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Rapport technique thématique no. 16. - Érosion des terres cultivées – Introduction et tendances au Canada

Résultat - Canada

Au Canada, compte tenu des conditions climatiques, il n’y a de superficies importantes de terres cultivées que dans 8 des 15 écozones+ terrestres, soit les suivantes : écozone+ maritime du Pacifique, écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest, écozone+ de la Cordillère montagnarde, écozone+ des plaines boréales, écozone+ des Prairies, écozone+ du Bouclier boréal, écozone+ des plaines à forêts mixtes et écozone+ maritime de l’Atlantique (Figure 1). On trouve des zones moins vastes de terres cultivées dans l’écozone+ boréale de Terre-Neuve et les écozones+ de la taïga des plaines et de la Cordillère boréale. Dans le cas de ces deux dernières, la superficie de terres cultivées est si restreinte qu’il n’est pas possible de déterminer des valeurs estimées ou des interprétations du risque d’érosion significatives, elles ont donc été exclues de l’analyse. Seulement 6,7 % du territoire canadien sont des terres cultivéesNote7. L’écozone+ des Prairies est la seule où la culture représente l’utilisation dominante du territoire (54 % de la superficie). La culture est aussi une utilisation principale du territoire des plaines à forêts mixtes (40 %) et des plaines boréales (11 %). Dans toutes les autres écozones+, les terres cultivées constituent moins de 5 % du territoire et représentent moins de 0,5 % de la superficie totale des écozones+ boréale de Terre-Neuve, du Bouclier boréal, de la Cordillère montagnarde et maritime du Pacifique. Néanmoins, même lorsque la culture est une utilisation mineure du territoire, les terres cultivées se trouvent habituellement adjacentes à d’importantes agglomérations et voies de transport et leurs possibles répercussions environnementales sur la population sont proportionnellement beaucoup plus grandes que ne le laisse présager leur très petite occupation des écozones+. Les terres cultivées occuperont souvent localement la majorité du territoire de certaines régions, par exemple, les vallées où l’on trouve des terrains plats bien drainés, et seront complètement absentes d’autres paysages, notamment des pentes abruptes. Pour tous ces motifs, la gestion des terres cultivées a un impact local important sur l’érosion du sol dans quelques biomes précis à l’intérieur d’une écozone+, tout en ayant peu ou pas d’influence sur l’état de plusieurs autres biomes de l’écozone+. La relation entre l’érosion et la biodiversité est complexe et peu connue. La dégradation et l’instabilité résultant de l’érosion sont habituellement considérées comme nuisibles à la biodiversité.

Figure 1. Terres cultivées au Canada par catégorie de risque d’érosion du sol, en 2006.

carte

Description longue pour la figure 1

Cette carte du Canada montre les terres cultivées au Canada par catégorie de risque d'érosion du sol en 2006. Huit des quinze écozones+ contiennent des zones de terres cultivées : l'écozone+ maritime du Pacifique, du Bassin intérieur de l'ouest, de la Cordillère montagnarde, des plaines boréales, des prairies, du bouclier boréal, des plaines à forêts mixtes et l'écozone+ maritime de l'Atlantique. La majorité des terres cultivées au Canada est dans la classe de risque très faible d'érosion du sol, avec quelques zones dispersées à faible risque sur l'ensemble du territoire, et quelques petites zones à risque modéré dans les régions du sud et de l'ouest du Canada. La région des Grands Lacs de l'écozone+ des plaines à forêts mixtes est un mélange de classes de risque faible à très élevé. L'écozone+ maritime de l'Atlantique est principalement un mélange de classes de risque très faibles à modérées, avec une parcelle de risque d'érosion du sol très élevé sur la côte est de la Nouvelle-Écosse en plus des parcelles à risque très élevé de l'écozone+ boréale de Terre-Neuve.

Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres cultivées ont été pris en compte dans l’analyse et sont indiqués sur la carte.

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L’érosion du sol continue d’être une menace pour la durabilité de l’agriculture au Canada. Toutefois, en moyenne, la perte de sol sous l’effet combiné du vent, de l’eau et du travail du sol a diminué dans toutes les écozones+ entre 1981 et 2006 (Figure 2). Au cours de cette période, la proportion de terres cultivées dans la catégorie à très faible risque (tolérable) a augmenté de 64 à 80 %. Cette augmentation découle de la réduction de l’intensité du travail du sol et de la conversion des cultures de certaines terres érodables, passant des cultures annuelles aux fourragères vivaces et aux prairies artificielles. Les écozones+ des plaines boréales et des Prairies renfermant respectivement 18 % et 67 % de terres cultivées au Canada, les réductions importantes du risque d’érosion due au vent et au travail du sol dans ces écozones+ dominent donc la situation nationale quant au risque d’érosion. La pratique de la jachère d’été (qui laisse le sol dénudé pour une saison complète de végétation) y a également diminué de façon notable au cours des 25 dernières années, ce qui a véritablement réduit le risque d’érosion. En 2006, 10 % des terres cultivées demeuraient dans les catégories de risque modéré à très élevé, mettant en évidence les hauts niveaux d’érosion hydrique dans l’écozone+ des plaines à forêts mixtes et l’écozone+ maritime de l’Atlantique.

Figure 2. Risque d’érosion du sol des terres cultivées au Canada, de 1981 à 2006.

carte

Description longue pour la figure 2

Le graphique à barres présente les informations suivantes :

Pourcentage de terres agricoles
AnnéeTrès faible
(<6 t/ha/an)
Faible
(6-11 t/ha/an)
Moyen
(11-22 t/ha/an)
Élevé
(22-33 t/ha/an)
Très élevé
(>33 t/ha/an)
198165.416.312.02.44.0
198665.916.411.72.33.6
199168.015.411.22.13.3
199671.814.09.41.92.8
200176.311.67.71.92.6
200681.88.85.61.52.3

Source : Données de la base nationale de données sur les sols et du Recensement de l’agriculture

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Notes de bas de page

Note 7

La catégorie « terres cultivées » utilisée dans le présent rapport englobe également les catégories « pâturages améliorés » et « jachère » du Recensement de l’agriculture. Par conséquent, il est possible que les statistiques indiquées ici soient différentes de celles présentées dans les autres rapports thématiques. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la section sur les indicateurs agroenvironnementaux à la page 1.

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