Les Canadiens sont de plus en plus conscients des effets nuisibles des activités humaines et des modes de consommation des ressources sur les systèmes écologiques, économiques, sociaux et culturels. Il faut donc établir des politiques concernant la population humaine qui tiennent compte des objectifs sociétaux et de la capacité de charge du milieu.
La capacité de la Terre de soutenir une population humaine toujours croissante et de satisfaire aux exigences de plus en plus grandes imposées aux ressources de la planète n'est pas illimitée. La population actuelle de la Terre est de 5,6 milliards d'habitants; si les taux actuels de croissance se maintiennent, elle pourrait bien atteindre les 12 milliards en l'an 2050.
Outre l'explosion démographique, des taux élevés de consommation, particulièrement dans les pays industrialisés, mettent à l'épreuve les écosystèmes du monde et influent sur les systèmes atmosphériques. Par habitant, la consommation canadienne d'eau et d'énergie, ainsi que la production de déchets, se situent parmi les plus élevées du monde.
Au Canada, l'établissement humain a déjà eu des répercussions néfastes considérables sur la diversité des écosystèmes, des espèces et des gènes. L'agriculture, l'exploitation forestière, la pêche commerciale, le développement urbain, l'exploitation minière, la consommation et l'exploitation du pétrole et du gaz, le développement des infrastructures de transport et d'autres activités ont tous eu, à des degrés divers, leurs incidences sur nos ressources.
L'effet de l'établissement humain sur la biodiversité est le plus évident dans le sud du pays, là où s'est concentré le développement urbain, où des prairies indigènes ont été converties en terres agricoles et où des milieux humides ont été asséchés. Il n'est pas surprenant que la majorité des espèces en danger au pays se trouvent surtout dans le sud de la Colombie-Britannique, le sud des Prairies et le corridor Québec-Windsor où vivent 75 % des Canadiens.
La dégradation des écosystèmes a aussi contribué à l'appauvrissement de la biodiversité. Cette dégradation est le résultat de la pollution, de l'introduction d'organismes étrangers nuisibles et de la fragmentation de l'habitat causée par des activités comme l'exploitation forestière et agricole, l'aménagement des routes et l'étalement urbain. Les lacs de l'est du pays ont souffert des précipitations acides, et les poissons des Grands Lacs, du Saint-Laurent, du bassin du Fraser, de l'Atlantique et du Pacifique subissent tous un stress écologique provoqué directement ou indirectement par les activités humaines.
Devant les préoccupations que suscite l'effet des activités humaines sur l'environnement, les gouvernements, les collectivités, les entreprises, les établissements d'enseignement et les particuliers passent à l'action. De nombreux programmes ont été implantés pour réduire la consommation d'énergie, favoriser la conservation de l'eau, assurer le recyclage, gérer les déchets dangereux et réduire les émissions polluantes. Il faut poursuivre cette action afin de conserver la biodiversité et d'apuuyer l'utilisation durable des ressources biologiques.
Orientations stratégiques