Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l'écozone+ des Prairies

Thème : Biomes

Forêts

Constatation 1
Thème : Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
Sur le plan national, la superficie que couvrent les forêts a peu changé depuis 1990; sur le plan régional, la réduction de l'aire des forêts est considérable à certains endroits. La structure de certaines forêts du Canada, y compris la composition des espèces, les classes d'âge et la taille des étendues forestières intactes, a subi des changements sur des périodes de référence plus longues.

Les forêts constituent un faible pourcentage du couvert terrestre de l'écozone+ des Prairies. Elles sont davantage présentes dans l'écorégion de la tremblaie-parc et les autres écorégions plus humides. Le couvert boisé a augmenté dans les zones à végétation naturelle, mais a globalement diminué. Par rapport aux autres écozones+ du Canada, les Prairies ne présentent qu'un faible couvert forestier. Selon l'Inventaire national des forêts du Canada, la superficie boisée de l'écozone+ des Prairies était d'environ 195 km2 (4,2 %) en 2001. De leur côté, Ahern et al.NB7 estimaient à quelque 0,9 % le couvert forestier de l'écozone+ des Prairies, en se fondant sur des données de télédétection obtenues en 2005. L'écart entre ces deux estimations reflète des différences dans les méthodologies et dans les définitions utilisées, plutôt qu'un changement de superficie boisée (L'Inventaire national des forêts du CanadaNB10 NB11 faisait appel aux données d'inventaire des organismes d'aménagement forestier provinciaux, territoriaux et autres, de même qu'à des données de télédétection, pour estimer le couvert forestier. L'estimation d'Ahern et al.NB7 (figure 2) repose uniquement sur des données de télédétection (et définit la forêt comme un secteur à densité de couronnes > 10 %)).

Entre l'arrivée des Européens et les années 1960, le couvert forestier des prairies s'est étendu dans bon nombre de parties de l'écorégion de la tremblaie-parcNB12 NB13 NB14 NB15. Habituellement, on attribue cette expansion à la réduction de la fréquence des incendies depuis la colonisation européenneNB16 NB17, bien que certains auteurs aient fait un lien avec la disparition des bisonsNB14 (Bison bison) et le dépôt d'azoteNB18. On a parfois interprété cette expansion du couvert forestier, et principalement des peuplements de peupliers faux-trembles (Populus tremuloides), comme étant un indicateur du déplacement de zones de végétation vers le sud depuis l'arrivée des Européens (p. ex. apparition de la tremblaie-parc dans des zones auparavant constituées de prairies continues)NB19. Cependant, ThorpeNB20 a examiné des sources historiques remontant au XIXe siècle, qui donnent une description claire de la végétation des forêts-parcs dans des endroits qui, maintenant, font partie de l'écorégion de la tremblaie-parc. Cette conversion est étayée par la carte produite par l'expédition Palliser (1857-1860), qui montre la transition entre une « zone fertile » partiellement boisée et une « vraie prairie » dépourvue d'arbres qui occupe à peu près la même position que la lisière sud de la tremblaie-parc sur les cartes modernesNB21. ZoltaiNB22 a également conclu que les écorégions de la forêt boréale et de la tremblaie-parc ne s'étaient pas déplacées si l'on se fonde sur les limites de leurs aires de répartition et sur l'âge des conifères de la forêt boréale et des tourbières. La différence fondamentale est que, avant l'établissement des Européens, des incendies récurrents ont maintenu les bosquets de trembles plus petits en taille et dans des zones de superficie moins étendue qu'à présent.

Tandis que l'expansion du couvert forestier dans des zones de végétation naturelle est bien documentée, ce couvert a été sans nul doute perdu dans les zones converties à l'agriculture. En se fondant sur les données du Recensement de l'agriculture pour une partie de la tremblaie-parc, CouplandNB23 a montré que le pourcentage de terrains boisés est passé, entre 1941 et 1981, de 10 à 3 %. Watmough et SchmollNB24 ont constaté un déclin global de 6 % dans les habitats naturellement boisés entre 1985 et 2001 dans 153 transects largement répartis parmi l'écozone+ (quoique privilégiant davantage les parties plus peuplées des Prairies). On a observé des déclins allant de 1 à 12 % dans cinq écorégions (transition boréale, hautes terres Cypress, plaine du lac Manitoba, hautes terres du sud-ouest du Manitoba, plaine interlacustre), et des hausses de 13 à 18 % dans les trois autres écorégions (hautes terres du sud-ouest du Manitoba, hautes terres Cypress et prairie à fétuque). Les habitats constitués de grands arbustes ont toutefois affiché, dans l'ensemble, une hausse de 3 % qui résulte en grande partie du renouvellement du couvert forestier dans les zones de transition entre les milieux humides et les hautes terres ainsi que dans les blocs de coupe de la région de tremblaies-parcsNB24.

Pour sa part, HoggNB25 NB26 a montré que la plupart des changements observés dans la croissance des trembles entre 1951 et 2002 pouvaient être attribués à la variabilité du climat (occurrences des années de sécheresse) et à la livrée des forêts (Malacosoma disstria).

On prévoit que les changements climatiques entraîneront une aridité accrue qui causera une expansion des prairies et une réduction de l'étendue de la végétation dans les tremblaies-parcs. Si l'aridité se traduit par une augmentation de la fréquence des incendies, on assistera également à des conversions en des zones de bosquets de trembles et à des réductions de l'étendue du couvert boisé (voir la constatation clé portant sur les changements climatiques à la page 59).

Haut de la page

Prairies

Constatation 2
Thème : Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
L'étendue des prairies indigènes n'est plus qu'une fraction de ce qu'elle était à l'origine. Bien qu'à un rythme plus lent, la disparition des prairies se poursuit dans certaines régions. La santé de bon nombre de prairies existantes a également été compromise par divers facteurs de stress.

Étendue

Les prairies couvraient la majorité de l'écozone+ des Prairies dans des conditions naturelles, mais leur superficie a grandement diminué depuis l'arrivée des Européens.

Après avoir analysé des données de télédétection, Riley et al.NB27 estiment qu'environ 70 % de la végétation naturelle des Prairies canadiennes a disparu avant les années 1990NB27 (voir la constatation clé sur la conversion des écosystèmes à la p. 44). Cette végétation aurait été majoritairement constituée de prairies indigènes, dont la plus grande partie aurait disparu avant les années 1980NB27. Dans le milieu des années 1990, une étude du couvert terrestre menée par Agriculture et Agroalimentaire CanadaNB28 à partir d'images satellitaires a indiqué que les prairies indigènes formaient 23 % du paysage, tandis que Riley et al.NB27 a révélé qu'elles couvraient 25 % de l'écozone+NB27. Même si les données des deux études comportent des sources d'erreur, les résultats concordent grandement.

La figure 5 illustre la courbe de conversion agricole des pâturages pour certaines parties (les aires protégées étant exclues) du territoire agricole de l'Alberta et de la Saskatchewan entre 1941 et 2006. La prairie indigène de l'écozone+ des Prairies est principalement une « prairie mixte » où les communautés végétales sont un amalgame d'herbes de taille moyenne et d'herbes courtes. Le deuxième type de prairie en importance est la « prairie à fétuque », beaucoup moins étendue et dont la conservation est relativement plus préoccupante. Les taux de conversion ont atteint un plafond entre les années 1940 et les années 1970. Le recul de superficie a été relativement plus marqué pour la prairie à fétuque que pour la prairie mixte, et il a davantage touché la Saskatchewan que l'Alberta.

Figure 5. Évolution de la superficie en pâturage par rapport à la superficie agricole totale pour certaines parties de l'écozone+ des Prairies, 1941 à 2006.
graphique
Source: Coupland, 1987NB23 pour les données de 1941–1981, Statistique Canada, 2003NB29 pour les données de 2001, et Statistique Canada, 2008NB30 pour les données de 2006.
Description longue pour la figure 5

Ce graphique à lignes montre les informations suivantes :

Pourcentage
AnnéePrairie mixte
(AB)
Prairie à fétique
(AB)
Prairie mixte
(SK)
Prairie à fétique
(SK)
1941--4240
1946--4239
1951--4133
195653404031
196152423931
196651393731
197151373630
197649363629
198141313125
1986----
1991----
1996----
200144293020
200643283120

Pour l'écozone+ des Prairies dans son ensemble, le rétrécissement de la superficie en pâturage s'est stabilisé au cours des récentes décennies (figure 6), puisque son pourcentage, qui était passé de 27 à 24 % entre 1971 et 1986, a peu fluctué par la suite.

Figure 6. Évolution de la superficie en pâturage par rapport à la superficie agricole totale pour certaines parties de l'écozone+ des Prairies+, 1971–2006.
graphique
Source: adapté de Statistique Canada, 2008NB30
Description longue pour la figure 6

Ce graphique à lignes montre les informations suivantes :

Pourcentage de superficie agricole totale
19711976198119861991199620012006
7%-26%24%24%23%24%24%

Cependant, les pertes se sont poursuivies dans certaines parties de l'écozone+. Le long de 153 transects d'échantillonnage privilégiant les régions plus peuplées des Prairies, Watmough et SchmollNB24 ont observé une diminution globale de 10 % de la superficie de prairie indigène entre 1985 et 2001. Les pertes étaient le plus marquées dans les écorégions de la tremblaie-parc (15 %), de la prairie à fétuque (13 %) et de la transition boréale (13 %) (figure 7). La majorité des pertes visaient des fragments vestigiaux à la lisière des champs (superficie moyenne de 2 ha; le plus vaste fragment disparu comptait 64 ha). Quarante-huit pour cent de la superficie perdue a été convertie en pâturages cultivés, 37 % en cultures annuelles, 10 % en couvert bâti (routes, habitations, etc.), 4 % en aire boisée ou arbustive et 1 % pour la construction d'ouvrages d'aménagement des eauxNB24.

Figure 7. Transformation en pourcentage des prairies indigènes par écorégion dans l'écozone+ des Prairies, 1985–2001.
graphique
Source: Watmough et Schmoll, 2007NB24
Description longue pour la figure 7

Figure 7. Transformation en pourcentage des prairies indigènes par écorégion dans l'écozone+ des Prairies, 1985–2001.

Ce graphique à barres montre les informations suivantes
ÉcorégionPourcentage
Transition boréale-13
Tremblaie-parc-15
Prairies mixtes humides-8
Prairies mixtes-7
Prairies à fétuque-13
Hautes terres Cypress-5
Plaine du lac Manitobe-6
Hautes terres du sud-ouest du Manitobas-12
Global-10

De vastes superficies de prairies sont encore intactes dans certains secteurs agricoles servant au pâturage. À titre d'exemple, l'Administration du rétablissement agricole des Prairies, d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, a géré 9 390 km2  de pâturages communautaires (dont 7 920 km2, soit 84 %, sont couverts de végétation indigène) à travers les trois provinces de Prairies à l'aide de leur Programme de pâturages communautaires,. Ce programme a été créée pendant les années 1930 pour réclamer les terres qui étaient gravement érodés par de la sécheresse. Depuis sa création, le programme a transformé plus de 145 000 hectares de terres cultivées de basse qualité en couvert herbacéNB31. La Saskatchewan compte également 2 260 km2 de pâturages communautaires provinciaux, et le Manitoba 640 km2 de terres de conservation vouées au pâturageNB32. En Alberta, les réserves de pâturage provinciales couvrent 1 260 km2 NB33. Même si ces superficies servent principalement au pâturage du bétail, une bonne partie d'entre elles sont situées dans les secteurs vestigiaux de végétation indigène et elles font l'objet de pratiques d'aménagement axées sur la conservation. Débutant en 2012 et pendant les six années subséquentes, le Programme fédéral de pâturages communautaires sera graduellement éliminé. Durant ce temps, la gestion des pâturages communautaires du programme sera remise aux provincesNB31.

Haut de la page

Prairie à herbes hautes

La prairie à herbes hautes est un secteur restreint, mais exceptionnel, de la zone prairiale, surtout présente aux États-Unis, mais qui déborde au Canada dans l'écorégion de la plaine du lac Manitoba (voir la figure 3). C'est le type de prairie le plus menacé en Amérique du Nord. La prairie à herbes hautes offre un habitat à plusieurs espèces animales et végétales distinctives, dont deux orchidées en voie de disparition, le platanthère blanchâtre (Platanthera praeclara) et le cypripède blanc (Cypripedium candidum), et un papillon menacé, l'hespérie de Poweshiek (Oarisma poweshiek)34, 35. En 1989, la prairie à herbes hautes n'occupait plus que moins de 1 % de sa superficie initiale au ManitobaNB36. Koper et al.NB37 ont dénombré, en 2007 et 2008, 65 parcelles vestigiales de prairies à herbes hautes qui avaient déjà été recensées en 1997 et 1998. Ils ont constaté un déclin de la qualité de la majorité des parcelles, spécialement des plus petites. En outre, la richesse des plantes indigènes était inversement proportionnelle au couvert et à la richesse des espèces non indigènes. Enfin, 14 % des parcelles prairiales étaient à ce point dégradées par les espèces non indigènes qu'elles ne pouvaient plus être reconnues comme des prairies à herbes hautes. La majorité des parcelles vestigiales ne pourront vraisemblablement pas survivre sans un aménagement actif.

Haut de la page

État des pâturages

Les régimes de perturbations naturelles qui soutenaient historiquement les prairies sont aujourd'hui grandement modifiés dans l'écozone+ des Prairies (voir la constatation clé sur les perturbations naturelles à la page 91), particulièrement en raison de la suppression des incendies et du remplacement des bisons en liberté par du bétail captif. Historiquement, les Prairies faisaient partie de l'aire de répartition du bison des plainesNB38, dont l'activité de pâturage était un facteur important dans la composition et la structure des prairies, en maintenant une prairie à herbes courtes dans des zones dont le climat convenait à une croissance plus élevéeNB39. Les impacts spatialement et temporellement dispersés du bison (variation de l'importance des perturbations d'une région à l'autre et d'une année à l'autre) ont ainsi créé une mosaïque d'habitatsNB39. Le bison sauvage a disparu du Canada autour de 1870NB14. Son broutage a été remplacé par le broutage du bétail domestique, principalement le bœuf d'élevage (Bos taurus). Même si le parcours libre présente certains avantages pour le bison par rapport au bétailNB38, Plumb et DoddNB40 font valoir que la plus grande différence entre l'impact exercé par le bison et celui exercé par le bétail, c'est que le bison se déplaçait en liberté alors que le bétail est confiné dans des pâturages qu'il sillonne toute l'année pour créer un niveau uniforme de broutage dans tout le paysage. Dans les pâturages confinés, le bison et le bœuf ont des effets similaires. Truett et al.NB39 ont avancé que les impacts épars exercés historiquement par le broutage du bison étaient plus avantageux pour la biodiversité prairiale que l'utilisation uniforme visée par les éleveurs modernes, et recommandent la reconstitution du régime initial de pâturage à des fins de conservation.

Le pâturage influence la biodiversité prairiale, mais ces deux éléments entretiennent une relation complexe. La diversité des espèces végétales est habituellement plus élevée dans les prairies broutées que dans les prairies non broutées, et elle pourrait atteindre un niveau optimal à des intensités de pâturage intermédiaires41-43. Après avoir examiné une diversité de plantes, d'oiseaux chanteurs et de grands insectes au parc national des Prairies, McCanny et al.NB44 ont constaté que certaines espèces fréquentent les habitats broutés, et d'autres les habitats non broutés. De la même façon, dans une étude des prairies des Grandes Plaines des États-Unis, Bock et al.NB45 ont observé que neuf espèces d'oiseaux réagissent positivement au pâturage, et huit y répondent négativement. Ces résultats indiquent que la présence d'un vaste éventail d'intensités de pâturage est essentielle à l'optimisation de la biodiversité régionale, la situation la moins souhaitable étant un aménagement de pâturage uniforme.

En se servant de données sur la composition des espèces pour indiquer le changement, ThorpeNB46 a constaté que la majorité des pâturages de la Saskatchewan étaient similaires à leur composition potentielle ou ne présentaient qu'une modification modérée (figure 8). Globalement, toutefois, 12 % des parcelles étaient considérablement ou gravement modifiées, principalement en raison d'un surpâturage ou d'une invasion par des végétaux non indigènes. Les pâturages étaient plus modifiés dans l'écorégion de la tremblaie-parc que dans l'écorégion des prairies mixtes, parce que la tremblaie-parc présentait un taux supérieur d'invasion par les espèces non indigènes et que les pâturages des prairies mixtes étaient aménagés avec plus de prudence.

Figure 8. Degré de modification de la composition potentielle des prairies de la Saskatchewan, à cause du pâturage et de l'invasion d'espèces non indigènes (pourcentage de parcelles recensées entre 1980 et 2006).
map
Source: Thorpe, 2007NB46
Description longue pour la figure 8

Ce graphique à barres illustre le degré de modification de la composition potentielle des prairies, résultant de la paissance et de l'invasion de plantes exotiques. Il révèle qu'environ 52 % des prairies sont similaires à leur composition potentielle ou n'ont subi qu'une modification mineure, qu'environ 35 % des prairies sont modérément modifiées et qu'environ 11 % sont considérablement/gravement modifiées.

Les évaluations de l'état de santé des pâturages indigènes et des pâturages artificiels en SaskatchewanNB47 et en AlbertaNB33 donnaient des résultats similaires. Environ 8 % des pâturages étaient « non en santé », et 43 % étaient « en santé avec des problèmes », ce qui est un signe précurseur d'une tendance négative (figure 9). La situation était la même dans le cas des pâturages indigènes et des pâturages artificiels. En Saskatchewan, les résultats étaient similaires pour toutes les écorégions, tandis qu'en Alberta les pâturages en santé étaient proportionnellement moins nombreux dans les écorégions de la tremblaie-parc et des prairies à fétuque des contreforts. Les facteurs influençant l'état de santé des pâturages comprennent l'intensité de pâturage et l'invasion par des espèces non indigènes.

Figure 9. Pourcentage des parcelles de pâturage indigène et de pâturage artificiel pour chaque catégorie d'état de santé en Alberta et en Saskatchewan, 2008
Graphique
Source: aadapté de Alberta Sustainable Resource Developmen, 2008NB33 et de Saskatchewan Watershed Authority, NB47 (Saskatchewan)
Description longue pour la figure 9

Ce graphique à barres empilé montre les informations suivantes :

Pourcentage
-En santéEn santé avec des problèmesNon en santé
Indigène
(AB)
50428
Indigène
(SK)
29619
Pâturage artificiel
(AB)
53398
Pâturage artificiel
(SK)
38539

Comme en fait état la section constatation clé sur les espèces d'intérêt économique, culturel ou écologique particulier, à la page, les populations de wapitis et d'orignaux augmentent à mesure que la végétation ligneuse envahit les zones prairiales et que diminue le nombre de chasseurs.

Oiseaux de prairie

Le rétrécissement de la prairie indigène se répercute sur les oiseaux de prairie. Les populations actuelles d'oiseaux terrestres sont également touchées par les dégradations d'habitat causées par l'intensification du pâturage, par l'élargissement du couvert forestier imputable à la suppression des incendies, par une fragmentation constante et par l'invasion de plantes non indigènes envahissantes (voir la page 49)NB48. Les populations d'oiseaux de prairie ont globalement diminué de 35 % entre les années 1970 et les années 2000NB49 (figure 10), plusieurs espèces chutant de plus de 60 %. Certaines espèces ont toutefois augmenté (tableau 3). Pour certaines des espèces connaissant un déclin à long terme -- l'Alouette hausse-col (Eremophila alpestris), le Plectrophane de McCown (Rhynchophanes mccownii) et la Maubèche des champs (Bartramia longicauda) -- on n'a pas observé de baisse dans les récents parcours de dénombrement (1996 à 2006) comptant plus de 50 % de prairie, mais une diminution a été constatée dans les parcours à moindre proportion de couvert prairial. La disparition ou la fragmentation de l'habitat peut s'avérer un facteur important pour ces espèces, puisqu'elles continuent de prospérer dans les régions où l'habitat abonde et est présent en grandes superficies. D'autres espèces (par exemple le Pipit de Sprague) présentent un déclin plus marqué dans les régions où abonde la prairie, ce qui peut refléter une baisse de la qualité de l'habitatNB49.

Figure 10. Indices annuels d'évolution des populations d'oiseaux de prairie dans l'écozone+ des Prairies, 1969-2006.
Graphique
Source: Downes et al., 2011NB49, à partir des données du Relevé des oiseaux nicheursNB50
Description longue pour la figure 10

Ce graphique à lignes présente les informations suivantes :

AnnéeIndice d'abondance
1969269.9
1970237.6
1971239.1
1972241.6
1973259.5
1974253.2
1975244.2
1976260.8
1977221.4
1978221.3
1979212.3
1980238.6
1981240.3
1982242.5
1983226.4
1984216.7
1985214.3
1986205.6
1987223.3
1988215.3
1989209.0
1990222.4
1991217.7
1992214.0
1993202.3
1994185.9
1995169.1
1996162.9
1997156.0
1998157.9
1999150.9
2000151.1
2001139.2
2002149.0
2003148.0
2004162.6
2005161.3
2006171.6
Tableau 3. Tendances dans l'abondance des oiseaux de prairie pour l'écozone+ des Prairies, années 1970 à années 2000.
Oiseaux de prairieTendance démographique
(%/année)
PIndice d'abondance du RON
Années 1970
Indice d'abondance du RON
Années 1980
Indice d'abondance du RON
Années 1990
Indice d'abondance du RON
Années 2000
Évolution
Plectrophane de McCown
(Rhynchophanes mccownii)
-11.0%*6.102.050.770.24-96%
Plectrophane à ventre noir
(Calcarius ornatus)
-5.4%*18.8714.807.972.58-86%
Hibou des marais
(Asio flammeus)
-5.0%n0.470.210.090.10-78%
Tétras à queue fine
(Tympanuchus phasianellus)
-4.0%*1.491.730.470.53-64%
Pipit de Sprague
(Anthus spragueii)
-3.8%*6.685.352.092.04-69%
Alouette hausse-col
(Eremophila alpestris)
-3.3%*81.1577.0348.8131.38-61%
Busard Saint-Martin
(Circus cyaneus)
-3.0%*2.071.701.140.92-55%
Sturnelle de l'Ouest
(Sturnella neglecta)
-1.3%*60.2149.2543.2343.67-27%
Bruant de Baird
(Ammodramus bairdii)
-1.1%-3.532.883.101.39-61%
Bruant vespéral
(Pooecetes gramineus)
0.8%-22.0026.8827.0328.4129%
Bruant des prés
(Passerculus sandwichensis)
1.0%*27.7729.3235.1033.9222%
Bruant de Le Conte
(Ammodramus leconteii)
1.6%-1.141.222.011.2611%
Troglodyte à bec court
(Cistothorus platensis)
5.7%*0.310.230.700.94199%

Source: Downes et al., 201149 à partir de données du Relevé des oiseaux nicheursNB50

P est la signification statistique : * indique P< 0.05; n indique 0.05< P< 0.1; l'absence de valeur indique une non-signification.
Les espèces sont énumérées dans l'ordre, en commençant par celles qui subissent les déclins les plus marqués pour finir par celles qui connaissent les plus fortes augmentations.
L'« évolution » correspond au changement en pourcentage de l'indice moyen d'abondance entre la première décennie pour laquelle il existe des résultats (années 1970) et les années 2000 (2000-2006).

 

La stabilité relative caractérisant l'ensemble de la guilde des prairies, durant la dernière décennie (figure 10), traduit la grande influence de certaines espèces courantes (Bruant vespéral, Bruant des prés) ou associées aux prairies humides (Bruant de Le Conte, Troglodyte à bec court). Ces espèces présentent une plus large distribution et peuvent tolérer (ou même être aidées par) les hautes espèces végétales non indigènes associées à un aménagement linéaire et aux programmes agricoles d'ensemencement en hautes graminées non indigènes des champs cultivésNB51 NB52 NB53. Les espèces en déclin (par exemple le Pipit de Sprague, le Plectrophane de McCown, le Plectrophane à ventrenoir et le Bruant de : Baird) sont celles qui ont besoin d'un couvert modéré ou court, de préférence indigène, et qui utilisent peu, voire pas du tout, le couvert cultivéNB51. Même si certains oiseaux de prairie fréquentent les champs de foin, une opération de fauche cause typiquement la perte de 50 à 60 % des nids sur terre, des œufs, des oisillons et des jeunes à l'envolNB54 NB55. Une grande étude a constaté que les opérations de fauche entraînaient un taux d'échec de la nidification de 100 % en raison de l'abandon des nids restantsNB56.

Haut de la page

Milieux humides

Constatation 3
Thème : Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
La perte de milieux humides a été importante dans le sud du Canada; la destruction et la dégradation continuent sous l'influence d'une gamme étendue de facteurs de stress. Certains milieux humides ont été restaurés ou sont en cours de restauration.

Même si les milieux humides constituent 3 % seulement de l'écozone+ des Prairies, ils contribuent de façon disproportionnée à la biodiversité prairiale. Il existe dans cette écozone+ des millions de petits milieux humides peu profonds et saisonniers (appelés « cuvettes ») qui affichent une hydrologie unique attribuable aux terrains englacés combinés avec un climat froid et semi-aride. Chaque année, l'état de ces milieux humides est déterminé par la variation interannuelle des précipitations et de l'abondance des eaux de fonte. Parmi tous les types de milieux humides, les cuvettes des Prairies présentent la plus grande capacité à renvoyer l'eau dans le sol et dans l'atmosphère, ce qui permet d'atténuer grandement l'impact des cruesNB57.

Les cuvettes et les hautes terres qui les entourent, aux États-Unis comme au Canada, forment ce qu'on appelle la région des cuvettes des Prairies, laquelle constitue l'habitat de reproduction de la sauvagine le plus productif au monde. Cette région soutient 50 % de la production continentale annuelle de canardsNB58 NB59, et accueille de 50 à 88 % des populations nicheuses nord-américaines de plusieurs espècesNB60 NB61 NB62. La disponibilité et l'état des milieux humides sont des facteurs primordiaux de l'abondance et de la diversité de ces espèces de sauvagine. Ces facteurs sont grandement influencés par la variation climatiqueNB62, mais les changements d'affectation du territoire sont également importants.

Des zones complètes et de nombreux milieux humides de l'écozone+ des Prairies ont été asséchés, bien que l'on ne dispose pas de données exhaustives sur les pertes historiques. Bon nombre de petites études ont examiné les pertes, mais elles portaient sur des zones très localisées; en outre, la plupart datent de plus de 30 ans et sont d'échelle variable24, 63-65. Dans le cadre d'une étude plus récente, Canards Illimités Canada a analysé le bassin hydrographique du ruisseau Broughton, un tributaire de la rivière Assiniboine au nord-ouest de Brandon (Manitoba). Entre 1968 et 2005, le drainage a causé la dégradation ou la disparition totale de 5 921 bassins humides, soit 70 % du nombre total de bassins présents dans le bassin hydrographique (figure 11). Cela a entraîné la perte de 21 % des zones humides du bassin hydrographique et la suppression des diverses fonctions écologiques exercées par ces milieuxNB66.

Figure 11. Changements dans les milieux humides dans une partie du bassin hydrographique du ruisseau Broughton, 1968 à 2005
bassin hydrographique
Source: Canards Illimités Canada, 2008NB66
Description longue pour la figure 11

TCe graphique est composé de trois cartes. La première indique l'emplacement du bassin hydrographique du ruisseau Broughton au Manitoba, juste au nord-ouest de Brandon (Manitoba). Les deux autres cartes indiquent l'étendue des milieux humides, des zones drainées et des fossés de drainage dans ce bassin hydrographique en 1968 et 2005. Entre 1968 et 2005, 70 % de tous les milieux humides du bassin versant ont été dégradés ou drainés, ce qui a fait chuter de 21 % la superficie totale des milieux humides du bassin versant. Le nombre de fossés de drainage a aussi considérablement diminué au fil des ans. La majorité des milieux humides restantes en 2005 sont dans la partie nord du bassin versant.

Une analyse de ces études montre la très forte variabilité de la perte de milieux humides, dans le paysage comme dans le temps. Les estimations concernant le taux de perte depuis l'arrivée des Européens varient entre 40 et 71 %24, 67, 68. Cependant, le pourcentage de perte varie grandement d'un endroit à l'autre24, 64, certaines zones, particulièrement celles qui sont situées à proximité des grands centres urbains des Prairies, affichant des pertes très importantes : de 76 à 96 % des milieux humides avaient été perdus à proximité des grands centres en 1966, et 17 % de plus l'avaient été en 1981NB69.

Watmough et SchmollNB24 nous fournissent la meilleure estimation du rythme récent de ces pertes, à plus grande échelle. Entre 1985 et 2001, 6 % des bassins des milieux humides ont disparu, soit 5 % de la superficie estimative totale des milieux humides. Même si toutes les écorégions affichaient des tendances à la baisse, les pertes n'étaient pas uniformes (figure 12). Les pertes dans l'écorégion de la tremblaie-parc représentaient 45 % des zones humides perdues et la moitié du nombre total de bassins perdus. Cependant, l'écorégion des prairies mixtes affichait la plus importante perte relative en superficie, soit 7 %. La superficie moyenne des bassins des milieux humides perdus était de 0,2 ha, 77 % de ces bassins étant de moins de 0,26 ha. Cinquante pour cent du total de la zone humide disparue était couvert de graminées ou de cypéracées, et 40 % faisait partie du paysage agricole. Une proportion de 62 % de la zone asséchée servait à la culture, 21 % était couverte de graminées vivaces, 6 % accueillait des projets de mise en valeur et 8 % était en transitionNB24.

Figure 12. Changement relatif de la superficie des milieux humides et du nombre de bassins en milieux humides pour certaines écorégions de l'écozone+ des Prairies, 1985 à 2001.
Graphique
Source: adapté de Watmough et Schmoll, 2007NB24
Description longue pour la figure 12

Ce graphique à barres indique les informations suivantes :

Pourcentage
-Zone humideNombre de bassins humides
Prairies à fétique-4%-7%
Tremblaies-parcs-4%-5%
Prairies mixtes humides-4%-3%
Prairies mixtes-7%-7%
Plaine du lac Manitoba-2%-5%
Hautes terres Cypress-1%-4%

En examinant la situation municipalité par municipalité, on constate que les taux de disparition des milieux humides entre 1985 et 2011 étaient le plus élevés dans certains secteurs du sud est de la Saskatchewan (figure 13), où l'on observait également une corrélation avec les zones à haute densité de milieux humidesNB70.

Figure 13. Taux estimés de perte de milieux humides par municipalité, 1985 à 2001.
Graphique
Source : adapté du Plan de mise en œuvre du Projet conjoint Habitat des Prairies, 2008NB70, ade Watmough et Schmoll, 2007NB24
Description longue pour la figure 13

Cette carte présente les taux estimés de perte de milieux humides par municipalité dans l'écozone+ des Prairies entre 1985 et 2001. Les plus fortes pertes (25 % à 45 %) durant la période chronologique ont été enregistrées dans quatre municipalités situées juste au sud et au nord-est de Regina. La majorité des municipalités ayant connu des baisses marquées (5 % à 25 %) étaient également situées près de ces régions. Plusieurs municipalités situées à la limite ouest de l'écozone+, près d'Edmonton et de Calgary, ont également subi une forte perte de milieux humides (5 % à 15 %).

Au cours de leur étude, Watmough et SchmollNB24 ont également observé des changements dans les milieux humides qui n'ont pas entraîné de pertes totales, mais qui auraient pu causer une perte de fonction, comme un drainage partiel ou un remblayage limité. Le pourcentage de superficie humide touchée par ces facteurs était du même ordre en 1985 (6 %) et en 2001 (7 %), bien que les résultats indiquent un déclin pour les milieux humides touchés dans l'écorégion des prairies à fétuque et une augmentation pour ceux de la plaine du lac Manitoba (figure 14). L'analyse a également révélé de constater que les lisières des milieux humides étaient davantage touchées que les bassins humides. Même si le taux d'impact des lisières avait décliné durant la période à l'étude, le taux de rétablissement était quant à lui plus lent, signe d'une intensification générale des impacts. Le pourcentage de lisières touchées était de 82 à 97 % en 1985 selon le lieu, et s'était stabilisé au début des années 1990 entre 90 et 95 %NB71.

Figure 14. Pourcentage de la superficie des milieux humides touchés par un drainage partiel et un remblayage limité dans certaines écorégions de l'écozone+ des Prairies, 1985 et 2001.
graphique
Source: adapté de Watmough et Schmoll, 2007NB24
Description longue pour la figure 14

Ce graphique à barres présente les informations suivantes :

Pourcentage
-19852001
Prairies à fétique10%8%
Tremblaies-parcs7%8%
Prairies mixtes humides4%6%
Prairies mixtes5%6%
Plaine du lac Manitoba8%11%

Dans une analyse portant sur d'autres études, Watmough et SchmollNB24 ont constaté que leurs résultats correspondaient aux estimations des taux de perte données par des études localisées menées sur des périodes antérieures. Ils concluent que la perte de milieux humides varie dans le paysage, mais qu'il y a un déclin lent et continu, avec des pertes importantes dans certaines zones.

La tendance affichée par l'abondance et la répartition des milieux humides affecte directement les populations continentales de sauvagine, et l'importance de ces milieux dans les Prairies pour la reproduction de la sauvagine est inversement proportionnelle à leur taille. Ainsi, les données sur l'utilisation des milieux humides par la sauvagine indiquent que dix de ces milieux de un hectare soutiennent environ trois fois plus d'oiseaux qu'un seul milieu de dix hectaresNB57. Selon une étude d'un échantillon représentatif de milieux humides, 95 % de ces milieux ont une superficie d'un hectare ou moinsNB24, et ces petits milieux humides subissent également les plus grandes pertes. De 1985 à 2001, la superficie moyenne des bassins humides disparus était de 0,2 ha, et 77 % des bassins humides disparus avaient moins de 2,6 haNB24. Les recherches ont également montré qu'entre 1985 et 2005, parmi tous les types de milieux humides, ce sont les milieux humides éphémères peu profonds situés dans les champs qui subissent les impacts les plus marqués et qui affichent les plus faibles taux de rétablissementNB71. L'habitat palustre, tout comme l'évolution du paysage agricole, influe directement sur les populations de sauvagine. Ces tendances sont traitées dans la section « Oiseaux » de la constatation clé relative aux espèces d'intérêt économique, culturel ou écologique particulier, à la page 83.

Comme exemple des effets de la perte de milieux humides sur les populations de sauvagine et des effets indirects résultant d'une modification des habitats des terres hautes, une récente analyse estimait le déficit de productivité de la sauvagine pour les années 1971 à 2006 par rapport aux années 1970. Les résultats montraient que même si la disparition de milieux humides avait entraîné entre 2001 et 2006 une baisse estimative d'un peu moins de 100 000 couples dans la capacité d'accueil de la sauvagine, les modifications subies par les habitats des terres hautes atténuaient grandement le « déficit » de nids éclos, dont le nombre passait de ~150 000 à ~113 000 (figure 15).

Figure 15. « Déficit » estimatif de la productivité de la sauvagine résultant de modifications aux habitats humides et aux habitats des terres hautes, tel que modélisé par une estimation de la capacité de charge (population estimative de couples pour cinq espèces) et du nombre de nids éclos, 1971 2006.
Graphique
Source : données mises à jour de Devries 2004NB72, avec Canards Illimités Canada, données inéditesNB73

Note : Le déclin dans la population de couples au fil du temps est basé sur un modèle corrélant les changements d'habitat à la capacité d'accueil de sauvagine.

Description longue pour la figure 15

Ce graphique à barres présente les informations suivantes :

Nombres estimatifs
Année1971198620012006
Population estimative de couplesn4,248,9043,920,6023,662,8973,564,018
Total estimative de nids éclos1,160,8971,034,5221,009,4261,047,874
« Déficit » de nids (par rapport à 1971)0-126,376-151,472-113,024

Haut de la page

Lacs et cours d'eau

Constatation 4
Thème : Biomes

Au cours des 40 dernières années, parmi les changements influant sur la biodiversité qui ont été observés dans les lacs et les cours d'eau du Canada, on compte des changements saisonniers des débits, des augmentations de la température des cours d'eau et des lacs, la baisse des niveaux d'eau et la perte et la fragmentation d'habitats.

La disponibilité de l'eau représente dans l'écozone+ des Prairies un facteur et un enjeu d'importance, et les changements prévus dans les régimes hydriques découlant du changement climatique exacerberont les problèmes.

Haut de la page

Débits fluviaux

Il est impossible de déterminer les tendances affichées par le débit des cours d'eau dans l'écozone+ des Prairies à partir des données hydrométriques nationales, car trop peu de stations sont en mesure de fournir des données adéquates. Cela est dû, en grande partie, à ce que bon nombre de stations ne sont opérationnelles qu'en saison74, 75. Comme il en sera fait mention ci-après, un grand nombre de cours d'eau des Prairies sont aussi équipés de barrages et canalisés, ce qui modifie leur débit normal et les rend impropres à une analyse des tendances portant sur les débits naturels.

On dispose de données provenant d'autres analyses axées sur les provinces des Prairies. Entre la fin des années 1940 ou le début des années 1950 jusqu'en 1993, GanNB76 a analysé les tendances caractérisant les débits de cours d'eau des Prairies qui n'ont pas été équipés de barrages, et il a observé que les déclins significatifs étaient beaucoup plus fréquents que les hausses (dans l'ensemble, 61 tendances négatives significatives contre 16 tendances positives). Cinquante-six pour cent des tendances positives étaient observées au mois de mars et reliées à une fonte des neiges printanière précoce. Des tendances à la baisse plus marquées étaient observées tous les autres mois, particulièrement pour les débits de mai et de juin. Burn et al.NB77 ont examiné 25 cours d'eau d'un bout à l'autre des Prairies et ont également constaté des tendances au déclin du volume printanier d'eau de ruissellement provenant de la fonte nivale et du débit de pointe entre 1966 et 2005. En outre, ils ont observé que la fonte nivale printanière plafonnait plus précocement et que le volume saisonnier (mars-octobre) des eaux de ruissellement présentait une tendance à la baisse.

Schindler et DonahueNB78 ont également remarqué une baisse du débit moyen des cours d'eau des Prairies durant les 50 à 100 dernières années, notamment (figure 16) :

  • une réduction de 20 % entre 1958 et 2003 pour la rivière Athabasca à Fort McMurray (Alberta);
  • une réduction de 42 % entre 1915 et 2003 pour la rivière de la Paix près de Peace River (Alberta);
  • une réduction de 57 % entre 1912 et 2003 pour la rivière Oldman à Lethbridge (Alberta);
  • une réduction de 84 % entre 1912 et 2003 pour la rivière Saskatchewan Sud à Saskatoon (Saskatchewan).
Figure 16. Tendances dans les débits estivaux de quatre rivières de l'écozone+ des Prairies, 1910–2006
Graphique
Source: adapté de Schindler et Donahue, 2006NB78
Description longue pour la figure 16

Cette figure présente quatre graphiques à lignes illustrant l'évolution des débits estivaux de quatre cours d'eau de l'écozone+ des Prairies : la rivière Athabasca, la rivière de la Paix, la rivière Oldman et la rivière Saskatchewan Sud. Les débits estivaux sont représentés en pourcentage de débit depuis le début de la ligne de temps. Les données pour la rivière Athabasca débutent en 1960. Les débits de la rivière Athabasca présentaient une tendance générale à la hausse correspondant à 120 % du débit original en 1980, puis une tendance à la baisse d'environ 80 % du débit original en 2006. Pour la rivière de la Paix, les données commencent en 1915. Une tendance à la baisse y a été observée jusqu'en 1930, année où le débit était d'environ 90 % de ce qu'il était en 1915. On ne dispose pas de données pour la période de 1930 à 1958. Entre 1958 et 2006, les débits ont fluctué mais ont montré une tendance générale à la baisse, à environ 60 % du débit original en 2006. Les données pour la rivière Oldman débutent en 1910. Les débits ont fluctué mais ont montré une tendance générale à la baisse, à environ 75 % du débit original en 1949. Il n'y avait pas de données pour 1949 à 1958. Entre 1958 et 2006, les débits ont fluctué mais ont montré une tendance générale à la baisse, correspondant à environ 48 % du débit original en 2006. Les données pour la rivière Saskatchewan Sud commencent en 1910. Les débits ont fluctué mais ont montré une tendance générale à la baisse, soit environ 20 % du débit original en 2006.

Haut de la page

Niveaux des lacs

Dans les Prairies, la glaciation et la sécheresse du climat se sont combinées pour former de nombreux lacs en bassin fermé (lacs sans exutoire). Ces lacs sont très sensibles aux effets du climat, avec des niveaux d'eau et une salinité qui sont fonction des précipitations, du ruissellement local vers le lac et de l'évaporation de ce dernier. Les changements d'affectation du territoire, comme l'aménagement de structures de régulation des eaux qui modifient la quantité d'eau se déversant dans les lacs, ont également des effets notables sur les niveaux des lacs. Les communautés aquatiques de ces lacs en bassin fermé sont sensibles aux variations chimiques qui pourraient résulter de changements dans les niveaux d'eau. Par exemple, les niveaux d'eau affectent la salinité, et la diversité des espèces aquatiques décline à mesure que la salinité s'élève. Lorsque la salinité atteint des valeurs très élevées, la diversité des espèces devient très faibleNB79.

Afin d'offrir un aperçu des changements survenus dans les niveaux des lacs à l'échelle de la région, Van der Kamp et al.80 ont analysé les changements à long terme des niveaux d'eau de 16 lacs à bassin fermé n'affichant que peu ou pas d'interactions avec les eaux souterraines et ne subissant pas une forte incidence des ouvrages de régulation des eaux. Leurs résultats montrent un déclin global d'environ quatre à dix mètres de la plupart des niveaux de lacs entre 1920 environ et 2006, avec un déclin plus rapide depuis la fin des années 1970 (figure 17). Cependant, les auteurs ont observé une élévation du niveau de quatre lacs dans la zone centre est depuis les années 1960 (trois autres lacs de cette zone affichaient des niveaux en déclin). Les résultats obtenus pour cette zone ont été reliés soit à des précipitations plus abondantes soit à une évaporation plus faible, outre la vulnérabilité au drainage à des fins agricoles et aux changements dans l'utilisation des terres associés à un faible relief. Aucun lac de la partie centre sud de l'écozone+ n'a été couvert par l'étude, car tous les lacs pour lesquels ont disposait de données à long terme étaient fortement affectés par les ouvrages de régulation de l'eau et par les canaux de dérivation. Afin de tenter de combler cette lacune, on a inclus le lac Oro dans l'analyse, et les résultats indiquent que les niveaux d'eau dans cette région pourraient ne pas avoir décliné.

Figure 17. Changements des niveaux d'eau dans certains lacs à bassin fermé de l'écozone+ des Prairies, 1910 à 2006.
Graphique
Source: van der Kamp et al., 2008NB80
Description longue pour la figure 17

Cette série de dix graphiques linéaires présente l'évolution des niveaux d'eau (en mètres) de dix lacs à bassin fermé de l'écozone+ des Prairies entre 1910 et 2006, soit les lacs Muriel, Little Fish, Manito, Redberry, Waldsea, Big Quill, Oro, Kenosee, Lower Mann et Upper Mann. La collecte de données sur les niveaux d'eau du lac Muriel a commencé en 1955. Entre 1955 et 1980, le niveau d'eau du lac Muriel a augmenté de près d'un mètre, puis a baissé d'environ 4 mètres entre 1980 et 2006. Pour le lac Little Fish, les données remontent à 1938. Elles montrent une tendance fluctuante mais à la baisse des niveaux d'eau jusqu'en 2006, année où le niveau était de presque 7 mètres inférieur à celui de 1955. Pour le lac Manito, les données débutent en 1918. Son niveau était relativement stable jusqu'en 1980, après quoi il a constamment diminué jusqu'en 2006, pour une baisse totale d'environ 7 mètres. Pour le lac Redberry, on a recouru à des relevés et à des photographies aériennes pour reconstruire jusqu'en 1918 les données sur les niveaux d'eau. Le niveau d'eau a diminué constamment de 1918 à 2006, avec une baisse totale d'environ 10 mètres. Les données pour le lac Waldsea commencent en 1964 et révèlent une tendance fluctuante mais à la hausse des niveaux d'eau entre 1964 et 2008, avec une augmentation totale d'environ 5 mètres. Les données pour le lac Big Quill commencent en 1918 et indiquent une tendance fluctuante mais généralement à la baisse des niveaux d'eau jusqu'en 2006, avec une diminution totale d'environ 4 mètres. Les données pour le lac Oro ont été reconstruites jusqu'en 1948 et montrent une tendance à la hausse d'environ 3 mètres jusqu'en 1982, après quoi les niveaux d'eau ont constamment baissé jusqu'en 2006. En 2006, le niveau d'eau demeurait d'environ un mètre supérieur à ce qu'il était en 1948. Les données pour les niveaux d'eau du lac Kenosee ont été reconstruites jusqu'en 1930. Entre 1930 et 1950, les niveaux d'eau y ont diminué de 4 mètres. Ils ont ensuite augmenté de 2 mètres jusqu'en 1960, pour demeurer stables jusqu'en 1980. Entre 1980 et 2006, les niveaux d'eau ont diminué d'un total de 4 mètres. Les données pour le lac Lower Mann commencent en 1972. Les niveaux de ce lac ont fluctué mais ont généralement diminué, avec une baisse totale d'environ 3 mètres jusqu'en 2006. Les données pour le lac Upper Mann débutent en 1962. Les niveaux d'eau de ce lac sont demeurés relativement stables entre 1962 et le milieu des années 1980, après quoi ils ont fluctué mais généralement diminué, avec une baisse totale d'environ 3 mètres jusqu'en 2006.

Les déclins peuvent s'expliquer, au moins en partie, par le climat. La première partie du XXe siècle était humide, ce qui a contribué aux hauts niveaux des lacsNB80. Des hausses marquées des températures printanières entre 1950 et 2007NB81 pourraient avoir conduit à des taux d'évaporation accrus, et un déclin du ruissellement des cours d'eauNB82 pourrait y contribuer. Néanmoins, les déclins des niveaux des lacs ne s'expliquent pas entièrement par le climat. Par exemple, à l'exception des déclins enregistrés à deux stations dans la partie centre-sud de la Saskatchewan, aucun changement significatif dans les précipitations n'est survenu entre 1950 et 2007NB81. Également, Zhang et al.NB81 n'ont observé aucun changement significatif de l'indice de sévérité de sécheresse de Palmer entre 1950 et 2007 pour expliquer les déclins récents, et Bonsal et RegierNB83 ont constaté que la plupart des sécheresses du siècle dernier avaient eu lieu entre 1915 et 1930, à une époque où les lacs présentaient des niveaux supérieurs.

Parmi les autres facteurs qui réduisent le ruissellement de surface vers les lacs, citons les changements d'affectation du territoire (p. ex. l'aménagement de barrages ou de fossés, l'assèchement des milieux humides et les mares artificielles)NB80, tout comme les changements dans l'utilisation des terres agricoles et dans le choix des pratiques agricoles, dont la diminution des mises en jachèreNB84, le recours croissant aux pratiques culturales antiérosives (voir la constatation clé sur les paysages agricoles servant d'habitat à la page 71) NB85 et à la culture en continuNB80.

Modifications de l'hydrologie imputables aux ouvrages de régulation de l'eau

Les ouvrages de régulation de l'eau représentent une des plus graves menaces qui pèsent sur les écosystèmes dulcicoles. En plus d'entraver le mouvement des poissons et des animaux sauvages, ils modifient les régimes hydrologiques naturels en modifiant les profondeurs et les débits d'eau et en causant des changements dans la disponibilité et la répartition de l'habitat pour les communautés fluvialesNB86 NB87. La perturbation du régime naturel peut résulter d'obstacles latéraux (comme les barrages, les déversoirs et les routes) et d'obstacles riverains (comme les trouées dans les zones riveraines tampons) NB88 NB89.

La plupart des grands cours d'eau des Prairies sont équipés de barrages. En 2008, on comptait 83 grands barrages (d'une hauteur supérieure à dix mètres) dans l'écozone+NB90, dont au moins 73 % possédaient des réservoirs d'une capacité de moins d'un million de mètres cubesNB91. Seuls deux barrages (ceux qui forment le lac Diefenbaker sur la rivière Saskatchewan Sud) possèdent des réservoirs d'une capacité supérieure à dix millions de mètres cubes. Le nombre de grands barrages est le plus élevé dans les écorégions des prairies mixtes (34), des praires mixtes humides (22) et de la tremblaie parc (18), les hautes terres Cypress ne comptant qu'un seul barrageNB90 91. Dans l'écozone+ des Prairies, où la production agricole est limitée par de faibles précipitations, les barrages ont tout d'abord été édifiés à des fins d'irrigation. La majorité de ces grands barrages ont été construits dans les années 1950 et 1960 (figure 18).

Figure 18. Répartition des barrages (de taille supérieure à 10 m) dans l'écozone+ des Prairies, groupés par année d'achèvement, avant 1900 jusqu'en 2005.
Carte
Source: adapté d'Association canadienne des barrages, 2003NB90
Description longue pour la figure 18

Cette carte indique l'emplacement et la catégorie d'âge des barrages de plus de 10 mètres dans l'écozone+ des Prairies. Les âges sont indiqués par incréments de 20 années, selon l'année d'achèvement, depuis l'avant-1900 jusqu'à 2005. Les barrages sont répartis dans toute l'écozone+, mais principalement concentrés dans la partie sud. La majorité des barrages ont été achevés entre 1940 et 1999; aucun ne l'a été entre 2000 et 2005, et seulement quelques-uns avant 1939.

Bien que ces grands barrages soient davantage visibles, on compte également un grand nombre de barrages et d'ouvrages de régulation de plus petite taille. Par exemple, l'Administration du rétablissement agricole des Prairies a construit près de 12 000 barrages dans les provinces des Prairies, même si de nouveaux barrages sont aujourd'hui érigés en raison du manque de sites convenables et de préoccupations environnementalesNB92.

L'aménagement d'un barrage pour créer un réservoir se répercute également sur les habitats terrestres de la zone inondée. Cet impact est particulièrement important parce qu'il se concentre sur les zones riveraines, qui contribuent de façon disproportionnée à la biodiversité. Par exemple, la création du lac Diefenbaker a détruit une zone importante de forêt de peupliers (Populus deltoides) riveraine, un écosystème relativement peu étendu dans l'écozone+ des Prairies. La construction de barrages peut également avoir des effets en aval sur les écosystèmes riverains, en éliminant les épisodes de crue qui sont importants pour ces écosystèmes. Ainsi, on estime que les peupliers riverains ne peuvent se régénérer sur certains cours d'eau équipés de barrages dans les Prairies, car ils exigent la présence de limon déposé par les inondationsNB93.

Une autre cause importante de l'altération hydrologique et de son incidence sur la biodiversité est la canalisation, qui est très fréquente dans les Prairies. On ne dispose toutefois d'aucune donnée sur le nombre de cours d'eau et sur les kilomètres canalisés.

Haut de la page

La glace dans l'ensemble des biomes

Constatation 7
Thème : Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
La réduction de l'étendue et de l'épaisseur des glaces marines, le réchauffement et le dégel du pergélisol, l'accélération de la perte de masse des glaciers et le raccourcissement de la durée des glaces lacustres sont observés dans tous les biomes du Canada. Les effets sont visibles à l'heure actuelle dans certaines régions et sont susceptibles de s'étendre; ils touchent à la fois les espèces et les réseaux trophiques

On dispose de très peu de données sur les tendances à long terme affichées par l'englacement et le déglacement des lacs et des cours d'eau dans l'écozone+ des Prairies. Lorsqu'il existe des données, elles montrent des tendances opposées concernant l'englacementNB75. Certains changements notables vers un dégel plus précoce sont observés. Duguay et al.NB94 ont constaté que la glace du lac Diefenbaker se rompt dix jours plus tôt en 2000 par rapport à 1971, et RannieNB95 a observé qu'entre 1815 et 1981, la rivière Rouge, à Winnipeg, dégelait douze jours plus tôt. RannieNB95 a également constaté que la rivière Rouge s'englaçait dix jours plus tard.

Haut de la page

Dunes

Constatation clé propre à l'écozone+
Thème : Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les dunes constituent un biome unique, à la répartition très limitée au Canada. C'est pourquoi l'information sur les dunes n'a pas été reconnue comme une constatation clé récurrente à l'échelle nationale, et ne fait pas partie des autres constatations clés du rapport nationalNB3. Cependant, en raison de l'importance des dunes pour la biodiversité de l'écozone+ des Prairies, l'information à leur sujet forme dans ce rapport une constatation clé distincte propre à l'écozone+.

Les dunes de sable sont des habitats importants dans l'écozone+ des Prairies, et au cours des dernières décennies bon nombre des dunes actives se sont stabilisées à cause de la croissance de la végétation. Dans la région des Middle Sand Hills, dans le sud-est de l'Alberta, la superficie occupée par des dunes actives a décliné à un rythme de 40 % par décennie, et le nombre de dunes actives a décliné au rythme de sept par décennie depuis 1950. Toutes les dunes pourraient devenir stables d'ici 2014NB96. Dans la région des Seward Sand Hills, dans le sud-ouest de la Saskatchewan, on a observé un déclin de 70 % de la superficie occupée par des dunes actives entre 1944 et 1991NB97. Cependant, bien que la superficie du territoire occupé par des dunes actives ait décliné entre 1944 et 1979 dans une partie de la région des Great Sand Hills de la Saskatchewan, elle a augmenté à partir de 1988 pour atteindre, en 1991, une valeur équivalente à celle enregistrée en 1944NB97. Les auteurs ont attribué cette augmentation aux conditions plus sèches et plus chaudes qui ont régné entre le milieu et la fin des années 1980. En général, l'activité dunaire est fortement déterminée par le climat et est marquée par des augmentations durant les périodes sèches (faible rapport entre les précipitations et l'évapotranspiration potentielle) et des diminutions durant les périodes humides98. La suppression des incendies pourrait également contribuer à la stabilisation des dunesNB99 (voir la constatation clé relative aux perturbations naturelles à la page 91).

Le déclin des dunes actives présente une menace pour le rat kangourou d'Ord (Dipodomys ordii)NB96, une espèce en voie de disparition au Canada, et pour plusieurs autres espèces qui dépendent de l'activité dunaire, dont la tradescantie de l'Ouest (Tradescantia occidentalis)NB100, une espèce menacée, l'abronie à petites fleurs (Tripterocalyx micranthus)NB101, en voie de disparition, la noctuelle sombre des dunes (Copablepharon longipenne), en voie de disparitionNB102, et la noctuelle jaune pâle des dunes (Copablepharon grandis), une espèce préoccupanteNB103.

Haut de la page

Note de bas des pages

NB 3

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada. 2010. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. vi + 148 p.

Retour au NB 3

NB 7

Ahern, F., Frisk, J., Latifovic, R. et Pouliot, D. 2011. Surveillance à distance de la biodiversité : sélection de tendances mesurées à partir d'observations par satellite du Canada. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 17. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON.

Retour au NB 7

NB 10

Conseil canadien des ministres des forêts. 2001. Inventaire forestier du Canada: Sommaires [en ligne].

Retour au NB 10

NB 11

Conseil canadien des ministres des forêts. 2006. Critères et indicateurs de l'aménagement forestier durable au Canada : bilan national 2005. Resources naturelles Canada. Ottawa, ON. 169 p. 

Retour au NB 11

NB 12

Bailey, A.W. et Wroe, R.A. 1974. Aspen invasion in a portion of the Alberta parklands. Journal of Range Management 27:263-266.

Retour au NB 12

NB 13

Scheffer, E.J. et Bailey, A.W. 1972. Ecology of aspen groves and their invasion into grasslands. Dans 51st Annual Feeder's Day Report. University of Alberta, Department of Animal Science. Edmonton, AB. pp. 49-50.

Retour au NB 13

NB 14

Campbell, C., Campbell, I.D., Blyth, C.B. et McAndrews, J.H. 1994. Bison extirpation may have caused expansion in Western Canada. Ecography 17:360-362.

Retour au NB 14

NB 15

Maini, J.S. 1960. Invasion of grassland by Populus tremuloides in the northern Great Plains. Thèse (Ph.D.). University of Saskatchewan. Saskatoon, SK.

Retour au NB 15

NB 16

Wright, H.A. et Bailey, A.W. 1982. Fire ecology: United States and southern Canada. John Wiley and Sons. New York, NY. 501 p.

Retour au NB 16

NB 17

Anderson, H.G. et Bailey, A.W. 1980. Effects of annual burning on grassland in the aspen parkland of east-central Alberta. Canadian Journal of Botany 58:985-996.

Retour au NB 17

NB 18

Kochy, M. et Wilson, S.D. 2001. Nitrogen deposition and forest expansion in the northern great plains. Journal of Ecology 89:807-817.

Retour au NB 18

NB 19

Scott, G.A.J. 1996. Manitoba's ecoclimatic regions. Dans The geography of Manitoba: its land and its people. Welsted, J., Everitt, J. et Stadel, C. (éd.). University of Manitoba Press. Winnipeg, MB. Chapitre 4. pp. 43-59. 

Retour au NB 19

NB 20

Thorpe, J. 1993. The life: vegetation and life zones. Dans Three hundred prairie years: Henry Kelsey's "inland country of good report". Epp, H. (éd.). Canadian Plains Research Center, University of Regina. Regina, SK. Chapitre 4. pp. 11-16. 

Retour au NB 20

NB 21

Spry, I.M. 1968. The papers of the Palliser Expedition, 1857-1860. The Champlain Society. Toronto, ON. xix + 694 p.

Retour au NB 21

NB 22

Zoltai, S. 1975. Southern limit of coniferous trees on the Canadian prairies. Information Report no NOR-X-128. Environment Canada, Canadian Forestry Service, Northern Forest Research Centre. Edmonton, AB. 12 p. + maps.

Retour au NB 22

NB 23

Coupland, R.T. 1987. Endangered prairie habitats: the mixed prairie. Dans Proceedings of the Workshop on Endangered Species in the Prairie Provinces. Edmonton, AB, 24-26 January, 1986. Holroyd, G.L., McGillivray, W.B., Stepney, P.H.R., Ealey, D.M., Trottier, G.C. et Eberhart, K.E. (éds.). Natural History Occasional Paper No. 9. Alberta Culture, Historical Resources Division. Edmonton, AB. pp. 35-42.

Retour au NB 23

NB 24

Watmough, M.D. et Schmoll, M.J. 2007. Environment Canada's Prairie & Northern Region Habitat Monitoring Program phase II: recent habitat trends in the Prairie Habitat Joint Venture. Série de rapports techniques no 493. Environnement Canada, Service canadien de la faune. Edmonton, AB. 135 p. 

Retour au NB 24

NB 25

Hogg, E.H., Brandt, J.P. et Kochtubajda, B. 2005. Factors affecting interannual variation in growth of western Canadian aspen forests during 1951-2000. Canadian Journal of Forest Research 35:610-622.

Retour au NB 25

NB 26

Hogg, E.H., Brandt, J.P. et Michaellan, M. 2008. Impacts of a regional drought on the productivity, dieback, and biomass of western Canadian aspen forests. Canadian Journal of Forest Research 38:1737-1984.

Retour au NB 26

NB 27

Riley, J.L., Green, S.E. et Brodribb, K.E. 2007. A conservation blueprint for Canada's prairies and parklands. Nature Conservancy of Canada. Toronto, ON. 226 p. et DVD-ROM.

Retour au NB 27

NB 28

Agriculture et agroalimentaire Canada. 1996. Couverture des terres des Prairies aux environs de 1995 [en ligne]. Gouvernnement du Canada. (consulté le 29 Oct. 2013).

Retour au NB 28

NB 29

Statistique Canada. 2003. Recensement de l'agriculture de 2001 [en ligne]. Gouvernement du Canada.

Retour au NB 29

NB 30

Statistique Canada. 2008. Recensement de l'agriculture de 2006 [en ligne]. Gouvernement du Canada.

Retour au NB 30

NB 31

Agriculture et agroalimentaire Canada. 2014. Programme de pâturages communautaires [en ligne]. Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Retour au NB 31

NB 32

CCAE. 2001.Le système de rapport et de suivi des aires de conservation (SRSAC) Edition 2003-11-30. [en ligne]. Conseil canadien des aires écologiques.(consulté le Mar. 2005).

Retour au NB 32

NB 33

Willoughby, M. 2008. Données sur les conditions des pâturages en Alberta. Alberta Sustainable Resouce Development. Données non publiées.

Retour au NB 33

NB 34

Manitoba Conservation. 2008. Problem wildlife: wild boar-at-large in Manitoba [en ligne]. Government of Manitoba. (consulté le 10 Nov. 2009).

Retour au NB 34

NB 35

Manitoba Conservation and Water Stewardship. 2008. Managing animals, plants and habitats: Tall Grass Prairie Preserve [en ligne]. Wildlife and Ecosystem Protection Branch, Manitoba Conservation and Water Stewardship, Government of Manitoba. (consulté le 29 Nov. 2008).

Retour au NB 35

NB 36

Joyce, J. et Morgan, J.P. 1989. Manitoba's tall-grass prairie conservation project. Dans Proceedings of the Eleventh North American Prairie Conference. Prairie pioneers: ecology, history and culture. Lincoln, NE, 7-11, August, 1988. Aug. 1988. Bragg, T.B. et Stubberndieck, J. (éds.). University of Nebraska Printing. Lincoln, NE. pp. 71-74.

Retour au NB 36

NB 37

Koper, N., Mozel, K.E. et Henderson, D.C. 2010. Recent declines in northern tall-grass prairies and effects of patch structure on community persistence. Biological Conservation 143:220-229.

Retour au NB 37

NB 38

Reynolds, H.W., Gates, C.C. et Glaholt, R.D. 2003. Bison. Dans Wild mammals of North America. Feldhamer, G.A., Thompson, B.C. et Chapman, J.A. (éd.). The Johns Hopkins University Press. Baltimore, MD. Chapitre 48. pp. 1009-1060. 

Retour au NB 38

NB 39

Truett, J.C., Phillips, M., Kunkel, K. et Miller, R. 2001. Managing bison to restore biodiversity. Great Plains Research 11:123-144.

Retour au NB 39

NB 40

Plumb, G.E. et Dodd, J.L. 1993. Foraging ecology of bison and cattle on a mixed prairie: implications for natural area management. Ecological Applications 3:631-643.

Retour au NB 40

NB 41

Bai, Y., Abouguendia, Z. et Redmann, R.E. 1999. Effect of grazing on plant species diversity of grasslands in Saskatchewan. Dans Proceedings of the Fifth Prairie Conservation and Endangered Species Conference. Saskatoon, SK, February, 1998. Thorpe, J., Steeves, T.A. et Gollop, M. (éds.). Natural History Occasional Paper No. 24. Provincial Museum of Alberta. Edmonton, AB. pp. 210-218.

Retour au NB 41

NB 42

Groskorth, L.C. et Gauthier, D.A. 1999. The suitability of range condition measures for determining plant diversity within the Mixed-Grass Ecoregion of Saskatchewan. Dans Proceedings of the Fifth Prairie Conservation and Endangered Species Conference. Saskatoon, SK, February, 1998. Thorpe, J., Steeves, T.A. et Gollop, M. (éds.). Natural History Occasional Paper No. 24. Provincial Museum of Alberta. Edmonton, AB. pp. 119-130.

Retour au NB 42

NB 43

Bai, Y., Abouguendia, Z. et Redmann, R.E. 2001. Relationship between plant species diversity and grassland condition. Journal of Range Management 54:177-183.

Retour au NB 43

NB 44

McCanny, S.J., Fargey, P., Sutter, G.C. et Finnamore, A. 1999. The effect of cattle removal on biodiversity in Grasslands National Park. Dans Proceedings of the Fifth Prairie Conservation and Endangered Species Workshop. Saskatoon, SK, February, 1998. Thorpe, J., Steeves, T.A. et Gollop, M. (éds.). Natural History Occasional Paper No. 24. Provincial Museum of Alberta. Edmonton, AB.109.

Retour au NB 44

NB 45

Bock, C.E., Saab, V.A., Rich, T.D. et Dobkin, D.S. 1993. Effects of livestock grazing on neotropical migratory landbirds in western North America. Dans Status and management of neotropical migratory birds. Estes Park, CO, 21-25 September, 1992. Finch, D.M. et Stangel, P.W. (éds.). Gen. Tech. Rep. RM-GTR-229. US Department of Agriculture, Forest Service, Rocky Mountain Forest and Range Experiment Station. Fort Collins, CO. pp. 296-309.

Retour au NB 45

NB 46

Thorpe, J. 2009. Analyse des données non publiée de : Thorpe, J. 2007. Saskatchewan rangeland ecosystems, publication 1: ecoregions and ecosites. Saskatchewan Research Council Pub. no 11881-1E07. Saskatchewan Prairie Conservation Action Plan. 40 p. 

Retour au NB 46

NB 47

Davies, H. 2008. Données sur les conditions des pâturages en Saskatchewan. Saskatchewan Watershed Authority. Données non publiées.

Retour au NB 47

NB 48

Askins, R.A., Zuckerberg, B. et Novak, L. 2007. Do the size and landscape context of forest openings influence the abundance and breeding success of shrubland songbirds in southern New England? Forest Ecology and Management 250:137-147.

Retour au NB 48

NB 49

Downes, C., Blancher, P. et Collins, B. 2011. Tendances relatives aux oiseaux terrestres au Canada, de 1968 à 2006. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 12. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. xi + 118 p.

Retour au NB 49

NB 50

U.S. Geological Survey, Patuxent Wildlife Research Centre. 2010. The North American Breeding Bird Survey [en ligne]. U.S. Department of the Interior.

Retour au NB 50

NB 51

McMaster, D.G. et Davis, S.K. 2001. An evaluation of Canada's permanent cover program: habitat for grassland birds? Journal of Field Ornithology 72:195-210.

Retour au NB 51

NB 52

Johnson, M. et Ruttan, R.A. 1993. Traditional Dene environmental knowledge: a pilot project conducted in Fort Good Hope and Colville Lake, NT 1989-1993. Dene Cultural Institute. Hay River, NT. 308 p. 

Retour au NB 52

NB 53

Dale, B.C., Norton, M., Downes, C. et Collins, B. 2005. Monitoring as a means to focus research and conservation - the grassland bird monitoring example. Dans Bird conservation implementation and integration in the Americas: proceedings of the Third International Partners in Flight Conference. Asilomar, CA, 20-24 March, 2002. Ralph, C.J. et Rich, T.D. (éds.). Gen. Tech. Rep. PSW-GTR-191. U.S. Department of Agriculture, Forest Service, Pacific Southwest Research Station. Albany, CA. pp. 485-495.

Retour au NB 53

NB 54

Frawley, B.J. 1989. The dynamics of nongame bird ecology in Iowa alfalfa fields. Thèse (M.Sc.). Iowa State University. Ames, IA.

Retour au NB 54

NB 55

Bollinger, E.K., Bollinger, P.B. et Gavin, T.A. 1990. Effects of hay-cropping on eastern populations of the bobolink. Wildlife Society Bulletin 18:142-150.

Retour au NB 55

NB 56

Perlut, N.G., Strong, A.M., Donovan, T.M. et Buckley, N.J. 2006. Grassland songbirds in a dynamic management landscape: behavioral responses and management strategies. Ecological Applications 16:2235-2247.

Retour au NB 56

NB 57

Reynolds, R.E., Cohan, D.R. et Johnson, M.A. 1996. Using landscape information approaches to increase duck recruitment in the Prairie Pothole Region. Transactions of the North American Wildlife and Natural Resource Conference 52:86-93.

Retour au NB 57

NB 58

Bellrose, F.C. 1980. Ducks, geese and swans of North America. Stackpole Books. Harrisburg, PE. 540 p.

Retour au NB 58

NB 59

U.S. Fish and Wildlife Service. 2007. Waterfowl breeding population and habitat survey [en ligne].U.S. Fish and Wildlife Service, Division of Migratory Bird Management and U.S. Geological Survey, Patuxent Wildlife Research Center. (consulté le 20 July 2010).

Retour au NB 59

NB 60

Batt, B.D.J., Anderson, M.G., Anderson, C.D. et Caswell, F.D. 1989. The use of prairie potholes by North American ducks. Dans Northern prairie wetlands. Vander, V. (éd.). Iowa State University Press. Ames, IA. pp. 204-227. 

Retour au NB 60

NB 61

Conly, F.M. et Van der Kamp, G. 2001. Monitoring the hydrology of Canadian prairie wetlands to detect the effects of climate change and land use changes. Environmental Monitoring and Assessment 67:195-215.

Retour au NB 61

NB 62

Johnson, W.C., Millett, B.V., Gilmanov, T., Voldseth, R.A., Guntenspergen, G.R. et Naugle, D.E. 2005. Vulnerability of northern prairie wetlands to climate change. Bioscience 55:863-872.

Retour au NB 62

NB 63

Lynch-Stewart, P. 1983. Changements d'utilisation des terres dans les milieux humides au sud du Canada : Aperçu et bibliographie. Document de travail no 26. Direction générale des terres, Environnement Canada. Ottawa, ON. 115 p. 

Retour au NB 63

NB 64

Cornell Lab of Ornithology. 2010. Birds in forested landscapes [en ligne]. Cornell Lab of Ornithology. (consulté le 8 May 2010).

Retour au NB 64

NB 65

Dahl, T.E. et Watmough, M.D. 2007. Current approaches to wetland status and trends monitoring in prairie Canada and the continental United States of America. Journal canadien de télédétection 33:S17-S27.

Retour au NB 65

NB 66

Ducks Unlimited Canada, Environment Canada, Natural Resources Canada et Agriculture and Agri-Food Canada. 2008. The impacts of wetland loss in Manitoba. Ducks Unlimited Canada. Stonewall, MB. 4 p.

Retour au NB 66

NB 67

Mosquin, T., Whiting, P.G. et McAllister, D.E. 1995. Biodiversité du Canada : état actuel, avantages économiques, coûts de conservation et besoins non satisfaits. Musée canadien de la nature. Ottawa, ON. [fichier d'ordinateur].

Retour au NB 67

NB 68

Government of Saskatchewan. 1999. Conserving Saskatchewan's biodiversity: a progress report. Government of Saskatchewan. 44 p.

Retour au NB 68

NB 69

Environnement Canada. 1986. Les milieux humides du Canada : une ressource à conserver. Feuillet d'information no 86-4. Direction générale des terres. Ottawa, ON. 8 p. 

Retour au NB 69

NB 70

Plan conjoint des habitats des Prairies. 2008. Prairie Habitat Joint Venture implementation plan: 2007-2012. Environnement Canada. Edmonton, AB. 34 p. (Révisé en mai 2010).

Retour au NB 70

NB 71

Bartzen, B.A., Dufour, K.W., Clark, R.G. et Caswell, F.D. 2010. Trends in agricultural impact and recovery of wetlands in prairie Canada. Ecological Applications 20:525-538.

Retour au NB 71

NB 72

Devries, J.H., Guyn, K.L., Clark, R.G., Anderson, M.G., Caswell, D., Davis, S.K., McMaster, D.G., Sopuck, T. et Kay, D. 2004. Prairie Habitat Joint Venture (PHJV) waterfowl habitat goals update: phase 1. Prairie Habitat Joint Venture Working Group. 74 p. 

Retour au NB 72

NB 73

Ducks Unlimited Canada. 2008. Data on waterfowl productivity. Données non publiées.

Retour au NB 73

NB 74

Cannon, A., Lai, T. et Whitfield, P. 2011. Tendances dictées par le climat dans les écoulements fluviaux au Canada, de 1961 à 2003. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 19. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON.

Retour au NB 74

NB 75

Monk, W.A. et Baird, D.J. 2011. Biodiversité dans les rivières et lacs du Canada. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 20. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON.

Retour au NB 75

NB 76

Gan, T.Y. 1998. Hydroclimatic trends and possible climatic warming in the Canadian prairies. Water Resources Research 34:3009-3015.

Retour au NB 76

NB 77

Burn, D.H., Fan, L. et Bell, G. 2008. Identification and quantification of streamflow trends on the Canadian prairies. Hydrological Sciences Journal 53:538-549.

Retour au NB 77

NB 78

Schindler, D.W. et Donahue, W.F. 2006. An impending water crisis in Canada's western Prairie provinces. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 103:7210-7216.

Retour au NB 78

NB 79

Last, W.M. et Ginn, F.M. 2005. Saline systems of the Great Plains of Western Canada: an overview of the limnogeology and paleolimnology. Saline Systems 1:1-10.

Retour au NB 79

NB 80

Van der Kamp, G., Keir, D. et Evans, M.S. 2008. Long-term water level changes in closed-basin lakes of the Canadian prairies. Revue canadienne des ressources hydriques 33:23-38.

Retour au NB 80

NB 81

Zhang, X., Brown, R., Vincent, L., Skinner, W., Feng, Y. et Mekis, E. 2011. Tendances climatiques au Canada, de 1950 à 2007. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 5. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. iv + 22 p.

Retour au NB 81

NB 82

Zhang, X.B., Harvey, K.D., Hogg, W.D. et Yuzyk, T.R. 2001. Trends in Canadian streamflow. Water Resources Research 37:987-998.

Retour au NB 82

NB 83

Bonsal, B. et Regier, M. 2007. Historical comparison of the 2001/2002 drought in the Canadian prairies. Climate Research 33:229-242.

Retour au NB 83

NB 84

Javorek, S.K. et Grant, M.C. 2011. Tendances de la capacité d'habitat faunique des terres agricoles du Canada, de 1986 à 2006. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 14. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. vi + 51 p.

Retour au NB 84

NB 85

Elliott, J.A., Cessna, A.J. et Hilliard, C.R. 2001. Influence of tillage system on water quality and quantity in prairie pothole wetlands. Canadian Water Resources Journal 26:165-181.

Retour au NB 85

NB 86

Revenga, C., Brunner, J., Henninger, N., Kassem, K. et Payne, R. 2000. Pilot analysis of global ecosystems - freshwater systems. World Resources Institute. Washington, DC. 64 p. 

Retour au NB 86

NB 87

Jones, S.N. et Bergey, E.A. 2007. Habitat segregation in stream crayfishes: implications for conservation. Journal of the North American Benthological Society 26:134-144.

Retour au NB 87

NB 88

Reid, S.M., Wilson, C.C., Mandrak, N.E. et Carl, L.M. 2008. Population structure and genetic diversity of black redhorse (Moxostoma duquesnei) in a highly fragmented watershed. Conservation Genetics 9:531-546.

Retour au NB 88

NB 89

Lévesque, L.M. et Dubé, M.G. 2007. Review of the effects of in-stream pipeline crossing construction on aquatic ecosystems and examination of Canadian methodologies for impact assessment. Environmental Monitoring and Assessment 132:395-409.

Retour au NB 89

NB 90

Association canadienne des barrages. 2003. Les barrages au Canada. Montréal, QC. Commission Internationale des Grands Barrages. CD-ROM., 

Retour au NB 90

NB 91

Manitoba Conservation. 2008. Data on distribution of large dams in the Prairies Ecozone+ provided by K. Murray. Données non publiées.

Retour au NB 91

NB 92

Filson, H. 1998. Communication personnelle. Prairie Farm Rehabilitation Administration. Saskatoon, SK.

Retour au NB 92

NB 93

Bradley, C.E. et Smith, D.G. 1986. Plains cottonwood recruitment and survival on a prairie meandering river floodplain, Milk River, Southern Alberta and Northern Manitoba. Canadian Journal of Botany 64:1433-1442.

Retour au NB 93

NB 94

Duguay, C.R., Prowse, T.D., Bonsal, B.R., Brown, R.D., Lacroix, M.P. et Ménard, P. 2006. Recent trends in Canadian lake ice cover. Hydrological Processes 20:781-801.

Retour au NB 94

NB 95

Rannie, W.F. 1983. Breakup and freezeup of the Red River at Winnipeg, Manitoba Canada in the 19th century and some climatic implications. Climatic Change 5:283-296.

Retour au NB 95

NB 96

COSEPAC. 2006. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le rat kangourou d'Ord (Dipodomys ordii) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa, ON. vii + 37 p. 

Retour au NB 96

NB 97

Wolfe, S.A., Huntley, D.J. et Ollerhead, J. 1995. Recent and late Holocene sand dune activity in southwestern Saskatchewan. Dans Current Research 1995-B. Geological Survey of Canada. pp. 131-140. 

Retour au NB 97

NB 98

Wolfe, S.A. 1997. Impact of increased aridity on sand dune activity in the Canadian prairies. Journal of Arid Environments 36:421-432.

Retour au NB 98

NB 99

Gummer, D.L. et Barclay, R.M.R. 1997. Population ecology of Ord's kangaroo rats (Dipodomys ordii) in the proposed Suffield National Wildlife Area, Alberta. Report prepared for the Endangered Species Recovery Fund, World Wildlife Fund Canada. Toronto, ON. 

Retour au NB 99

NB 100

COSEPAC. 2002.  Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la tradescantie de l'Ouest (Tradescantia occidentalis) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa, ON. vi + 26 p. 

Retour au NB 100

NB 101

COSEPAC. 2002. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'abronie à petites fleurs (Tripterocalyx micranthus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa, ON. vi + 31 p. 

Retour au NB 101

NB 102

COSEPAC. 2007. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Noctuelle sombre des dunes

Retour au NB 102

NB 103

COSEPAC. 2007. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Noctuelle jaune pâle des dunes(Copablepharon grandis) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa, ON. vii + 33 p. 

Retour au NB 103