La vie sur Terre dépend de l'atmosphère. Par le passé, les changements dans la composition de l'atmosphère ont causé des bouleversements et des extinctions massives. Le climat actuel, qui se caractérise par sa variabilité et ses extrêmes, influe directement sur tous les écosystèmes. Les changements l'atmosphériques planétaires à venir qui résultent de l'activité humaine risquent d'exercer une très grande influence sur la biodiversité. Les polluants atmosphériques (gaz à effet de serre, polluants atmosphériques toxiques, produits chimiques responsables de l'appauvrissement de la couche d'ozone) entraînent des changements climatiques, accroissent la pénétration du rayonnement ultraviolet et imposent un stress aux êtres humains et à la biodiversité. On ignore dans quelle mesure les écosystèmes et les espèces d'adapteront ou ne s'adapteront pas à ces contraintes, ou quel sera l'effet possible sur la diversité génétique. Les écosystèmes septentrionaux du Canada risquent d'être particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique.
La conservation des forêts et de la prairie herbeuse… non seulement favorise la conservation de la diversité, mais enlève également de l'atmosphère les gaz que l'on a désignés comme responsables du changement climatique.
Des liens très étroits ont été soulignés entre la biodiversité et le changement atmosphérique lors du Sommet de la Terre en 1992, là où la Convention sur la diversité biologique et la Convention-cadre sur les changements climatiques ont été signées par la plupart des pays des Nations Unies. Les deux conventions sont issues de la préoccupation commune du fait que l'activité humaine met en danger les systèmes vitaux. De par leurs objectifs, les deux conventions se complètent l'une l'autre. Par exemple, la conservation des forêts et de la prairie herbeuse ou la création d'un couvert permanent dans les régions agricoles non seulement favorise la conservation de la diversité, mais enlève également de l'atmosphère les gaz que l'on a désignés comme responsables du changement climatique.
Depuis plus d'une décennie, des efforts de recherche-développement sont déployés à l'échelle nationale et internationale pour venir à bout des questions atmosphériques. Le Comité coordonnateur national des questions atmosphériques, formé pour se pencher sur les problèmes de qualité de l'air, a mis sur pied des groupes de travail qui doivent élaborer un plan d'action national sur les changements climatiques ainsi que des stratégies pour éliminer, réduire ou contrôler le smog, les précipitations acides et les polluants atmosphériques dangereux. Un groupe de travail national sur les émissions et les prévisions a également été formé afin de mettre à jour l'inventaire canadien des substances dont on sait qu'elles influent sur les conditions atmosphériques.
Orientations stratégiques