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Rapport technique thématique no. 12. - Tendances relatives aux oiseaux terrestres au Canada de 1968 à 2006

Écozone+ des plaines à forêts mixtes (RCO 13)

Collaborateurs : Mike Cadman, Gilles Falardeau et Lyle Friesen

L’écozone+ des plaines à forêts mixtes est la plus petite des écozones+, et elle présente la densité humaine la plus élevée. La végétation y est diversifiée, et on y trouve un mélange de forêts conifériennes et décidues, y compris des forêts caroliniennes. Des alvars, des prairies à grandes graminées et des milieux humides s’y trouvent également. Bon nombre des régions ont été converties pour l’agriculture et le développement urbain. L’écozone+ des plaines à forêts mixtes est bien couverte par le Relevé des oiseaux nicheurs (BBS), et on considère que les résultats présentés sont représentatifs de l’ensemble de l’écozone+. Les tendances des effectifs varient selon les assemblages par habitat, les oiseaux forestiers étant globalement dans la meilleure situation, tandis que les oiseaux de prairie et ceux des autres milieux ouverts présentent un important déclin (Tableau 16). L’assemblage des oiseaux de prairie est celui qui présente le plus fort déclin de tous les groupes; son effectif a globalement chuté de plus de 60 % depuis les années 70. Cette région abrite de nombreuses espèces en péril aux échelles nationale et provinciale.

Tableau 16. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux terrestres pour l’écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Assemblage
d’espèces
Tendance
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Oiseaux forestiers1,1 % 50,656,964,267,333 %
Arbustaie/début de succession0,1 % 117,2123,5122,5125,27 %
Oiseaux de prairie-3,1 %*155,4120,386,459,9-61 %
Autres milieux ouverts-1,8 %*133,8124,990,474,8-44 %
Urbains/suburbains-0,7 %*425,9394,3364,4352,2-17 %

Notes de bas de page - Tableau 16

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Assemblage des oiseaux forestiers

La tendance globale pour l’assemblage des oiseaux forestiers est positive (Figure 14), bien que chaque espèce indique différentes tendances qui sont soit à la hausse, à la baisse ou stable. Les oiseaux forestiers incluent une grande variété d’espèces dont les besoins en matière d’habitat, les habitudes alimentaires et les tendances de migration diffèrent l’une de l’autre, mais de telles différences sont attendues. Bon nombre d’espèces profitent probablement de l’accroissement du couvert forestier lié à la succession végétale dans les zones de terres agricoles peu productives laissées à l’abandon (Crins et al., 2007). Plusieurs espèces forestières typiques, particulièrement celles qui ne sont pas trop sensibles aux perturbations anthropiques (Mésange à tête noire, Viréo mélodieux, Sittelle à poitrine blanche (Tableau 17), contribuent à la tendance positive globale de l’assemblage. Cependant, certaines espèces connaissent un déclin préoccupant en dépit de l’accroissement du couvert forestier. Par exemple, le Pioui de l’Est, qui hiverne en Amérique du Sud au terme d’une longue migration, a perdu plus de 55 % de sa population depuis les années 70 (Tableau 17). Nombre d’autres espèces qui se nourrissent comme lui d’insectes volants ont connu un déclin. En revanche, la population du Viréo aux yeux rouges, que l’on trouve souvent dans les mêmes forêts, est à la hausse. Dans les forêts matures dont le couvert n’a pas changé, des oiseaux forestiers comme le Grimpereau brun, le Moucherolle tchébec et la Paruline azurée, ont montré des signes de déclin au cours des deux dernières décennies (Environnement Canada, 2006; Service canadien de la faune, Environnement Canada, données non publiées; Environnement Canada, données non publiées). Bien que pour la Paruline azurée, le BBS ne donne pas de tendance à l’échelle du Canada en raison de la faible taille des échantillons, il indique pour l’Amérique du Nord un déclin hautement significatif sur le long terme (-4,1 % par année), soit le plus fort déclin chez les parulines à l’échelle de l’Amérique du Nord (Sauer et al., 2008). Ce déclin est aussi apparent dans les résultats de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario (Cadman et al., 2007), et il a mené à la désignation de l’espèce comme « espèce en voie de disparition » en 2003 (COSEPAC, 2003), et comme « espèce menacée » en 2010. Les effectifs de la Grive des bois sont demeurés stables dans cette écozone+ malgré d’importants déclins dans de nombreuses parties de son aire de nidification depuis le milieu des années 60 et la dégradation toujours en cours de ses habitats forestiers tant en Amérique du Nord qu’en Amérique centrale. Un accroissement du couvert forestier dans les plaines à forêts mixtes a probablement contribué au maintien de sa population.

Figure 14. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l’Écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 14

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l'écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre une tendance globale à la hausse, passant d'environ 50 à 70 au cours de la période.

 

Tableau 17. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux forestiers qui sont caractéristiques de l’écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux forestiersTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Pioui de l’Est-2,8 %*4,384,352,721,96-55 %
Grive fauve-1,5 % 5,714,874,313,91-31 %
Cardinal à poitrine rose-0,6 % 4,725,313,763,70-22 %
Tyran huppé-0,1 % 4,725,114,904,48-5 %
Tangara écarlate0,6 % 0,610,550,640,6811 %
Grive des bois0,8 % 2,202,272,252,7324 %
Roselin pourpré1,7 % 0,530,700,740,8052 %
Pic mineur2,1 %*0,861,021,281,3658 %
Sittelle à poitrine blanche2,8 %*0,390,530,770,77100 %
Viréo mélodieux3,3 %*3,545,926,907,63115 %
Viréo aux yeux rouges3,4 %*5,185,479,5712,98150 %
Mésange à tête noire6,5 %*1,494,596,807,85> 200 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 17

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession

L’indice d’abondance pour l’assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession est généralement stable (Figure 15). On note une tendance à la hausse chez les oiseaux utilisant les jeunes forêts (comme la Paruline à flancs marron, la Paruline triste et le Passerin indigo), mais une tendance à la baisse chez les oiseaux utilisant les champs laissés à l’abandon (comme le Bruant des champs, le Moqueur roux et le Moqueur chat), probablement à cause du retour progressif des champs abandonnés à l’état de forêt du fait de la succession naturelle (Tableau 18).

Figure 15. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l’Écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 15

Ce graphique linéaire indique l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l'écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance global est stable autour de 120 pour la période.

 

Tableau 18. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession qui sont caractéristiques de l’écozone+desplaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
arbustifs et de début
de succession
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Bruant des champs-2,4 % 2,962,771,841,38-53 %
Moqueur roux-2,2 %*4,443,132,232,38-46 %
Moqueur chat-1,2 % 4,864,062,893,59-26 %
Troglodyte familier0,0 % 6,385,424,865,80-9 %
Bruant chanteur0,1 % 38,1543,3241,4940,496 %
Chardonneret jaune0,6 %*19,4320,1422,9926,2835 %
Passerin indigo1,0 % 2,322,462,612,9527 %
Paruline triste2,1 % 0,480,910,840,5923 %
Paruline à flancs marron3,4 %*0,991,201,942,01102 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 18

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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La Paruline à ailes dorées, qui au Canada niche principalement dans le sud de l’Ontario, a été désignée comme une espèce menacée au Canada en 2006 (COSEPAC, 2006a). Cette espèce a vu sa répartition s’accroître considérablement en Ontario durant les années 30 (McCracken, 1994), expansion qui s’est poursuivie jusqu’à environ les années 90. Cependant, la population connaît actuellement un déclin rapide dans toute son aire de répartition nord-américaine, y compris en Ontario. Ce déclin s’expliquerait par une combinaison de facteurs : la perte d’habitat (en partie due à la succession naturelle faisant passer les champs abandonnés à l’état de forêt), le parasitisme par le Vacher à tête brune et l’hybridation avec la Paruline à ailes bleues (Vallender, 2007).

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Assemblage des oiseaux de prairie

Les oiseaux de prairie montrent des déclins marqués dans l’écozone+ des plaines à forêts mixtes (Figure 16), particulièrement depuis le début des années 80, comme dans d’autres écozones+ du Canada et dans l’ensemble de l’Amérique du Nord (Sauer et al., 2008). Plusieurs espèces ont perdu la moitié ou plus de leur population au cours des quatre dernières décennies (Tableau 19), probablement à cause des effets combinés du retour des terres agricoles peu productives à l’état de forêt et de l’utilisation plus intensive des terres agricoles restantes, où nichent et hivernent la plupart de ces oiseaux. Le nombre de parcs éoliens a fortement augmenté au cours des dernières années, tendance qui devrait s’accélérer dans les années à venir (CanWEA, 2010). En Ontario, bon nombre de parcs éoliens actuels, ainsi que ceux faisant l’objet de propositions, se trouvent dans des zones de prairie propices aux oiseaux, parce que ces zones offrent souvent un bon potentiel éolien et que les contraintes logistiques pour la construction y sont minimales. On craint que la présence des éoliennes réduise la densité de nidification du Goglu des prés, de la Sturnelle des prés et d’autres oiseaux de prairie en raison de l’évitement ou de l’abandon des sites trop proches de ces structures (Arnett et al., 2007). Pour ce qui est du Busard Saint-Martin, il se pourrait que ses effectifs soient demeurés relativement stables car cet oiseau utilise, en plus de la prairie, les vastes marais et tourbières minérotrophes.

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Figure 16. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l’Écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 16

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l'écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre des déclins très importants, en particulier depuis le début des années 1980, où les niveaux étaient d'environ 150. En 2006, l'indice avait diminué à environ 50.

 

Tableau 19. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux de prairie qui sont caractéristiques de l’écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux de prairieTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Goglu des prés-3,6 %*59,3348,2129,5618,64-69 %
Sturnelle des prés-3,5 %*28,6318,8514,4310,13-65 %
Bruant vespéral-3,4 %*5,344,333,012,05-62 %
Bruant des prés-2,6 %*54,4239,9731,8823,68-56 %
Alouette hausse-col-2,3 %*7,148,245,613,74-48 %
Bruant sauterelle-1,6 % 0,910,630,900,65-29 %
Busard Saint-Martin0,6 % 0,380,480,670,36-4 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 19

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts

Les oiseaux de cet assemblage utilisent une variété de milieux ouverts associés à des paysages agricoles et autres. Le fait que tant d’espèces différentes (par exemple les rapaces et les passereaux aussi bien que les oiseaux migrateurs néotropicaux et ceux de courtes distances) (Figure 17, Tableau 20) soient en déclin laisse croire que leurs aires de reproduction pourraient être affectées par des problèmes communs. Le retour à l’état de forêt des champs laissés à l’abandon du fait de la succession naturelle, et l’intensification des pratiques agricoles qui entraîne l’enlèvement de haies, pourraient être en cause. Le Merlebleu de l’Est fait exception au sein de cet assemblage. Cet oiseau a été désigné par le COSEPACcomme une espèce rare dans les années 70, mais vu l’accroissement de sa population, il a finalement été retiré de la liste des espèces en péril en 1996 (COSEPAC, 2007a). Sa population a profité des hivers plus doux au cours des 20 dernières années. Dans le sud de l’Ontario, le rétablissement de la population a été grandement favorisé dans les années 80 et 90 par l’installation et l’entretien de milliers de nichoirs par des citoyens inquiets de la situation de l’espèce. L’Hirondelle bicolore a aussi bénéficié de programmes d’installation de nichoirs, de sorte que ses effectifs sont stables ou en croissance dans l’écozone+, alors que de façon générale, les autres hirondelles présentent des déclins. Cependant, ses effectifs sont à la baisse plus au nord et à l’échelle du Canada, particulièrement depuis les deux dernières décennies. L’assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts comprend plusieurs insectivores aériens, lesquels sont en déclin partout au Canada (Blancher et al., 2009; Nebel et al., 2010).

Figure 17. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l’Écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 17

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l'écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre un déclin continu au cours de la période, d'environ 160 à 70.

 

Tableau 20. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des autres milieux ouverts qui sont caractéristiques de l’écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des autres
milieux ouverts
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Hirondelle de rivage-4,6 %*33,4231,1611,807,08-79 %
Vacher à tête brune-3,7 %*24,8416,9511,147,92-68 %
Crécerelle d’Amérique-3,0 %*1,111,280,790,45-59 %
Hirondelle rustique-1,9 %n38,6335,9825,3320,90-46 %
Hirondelle à ailes hérissées-1,8 % 1,421,200,970,74-48 %
Oriole de Baltimore-1,5 % 9,097,726,055,95-35 %
Buse à queue rousse-0,8 % 0,920,790,620,66-29 %
Tyran tritri-0,5 % 8,359,878,696,53-22 %
Hirondelle bicolore1,0 % 12,8317,9419,5815,3720 %
Merlebleu de l’Est7,6 %*0,130,130,921,09> 200 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 20

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Assemblage des oiseaux des milieux urbains et suburbains

Les oiseaux typiques des paysages urbains et suburbains forment un groupe diversifié. À la différence de nombreuses autres espèces, ce sont des oiseaux qui tolèrent les perturbations anthropiques. Malgré cette tolérance, l’assemblage affiche un léger déclin (Figure 18). De nombreux oiseaux de cet assemblage ne sont pas exclusivement urbains et sont présents dans des milieux naturels, tandis que d’autres, comme le Moineau domestique et le Roselin familier, sont associés presque exclusivement avec l’habitation humaine. Les tendances des populations varient au sein de ce groupe, allant du déclin très marqué du Martinet ramoneur jusqu’aux fortes hausses du Geai bleu, de la Tourterelle triste et du Roselin familier (Tableau 21).

Figure 18. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l’Écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 18

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l'écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre un léger déclin, passant d'environ 475 à 340 au cours de la période.

 

Bien que le Roselin familier soit un oiseau indigène de l’ouest du Canada, sa population de l’est est récente. Dans les années 40, des individus présents dans l’ouest des États-Unis se sont déplacés vers l’est de ce pays. De là, l’espèce s’est rapidement répandue dans l’est du Canada. Elle a fait son apparition dans les plaines à forêts mixtes au milieu des années 70, puis y a connu une augmentation rapide de ses effectifs jusqu’à l’atteinte d’un sommet au milieu des années 90. Toutefois, depuis ce temps, elle connaît un déclin régulier, sans doute occasionné par la maladie puisque cet oiseau est particulièrement vulnérable à la conjonctivite, maladie qui se répand facilement dans les mangeoires d’oiseaux (Dhondt et al.,1998).

On trouve dans cet assemblage des oiseaux introduits d’Eurasie, comme le Moineau domestique et l’Étourneau sansonnet, qui ont connu des déclins significatifs dans les dernières décennies, et le Pigeon biset, dont les effectifs sont stables (Tableau 21). Le déclin du Moineau domestique est également observé en Europe (Pan-European Common Bird Monitoring Scheme, 2007) et serait dû en partie au fait qu’il s’est progressivement trouvé privé de sa part des grains donnés aux chevaux, de moins en moins utilisés, à la perte d’habitat de nidification et à l’accroissement de la pollution et des effectifs de ses prédateurs (voir par exemple Baillie et al.,2007).

Tableau 21. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux urbains et suburbains qui sont caractéristiques de l’écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
urbains et suburbains
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Martinet ramoneur-5,5 %*2,601,530,970,59-77 %
Moineau domestique (I)-2,9 %*69,6566,5340,2530,57-56 %
Étourneau sansonnet (I)-1,4 %*163,20135,79120,79105,39-35 %
Quiscale bronzé-0,7 % 75,9559,9758,8664,62-15 %
Merle d’Amérique0,8 %*52,0658,9363,8965,1225 %
Bruant familier0,9 %*13,0715,6516,5316,1423 %
Pigeon biset (I)0,9 % 15,7920,8819,9420,5130 %
Geai bleu2,8 %*4,206,348,289,39123 %
Tourterelle triste3,0 %*14,3920,2825,5633,66134 %
Roselin familier7,7 %n0,000,355,862,72> 200 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 21

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; I = Espèces non indigènes introduites; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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