Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Stratégie canadienne de la biodiversité

Glossaire

Biodiversité ou diversité biologique : Variabilité des organismes vivants de toute origine, y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre elles-ci ainsi que celle des écosystèmes.

Biodiversité aquatique : Diversité biologique dans les eaux douces et salées, y compris les terres humides, les tourbières, les marais, les eaux souterraines, etc.

Biosystématicien : Scientifique qui découvre, décrit, nomme et classe les espèces, tout en considérant leur évolution.

Biotechnologie : Toute application scientifique et technologique à l'utilisation directe ou indirecte des organismes vivants, en entier ou en partie, ou des dérivés de ceux-ci, dans leur forme naturelle ou modifiée. Comptabilité des ressources naturelles : Reddition de comptes sur l'état et la qualité de l'environnement et des ressources naturelles, effectuée en déduisant du produit intérieur brut la valeur des divers aspects de la détérioration du milieu, par exemple celle de la lutte contre la pollution, celle des dommages causés à l'environnement et celle de l'épuisement des ressources naturelles.

Conditions in situ : Conditions caractérisées par l'existence de ressources génétiques au sein d'écosystèmes et d'habitats naturels et, dans le cas des espèces domestiquées ou cultivées, dans le milieu où se sont développés leurs caractères distinctifs.

Connaissances traditionnelles : Connaissances qu'ont permis d'acquérir la vie et le travail au sein d'une famille, d'une collectivité ou d'une culture.

Conservation : Maintien ou utilisation durable des ressources de la Terre de manière à préserver la diversité des écosystèmes, des espèces et des gènes ainsi que les phénomènes évolutifs et autres qui les façonnent. La conservation peut comprendre ou non l'utilisation des ressources, autrement dit, certaines régions, espèces ou populations peuvent être soustraites à l'utilisation de l'homme dans le cadre d'une approche globale de conservation des paysages terrestres et aquatiques.

Conservation ex situ : Conservation d'éléments constitutifs de la diversité biologique en dehors de leur milieu naturel, souvent dans des établissements comme les zoos, les musées, les jardins botaniques, les aquariums et les banques de gènes.

Conservation in situ : Conservation des écosystèmes et des habitats naturels ainsi que maintien et reconstitution de populations viables d'espèces dans leur milieu naturel et, dans le cas des espèces domestiquées et cultivées, dans le milieu où se sont développés leur caractères distinctifs.

Corridor : Terme que la Stratégie emploie, dans un sens général, pour désigner les mesures prises afin d'assurer l'immigration et l'émigration normales des populations et des espèces. Il peut s'agir de corridors physiques, comme de voies de migration terrestres, marines ou aériennes, ou encore de pratiques de gestion qui permettent aux populations et aux espèces de garder leurs habitudes migratoires.

Développement durable : Développement qui répond aux besoins actuels sans nuire à la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

Échange « dette contre nature » : Forme de conversion de l'endettement par laquelle une partie de la dette extérieure d'un pays en développement est remise ou payée par un autre pays en échange de la prise de mesures précises pour protéger l'environnement ou la biodiversité.

Écosystème : Complexe dynamique de plantes, d'animaux et de micro-organismes et leur environnement non vivant qui, par leurs interactions, forment une unité fonctionnelle. Ce terme peut décrire les petites unités comme les grandes, depuis la simple goutte d'eau jusqu'à la biosphère en entier.

Espèce disparue au Canada : Espèce qui n'existe plus à l'état sauvage au Canada, mais qui existe ailleurs.

Espèce en danger de disparition : Espèce menacée d'extinction ou de disparition immédiate si les facteurs qui l'affectent continuent d'agir. Il peut s'agir, entre autres, d'une espèce dont lef effectifs ont étéréduits à un niveau critique ou dont les habitats ont été détruits à tel point qu'elle est considérée comme en danger d'extinction immédiate.

Espèce endémique : Espèce présente à un seul endroit ou dans une seule zone écologique en particulier.

Éspèce menacée : Espèce qui deviendra vraisemblablement en danger de disparition si les pressions d'origine naturelle ou humaine qui agissent sur elle ne sont pas inversées.

Espèce rare : Espèce dont les populations sont faibles et qui, bien qu'elle ne soit actuellement ni en danger de disparition ni vulnérable, est considérée comme en péril. Les individus des espèces ainsi désignées vivent ordinairement dans des endroits ou des habitats restreints ou sont très dispersés sur un territoire plus étendu. La rareté peut être définie aux niveaux local, régional, provincial, territorial, national ou mondial.

Éspèce vulnérable : Espèce en péril parce que ses effectifs sont faibles ou parce qu'elles est confinée dans des espaces restreints à cause de sa surexploitation, d'une destruction importante de ses habitats ou d'autres facteurs.

Flore, faune et autres organismes sauvages : Organismes, tels que mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, invertébrés, plantes, protistes, virus, champignons, algues et bactéries.

Fonds pour l'environnement mondial (FEM) : Mécanisme financier servant à offrir aux pays en développement des subventions et du financement à des conditions de faveur pour les aider à réaliser des projets et des activités visant à protéger l'environnement mondial. Il est administré conjointement par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et par la Banque mondiale. En 1994, 73 gouvernements participants, y compris celui du Canada, ont accepté de verser dans le Fonds un total dépassant les 2 milliards de dollars US, à engager sur une période de 3 ans. Les ressources du FEM doivent servir à des projets et activités touchant la biodiversité, les changements climatiques, les eaux internationales et l'appauvrissement de la couche d'ozone.

Génie génétique : Technique consistant à transférer de l'information génétique particulière d'une organisme à un autre.

Germoplasme : Matériel génétique (ayant une constitution chimique et moléculaire définie) qui forme la base physique des qualité héréditaires et qui est transmis d'une génération à l'autre par les cellules germinales.

Gestion écologique : Gestion des activités humaines visant à assurer le maintien, aux échelles temporelles et spatiales appropriées, de la structure, de la fonction et de la composition des écosystèmes, ainsi que des phénomènes physiques, chimiques et biologiques qui les façonnent. Parfois appelée gestion écosystémique ou approche écologique de la gestion.

Habitat : Lieu ou type de site où un organisme ou une population existe à l'état naturel. Au cours de leur vie, certaines espèces peuvent avoir besoin de différents habitats à différentes fins.

Indicateur de biodiversité : Indicateur ou mesure nous permettant de déterminer l'importance des changements biologiques ou environnementaux qui se produisent, dans le temps et l'espace, au sein d'écosystèmes, de populations ou de groupes d'organismes.

Lutte intégrée : Approche holistique ou intégrée visant à contrôler les risques et les dommages associés aux prédateurs, aux maladies et aux ravageurs naturels. Elle prévoit l'utilisation de données portant sur le site à l'étude pour choisir les méthodes physiques, chimiques, biologiques ou culturales convenant le mieux pour réduire les dommages tout en réduisant les incidences sur l'environnement, la diversité biologique et la santé humaine. Un agriculteur, par exemple, peut combiner les pratiques ou rotations culturales, les culture intercalaires, les mélanges culturaux, l'isolement en bandes, etc., avec certains produits chimiques ou biopesticides, afin de lutter efficacement contre les dommages causés à ses récoltes ou à ses animaux tout en occasionnant un impact minimal sur les humains et l'environnement.

Micro-organisme : Organisme visible seulement au microscope.

Mutagenèse : Modification stable et héritable de l'information génétique d'un organisme effectuée soit de façon expérimentale à l'aide de produits chimiques ou de radiations. En agriculture, ces changements génétiques servent à améliorer des caractéristiques utiles en agronomie.

Niveau soutenable de récolte : Niveau de récolte ne dépassant pas la capacité naturelle de rétablissement et de régénération de l'écosystème.

Organisme génétiquement modifié : Organisme dont l'information génétique a été modifiée par une technique donnée, notamment un phénomène naturel, la mutagenèse ou le génie génétique.

Organisme étranger nuisible : Organisme introduit dans un écosystème d'où il est naturellement absent, à la suite de gestes délibérés ou accidentels posés par l'être humain, et qui menace ensuite ses espèces indigènes.

Organisme vivant modifié : Organisme génétiquement modifié par l'application de la biotechnologie, y compris les organismes qui l'ont été par la nouvelle technique de l'ADN recombinant, par mutagenèse ou par des méthodes classiques de reproduction ou de sélection.

Paysage terrestre : Complexe d'écosystèmes terrestres présents sur un territoire défini géographiquement.

Paysage aquatique : Complexe d'écosystèmes aquatiques présents sur un territoire défini géographiquement.

Point de référence biologique : Valeur estimative, calculée d'après des modalités scientifiques convenues, qui correspond à l'état des stocks et peut guider la gestion des pêches.

Produits antiparasitaires : Catégories de substances généralement appelées insecticides, pesticides, herbicides, fongicides, germicides, nématicides, bactéricides ou virocides, qui sont de nature chimique ou biologique.

Protiste : Organisme uni-cellulaire.

Récolte des ressources : Récolte des ressources biologiques à des fins de subsistance ou de gains économiques. Les ressources en question peuvent être aquatiques ou terrestres.

Réhabilitation : Remise en santé et en état de fonctionner d'une espèce, d'une population ou d'un écosystème.

RESCAPÉ : Comité du rétablissement des espèces canadiennes en péril, composé de représentants des gouvernements, d'organismes non gouvernementaux et du secteur privé et chargé de préparer des plans de rétablissement concernant de multiples espèces et écosystèmes, pour le bien de tous les éléments de la biodiversité. Depuis la création du programme en 1988, ses participants ont engagé plus de 10 millions de dollars dans des efforts en vue de rétablir des espèces en danger. Des équipes ont été constituées pour voir au rétablissement de 33 espèces, et des plans ont été approuvés pour 13 d'entre elles.

Ressources biologiques : Ressources génétiques, organismes ou éléments de ceux-ci, populations, ou tout autre élément biotique des écosystèmes ayant une utilisation ou une valeur réelle ou potentielle pour l'humanité.

Ressources génétiques : Matériel génétique ayant une valeur réelle ou potentielle.

Ressources non renouvelables : Ressources, comme les minéraux, les métaux, le gaz naturel et le pétrole, dont les réserves s'épuisent à mesure qu'elles sont utilisées.

Restauration : Retour d'une espèce, d'une population ou d'un écosystème dans l'état où il se trouvait avant le bouleversement ou la détérioration que lui a fait subir l'activité humaine.

Services écologiques : Services que les humains tirent des fonctions écologiques, comme la photosynthèse, la production d'oxygène, la purification de l'eau, etc.

Spéciation : Processus évolutif de formation des espèces.

Taxonomiste : Scientifique chargé de découvrir, de décrire, de nommer et de classer les espèces.

Terre en jachère : Terre non cultivée fréquemment labourée durant l'été, en prévision d'une récolte l'année suivante.

Utilisation durable : Utilisation des éléments constitutifs de la biodiversité d'une manière et à un rythme qui n'entraînent pas leur déclin à long terme, préservant ainsi leur potentiel d'utilisation pour satisfaire aux besoins et aux aspirations des générations futures. Concerne également les utilisations consommatrices des ressources biologiques, aux fins de la Stratégie.

Section 22