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Rapport technique thématique no. 12. - Tendances relatives aux oiseaux terrestres au Canada de 1968 à 2006

Écozone+ des Prairies (RCO 11)

Collaboratrice : Brenda Dale

L’écozone+ des Prairies est dominée par la prairie et est la principale zone de concentration d’oiseaux de prairie au Canada, de sorte que la plupart des espèces choisies comme représentatives de cette écozone+ appartiennent à l’assemblage des oiseaux de prairie. Le Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) a démontré que les oiseaux de prairie constituent le groupe d’oiseaux qui connaît le déclin le plus rapide en Amérique du Nord (Sauer et al., 2000; Sauer et al., 2008; North American Bird Conservation Initiative, U.S. Committee (NABCI-US), 2009), ce qui se voit très clairement dans les résultats pour le Canada dans son ensemble et pour l’écozone+ des Prairies (Tableau 33). La prédominance des oiseaux de prairie dans les Prairies fait ressortir l’importance du déclin général de ce groupe en rapport avec l’état de santé de cette écozone+.

Tableau 33. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux terrestres pour l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Assemblage d’espècesTendance
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Oiseaux forestiers1,3 %*16,321,923,022,035 %
Arbustaie/début de succession0,0 % 81,579,286,578,2-4 %
Oiseaux de prairie-1,6 %*239,1223,2183,9154,7-35 %
Autres milieux ouverts0,1 % 128,0129,4136,2118,1-8 %
Urbains/suburbains-0,9 %n129,9122,794,9106,7-18 %

Notes de bas de page - Tableau 33

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 33

 

Les parcours du BBSdans les Prairies sont surtout situés dans des zones agricoles pourvues d’un important réseau routier et où il y a eu perte considérable de prairie indigène au profit de l’agriculture. Les grandes étendues de prairie restantes sont concentrées dans une zone relativement petite qui est en bonne partie peu accessible par route. Le BBS ne peut donc assurer qu’une faible couverture de ces zones de prairie indigène où la densité d’oiseaux de prairie est élevée. Le programme de surveillance des oiseaux de prairie (Grassland Bird Monitoring, ou GBM) (voir par exemple Dale et al., 2005), qui a débuté en 1996, complémente le BBS. Les relevés du GBM sont effectués dans des zones du sud-est de l’Alberta et du sud-ouest de la Saskatchewan où la prairie est encore répandue. La comparaison ou la combinaison des tendances dégagées par le BBS et le GBM permettent de mieux établir l’évolution des effectifs ainsi que les raisons possibles des déclins et de la répartition des pertes (par exemple établir si les déclins se produisent au cœur ou à la périphérie de l’aire de répartition d’une espèce). Les Tableaux ci-dessous présentent les résultats du BBS, mais les résultats du GBM qui semblent pertinents sont pris en considération dans les analyses.

L’assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts et celui des milieux arbustifs et de début de succession sont relativement stables dans l’écozone+ des Prairies (Tableau 33). L’assemblage des oiseaux forestiers montre une tendance positive tandis que celui des oiseaux des milieux urbains et suburbains présente une tendance négative, tout comme on le note dans d’autres écozones+ ainsi qu’au Canada dans son ensemble. Les oiseaux des forêts, des milieux urbains et des milieux arbustifs et de début de succession constituent une part relativement faible de l’avifaune des prairies.

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Assemblage des oiseaux de prairie

Un déclin régulier et à long terme des oiseaux de prairie est évident, avec une perte de 35 % de l’effectif global depuis les années 70 (Figure 27, Tableau 33). Neuf des treize espèces représentatives choisies ici présentent des déclins d’intensités variées (Tableau 34).

Figure 27. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 27

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l'écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1969 à 2006. L'indice d'abondance montre un déclin constant à long terme, passant d'environ 270 en 1969 à 140 en 2001. Les tendances ont augmenté au milieu des années 2000 jusqu'à 170.

 

Tableau 34. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux de prairie qui sont caractéristiques de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux de prairieTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Bruant de McCown-11,0 %*6,102,050,770,24-96 %
Bruant à ventre noir-5,4 %*18,8714,807,972,58-86 %
Hibou des marais-5,0 %n0,470,210,090,10-78 %
Tétras à queue fine-4,0 %*1,491,730,470,53-64 %
Pipit de Sprague-3,8 %*6,685,352,092,04-69 %
Alouette hausse-col-3,3 %*81,1577,0348,8131,38-61 %
Busard Saint-Martin-3,0 %*2,071,701,140,92-55 %
Sturnelle de l’Ouest-1,3 %*60,2149,2543,2343,67-27 %
Bruant de Baird-1,1 % 3,532,883,101,39-61 %
Bruant vespéral0,8 % 22,0026,8827,0328,4129 %
Bruant des prés1,0 %*27,7729,3235,1033,9222 %
Bruant de Le Conte1,6 % 1,141,222,011,2611 %
Troglodyte à bec court5,7 %*0,310,230,700,94199 %

Notes de bas de page - Tableau 34

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 34

La dernière conversion de la prairie indigène en terres agricoles s’est soldée par une perte d’environ 75 % de prairie dans les Prairies canadiennes (Statistique Canada, 1993). Cette perte a ralenti au cours de ces dernières années mais n’a pas cessé : 10 % de la prairie indigène restante a été perdue entre 1985 et 2001 (Watmough et Schmoll, 2007). De plus, les pertes de prairie indigène dues au développement urbain et suburbain, particulièrement autour des grands centres, se sont accrues; bien que moins étendues que celles dues à l’agriculture, ces pertes peuvent être localement dévastatrices. Les populations actuelles d’oiseaux de prairie sont davantage affectées par la dégradation de l’habitat et la modification du paysage causées par l’intensification du pâturage, l’expansion du couvert ligneux due à la lutte contre les feux, la fragmentation continue de l’habitat et l’envahissement des milieux naturels par des plantes non indigènes découlant des aménagements linéaires (routes, sentiers, pipelines) (Askins et al., 2007).

Certaines des espèces (les Alouettes hausse-col, les Bruants de McCown, les Maubèches des champs) indiquant un déclin à long terme (Tableau 34) n’affichent pas de tendance à la baisse pour la période de 1996 à 2006 dans les parcours du BBS ou du GBM, qui sont constitués de plus de 50 % de prairie. Toutefois, elles affichent une tendance à la baisse dans les parcours qui en comptent moins de 50 %. La perte ou la fragmentation de l’habitat peuvent être des facteurs déterminants pour ces espèces dont la situation est encore bonne là où leur habitat est commun et présent en vastes étendues. Là où la prairie reste commune, d’autres espèces connaissent des déclins plus importants (par exemple le Pipit de Sprague), ce qui pourrait être dû à une dégradation de la qualité de l’habitat. Le Pipit de Sprague est une espèce sensible à la superficie de son habitat (Davis, 2004), par conséquent on le trouve en moins grand nombre près des aménagements linéaires (Sutter et al., 2000; Hamilton, 2010) ou aux endroits où poussent des plantes non indigènes (Sutter et Brigham, 1998).

La stabilité relative de la guilde des oiseaux de prairie au cours de la dernière décennie (Figure 27) est attribuable à certains oiseaux communs (comme le Bruant vespéral et le Bruant des prés) ou à des oiseaux associés aux prés humides (comme le Bruant de Le Conte et le Troglodyte à bec court), recensés sur les parcours du BBS. Ces espèces sont plus largement réparties et ne sont pas confinées aux Grandes Plaines, et elles peuvent tolérer les plantes non indigènes de plus grande taille, voire en profiter. Elles peuvent tirer profit de l’accroissement des aménagements linéaires et de la végétation non indigène associée, ainsi que de plusieurs programmes agricoles importants au Canada et aux États-Unis dans le cadre desquels de grandes graminées non indigènes ont été plantées dans les champs agricoles, ce qui leur offre une plus grande superficie d’habitat (Johnson et Ruttan, 1993; McMaster et Davis, 2001; Dale et al., 2005). Le Pipit de Sprague, le Bruant de McCown, le Bruant à ventre noir et le Bruant de Baird sont des espèces en déclin qui ont besoin d’un couvert de végétation courte ou de taille moyenne, préférablement indigène, et qui utilise peu ou pas du tout la végétation plantée (McMaster et Davis, 2001). Certains oiseaux de prairie nichent dans des champs de foin, mais de 50 à 60 % des nids, des œufs, des oisillons et jeunes à l’envol sont habituellement détruits lors de la récolte (Frawley, 1989; Bollinger et al., 1990). Dans une grande étude, on a démontré que la récolte du foin avait causé l’échec de 100 % des nids, parce que tous les nids n’ayant pas été détruits par la récolte ont été abandonnés par la suite (Perlut et al., 2006).

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Assemblage des oiseaux forestiers

L’assemblage des oiseaux forestiers montre une tendance positive, avec une hausse globale de son effectif de 35 % depuis les années 70 (Figure 28, Tableau 33). Cet assemblage a tiré profit de l’accroissement de l’habitat boisé dans les Prairies, grâce aux arbres associés aux établissements des humains, y compris les fermes, et l’expansion vers le sud des habitats de prairie-parc (Anderson et Bailey, 1980; Peltzer et Wilson, 2006). Il comprend plusieurs espèces qui devaient être rares avant la colonisation de la région, mais qui tolèrent les perturbations humaines dans les zones habitées et aux alentours (Tableau 35).

Figure 28. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 28

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l'écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1969 à 2006. L'indice d'abondance montre une tendance positive, passant d'environ 13 à 24 au cours de la période.

 

Tableau 35. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux forestiers qui sont caractéristiques de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux forestiersTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Viréo aux yeux rouges0,8 % 3,374,533,413,494 %
Mésange à tête noire1,9 % 0,821,080,821,0528 %
Moucherolle tchébec2,1 %*4,126,548,116,7062 %
Viréo mélodieux3,1 %*2,674,785,835,49106 %
Faucon émerillon9,4 %*0,010,050,200,26>200 %

Notes de bas de page - Tableau 35

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 35

 

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Assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession

L’assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession est relativement stable globalement (Figure 29), certaines espèces présentant une tendance à la hausse et d’autres une tendance à la baisse (Tableau 36). Le Moqueur roux et le Bruant chanteur connaissent un déclin dans cette écozone+, comme ailleurs au Canada. Dans les Prairies, le déclin du Moqueur roux est probablement attribuable à des changements dans l’aménagement du territoire qui ont entraîné la réduction de la quantité de haies et de brise-vent et par le fait même ont entraîné une augmentation de la prédation (Cavitt et Haas, 2000). Le Chardonneret jaune et la Paruline jaune, qui présentent des tendances variées au Canada, sont en hausse dans les Prairies.

Figure 29. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l’écozone+des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 29

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l'écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1969 à 2006. L'indice d'abondance montre des populations relativement stables au cours de la période, variant entre 70 et 95.

 

Tableau 36. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession qui sont caractéristiques de l’écozone+des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
arbustifs et de
début de succession
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Moqueur roux-2,4 % 2,411,461,601,12-54 %
Bruant chanteur-1,0 %*11,267,979,328,28-26 %
Bruant des plaines-0,9 %*37,5630,8629,5626,50-29 %
Moqueur chat-0,1 % 1,902,101,652,1614 %
Troglodyte familier1,0 %n12,9217,0718,9016,4427 %
Paruline masquée1,0 % 2,182,402,802,5517 %
Chardonneret jaune1,1 %*5,117,958,716,9837 %
Paruline jaune1,9 %*6,707,2510,7210,9864 %

Notes de bas de page - Tableau 36

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 36

 

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Assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts

Les niveaux de population des oiseaux des autres milieux ouverts sont relativement stables globalement (Tableau 33, Figure 30), mais les différentes espèces présentent des tendances à la hausse ou à la baisse (Tableau 37), selon qu’elles profitent ou non des modifications apportées par l’homme au paysage (par exemple un accroissement du nombre d’arbres ou la présence de nichoirs). La population des Prairies de la Pie-grièche migratrice, oiseau de milieu ouvert, a été désignée menacée en 2004 (COSEPAC, 2004) et connaît un déclin continu et important. L’espèce est affectée par l’empiétement urbain sur les terres agricoles ainsi que par les pratiques agricoles plus intensives qui, entre autres, visent l’enlèvement de haies et d’arbustes à proximité des champs. La Crécerelle d’Amérique affiche un déclin important dans cette écozone+ et aussi dans la plupart des autres écozones+ dans lesquelles elle se reproduit. Plusieurs espèces d’hirondelles, un groupe qui connaît un déclin à l’échelle du Canada, présentent une tendance positive dans les Prairies (l’Hirondelle à front blanc, l’Hirondelle bicolore, l’Hirondelle à ailes hérissées). Il se peut que l’Hirondelle bicolore et le Merlebleu azuré aient bénéficié des programmes de nichoirs. Il se peut aussi que l’Hirondelle bicolore et d’autres oiseaux (la Buse à queue rousse, le Tyran de l’Ouest) aient profité de la plantation d’arbres sur les fermes.

Figure 30. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 30

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l'écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1969 à 2006. L'indice d'abondance montre des niveaux de population relativement stables au cours de la période, variant entre 100 et 160.

 

Tableau 37. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des autres milieux ouverts qui sont caractéristiques de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des
autres milieux ouverts
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Pie-grièche migratrice-5,0 %*1,780,380,410,31-83 %
Crécerelle d’Amérique-1,8 % 0,520,780,480,27-49 %
Hirondelle rustique-1,5 %*16,7817,0714,509,70-42 %
Hirondelle de rivage-1,3 % 4,345,233,623,43-21 %
Buse de Swainson-1,1 % 2,303,012,231,69-26 %
Tyran tritri-0,5 % 6,716,466,965,62-16 %
Vacher à tête brune-0,5 % 27,3631,0825,4924,05-12 %
Perdrix grise-0,4 % 0,941,160,690,91-4 %
Oriole de Baltimore-0,3 % 3,835,004,522,78-27 %
Quiscale de Brewer0,2 % 27,7221,5624,7726,75-4 %
Tyran de l’Ouest1,4 % 2,103,003,243,3358 %
Hirondelle à front blanc2,0 % 25,8225,0439,5627,707 %
Hirondelle bicolore2,1 %n4,174,286,576,1648 %
Buse à queue rousse3,3 %*1,372,193,463,51156 %
Merlebleu azuré3,9 %*0,431,111,861,01135 %

Notes de bas de page - Tableau 37

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 37

 

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Assemblage des oiseaux des milieux urbains et suburbains

Le groupe des oiseaux des milieux urbains et suburbains comprend 13 espèces réparties dans l’ensemble du Canada, dont 9 sont présentes dans l’écozone+ des Prairies et prises en compte dans la présente analyse. Trois de ces dernières sont des espèces non indigènes introduites au Canada, soit le Moineau domestique, l’Étourneau sansonnet et le Pigeon biset, les autres étant des oiseaux indigènes qui tolèrent généralement les habitats modifiés par les humains, mais qui se trouvent également dans leurs milieux naturels (par exemple le Merle d’Amérique).

Les oiseaux de cet assemblage montrent globalement un déclin à long terme dans les Prairies, dû principalement à des déclins qui ont eu lieu à partir des années 80 jusqu’au milieu des années 90 (Figure 31, Tableau 38 ). La tendance globale négative de ce présent groupe s’explique en bonne partie par de forts déclins chez certaines espèces abondantes comme le Moineau domestique et l’Étourneau sansonnet jusqu’aux années 90 (Tableau 38), phénomène également observé dans d’autres régions du Canada. Les raisons de ces déclins ne sont pas claires, mais pourraient être liées à la perte d’habitat de nidification par suite de l’adoption de nouvelles conceptions architecturales et de la destruction de vieux bâtiments, ainsi qu’à la prédation accrue par les chats domestiques et des prédateurs aviaires comme le Faucon émerillon, rapace dont les effectifs ont considérablement augmenté dans les zones urbaines (Warkentin et al., 2005). On place normalement le Faucon émerillon dans l’assemblage des oiseaux forestiers. Cependant, dans l’écozone+ des Prairies, il vaudrait peut-être mieux le placer dans l’assemblage des oiseaux des milieux urbains et suburbains. La hausse des effectifs du Merle d’Amérique pourrait avoir bénéficié de l’accroissement de l’habitat boisé
(Tableau 38).

Figure 31. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

carte

Description longue pour la figure 31

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l'écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1969 à 2006. L'indice d'abondance montre que les populations sont en baisse à long terme, bien que les indices varient considérablement pendant toute la période, entre 170 et 70 environ.

 

Tableau 38. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux urbains et suburbains qui sont caractéristiques de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
urbains et suburbains
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Étourneau sansonnet (I)-2,5 %*32,5122,6516,0218,03-45 %
Moineau domestique (I)-1,9 %*70,1063,3638,6443,16-38 %
Pigeon biset (I)0,4 % 8,3710,958,558,825 %
Tourterelle triste1,3 %*8,5813,3012,3212,0240 %
Merle d’Amérique2,8 %*6,9810,1513,1514,86113 %

Notes de bas de page - Tableau 38

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; I = Espèces non indigènes introduites; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 38

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