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Rapport technique thématique no. 12. - Tendances relatives aux oiseaux terrestres au Canada de 1968 à 2006

Ce rapport est aussi disponible en version PDF. Rapport technique thématique no. 12. - Tendances relatives aux oiseaux terrestres au Canada de 1968 à 2006 (PDF, 2,36 Mo)

Information sur le document

Couverture de la publication

C. Downes, P. Blancher et B. CollinsNote1

Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010
Rapport technique thématique no 12
Publié par les Conseils canadiens des ministres des ressources

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada

Tendances relatives aux oiseaux terrestres au Canada, de 1968 à 2006.

Publ. aussi en anglais sous le titre :
Landbird trends in Canada, 1968-2006.
Monographie électronique en version PDF.
ISBN 978-1-100-97356-2
No de cat. : En14-43/12-2011F-PDF

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Ce rapport devrait être cité comme suit :
Downes, C., Blancher, P. et Collins, B. 2011. Tendances relatives aux oiseaux terrestres au Canada, de 1968 à 2006. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 12. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, (Ont.). xi + 118 p.

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2011
Also available in English

Notes de bas de page

Note 1

Tous les auteurs sont au service d’Environnement Canada

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Préface

Les Conseils canadiens des ministres des ressources ont élaboré un Cadre axé sur les résultats en matière de biodiversitéNote1 en 2006 pour mettre l’accent sur les mesures de conservation et de restauration conformément à la Stratégie canadienne de la biodiversitéNote2. Le rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010Note3 a été le premier rapport rédigé suivant ce cadre. Il permet d’évaluer les progrès réalisés en vue d’atteindre l’objectif du cadre, à savoir des « écosystèmes sains et diversifiés » et obtenir les deux résultats souhaités en matière de conservation : i) des écosystèmes productifs, résilients et diversifiés capables de se rétablir et de s’adapter et ii) la restauration des écosystèmes endommagés.

Les 22 constatations clés récurrentes présentées dans Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010 sont issues de la synthèse et de l’analyse des rapports techniques préparés dans le cadre du présent projet. Plus de 500 experts ont participé à la rédaction et à l’examen de ces documents de base. Le présent document, Tendances relatives aux oiseaux terrestres au Canada, de 1968 à 2006, s’inscrit au nombre de plusieurs rapports préparés sur la situation et les tendances de thèmes nationaux intersectoriels. Il a été préparé et révisé par des experts du domaine d’étude et reflète les points de vue des auteurs.

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Remerciements

Des remerciements particuliers sont adressés aux milliers de bénévoles compétents partout au Canada et aux États-Unis qui ont participé au Relevé des oiseaux nicheurs d’Amérique du Nord, au Recensement des oiseaux de Noël et à d’autres programmes de suivi des populations d’oiseaux. Les données issues de ces programmes ont servi de fondement à ce document qui n’aurait pu voir le jour sans le dévouement de ces bénévoles hautement qualifiés.Des remerciements particuliers sont également adressés aux réviseurs du présent rapport.

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Système de classification écologique – écozones+

Une version légèrement modifiée des écozones terrestres du Canada, décrite dans le Cadre écologique national pour le CanadaNote4, a permis de déterminer les zones représentatives d’écosystèmes pour tous les rapports compris dans le présent projet. Les modifications comprennent : un ajustement des limites terrestres pour tenir compte des améliorations résultant des activités de vérification au sol; la fusion des trois écozones de l’Arctique en une seule écozone; l’utilisation de deux écoprovinces, à savoir le bassin intérieur de l’Ouest et la forêt boréale de Terre-Neuve; l’ajout de neuf zones marines représentatives d’écosystèmes; et l’ajout de l’écozone des Grands Lacs. Ce système de classification modifié est appelé « écozones+ » dans ces rapports afin d’éviter toute confusion avec les « écozones » mieux connues du cadre initialNote5.

Cadre de classification écologique pour le Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes du Canada.

carte

Description longue pour la carte de l'écozone+ du Canada

Cette carte du Canada montre le cadre de classification écologique pour le Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes, appelé « écozones+ ». Cette carte illustre la répartition des 15 écozones+ terrestres, deux grandes écozones+ de lacs et neuf écozones+ marines.

Introduction et méthodes

Le présent rapport traite des changements survenus dans des populations d’oiseaux terrestres, de la fin des années 60 jusqu’à aujourd’hui, dont les effectifs étaient suffisamment abondants pour assurer la fiabilité du suivi. Les oiseaux terrestres forment un groupe diversifié d’espèces qui dépendent principalement de milieux terrestres durant leurs périodes de reproduction et d’hivernage. Ce groupe comprend les vautours, les rapaces diurnes, les gallinacés, les pigeons, les coucous, les rapaces nocturnes, les engoulevents, les martinets, les colibris, les martins-pêcheurs, les pics et les passereaux (oiseaux qui se perchent, souvent appelés oiseaux chanteurs).

Les résultats sont présentés à l’échelle nationale (Canada) et pour chaque écozone+ dont les données étaient suffisantes. Les résultats présentés concernent principalement les données du Relevé des oiseaux nicheurs d’Amérique du Nord (BBS, de l’anglais Breeding Bird Survey) recueillies au Canada (Service canadien de la faune, 2007; U.S. Geological Survey, Patuxent Wildlife Research Centre, 2010), mais d’autres sources ont également été utilisées, particulièrement pour l’écozone+ de l’Arctique et les écozones+ de la taïga. Les résultats du BBS présentés ici ont été analysés pour ce rapport précisément, en utilisant des données entre 1968 et 2006. Le BBS est un relevé d’oiseaux mené annuellement aux États-Unis, au Canada et, depuis 2008, dans le nord du Mexique. Ce relevé vise à suivre les tendances relatives à l’abondance des oiseaux nicheurs d’Amérique du Nord aux échelles continentale, nationale et régionale. Le BBS met l’accent sur les oiseaux terrestres et constitue aujourd’hui la principale source d’information sur les changements à long terme qui surviennent dans les populations de ces espèces en Amérique du Nord. Toutefois, il ne s’avère pas aussi efficace pour toutes les espèces. De fait, en raison du moment où les observations sont effectuées et parce que celles-ci sont réalisées en bordure de route, on note de façon générale une très mauvaise couverture pour la plupart des oiseaux nocturnes, des espèces fréquentant les milieux aquatiques et les milieux humides, des oiseaux fortement coloniaux et des oiseaux rares ou discrets, et une couverture imparfaite pour les espèces qui nichent tôt en saison.

Vu l’éloignement et l’inaccessibilité de l’écozone+ de l’Arctique et des écozones+ de la taïga, les donnée du BBS sont inexistantes, et les autres sources de données sur les oiseaux terrestres de ces régions sont peu nombreuses. Cependant, certains oiseaux qui nichent dans le nord du Canada passent l’hiver aux États-Unis ou dans le sud du Canada, où leurs populations peuvent faire l’objet d’un suivi par le Recensement des oiseaux de Noël (Audubon Society, 2010). Pour ces écozones+, les tendances retenues sont celles tirées de ce recensement et fourni par D. Niven (cf. Butcher et Niven, 2007). Le Recensement des oiseaux de Noël, qui a débuté il y a plus de 100 ans, suit l’état et les tendances des populations hivernales d’oiseaux par l’intermédiaire d’un recensement annuel d’une durée d’une journée, effectué par des groupes de bénévoles dans l’ensemble de l’Amérique du Nord. Les données de ce recensement complémentent celles du BBS et fournissent des résultats pour des espèces qui ne peuvent être recensées dans leurs aires de reproduction. À l’occasion, pour certaines écozones+, des résultats de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario de 2001 à 2005 (Cadman et al., 2007), du Programme de surveillance des oiseaux forestiers de l’Ontario (Cadman et al., 1998) et du programme de surveillance des oiseaux de prairie (Grassland Bird Monitoring) pour l’écozone+ des Prairies (Dale et al., 2005) sont aussi utilisés.

Dans le présent rapport, les oiseaux sont groupés en assemblages d’espèces (ou guildes) fondés sur des caractéristiques écologiques qu’ont en commun les espèces ainsi groupées. Pour le Canada, les résultats du BBS sont présentés pour les assemblages des oiseaux fondés sur l’habitat, la tendance de migration et la stratégie d’alimentation, de même que pour certaines espèces choisies caractéristiques de chaque assemblage. Dans les analyses des diverses écozones+, les résultats sont présentés seulement pour les assemblages divisés selon l’habitat qui sont caractéristiques de la région concernée. L’assignation des espèces aux divers assemblages selon l’habitat a été établie d’après Peterjohn et Sauer (1993), sauf pour ce qui est de l’assemblage « Autres milieux ouverts », qui a été ajouté pour couvrir les espèces présentes dans divers milieux ouverts non inclus dans les autres assemblages fondés sur l’habitat (c’est-à-dire que ces oiseaux sont des généralistes relativement aux habitats ouverts). L’assignation des espèces aux divers assemblages selon l’alimentation et la tendance de migration a été établie d’après WILDSPACEMC (Environnement Canada, 2006), avec un groupement de certaines catégories et d’autres ajustements mineurs. La description des assemblages d’espèces est présentée au Tableau 1. Par ailleurs, l’Annexe 1 indique dans quels assemblages toutes les espèces figurant dans le présent rapport ont été placées.

Tableau 1. Description des assemblages d’espèces.

1.1 Assemblages selon l’habitat
HabitatDescription
ForêtForêts décidues, conifériennes ou mixtes
Milieux arbustifs et de début de successionArbustaies, champs laissés à l’abandon, milieux de stade de succession intermédiaire entre la prairie et la forêt
PrairiePrairies indigènes (y compris la savane) et certains milieux agricoles comme les champs de foin et les pâturages
Autres milieux ouvertsMilieux ouverts (à l’exclusion de la toundra en raison du peu de données sur ces espèces), y compris les oiseaux des paysages agricoles non déjà assignés à l’assemblage relatif à la prairie
Milieux urbains et suburbainsComprend trois espèces introduites d’Eurasie (Moineau domestique, Étourneau sansonnet, Pigeon biset) et des espèces indigènes caractéristiques des paysages urbains et suburbains
1.2 Assemblages selon la stratégie de migration
Stratégie de migrationDescription
Nicheurs résidentsPas de migration importante, se reproduisent et hivernent dans la même aire de répartition à l’intérieur du Canada
Migrateurs de courtes distancesEspèces qui se reproduisent au Canada dont une grande partie de l’effectif migre pour hiverner dans des régions tempérées, soit dans le sud du Canada, aux États-Unis ou dans le nord du Mexique
Migrateurs néotropicauxEspèces qui se reproduisent au Canada dont une grande partie sinon la totalité de l’effectif migre pour hiverner dans des régions néotropicales, soit dans le sud du Mexique, dans les Antilles, en Amérique centrale ou en Amérique du Sud
1.3 Assemblages selon l’alimentation – par type d’aliments
Type d’alimentsDescription
Carnivores et piscivoresEspèces qui se nourrissent principalement d’animaux, y compris de charogne et de poisson
Herbivores, frugivores et granivoresEspèces qui se nourrissent principalement de plantes, y compris de tiges et de feuilles, de fruits (noix et autres) et de graines
InsectivoresEspèces qui se nourrissent principalement d’insectes
OmnivoresEspèces qui se nourrissent d’aliments variés, soit de combinaisons des aliments susmentionnés
1.4 Assemblages selon l’alimentation – par substrat d’alimentation
Substrat d’alimentationDescription
AirEspèces qui consomment des proies volantes; comprend les oiseaux qui cherchent et poursuivent leurs proies en vol, les oiseaux qui chassent à l’affût depuis un perchoir, et les oiseaux qui capturent les proies présentes dans l’air en volant le bec ouvert
VégétationEspèces qui s’alimentent sur le feuillage, les brindilles, les branches et les fleurs
Tronc et écorceEspèces qui trouvent leur nourriture sur les troncs d’arbre, sous l’écorce
SolEspèces qui trouvent leur nourriture au sol

La tendance pour les oiseaux terrestres des milieux humides n’a pas été calculée parce que peu d’oiseaux terrestres appartiennent clairement à l’assemblage des milieux humides et que le BBS ne couvre pas bien ces milieux. Les résultats pour un assemblage donné sont fondés sur toutes les espèces assignées à cet assemblage pour lesquelles il existe des données du BBS. Par ailleurs, les résultats sont présentés pour chaque espèce choisie, seulement dans les cas où le BBS donne des tendances qui sont raisonnablement bonnes (habituellement, erreur-type < 2 % par année), et qui sont typiques de l’écozone+ considérée, d’après leur abondance relative et la proportion de leur population dans cette écozone+ par rapport aux autres endroits de leur aire de répartition. Par conséquent, les résultats présentés pour chaque espèce n’incluent pas de liste exhaustive des espèces pour les écozones+. Ils présentent plutôt un échantillon des oiseaux suivis par le BBS (ou par une autre source) qui illustre les tendances caractéristiques de la région et de l’assemblage concerné.

Un graphique des indices d’abondance annuels est présenté pour chaque assemblage afin de montrer l’évolution des effectifs au fil des ans, la tendance globale résumant le taux de changement sur toute la période couverte (de 1968 à 2006), et pour chaque assemblage et certaines espèces, l’abondance relative par décennie pour illustrer les changements quant aux niveaux des populations survenus au cours des décennies. L’indice d’abondance annuel est une estimation du nombre moyen d’oiseaux qui seraient dénombrés par un observateur moyen sur un parcours choisi au hasard dans une année donnée. Des indices annuels sont présentés pour tous les assemblages d’espèces au Canada et pour les assemblages selon l’habitat pour chaque écozone+. Dans les tableaux, une valeur est indiquée pour la tendance globale, l’abondance relative moyenne par décennie, et le changement de l’abondance relative. La tendance globale (colonne « Tendance ») donne le pourcentage de changement annuel des effectifs au cours de la période entière. Les méthodes employées pour calculer les tendances et les indices annuels sont décrites de façon détaillée sur le site Web de la Base de données sur les tendances notées chez les oiseaux du Canada (Collins et Downes, 2009). Les abondances relatives sur dix ans (colonne « Indice d’abondance du BBS ») sont tirées des indices annuels et présentent l’indice d’abondance moyen pour la décennie concernée. La colonne « Changement » indique le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (habituellement les années 70) et les années 2000 (de 2000 à 2006). La tendance globale donne une seule mesure du taux d’évolution des effectifs à long terme, tandis que les indices annuels et les abondances relatives par décennie montrent comment les niveaux de population varient à l’intérieur de la période concernée.

Le BBS n’a pas été établi partout au même moment dans les diverses régions du Canada. Les résultats pour l’ensemble du Canada et la plupart des écozones+ de l’est et du centre du pays sont fondés sur des données recueillies à partir de 1968, tandis que les tendances ont débuté en 1973 pour plusieurs des écozones+ de l’Ouest, et en 1988 pour l’écozone+ de la Cordillère boréale.

Notes de bas de page

Note 1

Environnement Canada. 2006. Un cadre axé sur les résultats en matière de biodiversité pour le Canada. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. 8 p

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Note 2

Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur la biodiversité. 1995. Stratégie canadienne de la biodiversité : réponse du Canada à la Convention sur la diversité écologique. Environnement Canada, Bureau de la Convention sur la biodiversité. Ottawa, ON. 80 p.

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Note 3

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada. 2010. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. vi + 148 p.

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Note 4

Groupe de travail sur la stratification écologique. 1995. Cadre écologique national pour le Canada. Agriculture et Agroalimentaire Canada, Direction générale de la recherche, Centre de recherches sur les terres et les ressources biologiques et Environnement Canada, Direction générale de l’état de l’environnement, Direction de l’analyse des écozones. Ottawa/Hull, ON. 144 p. Rapport et carte nationale 1/7 500 000.

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Note 5

Rankin, R., Austin, M. et Rice, J. 2011. Système de classification écologique pour le Rapport sur l’état et les tendances des écosystèmes. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 1. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON.

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Table des matières

Liste des figures

Table des matières

Liste des tableaux

Table des matières

Canada

Les résultats des relevés du BBS pour le Canada effectués de 1968 à 2006 révèlent un déclin significatif chez certains assemblages d’oiseaux correspondant à quatre des cinq types d’habitats (Tableau 2). Les assemblages des oiseaux forestiers sont demeurés plutôt stables, bien qu’un léger déclin ait pu être noté progressivement au cours des dernières années. À l’échelle régionale, on note divers degrés de déclin pour cet assemblage dans les trois écozones+ de l’Ouest (l’écozone+ maritime du Pacifique, l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest et l’écozone+ de la Cordillère montagnarde, pour laquelle un déclin plus faible, non significatif est noté). On note également un déclin non significatif dans l’écozone+ maritime de l’Atlantique et dans les autres écozones+, les populations sont demeurées stables ou ont augmenté. À l’échelle du Canada, les populations d’oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession ont connu un déclin léger, mais statistiquement significatif, dont les tendances varient entre écozones+ (déclin significatif pour les écozones+ maritime de l’Atlantique, du Bouclier boréal, des plaines boréales et maritime du Pacifique; populations stables ou augmentant légèrement dans les autres écozones+). Le déclin le plus important a été enregistré pour les populations d’oiseaux de prairie et celle des autres milieux ouverts (une perte de plus de 40 % de la population depuis les années 70). Les oiseaux de prairie sont en déclin à l’échelle du Canada et dans toutes les écozones+ pour lesquelles il existe des données. Les oiseaux des autres milieux ouverts sont également en déclin partout au Canada, sauf dans les Prairies. Les oiseaux des milieux urbains et suburbains sont également en déclin à l’échelle du Canada et dans toutes les écozones+ pour lesquelles il existe des données.

Tableau 2. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux terrestres au Canada, regroupés par habitat de nidification, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Assemblage d’espèces selon
l’habitat
Tendance
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Oiseaux forestiers-0,2 % 153,1158,5150,4138,3-10 %
Oiseaux des milieux arbustifs et
de début de succession
-0,5 %*121,1110,0110,2101,1-17 %
Oiseaux de prairie-1,9 %*81,871,757,045,7-44 %
Oiseaux des autres milieux ouverts-1,4 %*79,079,665,845,7-42 %
Oiseaux des milieux urbains et
suburbains
-0,9 %*135,9126,8110,3105,6-22 %

Notes de bas de page - Tableau 2

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 2

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Assemblage des oiseaux forestiers

Près de la moitié des oiseaux terrestres du Canada est associée aux forêts, notamment aux forêts de la vaste région boréale. La région boréale canadienne s’étend depuis le Yukon jusqu’à Terre-Neuve et englobe plusieurs écozones+ : le Bouclier boréal, la forêt boréale de Terre-Neuve, les plaines boréales, la Cordillère boréale, la taïga des plaines, la taïga de la Cordillère, la taïga du Bouclier et les plaines hudsoniennes.

Le Tableau 3 donne la tendance démographique de certaines espèces d’oiseaux forestiers pour lesquelles il existe des données relativement précises (habituellement, erreur-type < 2 % par année). En raison du manque de parcours d’observation dans le cadre du BBS dans la plupart des régions du nord, les résultats sont biaisés et correspondent aux forêts du sud, à l’intérieur même des écozones+ et aussi entre celles-ci. Par exemple, les tendances des trois écozones+ de la taïga et de l’écozone+ des plaines hudsoniennes sont fortement sous-représentées. L’écozone+ boréale de Terre-Neuve est également moins représentée que d’autres, bien qu’il y ait dans la province plusieurs parcours du BBS.

Tableau 3. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux forestiers au Canada, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux forestiersTendance
de la
population
(%/an)
PAnnées
1970
Années
1980
Années
1990
Années
2000
Changement
Pioui de l’Est-4,6 %*1,090,890,480,29-73 %
Paruline du Canada-4,4 %*1,080,810,470,30-72 %
Grive des bois-4,2 %*1,110,630,420,30-73 %
Moucherolle à côtés olive-3,9 %*1,511,260,790,48-68 %
Gros-bec errant-3,6 %*3,633,872,710,91-75 %
Paruline à poitrine baie-3,3 %*0,620,700,330,21-67 %
Mésange à tête brune-3,2 %*0,580,480,310,29-51 %
Roselin pourpré-3,1 %*2,111,761,000,98-54 %
Grive fauve-2,4 %*7,166,484,293,37-53 %
Tarin des pins-2,3 %*6,989,146,813,18-54 %
Cardinal à poitrine rose-2,2 %*3,063,051,681,47-52 %
Junco ardoisé-1,5 %*10,4410,698,226,47-38 %
Tyran huppé-1,2 %n0,941,120,890,62-34 %
Paruline tigrée-0,8 % 0,380,600,350,26-33 %
Paruline couronnée-0,7 %*8,238,627,156,48-21 %
Moucherolle tchébec-0,6 %n6,686,536,364,92-26 %
Paruline flamboyante-0,6 % 5,535,714,864,58-17 %
Paruline à gorge noire-0,6 % 1,351,311,281,21-10 %
Grive à dos olive-0,5 % 16,2017,0714,2314,22-12 %
Paruline obscure-0,4 % 3,595,903,153,55-1 %
Moucherolle à ventre jaune-0,4 % 1,121,320,880,95-15 %
Roitelet à couronne rubis-0,3 % 6,575,765,925,96-9 %
Paruline à collier-0,3 % 0,790,880,720,75-6 %
Mésangeai du Canada-0,2 % 1,641,661,611,39-15 %
Paruline noir et blanc-0,1 % 1,662,071,731,50-9 %
Paruline des ruisseaux-0,1 % 2,332,922,332,19-6 %
Paruline à gorge orangée0,0 % 0,700,860,770,59-16 %
Paruline à tête cendrée0,4 % 3,794,214,104,5520 %
Viréo aux yeux rouges0,7 %*14,1115,6015,6016,3216 %
Troglodyte mignon0,7 % 2,832,543,453,4120 %
Grive solitaire0,8 %n5,055,215,535,6311 %
Paruline à croupion jaune1,0 %*6,378,748,457,9825 %
Pic mineur1,2 %*0,390,630,570,5130 %
Sittelle à poitrine blanche1,4 %n0,160,170,200,2659 %
Mésange à tête noire1,6 %*3,274,114,274,8147 %
Pic chevelu2,0 %*0,510,630,700,7853 %
Viréo de Philadelphie2,4 %n0,270,310,490,4668 %
Sittelle à poitrine rousse2,6 %*1,161,722,432,42109 %
Viréo mélodieux2,8 %*3,215,156,426,3497 %
Viréo à tête bleue3,6 %*0,540,700,981,26134 %
Grand Pic6,5 %*0,140,440,460,68> 200 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 3

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 3

Dans l’ensemble, l’assemblage des oiseaux forestiers au Canada est plutôt stable (Figure 1) tout comme aux États-Unis (North American Bird Conservation Initiative, U.S. Committee (NABCI-US), 2009), mais il existe un mélange de tendances positives, négatives et stables pour chaque espèces, y compris pour certaines espèces qui, en raison de leur déclin prolongé, ont été évaluées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), par exemple la Paruline du Canada et le Moucherolle à côtés olive (COSEPAC, 2007a), ou inscrites sur la liste de priorité pour la conservation en Amérique du Nord, par exemple la Grive des bois et la Paruline à poitrine baie (Rich et al., 2004). Les oiseaux forestiers regroupent de nombreuses espèces dont les besoins en matière d’habitat, les habitudes alimentaires ainsi que les tendances de migration diffèrent l’une de l’autre. Il n’est donc pas étonnant que les tendances démographiques varient entre espèces. Par exemple, dans les trois écozones+ boréales les oiseaux forestiers montrent globalement des tendances positives et stables à long terme, bien que certaines espèces affichent des déclins alarmants.

Figure 1. Évolution de l’indice d’abondance annuel des populations canadiennes d’oiseaux forestiers, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 1

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel des populations canadiennes d'oiseaux forestiers, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre peu de changement global, avec une variation entre 115 et 165 au cours de la période.

 

Environ 60 % des espèces d’oiseaux terrestres particulières du Canada nichent dans la forêt boréale (Blancher, 2003), et un grand nombre d’entre elles possèdent la majorité de leur population reproductrice mondiale concentrée dans cette région. Le Canada a une grande responsabilité en matière d’intendance des espèces boréales, et il faut surveiller étroitement l’évolution des populations d’oiseaux. La forêt boréale abrite des espèces résidentes à l’année, comme la Mésange à tête brune, le Mésangeai du Canada et plusieurs pics et strigidés, mais elle est surtout fréquentée par des espèces migratrices, notamment des parulines, des bruants et des moucherolles. La présence de facteurs dans les aires d’hivernage et durant la migration ainsi que dans les aires boréales de reproduction influence ces espèces migratrices. Par exemple, le Quiscale rouilleux est une espèce qui niche dans la forêt boréale et qui migre dans le sud des États-Unis pour hiverner. Selon le Recensement des oiseaux de Noël et le BBS (Niven et al., 2004), l’espèce accuse un déclin significatif depuis les quarante dernières années, si bien qu’il a été évalué comme espèce préoccupante au Canada par le COSEPAC (2006b). Comme 70 % de son aire de nidification se trouve au Canada, il incombe en grande partie au Canada de veiller à la survie de l’espèce. Les résultats obtenus pour un certain nombre d’autres espèces sont présentés dans les rapports sur les écozones+ plus loin.

Les oiseaux forestiers connaissent des déclins plus ou moins marqués dans les trois écozones+ de l’Ouest. Dans les Prairies, leurs populations augmentent, et on peut penser qu’ils ont bénéficié d’une augmentation de la superficie arborée associée à l’établissement de populations humaines. Dans l’écozone+ des plaines à forêts mixtes, les populations d’oiseaux forestiers semblent avoir augmenté globalement en réponse à l’augmentation de la couverture forestière résultant de l’abandon des terres agricoles peu fertiles.

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Assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession

Les relevés du BBS ne s’étendent pas aux oiseaux qui nichent dans les milieux arbustifs de la taïga, et pour certaines espèces, notamment la Paruline à calotte noire, la Paruline verdâtre, le Bruant fauve et le Bruant de Lincoln, les résultats des relevés présentés dans le présent rapport ne s’appliquent qu’à la partie sud de leur aire de répartition nordique.

L’indice d’abondance pour l’ensemble des espèces des milieux arbustifs et de début de succession accuse une légère baisse (Figure 2), en grande partie à cause d’un déclin noté chez plusieurs espèces relativement abondantes de bruants, dont le Bruant chanteur et le Bruant à gorge blanche (Tableau 4). Les tendances pour l’assemblage de ces espèces varient entre écozones+; on enregistre des déclins significatifs dans les écozones+ maritime de l’Atlantique, des plaines boréales et du Bouclier boréal, un déclin non significatif dans l’écozone+ maritime du Pacifique, et une tendance stable ou à la hausse dans les autres écozones+. Pour de nombreuses espèces, les résultats varient entre régions. Ainsi, depuis les années 70, le Moqueur roux a perdu 60 % de sa population au Canada; il est en déclin dans les écozones+ des Prairies, des plaines à forêts mixtes et des plaines boréales ainsi que dans le sud de l’écozone+ du Bouclier boréal, mais il semble stable dans l’écozone+ maritime de l’Atlantique. Les résultats obtenus pour un certain nombre d’autres espèces sont présentés dans les rapports sur les écozones+ plus loin.

Figure 2. Évolution de l’indice d’abondance annuel des populations canadiennes d’oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 2

Ce graphique linéaire décrit l'évolution de l'indice d'abondance annuel des populations canadiennes d'oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance révèle un léger déclin au cours de la période, passant d'environ 120 à 100.

 

Tableau 4. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession au Canada, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
arbustifs et de début de
succession
Tendance de la
population
(%/an)
PAnnées
1970
Années
1980
Années
1990
Années
2000
Changement
Paruline à calotte noire-2,9 %*1,781,651,070,81-54 %
Moqueur roux-2,8 %*1,240,810,650,49-60 %
Paruline triste-2,3 %*3,813,892,251,99-48 %
Moqueur chat-1,8 %*1,871,521,061,15-39 %
Paruline à flancs marron-1,7 %*5,504,233,303,25-41 %
Bruant chanteur-1,3 %*19,8815,2714,7413,67-31 %
Bruant à gorge blanche-1,0 %*22,0317,4817,1617,22-22 %
Bruant des plaines-0,1 % 11,3810,6811,029,40-17 %
Bruant à couronne blanche1,0 % 1,321,231,571,31-1 %
Moucherolle des saules2,1 %n0,750,970,720,74-1 %
Paruline des buissons2,5 %*1,382,152,081,9239 %
Bruant de Lincoln3,0 %*1,873,614,033,3278 %
Bruant fauve3,1 %*0,711,811,471,3591 %
Paruline verdâtre3,9 %*1,442,092,832,5979 %
Tohi tacheté3,9 %*0,490,700,870,6942 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 4

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Assemblage des oiseaux de prairie

Les résultats des relevés du BBS montrent que les populations d’oiseaux de prairie sont en déclin partout en Amérique du Nord (Sauer et al., 2008; North American Bird Conservation Initiative, U.S. Committee (NABCI-US), 2009). Les déclins sont marqués, constants et généralisés sur le plan géographique. Au Canada, l’assemblage des oiseaux de prairie reflète ce déclin constant et à long terme depuis une quarantaine d’années (Figure 3, Tableau 5). On observe un déclin important et statistiquement significatif dans toutes les écozones+ pour lesquelles une tendance a été notée.

Figure 3. Évolution de l’indice d’abondance annuel des populations canadiennes d’oiseaux de prairie, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 3

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel des populations canadiennes d'oiseaux de prairie, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre de fortes baisses constantes au cours des quarante dernières années, variant de 89 à 43.

 

Tableau 5. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux de prairie au Canada, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux de prairieTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Bruant sauterelle-5,3 %*0,310,300,120,07-78 %
Goglu des prés-5,2 %*12,5010,784,492,55-80 %
Hibou des marais-5,1 %n0,660,140,130,12-82 %
Sturnelle des prés-5,1 %*3,221,901,250,73-77 %
Alouette hausse-col-4,5 %*20,1816,069,625,42-73 %
Bruant à ventre noir-4,2 %*3,682,511,670,49-87 %
Pipit de Sprague-3,0 %n1,411,020,450,43-70 %
Tétras à queue fine-2,3 % 0,250,300,150,13-47 %
Busard Saint-Martin-1,9 %*0,550,550,430,29-48 %
Sturnelle de l’Ouest-1,6 %*15,0112,299,888,88-41 %
Bruant de Baird-1,1 % 0,740,550,620,26-65 %
Bruant des prés-0,8 %*19,4616,6217,2314,52-25 %
Bruant vespéral-0,6 % 8,207,897,586,87-16 %
Troglodyte à bec court1,4 % 0,350,310,470,4527 %
Bruant de Le Conte2,8 % 0,670,601,030,717 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 5

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 5

Les relevés du BBS ont commencé après la disparition massive des prairies indigènes, durant la première moitié du 20e siècle, de sorte que les effets de cette disparition sur les populations d’oiseaux de prairie n’ont pas été mesurés. Cependant, les prairies ont continué de disparaître depuis les premiers relevés du BBS, et leur disparition explique en partie les déclins enregistrés chez les populations d’oiseaux de prairie (perte de population de 35 % depuis les années 70). La disparition de l’habitat des oiseaux de prairie dans les écozones+ maritime de l’Atlantique et des plaines à forêts mixtes est plus récente. Avant l’établissement des populations humaines, ces terres étaient en grande partie boisées. Leur défrichement par les premiers colons a créé de vastes superficies de milieu propice aux oiseaux de prairie, mais ceux-ci ont perdu une partie de cet habitat lorsque les fermes abandonnées ont été regagnées par les stades successifs de végétation spontanée. Cette période où il y a eu perte d’habitat suivie d’un déclin rapide des populations est reflétée dans les relevés du BBS pour ces deux écozones+ (perte de 60 % des populations d’oiseaux depuis les années 70).

Les populations de la plupart des espèces d’oiseaux de prairie sont aussi en déclin au Canada, ce qui correspond au déclin général de cet assemblage. Certaines espèces ont perdu plus de 50 % de leur population au Canada depuis les années 70 (le Goglu des prés, la Sturnelle des prés, le Pipit de Sprague, le Bruant à ventre noir et d’autres; voir le Tableau 5). Les causes du déclin ne sont pas les mêmes pour toutes les espèces et toutes les écozones+, mais on pense qu’une combinaison de facteurs est en jeu, notamment la reprise par la succession végétale des terres agricoles peu fertiles abandonnées et une intensification de l’exploitation des terres agricoles restantes, où nichent la majorité des espèces des prairies. Un grand nombre d’oiseaux de prairie migrent sur de courtes distances et vont hiverner aux États-Unis, où ils subissent également les effets d’une transformation de leur habitat. Le Goglu des prés, cependant, hiverne à 8 000 km ou plus au sud de l’équateur, en Amérique du Sud.

Certaines des espèces énumérées dans le Tableau 5 nichent dans les prairies ou les champs cultivés lorsqu’elles se trouvent dans la partie sud de leur aire de répartition, puis dans la toundra lorsqu’elles se trouvent dans la partie nord (par exemple le Hibou des marais, l’Alouette hausse-col et le Bruant des prés); les tendances démographiques de ces espèces ont été établies à partir des résultats des relevés du BBS effectués uniquement dans la partie sud de leur aire. Deux oiseaux de prairie qui préfèrent des habitats humides (le Troglodyte à bec court et le Bruant de Le Conte) affichent des tendances stables ou à la hausse; elles bénéficient peut-être des mesures de gestion des habitats mises en place pour la sauvagine.

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Assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts

Tout comme les oiseaux de prairie, les espèces des autres milieux ouverts (Figure 4) connaissent un déclin qui est possiblement dû à la perte d’habitat ou à la dégradation de la qualité de celui-ci découlant des changements d’utilisation des terres et des pratiques agricoles. Cependant, le déclin semble plus récent chez ces dernières (il aurait commencé vers le milieu des années 80) que chez les oiseaux de prairie, peut-être parce qu’elles tolèrent mieux la végétation des stades plus avancés de la succession. L’écozone+ des Prairies est la seule où les populations d’oiseaux des milieux ouverts ou agricoles autres que les prairies sont stables plutôt qu’en déclin. Certaines espèces présentes dans l’écozone+ des Prairies profitent peut-être des changements apportés au milieu par la présence humaine, par exemple une plus grande abondance d’arbres ou la présence de nichoirs artificiels.

Figure 4. Évolution de l’indice d’abondance annuel des populations canadiennes d’oiseaux des autres milieux ouverts, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 4

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel des populations canadiennes d'oiseaux des autres milieux ouverts, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre un déclin au cours de la période, passant de 88 à 40.

 

Cet assemblage comprend plusieurs espèces insectivores se nourrissant en vol (les hirondelles, les engoulevents) qui sont en déclin partout au Canada. Des huit espèces d’hirondelles présentes au Canada, l’Hirondelle à face blanche, qu’on rencontre uniquement dans l’ouest du pays (Colombie-Britannique, Alberta et Yukon), est la seule dont l’effectif augmente (Tableau 6). À l’échelle du Canada, l’Hirondelle bicolore est en déclin, mais les populations des écozones+ des plaines à forêts mixtes et des Prairies se maintiennent, peut-être grâce aux programmes d’installation de nichoirs artificiels. D’autres espèces des milieux ouverts ne se portent guère mieux. Par exemple, la Pie-grièche migratrice a été évaluée comme étant une espèce en voie de disparition en 2000 dans la partie est de son aire de répartition, où les populations du Québec et du Nouveau-Brunswick ont disparu et où il ne reste plus que quelques couples reproducteurs en Ontario. La sous-espèce de Pie-grièche présente dans les Prairies a connu un meilleur sort, mais elle est également en déclin et a été évaluée comme espèce menacée en 2004 (COSEPAC, 2004). La Crécerelle d’Amérique fait l’objet d’un sérieux déclin à l’échelle nationale et dans la plupart des écozones+ dans lesquelles elle se reproduit au Canada.

Tableau 6. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux des autres milieux ouverts au Canada, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des autres
milieux ouverts
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
Années
1980
Années
1990
Années
2000
Changement
Pie-grièche migratrice-6,5 %*0,450,070,080,05-89 %
Hirondelle de rivage-4,6 %*7,747,563,491,93-75 %
Engoulevent d’Amérique-4,3 %*0,470,450,270,10-78 %
Hirondelle rustique-3,2 %*16,6815,589,895,56-67 %
Vacher à tête brune-2,5 %*14,2511,948,936,46-55 %
Tyran tritri-2,0 %*3,623,552,701,80-50 %
Crécerelle d’Amérique-1,7 %*0,821,040,750,45-45 %
Oriole de Baltimore-1,4 %*2,162,541,941,18-45 %
Hirondelle bicolore-0,9 %*8,599,128,115,87-32 %
Quiscale de Brewer0,0 % 9,939,609,077,62-23 %
Buse de Swainson0,1 % 0,470,540,460,33-30 %
Tyran de l’Ouest1,7 %n0,530,800,940,7338 %
Merlebleu azuré2,2 % 0,420,410,660,4916 %
Hirondelle à face blanche2,4 % 0,751,071,591,0235 %
Buse à queue rousse3,0 %*0,540,881,281,19121 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 6

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 6

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Assemblage des oiseaux des milieux urbains et suburbains

On s’attendrait à ce que l’extension des zones urbaines et suburbaines à laquelle on assiste partout au Canada s’accompagne d’une augmentation des populations d’oiseaux tolérants aux paysages aménagés, mais l’assemblage des oiseaux urbains et suburbains connaît un déclin à l’échelle du pays (Figure 5) et dans toutes les écozones+ pour lesquelles il existe des résultats. Dans l’ensemble, ces espèces ont connu depuis les années 70 une baisse d’effectif se situant à 22 % pour l’ensemble du Canada et variant entre 18 % et 38 % pour les écozones+ où des relevés du BBS ont été effectués (Tableau 2).

Figure 5. Évolution de l’indice d’abondance annuel des populations canadiennes d’oiseaux des milieux urbains et suburbains, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 5

Ce graphique linéaire décrit l'évolution de l'indice d'abondance annuel des populations canadiennes d'oiseaux des milieux urbains et suburbains, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre une tendance constante de déclin d'environ 150 à 100 au cours de la période.

 

L’Étourneau sansonnet et le Moineau domestique sont abondants mais ont néanmoins connu un déclin important dans les dernières décennies, tandis que la population du Pigeon biset est demeurée relativement stable (Tableau 7 ). Les déclins observés chez le Moineau domestique (dans toutes les écozones+ pour lesquelles il existe des données de relevés du BBS, sauf la forêt pluviale du nord de la côte du Pacifique) et l’Étourneau sansonnet (dans toutes les écozones+) correspondent à ceux enregistrés en Europe (Pan-European Common Bird Monitoring Scheme, 2007). Cette tendance est à l’opposé de celle qu’on observe chez de nombreuses espèces animales ou végétales exotiques, qui deviennent de plus en plus nuisibles pour les écosystèmes du Canada (par exemple les moules introduites dans les Grands Lacs, l’agrile du frêne et autres insectes et plantes exotiques) (Environnement Canada, 2009).

Tableau 7. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux des milieux urbains et suburbains au Canada, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
urbains et suburbains
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Martinet ramoneur-8,3 %*0,870,350,130,08-90 %
Moineau domestique (I)-3,3 %*27,8622,1812,3311,24-60 %
Étourneau sansonnet (I)-3,1 %*48,3336,8724,4218,73-61 %
Quiscale bronzé-2,0 %*13,719,838,558,03-41 %
Hirondelle noire-1,3 % 0,700,710,730,42-40 %
Moqueur polyglotte-0,8 % 0,020,020,020,01-69 %
Bruant familier-0,6 %n12,7712,4811,6710,29-19 %
Geai bleu-0,2 % 2,142,222,142,3610 %
Merle d’Amérique0,4 %*32,4035,6437,3835,289 %
Pigeon biset (I)0,8 % 3,905,525,114,5216 %
Tourterelle triste1,7 %*4,085,525,895,8243 %
Roselin familier13,4 %n0,100,370,990,88> 200 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 7

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative;I = Espèces non indigènes introduites; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 7

Chez les espèces migrant sur de longues distances, comme le Martinet ramoneur et l’Hirondelle noire, certains facteurs liés aux aires d’hivernage et à la migration agissent également sur les populations. Le Martinet ramoneur a subi un déclin important dans toutes les régions du Canada. Dans l’ensemble, il a perdu 90 % de sa population (Tableau 7), si bien qu’il a été désigné espèce menacée au Canada (COSEPAC, 2007a). Plusieurs autres espèces d’oiseaux insectivores qui se nourrissent en vol, comme le Martinet ramoneur, sont en déclin (Blancher et al., 2009; Nebel et al., 2010). En revanche, la population du Roselin familier a augmenté de façon spectaculaire dans l’est du pays, où l’espèce est apparue dans les années 70 après avoir été introduite dans des villes de l’est des États-Unis. À long terme, l’effectif de l’espèce a connu une forte augmentation partout au Canada.

Cependant, la population de l’est a diminué au cours des dix dernières années.
Il va sans dire qu’un grand nombre des espèces associées aux milieux urbains et suburbains se rencontrent également dans les milieux naturels. Dans certaines régions, en particulier dans les écozones+ nordiques, où une proportion relativement faible du paysage est modifiée par l’habitation humaine, les fluctuations, ou l’absence de fluctuation, des populations d’espèces comme le Bruant familier, le Merle d’Amérique et le Geai bleu sont davantage liées aux changements survenant dans les forêts, les milieux arbustifs et de début de succession qu’à ceux qui surviennent dans le paysage urbain ou suburbain.

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Assemblage des espèces selon les tendances de migration

Quelque 274 espèces d’oiseaux terrestres nichent régulièrement au Canada, et au moins 78 % d’entre elles sont migratrices (Blancher, 2002); elles passent l’été au Canada puis descendent passer l’hiver sous des climats plus cléments, aux États-Unis, au Mexique, dans les Antilles, en Amérique Centrale et en Amérique du Sud. Divers facteurs ont une incidence sur leurs populations durant leurs séjours dans leurs aires de nidification et d’hivernage et au cours de leurs migrations.

Les oiseaux migrateurs néotropicaux et les oiseaux migrateurs de courtes distances connaissent un important déclin à l’échelle du Canada (Tableau 8, Figure 6). Les oiseaux migrateurs de courtes distances, qui passent l’hiver dans le sud du Canada, aux États-Unis ou dans le nord du Mexique, sont en déclin continu depuis les années 70. Les populations d’oiseaux migrateurs néotropicaux semblent avoir augmenté au cours des années 70, puis diminué à partir de la fin des années 80 jusqu’à ce jour. Les populations des espèces résidentes (tétras, pics, mésanges, sittelles, corbeaux, cardinals, etc.) sont demeurées relativement stables à long terme.

Tableau 8. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux terrestres au Canada, regroupés en fonction de leur tendance de migration, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Tendance de migrationTendance
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Résidents-0,2 % 47,348,342,845,7-3 %
Migrateurs de courtes distances-0,8 %*383,9354,3323,8291,5-24 %
Migrateurs néotropicaux-0,5 %*238,6244,1221,0189,7-21 %

Notes de bas de page - Tableau 8

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 8

Figure 6. Évolution de l’indice d’abondance annuel des populations canadiennes d’oiseaux terrestres regroupés en fonction de leur tendance de migration, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

graphique

graphique

Description longue pour la figure 6

Cette illustration présente trois graphiques linéaires qui montrent l'évolution de l'indice d'abondance annuel des populations canadiennes d'oiseaux terrestres regroupés en fonction de leur tendance de migration, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. Les graphiques sont décrits dans la série de points ci-dessous :

  1. Nicheurs résidents : L'indice d'abondance montre peu de changement global, variant entre 37 et 54 au cours de la période.
  2. Migrateurs néotropicaux : L'indice d'abondance indique un déclin au cours de la période; il atteint son maximum au milieu des années 1980 autour de 250 et baisse à 190 en 2006.
  3. Migrateurs de courtes distances : L'indice d'abondance indique un déclin au cours de la période, passant d'environ 400 au cours des années 1970 à 300 en 2006.

 

Il se produit une perte et une fragmentation préoccupantes des milieux forestiers dans les aires d’hivernage de nombreux migrateurs néotropicaux (Robbins et al., 1989; Terborgh, 1989). De plus, les infestations de tordeuse des bourgeons de l’épinette ont diminué au Canada au cours des dernières décennies, ce qui pourrait expliquer les déclins observés chez plusieurs migrateurs néotropicaux qui répondent fortement à l’abondance des tordeuses (Sleep et al., 2009). Un grand nombre d’espèces insectivores se nourrissant en vol, dont la plupart des hirondelles, des moucherolles et des engoulevents ainsi que le Martinet ramoneur, sont des migrateurs néotropicaux, et un grand nombre d’entre elles sont en déclin. On ignore toujours les causes de ce déclin, mais des changements dans les populations d’insectes aériens ont été suggérés comme facteurs communs possibles, ainsi que des changements dans le paysage, les substances toxiques et les changements climatiques (Blancher et al., 2009; Nebel et al., 2010).

Parmi les oiseaux qui migrent sur de courtes distances se trouvent de nombreuses espèces des prairies, qui accusent un déclin global. Sept des neuf espèces d’« oiseaux noirs » (Ictérinés) présentes au Canada sont des oiseaux migrateurs de courtes distances (à l’exclusion des orioles), et six d’entre elles ont connu un déclin significatif prolongé. Parmi les autres facteurs, il se peut qu’aux États-Unis des populations d’oiseaux noirs soient touchées par des programmes de contrôle d’oiseaux mis sur pied pour réduire les populations d’oiseaux qui endommagent les récoltes (Dolbeer et al., 1995; COSEPAC, 2006b). On observe également une fréquence élevée de déclins chez les bruants et les espèces apparentées, dont la majorité se compose d’oiseaux migrateurs de courtes distances.

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Assemblage des espèces selon le mode d’alimentation

Afin de dégager les tendances démographiques des oiseaux en fonction de leur mode d’alimentation, les espèces ont été regroupées selon leur régime alimentaire et selon le milieu où elles cherchent leur nourriture. Au Canada, les espèces herbivores et omnivores connaissent un déclin général (Tableau 9, Figure 7 ). Les populations des espèces insectivores sont demeurées passablement stables jusqu’à la fin des années 80, puis ils ont commencé à décliner, ce qui explique le léger déclin général pour cet assemblage. Les populations des espèces carnivores sont demeurées passablement stables et elles ont même tendance à augmenter. Les tendances démographiques varient également entre groupes exploitant les mêmes milieux de quête de nourriture. L’effectif des espèces se nourrissant en vol et celui des espèces se nourrissant au sol a diminué. Celui des espèces qui glanent leur nourriture sur la végétation est généralement stable mais accuse un déclin depuis plusieurs années. Les espèces se nourrissant sur le tronc ou l’écorce des arbres ont vu leurs nombres augmenter (Tableau 9, Figure 8).

Tableau 9. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux terrestres au Canada, regroupés en fonction de leur stratégie d’alimentation, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Les deux tableaux qui suivent démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.

9.1 Stratégie d’alimentation - Selon le type de proieNote de bas de page1
Type de proieTendance
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Carnivores/piscivores0,4 % 3,33,63,83,711 %
Insectivores-0,3 %*228,0234,4223,2196,5-14 %
Herbivores/frugivores-1,6 %*32,129,320,720,9-35 %
Omnivores-0,9 %*407,7380,5339,5304,1-25 %
        
9.2 Stratégie d’alimentation - Selon le milieu d’alimentation
Milieu d’alimentationTendance
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Dans les airs-1,1 %*81,386,774,653,2-35 %
Sur la végétation0,0 % 174,0177,5177,2164,0-6 %
Sur le tronc ou l’écorce des arbres0,8 %n7,07,68,68,623 %
Au sol-1,0 %*403,1370,1321,3296,0-27 %

Notes de bas de page - Tableau 9

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Figure 7. Évolution de l’indice d’abondance annuel des populations canadiennes d’oiseaux terrestres regroupés en fonction du type de proie, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

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Description longue pour la figure 7

Cette illustration présente quatre graphiques linéaires qui montrent l'évolution de l'indice d'abondance annuel des populations canadiennes d'oiseaux terrestres regroupés en fonction du type de proie, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006.

  1. Carnivores et piscivores: L'indice d'abondance montre peu plus de tous les changements. Il ya une plus grande variance avant 1985, avec des fluctuations entre 2,7 et 4,2. De 1986 l'indice varie entre 3,4 et 4,2 pour les vingt prochaines années.
  2. Insectivores: L'indice d'abondance sont restés relativement stables (environ 230) jusqu'à la fin des années 1980 quand ils ont commencé à baisser, à moins de 190 en 2005.
  3. Herbivores: L'indice d'abondance montre un déclin global pour la période, avec un sommet d'autour de 35 au milieu des années 1970. L'indice a baissé à un peu plus de 15 au milieu des années 1990, puis augmentant à environ 20 en 2006.
  4. Omnivores: L'indice d'abondance montre une baisse globale d'environ 420 à 300 au cours de la période.

 

Figure 8. Évolution de l’indice d’abondance annuel des populations canadiennes d’oiseaux terrestres regroupés en fonction du milieu d’alimentation, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

graphique

graphique

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Description longue pour la figure 8

Cette illustration présente quatre graphiques linéaires qui montrent l'évolution de l'indice d'abondance annuel des populations canadiennes d'oiseaux terrestres regroupés en fonction du milieu d'alimentation, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. Les graphiques sont décrits dans les points suivants :

  1. Espèces se nourrissant en vol : L'indice d'abondance indique un déclin au cours de la période, atteignant un maximum d'environ 90 dans les années 1980 et diminuant à 50 en 2005.
  2. Espèces se nourrissant sur la végétation : L'indice d'abondance est stable dans l'ensemble, mais montre un déclin au cours des dernières années, passant d'un peu moins de 180 en 1999 à 160 en 2006.
  3. Espèces se nourrissant sur le tronc/l'écorce des arbres : L'indice d'abondance montre une augmentation de la population, d'un peu moins de 5 en 1968 à près de 9 en 2006.
  4. Espèces se nourrissant au sol : L'indice d'abondance indique un déclin au cours de la période; il atteint un maximum supérieur à 430 en 1976, et diminue pendant trente ans à environ 300.

 

Les espèces se nourrissant en vol sont pour la plupart insectivores (hirondelles, martinets, moucherolles et d’autres), mais certaines sont carnivores (la plupart des faucons, autours et éperviers). Dans l’ensemble, les insectivores se nourrissant en vol connaissent un déclin important (Blancher et al., 2009; Nebel et al., 2010), si bien que plusieurs d’entre eux ont été désignés comme étant des espèces menacées (le Martinet ramoneur, l’Engoulevent d’Amérique, le Moucherolle à côtés olive) (COSEPAC, 2007a). Parmi les insectivores, les déclins semblent plus importants et constants chez les espèces qui mangent leurs proies dans les airs en vol continu (engoulevents, hirondelles) que chez celles qui se mettent à la poursuite d’un insecte à la fois à partir de leur perchoir (principalement les moucherolles). Toutes les hirondelles sont en déclin au Canada, sauf l’Hirondelle à face blanche, qu’on ne trouve que dans l’Ouest du pays. Chez les moucherolles, certaines espèces sont en déclin, d’autres sont stables, d’autres encore voient leur population augmenter. Ainsi, le Pioui de l’Est n’a pas cessé de décliner, tandis que la population de son parent de l’Ouest, le Pioui de l’Ouest, est généralement stable bien qu’elle soit en déclin depuis la fin des années 80. Récemment, l’effectif du Tyran tritri a chuté, tandis que la population du Tyran de l’Ouest est demeurée stable ou a augmenté. Comme il a été dit précédemment, le Moucherolle à côtés olive a connu un déclin sévère, si bien qu’il a été désigné comme espèce menacée en 2007 (COSEPAC, 2007a). On connaît encore très mal les causes de ces déclins, mais plusieurs facteurs y ont probablement contribué, par exemple une diminution des populations des principales proies ou des milieux propices à la nidification (en particulier dans le cas du Martinet ramoneur et de l’Hirondelle rustique), des fluctuations climatiques ayant une incidence sur le moment où les ressources alimentaires sont disponibles, des tempêtes durant les migrations vers le sud (COSEPAC, 2007c) et une transformation de l’habitat, en particulier dans les paysages ouverts ou agricoles, où nichent un grand nombre des espèces de ce groupe (Blancher et al., 2009).

Le groupe des herbivores, frugivores ou granivores comprend plusieurs espèces nordiques et rares (lagopèdes, Jaseur boréal) pour lesquelles il existe peu de données provenant des relevés du BBS. La tendance démographique pour l’ensemble des oiseaux herbivores est fortement déterminée par le déclin important d’une espèce abondante, le Moineau domestique (-3,3 % par année). Parmi ce groupe, certaines espèces sont en déclin, d’autres voient leur effectif augmenter.

Le groupe des carnivores est dominé par les rapaces (les oiseaux de proie, les faucons, les aigles, les strigidés, etc.), dont la plupart se nourrissent au sol. Étant donné que les strigidés (hiboux, chouettes, effraies) sont des oiseaux nocturnes, le relevé du BBS ne constitue pas le meilleur moyen pour estimer les populations de ces espèces. La plupart des oiseaux de proie, sauf le Busard Saint-Martin et la Buse à épaulettes, ont un effectif stable ou en croissance, tendance qui concorde avec celle de l’ensemble du groupe des carnivores. De nombreux oiseaux de proie ont connu un regain depuis les années 60, probablement parce qu’on a cessé de les persécuter et d’utiliser des pesticides comme le DDT (voir par exemple Blancher et al., 2007).

Il est difficile de dégager la tendance démographique des omnivores, car ce groupe englobe de nombreuses espèces (par exemple les grives, les corneilles, les bruants, les « oiseaux noirs », les roselins, les pies-grièches) dont les stratégies alimentaires diffèrent, bien qu’environ les deux tiers d’entre elles se nourrissent au sol. Des six espèces d’« oiseaux noirs » comprises dans ce groupe (à l’exclusion des orioles), quatre accusent un déclin significatif prolongé. Ces espèces se nourrissent au sol et sont toutes, sauf le Goglu des prés et le Carouge à tête jaune, des oiseaux migrateurs de courtes distances.

La tendance démographique à long terme pour le groupe des espèces insectivores se nourrissant sur le tronc ou l’écorce des arbres est positive. Ce groupe est dominé par des espèces résidentes (plusieurs pics et sittelles), mais comprend également la Paruline des pins et la Paruline noir et blanc. Ces espèces résidentes se portent bien en groupe et elles exercent une influence sur la tendance du groupe.

Table des matières

Écozone+ maritime de l’Atlantique (RCO 14)

Collaborateurs : Gilles Falardeau, Kim Mawhinney et Julie Paquet

Actuellement, les forêts couvrent respectivement 85 % et 75 % de la superficie du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse (Busby et al., 2006), de sorte que la majorité des espèces choisies comme représentatives de cette écozone+ sont des oiseaux forestiers. Le BBS assure une bonne couverture de l’écozone+ maritime de l’Atlantique; les résultats présentés sont jugés de façon générale représentatifs de l’écozone+ dans son ensemble, quoique certains habitats ne soient pas couverts, comme les milieux humides et les forêts de haute altitude.

Tous les assemblages sauf celui des oiseaux forestiers montrent des déclins statistiquement significatifs, les déclins les plus marqués étant observés chez les oiseaux de prairie et les oiseaux des autres milieux ouverts (Tableau 10). Les résultats sont semblables à ceux obtenus pour l’écozone+ du Bouclier boréal, qui abrite bon nombre des mêmes espèces. Aucune tendance n’a été calculée pour les oiseaux terrestres des milieux humides parce que peu d’oiseaux terrestres appartiennent clairement à l’assemblage des milieux humides et que le BBS ne couvre pas bien ces milieux. Toutefois, plusieurs espèces présentant un intérêt particulier dans l’écozone+ maritime de l’Atlantique utilisent les milieux humides. La population du Bruant de Nelson de cette écozone+, l’une de trois populations nicheuses isolées au Canada, connaît une tendance à la baisse (-2,9 % par année). Au Québec, selon des relevés récents effectués dans des sites où la présence de l’espèce est connue depuis longtemps, il y aurait baisse des effectifs dans la région de la baie des Chaleurs et de la péninsule gaspésienne depuis le milieu des années 80 (Rivard et al., 2006). Le Quiscale rouilleux, désigné en 2006 comme une espèce préoccupante au Canada (COSEPAC, 2006b), a largement disparu (une perte de la population de 97 % depuis les années 70). Comme 70 % de son aire de nidification se trouve sur le territoire canadien, le Canada a une grande responsabilité envers cette espèce. Les raisons de ce déclin considérable ne sont pas claires, mais elles comprennent la perte et la dégradation de son habitat dans ses aires d’hivernage aux États-Unis, les effets des changements climatiques et des polluants de l’environnement dans ses aires de reproduction, et les programmes de lutte contre les populations des oiseaux noirs (COSEPAC, 2006b). En revanche, selon le BBS, une autre espèce fréquentant les milieux humides, le Balbuzard pêcheur, a connu une hausse importante de ses effectifs (4,0 % par année), tout comme dans une grande partie de son aire de répartition boréale au Canada. Ce rapace tolère assez bien l’activité humaine et a tiré profit des plateformes de nidification artificielles (Poole et al., 2002).

Tableau 10. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux terrestres pour l’écozone+maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Assemblage d’espècesTendance
(%/an)
PAnnées
1970
Années
1980
Années
1990
Années
2000
Changement
Oiseaux forestiers-0,4 % 221,6218,3208,1187,1-16 %
Arbustaie/début de succession-0,6 %*160,2141,9137,1134,9-16 %
Oiseaux de prairie-3,5 %*39,938,219,513,3-67 %
Autres milieux ouverts-3,5 %*64,867,036,322,6-65 %
Urbains/suburbains-0,6 %*179,7162,0157,3154,9-14 %

Notes de bas de page - Tableau 10

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 10

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Assemblage des oiseaux forestiers

La récolte de bois dans cette région a eu pour effet de modifier la structure par âge des peuplements forestiers, d’accroître la superficie de peuplements en début de succession et de réduire la superficie de peuplements mûrs continus (Dettmers, 2004; Busby et al., 2006). Les plantations de bois à pâte ont remplacé les peuplements de feuillus dans certaines régions du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse (Busby et al., 2006). Le cycle de la tordeuse des bourgeons de l’épinette influe fortement sur les populations de plusieurs oiseaux se nourrissant précisément de cet insecte (par exemple la Paruline à poitrine baie), et il influe aussi sur les populations de nombreux autres oiseaux insectivores, qui peuvent réagir positivement aux infestations de tordeuses, mais peuvent en revanche être affectées par les épandages aériens d’insecticide visant ce ravageur (Erskine et McManus, 2005; Busby et al., 2006).

Globalement, l’assemblage des oiseaux forestiers semble stable, avec cependant une tendance à la baisse particulièrement dans la dernière décennie (Tableau 10, Figure 9). On observe d’importantes baisses d’effectifs chez diverses espèces, tandis que d’autres sont stables ou en augmentation. La Paruline du Canada, récemment considérée comme menacée par le COSEPAC(2008), a vu ses effectifs diminuer de 80 % dans l’écozone+ depuis les années 70 (Tableau 11). La population de cette espèce, sensible à la fragmentation de la forêt et aux perturbations anthropiques, a pu être affectée dans ses aires de nidification et d’hivernage en raison de la perte et de la dégradation de son habitat, ainsi que du déclin des populations de tordeuses des bourgeons de l’épinette (COSEPAC, 2008; Sleep et al.,2009). Les déclins de cet oiseau sont le plus évidents dans les portions est de son aire de répartition, où l’on trouve la plus grande partie de ses effectifs. La Mésange à tête brune a aussi connu un déclin marqué dans cette région (Tableau 11) ainsi que dans l’ensemble de son aire de répartition (Butcher et Niven, 2007; Études d'oiseaux Canada, 2008), et elle a été désignée hautement prioritaire en matière de conservation dans la région (Dettmers, 2004; Busby et al., 2006). Les inquiétudes sont liées aux effets potentiels de l’aménagement forestier sur les forêts dominées par l’épinette et le sapin dans la région.

Figure 9. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

carte

Description longue pour la figure 9

Ce graphique linéaire indique l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l'écozone+ maritime de l'Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance semble généralement stable; il varie entre environ 160 et 250 au cours de la période. L'indice montre une tendance négative, en particulier au cours de la dernière décennie.

 

Tableau 11. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux forestiers qui sont caractéristiques de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux forestiersTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Paruline du Canada-4,78 %*2,953,121,410,60-80 %
Mésange à tête brune-3,82 %*1,410,790,660,55-61 %
Cardinal à poitrine rose-3,34 %*5,147,152,481,37-73 %
Gros-bec errant-2,27 % 12,9210,7614,014,37-66 %
Roselin pourpré-2,18 %*7,625,113,644,64-39 %
Paruline à poitrine baie-1,88 % 2,042,851,540,96-53 %
Pic maculé-1,69 %*5,853,663,164,00-32 %
Roitelet à couronne rubis-1,59 %*10,677,538,395,98-44 %
Paruline flamboyante-1,09 %*18,5819,0315,9611,74-37 %
Grive fauve-0,90 % 11,0613,289,507,37-33 %
Moucherolle à ventre jaune-0,50 % 2,082,461,591,61-23 %
Paruline couronnée-0,30 % 14,3215,4513,6811,59-19 %
Paruline noir et blanc-0,10 % 4,054,754,353,18-21 %
Paruline à gorge noire0,40 % 5,334,845,995,707 %
Paruline à tête cendrée0,40 % 12,4314,1113,0514,1814 %
Paruline à collier1,11 %n5,095,615,876,4627 %
Paruline à gorge orangée2,12 %n1,192,222,121,6841 %
Viréo aux yeux rouges2,12 %*14,4816,3520,7025,7678 %
Paruline bleue2,74 %*0,580,560,721,41145 %
Mésange à tête noire4,60 %*3,144,048,4011,03< 200 %
Viréo à tête bleue5,44 %*1,762,544,356,67< 200 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 11

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Les portions canadiennes et américaines de la région maritime de l’Atlantique abritent plus de 90 % de la population mondiale nicheuse de Grives de Bicknell, l’un des passereaux les plus rares d’Amérique du Nord. Cette grive a été désignée par le COSEPACcomme une espèce préoccupante en 1999, puis comme une espèce menacée en 2009 (COSEPAC, 2010). Cet oiseau vit dans les forêts conifériennes de haute altitude et est particulièrement vulnérable aux changements climatiques, qui peuvent entraîner un déplacement des zones de végétation en haute montagne. Au nombre d’autres menaces, notons entre autres la perte et la dégradation de ses aires de nidifications et d’hivernage, la prédation dans les nids par les écureuils ainsi que les contaminants environnementaux (Rimmer et al., 2001; McFarland et al., 2008; COSEPAC, 2009). Les parcs éoliens, souvent aménagés à haute altitude et de plus en plus nombreux au Québec et dans les Maritimes (CanWEA, 2010), constitueront aussi une menace dans le futur. En raison de sa rareté et de l’éloignement de son habitat de nidification, la Grive de Bicknell fait rarement l’objet d’une mention sur les parcours du BBS. Des relevés spéciaux menés dans les Maritimes au cours des sept dernières années indiquent que l’espèce connaît des baisses annuelles considérables (Campbell et al., 2008), confirmées par les résultats obtenus à ce jour dans le cadre du deuxième Atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes (Études d'oiseaux Canada, 2008), de même que par les déclins similaires observés dans les forêts appalachiennes du nord-est des États-Unis (King et al., 2008).

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Assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession

Une grande partie des terres boisées de l’écozone+ maritime de l’Atlantique se trouvent en début de succession. La tendance globale légèrement à la baisse de l’assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession (Figure 10) s’explique par les forts déclins d’espèces que l’on retrouve en abondance comme le Bruant à gorge blanche et le Bruant chanteur (Tableau 12), qui tous deux montrent divers niveaux de déclin ailleurs au Canada. L’accroissement des superficies du milieu forestier en début de succession (Rosenberg et Hodgman, 2000) a favorisé des espèces généralistes comme la Paruline à joues grises, la Paruline jaune et la Paruline à flancs marron. Malgré cette augmentation de la quantité des habitats propices, d’autres espèces présentent des baisses. Les raisons du déclin du Bruant à gorge blanche sont difficiles à déterminer; les forêts présentant des ouvertures sont favorables à l’espèce, et les fluctuations des populations de tordeuses des bourgeons de l’épinette peuvent influer sur ses effectifs.

Figure 10. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

carte

Description longue pour la figure 10

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l'écozone+ maritime de l'Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre une légère tendance négative qui passe d'environ 175 à 125 au cours de la période.

 

Tableau 12. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession qui sont caractéristiques de l’écozone+maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
arbustifs et de début
de succession
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Moqueur chat-2,86 %*3,322,641,531,28-62 %
Bruant à gorge blanche-1,78 %*50,0635,4530,4430,01-40 %
Paruline triste-1,39 %*2,302,581,921,40-39 %
Bruant chanteur-0,90 % 33,9328,5126,5526,75-21 %
Paruline à flancs marron0,00 % 5,734,754,655,59-3 %
Paruline masquée0,10 % 20,8021,4821,4921,373 %
Moucherolle des aulnes0,20 % 14,7915,8816,7815,122 %
Paruline à joues grises0,30 % 5,244,794,796,0415 %
Paruline jaune0,30 % 8,349,499,668,27-1 %
Chardonneret jaune0,50 % 11,9410,8213,5714,9425 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 12

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 12

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Assemblage des oiseaux de prairie

Les oiseaux de prairie connaissent des déclins alarmants dans l’écozone+ maritime de l’Atlantique (Figure 11), tout comme dans d’autres écozones+ du Canada. Dans l’écozone+maritime de l’Atlantique, les déclins ont débuté au milieu des années 80 et ont apparemment cessé ces dernières années, tandis que dans les écozones+ des Prairies et des plaines à forêts mixtes, on observe des déclins plus constants depuis les années 70. Les effectifs du Bruant vespéral, du Goglu des prés et de la Sturnelle des prés dans l’écozone+ maritime de l’Atlantique ont chuté de plus de 75 % depuis les années 70 (Tableau 13). La hausse de population du Busard Saint-Martin peut en partie être le causé par le fait qu’il a recours à de vastes marais et tourbières minérotrophes (fens) en plus des prairies présentes dans cette écozone+. Le déclin des oiseaux de prairie est partiellement attribuable à la perte d’habitat de prairie due à l’abandon des terres agricoles peu productives, qui sont retournées à l’état de forêt (Erskine et McManus, 2005). Les coupes de foin effectuées plus tôt en saison peuvent aussi constituer un facteur négatif important quant au succès de nidification de ces oiseaux, d’où les déclins de la population (Nocera et al., 2005; Busby et al., 2006).

Figure 11. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

carte

Description longue pour la figure 11

Ce graphique linéaire indique l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l'écozone+ maritime de l'Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance indique un déclin alarmant à partir du milieu des années 1980 avec des valeurs de l'indice situées autour de 45 jusqu'au milieu des années 2000, où les valeurs diminuent à près de 10.

 

Tableau 13. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux de prairie qui sont caractéristiques de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux de prairieTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Bruant vespéral-7,78 %*0,630,320,090,08-88 %
Goglu des prés-5,64 %*22,8524,757,873,69-84 %
Sturnelle des prés-4,59 % 0,640,600,310,16-75 %
Bruant des prés-1,59 % 14,5010,7610,178,57-41 %
Busard Saint Martin5,44 %n0,060,220,300,16185 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 13

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts

La quantité des autres milieux ouverts a diminué en raison de la réduction de l’activité agricole dans l’écozone+ maritime de l’Atlantique, particulièrement de la diminution du nombre de petites fermes typiques des Maritimes. Les champs abandonnés retournent à l’état de forêt (Busby et al., 2006). Cependant, les milieux ouverts occupent encore une place importante dans le paysage; dans l’île du Prince-Édouard, les terres agricoles représentent environ 50 % du paysage (Busby et al., 2006). Les oiseaux des autres milieux ouverts présentent des déclins semblables à ceux observés chez les oiseaux de prairie (Figure 12, Tableau 14). Ces déclins sont causés par la perte d’habitat qui a débuté au milieu des années 80, associée à la diminution du nombre de fermes et aux effets des pratiques agricoles plus intensives dans les exploitations restantes. L’assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts comprend de nombreux insectivores aériens, groupe qui connaît des déclins aussi bien dans cette région qu’ailleurs au Canada (Blancher et al., 2009; Nebel et al., 2010).

Figure 12. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

carte

Description longue pour la figure 12

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l'écozone+ maritime de l'Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance varie généralement entre 60 et 80 jusqu'en 1985, puis il diminue à environ 20 en 2006.

 

Tableau 14. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des autres milieux ouverts qui sont caractéristiques de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des autres
milieux ouverts
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Hirondelle de rivage-6,48 %*13,2617,506,131,56-88 %
Hirondelle rustique-5,45 %*22,0420,068,114,09-81 %
Engoulevent d’Amérique-4,30 %n0,370,420,190,10-73 %
Oriole de Baltimore-3,73 %*0,400,980,210,14-64 %
Tyran tritri-2,57 %*1,622,120,920,68-58 %
Hirondelle à front blanc-1,98 %n4,605,193,702,34-49 %
Hirondelle bicolore-1,69 %*16,2119,1114,399,03-44 %
Crécerelle d’Amérique-0,10 % 0,340,420,430,30-12 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 14

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Assemblage des oiseaux des milieux urbains et suburbains

Avec l’expansion générale des zones urbaines dans cette région, on pourrait s’attendre à ce qu’il y ait accroissement des effectifs d’oiseaux associés aux milieux urbains. Cependant, cet assemblage présente une faible tendance à la baisse (Figure 13), principalement à cause du déclin de deux espèces introduites qui sont abondantes, l’Étourneau sansonnet et le Moineau domestique, et d’un déclin marqué du Martinet ramoneur (Tableau 15). Le déclin du Martinet ramoneur, désigné espèce menacée par le COSEPAC (2007c), pourrait être partiellement dû au coiffage des cheminées, qui ne peuvent alors plus être utilisées comme gîtes et sites de nidification. Plusieurs autres insectivores aériens connaissent un important déclin au Canada, ce qui laisse penser que d’autres facteurs pourraient être en cause. Quelle que soit l’écozone+, les oiseaux urbains peuvent être affectés par une exposition accrue à des contaminants, par une plus forte prédation par les chats domestiques et par la rareté des espaces verts. Le Pigeon biset, une autre espèce introduite, et la Tourterelle triste, ont vu leurs effectifs augmenter considérablement, peut-être à cause des hivers plus doux et du nombre accru de mangeoires.

Figure 13. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

carte

Description longue pour la figure 13

Ce tableau décrit les tendances relatives à l'abondance des espèces choisies d'oiseaux des milieux urbains et suburbains qui sont caractéristiques de l'écozone+ maritime de l'Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

 

Tableau 15. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux urbains et suburbains qui sont caractéristiques de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
urbains et suburbains
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Martinet ramoneur-7,23 %*2,721,200,490,37-87 %
Moineau domestique-6,95 %*15,928,963,621,78-89 %
Étourneau sansonnet-1,78 %*56,3844,0238,3032,87-42 %
Quiscale bronzé-0,50 % 29,3625,6026,4927,13-8 %
Bruant familier-0,30 % 10,7912,1110,0410,62-2 %
Geai bleu-0,10 % 4,694,634,925,1610 %
Merle d’Amérique0,00 % 60,3959,5761,1559,55-1 %
Pigeon biset4,71 %*1,883,196,305,41187 %
Tourterelle triste20,32 %*0,090,473,597,24< 200 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 15

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Table des matières

Écozone+ des plaines à forêts mixtes (RCO 13)

Collaborateurs : Mike Cadman, Gilles Falardeau et Lyle Friesen

L’écozone+ des plaines à forêts mixtes est la plus petite des écozones+, et elle présente la densité humaine la plus élevée. La végétation y est diversifiée, et on y trouve un mélange de forêts conifériennes et décidues, y compris des forêts caroliniennes. Des alvars, des prairies à grandes graminées et des milieux humides s’y trouvent également. Bon nombre des régions ont été converties pour l’agriculture et le développement urbain. L’écozone+ des plaines à forêts mixtes est bien couverte par le Relevé des oiseaux nicheurs (BBS), et on considère que les résultats présentés sont représentatifs de l’ensemble de l’écozone+. Les tendances des effectifs varient selon les assemblages par habitat, les oiseaux forestiers étant globalement dans la meilleure situation, tandis que les oiseaux de prairie et ceux des autres milieux ouverts présentent un important déclin (Tableau 16). L’assemblage des oiseaux de prairie est celui qui présente le plus fort déclin de tous les groupes; son effectif a globalement chuté de plus de 60 % depuis les années 70. Cette région abrite de nombreuses espèces en péril aux échelles nationale et provinciale.

Tableau 16. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux terrestres pour l’écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Assemblage
d’espèces
Tendance
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Oiseaux forestiers1,1 % 50,656,964,267,333 %
Arbustaie/début de succession0,1 % 117,2123,5122,5125,27 %
Oiseaux de prairie-3,1 %*155,4120,386,459,9-61 %
Autres milieux ouverts-1,8 %*133,8124,990,474,8-44 %
Urbains/suburbains-0,7 %*425,9394,3364,4352,2-17 %

Notes de bas de page - Tableau 16

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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Assemblage des oiseaux forestiers

La tendance globale pour l’assemblage des oiseaux forestiers est positive (Figure 14), bien que chaque espèce indique différentes tendances qui sont soit à la hausse, à la baisse ou stable. Les oiseaux forestiers incluent une grande variété d’espèces dont les besoins en matière d’habitat, les habitudes alimentaires et les tendances de migration diffèrent l’une de l’autre, mais de telles différences sont attendues. Bon nombre d’espèces profitent probablement de l’accroissement du couvert forestier lié à la succession végétale dans les zones de terres agricoles peu productives laissées à l’abandon (Crins et al., 2007). Plusieurs espèces forestières typiques, particulièrement celles qui ne sont pas trop sensibles aux perturbations anthropiques (Mésange à tête noire, Viréo mélodieux, Sittelle à poitrine blanche (Tableau 17), contribuent à la tendance positive globale de l’assemblage. Cependant, certaines espèces connaissent un déclin préoccupant en dépit de l’accroissement du couvert forestier. Par exemple, le Pioui de l’Est, qui hiverne en Amérique du Sud au terme d’une longue migration, a perdu plus de 55 % de sa population depuis les années 70 (Tableau 17). Nombre d’autres espèces qui se nourrissent comme lui d’insectes volants ont connu un déclin. En revanche, la population du Viréo aux yeux rouges, que l’on trouve souvent dans les mêmes forêts, est à la hausse. Dans les forêts matures dont le couvert n’a pas changé, des oiseaux forestiers comme le Grimpereau brun, le Moucherolle tchébec et la Paruline azurée, ont montré des signes de déclin au cours des deux dernières décennies (Environnement Canada, 2006; Service canadien de la faune, Environnement Canada, données non publiées; Environnement Canada, données non publiées). Bien que pour la Paruline azurée, le BBS ne donne pas de tendance à l’échelle du Canada en raison de la faible taille des échantillons, il indique pour l’Amérique du Nord un déclin hautement significatif sur le long terme (-4,1 % par année), soit le plus fort déclin chez les parulines à l’échelle de l’Amérique du Nord (Sauer et al., 2008). Ce déclin est aussi apparent dans les résultats de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario (Cadman et al., 2007), et il a mené à la désignation de l’espèce comme « espèce en voie de disparition » en 2003 (COSEPAC, 2003), et comme « espèce menacée » en 2010. Les effectifs de la Grive des bois sont demeurés stables dans cette écozone+ malgré d’importants déclins dans de nombreuses parties de son aire de nidification depuis le milieu des années 60 et la dégradation toujours en cours de ses habitats forestiers tant en Amérique du Nord qu’en Amérique centrale. Un accroissement du couvert forestier dans les plaines à forêts mixtes a probablement contribué au maintien de sa population.

Figure 14. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l’Écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 14

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l'écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre une tendance globale à la hausse, passant d'environ 50 à 70 au cours de la période.

 

Tableau 17. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux forestiers qui sont caractéristiques de l’écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux forestiersTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Pioui de l’Est-2,8 %*4,384,352,721,96-55 %
Grive fauve-1,5 % 5,714,874,313,91-31 %
Cardinal à poitrine rose-0,6 % 4,725,313,763,70-22 %
Tyran huppé-0,1 % 4,725,114,904,48-5 %
Tangara écarlate0,6 % 0,610,550,640,6811 %
Grive des bois0,8 % 2,202,272,252,7324 %
Roselin pourpré1,7 % 0,530,700,740,8052 %
Pic mineur2,1 %*0,861,021,281,3658 %
Sittelle à poitrine blanche2,8 %*0,390,530,770,77100 %
Viréo mélodieux3,3 %*3,545,926,907,63115 %
Viréo aux yeux rouges3,4 %*5,185,479,5712,98150 %
Mésange à tête noire6,5 %*1,494,596,807,85> 200 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 17

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 17

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Assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession

L’indice d’abondance pour l’assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession est généralement stable (Figure 15). On note une tendance à la hausse chez les oiseaux utilisant les jeunes forêts (comme la Paruline à flancs marron, la Paruline triste et le Passerin indigo), mais une tendance à la baisse chez les oiseaux utilisant les champs laissés à l’abandon (comme le Bruant des champs, le Moqueur roux et le Moqueur chat), probablement à cause du retour progressif des champs abandonnés à l’état de forêt du fait de la succession naturelle (Tableau 18).

Figure 15. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l’Écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 15

Ce graphique linéaire indique l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l'écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance global est stable autour de 120 pour la période.

 

Tableau 18. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession qui sont caractéristiques de l’écozone+desplaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
arbustifs et de début
de succession
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Bruant des champs-2,4 % 2,962,771,841,38-53 %
Moqueur roux-2,2 %*4,443,132,232,38-46 %
Moqueur chat-1,2 % 4,864,062,893,59-26 %
Troglodyte familier0,0 % 6,385,424,865,80-9 %
Bruant chanteur0,1 % 38,1543,3241,4940,496 %
Chardonneret jaune0,6 %*19,4320,1422,9926,2835 %
Passerin indigo1,0 % 2,322,462,612,9527 %
Paruline triste2,1 % 0,480,910,840,5923 %
Paruline à flancs marron3,4 %*0,991,201,942,01102 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 18

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

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La Paruline à ailes dorées, qui au Canada niche principalement dans le sud de l’Ontario, a été désignée comme une espèce menacée au Canada en 2006 (COSEPAC, 2006a). Cette espèce a vu sa répartition s’accroître considérablement en Ontario durant les années 30 (McCracken, 1994), expansion qui s’est poursuivie jusqu’à environ les années 90. Cependant, la population connaît actuellement un déclin rapide dans toute son aire de répartition nord-américaine, y compris en Ontario. Ce déclin s’expliquerait par une combinaison de facteurs : la perte d’habitat (en partie due à la succession naturelle faisant passer les champs abandonnés à l’état de forêt), le parasitisme par le Vacher à tête brune et l’hybridation avec la Paruline à ailes bleues (Vallender, 2007).

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Assemblage des oiseaux de prairie

Les oiseaux de prairie montrent des déclins marqués dans l’écozone+ des plaines à forêts mixtes (Figure 16), particulièrement depuis le début des années 80, comme dans d’autres écozones+ du Canada et dans l’ensemble de l’Amérique du Nord (Sauer et al., 2008). Plusieurs espèces ont perdu la moitié ou plus de leur population au cours des quatre dernières décennies (Tableau 19), probablement à cause des effets combinés du retour des terres agricoles peu productives à l’état de forêt et de l’utilisation plus intensive des terres agricoles restantes, où nichent et hivernent la plupart de ces oiseaux. Le nombre de parcs éoliens a fortement augmenté au cours des dernières années, tendance qui devrait s’accélérer dans les années à venir (CanWEA, 2010). En Ontario, bon nombre de parcs éoliens actuels, ainsi que ceux faisant l’objet de propositions, se trouvent dans des zones de prairie propices aux oiseaux, parce que ces zones offrent souvent un bon potentiel éolien et que les contraintes logistiques pour la construction y sont minimales. On craint que la présence des éoliennes réduise la densité de nidification du Goglu des prés, de la Sturnelle des prés et d’autres oiseaux de prairie en raison de l’évitement ou de l’abandon des sites trop proches de ces structures (Arnett et al., 2007). Pour ce qui est du Busard Saint-Martin, il se pourrait que ses effectifs soient demeurés relativement stables car cet oiseau utilise, en plus de la prairie, les vastes marais et tourbières minérotrophes.

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Figure 16. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l’Écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 16

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l'écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre des déclins très importants, en particulier depuis le début des années 1980, où les niveaux étaient d'environ 150. En 2006, l'indice avait diminué à environ 50.

 

Tableau 19. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux de prairie qui sont caractéristiques de l’écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux de prairieTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Goglu des prés-3,6 %*59,3348,2129,5618,64-69 %
Sturnelle des prés-3,5 %*28,6318,8514,4310,13-65 %
Bruant vespéral-3,4 %*5,344,333,012,05-62 %
Bruant des prés-2,6 %*54,4239,9731,8823,68-56 %
Alouette hausse-col-2,3 %*7,148,245,613,74-48 %
Bruant sauterelle-1,6 % 0,910,630,900,65-29 %
Busard Saint-Martin0,6 % 0,380,480,670,36-4 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 19

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 19

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Assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts

Les oiseaux de cet assemblage utilisent une variété de milieux ouverts associés à des paysages agricoles et autres. Le fait que tant d’espèces différentes (par exemple les rapaces et les passereaux aussi bien que les oiseaux migrateurs néotropicaux et ceux de courtes distances) (Figure 17, Tableau 20) soient en déclin laisse croire que leurs aires de reproduction pourraient être affectées par des problèmes communs. Le retour à l’état de forêt des champs laissés à l’abandon du fait de la succession naturelle, et l’intensification des pratiques agricoles qui entraîne l’enlèvement de haies, pourraient être en cause. Le Merlebleu de l’Est fait exception au sein de cet assemblage. Cet oiseau a été désigné par le COSEPACcomme une espèce rare dans les années 70, mais vu l’accroissement de sa population, il a finalement été retiré de la liste des espèces en péril en 1996 (COSEPAC, 2007a). Sa population a profité des hivers plus doux au cours des 20 dernières années. Dans le sud de l’Ontario, le rétablissement de la population a été grandement favorisé dans les années 80 et 90 par l’installation et l’entretien de milliers de nichoirs par des citoyens inquiets de la situation de l’espèce. L’Hirondelle bicolore a aussi bénéficié de programmes d’installation de nichoirs, de sorte que ses effectifs sont stables ou en croissance dans l’écozone+, alors que de façon générale, les autres hirondelles présentent des déclins. Cependant, ses effectifs sont à la baisse plus au nord et à l’échelle du Canada, particulièrement depuis les deux dernières décennies. L’assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts comprend plusieurs insectivores aériens, lesquels sont en déclin partout au Canada (Blancher et al., 2009; Nebel et al., 2010).

Figure 17. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l’Écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 17

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l'écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre un déclin continu au cours de la période, d'environ 160 à 70.

 

Tableau 20. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des autres milieux ouverts qui sont caractéristiques de l’écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des autres
milieux ouverts
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Hirondelle de rivage-4,6 %*33,4231,1611,807,08-79 %
Vacher à tête brune-3,7 %*24,8416,9511,147,92-68 %
Crécerelle d’Amérique-3,0 %*1,111,280,790,45-59 %
Hirondelle rustique-1,9 %n38,6335,9825,3320,90-46 %
Hirondelle à ailes hérissées-1,8 % 1,421,200,970,74-48 %
Oriole de Baltimore-1,5 % 9,097,726,055,95-35 %
Buse à queue rousse-0,8 % 0,920,790,620,66-29 %
Tyran tritri-0,5 % 8,359,878,696,53-22 %
Hirondelle bicolore1,0 % 12,8317,9419,5815,3720 %
Merlebleu de l’Est7,6 %*0,130,130,921,09> 200 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 20

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 20

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Assemblage des oiseaux des milieux urbains et suburbains

Les oiseaux typiques des paysages urbains et suburbains forment un groupe diversifié. À la différence de nombreuses autres espèces, ce sont des oiseaux qui tolèrent les perturbations anthropiques. Malgré cette tolérance, l’assemblage affiche un léger déclin (Figure 18). De nombreux oiseaux de cet assemblage ne sont pas exclusivement urbains et sont présents dans des milieux naturels, tandis que d’autres, comme le Moineau domestique et le Roselin familier, sont associés presque exclusivement avec l’habitation humaine. Les tendances des populations varient au sein de ce groupe, allant du déclin très marqué du Martinet ramoneur jusqu’aux fortes hausses du Geai bleu, de la Tourterelle triste et du Roselin familier (Tableau 21).

Figure 18. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l’Écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 18

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l'écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre un léger déclin, passant d'environ 475 à 340 au cours de la période.

 

Bien que le Roselin familier soit un oiseau indigène de l’ouest du Canada, sa population de l’est est récente. Dans les années 40, des individus présents dans l’ouest des États-Unis se sont déplacés vers l’est de ce pays. De là, l’espèce s’est rapidement répandue dans l’est du Canada. Elle a fait son apparition dans les plaines à forêts mixtes au milieu des années 70, puis y a connu une augmentation rapide de ses effectifs jusqu’à l’atteinte d’un sommet au milieu des années 90. Toutefois, depuis ce temps, elle connaît un déclin régulier, sans doute occasionné par la maladie puisque cet oiseau est particulièrement vulnérable à la conjonctivite, maladie qui se répand facilement dans les mangeoires d’oiseaux (Dhondt et al.,1998).

On trouve dans cet assemblage des oiseaux introduits d’Eurasie, comme le Moineau domestique et l’Étourneau sansonnet, qui ont connu des déclins significatifs dans les dernières décennies, et le Pigeon biset, dont les effectifs sont stables (Tableau 21). Le déclin du Moineau domestique est également observé en Europe (Pan-European Common Bird Monitoring Scheme, 2007) et serait dû en partie au fait qu’il s’est progressivement trouvé privé de sa part des grains donnés aux chevaux, de moins en moins utilisés, à la perte d’habitat de nidification et à l’accroissement de la pollution et des effectifs de ses prédateurs (voir par exemple Baillie et al.,2007).

Tableau 21. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux urbains et suburbains qui sont caractéristiques de l’écozone+ des plaines à forêts mixtes, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
urbains et suburbains
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Martinet ramoneur-5,5 %*2,601,530,970,59-77 %
Moineau domestique (I)-2,9 %*69,6566,5340,2530,57-56 %
Étourneau sansonnet (I)-1,4 %*163,20135,79120,79105,39-35 %
Quiscale bronzé-0,7 % 75,9559,9758,8664,62-15 %
Merle d’Amérique0,8 %*52,0658,9363,8965,1225 %
Bruant familier0,9 %*13,0715,6516,5316,1423 %
Pigeon biset (I)0,9 % 15,7920,8819,9420,5130 %
Geai bleu2,8 %*4,206,348,289,39123 %
Tourterelle triste3,0 %*14,3920,2825,5633,66134 %
Roselin familier7,7 %n0,000,355,862,72> 200 %

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Notes de bas de page - Tableau 21

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; I = Espèces non indigènes introduites; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 21

Table des matières

Écozone+ du Bouclier boréal (RCO 8 et 12, moins l’île de Terre-Neuve)

Collaborateurs : Mike Cadman et Lyle Friesen

On trouve dans l’écozone+ du Bouclier boréal une grande diversité d’oiseaux, dont des nicheurs résidents, comme la Mésange à tête brune et le Mésangeai du Canada, ainsi que de nombreuses espèces migratrices qui y nichent chaque été, puis migrent vers le sud dans une grande partie de l’hémisphère occidental. La région de la forêt boréale du Canada, dont le Bouclier boréal, abrite de fortes proportions de la population mondiale de nombreuses espèces. Les bruants, les parulines et les grives comptent pour plus de la moitié de tous les oiseaux terrestres de la région boréale. Environ 50 % des effectifs mondiaux des 37 espèces de parulines présentes au Canada occupent la forêt boréale (Blancher, 2003). Les oiseaux terrestres de cette région sont fortement migrateurs; on estime que 93 % d’entre eux quittent la région boréale chaque automne pour aller hiverner aux États-Unis, au Mexique, dans les Antilles, en Amérique centrale et en Amérique du Sud (Blancher, 2003). La forêt domine l’écozone+ du Bouclier boréal, de sorte que les oiseaux forestiers constituent la majorité des espèces choisies comme représentatives de l’écozone+. Les oiseaux des milieux ouverts ne forment qu’une faible part de l’avifaune de l’écozone+ et sont présents surtout dans la portion méridionale du Bouclier.

Dans l’écozone+ du Bouclier boréal, le Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) couvre surtout la portion sud du bouclier en Ontario et au Québec, avec un faible échantillonnage dans les parties plus septentrionales et à l’extérieur de ces deux provinces. Les secteurs agricoles de l’écozone+sont relativement bien couverts par le BBS parce qu’ils sont de façon générale accessibles par route et répartis dans la portion méridionale du bouclier.

Le Tableau 22 montre les tendances relatives à l’abondance des oiseaux terrestres pour cet assemblage des oiseaux terrestres. Les résultats du BBS indiquent des déclins pour les oiseaux des autres milieux ouverts ainsi que pour ceux des milieux arbustifs et de début de succession. Aucune tendance n’a été calculée pour les oiseaux terrestres des milieux humides parce que peu d’oiseaux terrestres appartiennent clairement à l’assemblage des milieux humides et que le BBS ne couvre pas bien ces milieux. Toutefois, il convient de souligner que le Quiscale rouilleux, désigné espèce préoccupante en 2006 (COSEPAC, 2006b), a connu une baisse marquée de ses effectifs dans les portions couvertes de la région au cours des dernières décennies, selon le BBS. On note des populations presque stables pour l’assemblage des oiseaux forestiers, bien que les tendances pour chaque espèce de ce groupe soient diversifiées. Ces tendances varient entre des déclins marqués et de fortes hausses de population. L’assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession est lui aussi relativement stable, mais il présente une légère tendance à la baisse. Les résultats pour les oiseaux forestiers et ceux des milieux arbustifs et de début de succession sont très semblables à ceux pour ces deux mêmes assemblages dans l’écozone+ maritime de l’Atlantique, les deux écozones+ partageant de nombreuses espèces semblables.

Tableau 22. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux terrestres pour l’écozone+ du Bouclier boréal, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Assemblage d’espècesTendance
(%/an)
PAnnées
1970
Années
1980
Années
1990
Années
2000
Changement
Oiseaux forestiers-0,2 % 208,0213,7206,6186,1-11 %
Arbustaie/début de succession-0,7 %*164,4143,3138,8129,7-21 %
Autres milieux ouverts-4,0 %*42,842,521,511,3-74 %

Notes de bas de page - Tableau 22

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 22

 

L’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario(Cadman et al., 2007) constitue une autre source de données sur les oiseaux forestiers du nord pour cette écozone+. Les tendances observées chez les oiseaux forestiers du nord entre le premier (1981-1985) et le deuxième (2001-2005) atlas de l’Ontario sont de façon générale plus positives que celles indiquées par le BBS, dont les résultats sont, comme on l’a expliqué plus haut, plus représentatifs des parties sud du Bouclier boréal.

Assemblage des oiseaux forestiers

Selon les résultats du BBS, la tendance de l’assemblage des oiseaux forestiers est demeurée assez stable (Figure 19), mais les différentes espèces ont toutefois connu des tendances variées (Tableau 23). Le Tableau 24 a été ajouté pour les oiseaux forestiers, tiré de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario, parce que ce dernier assure une meilleure couverture que le BBS pour les forêts du nord. Ces données montrent une augmentation de la probabilité de détection pour la plupart des oiseaux forestiers de l’écozone+du Bouclier boréal entre les périodes de 1981 à 1985 et de 2001 à 2005, quoiqu’une couverture plus efficace dans la période de 2001 à 2005 puisse avoir contribué aux augmentations observées (Cadman et al.,2007).

Figure 19. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l’Écozone+ du Bouclier boréal, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 19

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l'écozone+ du Bouclier boréal, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre une population relativement stable au cours de la période, avec un indice compris entre environ 160 et 230.

 

Tableau 23. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux forestiers qui sont caractéristiques de l’écozone+ du Bouclier boréal, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux forestiersTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Moucherolle à côtés olive-6,9 %*1,461,180,460,18-87 %
Mésange à tête brune-6,9 %*0,580,260,090,09-85 %
Paruline du Canada-3,0 %*2,271,691,441,00-56 %
Gros-bec errant-2,9 %*5,498,054,411,64-70 %
Roselin pourpré-2,9 %*2,832,901,621,34-53 %
Paruline obscure-2,3 % 4,938,495,431,87-62 %
Cardinal à poitrine rose-2,1 %*6,065,333,432,82-53 %
Roitelet à couronne rubis-1,8 %*7,685,666,263,57-54 %
Moucherolle tchébec-1,7 %*10,099,007,035,80-43 %
Grive fauve-1,2 %n18,4917,3914,1211,94-35 %
Gélinotte huppée-1,1 % 0,720,600,530,33-53 %
Paruline à poitrine baie-0,8 % 0,951,290,990,49-48 %
Geai bleu-0,6 % 1,461,381,211,13-23 %
Paruline couronnée-0,5 % 24,2124,1222,3420,16-17 %
Grive à dos olive-0,5 % 15,3515,6513,7612,79-17 %
Paruline flamboyante0,3 % 5,956,156,775,991 %
Paruline à croupion jaune0,3 % 6,307,826,715,90-6 %
Paruline tigrée0,6 % 0,571,351,090,53-6 %
Paruline noir et blanc0,7 % 3,855,065,123,840 %
Viréo aux yeux rouges0,8 %*32,5834,9737,7538,4018 %
Viréo de Philadelphie1,2 % 0,771,011,280,9626 %
Paruline à gorge noire1,3 % 1,812,252,652,8055 %
Paruline à tête cendrée1,4 %n6,407,419,029,2745 %
Paruline à gorge orangée1,8 %*1,962,543,162,5028 %
Viréo à tête bleue2,0 %*1,341,381,511,9042 %
Troglodyte mignon2,6 %*5,255,5810,269,9790 %
Pic chevelu2,6 %*0,780,991,041,2763 %
Petite Buse2,7 % 0,210,500,300,56163 %
Paruline bleue3,0 %n0,641,091,391,1275 %

Notes de bas de page - Tableau 23

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 23

 

Tableau 24. Changement dans la détection d’espèces caractéristiques d’oiseaux forestiers entre les relevés du premier Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario (1981-1985) et ceux du deuxième (2001-2005). Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
EspècesSud du BouclierNord du Bouclier
Paruline tigrée-35 %*-1 %
Moucherolle à côtés olive-35 %*-11 %
Paruline obscure-27 %*3 %
Roitelet à couronne rubis-22 %*18 %*
Paruline à poitrine baie-17 %*22 %*
Cardinal à poitrine rose-12 %*-10 %
Gros-bec errant-10 %*-26 %*
Paruline du Canada-10 %*-17 %
Roselin pourpré-6 %*-19 %*
Moucherolle tchébec-3 %6 %
Paruline flamboyante-1 %24 %*
Grive à dos olive0 %8 %*
Grive fauve0 %22 %*
Petite Buse2 %16 %
Viréo aux yeux rouges2 %*15 %*
Paruline couronnée2 %*7 %*
Paruline noir et blanc2 %28 %*
Mésangeai du Canada3 %18 %*
Gélinotte huppée4 %27 %*
Paruline à croupion jaune4 %*8 %*
Paruline à gorge orangée6 %*35 %*
Pic chevelu9 %*16 %*
Paruline à tête cendrée13 %*28 %*
Mésange à tête brune18 %6 %
Paruline à gorge noire18 %*23 %*
Paruline bleue19 %*93 %*
Troglodyte mignon21 %*23 %*
Viréo de Philadelphie29 %*21 %
Viréo à tête bleue94 %*72 %*

Notes de bas de page - Tableau 24

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; L’astérisque (*) indique que la valeur est statistiquement significative à P < 0,1.; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). Les espèces sont classées en fonction de l’ampleur du changement dans la portion sud du Bouclier.

Retour à la référence 1du tableau 24

Source : adapté de Cadman et al. (2007)

Les raisons des changements quant aux populations sont diverses. Plusieurs de ces espèces, particulièrement celles vivant dans les forêts conifériennes plus septentrionales, présentent des fluctuations naturelles importantes de leurs effectifs liées à la quantité des graines dont ils se nourrissent (par exemple le Roselin pourpré), aux incendies et aux infestations d’insectes. Le cycle de la tordeuse des bourgeons de l’épinette influe grandement sur les populations de plusieurs oiseaux se nourrissant précisément de cet insecte (Paruline obscure, Paruline tigrée et Paruline à poitrine baie) (Palmer, 1965; Alley, 1984; Williams, 1996; Rimmer et McFarland, 1998; Baltz et Latta, 1998) et influe aussi sur les populations de nombreux autres oiseaux insectivores, qui peuvent réagir positivement aux infestations de tordeuses, mais peuvent en revanche être affectées par les épandages aériens d’insecticide visant ce ravageur. Par ailleurs, les changements climatiques planétaires peuvent aussi affecter les oiseaux. Par exemple, les déclins du Mésangeai du Canada dans le parc Algonquin ont été attribués, en partie du moins, à l’élévation de la température hivernale qui a eu pour effet de détériorer les réserves de nourriture hivernales périssables de ce nicheur résident (Waite et Strickland, 2006). Le déclin marqué du Moucherolle à côtés olive, espèce désignée menacée (COSEPAC, 2007d), va dans le sens des changements observés chez un bon nombre d’autres insectivores aériens. Cependant, étant donné qu’il s’agit d’un oiseau migrateur néotropical, il est probablement aussi affecté par des changements survenant dans ses parcours migratoires et ses aires d’hivernage, tout comme d’autres espèces, par exemple le Cardinal à poitrine rose. De même, les changements quant aux populations d’oiseaux forestiers qui migrent sur de courtes distances (par exemple le Troglodyte mignon, le Viréo à tête bleue et le Roitelet à couronne rubis) sont aussi influencés par des facteurs agissant dans leurs aires d’hivernage. La Mésange à tête brune est endémique des forêts d’épinette et de sapin de la région boréale. La tendance de ses effectifs est très négative, selon les résultats du BBS pour cette écozone+ et l’ensemble du Canada, entre 1970 et 2006, de même que d’après ceux du Recensement des oiseaux de Noël (Butcher et Niven, 2007). Cependant, l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario (McLaren, 2007), qui a mieux couvert la forêt boréale ontarienne que le Relevé des oiseaux nicheurs, ne montre pas de déclin pour cette espèce dans les deux décennies.

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Assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession

L’assemblage des oiseaux des milieux de début de succession, comme les champs laissés à l’abandon et les forêts en régénération, présente globalement une légère tendance à la baisse (Figure 20). Quatre espèces ont connu des baisses significatives de leurs effectifs, tout comme à l’échelle du pays (Tableau 25). Selon les données du BBS, la tendance de la population du Bruant à gorge blanche est stable ou légèrement à la baisse dans cette région (-0.6 % par année). Fait intéressant, les données du Recensement des oiseaux de Noël indiquent un déclin de cette espèce dans le sud de son aire d’hivernage et une augmentation dans le nord, ce qui laisse croire à un déplacement vers le nord de sa répartition hivernale (Niven et al., 2004).

Figure 20. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l’Écozone+ du Bouclier boréal, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 20

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l'écozone+ du Bouclier boréal, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. L'indice d'abondance montre un déclin global peu important au cours de la période, passant d'environ 180 à 140.

 

Tableau 25. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession qui sont caractéristiques de l’écozone+du Bouclier boréal, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
arbustifs et de
début de succession
Tendance de la
population
(%/an)
PAnnées
1970
Années
1980
Années 1990Années 2000Changement
Moqueur roux-3,3 %*1,280,950,530,46-64 %
Bruant chanteur-1,7 %*19,4812,8413,0411,43-41 %
Paruline triste-1,3 %*12,0611,748,928,30-31 %
Chardonneret jaune-1,3 %n6,315,624,855,21-17 %
Moqueur chat-1,2 % 0,990,900,790,69-31 %
Paruline jaune-1,0 % 5,305,934,243,55-33 %
Paruline à flancs marron-0,6 % 18,2316,1415,1813,83-24 %
Bruant à gorge blanche-0,6 % 50,4042,4843,6442,15-16 %
Paruline à joues grises0,0 % 17,1516,5617,8314,99-13 %
Moucherolle des aulnes0,2 % 8,489,228,969,107 %
Bruant de Lincoln0,2 % 2,142,422,571,94-9 %
Passerin indigo1,9 % 1,011,171,181,6362 %

Notes de bas de page - Tableau 25

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

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Assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts

L’assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts présente la baisse globale la plus forte parmi tous les assemblages de l’écozone+ du Bouclier boréal, les déclins apparaissant principalement à partir de la fin des années 80 (Figure 21, Tableau 22). Cependant, bon nombre de ces espèces ne sont pas naturellement caractéristiques de la région. Dans le passé, le défrichement aux fins de l’agriculture a créé des habitats propices à ces oiseaux dans la région, d’où un accroissement de leurs effectifs. Des déclins récents pourraient s’expliquer par la disparition progressive de ces habitats du fait de la régénération forestière dans les terres agricoles laissées à l’abandon dans certaines parties de cette écozone+ (Crins et al., 2007). Les déclins des hirondelles et de l’Engoulevent d’Amérique dans l’écozone+ vont dans le sens du déclin général des insectivores aériens dans l’ensemble du Canada (Tableau 26). Le Merle-bleu de l’Est n’a jamais été abondant dans cette écozone+, mais la petite population qui s’y trouve semble se porter bien.

Figure 21. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l’Écozone+ du Bouclier boréal, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 21

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l'écozone+ du Bouclier boréal, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1968 à 2006. L'indice d'abondance montre une tendance à la hausse jusqu'aux années 1970, toutefois la tendance globale à la baisse est prédominante de 1978 à 2006 (environ 54 et 9, respectivement).

 

Tableau 26. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des autres milieux ouverts qui sont caractéristiques de l’écozone+ du Bouclier boréal, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des autres
milieux ouverts
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Hirondelle de rivage-14,0 %*6,504,590,490,10-98 %
Vacher à tête brune-7,9 %*7,533,881,640,58-92 %
Engoulevent d’Amérique-6,4 %*0,290,290,110,04-85 %
Hirondelle à front blanc-6,0 %*7,3810,623,040,87-88 %
Hirondelle rustique-5,3 %*11,269,944,562,08-82 %
Hirondelle bicolore-3,3 %*9,288,665,772,81-70 %
Crécerelle d’Amérique-1,8 %*1,011,020,760,56-44 %
Tyran tritri-1,4 % 1,922,551,441,01-47 %
Merlebleu de l’Est3,8 %*0,180,260,430,3492 %

Notes de bas de page - Tableau 26

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus. La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

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Table des matières

Écozone+ des plaines boréales (moitié sud de la RCO 6)

Collaborateur : Kevin Hannah

Les données du BBSpour l’écozone+ des plaines boréales proviennent surtout des parties développées de l’écozone+, principalement où la modification du paysage et la perte d’habitat surviennent. Des parties de l’écozone+qui ont subi relativement peu de changements et qui demeurent relativement intactes, sont moins bien couvertes par le Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) ou ne le sont pas du tout. Les résultats présentés ci-dessous sont fondés sur des données recueillies dans la période entre 1971 et 2006, parce que peu de parcours du BBS étaient effectués auparavant.

Les plaines boréales correspondent à une région largement boisée. La majorité des espèces choisies comme représentatives de cette écozone+ appartiennent donc à l’assemblage des oiseaux forestiers et à celui des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession. Dans l’ensemble, l’effectif des oiseaux forestiers n’a pas changé à long terme, tandis que les effectifs de tous les autres assemblages ont diminué (Tableau 27).

Tableau 27. Tendances relatisves à l’abondance des oiseaux terrestres pour l’écozone+ des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Assemblage d’espècesTendance
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Oiseaux forestiers0,0 % 107,1134,6115,4108,61 %
Arbustaie/début de succession-1,2 %*170,2151,7142,2117,5-31 %
Oiseaux de prairie-1,7 %n58,346,742,136,1-38 %
Autres milieux ouverts-2,6 %*75,381,469,432,2-57 %
Urbains/suburbains-1,3 %*81,579,465,357,5-29 %

Notes de bas de page - Tableau 27

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 27

 

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Assemblage des oiseaux forestiers

Bien que la tendance générale des oiseaux forestiers soit demeurée plutôt stable (Figure 22), les populations de certaines espèces indiquent une hausse, d’autres une baisse et d’autres encore sont demeurées relativement stables (Tableau 28). La population du Pioui de l’Ouest a connu une baisse statistiquement non significative de plus de 50 % sur l’ensemble de la période couverte, déclin semblable à ceux observés chez le Pioui de l’Est. Le Pioui de l’Ouest est en déclin à l’échelle de l’Amérique du Nord (Sauer et al., 2008) et dans certaines écozones+ du Canada, mais à l’échelle de l’ensemble du Canada, sa population semble stable. Cette espèce effectue une longue migration pour aller hiverner sous les tropiques et elle se trouve exposée à diverses menaces durant la migration, ainsi que dans son habitat forestier d’hivernage tropical et celui de nidification au Canada. Par ailleurs, le déclin de plus de 50 % de la population du Viréo mélodieux dans l’écozone+ depuis les années 70 fait contraste avec des accroissements observés dans d’autres régions et une forte hausse à l’échelle du Canada. D’autre part, les populations de la Grive à dos olive, de la Paruline noir et blanc et du Grand Pic indiquent des augmentations marquées et semblent bien se porter dans cette écozone+.

Figure 22. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l’écozone+ des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 22

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l'écozone+ des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1971 à 2006. L'indice d'abondance montre que la tendance globale est restée relativement stable au cours de la période, avec un indice se situant entre environ 80 et 160.

 

Tableau 28. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux forestiers qui sont caractéristiques de l’écozone+ des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux forestiersTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Gélinotte huppée-5,92 %*2,40,80,30,3-87 %
Viréo mélodieux-2,96 %*6,86,64,42,9-58 %
Pioui de l’Ouest-2,27 % 2,85,13,51,2-57 %
Tarin des pins-1,39 % 4,110,66,53,6-12 %
Moucherolle tchébec-0,90 %n11,814,313,08,9-25 %
Pic maculé-0,10 % 2,22,21,41,6-27 %
Viréo aux yeux rouges0,90 % 18,625,821,525,939 %
Cardinal à poitrine rose1,41 % 2,23,12,53,142 %
Mésange à tête noire1,41 % 2,63,73,53,637 %
Geai bleu2,02 % 1,72,72,72,016 %
Pic chevelu2,53 % 0,40,80,80,891 %
Grive à dos olive2,53 %*4,210,57,48,395 %
Paruline noir et blanc3,56 %*0,50,60,71,2157 %
Grand Pic7,14 %*0,00,20,30,6>200 %

Notes de bas de page - Tableau 28

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

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Assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession

L’assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession a connu un déclin assez régulier sur le long terme (Figure 23, Tableau 29). Les espèces présentant une tendance négative sont plus nombreuses que celles présentant une tendance positive, et plusieurs d’entre elles ont connu un important déclin à long terme de plus de 40 % de leur population. La réduction de la superficie des milieux arbustifs, lorsqu’ils passent au stade de jeune forêt, pourrait expliquer le déclin apparent des espèces des milieux arbustifs et de début de succession et l’accroissement des espèces qui habitent les jeunes forêts. Ainsi, on observe un déclin de la Paruline triste, de la Paruline masquée, du Bruant chanteur, du Moucherolle des aulnes et du Bruant des plaines en même temps qu’un accroissement d’oiseaux des jeunes forêts comme le Viréo aux yeux rouges, le Cardinal à poitrine rose, la Paruline à gorge grise et la Paruline noir et blanc.

Figure 23. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l’écozone+ des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 23

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l'écozone+ des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1971 à 2006. L'indice d'abondance montre un déclin à long terme au cours de la période, passant d'environ 180 au début des années 1970 à 120 en 2006.

 

Tableau 29. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession qui sont caractéristiques de l’écozone+des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
arbustifs et de début
de succession
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Moqueur chat-3,73 %*2,21,30,90,7-67 %
Paruline triste-3,25 % 4,24,81,81,8-57 %
Paruline masquée-3,05 %*13,611,37,05,9-57 %
Bruant chanteur-2,47 %*34,421,419,715,9-54 %
Moucherolle des aulnes-2,27 %*16,217,311,68,5-47 %
Chardonneret jaune-2,08 %*7,39,76,64,0-45 %
Bruant des plaines-1,98 %*41,130,127,022,9-44 %
Troglodyte familier-0,80 % 11,312,913,38,4-25 %
Paruline jaune0,30 % 12,315,015,612,63 %
Bruant à gorge blanche0,30 % 20,018,819,420,21 %
Paruline à gorge grise2,63 % 0,62,01,31,4110 %
Bruant de Lincoln4,92 %n2,810,310,89,3>200 %

Notes de bas de page - Tableau 29

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 29

 

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Assemblage des oiseaux de prairie

Comme dans d’autres parties du Canada, les oiseaux de prairie connaissent un déclin global dans l’écozone+ des plaines boréales (Figure 24, Tableau 30), la situation paraissant toutefois s’améliorer au cours de la dernière décennie. Le Goglu des prés, le Busard Saint-Martin, la Sturnelle de l’Ouest et le Bruant vespéral affichent tous un déclin significatif à long terme de plus de 60 % de leur population depuis les années 70 (Tableau 30).

Figure 24. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l’écozone+ des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 24

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l'écozone+ des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1971 à 2006. L'indice d'abondance montre des déclins importants au cours de la période, passant de plus de 70 au milieu des années 1970 à 30 en 2002. La tendance semble plus positive au cours de la dernière décennie, augmentant à environ 40 en 2006.

 

Tableau 30. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux de prairie qui sont caractéristiques de l’écozone+ des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux de prairieTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Goglu des prés-6,85 %*2,71,70,40,4-85 %
Busard Saint-Martin-5,82 %*1,10,90,40,2-79 %
Sturnelle de l’Ouest-4,50 %*8,45,43,12,5-71 %
Bruant vespéral-3,54 %*17,89,27,16,6-63 %
Bruant de Le Conte-1,69 % 4,12,93,22,0-51 %
Bruant des prés0,10 % 22,025,926,320,9-5 %

Notes de bas de page - Tableau 30

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 30

 

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Assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts

Comme ailleurs au Canada, on observe un déclin global des oiseaux des autres milieux ouverts (Figure 25, Tableau 31). Il y a plus d’espèces en déclin qu’il y en a en hausse, et six espèces montrant un déclin important de plus de 50 % de leur population (Tableau 31). De nombreux insectivores aériens (Hirondelle bicolore, Hirondelle rustique et Tyran tritri) accusent un déclin dans une bonne partie du Canada.

Figure 25. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l’écozone+ des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 25

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l'écozone+ des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1971 à 2006. L'indice d'abondance montre un déclin global au cours de la période, passant de plus de 100 en 1982 à moins de 25 en 2003.

 

Tableau 31. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des autres milieux ouverts qui sont caractéristiques de l’écozone+ des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des autres
milieux ouverts
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Tyran tritri-7,50 %*5,43,01,40,6-89 %
Quiscale de Brewer-4,69 %*24,221,713,15,4-78 %
Oriole de Baltimore-4,50 %*4,35,32,81,1-74 %
Merlebleu azuré-3,82 % 1,20,40,40,4-70 %
Hirondelle rustique-3,54 %*12,814,110,74,1-68 %
Vacher à tête brune-2,47 % 12,18,98,85,1-58 %
Crécerelle d’Amérique-0,90 % 1,41,81,51,0-28 %
Hirondelle bicolore-0,40 % 5,14,54,64,2-17 %
Buse à queue rousse1,71 % 1,11,82,01,641 %

Notes de bas de page - Tableau 31

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 31

 

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Assemblage des oiseaux des milieux urbains et suburbains

Dans l’écozone+ des plaines boréales, comme dans de nombreuses autres écozones+, l’assemblage des oiseaux des milieux urbains et suburbains a connu un déclin global (Figure 26), attribuable en grande partie au déclin de deux oiseaux introduits, le Moineau domestique et l’Étourneau sansonnet (Tableau 32). Dans cette région où les milieux urbains et suburbains n’occupent qu’une part relativement faible du paysage, les changements quant à des espèces comme le Bruant familier, le Merle d’Amérique et le Geai bleu s’expliqueraient par l’évolution des forêts et des milieux arbustifs et de début de succession qui leur servent d’habitat.

Figure 26. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l’écozone+ des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 26

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l'écozone+ des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1971 à 2006. L'indice d'abondance montre un déclin global, variant autour de 80 pendant les années 1970 et 1980, puis déclinant à environ 50 dans le milieu des années 2000.

 

Tableau 32. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux urbains et suburbains qui sont caractéristiques de l’écozone+ des plaines boréales, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
urbains et suburbains
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Moineau domestique (I)-7,50 %*21,014,25,32,7-87 %
Étourneau sansonnet (I)-4,40 %*20,217,79,85,8-71 %
Touterelle triste-3,15 %*5,36,14,62,1-61 %
Quiscale bronzé-2,08 % 2,02,01,60,9-55 %
Bruant familier-1,69 % 19,516,611,612,9-34 %
Pigeon biset (I)1,01 % 1,54,43,12,459 %
Merle d’Amérique1,21 %*18,922,626,524,932 %
Geai bleu2,33 % 0,51,10,90,973 %

Notes de bas de page - Tableau 32

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; I = Espèces non indigènes introduites; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 32

 

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Table des matières

Écozone+ des Prairies (RCO 11)

Collaboratrice : Brenda Dale

L’écozone+ des Prairies est dominée par la prairie et est la principale zone de concentration d’oiseaux de prairie au Canada, de sorte que la plupart des espèces choisies comme représentatives de cette écozone+ appartiennent à l’assemblage des oiseaux de prairie. Le Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) a démontré que les oiseaux de prairie constituent le groupe d’oiseaux qui connaît le déclin le plus rapide en Amérique du Nord (Sauer et al., 2000; Sauer et al., 2008; North American Bird Conservation Initiative, U.S. Committee (NABCI-US), 2009), ce qui se voit très clairement dans les résultats pour le Canada dans son ensemble et pour l’écozone+ des Prairies (Tableau 33). La prédominance des oiseaux de prairie dans les Prairies fait ressortir l’importance du déclin général de ce groupe en rapport avec l’état de santé de cette écozone+.

Tableau 33. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux terrestres pour l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Assemblage d’espècesTendance
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Oiseaux forestiers1,3 %*16,321,923,022,035 %
Arbustaie/début de succession0,0 % 81,579,286,578,2-4 %
Oiseaux de prairie-1,6 %*239,1223,2183,9154,7-35 %
Autres milieux ouverts0,1 % 128,0129,4136,2118,1-8 %
Urbains/suburbains-0,9 %n129,9122,794,9106,7-18 %

Notes de bas de page - Tableau 33

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 33

 

Les parcours du BBSdans les Prairies sont surtout situés dans des zones agricoles pourvues d’un important réseau routier et où il y a eu perte considérable de prairie indigène au profit de l’agriculture. Les grandes étendues de prairie restantes sont concentrées dans une zone relativement petite qui est en bonne partie peu accessible par route. Le BBS ne peut donc assurer qu’une faible couverture de ces zones de prairie indigène où la densité d’oiseaux de prairie est élevée. Le programme de surveillance des oiseaux de prairie (Grassland Bird Monitoring, ou GBM) (voir par exemple Dale et al., 2005), qui a débuté en 1996, complémente le BBS. Les relevés du GBM sont effectués dans des zones du sud-est de l’Alberta et du sud-ouest de la Saskatchewan où la prairie est encore répandue. La comparaison ou la combinaison des tendances dégagées par le BBS et le GBM permettent de mieux établir l’évolution des effectifs ainsi que les raisons possibles des déclins et de la répartition des pertes (par exemple établir si les déclins se produisent au cœur ou à la périphérie de l’aire de répartition d’une espèce). Les Tableaux ci-dessous présentent les résultats du BBS, mais les résultats du GBM qui semblent pertinents sont pris en considération dans les analyses.

L’assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts et celui des milieux arbustifs et de début de succession sont relativement stables dans l’écozone+ des Prairies (Tableau 33). L’assemblage des oiseaux forestiers montre une tendance positive tandis que celui des oiseaux des milieux urbains et suburbains présente une tendance négative, tout comme on le note dans d’autres écozones+ ainsi qu’au Canada dans son ensemble. Les oiseaux des forêts, des milieux urbains et des milieux arbustifs et de début de succession constituent une part relativement faible de l’avifaune des prairies.

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Assemblage des oiseaux de prairie

Un déclin régulier et à long terme des oiseaux de prairie est évident, avec une perte de 35 % de l’effectif global depuis les années 70 (Figure 27, Tableau 33). Neuf des treize espèces représentatives choisies ici présentent des déclins d’intensités variées (Tableau 34).

Figure 27. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 27

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l'écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1969 à 2006. L'indice d'abondance montre un déclin constant à long terme, passant d'environ 270 en 1969 à 140 en 2001. Les tendances ont augmenté au milieu des années 2000 jusqu'à 170.

 

Tableau 34. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux de prairie qui sont caractéristiques de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux de prairieTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Bruant de McCown-11,0 %*6,102,050,770,24-96 %
Bruant à ventre noir-5,4 %*18,8714,807,972,58-86 %
Hibou des marais-5,0 %n0,470,210,090,10-78 %
Tétras à queue fine-4,0 %*1,491,730,470,53-64 %
Pipit de Sprague-3,8 %*6,685,352,092,04-69 %
Alouette hausse-col-3,3 %*81,1577,0348,8131,38-61 %
Busard Saint-Martin-3,0 %*2,071,701,140,92-55 %
Sturnelle de l’Ouest-1,3 %*60,2149,2543,2343,67-27 %
Bruant de Baird-1,1 % 3,532,883,101,39-61 %
Bruant vespéral0,8 % 22,0026,8827,0328,4129 %
Bruant des prés1,0 %*27,7729,3235,1033,9222 %
Bruant de Le Conte1,6 % 1,141,222,011,2611 %
Troglodyte à bec court5,7 %*0,310,230,700,94199 %

Notes de bas de page - Tableau 34

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 34

La dernière conversion de la prairie indigène en terres agricoles s’est soldée par une perte d’environ 75 % de prairie dans les Prairies canadiennes (Statistique Canada, 1993). Cette perte a ralenti au cours de ces dernières années mais n’a pas cessé : 10 % de la prairie indigène restante a été perdue entre 1985 et 2001 (Watmough et Schmoll, 2007). De plus, les pertes de prairie indigène dues au développement urbain et suburbain, particulièrement autour des grands centres, se sont accrues; bien que moins étendues que celles dues à l’agriculture, ces pertes peuvent être localement dévastatrices. Les populations actuelles d’oiseaux de prairie sont davantage affectées par la dégradation de l’habitat et la modification du paysage causées par l’intensification du pâturage, l’expansion du couvert ligneux due à la lutte contre les feux, la fragmentation continue de l’habitat et l’envahissement des milieux naturels par des plantes non indigènes découlant des aménagements linéaires (routes, sentiers, pipelines) (Askins et al., 2007).

Certaines des espèces (les Alouettes hausse-col, les Bruants de McCown, les Maubèches des champs) indiquant un déclin à long terme (Tableau 34) n’affichent pas de tendance à la baisse pour la période de 1996 à 2006 dans les parcours du BBS ou du GBM, qui sont constitués de plus de 50 % de prairie. Toutefois, elles affichent une tendance à la baisse dans les parcours qui en comptent moins de 50 %. La perte ou la fragmentation de l’habitat peuvent être des facteurs déterminants pour ces espèces dont la situation est encore bonne là où leur habitat est commun et présent en vastes étendues. Là où la prairie reste commune, d’autres espèces connaissent des déclins plus importants (par exemple le Pipit de Sprague), ce qui pourrait être dû à une dégradation de la qualité de l’habitat. Le Pipit de Sprague est une espèce sensible à la superficie de son habitat (Davis, 2004), par conséquent on le trouve en moins grand nombre près des aménagements linéaires (Sutter et al., 2000; Hamilton, 2010) ou aux endroits où poussent des plantes non indigènes (Sutter et Brigham, 1998).

La stabilité relative de la guilde des oiseaux de prairie au cours de la dernière décennie (Figure 27) est attribuable à certains oiseaux communs (comme le Bruant vespéral et le Bruant des prés) ou à des oiseaux associés aux prés humides (comme le Bruant de Le Conte et le Troglodyte à bec court), recensés sur les parcours du BBS. Ces espèces sont plus largement réparties et ne sont pas confinées aux Grandes Plaines, et elles peuvent tolérer les plantes non indigènes de plus grande taille, voire en profiter. Elles peuvent tirer profit de l’accroissement des aménagements linéaires et de la végétation non indigène associée, ainsi que de plusieurs programmes agricoles importants au Canada et aux États-Unis dans le cadre desquels de grandes graminées non indigènes ont été plantées dans les champs agricoles, ce qui leur offre une plus grande superficie d’habitat (Johnson et Ruttan, 1993; McMaster et Davis, 2001; Dale et al., 2005). Le Pipit de Sprague, le Bruant de McCown, le Bruant à ventre noir et le Bruant de Baird sont des espèces en déclin qui ont besoin d’un couvert de végétation courte ou de taille moyenne, préférablement indigène, et qui utilise peu ou pas du tout la végétation plantée (McMaster et Davis, 2001). Certains oiseaux de prairie nichent dans des champs de foin, mais de 50 à 60 % des nids, des œufs, des oisillons et jeunes à l’envol sont habituellement détruits lors de la récolte (Frawley, 1989; Bollinger et al., 1990). Dans une grande étude, on a démontré que la récolte du foin avait causé l’échec de 100 % des nids, parce que tous les nids n’ayant pas été détruits par la récolte ont été abandonnés par la suite (Perlut et al., 2006).

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Assemblage des oiseaux forestiers

L’assemblage des oiseaux forestiers montre une tendance positive, avec une hausse globale de son effectif de 35 % depuis les années 70 (Figure 28, Tableau 33). Cet assemblage a tiré profit de l’accroissement de l’habitat boisé dans les Prairies, grâce aux arbres associés aux établissements des humains, y compris les fermes, et l’expansion vers le sud des habitats de prairie-parc (Anderson et Bailey, 1980; Peltzer et Wilson, 2006). Il comprend plusieurs espèces qui devaient être rares avant la colonisation de la région, mais qui tolèrent les perturbations humaines dans les zones habitées et aux alentours (Tableau 35).

Figure 28. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 28

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l'écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1969 à 2006. L'indice d'abondance montre une tendance positive, passant d'environ 13 à 24 au cours de la période.

 

Tableau 35. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux forestiers qui sont caractéristiques de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux forestiersTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Viréo aux yeux rouges0,8 % 3,374,533,413,494 %
Mésange à tête noire1,9 % 0,821,080,821,0528 %
Moucherolle tchébec2,1 %*4,126,548,116,7062 %
Viréo mélodieux3,1 %*2,674,785,835,49106 %
Faucon émerillon9,4 %*0,010,050,200,26>200 %

Notes de bas de page - Tableau 35

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 35

 

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Assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession

L’assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession est relativement stable globalement (Figure 29), certaines espèces présentant une tendance à la hausse et d’autres une tendance à la baisse (Tableau 36). Le Moqueur roux et le Bruant chanteur connaissent un déclin dans cette écozone+, comme ailleurs au Canada. Dans les Prairies, le déclin du Moqueur roux est probablement attribuable à des changements dans l’aménagement du territoire qui ont entraîné la réduction de la quantité de haies et de brise-vent et par le fait même ont entraîné une augmentation de la prédation (Cavitt et Haas, 2000). Le Chardonneret jaune et la Paruline jaune, qui présentent des tendances variées au Canada, sont en hausse dans les Prairies.

Figure 29. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l’écozone+des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 29

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l'écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1969 à 2006. L'indice d'abondance montre des populations relativement stables au cours de la période, variant entre 70 et 95.

 

Tableau 36. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession qui sont caractéristiques de l’écozone+des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
arbustifs et de
début de succession
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Moqueur roux-2,4 % 2,411,461,601,12-54 %
Bruant chanteur-1,0 %*11,267,979,328,28-26 %
Bruant des plaines-0,9 %*37,5630,8629,5626,50-29 %
Moqueur chat-0,1 % 1,902,101,652,1614 %
Troglodyte familier1,0 %n12,9217,0718,9016,4427 %
Paruline masquée1,0 % 2,182,402,802,5517 %
Chardonneret jaune1,1 %*5,117,958,716,9837 %
Paruline jaune1,9 %*6,707,2510,7210,9864 %

Notes de bas de page - Tableau 36

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 36

 

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Assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts

Les niveaux de population des oiseaux des autres milieux ouverts sont relativement stables globalement (Tableau 33, Figure 30), mais les différentes espèces présentent des tendances à la hausse ou à la baisse (Tableau 37), selon qu’elles profitent ou non des modifications apportées par l’homme au paysage (par exemple un accroissement du nombre d’arbres ou la présence de nichoirs). La population des Prairies de la Pie-grièche migratrice, oiseau de milieu ouvert, a été désignée menacée en 2004 (COSEPAC, 2004) et connaît un déclin continu et important. L’espèce est affectée par l’empiétement urbain sur les terres agricoles ainsi que par les pratiques agricoles plus intensives qui, entre autres, visent l’enlèvement de haies et d’arbustes à proximité des champs. La Crécerelle d’Amérique affiche un déclin important dans cette écozone+ et aussi dans la plupart des autres écozones+ dans lesquelles elle se reproduit. Plusieurs espèces d’hirondelles, un groupe qui connaît un déclin à l’échelle du Canada, présentent une tendance positive dans les Prairies (l’Hirondelle à front blanc, l’Hirondelle bicolore, l’Hirondelle à ailes hérissées). Il se peut que l’Hirondelle bicolore et le Merlebleu azuré aient bénéficié des programmes de nichoirs. Il se peut aussi que l’Hirondelle bicolore et d’autres oiseaux (la Buse à queue rousse, le Tyran de l’Ouest) aient profité de la plantation d’arbres sur les fermes.

Figure 30. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 30

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l'écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1969 à 2006. L'indice d'abondance montre des niveaux de population relativement stables au cours de la période, variant entre 100 et 160.

 

Tableau 37. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des autres milieux ouverts qui sont caractéristiques de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des
autres milieux ouverts
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Pie-grièche migratrice-5,0 %*1,780,380,410,31-83 %
Crécerelle d’Amérique-1,8 % 0,520,780,480,27-49 %
Hirondelle rustique-1,5 %*16,7817,0714,509,70-42 %
Hirondelle de rivage-1,3 % 4,345,233,623,43-21 %
Buse de Swainson-1,1 % 2,303,012,231,69-26 %
Tyran tritri-0,5 % 6,716,466,965,62-16 %
Vacher à tête brune-0,5 % 27,3631,0825,4924,05-12 %
Perdrix grise-0,4 % 0,941,160,690,91-4 %
Oriole de Baltimore-0,3 % 3,835,004,522,78-27 %
Quiscale de Brewer0,2 % 27,7221,5624,7726,75-4 %
Tyran de l’Ouest1,4 % 2,103,003,243,3358 %
Hirondelle à front blanc2,0 % 25,8225,0439,5627,707 %
Hirondelle bicolore2,1 %n4,174,286,576,1648 %
Buse à queue rousse3,3 %*1,372,193,463,51156 %
Merlebleu azuré3,9 %*0,431,111,861,01135 %

Notes de bas de page - Tableau 37

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 37

 

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Assemblage des oiseaux des milieux urbains et suburbains

Le groupe des oiseaux des milieux urbains et suburbains comprend 13 espèces réparties dans l’ensemble du Canada, dont 9 sont présentes dans l’écozone+ des Prairies et prises en compte dans la présente analyse. Trois de ces dernières sont des espèces non indigènes introduites au Canada, soit le Moineau domestique, l’Étourneau sansonnet et le Pigeon biset, les autres étant des oiseaux indigènes qui tolèrent généralement les habitats modifiés par les humains, mais qui se trouvent également dans leurs milieux naturels (par exemple le Merle d’Amérique).

Les oiseaux de cet assemblage montrent globalement un déclin à long terme dans les Prairies, dû principalement à des déclins qui ont eu lieu à partir des années 80 jusqu’au milieu des années 90 (Figure 31, Tableau 38 ). La tendance globale négative de ce présent groupe s’explique en bonne partie par de forts déclins chez certaines espèces abondantes comme le Moineau domestique et l’Étourneau sansonnet jusqu’aux années 90 (Tableau 38), phénomène également observé dans d’autres régions du Canada. Les raisons de ces déclins ne sont pas claires, mais pourraient être liées à la perte d’habitat de nidification par suite de l’adoption de nouvelles conceptions architecturales et de la destruction de vieux bâtiments, ainsi qu’à la prédation accrue par les chats domestiques et des prédateurs aviaires comme le Faucon émerillon, rapace dont les effectifs ont considérablement augmenté dans les zones urbaines (Warkentin et al., 2005). On place normalement le Faucon émerillon dans l’assemblage des oiseaux forestiers. Cependant, dans l’écozone+ des Prairies, il vaudrait peut-être mieux le placer dans l’assemblage des oiseaux des milieux urbains et suburbains. La hausse des effectifs du Merle d’Amérique pourrait avoir bénéficié de l’accroissement de l’habitat boisé
(Tableau 38).

Figure 31. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

carte

Description longue pour la figure 31

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l'écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1969 à 2006. L'indice d'abondance montre que les populations sont en baisse à long terme, bien que les indices varient considérablement pendant toute la période, entre 170 et 70 environ.

 

Tableau 38. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux urbains et suburbains qui sont caractéristiques de l’écozone+ des Prairies, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
urbains et suburbains
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Étourneau sansonnet (I)-2,5 %*32,5122,6516,0218,03-45 %
Moineau domestique (I)-1,9 %*70,1063,3638,6443,16-38 %
Pigeon biset (I)0,4 % 8,3710,958,558,825 %
Tourterelle triste1,3 %*8,5813,3012,3212,0240 %
Merle d’Amérique2,8 %*6,9810,1513,1514,86113 %

Notes de bas de page - Tableau 38

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; I = Espèces non indigènes introduites; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 38

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Table des matières

Écozone+ de la Cordillère montagnarde (RCO 10)

Collaboratrice : Wendy Easton

Les résultats du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) pour l’écozone+ de la Cordillère montagnarde couvrent la période entre 1973 et 2006, les parcours effectués avant cette période ayant été trop peu nombreux pour être pris en compte dans les présentes analyses. Dans cette région, les parcours du BBS sont plutôt concentrés dans les fonds de vallées accessibles par route. Il se peut donc que les résultats ne soient pas représentatifs des zones inaccessibles et éloignées des routes, en particulier les zones alpines. La majeure partie de l’écozone+ est couverte de forêt, en grande partie coniférienne. Les espèces représentatives choisies appartiennent donc principalement à l’assemblage des oiseaux forestiers. Les populations d’oiseaux forestiers sont affectées par les pratiques forestières qui donnent lieu à une forte modification et à un aménagement intensif du paysage forestier. La fragmentation accrue des peuplements, la disparition des vieux peuplements, la modification des régimes de feu naturels et les infestations de scolytes comptent parmi les facteurs qui peuvent contribuer au déclin des oiseaux forestiers (Canadian Intermountain Joint Venture, 2006). Dans le cas des oiseaux migrateurs, les niveaux de population sont aussi tributaires de facteurs qui interviennent dans leur habitat d’hivernage et de nidification (sud des États-Unis, Amérique centrale et Amérique du Sud) et tout le long de leur corridor de migration.

Les populations des oiseaux forestiers et celles des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession sont demeurées relativement stables dans l’écozone+ de la Cordillère montagnarde, l’indice d’abondance du premier assemblage présentant une légère tendance négative et celui du deuxième, une tendance positive (Tableau 39). L’assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts présente une baisse non significative à long terme. Les résultats pour l’assemblage des oiseaux des milieux urbains et suburbains ne sont pas présentés ici, mais ce groupe présente un déclin global comme dans les autres régions du Canada. Il existe relativement peu d’oiseaux de prairie typiques de l’écozone+ de la Cordillère montagnarde, alors aucun résultat pour cet assemblage n’est présenté.

Tableau 39. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux terrestres pour l’écozone+ de la Cordillère montagnarde, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Assemblage d’espècesTendance
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Oiseaux forestiers-0,5 % 230,2251,0227,3201,6-12 %
Arbustaie/début de succession0,7 %n51,453,364,857,913 %
Autres milieux ouverts-1,8 % 56,361,751,433,7-40 %

Notes de bas de page - Tableau 39

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 39

 

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Assemblage des oiseaux forestiers

L’Indice d’abondance global pour l’assemblage des oiseaux forestiers est demeuré généralement stable, cependant une tendance à la baisse a été notée depuis le milieu des années 80 (Figure 32). La tendance des effectifs des différentes espèces varie entre de fortes hausses à de fortes baisses, en passant par des tendances stables (Tableau 40). Plusieurs espèces ont perdu plus de la moitié de leur population depuis les années 70 (Moucherolle à côtés olive, Tarin des pins, Solitaire de Townsend), tandis que d’autres, comme la Sittelle à poitrine rousse, le Viréo mélodieux et le Viréo de Cassin, ont connu une hausse apparente de leurs effectifs de 70 % ou plus dans la même période. La Colombie-Britannique connaît actuellement la plus forte infestation de dendroctone du pin ponderosa jamais enregistrée en Amérique du Nord (BC Ministry of Forests and Range, 2006). Les infestations d’insectes de ce genre et les travaux d’aménagement forestier qui s’ensuivent ont de profondes répercussions sur les oiseaux. Certains nicheurs résidents cavicoles qui s’alimentent largement de coléoptères xylophages ont connu des hausses de leurs effectifs (par exemple certains pics, des mésanges). Cependant, avec la diminution du nombre d’arbres sains, les espèces qui dépendent de ces arbres connaissent à leur tour un déclin. Par exemple, les effectifs de la Sittelle à poitrine rousse ont augmenté au début de l’infestation mais ont diminué récemment (Tableau 40).

Figure 32. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l’écozone+ de la Cordillère montagnarde, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 32

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l'écozone+ de la Cordillère montagnarde, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1973 à 2006. Dans l'ensemble, l'indice a été généralement stable, entre environ 200 et 250, bien qu'on observe une tendance négative depuis le milieu des années 1980.

 

Tableau 40. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux forestiers qui sont caractéristiques de l’écozone+ de la Cordillère montagnarde, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux forestiersTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Moucherolle à côtés olive-4,50 %*5,22,81,91,2-76 %
Viréo aux yeux rouges-4,30 %*9,77,34,83,0-69 %
Tarin des pins-3,82 %*28,130,322,89,9-65 %
Solitaire de Townsend-3,44 %*1,31,10,50,4-66 %
Paruline de Townsend-1,78 % 2,84,02,21,9-32 %
Paruline flamboyante-1,19 % 9,87,27,26,8-31 %
Junco ardoisé-1,00 %n23,028,722,518,8-18 %
Grive à dos olive-0,60 % 38,937,335,233,0-15 %
Pic flamboyant-0,30 % 5,84,85,34,6-20 %
Colibri roux-0,30 % 1,01,21,30,8-24 %
Pic à nuque rouge-0,20 % 2,02,02,21,5-27 %
Paruline à croupion jaune-0,20 % 14,122,819,214,10 %
Pic chevelu0,00 % 0,90,70,70,8-13 %
Tangara à tête rouge0,30 % 5,46,86,65,64 %
Moucherolle sombre0,50 % 6,110,07,56,21 %
Gélinotte huppée0,60 % 1,30,81,31,3-3 %
Roitelet à couronne dorée0,90 % 3,75,25,24,214 %
Roitelet à couronne rubis1,51 % 10,312,413,116,256 %
Grive à collier1,71 % 3,38,37,25,466 %
Moucherolle de Hammond2,12 % 5,54,17,26,416 %
Sittelle à poitrine rousse2,22 %*4,26,17,87,271 %
Viréo mélodieux2,74 %*10,013,718,120,5106 %
Viréo de Cassin4,19 %*1,52,74,34,0174 %
Grand Pic4,50 %n0,30,90,71,0196 %
Pic à poitrine rouge8,33 % 0,20,71,50,9>200 %

Notes de bas de page - Tableau 40

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 40


Les plus forts effectifs du Moucherolle à côtés olive, désigné comme espèce menacée en 2007 (COSEPAC, 2007d), se trouvent dans l’ouest de l’Amérique du Nord. On a détecté un déclin de cet oiseau dans toutes les écozones+ canadiennes où la tendance de ses effectifs a pu être dégagée, les déclins les plus marqués ayant été enregistrés dans l’Ouest : l’espèce a perdu les trois quarts de ses effectifs au cours des 30 dernières années tant dans l’écozone+ de la Cordillère montagnarde que dans l’écozone+ maritime du Pacifique, et elle connaît un déclin considérable dans l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest.

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Assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession

La tendance globale pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession est pratiquement nulle (légèrement positive) (Figure 33). La Paruline jaune, espèce riveraine, présente des déclins dans cette écozone+(Tableau 41) ainsi que dans d’autres écozones+ de l’Ouest (écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest et écozone+ maritime du Pacifique), mais ses effectifs sont demeurés stables ou ont augmenté dans le reste du pays.

Figure 33. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l’écozone+ de la Cordillère montagnarde, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 33

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l'écozone+ de la Cordillère montagnarde, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1973 à 2006. L'indice d'abondance montre une population généralement stable, mais avec une tendance positive, passant d'environ 45 à 60 au cours de la période.

 

Tableau 41. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession qui sont caractéristiques de l’écozone+de la Cordillère montagnarde, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
arbustifs et de début
de succession
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Paruline à calotte noire-3,25 % 6,04,63,42,2-63 %
Paruline jaune-2,27 %*10,27,05,45,2-49 %
Moucherolle des saules-1,19 % 3,53,62,52,5-28 %
Bruant chanteur-0,50 % 7,25,85,56,3-12 %
Paruline verdâtre1,01 % 6,78,510,48,020 %
Paruline masquée1,92 %*2,72,63,94,047 %
Paruline des buissons2,22 %n4,89,210,69,494 %
Passerin azuré3,25 % 0,61,11,71,189 %
Moucherolle des aulnes4,19 %*1,71,94,74,2143 %
Bruant de Lincoln9,75 %*0,82,57,55,5>200 %

Notes de bas de page - Tableau 41

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 41

 

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Assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts

Les oiseaux des autres milieux ouverts montrent un déclin global (Figure 34), comme dans toutes les autres écozones+, sauf dans celle des Prairies. Les tendances varient selon les espèces, mais les baisses étaient plus nombreuses que les hausses parmi les espèces représentatives mentionnées ici (Tableau 42). Cet assemblage comprend bon nombre d’insectivores aériens (hirondelles, engoulevent), groupe qui globalement connaît un déclin partout au Canada. L’Hirondelle à face blanche se distingue par le fait qu’elle est la seule hirondelle présentant une tendance non négative dans l’écozone+ de la Cordillère montagnarde et à l’échelle du Canada. Les plus forts effectifs de l’Engoulevent d’Amérique se trouvent dans l’ouest du continent où, dans la Cordillère montagnarde, l’espèce a perdu les deux tiers de ses effectifs depuis les années 70. Cet oiseau est en déclin partout au Canada et a été récemment désigné comme une espèce menacée par le COSEPAC(2007b).

Figure  34. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l’écozone+ de la Cordillère montagnarde, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 34

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l'écozone+ de la Cordillère montagnarde, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs de 1973 à 2006. L'indice d'abondance montre une tendance à la baisse avec une variation de 78 à 28 au cours de la période.

 

Tableau 42. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des autres milieux ouverts qui sont caractéristiques de l’écozone+ de la Cordillère montagnarde, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des autres milieux
ouverts
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Hirondelle rustique-4,69 %*7,310,46,32,2-70 %
Crécerelle d’Amérique-4,50 %*1,11,40,80,3-70 %
Engoulevent d’Amérique-3,92 %n1,01,10,80,3-66 %
Quiscale de Brewer-2,27 % 6,58,95,54,0-38 %
Hirondelle bicolore-1,98 % 9,811,49,65,7-42 %
Hirondelle à ailes hérissées-1,59 % 4,34,83,82,6-38 %
Merlebleu azuré-0,10 % 1,60,91,11,4-13 %
Hirondelle à face blanche0,20 % 3,85,05,93,5-8 %
Buse à queue rousse3,36 %*0,30,30,50,583 %

Notes de bas de page - Tableau 42

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 42

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Table des matières

Écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest (~ RCO 9)

Collaboratrice : Wendy Easton

Les résultats sur les tendances des effectifs tirés du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) présentés ici concernent la période entre 1973 et 2006 parce que peu de parcours du BBS ont été effectués dans les cinq premières années du relevé dans l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest. De plus, peu de parcours du BBS sont effectués dans cette région (seulement de 13 à 20 parcours par année dans la dernière décennie) comparativement aux autres régions, parce que son étendue est relativement faible. Les parcours sont généralement bien répartis dans la région, mais les secteurs de haute altitude sont sous-représentés.

Quatre des cinq assemblages d’oiseaux selon l’habitat traités ici ont connu globalement des déclins à long terme statistiquement significatifs (Tableau 43). Seul l’effectif global des oiseaux de l’assemblage des milieux arbustifs et de début de succession a été stable ou légèrement à la hausse. Les populations d’oiseaux ont été affectées par les impacts cumulatifs de la conversion des terres pour l’agriculture (comprenant l’éradication des armoises), du surpâturage, du développement urbain, des changements dans les régimes des feux et de l’envahissement de plantes non indigènes (Ritter, 2000; Partners in Flight British Columbia and Yukon, 2003). La région abrite plusieurs espèces d’oiseaux inscrites aux échelles nationale et provinciale (Partners in Flight British Columbia and Yukon, 2003).

Tableau 43. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux terrestres pour l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Assemblage d’espècesTendance
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Oiseaux forestiers-0,7 %*215,4223,0206,8176,1-18 %
Arbustaie/début de succession0,5 % 50,658,361,058,415 %
Oiseaux de prairie-1,9 %*48,641,836,027,9-43 %
Autres milieux ouverts-1,8 %*118,698,089,667,8-43 %
Urbains/suburbains-1,2 %*151,5138,1124,5107,7-29 %

Notes de bas de page - Tableau 43

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 43

 

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Assemblage des oiseaux forestiers

L’assemblage des oiseaux forestiers du bassin intérieur de l’Ouest montre globalement un léger déclin, particulièrement depuis le milieu des années 90 (Figure 35). Les effectifs ont diminué ou augmenté chez certaines espèces, et sont demeurés stables chez d’autres (Tableau 44). Des déclins de plus de 50 % des effectifs ont été observés chez plusieurs espèces propres à l’Ouest, comme le Moucherolle sombre, la Paruline de Townsend et le Colibri roux. La Mésange de Gambel, autre espèce de l’Ouest, présente un déclin à long terme significatif. Le Tarin des pins, relativement abondant dans l’ouest de l’Amérique du Nord, a vu ses effectifs diminuer de plus de 50 % dans les trois écozones+ de l’Ouest. Le Viréo mélodieux prospère dans le bassin intérieur de l’Ouest, comme dans la plupart des autres régions du Canada, à l’exception de l’écozone+ des plaines boréales. Le Cassenoix d’Amérique est aussi en hausse dans l’écozone+, tout comme à l’échelle du Canada. En plus des espèces figurant au Tableau 43, qui sont relativement bien recensées, d’autres espèces sont jugées prioritaires dans le bassin intérieur de l’Ouest, comme plusieurs rapaces nocturnes et pics, et certaines de ces espèces sont considérées comme en péril à l’échelle provinciale et/ou nationale (par exemple le Petit-duc nain, le Petit-duc des montagnes, la Chouette tachetée, le Pic de Lewis, le Pic à tête blanche, le Pic de Williamson) (Partners in Flight British Columbia and Yukon, 2003).

Figure 35. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 35

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l'écozone+ du bassin intérieur de l'Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1973 à 2006. L'indice d'abondance montre une légère baisse globale, en particulier depuis le milieu des années 1990, variant environ entre 270 et 150.

 

Tableau 44. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux forestiers qui sont caractéristiques de l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux forestiersTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Moucherolle sombre-2,37 %*13,110,48,55,6-57 %
Tarin des pins-2,37 %*25,533,125,916,2-36 %
Paruline de Townsend-2,37 % 4,94,94,02,4-51 %
Colibri roux-2,08 % 3,51,21,11,2-67 %
Grive fauve-2,08 % 9,17,05,65,2-43 %
Moucherolle de Hammond-1,78 % 10,98,47,36,9-37 %
Bec-croisé des sapins-1,59 % 8,514,08,65,2-38 %
Solitaire de Townsend-1,29 % 2,23,72,41,7-24 %
Mésange de Gambel-1,19 %*9,59,67,97,4-23 %
Roselin de Cassin-1,09 % 2,83,94,71,5-47 %
Junco ardoisé-1,09 % 16,822,317,412,6-25 %
Paruline à croupion jaune-0,70 % 20,717,817,516,3-21 %
Grive à dos olive-0,50 % 21,618,117,518,0-16 %
Viréo de Cassin-0,40 % 5,14,14,74,5-10 %
Pic chevelu-0,20 % 0,81,21,10,7-13 %
Pioui de l’Ouest0,10 % 7,57,06,37,96 %
Pic à nuque rouge0,30 % 4,24,45,13,6-14 %
Tangara à tête rouge1,11 % 12,09,312,313,916 %
Sittelle à poitrine rousse3,05 %*3,36,37,68,3149 %
Viréo mélodieux3,05 %*7,311,014,115,7116 %
Cassenoix d’Amérique5,23 %*0,71,22,52,2&gt; 200 %

Notes de bas de page - Tableau 44

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 44

 

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Assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession

La tendance globale de l’assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession dans le bassin intérieur de l’Ouest ne montre à peu près aucun changement (Figure 36). Cette tendance est semblable à celle observée dans la Cordillère montagnarde, les deux écozones+ partageant certaines espèces. Les résultats pour la presque totalité des espèces, dans certains cas négatifs et dans d’autres positifs, ne sont pas statistiquement significatifs (Tableau 45). La population de l’Ouest de la Paruline à joues grises montre une forte augmentation dans le bassin intérieur de l’Ouest et augmente aussi dans la Cordillère montagnarde; dans l’est du Canada, la tendance démographique de l’espèce est généralement stable ou positive. Le Moucherolle des saules et la Paruline jaune sont en déclin dans les écozones+ de l’Ouest, plus fortement dans l’écozone+ de la Cordillère montagnarde et l’écozone+ maritime du Pacifique. La Paruline des buissons présente une tendance négative dans le bassin intérieur de l’Ouest, est en déclin dans l’écozone+ maritime du Pacifique, et est à la hausse dans la Cordillère montagnarde. Les populations de la Paruline verdâtre sont relativement stables dans le bassin intérieur de l’Ouest, avec une tendance légèrement négative. Toutefois, elles présentent une hausse dans l’écozone+ de la Cordillère montagnarde et une baisse significative dans l’écozone+ maritime du Pacifique. Le Passerin azuré connaît une hausse dans l’ensemble de son aire de répartition dans l’ouest du Canada (tant dans la Cordillère montagnarde que dans le bassin intérieur de l’Ouest).

Figure 36. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 36

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l'écozone+ du bassin intérieur de l'Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1973 à 2006. La tendance globale de l'indice d'abondance change peu, variant environ entre 44 et 78 au cours de la période.

 

Tableau 45. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession qui sont caractéristiques de l’écozone+du bassin intérieur de l’Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
arbustifs et de début
de succession
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Moucherolle des saules-1,59 % 6,07,85,14,5-26 %
Paruline jaune-1,19 % 8,09,67,16,7-15 %
Paruline des buissons-0,80 % 5,06,95,34,3-13 %
Paruline verdâtre-0,20 % 3,54,74,93,3-5 %
Bruant chanteur0,10 % 8,08,47,88,56 %
Troglodyte familier1,31 % 1,52,63,41,718 %
Tohi tacheté2,02 % 3,45,37,45,355 %
Passerin azuré2,43 % 2,63,95,34,677 %
Paruline à joues grises5,44 %*1,02,54,84,4>200 %

Notes de bas de page - Tableau 45

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 45


Bien que ces espèces relativement bien recensées ne présentent pas de déclins significatifs, on s’inquiète de la situation de plusieurs autres espèces moins communes des milieux arbustifs du bassin intérieur de l’Ouest, comme la Paruline polyglotte et le Moqueur des armoises, deux espèces inscrites sur la liste des espèces en péril à l’échelle nationale, et les espèces figurant sur la liste bleue provinciale, comme le Bruant de Brewer et le Bruant à joues marron (Partners in Flight British Columbia and Yukon, 2003). Le Tétras des armoises a disparu de cette région.

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Assemblage des oiseaux de prairie

En ce qui concerne l’assemblage des oiseaux de prairie, qui compte peu d’espèces suffisamment répandues dans cette région pour faire l’objet d’un suivi dans le cadre du BBS, la tendance est négative tant globalement (Figure 37) que pour chaque espèce (Tableau 46). Bien que le graphique (Figure 37) affiche une hausse apparente de la population au cours des dernières années, il est difficile de déterminer s’il s’agit d’un reversement réel de la tendance ou d’une simple fluctuation à court terme. Ces déclins s’inscrivent dans les déclins nationaux et continentaux observés chez les oiseaux de prairie au cours des dernières décennies. Les déclins des oiseaux de prairie et des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession dans la région sont liés à la perte et à la dégradation de l’habitat par suite de l’urbanisation et de l’aménagement de terres agricoles (Partners in Flight British Columbia and Yukon, 2003). En plus des espèces assez largement réparties figurant au Tableau 46, on compte dans l’écozone+plusieurs autres espèces d’oiseaux de prairie moins communes et considérées comme prioritaires en matière de conservation (par exemple le Bruant sauterelle et le Goglu des prés), dont certaines sont inscrites sur la liste des espèces en péril à l’échelle nationale (l’Effraie des clochers, la Chevêche des terriers, le Hibou des marais et la Buse rouilleuse) (Partners in Flight British Columbia and Yukon, 2003).

Figure  37. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 37

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux de prairie de l'écozone+ du bassin intérieur de l'Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1973 à 2006. L'indice d'abondance montre des tendances négatives dans l'ensemble, passant d'environ 55 au milieu des années 1970 à 30 au milieu des années 2000.

 

Tableau 46. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux de prairie qui sont caractéristiques de l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux de prairieTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Sturnelle de l’Ouest-3,05 %*26,324,716,712,1-54 %
Bruant vespéral-1,19 % 13,711,211,78,6-37 %
Bruant des prés-0,70 % 4,03,94,92,7-34 %

Notes de bas de page - Tableau 46

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 46

 

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Assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts

Les oiseaux des autres milieux ouverts ont montré des déclins du même ordre que l’assemblage des oiseaux de prairie (Tableau 43, Figure 38). Chez les différentes espèces, les tendances négatives sont plus nombreuses que les tendances positives (Tableau 47). Cet assemblage renferme plusieurs insectivores aériens, groupe en déclin dans l’ensemble du Canada (hirondelles, engoulevents, moucherolles). La tendance pour l’Hirondelle à face blanche est positive mais non statistiquement significative. Cette espèce est au Canada la seule hirondelle qui montre une tendance globale positive à l’échelle du pays. En revanche, on estime que l’Hirondelle rustique et l’Hirondelle à ailes hérissées ont perdu plus de 80 % de leurs effectifs au cours des trois dernières décennies dans le bassin intérieur de l’Ouest (Tableau 47). L’Hirondelle de rivage et l’Hirondelle à front blanc montrent aussi des signes de déclin. Enfin, le Vacher à tête brune a connu un déclin dans le bassin intérieur de l’Ouest et ailleurs au Canada.

Figure 38. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 38

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l'écozone+ du bassin intérieur de l'Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1973 à 2006. L'indice d'abondance montre un déclin au cours de la période, passant de 120 en 1973 à 66 en 2006.

 

Tableau 47. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des autres milieux ouverts qui sont caractéristiques de l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des autres
milieux ouverts
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Hirondelle rustique-6,85 %*12,510,74,71,9-85 %
Hirondelle à ailes hérissées-6,29 %*7,75,94,01,4-82 %
Engoulevent d’Amérique-3,82 %n1,42,31,20,5-62 %
Tyran de l’Ouest-3,44 % 5,43,92,81,9-65 %
Quiscale de Brewer-2,76 % 38,126,521,716,8-56 %
Crécerelle d’Amérique-2,27 % 1,82,11,61,1-41 %
Vacher à tête brune-2,18 %*11,511,012,05,9-49 %
Tyran tritri-1,78 % 2,72,32,11,6-40 %
Hirondelle bicolore-0,20 % 10,57,69,88,3-21 %
Oriole de Bullock-0,20 % 2,74,03,42,4-9 %
Merlebleu azuré1,01 % 1,61,61,82,025 %
Hirondelle à face blanche1,51 % 6,37,812,07,621 %
Buse à queue rousse3,05 % 0,51,41,11,1106 %

Notes de bas de page - Tableau 47

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 47

 

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Assemblage des oiseaux des milieux urbains et suburbains

Les déclins observés dans l’assemblage des oiseaux des milieux urbains et suburbains du bassin intérieur de l’Ouest (Figure 39) sont semblables à ceux observés dans d’autres régions du Canada. L’Étourneau sansonnet, espèce introduite, montre des déclins assez uniformes dans l’ensemble du Canada (Tableau 48), et il est aussi en déclin en Europe. La population du Roselin familier est à la hausse dans l’ensemble de son aire canadienne. Enfin, la Tourterelle triste montre une tendance négative mais non significative dans le bassin intérieur de l’Ouest, toutefois ses effectifs augmentent à l’échelle du Canada, particulièrement dans l’Est et dans les Prairies.

Figure  39. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 39

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l'écozone+ du bassin intérieur de l'Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1973 à 2006. L'indice d'abondance montre des déclins au cours de la période, passant d'environ 190 à 110.

 

Tableau  48. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux urbains et suburbains qui sont caractéristiques de l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
urbains et suburbains
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Étourneau sansonnet (I)-3,92 %*68,760,236,722,5-67 %
Tourterelle triste-3,25 % 8,14,43,43,0-63 %
Merle d’Amérique0,20 % 47,345,849,647,60 %
Roselin familier6,82 %*1,44,36,47,7>200 %

Notes de bas de page - Tableau 48

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; I = Espèces non indigènes introduites; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 48

 

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Table des matières

Écozone+ maritime du Pacifique (RCO 5)

Collaboratrice : Wendy Easton

Les parcours du BBSsont concentrés dans le sud de l’écozone+ maritime du Pacifique et ne couvrent pas les milieux de haute altitude ni les forêts inaccessibles par route. Les tendances se rapportent donc plutôt à la partie du paysage la plus marquée par l’habitation humaine, plus que dans d’autres écozones+ du sud du Canada. Les analyses sont fondées sur les données recueillies entre 1973 et 2006 parce que peu de parcours du BBS ont été effectués au cours des premières années du relevé.

L’écozone+ maritime du Pacifique est la seule écozone+ du Canada où tous les assemblages d’oiseaux présentent des déclins statistiquement significatifs (Tableau 49). Les oiseaux de l’assemblage des autres milieux ouverts ont montré les plus forts déclins, avec une baisse globale de l’indice d’abondance de 61 %. Dans le cas des oiseaux de prairie, il existe des données adéquates sur les tendances que pour un petit nombre d’espèces dans cette écozone+. Les résultats pour ce groupe ne sont donc pas présentés. Cependant, les populations d’oiseaux de prairie figurent parmi celles connues pour être en péril (par exemple la sous-espèce strigata de l’Alouette hausse-col, la sous-espèce affinis du Bruant vespéral, et la Sturnelle de l’Ouest) en raison de la perte et de la dégradation d’habitat dans les écosystèmes du chêne de Garry dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique (Garry Oak Ecosystems Recovery Team, 2002). Il est probable que de nombreux déclins de populations d’oiseaux dans d’autres milieux sont aussi liés à la perte et à la dégradation de l’habitat dans une région marquée par l’accroissement du développement industriel et les pressions qu’exerce la population humaine.

Tableau 49. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux terrestres pour l’écozone+ maritime du Pacifique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Assemblage d’espècesTendance
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Oiseaux forestiers-1,3 %*276,6246,6219,4197,8-29 %
Arbustaie/début de succession-1,5 %*117,095,587,575,5-35 %
Autres milieux ouverts-3,4 %*61,148,132,424,0-61 %
Urbains/suburbains-1,9 %*178,7197,4136,3111,2-38 %

Notes de bas de page - Tableau 49

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006).

Retour à la référence 1du tableau 49

 

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Assemblage des oiseaux forestiers

L’assemblage des oiseaux forestiers a connu un déclin assez régulier au cours des 33 dernières années (Figure 40), avec une réduction de 29 % de l’indice d’abondance global (Tableau 49). Certaines espèces d’oiseaux ont connu des déclins tandis que d’autres sont demeurées presque stables, des tendances positives notables n’ayant été observées que chez quelques espèces (Tableau 50). Le Moucherolle à côtés olive, désigné comme étant une espèce menacée par le COSEPAC(2007d), connaît un déclin dans cette écozone+, comme ailleurs au Canada. L’abondance de l’espèce est la plus importante dans l’ouest du Canada, mais elle y connaît aussi ses plus grands déclins, particulièrement dans l’écozone+ maritime du Pacifique et l’écozone+ de la Cordillère montagnarde.

Figure 40. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l’écozone+ maritime du Pacifique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 40

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l'écozone+ maritime du Pacifique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1973 à 2006. L'indice d'abondance montre des déclins au cours de la période, passant d'environ 300 à 200.

 

Tableau 50. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux forestiers qui sont caractéristiques de l’écozone+ maritime du Pacifique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux forestiersTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Moucherolle à côtés olive-5,5 %*3,321,840,910,79-76 %
Junco ardoisé-4,0 %*22,3317,0511,587,22-68 %
Colibri roux-3,5 %*8,684,033,242,87-67 %
Pic à poitrine rouge-1,6 % 11,374,743,734,19-63 %
Roitelet à couronne dorée-1,3 % 8,224,956,094,57-44 %
Grive à dos olive-1,2 %n54,7844,8942,5438,78-29 %
Paruline à croupion jaune-1,2 % 10,607,427,567,35-31 %
Geai de Steller-0,4 % 4,716,495,304,53-4 %
Tétras fuligineux-0,4 % 3,404,964,263,32-2 %
Grive à collier0,1 % 16,8723,8217,9320,2220 %
Troglodyte mignon0,2 % 17,9619,1120,2818,312 %
Viréo mélodieux0,3 % 11,3811,8511,8711,390 %
Mésange à dos marron0,7 % 10,3311,4314,4911,5312 %
Paruline de Townsend0,9 % 11,3610,9510,6314,8331 %

Notes de bas de page - Tableau 50

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 50

 

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Assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession

Les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession ont connu un déclin à long terme semblable à celui des oiseaux forestiers (Figure 41), et, de fait, plusieurs de ces espèces pourraient aussi être considérées comme des oiseaux forestiers. Les espèces dont les effectifs ont diminué sont plus nombreuses que celles dont les effectifs ont augmenté (Tableau 51). Le Troglodyte de Bewick, dont la population canadienne est concentrée dans l’écozone+ maritime du Pacifique, a perdu 86 % de son effectif dans l’écozone+ depuis les années 70, ce qui constitue le plus fort déclin dans cet assemblage, mais les effectifs de l’espèce n’ont pas changé à l’échelle de l’Amérique du Nord (Sauer et al., 2008). Le déclin de la population de l’est et du centre, où l’espèce a largement disparu, a principalement eu lieu avant la fin des années 70; c’est pourquoi ce déclin n’est pas bien reflété par les résultats du BBS. On pense que le déclin qui s’est produit dans l’est est lié à la compétition interspécifique entraînée par l’augmentation des effectifs de Troglodytes familiers (Kennedy et White, 1997).

Figure 41. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l’écozone+ maritime du Pacifique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 41

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l'écozone+ maritime du Pacifique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1973 à 2006. L'indice d'abondance montre un déclin à long terme, passant d'environ 120 à 80 au cours de la période.

 

Tableau 51. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession qui sont caractéristiques de l’écozone+maritime du Pacifique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
arbustifs et de début
de succession
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Troglodyte de Bewick-7,6 %*3,443,091,090,48-86 %
Moucherolle des saules-3,8 %*8,666,104,132,93-66 %
Paruline verdâtre-3,8 %*19,9810,989,266,21-69 %
Paruline des buissons-3,1 %*17,5716,0011,887,54-57 %
Paruline grise-0,7 % 1,681,982,811,18-30 %
Bruant chanteur-0,2 % 16,2916,0516,2515,30-6 %
Tohi tacheté0,2 % 11,6210,7112,5011,51-1 %
Mésange buissonnière0,7 % 1,631,522,061,21-26 %

Notes de bas de page - Tableau 51

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 51

 

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Assemblage des oiseaux des autres milieux ouverts

Les oiseaux des autres milieux ouverts sont globalement en déclin (Figure 42), comme dans toutes les autres écozones+ sauf celle des Prairies. Le déclin global de plus de 50 % des effectifs au cours des trois dernières décennies (Tableau 49) se traduit par les déclins observés chez la plupart des espèces. Les espèces d’hirondelles ont connu des déclins d’intensités variées. Parmi les hirondelles, l’Hirondelle rustique et l’Hirondelle bicolore montrent les plus forts déclins, statistiquement significatifs, (Tableau 52), tandis que l’Hirondelle à face blanche, présente au Canada seulement dans l’Ouest (Colombie-Britannique, Alberta et Yukon), montre un déclin non significatif dans l’écozone+. Cette espèce est la seule hirondelle qui ne montre pas une tendance négative à l’échelle du Canada, et sa tendance est également non négative dans le bassin intérieur de l’Ouest et la Cordillère montagnarde. Par ailleurs, la Buse à queue rousse, espèce commune et largement répartie, montre une tendance positive aussi bien dans l’écozone+ maritime du Pacifique qu’à l’échelle nationale et dans la plupart des autres écozones+.

Figure 42. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l’écozone+ maritime du Pacifique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 42

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des autres milieux ouverts de l'écozone+ maritime du Pacifique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1973 à 2006. L'indice d'abondance montre des déclins; il atteint un sommet à près de 75 en 1979, puis diminue environ à 20 dans le milieu des années 2000.

 

Tableau 52. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des autres milieux ouverts qui sont caractéristiques de l’écozone+maritime du Pacifique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des autres
milieux ouverts
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Hirondelle rustique-5,4 %*27,0121,9811,887,09-74 %
Vacher à tête brune-5,2 %*7,875,813,011,99-75 %
Hirondelle bicolore-5,1 %*7,465,873,201,94-74 %
Quiscale de Brewer-4,3 %n11,515,633,603,46-70 %
Engoulevent d’Amérique-4,0 % 0,780,560,520,31-60 %
Bruant des prés-3,5 % 4,392,371,931,38-69 %
Hirondelle à face blanche-1,5 % 7,925,778,164,09-48 %
Buse à queue rousse1,1 % 0,150,520,330,34119 %

Notes de bas de page - Tableau 52

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 52

 

Assemblage des oiseaux des milieux urbains et suburbains

Les oiseaux des milieux urbains et suburbains connaissent une tendance à la baisse dans l’écozone+ maritime du Pacifique (Figure 43) tout comme dans le reste du Canada, et comme ailleurs, cette tendance négative est liée aux forts déclins des espèces introduites d’Eurasie, dans ce cas-ci l’Étourneau sansonnet et le Pigeon biset. Selon les données du BBS, le Moineau domestique connaît un déclin dans toutes les régions du Canada sauf dans l’écozone+ maritime du Pacifique
(Tableau 53). En revanche, le Pigeon biset montre une tendance négative dans l’écozone+maritime du Pacifique, mais ses effectifs sont stables ou en croissance dans le reste du Canada. Enfin, l’important déclin statistiquement significatif de l’Étourneau sansonnet observé dans l’écozone+ est semblable à ceux observés ailleurs au Canada et en Europe (Pan-European Common Bird Monitoring Scheme, 2007).

Figure 43. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l’écozone+ maritime du Pacifique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 43

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux urbains et suburbains de l'écozone+ maritime du Pacifique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1973 à 2006. L'indice d'abondance montre une tendance à la baisse; il atteint un sommet en 1977 à environ 220, puis il baisse pour atteindre un peu plus de 100 en 2006.

 

Tableau 53. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux urbains et suburbains qui sont caractéristiques de l’écozone+ maritime du Pacifique, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1970 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux
urbains et suburbains
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(BBS)
Années
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Étourneau sansonnet (I)-6,0 %*82,74119,5337,4416,88-80 %
Pigeon biset (I)-3,6 % 8,337,206,123,21-61 %
Merle d’Amérique-0,8 % 79,4478,5071,7763,17-20 %
Moineau domestique (I)1,4 % 8,125,268,069,2414 %
Roselin familier2,5 % 4,127,2210,078,31102 %

Notes de bas de page - Tableau 16

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; I = Espèces non indigènes introduites; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 53

 

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Table des matières

Écozone+ de la Cordillère boréale (portion sud de la RCO 4)

Collaboratrice : Pam Sinclair

La Cordillère boréale est en grande partie une zone de nature sauvage éloignée, inaccessible par route. Le BBS couvre essentiellement la portion sud-ouest du Yukon et la région de la frontière nord de la Colombie-Britannique. Les résultats présentés ci-dessous sont fondés sur des données recueillies entre 1988 et 2006 parce qu’au cours des premières années du relevé, peu de parcours du BBS étaient effectués. Les résultats sont quelque peu imprécis et couvrent une période plus courte (19 ans) que celle couverte dans les autres écozones+.

Comme l’écozone+ de la Cordillère boréale est largement boisée, les oiseaux terrestres choisis comme étant représentatifs de cette écozone+ appartiennent principalement aux assemblages forestiers et à ceux des milieux arbustifs et de début de succession. Les résultats pour les assemblages urbains et suburbains, de prairie et des autres milieux ouverts ne sont pas présentés ici, car ils ne constituent qu’une très faible part de l’avifaune. De plus, peu d’espèces de ces assemblages sont présentes et la précision des tendances du BBS est faible pour ces oiseaux.

Tableau 54. Tendances relatives à l’abondance des oiseaux terrestres pour l’écozone+ de la Cordillère boréale, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1980 aux années 2000.Note de bas de page1
Assemblage d’espècesTendance
(%/an)
PAnnées
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Oiseaux forestiers1,6 % 162,3161,8175,08 %
Arbustaie/début de succession0,6 % 35,129,631,7-10 %

Notes de bas de page - Tableau 54

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative;La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 80) et les années 2000 (de 2000 à 2006).

Retour à la référence 1du tableau 54

 

La tendance globale pour les oiseaux forestiers est légèrement à la hausse, tandis que l’assemblage des milieux arbustifs et de début de succession est demeuré dans l’ensemble plutôt stable au cours des deux dernières décennies (Tableau 54). Il existe des variations interannuelles considérables qui sont associées à ces assemblages étant donné que les populations des oiseaux fluctuent en fonction de divers facteurs, dont les variations climatiques et la disponibilité de nourriture. L’un des facteurs qui influent sur les tendances des oiseaux terrestres dans le nord-ouest du continent est l’oscillation décennale du Pacifique (ODP) (Hare et Mantua, 2000). L’ODP est une variation cyclique de la température de surface de l’océan Pacifique qui se traduit par une alternance de périodes de temps « doux » et de temps « frais » dans le Pacifique Nord-Est. Chaque période s’étend sur 20 à 30 ans et présente une certaine variation de température.

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Assemblage des oiseaux forestiers

La tendance globale pour les oiseaux forestiers est légèrement positive (Tableau 54, Figure 44), bien que statistiquement il soit difficile de la distinguer d’une tendance stable. Les effectifs de la plupart des espèces figurant dans le Tableau 55 ont été stables ou en augmentation. Les effectifs du Pioui de l’Ouest sont demeurés relativement stables dans la Cordillère boréale. Dans l’ensemble du Canada, ils ont été stables avec une tendance positive, mais ont diminué dans certaines écozones+, particulièrement dans l’écozone+ maritime du Pacifique, et ont connu un déclin significatif dans l’ensemble de l’Amérique du Nord (Sauer et al., 2008). Le Grand Corbeau, espèce largement répandue qui s’accommode bien des paysages modifiés par l’homme ou qui souvent en tire profit, connaît une hausse de ses effectifs dans la Cordillère boréale et dans l’ensemble de son aire canadienne. Les populations de Grands Corbeaux ont diminué au début du 20e siècle dans l’est et dans les Prairies, mais elles se sont accrues depuis et réoccupent les zones où l’espèce avait décliné. Les causes possibles des déclins observés au début du 20e siècle dans ces régions comprennent les mesures de lutte contre l’espèce, les changements dans l’utilisation des terres et l’accroissement des effectifs de la Corneille d’Amérique, espèce concurrente (Boarman et Heinrich, 1999). La Mésange à tête brune présente une tendance démographique positive dans l’écozone+ de la Cordillère boréale et celle des plaines boréales, mais on note d’importants déclins statistiquement significatifs dans les écozones+ du Bouclier boréal et de la Cordillère montagnarde, l’écozone+ maritime de l’Atlantique ainsi qu’à l’échelle du pays.

Figure 44. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l’écozone+ de la Cordillère boréale, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 44

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l'écozone+ de la Cordillère boréale, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1988 à 2006. L'indice d'abondance montre une légère tendance positive qui se situe environ entre 110 et 220.

 

Tableau 55. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux forestiers qui sont caractéristiques de l’écozone+ de la Cordillère boréale, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1980 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux forestiersTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Pioui de l’Ouest-0,10 % 2,12,92,414 %
Pic flamboyant0,00 % 1,52,92,350 %
Junco ardoisé0,50 % 44,140,043,8-1 %
Grive à dos olive1,92 % 40,643,047,216 %
Grand Corbeau2,02 % 2,13,73,466 %
Geai bleu2,43 % 7,89,310,534 %
Paruline à croupion jaune3,36 %n20,331,234,268 %
Mésange à tête brune3,87 % 1,71,82,021 %

Notes de bas de page - Tableau 55

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative;La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 80) et les années 2000 (de 2000 à 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 55

La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.
P est le degré de signification statistique : * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative.
La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 80) et les années 2000 (de 2000 à 2006).

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Assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession

L’assemblage des oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession est demeuré globalement assez stable, certaines espèces ayant augmenté et d’autres diminué (Figure 45, Tableau 56). Les effectifs du Bruant de Lincoln et de la Paruline jaune, espèces largement répandues, ont respectivement affiché une tendance à la hausse et sont demeurés stables dans la Cordillère boréale, tout comme à l’échelle nationale. Les effectifs du Bruant de Lincoln sont demeurés stables dans toutes les écozones+. Cependant, le fait qu’on entretienne les accotements sur une bonne largeur dans le nord pourrait profiter à l’espèce, de sorte qu’elle pourrait se trouver localement surreprésentée dans les dénombrements du BBS (C. Machtans, Environnement Canada, comm. pers., 2010). Les tendances pour la Paruline jaune varient au Canada, mais elles sont plus négatives dans les écozones+ de l’Ouest. La Paruline masquée a connu une hausse dans la Cordillère boréale, mais elle a diminué à l’échelle du Canada, particulièrement sur le Bouclier boréal et dans les plaines boréales, ainsi qu’à l’échelle de l’Amérique du Nord (Sauer et al., 2008).

Figure 45. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l’écozone+ de la Cordillère boréale, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

graphique

Description longue pour la figure 45

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession de l'écozone+ de la Cordillère boréale, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période de 1988 à 2006. La tendance globale de la population est légèrement positive, bien qu'il ne s'agisse pas d'une tendance stable. L'indice d'abondance fluctue entre 35 et 23 au cours de la période.

 

Tableau 56. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux des milieux arbustifs et de début de succession qui sont caractéristiques de l’écozone+ de la Cordillère boréale, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs. Le tableau qui suis démontre l’indice d’abondance du BBS, par décenie, des années 1980 aux années 2000.Note de bas de page1
Oiseaux des milieux arbustifs
et de début de succession
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1980
(BBS)
Années
1990
(BBS)
Années
2000
(BBS)
Changement
Bruant à couronne blanche-2,86 % 9,97,05,1-48 %
Paruline à calotte noire-1,49 % 4,94,53,4-30 %
Moucherolle des aulnes-1,29 % 7,44,85,4-26 %
Paruline jaune0,00 % 2,93,83,522 %
Bruant de Lincoln4,60 % 1,22,42,4103 %
Paruline masquée4,71 %*1,92,12,637 %

Notes de bas de page - Tableau 56

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; * indique P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et les années 2000 (de 2000 et 2006). La liste des espèces est classée de la pire à la meilleure tendance.

Retour à la référence 1du tableau 56

 

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Table des matières

Écozones+ de la taïga (taïga du Bouclier, taïga des plaines et taïga de la Cordillère)

Il existe très peu de données sur les tendances des effectifs des oiseaux terrestres dans les trois écozones+ de la taïga. En raison de l’éloignement de ces régions, du manque de routes et de la faible population humaine, on n’y compte que quelques parcours épars du BBS et peu d’autres sources de données sur les effectifs d’oiseaux terrestres. Cependant, certains des oiseaux qui nichent dans ces paysages nordiques éloignés passent l’hiver plus au sud au Canada et aux États-Unis, dans des régions où leurs effectifs peuvent faire l’objet d’un suivi dans le cadre du Recensement des oiseaux de Noël (Audubon Society, 2010).

Les espèces traitées plus bas sont celles dont l’aire de nidification comprend des portions de l’une ou l’autre des trois écozones+ de la taïga. Les résultats du Recensement des oiseaux de Noël présentés ci-dessous sont des résultats préliminaires basés sur les données combinées du Canada et des États-Unis (cf. Butcher et Niven, 2007). Le Canada a une grande responsabilité à l’égard de toutes ces espèces parce que d’importantes portions de leurs populations nichent au Canada. Le Quiscale rouilleux, espèce désignée comme étant préoccupante par le COSEPAC(2006b), figure, avec le Bruant de Smith, parmi les 100 espèces de la liste de surveillance nord-américaine de Partenaires d’envol (Rich et al.,2004).

Les résultats du Recensement des oiseaux de Noël pour l’Amérique du Nord montrent que les effectifs de certaines espèces diminuent tandis que ceux d’autres espèces sont stables (Tableau 57). Trois de six des espèces traitées ici présentent des déclins à long terme réguliers statistiquement significatifs.

Tableau 57. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux terrestres (Christmas Bird Count - CBC) des trois écozones+ de la taïga, de 1966 à 2005.Note de bas de page1
EspècesAire de
nidification
principale
Tendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(CBC)
Années
1980
(CBC)
Années
1990
(CBC)
Années
2000
(CBC)
Changement
Quiscale
rouilleux
Basses-terres de la
baie d’Hudson,
taïga et région
boréale
-5,46 %*1,50,70,40,3-78 %
Mésange à
tête brune
Taïga et région
boréale
-1,73 %*1,61,31,21,2-29 %
Pie-grièche
grise
Taïga-0,79 %*1,11,01,00,8-29 %
Durbec des
sapins
Taïga et région
boréale
-0,78 % 5,13,42,82,5-52 %
Bruant de
Smith
Taïga-0,32 % 0,050,060,070,0857 %
Bruant de
Lincoln
Taïga et région
boréale
-0,08 % 1,51,51,71,68 %

Notes de bas de page - Tableau 57

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; L’astérisque (*) indique que la tendance est significative (à P < 0,05).; une case vide indique une valeur non significative;La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie (habituellement les années 70) pour laquelle des résultats ont été obtenus et pour les années 2000 (de 2000 à 2006). Le tableau montre le taux de changement annuel et l’indice d’abondance moyen du Recensement des oiseaux de Noël par décennie.

Retour à la référence 1du tableau 57

Source : D’après les données du Recensement des oiseaux de Noël par Butcher et Niven (2007)

Le Quiscale rouilleux, migrateur qui hiverne en zone tempérée aux États-Unis, a connu une baisse importante de ses effectifs de 78 %, entre les années 70 et 2000 (Figure 46). Les résultats du BBS vont dans le même sens et indiquent même un déclin encore plus marqué pour l’ensemble du Canada (-9,9 % par année), le déclin de l’espèce étant observé dans toutes les écozones+. Cependant, le BBS n’assure pas un suivi adéquat des effectifs de cet oiseau parce qu’il ne couvre pas bien les milieux humides forestiers fréquentés par l’espèce. Certaines données circonstancielles laissent penser que les déclins du Quiscale rouilleux ne sont pas aussi marqués dans le nord, et des observations récentes (Machtans et al., 2007) vont dans le même sens. Les déclins de la Mésange à tête brune et du Durbec des sapins sont corroborés par les tendances dégagées par le BBS à la limite sud de leurs aires de nidification (-3,2 % par année et -6,2 % par année, respectivement pour le Canada).

Figure 46. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour le Quiscale rouilleux, de 1996 à 2005, selon les résultats du Recensement des oiseaux de Noël pour l’Amérique du Nord.

graphique

Description longue pour la figure 46

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour le Quiscale rouilleux pour la période de 1996 à 2005, selon les résultats du Recensement des oiseaux de Noël pour l'Amérique du Nord. Les populations présentent des pertes importantes entre les années 1970 et les années 2000, passant d'environ 2,7 à 0,3 au cours de la période.

 

La tendance démographique de deux espèces, le Bruant de Lincoln (Figure 47) et le Bruant de Smith, n’a pas beaucoup changé au cours des 40 dernières années, mais le Bruant de Smith est difficile à recenser et il se pourrait qu’un changement ne puisse être détecté. Le Recensement des oiseaux de Noël indique que les effectifs du Bruant de Lincoln sont stables, alors que le BBS indique une tendance à la hausse (3,0 % par année pour le Canada). Cependant, comme le BBS est effectué le long des routes et que, dans le nord, le Bruant de Lincoln pourrait profiter du fait que les accotements sont entretenus sur une bonne largeur, l’espèce pourrait se trouver localement surreprésentée dans les dénombrements du BBS (C. Machtans, Environnement Canada, comm. pers., 2010).

Figure 47. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour le Bruant de Lincoln, de 1996 à 2005, selon les résultats du Recensement des oiseaux de Noël pour l’Amérique du Nord.

graphique

Description longue pour la figure 47

Ce graphique linéaire montre l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour le Bruant de Lincoln pour la période de 1996 à 2005, selon les résultats du Recensement des oiseaux de Noël pour l'Amérique du Nord. Au cours des 40 dernières années, aucune tendance importante de la population n'est claire. L'indice d'abondance fluctue entre 1,2 et 2,2 au cours de la période.

 

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Table des matières

Écozone+ de l’Arctique

Dans l’écozone+ de l’Arctique, relativement isolée et intacte, il y a peu de menaces anthropiques immédiates pesant sur les oiseaux terrestres, bien que les oiseaux y soient affectés par les changements climatiques, les polluants et d’autres facteurs agissant à grande échelle. Tous les oiseaux dont il est question ici hivernent dans des régions plus peuplées du Canada et des États-Unis; les pressions liées au développement pesant sur ces oiseaux sont plus intenses dans leurs aires d’hivernage et leurs voies migratoires. Le Canada a une grande responsabilité en matière d’intendance envers ces espèces parce que de fortes proportions de leurs populations nicheuses de l’hémisphère occidental sont concentrées dans l’écozone+ de l’Arctique.

Il y a relativement peu d’oiseaux terrestres dans l’écozone+ de l’Arctique, et peu de données sur leurs tendances démographiques. Combler le manque d’information sur l’état et les tendances des populations a été jugé la grande priorité en ce qui concerne la conservation des oiseaux terrestres de cette région (Rich et al., 2004). En raison de l’éloignement et du manque de routes, le BBS n’est pas effectué dans l’Arctique, et les autres relevés sur les oiseaux nicheurs sont peu nombreux. Cependant, puisque de nombreux oiseaux qui nichent dans l’Arctique passent l’hiver plus au sud au Canada ou aux États-Unis, des données du Recensement des oiseaux de Noël sont disponibles pour certaines espèces. Les résultats du Recensement des oiseaux de Noël présentés plus bas sont des résultats préliminaires basés sur les données combinées du Canada et des États-Unis (Butcher et Niven, 2007).

Les tendances tirées du Recensement des oiseaux de Noël (Tableau 58 et Figure 48) indiquent que plusieurs espèces, comme le Bruant à face noire et le Harfang des neiges, connaissent des déclins à long terme statistiquement significatifs, depuis les années 60. Les effectifs d’autres espèces, comme la Buse pattue et le Bruant lapon, sont demeurés relativement stables dans l’ensemble.

Tableau 58. Tendances relatives à l’abondance des espèces choisies d’oiseaux terrestres (Christmas Bird Count - CBC) de l’écozone+ de l’Arctique, de 1966 à 2006.Note de bas de page1
EspècesTendance de
la population
(%/an)
PAnnées
1970
(CBC)
Années
1980
(CBC)
Années
1990
(CBC)
Années
2000
(CBC)
Changement
Sizerin blanchâtre-4,97 %*0,290,180,140,09-68 %
Bruant hudsonien-2,16 %*62,856,342,434,4-45 %
Bruant à face noire-2,13 %*9,67,56,25,3-45 %
Harfang des neiges-2,12 %*0,240,170,140,11-53 %
Pipit d’Amérique-0,97 %*5,94,84,44,7-19 %
Bruant des neiges-0,93 % 15,814,411,69,3-41 %
Buse pattue-0,06 % 1,81,61,61,7-7 %
Bruant lapon0,40 % 0,90,90,91,012 %
Sizerin flammé0,60 % 19,017,818,117,9-6 %

Notes de bas de page - Tableau 58

Note 1

Dans ce tableau: P est le degré de signification statistique; L’astérisque (*) indique que la tendance est significative (à P < 0,05); une case vide indique une valeur non significative; La colonne « Changement » donne le pourcentage de changement de l’indice d’abondance moyen entre la première décennie pour laquelle des résultats ont été obtenus (les années 70) et pour les années 2000 (de 2000 à 2006). .Le tableau montre le taux de changement annuel et l’indice d’abondance moyen du Recensement des oiseaux de Noël par décennie.

Retour à la référence 1du tableau 58


Source : D’après les données du Recensement des oiseaux de Noël par Butcher et Niven (2007)

Figure 48. Évolution de l’indice d’abondance annuel pour la Buse pattue, le Harfang des neiges, le Bruant à face noire et le Bruant des neiges, de 1966 à 2005, selon les résultats du Recensement des oiseaux de Noël pour l’Amérique du Nord.

graphiquegraphique

graphiquegraphique

Description longue pour la figure 48

Cette illustration présente quatre graphiques linéaires montrant l'évolution de l'indice d'abondance annuel pour la Buse pattue, le Harfang des neiges, le Bruant à face noire et le Bruant des neiges pour la période de 1966 à 2005, selon les résultats du Recensement des oiseaux de Noël pour l'Amérique du Nord. Les graphiques sont décrits dans les points suivants :

  1. Buse pattue : L'indice d'abondance montre des populations relativement stables pendant toute la période, fluctuant de 1,5 à 2,0.
  2. Bruant à face noire : L'indice d'abondance montre une tendance importante à long terme, avec une baisse d'environ 12 à 5 au cours de la période.
  3. Harfang des neiges : L'indice d'abondance montre une tendance importante à long terme avec une baisse de près de 0,5 à 0,1 au cours de la période.
  4. Bruant des neiges : L'indice d'abondance montre des populations relativement stables pendant toute la période, avec des fluctuations entre 22 et 6 au cours de la période.

La Buse pattue et le Bruant des neiges ne présentent pas de tendance significative, quoique le Bruant des neiges pourrait être en déclin; le Harfang des neiges et le Bruant à face noire ont chacun connu une baisse significative (P > 0,05).
Source : D’après les données du Recensement des oiseaux de Noël, de 1966 à 2005 (gracieuseté de D. Niven, Audubon)

Le Bruant à face noire, espèce qui ne niche qu’au Canada, a été placé par Partenaires d’envol sur sa liste de surveillance continentale (Rich et al., 2004). L’espèce connaît apparemment un déclin depuis les 40 dernières années (Figure 48). Ce déclin n’est sans doute pas causé par une influence directe de l’activité humaine dans son aire de nidification, car celle-ci est éloignée. Le Bruant à face noire est toutefois vulnérable à la prédation, particulièrement au Faucon émerillon, dont les effectifs sont en croissance. Par ailleurs, l’influence de facteurs comme les changements climatiques est inconnue (Niven et al., 2004; Norment et Shackleton, 2008).

L’indice de population pour le Bruant des neiges varie d’une année à l’autre, mais cette espèce a apparemment connu une forte baisse de ses effectifs sur le long terme (Figure 48). L’Arctique est vital pour la conservation du Bruant des neiges (Rich et al., 2004), qui se reproduit un peu partout dans la Cordillère arctique et le Haut-Arctique et dans les parties nord du Bas-Arctique. La réduction des effectifs de l’espèce pourrait être liée au fait que la toundra dégèle plus tôt et à l’apparition de communautés végétales dominées par les arbustes dans les sites ouverts qu’elle préfère pour nicher. De plus, le réchauffement climatique favorise la survie de prédateurs aviaires et mammaliens constituant une menace pour les nids du Bruant des neiges (Audubon Society, 2007).

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Table des matières

Références

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Table des matières

Annexe 1 . Désignations des assemblages pour les espèces

Espèces comprises dans les analyses du BBS, avec indication des assemblages auxquels elles sont associées en matière d’habitat, de stratégie de migration, de type d’alimentation et de substrat.Note de bas de page1
Nom françaisNom anglaisNom latinHabitat -
Assemblage
Migratoire -
Assemblage
Alimentaire -
Assemblage
Substrat -
Assemblage
Perdrix choukar (I)Chukar (I)Alectoris chukarAutres milieux ouvertsRésidentHerbivoreSol
Perdrix grise (I)Gray Partridge (I)Perdix perdixAutres milieux ouvertsRésidentOmnivoreSol
Faisan de Colchide (I)Ring-necked Pheasant (I)Phasianus colchicusPrairieRésidentOmnivoreSol
Gélinotte huppéeRuffed GrouseBonasa umbellusForêtRésidentOmnivoreSol
Tétras des armoisesGreater Sage-GrouseCentrocercus urophasianusArbustaie/début de successionRésidentHerbivoreSol
Tétras du CanadaSpruce GrouseFalcipennis canadensisForêtRésidentOmnivoreSol
Lagopède des saulesWillow PtarmiganLagopus lagopus RésidentHerbivoreSol
Lagopède alpinRock PtarmiganLagopus muta RésidentHerbivoreSol
Tétras somberBlue GrouseDendragapus obscurusForêtRésidentOmnivoreSol
Tétras à queue fineSharp-tailed GrouseTympanuchus phasianellusPrairieRésidentOmnivoreSol
Dindon sauvageWild TurkeyMeleagris gallopavoForêtRésidentOmnivoreSol
Colin de Californie (I)California Quail (I)Callipepla californicaArbustaie/début de successionRésidentHerbivoreSol
Colin de VirginieNorthern BobwhiteColinus virginianusArbustaie/début de successionRésidentOmnivoreSol
Urubu à tête rougeTurkey VultureCathartes aura Courtes distancesCarnivoreSol
Balbuzard pêcheurOspreyPandion haliaetusMilieux humidesCourtes distancesCarnivoreEau
Pygargue à tête blancheBald EagleHaliaeetus leucocephalusMilieux humidesCourtes distancesCarnivoreEau
Busard Saint-MartinNorthern HarrierCircus cyaneusPrairieCourtes distancesCarnivoreSol
Épervier brunSharp-shinned HawkAccipiter striatusForêtCourtes distancesCarnivoreAir
Épervier de CooperCooper’s HawkAccipiter cooperiiForêtCourtes distancesCarnivoreAir
Autour des palombesNorthern GoshawkAccipiter gentilisForêtRésidentCarnivoreAir
Buse à épaulettesRed-shouldered HawkButeo lineatusForêtCourtes distancesCarnivoreSol
Petite BuseBroad-winged HawkButeo platypterusForêtNéotropicalCarnivoreSol
Buse de SwainsonSwainson’s HawkButeo swainsoniAutres milieux ouvertsNéotropicalCarnivoreSol
Buse à queue rousseRed-tailed HawkButeo jamaicensisAutres milieux ouvertsCourtes distancesCarnivoreSol
Buse rouilleuseFerruginous HawkButeo regalisPrairieCourtes distancesCarnivoreSol
Buse pattueRough-legged HawkButeo lagopus Courtes distancesCarnivoreSol
Aigle royalGolden EagleAquila chrysaetos Courtes distancesCarnivoreSol
Crécerelle d’AmériqueAmerican KestrelFalco sparveriusAutres milieux ouvertsCourtes distancesInsectivoreAir
Faucon émerillonMerlinFalco columbariusForêtNéotropicalCarnivoreAir
Faucon gerfautGyrfalconFalco rusticolus RésidentCarnivoreAir
Faucon pèlerinPeregrine FalconFalco peregrinus NéotropicalCarnivoreAir
Faucon des prairiesPrairie FalconFalco mexicanusAutres milieux ouvertsCourtes distancesCarnivoreAir
Pigeon biset (I)Rock Pigeon (I)Columba liviaUrbains/suburbainsRésidentOmnivoreSol
Pigeon à queue barréeBand-tailed PigeonPatagioenas fasciataForêtNéotropicalHerbivoreVégétation
Tourterelle tristeMourning DoveZenaida macrouraUrbains/suburbainsCourtes distancesHerbivoreSol
Coulicou à bec jauneYellow-billed CuckooCoccyzus americanusForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Coulicou à bec noirBlack-billed CuckooCoccyzus erythropthalmusForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Effraie des clochersBarn OwlTyto albaPrairieCourtes distancesCarnivoreSol
Petit-duc des montagnesWestern Screech-OwlMegascops kennicottiiForêtRésidentInsectivoreSol
Petit-duc maculéEastern Screech-OwlMegascops asioForêtRésidentInsectivoreSol
Grand-duc d’AmériqueGreat Horned OwlBubo virginianus RésidentCarnivoreSol
Chouette épervièreNorthern Hawk OwlSurnia ululaForêtRésidentCarnivoreSol
Chevêchette naineNorthern Pygmy-OwlGlaucidium gnomaForêtRésidentInsectivoreSol
Chevêche des terriersBurrowing OwlAthene cuniculariaPrairieNéotropicalCarnivoreSol
Chouette rayéeBarred OwlStrix variaForêtRésidentCarnivoreSol
Chouette laponeGreat Gray OwlStrix nebulosa RésidentCarnivoreSol
Hibou moyen-ducLong-eared OwlAsio otusForêtCourtes distancesCarnivoreSol
Hibou des maraisShort-eared OwlAsio flammeusPrairieCourtes distancesCarnivoreSol
Nyctale de TengmalmBoreal OwlAegolius funereusForêtRésidentCarnivoreSol
Petite NyctaleNorthern Saw-whet OwlAegolius acadicusForêtCourtes distancesCarnivoreSol
Engoulevent d’AmériqueCommon NighthawkChordeiles minorAutres milieux ouvertsNéotropicalInsectivoreAir
Engoulevent de NuttallCommon PoorwillPhalaenoptilus nuttalliiArbustaie/début de successionCourtes distancesInsectivoreAir
Engoulevent bois-pourriWhip-poor-willCaprimulgus vociferusForêtNéotropicalInsectivoreAir
Martinet sombreBlack SwiftCypseloides niger NéotropicalInsectivoreAir
Martinet ramoneurChimney SwiftChaetura pelagicaUrbains/suburbainsNéotropicalInsectivoreAir
Martinet de VauxVaux’s SwiftChaetura vauxiForêtNéotropicalInsectivoreAir
Martinet à gorge blancheWhite-throated SwiftAeronautes saxatalis NéotropicalInsectivoreAir
Colibri à gorge rubisRuby-throated HummingbirdArchilochus colubrisForêtNéotropicalOmnivoreVégétation
Colibri à gorge noireBlack-chinned HummingbirdArchilochus alexandriForêtNéotropicalOmnivoreVégétation
Colibri d’AnnaAnna’s HummingbirdCalypte anna RésidentOmnivoreVégétation
Colibri calliopeCalliope HummingbirdStellula calliopeForêtNéotropicalOmnivoreVégétation
Colibri rouxRufous HummingbirdSelasphorus rufusForêtNéotropicalOmnivoreVégétation
Martin-pêcheur d’AmériqueBelted KingfisherMegaceryle alcyonMilieux humidesCourtes distancesCarnivoreEau
Pic de LewisLewis’s WoodpeckerMelanerpes lewis Courtes distancesInsectivoreAir
Pic à tête rougeRed-headed WoodpeckerMelanerpes erythrocephalus Courtes distancesInsectivoreAir
Pic à ventre rouxRed-bellied WoodpeckerMelanerpes carolinusForêtRésidentInsectivoreÉcorce
Pic de WilliamsonWilliamson’s SapsuckerSphyrapicus thyroideusForêtCourtes distancesOmnivoreÉcorce
Pic maculéYellow-bellied SapsuckerSphyrapicus variusForêtCourtes distancesOmnivoreÉcorce
Pic à nuque rougeRed-naped SapsuckerSphyrapicus nuchalisForêtCourtes distancesOmnivoreÉcorce
Pic à poitrine rougeRed-breasted SapsuckerSphyrapicus ruberForêtCourtes distancesOmnivoreÉcorce
Pic mineurDowny WoodpeckerPicoides pubescensForêtRésidentInsectivoreÉcorce
Pic cheveluHairy WoodpeckerPicoides villosusForêtRésidentInsectivoreÉcorce
Pic à dos rayéAmerican Three-toed WoodpeckerPicoides dorsalisForêtRésidentInsectivoreÉcorce
Pic à dos noirBlack-backed WoodpeckerPicoides arcticusForêtRésidentInsectivoreÉcorce
Pic flamboyantNorthern FlickerColaptes auratus Courtes distancesInsectivoreSol
Grand PicPileated WoodpeckerDryocopus pileatusForêtRésidentInsectivoreÉcorce
Moucherolle à côtés oliveOlive-sided FlycatcherContopus cooperiForêtNéotropicalInsectivoreAir
Pioui de l’OuestWestern Wood-PeweeContopus sordidulusForêtNéotropicalInsectivoreAir
Pioui de l’EstEastern Wood-PeweeContopus virensForêtNéotropicalInsectivoreAir
Moucherolle à ventre jauneYellow-bellied FlycatcherEmpidonax flaviventrisForêtNéotropicalInsectivoreAir
Moucherolle vertAcadian FlycatcherEmpidonax virescensForêtNéotropicalInsectivoreAir
Moucherolle des aulnesAlder FlycatcherEmpidonax alnorumArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreAir
Moucherolle des saulesWillow FlycatcherEmpidonax trailliiArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreAir
Moucherolle tchébecLeast FlycatcherEmpidonax minimusForêtNéotropicalInsectivoreAir
Moucherolle de HammondHammond’s FlycatcherEmpidonax hammondiiForêtNéotropicalInsectivoreAir
Moucherolle grisGray FlycatcherEmpidonax wrightiiArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreAir
Moucherolle sombreDusky FlycatcherEmpidonax oberholseriForêtNéotropicalInsectivoreAir
Moucherolle côtierPacific-slope FlycatcherEmpidonax difficilisForêtNéotropicalInsectivoreAir
Moucherolle des ravins *Cordilleran Flycatcher *Empidonax occidentalisForêtNéotropicalInsectivoreAir
Moucherolle phébiEastern PhoebeSayornis phoebe Courtes distancesInsectivoreAir
Moucherolle à ventre rouxSay’s PhoebeSayornis sayaAutres milieux ouvertsCourtes distancesInsectivoreAir
Tyran huppéGreat Crested FlycatcherMyiarchus crinitusForêtNéotropicalInsectivoreAir
Tyran de l’OuestWestern KingbirdTyrannus verticalisAutres milieux ouvertsNéotropicalInsectivoreAir
Tyran tritriEastern KingbirdTyrannus tyrannusAutres milieux ouvertsNéotropicalInsectivoreAir
Pie-grièche migratriceLoggerhead ShrikeLanius ludovicianusAutres milieux ouvertsCourtes distancesCarnivoreSol
Pie-grièche grise *Northern Shrike *Lanius excubitor RésidentCarnivoreSol
Viréo aux yeux blancs *White-eyed Vireo *Vireo griseusArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreVégétation
Viréo à gorge jauneYellow-throated VireoVireo flavifronsForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Viréo de CassinCassin’s VireoVireo cassiniiForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Viréo à tête bleueBlue-headed VireoVireo solitariusForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Viréo de HuttonHutton’s VireoVireo huttoniForêtRésidentInsectivoreVégétation
Viréo mélodieuxWarbling VireoVireo gilvusForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Viréo de PhiladelphiePhiladelphia VireoVireo philadelphicusForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Viréo aux yeux rougesRed-eyed VireoVireo olivaceusForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Mésangeai du CanadaGray JayPerisoreus canadensisForêtRésidentOmnivoreVégétation
Geai de StellerSteller’s JayCyanocitta stelleriForêtRésidentOmnivoreSol
Cassenoix d’AmériqueClark’s NutcrackerNucifraga columbianaForêtRésidentOmnivoreVégétation
Pie d’AmériqueBlack-billed MagpiePica hudsonia RésidentInsectivoreSol
Corneille d’AmériqueAmerican CrowCorvus brachyrhynchos Courtes distancesOmnivoreSol
Corneille d’AlaskaNorthwestern CrowCorvus caurinus RésidentOmnivoreSol
Grand CorbeauCommon RavenCorvus corax RésidentOmnivoreSol
Alouette des champs (I) *Sky Lark (I) *Alauda arvensisAutres milieux ouvertsRésidentOmnivoreSol
Alouette hausse-colHorned LarkEremophila alpestrisPrairieCourtes distancesOmnivoreSol
Hirondelle noirePurple MartinProgne subisUrbains/suburbainsNéotropicalInsectivoreAir
Hirondelle bicoloreTree SwallowTachycineta bicolorAutres milieux ouvertsCourtes distancesInsectivoreAir
Hirondelle à face blancheViolet-green SwallowTachycineta thalassinaAutres milieux ouvertsNéotropicalInsectivoreAir
Hirondelle à ailes hérisséesNorthern Rough-winged SwallowStelgidopteryx serripennisAutres milieux ouvertsNéotropicalInsectivoreAir
Hirondelle de rivageBank SwallowRiparia ripariaAutres milieux ouvertsNéotropicalInsectivoreAir
Hirondelle à front blancCliff SwallowPetrochelidon pyrrhonotaAutres milieux ouvertsNéotropicalInsectivoreAir
Hirondelle rustiqueBarn SwallowHirundo rusticaAutres milieux ouvertsNéotropicalInsectivoreAir
Mésange à tête noireBlack-capped ChickadeePoecile atricapillusForêtRésidentInsectivoreVégétation
Mésange de GambelMountain ChickadeePoecile gambeliForêtRésidentInsectivoreVégétation
Mésange à dos marronChestnut-backed ChickadeePoecile rufescensForêtRésidentInsectivoreVégétation
Mésange à tête bruneBoreal ChickadeePoecile hudsonicaForêtRésidentInsectivoreVégétation
Mésange bicolore *Tufted Titmouse *Baeolophus bicolorForêtRésidentInsectivoreVégétation
Mésange buissonnièreBushtitPsaltriparus minimusArbustaie/début de successionRésidentInsectivoreVégétation
Sittelle à poitrine rousseRed-breasted NuthatchSitta canadensisForêtCourtes distancesInsectivoreÉcorce
Sittelle à poitrine blancheWhite-breasted NuthatchSitta carolinensisForêtRésidentInsectivoreÉcorce
Sittelle pygméePygmy NuthatchSitta pygmaeaForêtRésidentInsectivoreÉcorce
Grimpereau brunBrown CreeperCerthia americanaForêtCourtes distancesInsectivoreÉcorce
Troglodyte des rochersRock WrenSalpinctes obsoletus Courtes distancesInsectivoreSol
Troglodyte des canyons *Canyon Wren *Catherpes mexicanus RésidentInsectivoreSol
Troglodyte de Caroline *Carolina Wren *Thryothorus ludovicianusArbustaie/début de successionRésidentInsectivoreVégétation
Troglodyte de BewickBewick’s WrenThryomanes bewickiiArbustaie/début de successionCourtes distancesInsectivoreSol
Troglodyte familierHouse WrenTroglodytes aedonArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreVégétation
Troglodyte mignonWinter WrenTroglodytes troglodytesForêtCourtes distancesInsectivoreSol
Troglodyte à bec courtSedge WrenCistothorus platensisPrairieCourtes distancesInsectivoreSol
Troglodyte des maraisMarsh WrenCistothorus palustrisMilieux humidesCourtes distancesInsectivoreVégétation
Cincle d’AmériqueAmerican DipperCinclus mexicanusMilieux humidesRésidentInsectivoreEau
Roitelet à couronne doréeGolden-crowned KingletRegulus satrapaForêtCourtes distancesInsectivoreVégétation
Roitelet à couronne rubisRuby-crowned KingletRegulus calendulaForêtCourtes distancesInsectivoreVégétation
Gobemoucheron gris-bleuBlue-gray GnatcatcherPolioptila caeruleaForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Merlebleu de l’EstEastern BluebirdSialia sialisAutres milieux ouvertsCourtes distancesInsectivoreSol
Merlebleu de l’Ouest *Western Bluebird *Sialia mexicanaForêtCourtes distancesInsectivoreSol
Merlebleu azuréMountain BluebirdSialia currucoidesAutres milieux ouvertsCourtes distancesInsectivoreSol
Solitaire de TownsendTownsend’s SolitaireMyadestes townsendiForêtCourtes distancesInsectivoreAir
Grive fauveVeeryCatharus fuscescensForêtNéotropicalOmnivoreSol
Grive à joues grisesGray-cheeked ThrushCatharus minimusForêtNéotropicalOmnivoreSol
Grive de BicknellBicknell’s ThrushCatharus bicknelliForêtNéotropicalOmnivoreSol
Grive à dos oliveSwainson’s ThrushCatharus ustulatusForêtNéotropicalOmnivoreSol
Grive solitaireHermit ThrushCatharus guttatusForêtCourtes distancesInsectivoreSol
Grive des boisWood ThrushHylocichla mustelinaForêtNéotropicalOmnivoreSol
Merle d’AmériqueAmerican RobinTurdus migratoriusUrbains/suburbainsCourtes distancesOmnivoreVégétation
Grive à collierVaried ThrushIxoreus naeviusForêtCourtes distancesInsectivoreSol
Moqueur chatGray CatbirdDumetella carolinensisArbustaie/début de successionNéotropicalOmnivoreSol
Moqueur polyglotteNorthern MockingbirdMimus polyglottosUrbains/suburbainsRésidentOmnivoreSol
Moqueur des armoises *Sage Thrasher *Oreoscoptes montanusArbustaie/début de successionCourtes distancesInsectivoreSol
Moqueur rouxBrown ThrasherToxostoma rufumArbustaie/début de successionCourtes distancesOmnivoreSol
Étourneau sansonnet (I)European Starling (I)Sturnus vulgarisUrbains/suburbainsCourtes distancesOmnivoreSol
Pipit d’Amérique *American Pipit *Anthus rubescens Courtes distancesInsectivoreSol
Pipit de SpragueSprague’s PipitAnthus spragueiiPrairieCourtes distancesInsectivoreSol
Jaseur boréalBohemian WaxwingBombycilla garrulusForêtCourtes distancesHerbivoreVégétation
Jaseur d’AmériqueCedar WaxwingBombycilla cedrorum Courtes distancesInsectivoreAir
Paruline à ailes bleuesBlue-winged WarblerVermivora pinusArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline à ailes doréesGolden-winged WarblerVermivora chrysopteraArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline obscureTennessee WarblerVermivora peregrinaForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline verdâtreOrange-crowned WarblerVermivora celataArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline à joues grisesNashville WarblerVermivora ruficapillaArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline à collierNorthern ParulaParula americanaForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline jauneYellow WarblerDendroica petechiaArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline à flancs marronChestnut-sided WarblerDendroica pensylvanicaArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline à tête cendréeMagnolia WarblerDendroica magnoliaForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline tigréeCape May WarblerDendroica tigrinaForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline bleueBlack-throated Blue WarblerDendroica caerulescensForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline à croupion jauneYellow-rumped WarblerDendroica coronataForêtCourtes distancesInsectivoreVégétation
Paruline griseBlack-throated Gray WarblerDendroica nigrescensArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline à gorge noireBlack-throated Green WarblerDendroica virensForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline de TownsendTownsend’s WarblerDendroica townsendiForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline à gorge orangéeBlackburnian WarblerDendroica fuscaForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline des pinsPine WarblerDendroica pinusForêtCourtes distancesInsectivoreÉcorce
Paruline des prés *Prairie Warbler *Dendroica discolorArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline à couronne roussePalm WarblerDendroica palmarumArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreSol
Paruline à poitrine baieBay-breasted WarblerDendroica castaneaForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline rayéeBlackpoll WarblerDendroica striataForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline azure *Cerulean Warbler *Dendroica ceruleaForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline noir et blancBlack-and-white WarblerMniotilta variaForêtNéotropicalInsectivoreÉcorce
Paruline flamboyanteAmerican RedstartSetophaga ruticillaForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline couronnéeOvenbirdSeiurus aurocapillaForêtNéotropicalInsectivoreSol
Paruline des ruisseauxNorthern WaterthrushSeiurus noveboracensisForêtNéotropicalInsectivoreEau
Paruline hochequeue *Louisiana Waterthrush *Seiurus motacillaForêtNéotropicalInsectivoreEau
Paruline du Kentucky *Kentucky Warbler *Oporornis formosusForêtNéotropicalInsectivoreSol
Paruline à gorge griseConnecticut WarblerOporornis agilisArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreSol
Paruline tristeMourning WarblerOporornis philadelphiaArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreSol
Paruline des buissonsMacGillivray’s WarblerOporornis tolmieiArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline masquéeCommon YellowthroatGeothlypis trichasArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline à capuchin *Hooded Warbler *Wilsonia citrinaForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline à calotte noireWilson’s WarblerWilsonia pusillaArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline du CanadaCanada WarblerWilsonia canadensisForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Paruline polyglotteYellow-breasted ChatIcteria virensArbustaie/début de successionNéotropicalOmnivoreVégétation
Tangara écarlateScarlet TanagerPiranga olivaceaForêtNéotropicalInsectivoreVégétation
Tangara à tête rougeWestern TanagerPiranga ludovicianaForêtNéotropicalOmnivoreVégétation
Tohi tachetéSpotted TowheePipilo maculatusArbustaie/début de successionCourtes distancesOmnivoreSol
Tohi à flancs rouxEastern TowheePipilo erythrophthalmusArbustaie/début de successionCourtes distancesOmnivoreSol
Bruant hudsonienAmerican Tree SparrowSpizella arborea Courtes distancesOmnivoreSol
Bruant familierChipping SparrowSpizella passerinaUrbains/suburbainsNéotropicalOmnivoreSol
Bruant des plainesClay-colored SparrowSpizella pallidaArbustaie/début de successionNéotropicalOmnivoreSol
Bruant de BrewerBrewer’s SparrowSpizella breweriArbustaie/début de successionNéotropicalInsectivoreSol
Bruant des champsField SparrowSpizella pusillaArbustaie/début de successionCourtes distancesOmnivoreSol
Bruant vespéralVesper SparrowPooecetes gramineusPrairieCourtes distancesOmnivoreSol
Bruant à joues marronLark SparrowChondestes grammacusArbustaie/début de successionNéotropicalOmnivoreSol
Bruant noir et blancLark BuntingCalamospiza melanocorysPrairieNéotropicalOmnivoreSol
Bruant des présSavannah SparrowPasserculus sandwichensisPrairieCourtes distancesOmnivoreSol
Bruant sauterelleGrasshopper SparrowAmmodramus savannarumPrairieNéotropicalOmnivoreSol
Bruant de BairdBaird’s SparrowAmmodramus bairdiiPrairieNéotropicalInsectivoreSol
Bruant de Henslow *Henslow’s Sparrow *Ammodramus henslowiiPrairieCourtes distancesOmnivoreSol
Bruant de Le ConteLe Conte’s SparrowAmmodramus leconteiiPrairieCourtes distancesOmnivoreSol
Bruant de NelsonNelson’s SparrowAmmodramus nelsoniMilieux humidesCourtes distancesOmnivoreSol
Bruant fauveFox SparrowPasserella iliacaArbustaie/début de successionCourtes distancesOmnivoreSol
Bruant chanteurSong SparrowMelospiza melodiaArbustaie/début de successionCourtes distancesOmnivoreVégétation
Bruant de LincolnLincoln’s SparrowMelospiza lincolniiArbustaie/début de successionNéotropicalOmnivoreSol
Bruant des maraisSwamp SparrowMelospiza georgianaMilieux humidesCourtes distancesOmnivoreSol
Bruant à gorge blancheWhite-throated SparrowZonotrichia albicollisArbustaie/début de successionCourtes distancesOmnivoreSol
Bruant à face noire *Harris’s Sparrow *Zonotrichia querula Courtes distancesOmnivoreSol
Bruant à couronne blancheWhite-crowned SparrowZonotrichia leucophrysArbustaie/début de successionCourtes distancesOmnivoreSol
Bruant à couronne doréeGolden-crowned SparrowZonotrichia atricapillaArbustaie/début de successionCourtes distancesOmnivoreSol
Junco ardoiséDark-eyed JuncoJunco hyemalisForêtCourtes distancesOmnivoreSol
Bruant de McCownMcCown’s LongspurCalcarius mccowniiPrairieCourtes distancesOmnivoreSol
Bruant lapon *Lapland Longspur *Calcarius lapponicus Courtes distancesOmnivoreSol
Bruant de Smith *Smith’s Longspur *Calcarius pictus Courtes distancesOmnivoreSol
Bruant à ventre noirChestnut-collared LongspurCalcarius ornatusPrairieCourtes distancesOmnivoreSol
Bruant des neiges *Snow Bunting *Plectrophenax nivalis Courtes distancesOmnivoreSol
Cardinal rougeNorthern CardinalCardinalis cardinalisArbustaie/début de successionRésidentOmnivoreSol
Cardinal à poitrine roseRose-breasted GrosbeakPheucticus ludovicianusForêtNéotropicalOmnivoreVégétation
Cardinal à tête noireBlack-headed GrosbeakPheucticus melanocephalusForêtNéotropicalOmnivoreVégétation
Passerin azuréLazuli BuntingPasserina amoenaArbustaie/début de successionNéotropicalOmnivoreVégétation
Passerin indigoIndigo BuntingPasserina cyaneaArbustaie/début de successionNéotropicalOmnivoreSol
Dickcissel d’Amérique *Dickcissel *Spiza americanaPrairieNéotropicalOmnivoreSol
Goglu des présBobolinkDolichonyx oryzivorusPrairieNéotropicalOmnivoreSol
Carouge à épaulettesRed-winged BlackbirdAgelaius phoeniceusMilieux humidesCourtes distancesOmnivoreSol
Sturnelle des présEastern MeadowlarkSturnella magnaPrairieCourtes distancesInsectivoreSol
Sturnelle de l’OuestWestern MeadowlarkSturnella neglectaPrairieCourtes distancesInsectivoreSol
Carouge à tête jauneYellow-headed BlackbirdXanthocephalus xanthocephalusMilieux humidesNéotropicalOmnivoreSol
Quiscale rouilleuxRusty BlackbirdEuphagus carolinusMilieux humidesCourtes distancesInsectivoreSol
Quiscale de BrewerBrewer’s BlackbirdEuphagus cyanocephalusAutres milieux ouvertsCourtes distancesOmnivoreSol
Quiscale bronzéCommon GrackleQuiscalus quisculaUrbains/suburbainsCourtes distancesOmnivoreSol
Vacher à tête bruneBrown-headed CowbirdMolothrus aterAutres milieux ouvertsCourtes distancesOmnivoreSol
Oriole des vergersOrchard OrioleIcterus spuriusAutres milieux ouvertsNéotropicalInsectivoreVégétation
Oriole de BullockBullock’s OrioleIcterus bullockiiAutres milieux ouvertsNéotropicalOmnivoreVégétation
Oriole de BaltimoreBaltimore OrioleIcterus galbulaAutres milieux ouvertsNéotropicalOmnivoreVégétation
Roselin à tête grise *Gray-crowned Rosy-Finch *Leucosticte tephrocotis Courtes distancesOmnivoreSol
Durbec des sapinsPine GrosbeakPinicola enucleatorForêtCourtes distancesOmnivoreVégétation
Roselin pourpréPurple FinchCarpodacus purpureusForêtCourtes distancesHerbivoreVégétation
Roselin de CassinCassin’s FinchCarpodacus cassiniiForêtCourtes distancesOmnivoreSol
Roselin familierHouse FinchCarpodacus mexicanusUrbains/suburbainsCourtes distancesHerbivoreSol
Bec-croisé des sapinsRed CrossbillLoxia curvirostraForêtCourtes distancesOmnivoreVégétation
Bec-croisé bifasciéWhite-winged CrossbillLoxia leucopteraForêtCourtes distancesOmnivoreVégétation
Sizerin flamméCommon RedpollCarduelis flammea Courtes distancesOmnivoreSol
Sizerin blanchâtre *Hoary Redpoll *Carduelis hornemanni Courtes distancesOmnivoreSol
Tarin des pinsPine SiskinCarduelis pinusForêtCourtes distancesOmnivoreVégétation
Chardonneret jauneAmerican GoldfinchCarduelis tristisArbustaie/début de successionCourtes distancesOmnivoreVégétation
 Gros-bec errantEvening GrosbeakCoccothraustes vespertinusForêtCourtes distancesOmnivoreVégétation
Moineau domestique (I)House Sparrow (I)Passer domesticusUrbains/suburbainsRésidentHerbivoreSol

Notes de bas de page - Annexe

Note 1

Dans ce tableau: I  = Espèce introduite au Canada;
* = Espèce pour laquelle il existe peu de données du BBS (aucune tendance n’est connue, mais l’espèce est incluse dans un assemblage);
Case vide dans la colonne « Habitat » = Espèce non aisément associée à l’un des assemblages présentés dans la liste.

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