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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l'écozone+ des Prairies

Coup d'œil sur les constatations clés à l'échelle nationale et de l'écozone+

À l'échelle nationale et de l'écozone+

Le tableau 2 présente les constatations clés à l'échelle nationale du rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010NB3 ainsi qu'un résumé des tendances correspondantes dans l'écozone+ des Prairies. Les numéros des sujets renvoient aux constatations clés à l'échelle nationale de Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Les sujets qui sont grisés ont été désignés comme des constatations clés à l'échelle nationale, mais ils n'étaient pas pertinents ou n'ont pas été évalués pour l'écozone+; ils n'apparaissent pas dans le corps du présent document. Les éléments probants des constatations qui figurent au tableau qui suit sont présentés dans le texte par constatation clé. Pour de nombreux sujets, on peut également trouver des données complémentaires dans le document exhaustif Rapport sur l'état et les tendances de l'écozone+ des PrairiesNB4. Voir la préface à la page i.

Tableau 2. Aperçu des constatations clés

2.1 Thème: Biomes
Thèmes et sujetsConstatations clés : Échelle nationaleConstatations clés : Écozone+ des Prairies
1. ForêtsSur le plan national, la superficie que couvrent les forêts a peu changé depuis 1990; sur le plan régional, la réduction de l'aire des forêts est considérable à certains endroits. La structure de certaines forêts du Canada, y compris la composition des essences, les classes d'âge et la taille des étendues forestières intactes, a subi des changements sur des périodes de référence plus longues.Les forêts couvrent une faible proportion de l'écozone+ des Prairies (1–5 %). Entre l'arrivée des Européens et les années 1960, le couvert boisé a remplacé les prairies dans de nombreuses portions de l'écorégion de la tremblaie-parc, en partie à cause des modifications dans le régime des feux. Néanmoins, aucun changement n'a été détecté dans les zones de végétation. Entre 1941 et 1981, le couvert boisé en milieu agricole est passé de 10 à 3 %. Entre 1985 et 2001, on a enregistré un déclin supplémentaire de 6 % dans l'habitat naturellement boisé, mais une hausse de 3 % des grands arbustes. La variabilité observée dans les taux de croissances des arbres a été imputée aux années de sécheresse et aux invasions de livrées des forêts.
2. PrairiesL'étendue des prairies indigènes n'est plus qu'une fraction de ce qu'elle était à l'origine. Bien qu'à un rythme plus lent, la disparition des prairies se poursuit dans certaines régions. La santé de bon nombre de prairies existantes a également été compromise par divers facteurs de stress.Les prairies indigènes couvrent moins de 25 % de l'écozone+ des Prairies. Quelque 70 % de la végétation indigène (principalement des prairies) a disparu avant les années 1990. Le phénomène a ralenti, mais n'est pas terminé; dans certains secteurs, 10 % des prairies indigènes qui restaient ont disparu entre 1985 et 2001. Quelque 8 % des pâturages indigènes ou artificiels évalués en Alberta et en Saskatchewan ont été jugés « non en santé » à cause d'un surpâturage et d'une invasion par des espèces non indigènes. Les oiseaux de prairie ont globalement décliné de 35 % entre les années 1970 et les années 2000, la chute dépassant 60 % pour plusieurs espèces.
3. Milieux humidesLa perte de milieux humides a été importante dans le sud du Canada; la destruction et la dégradation continuent sous l'influence d'une vaste gamme de facteurs de stress. Certains milieux humides ont été restaurés ou sont en cours de restauration.Les milieux humides couvrent 3 % ou moins de l'écozone+ des Prairies. Les estimations des pertes historiques de milieux humides varient entre 40 et 71 %, selon la région. À l'échelle de l'écozone+, 6 % des bassins ont disparu entre 1985 et 2001. Le drainage et le remblayage des milieux humides demeurent des facteurs de stress écologique constants, qui se répercutent sur les populations continentales de sauvagine.
4. Lacs et cours d'eauAu cours des 40 dernières années, parmi les changements influant sur la biodiversité qui ont été observés dans les lacs et les cours d'eau du Canada, on compte des changements saisonniers des débits, des augmentations de la température des cours d'eau et des lacs, la baisse des niveaux d'eau et la perte et la fragmentation des habitats.La disponibilité de l'eau représente dans cette écozone+ un facteur et un enjeu d'importance, qui peut avoir des impacts sur la production culturale, la productivité des pâturages et l'adéquation des milieux humides pour la sauvagine. Entre les années 1940 et 2005, la fonte printanière s'est graduellement produite plus tôt et il y a eu une baisse du volume et des débits de pointe du ruissellement saisonnier (mars-octobre). Plusieurs cours d'eau des Prairies ont vu leur débit moyen diminuer au cours des 50 à 100 dernières années. Les niveaux d'eau des lacs à bassin fermé ont baissé de 4 à 10 mètres entre les années 1920 et 2006. La période de construction de grands barrages a plafonné entre les années 1950 et 1970, et les petits ouvrages de drainage et de régularisation des eaux continuent de fragmenter les réseaux lacustres et fluviaux.
5. Zones côtièresLes écosystèmes côtiers, par exemple les estuaires, les marais salés et les vasières, semblent sains dans les zones côtières moins développées, même s'il y a des exceptions. Dans les zones développées, l'étendue des écosystèmes côtiers diminue, et leur qualité se détériore en raison de la modification de l'habitat, de l'érosion et de l'élévation du niveau de la mer.Sans objet
6. Zones marinesLes changements observés sur le plan de la biodiversité marine au cours des 50 dernières années sont le résultat d'une combinaison de facteurs physiques et d'activités humaines comme la variabilité océanographique et climatique et la surexploitation. Bien que les populations de certains mammifères marins se soient rétablies à la suite d'une surexploitation par le passé, de nombreuses espèces de pêche commerciale ne se sont toujours pas rétablies.Sans objet
7. La glace dans l'ensemble des biomesLa réduction de l'étendue et de l'épaisseur des glaces marines, le réchauffement et le dégel du pergélisol, l'accélération de la perte de masse des glaciers et le raccourcissement de la durée des glaces lacustres sont observés dans tous les biomes du Canada. Les effets sont visibles à l'heure actuelle dans certaines régions et sont susceptibles de s'étendre; ils touchent à la fois les espèces et les réseaux trophiques.Certains lacs et cours d'eau connaissent une débâcle anticipée. Les données sur la glace dans l'écozone+ des Prairies sont toutefois limitées.
DunesNBa1Les dunes constituent un biome unique dont répartition est très limitée au Canada. C'est pourquoi l'information sur les dunes n'a pas été reconnue comme une constatation clé récurrente à l'échelle nationale, et ne fait pas partie des autres constatations clés du rapport national3. Cependant, en raison de l'importance des dunes pour la biodiversité de l'écozone+ des Prairies, l'information à leur sujet forme dans ce rapport une constatation clé distincte propre à l'écozone+.L'habitat de dunes de sable actives (non stabilisées) a décliné de 1944 à 1991, quoiqu'à une intensité grandement variable dans l'ensemble du paysage. Au moins cinq espèces en péril sont menacées par la modification des habitats dunaires.
2.2 Thème : Interactions humains-écosystèmes
Thèmes et sujetsConstatations clés : Échelle nationaleConstatations clés : Écozone+ des Prairies
8. Aires protégéesLa superficie et la représentativité du réseau d'aires protégées ont augmenté ces dernières années. Dans bon nombre d'endroits, la superficie des aires protégées est bien au-delà de la valeur cible de 10 % qui a été fixée par les Nations Unies. Elle se situe en deçà de la valeur cible dans les zones fortement développées et dans les zones océaniques.La superficie totale protégée, qui était de 0,4 à 3,8 % en 1992, est passée à 4,5 % en 2009. Cela comprenait 1,2 % de l'écozone+ dans les aires protégées considérées comme étant de catégorie I-IV par l'UICN, c'est-à-dire des zones protégées pour en conserver les ressources naturelles ou culturelles plutôt qu'à des fins d'utilisation durable par des traditions culturelles établies.
9. IntendanceLes activités d'intendance au Canada, qu'il s'agisse du nombre et du type d'initiatives ou des taux de participation, sont à la hausse. L'efficacité d'ensemble de ces activités en ce qui a trait à la préservation et à l'amélioration de la biodiversité et de la santé des écosystèmes n'a pas été entièrement évaluée.Les programmes et les initiatives d'intendance, particulièrement à l'intention des agriculteurs et des éleveurs, ont rapidement crû dans les années 1990 et 2000. L'Initiative nationale de planification de ferme agroenvironnementale et le Programme d'intendance de l'habitat pour les espèces en péril ont encouragé les activités d'intendance sur les terres privées. En 2007, environ 90 % du territoire assujetti à des servitudes de conservation au Canada était situé dans l'écozone+ des Prairies. Le Projet conjoint Habitat des Prairies a permis, entre 1992 et 2007, d'accroître de plus de 600 % l'ensemencement en blé d'hiver, qui réduit la perturbation et offre un couvert aux espèces de sauvagine à nidification précoce.
Conversion des écosystèmesNBa1La conversion des écosystèmes a été désignée initialement comme une constatation clé récurrente à l'échelle nationale, et des renseignements ont été compilés et évalués par la suite pour l'écozone+ des Prairies. Dans la version définitive du rapport national3, des renseignements liés à la conversion des écosystèmes ont été intégrés à d'autres constatations clés. Ces renseignements sont conservés en tant que constatation clé distincte pour l'écozone+ des Prairies.Environ 70 % de l'écozone+ a été convertie, principalement en raison de l'agriculture pratiquée depuis l'arrivée des Européens. Les milieux humides, les prairies et les habitats boisés ont tous décliné entre 1985 et 2001.
Le paysage est fortement fragmenté, et la plupart des fragments d'habitat naturel encore existants ont moins de 10 hectares. L'aménagement des routes et les infrastructures associées au développement énergétique continuent d'intensifier la fragmentation du paysage.
10. Espèces non indigènes envahissantesLes espèces non indigènes envahissantes sont un facteur de stress important en ce qui concerne le fonctionnement, les processus et la structure des écosystèmes des milieux terrestres, des milieux d'eau douce et d'eau marine. Leurs effets se font sentir de plus en plus à mesure que leur nombre augmente et que leur répartition géographique progresse.Le nombre tout comme l'étendue géographique des espèces envahissantes ont augmenté. Les prairies indigènes ont été particulièrement perturbées par les plantes non indigènes envahissantes, la proportion de biomasses non indigène atteignant jusqu'à 95 % dans certaines régions. Les herbes et les plantes herbacées à feuilles larges non indigènes ont diminué la diversité et le couvert des prairies indigènes et modifié l'habitat des oiseaux et des espèces en péril. Les poissons, les invertébrés et les végétaux non indigènes envahissants font également peser de graves menaces sur les écosystèmes aquatiques.
11. ContaminantsDans l'ensemble, les concentrations d'anciens contaminants dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine ont diminué au cours des 10 à 40 dernières années. Les concentrations de beaucoup de nouveaux contaminants sont en progression dans la faune; les teneurs en mercure sont en train d'augmenter chez certaines espèces sauvages de certaines régions.Entre 1971 et 2006, l'épandage d'herbicides en milieu agricole a beaucoup augmenté, tout comme la superficie traitée. En 2002, 92 % des milieux humides échantillonnés dans l'écorégion de la tremblaie-parc présentaient des résidus mesurables de pesticides. Aucune donnée sur les contaminants de la faune n'est présentée pour l'instant.
12. Charge en éléments nutritifs et efflorescences algalesLes apports d'éléments nutritifs aux systèmes d'eau douce et marins, et plus particulièrement dans les paysages urbains ou dominés par l'agriculture, ont entraîné la prolifération d'algues qui peuvent être nuisibles ou nocives. Les apports d'éléments nutritifs sont en hausse dans certaines régions et en baisse dans d'autres.Au XXe siècle, l'accroissement des apports de phosphore et d'azote a accéléré l'eutrophisation des lacs et des cours d'eau. Le risque de présence d'azote résiduel dans les sols agricoles demeure toutefois le plus faible au Canada, et un meilleur traitement des eaux usées a fait décliner les concentrations de phosphore de certains cours d'eau.
13. Dépôts acidesLes seuils d'incidence écologique des dépôts acides, notamment ceux des pluies acides, sont dépassés dans certaines régions; les émissions acidifiantes sont en hausse dans diverses parties du pays et la récupération sur le plan biologique ne se déroule pas au même rythme que la réduction des émissions dans d'autres régions.Non jugé préoccupant pour cette écozone+.
14. Changements climatiquesL'élévation des températures partout au Canada ainsi que la modification d'autres variables climatiques au cours des 50 dernières années ont eu une incidence directe et indirecte sur la biodiversité dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine.Entre 1950 et 2007, la température printanière a augmenté de 2,3 °C, et les précipitations hivernales ont baissé de 18 %. Le nombre de jours avec couvert nival a diminué de 16. La saison de croissance s'est terminée 6 jours plus tôt, et la floraison des peupliers faux-trembles a été devancée de 26 jours entre 1901 et 1997. Certaines espèces d'oiseaux migrateurs ont anticipé leur arrivée de 0,6 à 2,6 journées pour chaque augmentation de température d'un degré.
15. Services écosystémiquesLe Canada est bien pourvu en milieux naturels qui fournissent des services écosystémiques dont dépend notre qualité de vie. Dans certaines régions où les facteurs de stress ont altéré le fonctionnement des écosystèmes, le coût pour maintenir les écoservices est élevé, et la détérioration de la quantité et de la qualité des services écosystémiques ainsi que de leur accès est évidente.L'eau, la pollinisation des cultures et le cycle des nutriments sont, dans les Prairies, les services écosystémiques nécessaires à la production de nourriture et à la potabilité de l'eau. Les services d'approvisionnement importants englobent les aliments traditionnels, le poisson et la faune. La productivité primaire sert aujourd'hui principalement à la production culturale, ce qui entrave la capacité des écosystèmes à fournir certains de leurs services. On n'a pas systématiquement quantifié la valeur économique des services écosystémiques, quoique le capital naturel du bassin amont de la rivière Assiniboine ait été évalué en 2004.
2.3 Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques
Thèmes et sujetsConstatations clés : Échelle nationaleConstatations clés : Écozone+ des Prairies
16. Paysages agricoles servant d'habitatLe potentiel des paysages agricoles à soutenir la faune au Canada a diminué au cours des 20 dernières années, principalement en raison de l'intensification des activités agricoles et de la perte de couverture terrestre naturelle et semi-naturelle.En 1986, 1996 et 2006, plus de 80 % du paysage agricole (qui couvre 93 % de l'écozone+) présentait un faible ou très faible potentiel d'habitat faunique. Entre 1986 et 2006, le potentiel d'habitat faunique du paysage agricole est demeuré constant sur 92 % du territoire agricole, il a augmenté sur 5 % et il a diminué sur 3 %. Ce faible potentiel d'habitat global s'explique principalement par la domination des terres cultivées et la proportion relativement faible de types d'habitat de valeur supérieure.
17. Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulierDe nombreuses espèces d'amphibiens, de poissons, d'oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. La population de certaines espèces diminue sur le plan du nombre et de la répartition, tandis que chez d'autres, elle est soit stable ou en pleine santé ou encore en plein redressement.La conversion historique du territoire et la persécution par l'homme ont fait chuter les populations de nombreuses espèces, notamment d'oiseaux, de poissons d'eau douce, d'ongulés et d'autres mammifères. Certaines espèces, dont l'antilocapre, l'orignal et plusieurs rapaces, se sont rétablies. Les oiseaux de prairie et d'habitat découvert ainsi que les oiseaux de rivage poursuivent leurs déclins importants depuis les années 1970. Par contre, l'abondance de certaines espèces aviaires (par exemple la bernache du Canada) a rapidement crû durant la même période. L'aire de répartition de certains ongulés s'est déplacée en raison de changements dans la compétition, dans le couvert forestier et dans la pression de chasse.
18. Productivité primaireLa productivité primaire a augmenté dans plus de 20 % du territoire végétalisé au Canada au cours des 20 dernières années et elle a également augmenté dans certains écosystèmes d'eau douce. L'ampleur et la période de productivité primaire changent dans tout l'écosystème marin.De 1985 à 2006, la productivité primaire, mesurée par l'indice de végétation par différence normalisée (IVDN), a augmenté pour 157 491 km2 (35,1 %) et diminué pour 1 116 km2 (0,2 % dans le sud-est de l'Alberta) des Prairies. L'IVDN étant influencé dans cette écozone+ par l'évolution des précipitations et du couvert terrestre, la tendance à la hausse est compliquée par les années de sécheresse et par la grande proportion de superficie en culture, où les changements de pratiques culturales se répercutent sur l'indice et la tendance.
19. Perturbations naturellesLa dynamique des régimes de perturbations naturelles, notamment les incendies et les vagues d'insectes indigènes, est en train de modifier et de refaçonner le paysage. La nature et le degré du changement varient d'un endroit à l'autre.Historiquement, les principaux agents de perturbation naturelle étaient le feu, la sécheresse, le pâturage intensif et les infestations d'insectes. La suppression des incendies et les modifications anthropiques du paysage ont entraîné un déclin des incendies qui a mené à l'invasion forestière de certaines prairies. Cependant, cela peut avoir accru la productivité des prairies. Des infestations de deux insectes importants (sauterelle et livrée des forêts) étaient reliées à des étés chauds et secs. La défoliation attribuable à la livrée des forêts s'est intensifiée dans les années 1980 et 1990, par rapport aux années 1940 à 1970.
20. Réseaux trophiquesDes changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans des milieux terrestres et dans des milieux d'eau douce et d'eau marine. La diminution ou la disparition d'éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.Le broutage discontinu et variable pratiqué par les troupeaux de bisons en liberté a été remplacé par le pâturage plus uniforme des troupeaux de bisons captifs et de bétail domestique. La quasi-élimination des grands prédateurs comme le loup gris et le grizzli a profité aux mésoprédateurs, dont le coyote.
Maladies et parasites des animaux sauvagesNBa1Les maladies et parasites des animaux sauvages ont été désignés initialement comme une constatation clé récurrente à l'échelle nationale, et des renseignements ont été compilés et évalués par la suite pour l'écozone+ des Prairies. Dans la version définitive du rapport national3, des renseignements liés aux maladies et parasites des animaux sauvages ont été intégrés à d'autres constatations clés. Ces renseignements sont conservés en tant que constatation clé distincte pour l'écozone+ des Prairies.Une grande variété de maladies touchent les animaux sauvages, dont la sauvagine, les cervidés, les rongeurs, les carnivores et les amphibiens. La maladie débilitante chronique, qui représente une menace grave pour les populations sauvages de chevreuil, de wapiti et d'orignal, a également coûté cher aux fermes à gibier. Le botulisme de type C est une maladie de la sauvagine, et plus spécialement des canards, qu'on observe souvent dans les milieux humides alcalins et lors des étés secs. La maladie hollandaise de l'orme menace les populations sauvages d'ormes de l'est de l'écozone+ des Prairies, de même que les ormes plantés dans la majorité des grandes villes.
2.4 Thème: Interface science-politique
Thèmes et sujetsConstatations clés : Échelle nationaleConstatations clés : Écozone+ des Prairies
21. Surveillance de la biodiversité, recherche, gestion de l'information et communication des résultatsLes renseignements de surveillance recueillis sur une longue période, normalisés, complets sur le plan spatial et facilement accessibles, complétés par la recherche sur les écosystèmes, fournissent les constatations les plus utiles pour les évaluations de l'état et des tendances par rapport aux politiques. L'absence de ce type d'information dans de nombreux secteurs a gêné l'élaboration de la présente évaluation.La surveillance et l'étude de la biodiversité varient d'une province à l'autre. L'Alberta a établi des programmes de surveillance sur place de la diversité des espèces et de la productivité des parcours naturels, mais les autres provinces n'ont pas de programmes comparables. Toutes les provinces mènent des relevés ciblés pour les espèces d'intérêt spécial, et toutes ont des centres de données sur la conservation qui gardent des listes d'espèces végétales et animales et tiennent des données sur leur occurrence.
22. Changements rapides et seuilsLa compréhension grandissante des changements rapides et inattendus, des interactions et des seuils, en particulier en lien avec les changements climatiques, indique le besoin d'une politique qui permet de répondre et de s'adapter rapidement aux indices de changements environnementaux afin de prévenir des pertes de biodiversité majeures et irréversibles.On prévoit que les changements climatiques causeront des années de sécheresse plus fréquentes, qui auront des conséquences majeures pour l'agriculture, la productivité prairiale et les milieux humides.
Note du Tableau 2

Cette constatation clé n'est pas numérotée, car elle ne correspond pas à une constatation clé provenant du rapport national.NB3

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Note de bas des pages

NB 3

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada. 2010. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. vi + 148 p.

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NB 4

Thorpe, J. et B.Godwin. 2013. Rapport sur l'état et les tendances de l'écozone+ des Prairies. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Ecozone+ Report. Canadian Councils of Resource Ministers. Draft report.

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