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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ des plaines hudsoniennes

Conclusion : bien-être humain et biodiversité

L’écozone+ des plaines hudsoniennes demeure une région naturelle relativement vierge dont l’air et l’eau sont généralement propres, les populations d’espèces sauvages en santé et un certain nombre de grandes rivières non aménagées. Étant donné ses populations d’espèces sauvages intactes par comparaison à celles d’autres écozones+ , les espèces assez rares introduites (potentiellement envahissantes) et son habitat qui offre un refuge important à un certain nombre d’espèces préoccupantes à l’échelle nationale, l’écozone+ constitue une réserve importante de la biodiversité indigène du Canada. Les terres et leurs ressources sont également essentielles pour les modes de vie traditionnels et le bien-être financier des communautés majoritairement autochtones, situées principalement en région côtière. On a établi des aires protégées pour préserver la flore et la faune de l’écozone+ . Des possibilités récréatives et des avantages économiques sont associés à la chasse et à la pêche de même qu’à des activités touristiques limitées, concentrées à Churchill et à Moosonee-Moose Factory.

La forte probabilité que les projets d’exploitation des ressources se poursuivent est source de préoccupation pour la biodiversité de l’écozone+ , malgré le fait que cela créerait sans doute des emplois dans l’économie fondée sur les salaires. Cependant, on peut très bien effectuer une planification concernant l’utilisation des terres et la conservation dans cette écozone+ avant de procéder aux projets de grande envergure. Il serait ainsi possible de planifier soigneusement les routes et les autres infrastructures qui favoriseront inévitablement l’accès à la région et le développement.

Selon les prévisions des modèles, le réchauffement associé aux changements climatiques sera marqué dans la région de la baie d’Hudson, comparativement aux autres régions du Canada, et entraînera des changements irréversibles pour les écosystèmes environnants. Les changements climatiques constituent déjà une menace pour certaines espèces vulnérables associées aux glaces marines. Un réchauffement rapide peut également avoir des répercussions importantes sur le stockage du carbone dans les vastes tourbières de l’écozone+ . La perte de cette réserve importante de carbone pourrait influer de manière significative sur le système climatique et la biodiversité de la planète. Les communautés autochtones devront s’adapter aux changements climatiques et à la modification de l’écosystème, parce que leur culture, leur économie traditionnelle et leur économie fondée sur les salaires ont été façonnées par l’environnement local et qu’elles sont encore liées étroitement aux terres, et parce que la plupart des communautés sont établies près de la côte, où l’on prévoit un accroissement des ondes de tempête (inondation) et de l’action des vagues en raison de l’augmentation de la superficie d’eaux libres (libres de glace) dans la baie d’Hudson et la baie James.