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Rapport technique thématique no. 12. - Tendances relatives aux oiseaux terrestres au Canada de 1968 à 2006

Écozone+ maritime de l’Atlantique (RCO 14)

Collaborateurs : Gilles Falardeau, Kim Mawhinney et Julie Paquet

Actuellement, les forêts couvrent respectivement 85 % et 75 % de la superficie du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse (Busby et al., 2006), de sorte que la majorité des espèces choisies comme représentatives de cette écozone+ sont des oiseaux forestiers. Le BBS assure une bonne couverture de l’écozone+ maritime de l’Atlantique; les résultats présentés sont jugés de façon générale représentatifs de l’écozone+ dans son ensemble, quoique certains habitats ne soient pas couverts, comme les milieux humides et les forêts de haute altitude.

Tous les assemblages sauf celui des oiseaux forestiers montrent des déclins statistiquement significatifs, les déclins les plus marqués étant observés chez les oiseaux de prairie et les oiseaux des autres milieux ouverts (Tableau 10). Les résultats sont semblables à ceux obtenus pour l’écozone+ du Bouclier boréal, qui abrite bon nombre des mêmes espèces. Aucune tendance n’a été calculée pour les oiseaux terrestres des milieux humides parce que peu d’oiseaux terrestres appartiennent clairement à l’assemblage des milieux humides et que le BBS ne couvre pas bien ces milieux. Toutefois, plusieurs espèces présentant un intérêt particulier dans l’écozone+ maritime de l’Atlantique utilisent les milieux humides. La population du Bruant de Nelson de cette écozone+, l’une de trois populations nicheuses isolées au Canada, connaît une tendance à la baisse (-2,9 % par année). Au Québec, selon des relevés récents effectués dans des sites où la présence de l’espèce est connue depuis longtemps, il y aurait baisse des effectifs dans la région de la baie des Chaleurs et de la péninsule gaspésienne depuis le milieu des années 80 (Rivard et al., 2006). Le Quiscale rouilleux, désigné en 2006 comme une espèce préoccupante au Canada (COSEPAC, 2006b), a largement disparu (une perte de la population de 97 % depuis les années 70). Comme 70 % de son aire de nidification se trouve sur le territoire canadien, le Canada a une grande responsabilité envers cette espèce. Les raisons de ce déclin considérable ne sont pas claires, mais elles comprennent la perte et la dégradation de son habitat dans ses aires d’hivernage aux États-Unis, les effets des changements climatiques et des polluants de l’environnement dans ses aires de reproduction, et les programmes de lutte contre les populations des oiseaux noirs (COSEPAC, 2006b). En revanche, selon le BBS, une autre espèce fréquentant les milieux humides, le Balbuzard pêcheur, a connu une hausse importante de ses effectifs (4,0 % par année), tout comme dans une grande partie de son aire de répartition boréale au Canada. Ce rapace tolère assez bien l’activité humaine et a tiré profit des plateformes de nidification artificielles (Poole et al., 2002).

Tableau 10. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux terrestres pour l’écozone+maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Assemblage d’espècesTendance
(%/an)
PAnnées
1970
Années
1980
Années
1990
Années
2000
Changement
Oiseaux forestiers-0,4 % 221,6218,3208,1187,1-16 %
Arbustaie/début de succession-0,6 %*160,2141,9137,1134,9-16 %
Oiseaux de prairie-3,5 %*39,938,219,513,3-67 %
Autres milieux ouverts-3,5 %*64,867,036,322,6-65 %
Urbains/suburbains-0,6 %*179,7162,0157,3154,9-14 %

Notes de bas de page - Tableau 10

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Assemblage des oiseaux forestiers

La récolte de bois dans cette région a eu pour effet de modifier la structure par âge des peuplements forestiers, d’accroître la superficie de peuplements en début de succession et de réduire la superficie de peuplements mûrs continus (Dettmers, 2004; Busby et al., 2006). Les plantations de bois à pâte ont remplacé les peuplements de feuillus dans certaines régions du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse (Busby et al., 2006). Le cycle de la tordeuse des bourgeons de l’épinette influe fortement sur les populations de plusieurs oiseaux se nourrissant précisément de cet insecte (par exemple la Paruline à poitrine baie), et il influe aussi sur les populations de nombreux autres oiseaux insectivores, qui peuvent réagir positivement aux infestations de tordeuses, mais peuvent en revanche être affectées par les épandages aériens d’insecticide visant ce ravageur (Erskine et McManus, 2005; Busby et al., 2006).

Globalement, l’assemblage des oiseaux forestiers semble stable, avec cependant une tendance à la baisse particulièrement dans la dernière décennie (Tableau 10, Figure 9). On observe d’importantes baisses d’effectifs chez diverses espèces, tandis que d’autres sont stables ou en augmentation. La Paruline du Canada, récemment considérée comme menacée par le COSEPAC(2008), a vu ses effectifs diminuer de 80 % dans l’écozone+ depuis les années 70 (Tableau 11). La population de cette espèce, sensible à la fragmentation de la forêt et aux perturbations anthropiques, a pu être affectée dans ses aires de nidification et d’hivernage en raison de la perte et de la dégradation de son habitat, ainsi que du déclin des populations de tordeuses des bourgeons de l’épinette (COSEPAC, 2008; Sleep et al.,2009). Les déclins de cet oiseau sont le plus évidents dans les portions est de son aire de répartition, où l’on trouve la plus grande partie de ses effectifs. La Mésange à tête brune a aussi connu un déclin marqué dans cette région (Tableau 11) ainsi que dans l’ensemble de son aire de répartition (Butcher et Niven, 2007; Études d'oiseaux Canada, 2008), et elle a été désignée hautement prioritaire en matière de conservation dans la région (Dettmers, 2004; Busby et al., 2006). Les inquiétudes sont liées aux effets potentiels de l’aménagement forestier sur les forêts dominées par l’épinette et le sapin dans la région.

Figure 9. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

carte

Description longue pour la figure 9

Ce graphique linéaire indique l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l'écozone+ maritime de l'Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance semble généralement stable; il varie entre environ 160 et 250 au cours de la période. L'indice montre une tendance négative, en particulier au cours de la dernière décennie.

 

Tableau 11. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux forestiers qui sont caractéristiques de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux forestiersTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Paruline du Canada-4,78 %*2,953,121,410,60-80 %
Mésange à tête brune-3,82 %*1,410,790,660,55-61 %
Cardinal à poitrine rose-3,34 %*5,147,152,481,37-73 %
Gros-bec errant-2,27 % 12,9210,7614,014,37-66 %
Roselin pourpré-2,18 %*7,625,113,644,64-39 %
Paruline à poitrine baie-1,88 % 2,042,851,540,96-53 %
Pic maculé-1,69 %*5,853,663,164,00-32 %
Roitelet à couronne rubis-1,59 %*10,677,538,395,98-44 %
Paruline flamboyante-1,09 %*18,5819,0315,9611,74-37 %
Grive fauve-0,90 % 11,0613,289,507,37-33 %
Moucherolle à ventre jaune-0,50 % 2,082,461,591,61-23 %
Paruline couronnée-0,30 % 14,3215,4513,6811,59-19 %
Paruline noir et blanc-0,10 % 4,054,754,353,18-21 %
Paruline à gorge noire0,40 % 5,334,845,995,707 %
Paruline à tête cendrée0,40 % 12,4314,1113,0514,1814 %
Paruline à collier1,11 %n5,095,615,876,4627 %
Paruline à gorge orangée2,12 %n1,192,222,121,6841 %
Viréo aux yeux rouges2,12 %*14,4816,3520,7025,7678 %
Paruline bleue2,74 %*0,580,560,721,41145 %
Mésange à tête noire4,60 %*3,144,048,4011,03< 200 %
Viréo à tête bleue5,44 %*1,762,544,356,67< 200 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 11

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Les portions canadiennes et américaines de la région maritime de l’Atlantique abritent plus de 90 % de la population mondiale nicheuse de Grives de Bicknell, l’un des passereaux les plus rares d’Amérique du Nord. Cette grive a été désignée par le COSEPACcomme une espèce préoccupante en 1999, puis comme une espèce menacée en 2009 (COSEPAC, 2010). Cet oiseau vit dans les forêts conifériennes de haute altitude et est particulièrement vulnérable aux changements climatiques, qui peuvent entraîner un déplacement des zones de végétation en haute montagne. Au nombre d’autres menaces, notons entre autres la perte et la dégradation de ses aires de nidifications et d’hivernage, la prédation dans les nids par les écureuils ainsi que les contaminants environnementaux (Rimmer et al., 2001; McFarland et al., 2008; COSEPAC, 2009). Les parcs éoliens, souvent aménagés à haute altitude et de plus en plus nombreux au Québec et dans les Maritimes (CanWEA, 2010), constitueront aussi une menace dans le futur. En raison de sa rareté et de l’éloignement de son habitat de nidification, la Grive de Bicknell fait rarement l’objet d’une mention sur les parcours du BBS. Des relevés spéciaux menés dans les Maritimes au cours des sept dernières années indiquent que l’espèce connaît des baisses annuelles considérables (Campbell et al., 2008), confirmées par les résultats obtenus à ce jour dans le cadre du deuxième Atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes (Études d'oiseaux Canada, 2008), de même que par les déclins similaires observés dans les forêts appalachiennes du nord-est des États-Unis (King et al., 2008).

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Assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession

Une grande partie des terres boisées de l’écozone+ maritime de l’Atlantique se trouvent en début de succession. La tendance globale légèrement à la baisse de l’assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession (Figure 10) s’explique par les forts déclins d’espèces que l’on retrouve en abondance comme le Bruant à gorge blanche et le Bruant chanteur (Tableau 12), qui tous deux montrent divers niveaux de déclin ailleurs au Canada. L’accroissement des superficies du milieu forestier en début de succession (Rosenberg et Hodgman, 2000) a favorisé des espèces généralistes comme la Paruline à joues grises, la Paruline jaune et la Paruline à flancs marron. Malgré cette augmentation de la quantité des habitats propices, d’autres espèces présentent des baisses. Les raisons du déclin du Bruant à gorge blanche sont difficiles à déterminer; les forêts présentant des ouvertures sont favorables à l’espèce, et les fluctuations des populations de tordeuses des bourgeons de l’épinette peuvent influer sur ses effectifs.

Figure 10. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

carte

Description longue pour la figure 10

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l'écozone+ maritime de l'Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre une légère tendance négative qui passe d'environ 175 à 125 au cours de la période.

 

Tableau 12. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession qui sont caractéristiques de l’écozone+maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
arbustifs et de début
de succession
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Moqueur chat-2,86 %*3,322,641,531,28-62 %
Bruant à gorge blanche-1,78 %*50,0635,4530,4430,01-40 %
Paruline triste-1,39 %*2,302,581,921,40-39 %
Bruant chanteur-0,90 % 33,9328,5126,5526,75-21 %
Paruline à flancs marron0,00 % 5,734,754,655,59-3 %
Paruline masquée0,10 % 20,8021,4821,4921,373 %
Moucherolle des aulnes0,20 % 14,7915,8816,7815,122 %
Paruline à joues grises0,30 % 5,244,794,796,0415 %
Paruline jaune0,30 % 8,349,499,668,27-1 %
Chardonneret jaune0,50 % 11,9410,8213,5714,9425 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 12

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Assemblage des oiseaux de prairie

Les oiseaux de prairie connaissent des déclins alarmants dans l’écozone+ maritime de l’Atlantique (Figure 11), tout comme dans d’autres écozones+ du Canada. Dans l’écozone+maritime de l’Atlantique, les déclins ont débuté au milieu des années 80 et ont apparemment cessé ces dernières années, tandis que dans les écozones+ des Prairies et des plaines à forêts mixtes, on observe des déclins plus constants depuis les années 70. Les effectifs du Bruant vespéral, du Goglu des prés et de la Sturnelle des prés dans l’écozone+ maritime de l’Atlantique ont chuté de plus de 75 % depuis les années 70 (Tableau 13). La hausse de population du Busard Saint-Martin peut en partie être le causé par le fait qu’il a recours à de vastes marais et tourbières minérotrophes (fens) en plus des prairies présentes dans cette écozone+. Le déclin des oiseaux de prairie est partiellement attribuable à la perte d’habitat de prairie due à l’abandon des terres agricoles peu productives, qui sont retournées à l’état de forêt (Erskine et McManus, 2005). Les coupes de foin effectuées plus tôt en saison peuvent aussi constituer un facteur négatif important quant au succès de nidification de ces oiseaux, d’où les déclins de la population (Nocera et al., 2005; Busby et al., 2006).

Figure 11. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

carte

Description longue pour la figure 11

Ce graphique linéaire indique l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l'écozone+ maritime de l'Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance indique un déclin alarmant à partir du milieu des années 1980 avec des valeurs de l'indice situées autour de 45 jusqu'au milieu des années 2000, où les valeurs diminuent à près de 10.

 

Tableau 13. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux de prairie qui sont caractéristiques de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux de prairieTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Bruant vespéral-7,78 %*0,630,320,090,08-88 %
Goglu des prés-5,64 %*22,8524,757,873,69-84 %
Sturnelle des prés-4,59 % 0,640,600,310,16-75 %
Bruant des prés-1,59 % 14,5010,7610,178,57-41 %
Busard Saint Martin5,44 %n0,060,220,300,16185 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 13

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts

La quantité des autres milieux ouverts a diminué en raison de la réduction de l’activité agricole dans l’écozone+ maritime de l’Atlantique, particulièrement de la diminution du nombre de petites fermes typiques des Maritimes. Les champs abandonnés retournent à l’état de forêt (Busby et al., 2006). Cependant, les milieux ouverts occupent encore une place importante dans le paysage; dans l’île du Prince-Édouard, les terres agricoles représentent environ 50 % du paysage (Busby et al., 2006). Les oiseaux des autres milieux ouverts présentent des déclins semblables à ceux observés chez les oiseaux de prairie (Figure 12, Tableau 14). Ces déclins sont causés par la perte d’habitat qui a débuté au milieu des années 80, associée à la diminution du nombre de fermes et aux effets des pratiques agricoles plus intensives dans les exploitations restantes. L’assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts comprend de nombreux insectivores aériens, groupe qui connaît des déclins aussi bien dans cette région qu’ailleurs au Canada (Blancher et al., 2009; Nebel et al., 2010).

Figure 12. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

carte

Description longue pour la figure 12

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l'écozone+ maritime de l'Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance varie généralement entre 60 et 80 jusqu'en 1985, puis il diminue à environ 20 en 2006.

 

Tableau 14. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des autres milieux ouverts qui sont caractéristiques de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des autres
milieux ouverts
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Hirondelle de rivage-6,48 %*13,2617,506,131,56-88 %
Hirondelle rustique-5,45 %*22,0420,068,114,09-81 %
Engoulevent d’Amérique-4,30 %n0,370,420,190,10-73 %
Oriole de Baltimore-3,73 %*0,400,980,210,14-64 %
Tyran tritri-2,57 %*1,622,120,920,68-58 %
Hirondelle à front blanc-1,98 %n4,605,193,702,34-49 %
Hirondelle bicolore-1,69 %*16,2119,1114,399,03-44 %
Crécerelle d’Amérique-0,10 % 0,340,420,430,30-12 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 14

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Assemblage des oiseaux des milieux urbains et suburbains

Avec l’expansion générale des zones urbaines dans cette région, on pourrait s’attendre à ce qu’il y ait accroissement des effectifs d’oiseaux associés aux milieux urbains. Cependant, cet assemblage présente une faible tendance à la baisse (Figure 13), principalement à cause du déclin de deux espèces introduites qui sont abondantes, l’Étourneau sansonnet et le Moineau domestique, et d’un déclin marqué du Martinet ramoneur (Tableau 15). Le déclin du Martinet ramoneur, désigné espèce menacée par le COSEPAC (2007c), pourrait être partiellement dû au coiffage des cheminées, qui ne peuvent alors plus être utilisées comme gîtes et sites de nidification. Plusieurs autres insectivores aériens connaissent un important déclin au Canada, ce qui laisse penser que d’autres facteurs pourraient être en cause. Quelle que soit l’écozone+, les oiseaux urbains peuvent être affectés par une exposition accrue à des contaminants, par une plus forte prédation par les chats domestiques et par la rareté des espaces verts. Le Pigeon biset, une autre espèce introduite, et la Tourterelle triste, ont vu leurs effectifs augmenter considérablement, peut-être à cause des hivers plus doux et du nombre accru de mangeoires.

Figure 13. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

carte

Description longue pour la figure 13

Ce tableau décrit les tendances relatives à l'abondance des espèces choisies d'oiseaux des milieux urbains et suburbains qui sont caractéristiques de l'écozone+ maritime de l'Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

 

Tableau 15. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux urbains et suburbains qui sont caractéristiques de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
urbains et suburbains
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Martinet ramoneur-7,23 %*2,721,200,490,37-87 %
Moineau domestique-6,95 %*15,928,963,621,78-89 %
Étourneau sansonnet-1,78 %*56,3844,0238,3032,87-42 %
Quiscale bronzé-0,50 % 29,3625,6026,4927,13-8 %
Bruant familier-0,30 % 10,7912,1110,0410,62-2 %
Geai bleu-0,10 % 4,694,634,925,1610 %
Merle d’Amérique0,00 % 60,3959,5761,1559,55-1 %
Pigeon biset4,71 %*1,883,196,305,41187 %
Tourterelle triste20,32 %*0,090,473,597,24< 200 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 15

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 15

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