en automneRéférence 321. Sa dépendance à l'égard des zostères, qui présentent une baisse dans l'écozone+ (voir la section Zones côtières à la page 30), laisse croire à une redistribution de la Bernache cravant dans l'écozone+ au cours des deux dernières décennies.

Les espèces ou groupes de canards qui se trouvent dans l'écozone+ et dont la diminution des populations soulève des préoccupations à l'échelle continentale comprennent le Fuligule milouinan, le Petit fuligule, le Canard pilet et les canards de mer (par exemple, les macreuses)Référence 151, Référence 315. Les données dont on dispose sont insuffisantes pour analyser les tendances chez les fuligules et le Canard pilet de l'écozone+ . Cependant, les relevés de la sous-population de l'Atlantique de la Macreuse noire, qui mue dans les zones riveraines de la baie James, indiquent que l'effectif n'a pas changé de façon significative entre 1977 et 2009Référence 315, Référence 322.

Oiseaux de rivage

Les vastes basses terres qui s'étendent au-delà des côtes de la baie d'Hudson et de la baie James servent à plusieurs espèces d'oiseaux de rivage nicheurs. On dispose de très peu d'information quant aux tendances des populations nicheuses. Toutefois, les oiseaux de rivage ont été étudiés de façon exhaustive à Churchill, et pratiquement toutes les études révèlent des baisses généralisées Référence 323, Référence 324. Ces baisses étaient particulièrement marquées chez le Bécasseau semipalmé, qui a déjà été l'oiseau de rivage nicheur le plus abondant dans la région de Churchill jusque dans les années 1940 mais qui, depuis 2004, n'a pas été vu en train de se reproduire dans la régionRéférence 325-Référence 327. L'abondance du Courlis courlieux nicheur, pour lequel l'écozone+ est d'une importance particulière, a aussi diminué dans la région de Churchill Référence 90, Référence 323.

Les côtes de la baie d'Hudson et de la baie James demeurent une aire de migration importante pour de nombreuses espèces nicheuses d'oiseaux de rivage de l'Arctique. Les grandes vasières et les lagunes et milieux humides côtiers offrent un habitat de reproduction essentiel et des ressources alimentaires qui permettent aux oiseaux de refaire leurs réserves de gras et de protéines dont ils ont besoin pour migrer vers les aires de reproduction au printemps et vers les aires d'hivernage à l'automne. Soulignons que la baie James demeure une aire de migration importante pour la Barge hudsonienne et le Bécasseau maubèche, cette dernière espèce ayant été évaluée par le COSEPAC comme une espèce en voie de disparitionRéférence 72, Référence 73, Référence 259, Référence 260.

Oiseaux aquatiques

Les oiseaux aquatiques comprennent diverses espèces, y compris les plongeons, les grèbes, les mouettes et les goélands, les sternes, les labbes, les hérons, les pélicans, les cormorans, les râles et les grues. En tant que groupe, environ deux tiers des espèces que l'on trouve régulièrement sont stables ou en augmentationRéférence 90, Référence 308. Pour ce qui est des espèces évaluées par le COSEPACRéférence 30, la population de Mouettes rosées (espèce menacée) a baissé dans la portion manitobaine de l'écozone+ Référence 313 et la population de Râles jaunes (espèce préoccupante) a peut-être baissé dans la partie ontarienneRéférence 328 et, à l'échelle locale dans la partie manitobaine de l'écozone+ Référence 90. Dans les deux provinces, la dégradation de l'habitat de l'Oie des neiges peut influer sur la densité de nidification locale du Râle jaune. Le Pélican d'Amérique s'est récemment établi à des fins de reproduction dans le détroit d'Akimiski, ce qui reflète l'expansion vers l'est de cette espèce désignée comme menacée par le Comité de détermination du statut des espèces en péril de l'Ontario (CDSEPO)Référence 263. Le Cormoran à aigrettes a également établi une colonie nicheuse dans le détroit d'Akimiski Référence 261.

Esturgeon jaune

La limite nord de l'aire de répartition de cette espèce atteint presque l'extrême nord de l'écozone+ des plaines hudsoniennesRéférence 329-Référence 331 au Manitoba et en Ontario, et à peine le nord de l'écozone+ au QuébecRéférence 329-Référence 313. On trouve l'esturgeon jaune dans toutes les grandes rivières de l'écozone+ et leurs principaux affluents, ainsi que dans les grands lacs adjacentsRéférence 34, Référence 64, Référence 65, Référence 330, Référence 332, Référence 333. L'espèce a une importance culturelle et représente une source de nourriture importante pour les peuples autochtonesRéférence 37, Référence 334, Référence 335.

Sur le plan écologique, l'esturgeon jaune représente un indicateur sensible de la santé des milieux aquatiques, puisqu'il s'agit d'une espèce qui vit longtemps et que l'on croit très fidèle à son lieu de frai et aux autres aires qui répondent à ses besoinsRéférence 330. Puisqu'il se déplace souvent sur une distance de 100 km ou plus entre ces sitesRéférence 336, il est sensible à la fragmentation des rivières. La lenteur de sa croissance, le fait qu'il atteigne sa maturité de façon tardive (15-25 ans) et son comportement de frai sporadique rendent l'esturgeon jaune très vulnérable à la surpêche et aux changements de l'habitat en généralRéférence 329, Référence 337.

Dans la majeure partie de l'écozone+ des plaines hudsoniennes, l'esturgeon jaune est évalué par le COSEPAC comme une espèce préoccupanteRéférence 330. Cependant, les populations réduites de la rivière Churchill et du fleuve Nelson sont évaluées comme « en voie de disparition » en raison des activités de pêche menées dans le passé et des projets actuels d'hydroélectricitéRéférence 330. Le tronçon du fleuve Nelson qui se trouve dans l'écozone+ , en aval du barrage Limestone, constitue la plus longue section sans ouvrage de retenue (100 km), et la population d'esturgeon jaune qui s'y trouve représente potentiellement le dernier véritable stock du fleuveRéférence 338. Toutefois, le fait que l'on trouve peu de poissons plus âgés et de grosse taille de même que le nombre peu élevé de larves indiquent une population perturbée dont le taux de recrutement est faibleRéférence 330. Soulignons qu'au moins un autre projet d'hydroélectricité est proposé pour ce tronçon du cours d'eauRéférence 55, Référence 56.

La détérioration des populations d'esturgeons jaunes est évidente près des installations hydroélectriques ailleurs dans l'écozone+. L'abondance de cette espèce a fortement diminué dans les rivières Eastmain et Opinaca après que l'on en eut détourné la majeure partie du débit vers le nord jusqu'à la rivière La Grande (voir la section Lacs et cours d'eau à la page 25)Référence 32, Référence 34. Les baisses des populations d'esturgeons jaunes observées dans les rivières Eastmain et Opinaca sont attribuables au très faible recrutement, qui semble résulter de la réduction de la qualité des frayères et/ou de l'accès à celles-ci, de même qu'à l'augmentation des récoltes (nouvel accès routier et pêche au filet facilitée par la réduction du débit)Référence 32, Référence 34. L'espèce était pratiquement absente des prises en 1998Référence 339.

Néanmoins, on considère que l'esturgeon jaune est relativement en bonne condition dans l'écozone+, étant donné le peu de perturbations d'origine humaine et la présence de bon nombre de rivières qui ne comportent toujours aucun ouvrage hydroélectrique, notamment dans la majeure partie de l'écozone+ qui s'étend en Ontario (voir la section Paysages terrestres et aquatiques intacts à la page 66). Ce qui est certain, c'est que l'espèce tend à présenter de plus fortes baisses ou à être considérée comme disparue dans les régions plus développées d'Amérique du NordRéférence 340, ce qui est dû principalement à la dégradation et à la perte d'habitat de même qu'à la surexploitationRéférence 341.

Le fait qu'il est très probable que l'on réalise d'autres projets d'hydroélectricité dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes (voir la section Lacs et cours d'eau à la page 25et la section Paysages terrestres et aquatiques intacts à la page 66) est source de préoccupation pour la santé à long terme des populations d'esturgeons jaunes de l'écozone+, car la réalisation de tels projets pourrait fragmenter davantage l'habitat et entraîner d'autres perturbations d'origine humaine.

Constatation clé 18
Productivité primaire

Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale

La productivité primaire a augmenté dans plus de 20 % du territoire végétalisé au Canada au cours des 20 dernières années et elle a également augmenté dans certains écosystèmes d'eau douce. L'ampleur et la période de productivité primaire changent dans tout l'écosystème marin.

Dans des analyses de télédétection fondées sur l'indice de surface foliaire et le type de couverture terrestre dans l'ensemble de l'écozone+ des plaines hudsoniennes, on a estimé la productivité primaire nette (PPN) dans l'écozone+ à 138 ± 84 g C/m² /année (selon les données de l'année 1994)Référence 342. Cette estimation concorde avec l'intervalle des mesures au sol de la PPN pour la partie est de l'écozone+ (~50-100 g C/m² /année)Référence 343 et le nord du Manitoba (~125-275 g C/m² /année)Référence 321.

Dans une analyse complémentaire des tendances quant à l'indice de végétation par différence normalisée (IVDN, une mesure de la photosynthèse primaire brute pouvant remplacer la surface foliaire et fondée sur la télédétection), on a constaté qu'entre 1985 et 2006, l'IVDN a augmenté de façon significative sur 4,9 % de la surface terrestre et a diminué sur 0,1 % de cette surfaceRéférence 9, Référence 344. On a également constaté une augmentation du couvert arboré et arbustif au-dessus de la limite forestière (dans la toundra), près de Churchill, ce qui laisse croire à une certaine augmentation de la productivité primaireRéférence 107. Cependant, dans l'ensemble, les augmentations observées à ce jour de la productivité semblent beaucoup moins importantes dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes qu'ailleurs au Canada, y compris dans la partie est de l'écozone+ voisine de la taïga du BouclierRéférence 9, Référence 344. Les changements de la productivité primaire dans le nord sont sans doute associés au climat, compte tenu du fait qu'il y a très peu de changements dans l'utilisation des terresRéférence 344.

Soulignons que les observations par satellite ne peuvent fournir d'information sur les processus souterrains qui influent sur la dynamique du carbone et de l'azote dans les solsRéférence 345. Il est essentiel de bien comprendre le cycle du carbone dans cette écozone+ (élément complexe et mal compris à l'heure actuelle) en raison des répercussions de tout changement de ses réserves massives de carbone sur le bilan du carbone et les changements climatiques à l'échelle régionale et mondiale (voir la section Changements climatiques à la page 54et la section La régulation du climat, un service de régulation écosystémique à la page 64).

Constatation clé 19
Perturbations naturelles

Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale

La dynamique des régimes de perturbations naturelles, notamment les incendies et les infestations d'insectes indigènes, est en train de modifier et de refaçonner le paysage. La nature et le degré du changement varient d'un endroit à l'autre.

Peu d'éléments donnent à penser que l'étendue, la fréquence et la gravité des perturbations naturelles associées aux incendies, aux infestations d'insectes indigènes ou aux conditions météorologiques extrêmes ont changé jusqu'à présent dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes. L'information sur ces types de perturbations naturelles est cependant très limitée, et de manière plus remarquable pour ce qui est des infestations d'insectes indigènes. On s'attend à ce que de telles perturbations se produisent plus fréquemment à l'avenir en raison des changements climatiques.

Incendies

Le régime des incendies de l'écozone+ des plaines hudsoniennes est naturel, avec une forte prépondérance d'incendies allumés par la foudreRéférence 8 et presque aucune suppression des incendiesRéférence 346, Référence 347. Bien que les données soient limitées, la fréquence des incendies tend à être plus élevée dans les zones intérieures, loin de la côteRéférence 6, Référence 348. Toutefois, les grands incendies dans cette écozone+ tendent à être moins fréquents et présentent une étendue maximale plus petite que dans les écozones+ voisines du Bouclier boréal et de la taïga du BouclierRéférence 347, Référence 349, Référence 350, ce qui est sans doute dû au climat généralement humide et frais et à la prédominance des zones humides et des effets résultants sur la distribution horizontale continue des combustibles et la résistance globale aux incendiesRéférence 350.

Les données de la base de données du Canada sur les grands incendies de forêt dans cette région sont imprécises pour ce qui est de la période précédant le milieu des années 1970Référence 349. Selon les données de 1980 et des années ultérieures, il ne semble y avoir aucune tendance en ce qui concerne les éléments analysés du régime de grands incendies (≥ 2 km² ), notamment la superficie brûlée chaque année, 1980 à 2007 (très variable; Figure 23), les causes des incendies, 1980 à 1999 (prédominance des incendies causés par la foudre, ~92 %), la saisonnalité des incendies, 1980 à 1999 (mai-août, activité atteignant un maximum au milieu de la période) et la durée de la saison des incendies, 1980 à 1999 (~55 jours)Référence 8. Même si les données dont on dispose sur l'échelle temporelle et les analyses sont limitées, les résultats concordent avec ceux d'études des tendances à long terme relatives à l'indice de sécheresse mensuel (juillet), un indicateur du risque d'incendies dans les forêts circumboréalesRéférence 351, Référence 352. La stabilité apparente du régime global des incendies dans cette écozone+ depuis le début des années 1900 contraste avec ce que l'on observe ailleurs au Canada; on constate en effet une diminution du risque d'incendies de forêt et de la superficie brûlée dans le sud-est et le sud-ouest des forêts boréales, et des augmentations à d'autres endroitsRéférence 351. Il est évident que la sécheresse a eu tendance à diminuer (diminution du risque d'incendies de forêt) dans l'extrême-sud de l'écozone+ des plaines hudsoniennes pour la période allant de 1901 à 2002, mais cette tendance n'est pas signalée pour la période récente, à savoir depuis 1951Référence 351.

Figure 23. Superficie brûlée chaque année par les grands incendies (≥ 2 km² ) dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes, 1959-2007.
Les données de 1960 à 1979 sont exclues, car il est probable qu'elles soient inexactes; ces données ont été recueillies alors que la détection des incendies était inexistante ou limitée dans cette écozone+ Référence 349.
Superficie brûlée chaque année par les grands incendies
Source : Krezek-Hanes et al., 2011Référence 8
Description longue pour la figure 23
Ce diagramme à barres présente les informations suivantes :
AnnéeSuperficie brülée (km²)
19590,0
19600,0
196162,2
1962932,4
19636,1
1964182,3
19650,0
19660,0
19670,0
1968129,4
19690,0
19702,0
1971278,5
1972756,2
197360,7
197438,2
197549,4
1976178,5
1977297,8
19780,8
197914,1
198078,5
1981606,6
19820,0
19831 026,5
198417,5
19850,0
198650,4
198724,9
1988154,9
19894 572,4
1990680,6
1991492,7
1992895,9
19938,0
1994385,4
19951 318,0
19962 342,0
1997448,0
19982 080,0
19991 859,0
2000151,0
2001201,0
20021 088,0
20033 455,0
200473,0
20051 291,0
2006354,0
2007144,0

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Si, comme prévu, les changements climatiques entraînent une augmentation de la superficie brûlée chaque année dans l'écozone+ Référence 214, Référence 232, l'augmentation des incendies pourrait favoriser le rejet de carbone et de mercure provenant des vastes tourbières de l'écozone+ (voir la section Changements climatiques à la page 54), et de modifier la succession végétale (forêts plus jeunes) et d'autres processus écosystémiques, comme le cycle des nutriments. Certaines indications limitées concernant le sud de l'écozone+ laissent croire que l'augmentation prévue du risque d'incendies à l'avenir pourrait y entraîner une augmentation de la vitesse de combustion d'ici 2100 jusqu'à la limite supérieure de l'étendue de la variabilité naturelle durant la majeure partie de l'Holocène (c.-à-d. durant environ au moins les derniers 7 000 ans)Référence 214.

Infestations d'insectes indigènes

Le rôle des insectes en tant qu'agents de perturbation dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes n'est pas bien compris. On a réalisé très peu de relevés d'insectes à cet endroit, ceux qui ont été effectués étant limités au sud de l'écozone+ Référence 353. Ces relevés ainsi que les analyses dendrochronologiques disponiblesRéférence 354, Référence 355 indiquent cependant que la tordeuse des bourgeons de l'épinette et la tenthrède du mélèze pourraient être les deux principaux insectes défoliateurs (mais pas les seuls) présents dans l'écozone+.

Les relevés des insectes forestiers dont on dispose indiquent des épisodes occasionnels de défoliation par la tordeuse des bourgeons de l'épinette et la livrée des forêts dans la partie sud de l'écozone+ Référence 353. Par contre, ces épisodes auraient été considérés comme trop courts et trop dispersés sur les plans spatial et temporel pour que l'on s'attende à une mortalité substantielle des arbres ou pour qu'ils soient perçus comme des perturbations importantes s'ils étaient survenus plus au sudRéférence 356, Référence 357.

Inversement, les analyses dendrochronologiques indiquent que la tenthrède du mélèze, dont l'aire de répartition s'étend sur une vaste partie de l'écozone+ Référence 358, produit sporadiquement des effets substantiels sur le mélèze laricin jusqu'à la limite forestièreRéférence 359. De plus, le dendroctone du mélèze tend à suivre les infestations de tenthrède du mélèze, ce qui accroît la mortalité de cette essence d'arbre. En effet, Langor et Raske (1989) ont constaté une mortalité généralisée du mélèze laricin en 1960 entre Englehart et la baie James, en Ontario, y compris dans une partie de l'écozone+ des plaines hudsoniennesRéférence 360. Le personnel du gouvernement du Manitoba a constaté, en 2008, qu'il se pouvait que le dendroctone du mélèze soit à l'origine de la mortalité récente du mélèze laricin dans la région de Churchill, bien que cela n'ait pas été confirméRéférence 361.

Il est manifestement difficile d'évaluer directement les tendances actuelles quant aux infestations d'insectes (type, gravité, fréquence, etc.) dans cette écozone+ à partir de l'information limitée dont on dispose. Même si on pouvait le faire, il serait imprudent d'extrapoler à partir de ces tendances pour faire des prévisions, puisqu'elles ne tiennent pas compte des changements climatiques, élément qui jouera sans doute un rôle important dans les infestations d'insectes à l'avenir (par exemple, Soja et al., (2007)Référence 362; Volney and Fleming (2007)Référence 356; voir aussi la section Changements climatiques à la page 54); une augmentation des perturbations causées par les insectes est probable.

Conditions météorologiques extrêmes

L'information directe sur les événements météorologiques extrêmes et sur leurs impacts est très limitée pour l'écozone+ des plaines hudsoniennesRéférence 4.

La seule information dont on dispose sur les tendances est associée aux indicateurs ou aux indices de conditions météorologiques extrêmes établis en fonction de données quotidiennes sur la température et les précipitations. Ces indices laissent croire, jusqu'ici, à des changements limités des conditions météorologiques extrêmesRéférence 351, Référence 352, Référence 363-Référence 367. À l'échelle de l'écozone+ et de ses sous-secteurs, l'occurrence des années de sécheresse extrême n'a pas augmenté entre 1901 et 2002 lorsque l'indice de sécheresse mensuel était examiné(juillet)Référence 351, Référence 352. Cependant, la station climatologique de Churchill et celle de Moosonee ont toutes les deux montré, pour la période de 1950 à 2003, des augmentations significatives de l'amplitude diurne de la température. La station de Churchill a également présenté une augmentation de l'écart-type de la température moyenne, et celle de Moosonee a affiché des tendances significatives indiquant une augmentation du nombre de jours chauds (nombre de jours avec température maximale quotidienne, température maximale > 90e percentile) et de jours d'été (température maximale > 25 °C) (mais pas des jours froids ni des jours de gel)Référence 365. Contrairement aux indices de températures, ni la station de Churchill ni celle de Moosonee n'ont présenté de tendances significatives entre 1950 et 2003 pour les indices de précipitationsRéférence 365, bien qu'il semble y avoir une certaine augmentation de l'intensité des précipitations dans au moins une partie de l'écozone+ lorsque l'on calcule, par interpolation de grille, la moyenne des indices des stations des divers secteurs à l'échelle de l'écozone+ Référence 367. Comme c'est le cas ailleurs, la fréquence des événements météorologiques extrêmes dans cette écozone+ devrait augmenter avec les changements climatiquesRéférence 368 (voir aussi la section Changements climatiques à la page 54).

Constatation clé 20
Réseaux trophiques

Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale

Des changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans des milieux terrestres et dans des milieux d'eau douce et d'eau marine. La diminution ou la disparition d'éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.

Peu d'éléments indiquent des changements à grande échelle dans la production primaire (base des réseaux trophiques) dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes (voir la section Productivité primaire à la page 78), et l'écozone+ sert toujours aux espèces de grands prédateurs comme l'ours blanc et le loup gris (niveau supérieur des réseaux trophiques). Cependant, on a observé certains changements dans les réseaux trophiques, notamment des changements fondamentaux dans les relations entre les espèces dans l'écozone+. La perte ou la réduction considérable de plusieurs composantes importantes du réseau trophique des marais salés côtiers sont évidentes et reflètent les dommages importants qu'ont subis ces milieux au cours des quatre dernières décennies. La modification des relations prédateur-proie en ce qui concerne l'ours blanc est également manifeste; elle est liée aux changements climatiques et aux changements phénologiques qui en découlent. Par contre, les cycles prédateur-proie ne font l'objet d'aucune surveillance et les structures des réseaux trophiques demeurent très peu étudiées.

Réseau trophique des marais salés côtiers

Il semble que les dommages importants subis par la majeure partie de l'habitat des marais salés de l'écozone+ en raison du broutage et du fouillage excessif du sol par la population de Petites Oies des neiges, qui a augmenté considérablement, aient entraîné une cascade trophique. Il en est résulté un autre état des terres, dans lequel les sédiments sont exposés le long d'une grande partie de la côte (voir la section Zones côtières à la page 30). Plusieurs composantes du réseau trophique ont ainsi été affectées par les changements touchant la végétation, les sols et les eaux. L'abondance et la diversité des communautés d'invertébrés ont été modifiées. On a notamment constaté une baisse marquée de l'abondance des invertébrés dans le sol, surtout les araignées et les coléoptèresRéférence 369. Dans les étangs peu profonds des marais supralittoraux, on a relevé cinq espèces de cinq genres de Chironomidae dans les étangs saumâtres des marais salés non endommagés, tandis qu'une seule espèce a été trouvée dans les étangs hypersalins des marais salés endommagésRéférence 370. Ces changements ont une incidence sur la recherche de nourriture pour les passereaux et les oiseaux de rivage, qui sont principalement insectivores pendant la saison de reproduction. La Bernache du Canada, une espèce herbivore, a aussi subi des effets négatifs. Sur l'île Akimiski, par exemple, les oisons de cette espèce élevés dans les zones endommagées sont nettement plus petits et présentent un taux de survie plus faible durant la première année, comparativement à ceux qui sont élevés là où l'Oie des neiges est absenteRéférence 371.

Relations et cycles prédateur-proie

L'information détaillée dont on dispose sur la majorité des relations et des cycles prédateur-proie dans cette écozone+ est insuffisanteRéférence 4, la surveillance des interactions entre les prédateurs et les proies n'ayant fait partie d'aucun programme régulier de gestion des espèces sauvages à cet endroit. Les relations générales sont reconnues, mais les facteurs déterminants et la régularité des cycles, le cas échéant, sont en grande partie inconnus. La modification des relations prédateur-proie en ce qui concerne l'ours blanc est cependant évidente (voir l'explication ci-dessous).

Il est possible que les changements climatiques influent sur la relation entre l'ours blanc et sa proie principale, le phoque anneléRéférence 183. Comme on l'a souligné précédemment, il existe une corrélation entre les tendances de détérioration chez l'ours blanc et le raccourcissement de la saison des glaces marines dans la baie d'Hudson et la baie James, car l'ours blanc aurait moins de temps chaque année pour chasser les phoques sur les glaces marines (voir la section Ours blanc à la page 69). Cependant, les tendances chez l'ours blanc peuvent aussi, dans une certaine mesure, refléter des changements simultanés quant aux effectifs et aux taux de reproduction du phoque anneléRéférence 372, Référence 373, lesquels varient également en fonction des glaces marines et peuvent être modifiés par des profils climatiques similairesRéférence 374, Référence 375. Dans la baie d'Hudson, le régime des glaces marines, le régime d'enneigement et les températures printanières pourraient être à l'origine d'un cycle décennal de l'abondance et de la reproduction du phoque annelé; on a constaté des améliorations dans les années 2000, après avoir observé des valeurs minimales dans les années 1990Référence 374-Référence 378.

La réduction de la durée des glaces marines peut également être responsable des changements constatés dans la quantité relative de phoques barbus associés aux glaces et de phoques communs et du Groenland associés aux eaux libres dans l'alimentation des ours blancs. Ces changements pourraient avoir eu un effet sur les concentrations de contaminants mesurées chez ces ours (voir la section Contaminants à la page 50). Toutefois, la contribution du phoque annelé, la proie principale de l'ours blanc, associé aux glaces demeure relativement constante dans l'alimentation des ours blancs, ce qui laisse croire que les autres espèces ne sont peut-être pas suffisamment abondantes ou disponibles pour remplacer le phoque annelé dans l'alimentation du prédateurRéférence 170, Référence 183. Par conséquent, si l'abondance ou les taux de reproduction du phoque annelé diminuent à long terme en raison du réchauffement climatique continu que l'on prévoit dans la région de la baie d'Hudson (voir la section Changements climatiques à la page 54), on peut s'attendre à des baisses supplémentaires de l'état corporel, de la reproduction et de l'abondance des ours blancsRéférence 224. Cependant, à l'heure actuelle, l'incidence des changements climatiques sur cette relation prédateur-proie demeure incertaineRéférence 183, Référence 216, Référence 224, Référence 284, Référence 375.

Des relations prédateur-proie nouvelles ou rarement signalées sont de plus en plus documentées par les gens qui vivent dans l'écozone+ des plaines hudsoniennes ou qui la fréquententRéférence 281, Référence 379, Référence 380. On aperçoit l'ours blanc qui traque et poursuit le caribou des bois dans le parc national du Canada WapuskRéférence 379 et qui, le long de la côte, mange des œufs des nids de Petites Oies des neiges et de Bernaches du Canada ainsi que des oies et des bernaches en mue et des oisons qui ne volent pas encoreRéférence 281, Référence 282. Comme on l'a constaté dans la péninsule du cap Churchill, la date d'éclosion moyenne chez la Petite Oie des neiges recule plus lentement que la date de débâcle des glaces marines; ainsi, l'arrivée plus hâtive sur terre des ours blancs risque de plus en plus de coïncider avec la période d'incubation de l'Oie des neigesRéférence 283 (Figure 24). Cela fournit ainsi aux ours blancs qui arrivent plus tôt dans l'année une source de nourriture exploitable et abondante dont ils ne disposaient pas auparavantRéférence 280,Référence 281, Référence 283, bien que l'on ignore l'importance de cette source pour l'atténuation des baisses subies par les sous-populations d'ours blancs. Selon les prévisions à court terme (pour les 25 années à venir) obtenues à l'aide d'un modèle stochastique, tous les taux de prédation des œufs par l'ours blanc, à l'exception des taux négligeables, entraîneront une réduction (et non une élimination) de la taille de la population nicheuse locale de Petites Oies des neigesRéférence 283. Les dates de nidification chez la Bernache du Canada ont également reculé sur l'île Akimiski, de l'ordre de 0,5 jour/année au cours de la période de 1993 à 2010 Référence 210. La majorité de ces observations sont attribuables, de façon indirecte, aux changements climatiques. À titre d'exemple, le moment où commence la période de nidification chez l'oie est corrélé à la température et à la couverture de neige; ce moment arrive donc plus rapidement lorsque la fonte survient plus tôtRéférence 381. À mesure que le climat et les composantes environnementales changent, la dynamique entre les prédateurs et les proies devrait elle aussi changer, et ce, à tous les niveaux du réseau trophique subarctiqueRéférence 382.

Figure 24. Diagramme montrant que l'arrivée de l'ours blanc coïncide de plus en plus avec la période de nidification de la Petite Oie des neiges dans la péninsule du cap Churchill.
Puisque le recul de l'arrivée des ours blancs est beaucoup plus rapide que le recul de la période de nidification de l'oie (~4,5 fois plus rapide selon cette analyse, ou 3,7 fois plus rapide selon une évaluation obtenue à l'aide d'un modèle de régression stochastique dans Rockwell et al., 2010Référence 283), la quantité d'énergie disponible provenant des œufs de l'Oie des neiges pour l'ours blanc augmentera à mesure de l'arrivée précoce du prédateur dans la période de nidification. Le profil énergétique des œufs et la date où le premier ours blanc a été aperçu dans l'aire de nidification sont des moyennes établies pour la période de 2000 à 2007. La date d'éclosion moyenne est le 21 juin et la date moyenne de l'arrivée du premier ours est le 23 juin.
Diagramme montrant que l'arrivée
Source : Tiré de Rockwell et Gormezano, 2009Référence 281 (p. 544, figure 4) avec l'autorisation de Springer Science+Business Media
Description longue pour la figure 24
Ce graphique illustre les informations suivantes :
Date julienneKilocalories disponibles (millions)
1420,00
1430,62
1442,36
1455,95
14612,62
14720,51
14828,40
14935,04
15038,58
15140,27
15240,85
15340,81
15440,77
15540,72
15640,64
15740,52
15840,34
15940,09
16039,76
16139,32
16238,77
16338,09
16437,27
16536,29
16635,13
16733,79
16832,25
16930,49
17027,22
17122,82
17217,02
1738,99
1744,24
1751,45
1760,00

La date moyenne où le premier ours blanc arrive dans l'aire de nidifica est illustrée sur le graphique pour être survenue à la date julienne 174, reculant plus rapidement (0,72 jour/an) que le recul de disponibilité des œufs de l'Oie des neiges (0,16 jour/an).

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Note de bas de page

Note de bas de page §

Bien que ce rapport ne porte que sur la situation de l'ours blanc et les tendances de ses populations jusqu'en décembre 2010 seulement, l'ours blanc a été désigné « espèce préoccupante » aux termes de la Loi sur les espèces en péril (annexe 1) en novembre 2011 (voir la Gazette du Canada, partie II , 145 (23) : 2232-2384).

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