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Rapport technique thématique no. 16. - Érosion des terres cultivées – Introduction et tendances au Canada

Écozones - Résultats+

Écozone+ maritime de l’Atlantique

Bien que les terres cultivéesNote8 n’occupent que 4 % de l’écozone+ maritime de l’Atlantique (Figure 3), cette utilisation du territoire est importante localement dans plusieurs régions, notamment l’Île-du-Prince-Édouard, St. John River Valley et Annapolis Valley. Les taux d’érosion de l’écozone+ maritime de l’Atlantique sont parmi les plus élevés au Canada. Le travail du sol y est généralement intensif et les conditions climatiques créent une menace constante d’érosion hydrique pour les sols non protégés. Même avec des méthodes de conservation des sols, la production de pommes de terre dans des zones érodables engendre beaucoup d’érosion à cause du travail du sol et de l’érosion hydrique. La pomme de terre est une culture importante dans plusieurs secteurs et est souvent plantée dans des sols très érodables. Le risque d’érosion de 36 % des terres cultivées est intolérable. Ce pourcentage était de 41 % en 1981 (Figure 4). En 2006, 18 % du territoire présentait un risque de modéré à très élevé, comparativement à 20 % en 1981.

Figure 3. Terres cultivées dans l’écozone+ maritime de l’Atlantique par catégorie de risque d’érosion du sol, en 2006.

carte

Description longue pour la figure 3

Cette carte représente l'écozone+ maritime de l'Atlantique par catégorie de risque d'érosion du sol en 2006. Les terres cultivées n'occupent que 4 % de l'écozone+ et forment en général un mélange de catégories de risque très faible à modéré, à l'exception d'une région dans le milieu des Appalaches qui présente en grande partie un risque modéré et la partie sud de l'écozone+ qui appartient à la catégorie de risque élevé. De petites régions où le risque est très élevé sont indiquées sur la côte est de la Nouvelle-Écosse et dans la partie sud de l'écozone+.

 

Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres cultivées ont été pris en compte dans l’analyse et sont indiqués sur la carte.

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Figure 4. Risque d’érosion du sol des terres cultivées de l’écozone+ maritime de l’Atlantique, de 1981 à 2006.

graphique

Description longue pour la figure 4

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Pourcentage de terres agricoles
AnnéeTrès faible
(<6 t/ha/an)
Faible
(6-11 t/ha/an)
Moyen
(11-22 t/ha/an)
Élevé
(22-33 t/ha/an)
Très élevé
(>33 t/ha/an)
198158.521.610.63.16.3
198661.121.19.934.9
199160.421.51035
199662.519.810.42.94.4
200161.11910.73.75.6
200664.2189.93.24.7

Source : Données de la base nationale de données sur les sols et du Recensement de l’agriculture

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Écozone+ des plaines boréales

La majorité des portions sud et ouest des plaines boréales a été utilisée pour l’agriculture (Figure 5). Les terres cultivéesNote9 représentent 11 % de l’écozone+. Dans les plaines boréales, le labour des terres cultivées constitue le plus grand risque d’érosion dans les terrains en bosses et creux. Dans ces mêmes terrains, l’érosion éolienne et l’érosion hydrique contribuent aussi au risque. L’érosion hydrique sur les longues pentes et l’érosion éolienne sur les sols sablonneux représentent d’autres paysages à risque important d’érosion. Cette écozone+ a vu son risque d’érosion réduit de manière importante grâce à une diminution du travail du sol et de la jachère d’été. Le remplacement des cultures annuelles par des fourragères vivaces et des prairies artificielles sur certaines des terres les plus érodables a aussi aidé à réduire le risque d’érosion. De 1981 à 2006, la région présentant un risque très faible d’érosion a augmenté de 83 à 91 % de terres cultivées (Figure 6). Au même moment, la superficie de terres à risque d’érosion moyen à très élevé a diminué de 7 à 3 %.

Figure 5. Terres cultivées dans l’écozone+ des plaines boréales par catégorie de risque d’érosion du sol, en 2006.

carte

Description longue pour la figure 5

Cette carte montre les terres cultivées dans l'écozone+ des plaines boréales par catégorie de risque d'érosion du sol en 2006. Les terres cultivées représentent 11 % de l'écozone; on les trouve le long de la majeure partie du sud et de l'ouest des parties de cette écozone+. Les terres agricoles sont principalement dans la catégorie de risque très faible, avec certaines parcelles de risque faible sur l'ensemble du territoire.

 

Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres cultivées ont été pris en compte dans l’analyse et sont indiqués sur la carte.

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Figure 6. Risque d’érosion du sol des terres cultivées de l’écozone+ des plaines boréales, de 1981 à 2006.

graphique

Description longue pour la figure 6

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Pourcentage de terres agricoles
AnnéeTrès faible
(<6 t/ha/an)
Faible
(6-11 t/ha/an)
Moyen
(11-22 t/ha/an)
Élevé
(22-33 t/ha/an)
Très élevé
(>33 t/ha/an)
198182.610.45.80.50.7
198681.210.57.10.40.8
199182.39.96.80.40.6
199685.59.14.70.40.4
200188.17.13.80.60.4
200691.15.42.60.50.3

Source : Données de la base nationale de données sur les sols et du Recensement de l’agriculture

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Écozone+ du Bouclier boréal

La culture des terres est une utilisation mineure du territoire dans le Bouclier boréal, représentant seulement 0,3 % de sa superficie (Figure 7). Le risque d’érosion n’a pas beaucoup changé avec le temps. En 2006, 85 % des terres cultivéesNote10 présentaient un faible risque d’érosion et 10 % un risque moyen à très élevé (Figure 8). L’érosion due au travail du sol sur des terrains en bosses et creux est le principal facteur de risque.

Figure 7. Terres cultivées dans l’écozone+ du Bouclier boréal par catégorie de risque d’érosion du sol, en 2006.

carte

Description longue pour la figure 7

Cette carte montre les terres cultivées dans l’écozone+ du Bouclier boréal par catégorie de risque d’érosion du sol en 2006. Les terres cultivées représentent une faible utilisation des terres représentant seulement 0,3 % en grande partie le long du littoral sud de l'écozone+. La catégorie de risque est principalement très faible, avec quelques régions de l'Ontario illustrant les catégories de risque faible et modéré. Le sud de la région du Saint-Laurent présente des zones de catégorie de risque très élevé d'érosion du sol.

 

Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres cultivées ont été pris en compte dans l’analyse et sont indiqués sur la carte.

Figure 8. Risque d’érosion du sol des terres cultivées de l’écozone+ du Bouclier boréal, de 1981 à 2006.

graphique

Description longue pour la figure 8

Ce graphique à barres montre le risque d’érosion du sol des terres cultivées de l’écozone+ du Bouclier boréal de 1981 à 2006. Le pourcentage de terres agricoles présentant un risque très faible demeure relativement stable à environ 85 % et 10 % des terres présentent un risque d'érosion modéré à très élevé au cours de la période.

Pourcentage de terres agricoles
AnnéeTrès faible
(<6 t/ha/an)
Faible
(6-11 t/ha/an)
Moyen
(11-22 t/ha/an)
Élevé
(22-33 t/ha/an)
Très élevé
(>33 t/ha/an)
198184.74.16.91.42.9
198685.73.96.61.22.6
199185.83.57.01.02.7
199685.74.06.81.12.4
200184.34.47.71.32.3
200685.15.06.61.22.1

Source : Données de la base nationale de données sur les sols et du Recensement de l’agriculture

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Écozone+ des plaines à forêts mixtes

La culture des terres est une utilisation majeure du territoire dans les plaines à forêts mixtes, occupant quelque 40 % de la superficie de cette zone. La Figure 9 illustre la répartition en 2006 des catégories de risque d’érosion du sol. Globalement, cette écozone+ présente le risque d’érosion le plus élevé au Canada (voir la Figure 1). D’intenses et abondantes tempêtes de pluie surviennent chaque année, de sorte que l’érosion hydrique pose toujours problème. Le travail du sol est généralement intense. À l’intérieur des plaines à forêts mixtes, la vallée du Saint-Laurent et les basses terres adjacentes ont des pentes relativement peu profondes, si bien qu’une partie de l’écozone+ présente un risque d’érosion relativement faible. Cependant, sa partie ouest compte de grandes superficies de terres cultivéesNote11 présentant un relief en bosses et creux et des pentes maximales de 10 % ou plus. Sur ces reliefs, le risque de travail du sol et d’érosion hydrique est élevé. La culture en rangs du maïs et du soya jumelée à un labour intensif du sol engendre un risque d’érosion relativement élevé et la proportion de ce type de cultures a été en croissance dans l’écozone+. Néanmoins, l’adoption de méthodes réduisant le travail du sol à des fins de conservation a conduit à des diminutions marquées du risque d’érosion. La proportion des terres associées à un risque très faible est passée de 42 à 53 % de 1981 à 2006 (Figure 10). Celle des terres à risque d’érosion moyen à très élevé a diminué de 44 à 34 %.

Figure 9. Terres cultivées dans l’écozone+ des plaines à forêts mixtes par catégorie de risque d’érosion du sol, en 2006.

carte

Description longue pour la figure 9

Cette carte montre les terres cultivées dans l’écozone+ des plaines à forêts mixtes par catégorie de risque d’érosion du sol en 2006. Les terres cultivées représentent une utilisation majeure des terres dans cette écozone (40 % de la zone). La partie nord de l'écozone+ appartient à la catégorie de risque très faible. La partie sud, autour de la région des Grands Lacs, rassemble un mélange de catégories de risque faible à très élevé

 

Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres cultivées ont été pris en compte dans l’analyse et sont indiqués sur la carte.

Figure 10. Risque d’érosion du sol des terres cultivées de l’écozone+ des plaines à forêts mixtes, de 1981 à 2006.

graphique

Description longue pour la figure 10

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Pourcentage de terres agricoles
AnnéeTrès faible
(<6 t/ha/an)
Faible
(6-11 t/ha/an)
Moyen
(11-22 t/ha/an)
Élevé
(22-33 t/ha/an)
Très élevé
(>33 t/ha/an)
198141.514.216.17.121.0
198643.214.116.07.019.8
199143.814.715.26.819.5
199647.614.414.56.816.7
200149.114.113.97.015.9
200652.813.613.16.414.0

Source : Données de la base nationale de données sur les sols et du Recensement de l’agriculture

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Écozone+ de la Cordillère montagnarde

Dans l’écozone+ de la Cordillère montagnarde (Figure 11), la culture des terres représente une utilisation mineure du territoire (0,4 % de la superficie totale du territoire) et se retrouve dans des régions à basse altitude intramontagneuses. De 1981 à 2006, la quantité de terres cultivéesNote12 à très faible risque d’érosion a augmenté de 85 à 93 %, alors que celle à risque d’érosion moyen à élevé est passée de 7 à 3 % (Figure 12). Les risques d’érosion les plus élevés sont dans la portion des terres cultivées se trouvent sur les pentes les plus abruptes. Le travail du sol y est pratiqué intensivement, donc l’érosion qui en découle domine. Les réductions de l’érosion sont le résultat d’un passage des cultures annuelles aux cultures vivaces. En général, les cultures vivaces exigent moins de labour et protègent mieux les paysages de l’érosion hydrique.

Figure 11. Terres cultivées dans l’écozone+ de la Cordillère montagnarde par catégorie de risque d’érosion du sol, en 2006.

carte

Description longue pour la figure 11

Cette carte montre les terres cultivées dans l’écozone+ de la Cordillère montagnarde par catégorie de risque d’érosion du sol en 2006. Les terres cultivées représentent une faible utilisation (0,4 % de la superficie terrestre totale), on les trouve dans les zones intermontagnardes à basse altitude. La plupart des terres cultivées se trouvent dans la catégorie de risque très faible, à l'exception d'une partie qui présente un risque faible à modéré dans le sud de l'écozone+.

 

Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres cultivées ont été pris en compte dans l’analyse et sont indiqués sur la carte.

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Figure 12. Risque d’érosion du sol des terres cultivées de l’écozone+ de la Cordillère montagnarde, de 1981 à 2006.

graphique

Description longue pour la figure 12

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Pourcentage de terres agricoles
AnnéeTrès faible
(<6 t/ha/an)
Faible
(6-11 t/ha/an)
Moyen
(11-22 t/ha/an)
Élevé
(22-33 t/ha/an)
Très élevé
(>33 t/ha/an)
198184.68.84.91.20.6
198685.48.84.01.00.7
199185.58.44.41.10.6
199690.05.83.10.60.4
200191.25.52.70.40.2
200692.74.72.20.20.1

Source : Données de la base nationale de données sur les sols et du Recensement de l’agriculture

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Écozone+ boréale de Terre-Neuve

Il n’y a qu’un peu plus de 7 000 ha de terres cultivéesNote13 dans l’écozone+ boréale Terre-Neuve, ce qui correspond à moins de 0,1 % de l’écozone+. En 2006, le risque d’érosion fluctuait à travers le territoire (Figure 13). Le risque d’érosion des terres cultivées n’a pas beaucoup changé avec le temps (Figure 14). Presque toute la superficie (79 %) présentait un très faible risque d’érosion, alors que le risque était de moyen à très élevé sur 12 % des terrains. L’intensité du travail du sol n’a pas non plus beaucoup changé, ce qui explique pourquoi le risque d’érosion n’a presque pas changé.

Figure 13. Terres cultivées dans l’écozone+ boréale de Terre-Neuve par catégorie de risque d’érosion du sol, en 2006.

carte

Description longue pour la figure 13

Cette carte montre les terres cultivées dans l’écozone+ boréale de Terre-Neuve par catégorie de risque d’érosion du sol en 2006. Les terres cultivées représentent moins de 0,1 % de l'écozone+ le long de la côte ouest et nord et la catégorie de risque varient dans l'ensemble du paysage. Les zones présentant un risque très faible, modéré et très élevé sont réparties dans l'ensemble du paysage.

 

Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres cultivées ont été pris en compte dans l’analyse et sont indiqués sur la carte.

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Figure 14. Risque d’érosion du sol des terres cultivées de l’écozone+ boréale de Terre-Neuve, de 1981 à 2006.

graphique

Description longue pour la figure 14

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Pourcentage de terres agricoles
AnnéeTrès faible
(<6 t/ha/an)
Faible
(6-11 t/ha/an)
Moyen
(11-22 t/ha/an)
Élevé
(22-33 t/ha/an)
Très élevé
(>33 t/ha/an)
198179.69.45.00.65.3
198683.19.05.10.22.7
199180.011.65.90.22.3
199683.68.74.90.22.6
200180.610.25.50.33.4
200678.49.86.40.64.8

Source : Données de la base nationale de données sur les sols et du Recensement de l’agriculture

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Écozone+ maritime du Pacifique

Seulement 0,3 % de l’écozone+ maritime du Pacifique sont des terres cultivéesNote14. La plus grande région de terres cultivées est la vallée du bas Fraser, le reste se trouvant dans de petits îlots des basses terres côtières de la partie continentale sud, au sud de l’île de Vancouver et sur les îles Gulf (Figure 15). Même si elles ne représentent qu’une petite partie de l’écozone+, les terres cultivées sont proches et au niveau des plus grandes régions métropolitaines, de sorte que leur impact sur le milieu humain est beaucoup plus grand que leur superficie relative. Bien que de bonnes quantités de pluie puissent tomber au cours des événements de précipitation, leur intensité est faible, donc le risque d’érosion hydrique est faible. Le travail du sol est assez intensif, donc l’érosion qui en résulte domine. Les risques d’érosion les plus élevés sont observés sur la portion de terres cultivées présente sur les pentes les plus abruptes. De 1981 à 2006, la superficie des terres cultivées ayant un très faible risque d’érosion a augmenté de 87 à 89 %, alors que celle des terres cultivées avec un risque d’érosion de moyen à élevé a diminué de 9 à 7 % (Figure 16).

Figure 15. Terres cultivées dans l’écozone+ maritime du Pacifique par catégorie de risque d’érosion du sol, en 2006.

carte

Description longue pour la figure 15

Cette carte montre les terres cultivées dans l’écozone+ maritime du Pacifique par catégorie de risque d’érosion du sol en 2006. Seulement 0,3 % de l'écozone+ maritime du Pacifique sont des terres cultivées. La plus grande zone de terres cultivées est la vallée du bas Fraser et le restant se trouve dans des petites poches dans les basses terres côtières de la partie continentale sud, le sud de l'île de Vancouver et sur les îles Gulf. La majorité des terres cultivées appartient à la catégorie de risque d'érosion du sol très faible.

 

Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres cultivées ont été pris en compte dans l’analyse et sont indiqués sur la carte.

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Figure 16. Risque d’érosion du sol des terres cultivées de l’écozone+ maritime du Pacifique, de 1981 à 2006.

graphique

Description longue pour la figure 16

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Pourcentage de terres agricoles
AnnéeTrès faible
(<6 t/ha/an)
Faible
(6-11 t/ha/an)
Moyen
(11-22 t/ha/an)
Élevé
(22-33 t/ha/an)
Très élevé
(>33 t/ha/an)
198186.74.66.90.71.0
198688.84.45.50.60.6
199189.83.65.30.50.8
199689.04.55.70.50.3
200189.13.76.40.50.2
200688.93.96.70.30.2

Source : Données de la base nationale de données sur les sols et du Recensement de l’agriculture

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Écozone+ des Prairies

La culture des terres est l’utilisation dominante de l’écozone+ des Prairies (54 % de la superficie) et représente les deux tiers (67 %) de toutes les terres cultivéesNote15 au Canada (voir la Figure 1). La répartition des catégories de risque d’érosion du sol en 2006 est illustrée à la Figure 17. En raison du climat sec de l’écozone+ des Prairies et de l’exposition au vent de ses vastes champs, l’érosion éolienne est une préoccupation constante et le restera si des mesures de conservation, par exemple le maintien de brise-vent et (ou) de couvre-sol adéquats avec des plantes ou des résidus de culture, ne sont pas prises. Les sols les plus sablonneux sont les plus propices à l’érosion éolienne, mais l’érosion se produira sur tous les sols qui ne feront pas l’objet de mesures de conservation. Des labours excessifs peuvent pulvériser les sols et les rendre vulnérables à une érosion éolienne grave, quels qu’ils soient. L’érosion causée par le travail du sol est la plus grande source d’érosion des terrains en bosses et creux. En raison du climat, le risque d’érosion hydrique est relativement faible, sauf sur les terres en fortes pentes, notamment les terres cultivées le long de l’escarpement du Manitoba. L’érosion hydrique sous la forme de ravinement n’est pas prise en compte dans la présente analyse, mais elle peut également être importante dans cette écozone+ sur des sols inclinés, si des pratiques de conservation ne sont pas mises en œuvre, par exemple des voies d’eau gazonnées.

Figure 17. Terres cultivées dans l’écozone+ des Prairies par catégorie de risque d’érosion du sol, en 2006.

carte

Description longue pour la figure 17

Cette carte montre les terres cultivées dans l’écozone+ des Prairies par catégorie de risque d’érosion du sol, en 2006. Les terres cultivées représentent la principale utilisation des terres dans l'écozone+, en grande partie dans la catégorie de risque d'érosion très faible, avec quelques zones dispersées de risque faible et quelques secteurs de risque modéré dans l'ensemble de l'écozone+.

 

Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres cultivées ont été pris en compte dans l’analyse et sont indiqués sur la carte.

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L’écozone+ des Prairies affiche les plus grandes réductions du risque d’érosion au Canada. La proportion de terres cultivées à très faible risque est passée de 64 % en 1981 à 84 % en 2006 (Figure 18). Au cours de la même période de temps, la quantité de terres à risque d’érosion moyen à très élevé a diminué de 18 à 7 %. Ces réductions s’expliquent par la combinaison de l’adoption à grande échelle d’un travail du sol de conservation, en particulier le fait de ne pas recourir au travail du sol, et à la réduction marquée de la jachère d’été. De plus, certaines des terres les plus érodables sont passées des cultures annuelles aux cultures vivaces et aux prairies artificielles, engendrant ainsi des réductions étonnantes.

Figure 18. Risque d’érosion du sol des terres cultivées de l’écozone+ des Prairies, de 1981 à 2006.

graphique

Description longue pour la figure 18

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Pourcentage de terres agricoles
AnnéeTrès faible
(<6 t/ha/an)
Faible
(6-11 t/ha/an)
Moyen
(11-22 t/ha/an)
Élevé
(22-33 t/ha/an)
Très élevé
(>33 t/ha/an)
198164.118.313.22.22.1
198664.718.712.62.12.0
199167.317.211.91.91.7
199671.715.59.91.61.3
200177.212.57.81.41.1
200684.48.75.11.00.7

Source : Données de la base nationale de données sur les sols et du Recensement de l’agriculture

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Compte tenu de l’érosion éolienne, les sols à texture grossière (loams sableux, sables loameux et sables) présentent généralement le risque d’érosion le plus élevé dans l’écozone+ des Prairies. Il est recommandé pour ces sols d’éviter tout travail du sol ou de remplacer les cultures annuelles par un couvert de vivaces. En plus des sols à texture grossière, ceux qui sont irrigués dans l’extrême sud des Prairies sont particulièrement sujets à l’érosion éolienne, indépendamment de la texture. La vulnérabilité de ces régions à l’érosion éolienne est le résultat des conditions climatiques qui comprennent des vents forts et, souvent, un mince couvert de neige en raison du chinook qui permet à l’érosion de sévir tout au long de l’hiver. En outre, le travail du sol est généralement intensif sur les terres cultivées irriguées. Le risque d’érosion d’une terre irriguée est particulièrement sérieux après des cultures de pommes de terre et de betteraves à sucre. Dans ce cas, une culture de couverture de céréales de printemps ou d’hiver aidera à contrôler l’érosion éolienne. Un bon épandage de fumier aidera aussi à contrôler l’érosion.

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Écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest

La culture des terres représente une utilisation mineure du territoire de l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest (1 % des terres) et se fait dans des vallées, celles de l’Okanogan et de la rivière Thompson, par exemple. La Figure 19 illustre la répartition en 2006 des catégories de risque d’érosion du sol de l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest. Comme dans plusieurs autres écozones+, les terres cultivéesNote16 se trouvent généralement très proches de fortes agglomérations, donc leur impact possible sur la qualité de l’air et de l’eau à proximité des établissements humains est supérieur à ce que suggère la petite fraction de la superficie totale qu’elles représentent. En raison du climat sec dans les vallées, le risque d’érosion hydrique est faible. En général, le risque d’érosion est faible sauf sur les pentes complexes labourées, où l’érosion due au travail du sol est importante. De 1981 à 2006, la superficie de terres cultivées à très faible risque d’érosion est passée de 91 à 95 %, alors que celle associée à un risque d’érosion moyen à élevé a diminué de 4 à 2 % (Figure 20). La production de plus de cultures vivaces, les raisins par exemple, explique en grande partie cette réduction.

Figure 19. Terres cultivées dans l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest par catégorie de risque d’érosion du sol, en 2006.

carte

Description longue pour la figure 19

Cette carte montre des terres cultivées dans l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest par catégorie de risque d’érosion du sol en 2006. La majorité des terres cultivées présentent un risque très faible dans l'ensemble de l'écozone+. Certaines zones présentant un risque faible et une zone présentant un risque modéré se trouvent dans les régions de l'est de l'écozone+.

 

Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres cultivées ont été pris en compte dans l’analyse et sont indiqués sur la carte.

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Figure 20. Risque d’érosion du sol des terres cultivées de l’écozone+ du bassin intérieur de l’Ouest, de 1981 à 2006.

graphique

Description longue pour la figure 20

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Pourcentage de terres agricoles
AnnéeTrès faible
(<6 t/ha/an)
Faible
(6-11 t/ha/an)
Moyen
(11-22 t/ha/an)
Élevé
(22-33 t/ha/an)
Très élevé
(>33 t/ha/an)
198191.44.71.70.61.6
198691.74.91.40.71.3
199193.13.81.50.51.1
199694.53.41.20.30.6
200191.44.42.50.61.1
200694.53.41.10.20.8

Source : Données de la base nationale de données sur les sols et du Recensement de l’agriculture

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Notes de bas de page

Note 8

La catégorie « terres cultivées » utilisée dans le présent rapport englobe également les catégories « pâturages améliorés » et « jachère » du Recensement de l’agriculture. Par conséquent, il est possible que les statistiques indiquées ici soient différentes de celles présentées dans les autres rapports thématiques. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la section sur les indicateurs agroenvironnementaux à la page 1.

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Note 9

La catégorie « terres cultivées » utilisée dans le présent rapport englobe également les catégories « pâturages améliorés » et « jachère » du Recensement de l’agriculture. Par conséquent, il est possible que les statistiques indiquées ici soient différentes de celles présentées dans les autres rapports thématiques. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la section sur les indicateurs agroenvironnementaux à la page 1.

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Note 10

La catégorie « terres cultivées » utilisée dans le présent rapport englobe également les catégories « pâturages améliorés » et « jachère » du Recensement de l’agriculture. Par conséquent, il est possible que les statistiques indiquées ici soient différentes de celles présentées dans les autres rapports thématiques. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la section sur les indicateurs agroenvironnementaux à la page 1.

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Note 11

La catégorie « terres cultivées » utilisée dans le présent rapport englobe également les catégories « pâturages améliorés » et « jachère » du Recensement de l’agriculture. Par conséquent, il est possible que les statistiques indiquées ici soient différentes de celles présentées dans les autres rapports thématiques. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la section sur les indicateurs agroenvironnementaux à la page 1.

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Note 12

La catégorie « terres cultivées » utilisée dans le présent rapport englobe également les catégories « pâturages améliorés » et « jachère » du Recensement de l’agriculture. Par conséquent, il est possible que les statistiques indiquées ici soient différentes de celles présentées dans les autres rapports thématiques. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la section sur les indicateurs agroenvironnementaux à la page 1.

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Note 13

La catégorie « terres cultivées » utilisée dans le présent rapport englobe également les catégories « pâturages améliorés » et « jachère » du Recensement de l’agriculture. Par conséquent, il est possible que les statistiques indiquées ici soient différentes de celles présentées dans les autres rapports thématiques. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la section sur les indicateurs agroenvironnementaux à la page 1.

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Note 14

La catégorie « terres cultivées » utilisée dans le présent rapport englobe également les catégories « pâturages améliorés » et « jachère » du Recensement de l’agriculture. Par conséquent, il est possible que les statistiques indiquées ici soient différentes de celles présentées dans les autres rapports thématiques. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la section sur les indicateurs agroenvironnementaux à la page 1.

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Note 15

La catégorie « terres cultivées » utilisée dans le présent rapport englobe également les catégories « pâturages améliorés » et « jachère » du Recensement de l’agriculture. Par conséquent, il est possible que les statistiques indiquées ici soient différentes de celles présentées dans les autres rapports thématiques. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la section sur les indicateurs agroenvironnementaux à la page 1.

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Note 16

La catégorie « terres cultivées » utilisée dans le présent rapport englobe également les catégories « pâturages améliorés » et « jachère » du Recensement de l’agriculture. Par conséquent, il est possible que les statistiques indiquées ici soient différentes de celles présentées dans les autres rapports thématiques. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la section sur les indicateurs agroenvironnementaux à la page 1.

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