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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l'écozone+ des Prairies

Généralités sur l'écozone+

L'écozone+ des Prairies, illustrée à la figure 1 et décrite au tableau 1 , est caractérisée par un climat allant de semi-aride à subhumide qui soutient de vastes prairies tempérées. La plus grande partie de l'écozone+ ayant connu la glaciation, la surface terrestre est, en de nombreux endroits, constituée de dépôts glaciaires d'épaisseur variable. L'utilisation prédominante des terres est l'agriculture (figure 2), principalement axée sur les cultures annuelles, les zones de prairies naturelles et artificielles subsistantes étant utilisées pour le pâturage du bétail et pour le fourrage. Il demeure de petites zones forestières, principalement dans l'écorégion de la tremblaie-parc. Les Prairies sont connues pour leurs nombreux milieux humides, ou cuvettes, lesquels sont répartis dans le paysage. La figure 3 présente les sept écorégions qui constituent l'écozone+.

Tableau 1. Aperçu de l'écozone+ des Prairies
Superficie465 094 km2 (4,7 % de al superficie du Canada)
TopographieRelief modeste, allant de 200 m au-dessus du niveau de la mer à l'est à 1 200 m à l'ouest.
Font exception les collines Cypress, qui délimitent frontière entre la Saskatchewan et l'Alberta et atteignent environ 1 500 m, de même que les contreforts des montagnes Rocheuses, qui atteignent 1 700 m. Fait partie des Grandes Plaines.
ClimatVariable, avec des hivers froids à très froids (température moyenne allant de -6 à -17 oC) et des étés chauds et humides (température moyenne allant de 15 à 19 oC).
Les précipitations varient de moins de 280 mm par année au centre de la région sèche, à 540 mm par année dans l'est, où le nombre de jours sans nuages est élevé.
Bassins fluviauxFait partie de 14 sous-bassins hydrographiques au sein du bassin de la rivière Nelson et englobe une petite partie du bassin du fleuve Mississippi.
Les grands cours d'eau que l'on y trouve comprennent les rivières Saskatchewan Nord et Saskatchewan Sud, Bow, Rouge et Assiniboine.
GéologieLes dépôts qui proviennent directement de la glace glaciaire ont créé un relief vallonneux composé de till glaciaire de texture moyenne, les dépôts des eaux de fonte ayant donné naissance à des plaines sablonneuses et les lacs glaciaires ayant créé des lits de sol argileux dans les cours d'eau.
Sous-couche de grès lité horizontalement et de schiste argileux du Tertiaire et du Crétacé, avec une certaine quantité de calcaire du Paléozoïque dans l'est.
PeuplementTerritoires traditionnels de plus d'une douzaine de groupes autochtones.
L'influence européenne a commencé avec le commerce des fourrures au XVIIIe siècle; l'exploitation agricole a débuté au XIXe siècle.
Les grandes villes comprennent Edmonton, Calgary, Regina, Saskatoon, Winnipeg, Brandon et de nombreux autres centres urbains en expansion.
ÉconomieAgriculture, pétrole, gaz naturel, charbon, extraction de ressources comme la potasse.
Développement83 grands barrages, principalement pour l'irrigation.
Dense réseau routier, tant urbain que rural; vaste réseau d'ouvrages de drainage dans l'est.
Intense développement pétrolier et gazier dans certains secteurs.
Mines de potasse et de charbon dans certains secteurs.
Importance nationale/mondialeDeux parcs nationaux : Elk Island et des Prairies.
Une réserve de la biosphère : Lac Redberry (Saskatchewan).
Cinq sites Ramsar (terres humides d'importance internationale) : lac Beaverhill, lacs Quill, lac de la Dernière-Montagne, marais Delta, marais Oak Hammock.
Quatre sites faisant partie du Réseau de réserves pour les oiseaux de rivage dans l'hémisphère occidental : lacs Quill, lacs Chaplin-Old Wives-Reed, lac Beaverhill, lac de la Dernière-Montagne.
Deux sites du patrimoine mondial : le précipice à bisons Head-Smashed-In (chasse autochtone) et le parc provincial Dinosaur (fossiles de dinosaures).
Extrémité nord des Grandes Plaines de l'Amérique du Nord et plus vaste étendue prairiale au Canada.
La plus modifiée de toutes les écozones+ au Canada, en raison d'une conversion généralisée des prairies naturelles à l'agriculture.
Les prairies vestigiales encore existantes abritent un assemblage unique d'espèces prairiales, dont plusieurs sont en péril.
Figure 2: Couverture terrestre de l'écozone+ des Prairies en 2005
Map
Source : Ahern et al., 2011Footnote7, à partir de données de Latifovic et Pouliot, 2005Footnote8
Description longue pour la figure 2

Ce graphique contient une carte et un histogramme empilé de la couverture terrestre de l'écozone+ des Prairies en 2005. Les terres agricoles y prédominent (88 %), uniformément réparties dans toute l'écozone+. La couverture terrestre était composée à 10 % de prairies, surtout présentes dans deux grandes régions du centre-ouest et du centre-sud de l'écozone+ le long de la limite Alberta-Saskatchewan, bien que de petites superficies prairiales ponctuent ça et là l'écozone+. L'écozone était composée à 1 % de forêts et à 1 % d'arbustaies, dispersées un peu partout dans l'écozone+ mais souvent par grappes, et en plus vastes superficies dans le sud-est de l'écozone+.

Figure 3: Ecoregions of the Prairies Ecozone+.
Map
Source : Groupe de travail sur la stratification écologique, 1995Footnote5
Description longue pour la figure 3

Cette carte illustre les huit écorégions qui composent l'écozone+ des Prairies. L'écorégion des hautes terres Cypress, plus petite écorégion de l'écozone+, couvre la région des collines Cypress qui chevauche la limite sud Alberta–Saskatchewan. L'écorégion des prairies mixtes encercle l'écorégion des hautes terres Cypress et inclut vers le sud le coin sud-est de l'Alberta et le coin sud-ouest de la Saskatchewan, jusqu'à la frontière Canada-États-Unis. L'écorégion des prairies mixtes humides prolonge, entoure et délimite l'écorégion des prairies mixtes. L'écorégion des tremblaies-parcs prolonge et entoure l'écorégion des prairies mixtes humides, qu'elle délimite en bonne partie à l'ouest et au nord, et elle s'étend vers l'est aussi loin qu'au Manitoba. L'écorégion des prairies à fétuque est une petite écorégion nichée dans le sud de l'Alberta, qui compose en partie la limite sud-ouest de l'écozone+ et couvre environ la moitié de la latitude de l'écozone+. L'écorégion de la plaine du lac Manitoba se trouve entièrement au Manitoba et comprend le lac Manitoba et la rivière Rouge. Elle délimite l'écozone+ à l'est. Les écorégions des tremblaies-parcs et des hautes terres du sud-ouest du Manitoba sont de très petites écorégions, également sises au Manitoba. L'écorégion des tremblaies-parcs est située juste à l'ouest du lac Manitoba et forme une petite section de la limite nord-est de l'écozone+, alors que l'écorégion des hautes terres du sud-ouest du Manitoba englobe deux petites parcelles de taille à peu près équivalente, une sur la frontière Canada-États-Unis dans le sud-ouest du Manitoba, l'autre à équidistance de Brandon et Winnipeg.

L'un des phénomènes les plus frappants concernant l'écozone+ des Prairies est la rapidité et l'ampleur de la modification du paysage. La végétation naturelle, qui couvrait la quasi-totalité de l'écozone+ à la fin du XIXe siècle, a été réduite à quelque 30 % du territoire (et beaucoup moins dans certaines zones) vers la fin du XXe siècle, principalement à cause de la conversion agricole des prairies naturelles. La conversion semble s'être stabilisée au cours des dernières décennies, mais les menaces associées à l'expansion urbaine, au développement résidentiel et industriel, aux projets de drainage et à l'agriculture demeurent. Les territoires restants sont de plus en plus fragmentés par les champs cultivés, le réseau routier et les nouveaux projets de développement énergétique.

La plus grande partie de la biodiversité naturelle de l'écozone+ est intégrée dans la végétation naturelle et soutenue par cette dernière.

Limites administratives :L'écozone+ des Prairies couvre la portion sud-est de l'Alberta (AB), la portion sud de la Saskatchewan (SK) et la portion sud-ouest du Manitoba (MB).

Population: La population de l'écozone+ des Prairies augmente rapidement et atteignait 4,5 millions d'habitants en 2006 (figure 4). Principalement rurale par le passé, elle est devenue à prédominance urbaine.

Figure 4: Population humaine de l'écozone+ des Prairies, 1971 à 2006
Graph
Source: Environnement Canada, 2009Footnote9
Description longue pour la figure 4

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

AnnéePopulation
19712,917,475
19763,122,528
19813,499,494
19863,681,926
19913,850,268
19963,979,522
20014,222,569
20064,514,106

 

Parc national des Prairies, Saskatchewan
© istockphoto.com / 4loops
Parc National
Champ de canola, Manitoba
© istockphoto.com / graphicjackson
Champ de canola
Exemple de lacs à bassin fermé
dans le sud de la Saskatchewan
© dreamstime.com / A. Nantel
Lacs

Canard pilet.
© istockphoto.com / J. Lugo (lugo)
Canard pilet

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Note de bas des pages

NB 5

Groupe de travail sur la stratification écologique. 1995. Cadre écologique national pour le Canada. Agriculture et Agroalimentaire Canada, Direction générale de la recherche, Centre de recherches sur les terres et les ressources biologiques et Environnement Canada, Direction générale de l'état de l'environnement, Direction de l'analyse des écozones. Ottawa, ON/Hull, QC. 144 p. Rapport et carte nationale 1/7 500 000.

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NB 7

Ahern, F., Frisk, J., Latifovic, R. et Pouliot, D. 2011. Surveillance à distance de la biodiversité : sélection de tendances mesurées à partir d'observations par satellite du Canada. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 17. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON.

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NB 8

Latifovic, R. et Pouliot, D. 2005. Multitemporal land cover mapping for Canada: methodology and products. Journal canadien de télédétection 31:347-363.

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NB 9

Environnement Canada. 2009. Analyse inédite des données de population par écozone+ tirée de la série L'activité humaine et l'environnement de Statistique Canada, de 1971 à 2006. Gouvernement du Canada. Ottawa, ON. Les données sur le profil des collectivités ont servi à faire les adaptations nécessaires par suite de la modification des limites des écozones+.

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