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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l'écozone+ des Prairies

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Aires protégées

Constatation clé 8
Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
La superficie et la représentativité du réseau d'aires protégées ont augmenté ces dernières années. Dans bon nombre d'endroits, la superficie des aires protégées est bien au-delà de la valeur cible de 10 % qui a été fixée par les Nations Unies. Elle se situe en deçà de la valeur cible dans les zones fortement développées et dans les zones océaniques.

La quantité de végétation naturelle protégée dans les parcs et d'autres zones de conservation désignées est relativement faible, et ne représentait en 2009 qu'environ 4,5 % de l'écozone+ des Prairies (figure 19). Cette zone comprend deux parcs nationaux (parc national Elk Island et parc national des Prairies) totalisant 1 100 km2 et de nombreux parcs provinciaux couvrant en tout 1 600 km2. Avant 1992 (date de signature de la Convention sur la diversité biologique), entre 0,4 et 3,8 % de l'écozone+ était protégéeii. Cette proportion est passée à 4,5 % en mai 2009 et se répartit comme suit (figure 20) :

  • 5 544 km2 dans 194 zones protégées (ou 1,2 % de l'écozone+) appartenant aux catégories I à IV de l'UICN, lesquelles comprennent les réserves naturelles, les zones de nature protégée et d'autres parcs et réserves gérés à des fins de conservation des écosystèmes et des caractéristiques naturelles et culturelles, ou, encore à des fins de conservation de l'habitat et de la fauneNB104;
  • 15 290 km2 dans 94 zones protégées (ou 3,3 % de l'écozone+) appartenant aux catégories V et VI de l'IUCN, lesquelles supposent une utilisation durable dans le cadre d'une tradition culturelle établieNB104.
Figure 19. Répartition des aires protégées dans l'écozone+ des Prairies, mai 2009.
Map
Source:Environnement Canada, 2009NB105, à l'aide de données du Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC), v.2009NB105, 2009;NB106 données communiquées par les autorités fédérales, provinciales et territoriales.
Description longue pour la figure 19.

Cette carte illustre la répartition des aires protégées dans l'écozone+ des Prairies, en mai 2009. En 2009, on y recensait 288 aires protégées, couvrant 4,5 % de l'assise foncière. La plus vaste superficie totale d'aires protégées se trouve en Saskatchewan, et la plus grande concentration, dans le sud-ouest de la Saskatchewan.

Figure 20. Croissance des aires protégées dans l'écozone+ des Prairies, 1913-2009.
Map
Données fournies par les autorités fédérales et provinciales, mises à jour en mai 2009. Seules les aires protégées par la loi sont incluses. Les catégories d'aires protégées de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) sont basées sur les principaux objectifs de gestion (voir le texte pour plus d'information).
La dernière barre intitulée « TOTAL » inclut les aires protégées pour lesquelles on ne connaissait pas l'année d'établissement.
Source : Environnement Canada, 2009NB105, à l'aide de données du Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC), v.2009NB105, 2009;NB106 données communiquées par les autorités fédérales, provinciales et territoriales.
Description longue pour la figure 20.

Ce graphique à barres montre les informations suivantes

AnnéeCatégories I-IV de l'UICN (km2)Catégories V-VI de l'UICN (km2)
1913-19242410
1925-19295810
1930-19475940
1948-195060532
195181832
195283232
1953-195484032
195592032
195692032
195795132
1958-196196432
1962-196496732
1965-196696832
196797232
196897332
196999532
19701,01432
1971-19741,02232
1975-19761,03632
1977-19781,03957
19791,04557
19801,05057
1981-19861,05157
19871,125156
19881,125207
19891,294207
1990-19951,294393
19961,295413
19971,787431
19981,934431
19991,991809
20002,0951,062
20013,0321,062
20023,0321,062
20033,4911,062
20043,4921,063
20053,5061,063
20063,6141,063
20073,6141,063
20083,6281,063
20093,6281,063
Total5,54415,290

Le parc national du Canada Elk Island a été créé en 1913, le réserve d'oiseaux migrateurs du lac Old Wives, le réserve d'oiseaux migrateurs du lac Lenore, et le réserve d'oiseaux migrateurs du lac Redberry en 1925, le parc provincial Cypress Hills en 1951, le réserve nationale de faune du lac de la Dernière-Montagne en 1989, le parc provindial Spruce Woods en 1997, le parc national du Canada des Prairies en 2001, et le réserve nationale de faune de la BFC Suffield en 2003.

Intendance

Constatation clé 9
Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les activités d'intendance au Canada, qu'il s'agisse du nombre et du type d'initiatives ou des taux de participation, sont à la hausse. L'efficacité d'ensemble de ces activités en ce qui a trait à la préservation et à l'amélioration de la biodiversité et de la santé des écosystèmes n'a pas été entièrement évaluée.

Alors que la désignation de zones protégées est souvent la forme la plus visible des mesures de conservation de l'écosystème, ces zones ne représentent qu'une faible partie du territoire. Une grande partie des habitats importants pour la biodiversité dans l'écozone+ des Prairies se trouve sur des terres à vocation principalement agricole, dont une majorité appartient au secteur privé. Ainsi, l'intendance de l'environnement est de plus en plus considérée comme une importante composante de la réglementation et la politique environnementale, particulièrement pour encourager la conservation sur des terres de gestion privée. Voici quelques exemples d'initiatives d'intendance dans les Prairies : terres publiques gérées pour lepâturage; grandes initiatives de conservation comme le Plan nord-américain de gestion de la sauvagine et le Plan d'action pour la conservation de la prairie; plans intégrés de gestion des ressources; programmes de communication avec les propriétaires fonciers sur les espèces en péril; plusieurs programmes axés sur l'intendance par les propriétaires fonciers.

L'Initiative nationale de planification de ferme agroenvironnementale, commencé en 2003, a inclue une série de principes et d'éléments de programmescompatibles au niveau fédéral, pour développer des plans agroenvironnementaux (PAE). Un PAE est une évaluation volontaire de questions ou de risques environnementaux qui peuvent se retrouver sur une ferme, tel l'érosion du sol, des sources potentielles de contamination d'eau, ou la dérive de pesticides. Un PAE inclue un plan d'action qui décrit les pratiques de gestion bénéfiques (PGB) qui devraient être mises en œuvre pour mitiger ou élimer ces risques. Ces risques et pratiques sur-ferme agroenvironnementales potentielles sont identifiés par le fermier en consultation avec des agrologues, des coordonnateurs/facilitateurs de la PAE, et des matériaux supplémentaires (par example, des carnets de travail et manuels de références de la PAE). En 2011, 23% des fermes en Alberta, 26% des fermes au Saskatchewan, et 28% des fermes au Manitoba avaient un Plan agroenvironnemental formel. De ces fermes,  plus de 90% avaient implémenté de façon partielle ou complète les pratiques recommandées par leurs PAENB107.

Le Programme fédéral d'intendance de l'habitat (PIH) pour les espèces en péril crée des partenariats et fourni des fonds pour l'implémentation des activités qui protègent ou conservent les habitats d'espèces en péril sur des terres privées, des terres publiques provinciales, des terres Autochtones, ou dans des aires aquatiques ou marines à travers le Canada. Par exemple, dans l'écozone+ des Prairies, le PIH a supporté des actions pour conserver des espèces en péril dans les régions de prairies à hautes herbes et les forêts-parc à trembles au Manitoba ainsi que des efforts de protection d'habitat bénéfiques aux espèces de plantes et d'oiseaux en péril, comme le cypripède blanc (Cypripedium candidum) et le pipit de Sprague (Anthusspragueii). Le PIH a aussi supporté des activités éducationnelles du Plan d'action de conservation de prairie (Prairie Conservation Action Plan) au Saskatchewan.

Au cours des quelques dernières décennies, des organismes de conservation privés prennent de plus en plus part à l'intendance de propriétés privées. L'une des approches adoptées consiste à enregistrer sur le titre de propriété une servitude de conservation volontaire qui restreint l'utilisation actuelle et future des terres. Sur les quelque 1 200 km2 ha de terres visées par 1 400 servitudes de conservation enregistrées au Canada en 2007, environ 90 % des terres (et 70 % des servitudes) se situaient dans l'écozone+ des Prairies. Plus de 90 % des servitudes de conservation dans cette écozone+ concernaient des terres agricoles où certaines utilisations, comme lepâturage, sont maintenues en vertu des servitudes. Le nombre de servitudes de conservation enregistrées chaque année a régulièrement augmenté entre 1996 et 2006 (figure 21). Bien que l'achat de servitudes se soit soldé par une accélération de leur enregistrement dans l'écozone+ des Prairies, environ 30 % constituent une donation par le propriétaireNB108.

Figure 21. Nombre de servitudes de conservation enregistrées chaque année dans les trois provinces des Prairies, 1996 à 2006.
Map
Note : Les totaux incluent des données qui s'appliquent à l'ensemble du territoire des provinces, y compris les zones situées hors de l'écozone+ des Prairies.
Source : Good et Michalsky, 2008NB108
Description longue pour la figure 21.

Ce graphique à lignes présente les informations suivantes :

AnnéeNombre de servitudes
19963
19976
199816
199940
200037
200161
200284
2003117
2004171
2005186
2006190

 

Plan nord américain de gestion de la sauvagine

Le Plan nord américain de gestion de la sauvagine (le Plan) a été mis sur pied en 1986 en réaction à la dégringolade du nombre d'espèces de sauvagine, exacerbée par le drainage et l'assèchement des milieux humides. En tant qu'initiative du Canada et des États Unis, auxquels s'est joint en 1994 le Mexique, le Plan reconnaît que les populations de sauvagine ne peuvent être rétablies sans une collaboration à l'échelle continentale et portant sur un vaste territoire. Le but est le rétablissement des populations de sauvagine à leurs effectifs moyens des années 1970, axé sur la conservation de l'habitat par l'entremise de partenariats régionaux publics/privés appelés « plans conjoints », qui sont orientés par les meilleures connaissances scientifiques disponibles et par une vision continentale du paysageNB109. Le Plan comprend un vaste éventail d'approches, dont l'une porte sur l'intendance de l'agriculture et de la foresterie. Par exemple, le Projet conjoint Habitat des Prairies travaille avec les agriculteurs pour les inciter à adopter des pratiques culturales favorables à la sauvagine, comme la plantation de céréales ensemencées à l'automne telles que le blé d'hiver. Cette variété permet de réduire les perturbations et offre un couvert pour des espèces à nidification précoce comme le canard pilet. La superficie ensemencée en blé d'hiver s'est accrue de plus de 600 % entre 1992 et 2007 (figure 22). Les déclins observés au cours des deux dernières années sont dus à une récolte tardive à l'automne en raison de mauvaises conditions météorologiques.

Figure 22. Superficie ensemencée en blé d'hiver dans l'écozone+ des Prairies, 1992 à 2009.
Map
Source : Statistique Canada, 2010NB110
Description longue pour la figure 22.

Ce graphique à lignes présente la superficie (en milliers de km2) ensemencée en blé d'hiver dans l'écozone+ des Prairies entre 1992 et 2009. Cette superficie a augmenté constamment, passant d'environ 500 km2 en 1992 à quelque 1 900 km2 en 2004. Elle a ensuite grimpé à 6 000 km2 en 2007, pour retomber à 2 700 km2 en 2009.

Conversion des écosystèmes

ThèmeInteractions humains-écosystèmes

La conversion des écosystèmes a été désignée initialement comme une constatation clé récurrente à l'échelle nationale, et des renseignements ont été compilés et évalués par la suite pour l'écozone+ des Prairies. Dans la version définitive du rapport national3, des renseignements liés à la conversion des écosystèmes ont été intégrés à d'autres constatations clés. Ces renseignements sont conservés en tant que constatation clé distincte pour l'écozone+ des Prairies.

Selon l'analyse de données recueillies par Reilyet al.NB27, environ 70 % de la végétation naturelle de l'écozone+ (à l'exception de l'écorégion de la plaine du lac Manitoba) avait été convertie pour d'autres usages, principalement l'agriculture, vers le milieu des années 1990. On estime que la plus grande partie de cette conversion s'est produite entre l'arrivée des Européens (majoritairement avant 1885) et la fin des années 1980.

En utilisant des photos aériennes, des données numérisées, la vérification au sol et les données du Recensement de l'agriculture, Watmough et SchmollNB24 ont analysé les changements survenus dans la couverture terrestre entre 1985 et 2001 le long de 153 transects, principalement dans les zones plus peuplées de l'écozone+ des Prairies. Ils ont constaté un déclin de tous les habitats indigènes : milieux humides (voir page 27), prairies (voir page 19) et forêts (voir page 17), à l'exception des grands arbustes (voir page 16) (figure 23). La plus grande partie de ces pertes concernent de petits vestiges qui ne peuvent vraisemblablement pas être détectés dans une analyse à grande échelle comme celle reposant sur des données de télédétection.

Figure 23. Évolution en pourcentage de la couverture terrestre dans l'écozone+ des Prairies, 1985 à 2001.
Map
Source : adapté de Watmough et Schmoll, 2007NB24. Basé sur les mêmes données que Riley et al.NB27
Description longue pour la figure 23

Ce graphique à barres présente les informations suivantes :

-Pourcentage
Prairies-10%
Prairies-7%
TGrands arbustes3%
Arbres-6%
Milieux humides-5%

 

Environ 30 % de l'habitat naturel subsistant dans l'écozone+ était constitué à 25 % de prairies, à 3 % de forêts et à 2 % de milieux humides, ces proportions étant variables entre les écorégions (figure 24). Le pourcentage de végétation naturelle subsistante varie de 76 % dans l'écorégion des hautes terres Cypress à 22 % dans l'écorégion des prairies mixtes humides et à 21 % dans l'écorégion de la tremblaie parc. Le bilan hydrique supérieur dans ces deux dernières écorégions rend l'agriculture viable dans une plus grande partie du paysage, ce qui se traduit par un taux de conversion élevé.

Figure 24. Pourcentage de la superficie totale de chaque écorégion couverte par chaque grand type de végétation dans les années 1990.
Map
Note : les plaines du lac Manitoba ne sont pas incluses, car les données sont incomplètes. Les « autres milieux naturels » comprennent les petites zones boueuses/sableuses ou salines.
Source: based on an analysis of data from Riley et al., 2007NB27
Description longue pour la figure 24

Cet histogramme empilé présente les informations suivantes :

Pourcentage
-Prairies/ arbustaiesBoisésMilieux humidesAutres milieu naturelsMilieux artificels
Prairies à fétuque35%1%0%0%64%
Prairies mixtes humides13%6%3%0%78%
Prairies mixtes19%1%2%0%78%
Prairies mixtes41%0%1%1%57%
Hautes terres Cypress73%3%0%0%24%
Hautes terres de sud-ouest du Manitoba7%23%-5%65%

Fragmentation

L'habitat naturel subsistant dans l'écozone+ des Prairies est extrêmement fragmenté, la plupart des parcelles restantes étant concentrées dans les classes de plus petite taille. C'est ce qui ressort d'une étude menée dans le sud de la Saskatchewan, selon laquelle 94 % des parcelles d'habitat subsistantes à la fin du XXe siècle (la période est vague parce que cette étude faisait appel à des cartes produites à diverses dates) couvraient moins de dix hectares, la tendance la plus prononcée étant observée dans l'écorégion de la tremblaie-parcNB111. Cela représente un changement de taille par rapport à la condition de prairie continue qui prévalait avant l'arrivée des Européens. L'écorégion de la tremblaie-parc est particulièrement fragmentée par l'agriculture, car le climat et la nature des sols favorisent l'agriculture et il ne reste donc que quelques grandes parcelles. Les changements afférents à la taille des parcelles intactes ont également une incidence sur les oiseaux. Koper et SchmiegelowNB112 ont remarqué que les populations aviaires du sud de l'Alberta répondent aux caractéristiques de l'habitat à des échelles spatiales proportionnelles à la taille de leur domaine vital et de leur territoire (à l'exception du canard pilet), ce qui laisse sous-entendre que les effets de la fragmentation pourraient varier en fonction de la taille du domaine vital ou du territoire d'espèces données.
L'une des causes de la fragmentation de l'habitat subsistant réside dans les aménagements linéaires tels que la construction de routes. Même les routes étroites et non asphaltées qui traversent une forêt ou une prairie entravent le mouvement de certaines espèces d'insectes et de petits mammifèresNB113. Bien que l'on ne dispose ni de données sur les tendances ni de données complètes sur la situation à l'échelle de l'écozone+, une estimation remontant à 1998 portant sur la partie saskatchewanaise de l'écozone+indiquait que les routes couvraient 2 % des écorégions les plus densément peuplées, et que la superficie des routes municipales de la Saskatchewan avait crû de près de 2 % tous les quatre ans entre 1961 et 1996NB114. En ce qui concerne la partie albertaine de l'écozone+, les données révèlent que le réseau routier s'y étendait sur près de 79 000 km en 2008NB115. Le réseau routier des Prairies continue de s'étendre.

La fragmentation est également imputable aux infrastructures des projets de développement énergétique, comme les plateformes d'exploitation, les pipelines, les routes et les lignes de transport de l'électricitéNB116. Les activités de forage, pétrolier comme gazier, ont augmenté dans les provinces des Prairies entre 1999 et 2006NB117. En Saskatchewan, le forage pétrolier à grande échelle a débuté après la Deuxième Guerre mondiale et s'est intensifié aux alentours de 1980, à la même époque où le forage gazier s'accroissait également (figure 25)NB118. Des études menées aux États-Unis et en Saskatchewan ont montré que l'incidence de ces projets sur les animaux comprennent la mortalité directe par collision sur les routes, la perturbation sonore, la perte directe d'habitats causée par les infrastructuresNB116, NB119, NB120 et, plus important peut-être, la perte indirecte d'habitats résultant des comportements d'évitementNB119. Comparativement à l'exploitation du pétrole, l'exploitation du gaz naturel nécessite habituellement une plus grande densité de puits (quatre à huit puits par section contre deux à quatre), dont l'entretien exige proportionnellement davantage de routesNB121.

Figure 25. Tendances dans le nombre de puits pétroliers et gaziers dont le forage a pris fin en Saskatchewan, 1930 à 2005.
Map
Source : adapté d'Industrie et Ressources Saskatchewan, 2006NB118
Description longue pour la figure 25.

Ce graphique à lignes présente l'évolution du nombre de puits de pétrole et de gaz qu'on a fini de forer chaque année en Saskatchewan entre 1930 et 2005. Dans le cas des puits de pétrole, le nombre annuel était nul ou très faible jusqu'en 1950. Il a ensuite augmenté à un peu moins de 1 000 en 1958, pour ensuite fluctuer entre 100 et 1 000 jusqu'en 1980. Il a atteint un maximum de 2 750 en 1985, pour retomber sous les 500 en 1990. Un autre pic est survenu en 1996 (2 600), avant une chute à 750 en 1998 puis une remontée à 1 700 en 2005. Pour ce qui est des puits de gaz, le nombre annuel de puits dont le forage a pris fin était nul à très faible jusqu'en 1982. Il a ensuite augmenté à un peu moins de 1 000 en 1990, pour fluctuer entre les années 1990 et 1995 et ensuite remonter constamment à un peu plus de 2 000 en 2005.

La perte de paysages intacts et la faible taille des parcelles mènent à une réduction de la capacité des terres de soutenir la faune (voir la section sur la capacité faunique des terres agricoles de la constatation clé relative aux paysages agricoles servant d'habitat, à la page 71), à la disparition de grands prédateurs (voir la section sur les prédateurs de la constatation clé relative aux réseaux trophiques, à la page 93), à l'accroissement des espèces non indigènes envahissantes (voir la constatation clé relative aux espèces non indigènes envahissantes à la page 49) et au déclin de populations endémiques prairialesNB122. James et al.NB111 ont estimé que le pourcentage de flore et de faune indigènes perdu en raison de la disparition et de la fragmentation des habitats en Saskatchewan à la fin du XXe siècle variait entre 21 et 34 % dans l'écorégion des prairies mixtes, entre 33 et 50 % dans l'écorégion des prairies mixtes humides et entre 25 et 39 % dans l'écorégion de la tremblaie parc.

Espèces non indigènes envahissantes

Constatation clé 10
Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les espèces non indigènes envahissantes sont un facteur de stress important en ce qui concerne le fonctionnement, les processus et la structure des écosystèmes des milieux terrestres, des milieux d'eau douce et d'eau marine. Leurs effets se font sentir de plus en plus à mesure que leur nombre augmente et que leur répartition géographique progresse.

Les espèces qui habitent des régions situées à l'extérieur de leur aire naturelle de répartition sont appelées espèces étrangères ou non indigènes. La majorité des espèces non indigènes ne s'établissent pas, ne sont pas nuisibles et peuvent même être bénéfiquesNB123. Les espèces non indigènes envahissantes, cependant, nuisent considérablement à l'environnement, à l'économie ou à la sociétéNB124 et exercent divers impacts écologiques. Les animaux non indigènes peuvent concurrencer les animaux indigènes, les consommer ou leur transmettre des maladies. Les plantes non indigènes peuvent diminuer l'abondance des plantes indigènes, stimuler la productivité de l'écosystème, modifier les régimes des feux et perturber le cycle des nutrimentsNB125. Les espèces non indigènes envahissantes ont divers effets économiques : baisse des valeurs foncières, diminution de la qualité de l'habitat du poisson, obstruction des conduites d'irrigation, altération de l'activité de quête de nourriture des animaux sauvages et du bétail, et diminution des possibilités récréativesNB126. Certaines espèces ont été introduites intentionnellement pour des raisons précises (par exemple les graminées agronomiques comme fourrage pour le bétail, ou le poisson pour la pêche récréative), alors que d'autres ont pu être introduites accidentellement par l'activité humaine. Certaines espèces peuvent s'être répandues dans la région après avoir été introduites ailleurs.

Les espèces non indigènes envahissantes représentent l'une des plus graves menaces à la biodiversité dans l'écozone+ des Prairies, et cette menace s'intensifie. Dans certains secteurs, certaines espèces envahissantes, notamment des plantes, sont devenues dominantes et ont modifié la composition de grandes parcelles de prairies indigènes.

Plantes non indigènes envahissantes

Thomas et LeesonNB127 ont constaté que le tiers des 36 espèces de mauvaises herbes des cultures les plus abondantes au cours des années 2000 n'étaient pas présentes au début des années 1900. La proportion de ces espèces de mauvaises herbes qui sont d'origine non indigène a grimpé de 43 à près de 70 % au cours de cette périodeNB127. Cependant, entre les années 1970 et les années 2000, la densité des espèces non indigènes a décliné, passant d'environ 100/m2 à 30/m2NB127. On a constaté une corrélation entre les régimes d'invasion et la proximité d'une activité agricole. Godwin et al.NB128 ont découvert que le pourcentage d'espèces non indigènes dans les vestiges des prairies en Saskatchewan s'accroît clairement avec la proximité des lisières agricoles.

Les espèces non indigènes dominent déjà dans certains habitats, et quelques herbes non indigènes ont déjà perturbé de grandes zones de végétation indigène dans certaines régions. Parmi ces plantes, citons principalement le pâturin des prés (Poapratensis) et le brome inerme (Bromusinermis) dans les prairies plus mésiques, ainsi que l'euphorbe ésule (Euphorbiaesula) et l'agropyre à crête (Agropyroncristatum, A. desertorum) dans les prairies plus sèches. Thorpe et GodwinNB129, NB130 ont examiné des zones non broutées dans quatre secteurs situés le long d'un gradient est-ouest traversant l'écorégion de la tremblaie-parc en Saskatchewan. En général, l'habitat prairial et l'habitat de tremblaie étaient envahis de façon similaire. La proportion de biomasse des espèces non indigènes varie entre 10 % et plus de 95 %, le degré d'invasion s'estompant d'est en ouest (figure 26). Le pâturin des prés était la principale espèce envahissante dans ces zones; toutefois, à d'autres endroits, d'autres espèces non indigènes – habituellement des graminées– étaient également très présentesNB130.

Figure 26. Pourcentage de la biomasse herbacée de différentes sources (espèces végétales indigènes, pâturin des prés et graminées non indigènes) dans l'habitat de prairie et de tremblaie de quatre secteurs de l'écorégion de la tremblaie parc, 2000-2001.
Map
Le graphique indique les secteurs d'est en ouest.
Source : Thorpe et Godwin, 2001NB129, et de Thorpe et Godwin, 2002NB130
Description longue pour la figure 26

Cet histogramme empilé présente les informations suivantes :

Biomasse (pourcentage)
-Prairies
Antler
Prairies
Wolseley
Prairies
Strasbourg
Prairies
Sonningdale
Forêt de trembles
Antler
Forêt de trembles
Wolseley
Forêt de trembles
Strasbourg
Forêt de trembles
Sonningdale
Pàturin des prés6245257512760
Autres herbes exotiques715626119338910
Espèces indigènes294474897629190

Dans l'écorégion des prairies mixtes humides, Godwin et al.NB128 ont constaté que les graminées non indigènes envahissent les parcelles prairiales à partir de leurs périphéries, que les vestiges des prairies de plus petite taille sont davantage perturbés que ceux de plus grande taille et que les plantes non indigènes deviennent très dominantes, réduisant le nombre d'espèces végétales indigènes. Les prairies indigènes subsistantes de l'écozone+ des Prairies sont donc particulièrement vulnérables à l'invasion, puisque la plus grande partie des vestiges existants sont hautement fragmentés en petites parcelles (voir la section sur la Fragmentation de la constatation clé relative à la conversion des écosystèmes, à la page 46).

Outre les graminées, on dénombre plusieurs espèces ligneuses non indigènes qui sont susceptibles de devenir des espèces envahissantes majeures, dont le nerprun cathartique (Rhamnus cathartica), le caragana arborescent (Caraganaarborescens) et l'olivier de Bohême (Elaeagnusangustifolia). La salicaire pourpre (Lythrum salicaria) est un important envahisseur non indigène des milieux humides.

Du fait que bon nombre de ces espèces non indigènes semblent se disséminer dans les fossés qui bordent les routes, la fragmentation à grande échelle par les routes est gravement préoccupante.

Pâturin des prés

Le pâturin des prés s'est établi dans la partie sud-est de l'écozone+ au début de l'arrivée des Européens et s'étend encore probablement vers des zones situées plus à l'ouestNB130. Sa présence n'a pas été observée dans les prairies indigènes situées au nord-est de Saskatoon durant les années 1950 mais, aux alentours de 1993, l'espèce était bien établie dans une réserve prairiale établie dans le même secteurNB131. Dix ans plus tard, alors que l'expansion de la plante se poursuivait, le pourcentage de la biomasse herbacée composée de pâturin des prés était passé de 17 à 43 %. Cet état de fait a une incidence négative notable sur la diversité des espèces herbacéesNB132. Le pâturin des prés s'est également disséminé sur la chaîne des collines Cypress, à des altitudes élevées, passant de 0,2 % de la biomasse graminoïde aérienne en 1957NB133 à 5,5 % en 1993NB134 et à 21 % en 2000NB135, pour retomber à 17 % en 2005NB136. Le pâturin des prés pourrait demeurer en phase d'établissement à titre d'espèce dominante dans ce secteur.

Brome inerme

Le brome inerme, une espèce de prédilection pour les producteurs de foin en raison de sa productivitéNB137, est considéré comme l'une des plus graves menaces qui pèsent sur les régions plus humides de l'écozone+. L'espèce envahit les prairies à fétuque fortement pâturées ou perturbéesNB138 et, avec l'agropyre à crête, élimine les graminées indigènes plus que ne le font les autres espèces non indigènes semées dans des peuplements indigènes perturbésNB139. Wilson et BelcherNB140 ont observé que les espèces indigènes communes des prairies étaient présentes au sein de la végétation envahie par des espèces non indigènes, mais en quantité réduite, et que la richesse en espèces était de moitié moindre que celle de la végétation indigène. Pour leur part, Romoet al.NB141 ont découvert que les prairies à fétuque envahies par le brome inerme étaient presque dépourvues d'espèces indigènes. Dans l'écorégion de la tremblaie-parc, Godwin et al.NB128 ont observé qu'aucune fétuque scabre (Festucahallii) ne s'était rétablie dans un vieux peuplement de brome inerme, même si ce dernier était complètement entouré de fétuques scabres. Au Saskatchewan, les bords de routes ont traditionellement été re-végété avec du brome inerme et de l'agropyre à crête.NB142 Dans l'écorégion de la tremblaie-parc, le brome inerme s'est disséminé au point de devenir le couvert de graminées dominant en bordure des routes, sur les emprises de chemin de fer et sur les terres à l'abandon ou autrement perturbéesNB141 et continue de représenter un problèmeNB143. On ne dispose pas de données sur la zone totale envahie.

Euphorbe ésule

L'euphorbe ésule, observée pour la première fois en Saskatchewan en 1928, est devenue une espèce non indigène courante dans les prairies indigènesNB144 NB145 NB146.Belcher et WilsonNB147 ont constaté que le couvert de toutes les espèces de plantes indigènes communes était négativement corrélé au couvert de l'euphorbe ésule et que la plupart des espèces indigènes étaient absentes des zones affichant la plus grande abondance d'euphorbe ésule. Cette espèce est particulièrement agressive sur les sols sableux et représente une menace pour les espèces en péril qui vivent dans les dunes comme la tradescantie de l'Ouest (Tradescantia occidentalis)NB146, NB148 et la dalée velue (DaleaVillosa)NB149. On pense également qu'elle représente une menace pour deux espèces d'orchidées en voie de disparition au Canada, à savoir le cypripède blanc (Cypripedium candidum) et la plathantère blanchâtre (Platantherapraeclara), qui sont présentes dans la réserve de prairies à herbes hautes du ManitobaNB149. Dans une étude connexe, Scheimanet al.NB147 ont observé que de hauts degrés d'invasion par l'euphorbe ésule se traduisaient par une diminution de la densité de certains oiseaux de prairie, mais aussi par une hausse du succès de la nidification d'une espèce. L'euphorbe ésule est une espèce envahissante contre laquelle les méthodes de lutte biologique ont remporté un certain succès.

Agropyre à crête

Introduit dans les années 1930, l'agropyre à crête a été mis de l'avant comme étant supérieur aux graminées indigènes pour l'élevage des bovins en raison de sa production plus élevéeNB150. En 2002, il couvrait 40 466 km2 dans les PrairiesNB149. Si l'on inclut les fossés routiers ensemencés en agropyre à crête, on constate qu'on se trouve en présence d'un vaste réseau de sources de semences pouvant alimenter une invasion dans l'ensemble des écorégions des prairies mixtes et des prairies mixtes humides. L'agropyre à crête représente une menace pour l'habitat de certaines espèces en péril, comme la dalée velue (en stabilisant les dunes semi-actives)NB151 et le Pipit de Sprague (Anthusspraguei)NB152. Le Pipit de Sprague était beaucoup moins courant dans l'agropyre à crête que dans les pâturages indigènes en SaskatchewanNB153. Au Montana, le plectrophane à ventre noir (Calcariusornatus) était également courant dans les sites indigènes ou couverts d'agropyre à crête, mais sa productivité était sensiblement inférieure dans les sites envahisNB154.

Salicaire pourpre

La salicaire pourpre est un exemple d'espèce de plante envahissante qui menace les écosystèmes aquatiques présents dans l'écozone+ des Prairies, car son abondance ne cesse d'augmenter. La plante a envahi tous les grands réseaux hydrographiques du sud du Manitoba et s'est disséminée aussi loin vers le nord qu'à The Pas. En Saskatchewan, elle a été observée pour la première fois en 1971 et s'est maintenant étendue dans l'ensemble de l'écozone+NB155, de graves infestations étant remarquées à proximité des zones urbaines.

Espèces de poissons envahissantes

En Saskatchewan, on compte à l'heure actuelle 58 espèces de poissons indigènes et 11 espèces de poissons non indigènesNB156. L'une d'elles, la carpe commune (Cyprinuscarpeo), a été observée pour la première fois en 1938 dans la rivière Rouge au Manitoba et venait probablement du Dakota du NordNB157. Les dix autres espèces non indigènes ont été introduites intentionnellement dans le cadre d'opérations d'empoissonnement pratiquées à des fins de pêche sportiveNB156, une pratique fréquente dans toute l'écozone+. En 2007, dans les trois provinces, 154 plans d'eau avaient été empoissonnés avec trois espèces (et une espèce hybride) de truites introduites, et 58 autres avaient empoissonnés avec des espèces indigènes (principalement le doré jaune)NB158 NB159 NB160. En plus des poissons, les invertébrés aquatiques peuvent également être envahissants. La moule zébrée (Dreissenapolymorpha) est une espèce envahissante qui s'étend rapidement et qui forme de denses colonies monotypiques sous les bateaux, les quais et les autres ouvrages. Elle obstrue également les prises d'eau et les usines d'épuration des eaux. Détectée en 2009 dans un affluent de la rivière Rouge qui alimente le lac Winnipeg, la moule zébrée pose un énorme problème dans les Grands LacsNB161.

Autres espèces non indigènes

Plusieurs espèces d'oiseaux non indigènes se sont établies dans l'écozone+ des Prairies, dont le faisan de Colchide (Phasianuscolchicus) et la perdrix grise (Perdixperdix), introduits pour la chasse.

Le porc sauvage (Sus scrofa), ou sanglier, peut avoir de graves effets écologiques en raison du déracinementNB162 qui perturbe les communautés végétales, les profils de succession, les habitats de sol forestier et le cycle des éléments nutritifs. Cet animal concentre aussi fréquemment ses activités de quête de nourriture dans les milieux humides, où il peut également causer des dommages à grande échelleNB163. Les provinces ont combattu ce problème en prélevant ces animaux des milieux et, par conséquent, leurs effectifs ont décliné et ils ne suscitent plus de préoccupations dans certains secteursNB164 NB165.

Une étude portant sur les prairies indigènes de la Saskatchewan a montré que 12 des 157 espèces de coléoptères étaient non indigènesNB166. La plus connue de ces invertébrés non indigènes est la coccinelle à sept points (Coccinellaseptempunctata). Introduite pour la lutte contre le puceron, elle est devenue la coccinelle dominante dans le sud des Prairies, ce qui a probablement entraîné un déplacement des espèces de coccinelles indigènesNB167

Contaminants

Constatation clé 11
ThèmeInteractions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Dans l'ensemble, les concentrations d'anciens contaminants dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine ont diminué au cours des 10 à 40 dernières années. Les concentrations de beaucoup de nouveaux contaminants sont en progression dans la faune; les teneurs en mercure sont en train d'augmenter chez certaines espèces sauvages de certaines régions.

Pesticides

Les pesticides, principalement des herbicides, sont utilisés à grande échelle dans l'agriculture des prairies, et la superficie de terres sur lesquelles on pulvérise des herbicides a augmenté rapidement entre 1971 et 1986 et de façon plus graduelle après cette date (figure 27). L'écorégion de la tremblaie parc représente la plus vaste zone sur laquelle des pesticides sont pulvérisés. GoldsboroughNB168 a montré que l'utilisation d'herbicides de type phénoxy, comme l'acide (2,4 dichlorophénoxy) acétique et l'acide méthylchlorophénoxyacétique, a débuté après la Deuxième Guerre mondiale et augmenté rapidement dans les Prairies au cours des années 1950 et 1960. L'utilisation d'herbicides de spécialité, comme ceux qu'on emploie pour lutter contre la végétation herbeuse, a augmenté au cours des années 1970. En 2002, Anderson et al.NB169 ont échantillonné des milieux humides de l'écorégion de la tremblaie parc de l'Alberta et ont trouvé des résidus de pesticides mesurables dans 92 % d'entre eux. Les produits chimiques les plus fréquemment observés étaient l'acide (2,4 dichlorophénoxy) acétique et l'acide méthylchlorophénoxyacétique, mais le glyphosate et le piclorame étaient présents à des concentrations plus élevées. Dans l'ensemble, les concentrations étaient inférieures à celles précédemment observées dans les milieux humides des prairies de la Saskatchewan.

Les zones traitées au moyen d'insecticides et de fongicides sont de plus faible taille et semblent être demeurées stables entre 1996 et 2006 (figure 27). Usher et JohnsonNB170 ont constaté que le profil géographique de l'achat et de l'utilisation des insecticides dans l'écozone+ des Prairies correspondait à la répartition et à l'abondance de la sauterelle. L'intensité de pulvérisation était la plus forte dans les écorégions des prairies (de 1 à 5 %) et moindre dans celle de la tremblaie parc (< 1 %).

Figure 27. Tendances relatives aux superficies agricoles (km2) traitées au moyen d'herbicides, d'insecticides et de fongicides dans l'écozone+ des Prairies, 1971 à 2006.
Map
Source : Agriculture et Agroalimentaire Canada, 2009NB171
Description longue pour la figure 27

Ce graphique à lignes présente les informations suivantes :

Superficie totale (km2)
AnnéeHerbicidesInsecticidesFongicides
197160,335--
1976---
1981100,673--
1986162,271--
1991153,714--
1996164,08120,26711,016
2001181,96513,27317,840
2006173,43811,01817,807

Mercure

Le mercure est un polluant préoccupant en raison de ses effets potentiellement neurotoxiques sur les humains à des concentrations significatives pour l'environnement.NB172 NB173 NB174 NB175 NB176 NB177 L'activité anthropique du XXe siècle a triplé la quantité de mercure présente dans l'environnement, par rapport à la concentration ambiante mondiale.NB178 Dans les Prairies, la pollution causée par l'industrie des pâtes et papiers, par la combustion du charbon, par les résidus de peinture et les piles et batteries usées, de même que par les traitements des semences en milieu agricole, est venue s'ajouter aux concentrations naturelles de mercure.NB179 NB180 Dans les plans d'eau, le mercure peut s'accumuler dans les tissus des poissons, les concentrations plus élevées étant observées chez les poissons plus âgés et plus gros et chez les espèces de poissons piscivores comme le doré jaune et le grand brochet.NB180 Des analyses ont montré que les niveaux étaient suffisamment élevés pour justifier la diffusion d'avis de consommation pour les espèces prisées par les pêcheurs sportifs de plusieurs grands plans d'eau des Prairies.NB179, NB180 On ne dispose d'aucune donnée sur les tendances dans les concentrations de mercure.

Charge en éléments nutritifs et efflorescences algales

Constatation clé 12
Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les apports d'éléments nutritifs aux systèmes d'eau douce et marins, et plus particulièrement dans les paysages urbains ou dominés par l'agriculture, ont entraîné la prolifération d'algues qui peuvent être nuisibles ou nocives. Les apports d'éléments nutritifs sont en hausse dans certaines régions et en baisse dans d'autres.

Les lacs et les cours d'eau de l'écozone+ des Prairies ont présenté, au cours du XXe siècle, des taux accélérés d'eutrophisation en raison de l'augmentation de l'apport en phosphore et en azote. Les grands cours d'eau s'écoulant depuis les montagnes Rocheuses affichent en général une bonne qualité de l'eau, mais les cours d'eau et les lacs recevant les eaux de ruissellement provenant des prairies tendent à être eutrophes, avec des concentrations naturellement élevées d'azote et de phosphore qui sont exacerbées par les apports des effluents municipaux et de l'agricultureNB181. On observe toutefois certains signes d'amélioration. Un meilleur traitement des eaux usées a permis d'abaisser les niveaux de phosphore dans certains secteurs, et les concentrations d'azote résiduel demeurent faibles dans les terres agricoles.

Les lacs situés le long de la rivière Qu'Appelle, dans la partie centre-est de la Saskatchewan, sont des exemples bien étudiés d'eutrophisation tant naturelle qu'anthropiqueNB182. Les tendances historiques montrent une augmentation continue de la population urbaine tout au long du XXe siècle, une hausse constante de la biomasse du bétail et une rapide intensification des grandes cultures entre 1900 et 1920, avec des augmentations plus graduelles après cette période. Bien que les lacs bordant la rivière Qu'Appelle soient naturellement eutrophes, ils le sont devenus encore plus après l'arrivée des Européens jusqu'aux années 1990, avec d'énormes proliférations d'algues bleues et des mortalités massives de poissonsNB183.

À distance du réseau hydrographique de la Qu'Appelle, Pham et al.NB184 ont analysé des isotopes d'azote dans les sédiments de 21 lacs répartis dans le sud de la Saskatchewan et ont conclu que ces lacs ont présenté des hausses substantielles de leur teneur en azote au cours du XXe siècle en raison de l'intensification de l'agriculture et, dans un cas, également en raison du déversement d'effluents d'eaux usées. Ces lacs présentaient un accroissement du nombre d'algues bleues, ce qui témoigne du processus d'eutrophisation.

Azote résiduel dans le sol des terres agricoles

Des concentrations élevées de l'ion nitrate peuvent nuire à la biodiversité des eaux douces, aussi bien directement par leur toxicité qu'indirectement par eutrophisation. GuyNB185 a constaté que la présence en eaux douces de concentrations de nitrates supérieures à 4,7 mg N/L a une incidence sur les taux de développement et la mortalité des insectes, des poissons et des amphibiens. Carmargoet al.NB186 estiment quant à eux que même des concentrations de plus de 2 mg N/L peuvent nuire à de nombreuses espèces dulcicoles. Des concentrations de nitrates de 6,25 et de 25 mg N/L se sont traduites, selon les études, par des effets sublétaux sur le taux de développement embryonnaire ainsi que sur la taille des alevins de touladis(Salvelinusnamaycush) et de grands corégones (Coregonusclupeaformis)NB187. Ces concentrations se situent dans la fourchette des concentrations observées dans l'eau de drainage souterrain rejetée des terres agricoles au CanadaNB188 NB189.

Le degré auquel l'eutrophisation accélérée des lacs est liée à l'agriculture est en partie fonction de l'état des éléments nutritifs dans les sols agricoles. Un moyen utile pour déterminer le risque de charges accrues en azote provenant des eaux des terres agricoles est d'examiner l'accumulation de nitrates dans les sols. Bien que la présence d'azote dans le sol en excès de la quantité exigée par les cultures augmente la probabilité que cet élément soit exporté dans des plans d'eau, le risque dépend du volume d'eau qui quitte les champs par ruissellement superficiel ou par lixiviation. En raison du climat sec des Prairies, il y a moins d'eau en surplus comparativement à la Colombie-Britannique et à l'est du Canada, de sorte que le risque d'exportation des éléments nutritifs est comparativement moindreNB181.

Même si l'écozone+des Prairies renfermait la plus grande partie du territoire agricole au Canada en 2006 (65 %, presque 400 000 km2), elle affiche le plus faible risque de concentration résiduelle d'azote dans le sol parmi toutes les écozones+ où l'on pratique l'agriculture. La concentration d'azote résiduel dans le sol a augmenté de 3,3 kg N/ha en 1981 à 18,0 kg N/ha en 2001, pour redescendre à 11,8 kg N/ha en 2006NB190. La plus grande partie des terres de l'écozone+ sont demeurées dans la même catégorie de risque entre 1981 et 2006 (figure 28), bien que l'on ait assisté à une hausse vers au moins une catégorie de risque de niveau supérieur dans les régions de l'est. Malgré cette hausse, cette concentration représente encore un risque allant de très faible à faible. Les apports en azote, bien qu'ayant augmenté de manière substantielle entre 1981 et 2006, demeurent en moyenne inférieurs à ce que l'on observe dans toutes les autres écozones+. Les principales sources d'azote sont les engrais (44 % du total en 2006), suivis par la fixation par les légumineuses (37 %), qui a aussi augmentéNB190, particulièrement en SaskatchewanNB191. Le fumier constitue la moins importante de ces sources d'azote (15 %), mais a tout de même augmenté. Les pertes d'azote se sont également élevées, quoique plus lentement que les apports, en raison du rendement accru des cultures combiné à la diminution des superficies mises en jachèreNB190.

Figure 28. Changement dans la catégorie de risque de l'azote résiduel dans le sol (ARS) entre 1981 et 2006 (à gauche), et catégories de risque en 2006 (à droite) pour les terres agricoles de l'écozone+des Prairies.
Map
Les terres agricoles visées par cette figure incluent les catégories Terres cultivées, Pâturages améliorés et Jachère du Recensement canadien de l'agriculture.
La catégorie 0,0-9,9 représente un risque très faible, et la catégorie >= 40 un risque très élevé.
Source : Druryet al., 2011NB190
Description longue pour la figure 28.

Ce graphique est composé de deux cartes thermiques. La première indique les endroits de l'écozone+ des Prairies où le taux d'azote résiduel dans le sol (ARS) a augmenté, a diminué ou n'a pas changé entre 1981 et 2006, tandis que la seconde quantifie (en kg d'azote à l'hectare) le niveau d'ARS en 2006 selon cinq catégories : 0,0–9,9 kg N/ha, 10,0–19,9 kg N/ha, 20,0–29,9 kg N/ha, 30,0–49,9 kg N/ha et >=40,0 kg N/ha. Les terres agricoles illustrées appartiennent aux catégories « terres cultivées », « pâturages améliorés » et « jachères » du Recensement canadien de l'agriculture. Entre 1981 et 2006, les taux d'ARS ont augmenté dans presque la moitié des terres cultivées de l'écozone+, et n'ont pas changé dans la moitié environ. Ils ont baissé dans seulement deux petits secteurs du sud-est et du nord de l'Alberta. Les régions où les valeurs d'ARS ont augmenté étaient concentrées dans l'ouest et le nord de l'écozone+ en Alberta, dans l'est de la Saskatchewan et dans la plus grande partie de la portion manitobaine de l'écozone+. Dans la majorité des portions saskatchewannaise et albertaine de l'écozone+, les valeurs d'ARS se situaient dans les catégories 0,0–9,9 et 10,0–19,9 kg N/ha. Les secteurs aux niveaux d'ARS de 20,0–49,9 kg N/ha se concentraient principalement dans la moitié ouest de la portion albertaine de l'écozone+ et dans la partie manitobaine de l'écozone+. On observe en Alberta et au Manitoba de petites superficies aux valeurs d'ARS >=40,0 kg N/ha.

Charge en phosphore des cours d'eau

Avec l'azote, les concentrations élevées de phosphore constituent l'autre cause importante d'eutrophisation. Les rejets d'eaux usées représentent la première source ponctuelle de phosphore dans les lacs et les cours d'eau au CanadaNB181. De nombreuses grandes villes des Prairies effectuent un traitement secondaire, et quelques unes procèdent même à un traitement tertiaireNB181.Glozieret al.NB192 NB193 NB194 ont quantifié les tendances des concentrations de phosphore dans cinq stations de surveillance situées sur les rivières Bow, Saskatchewan Nord et Athabasca pour évaluer l'efficacité du passage à un traitement tertiaire dans les collectivités dont les usines de traitement des eaux usées déversent leurs effluents dans ces rivières. Les résultats ont montré des améliorations considérables dans les concentrations d'éléments nutritifs et dans les paramètres bactériologiques enregistrés à des sites situés en aval, les concentrations de phosphore dans les rivières Bow et Athabasca étant revenues à des niveaux semblables aux niveaux naturels mesurés en amont en 2007 (figure 29).

Figure 29. Concentrations de phosphore total médian (A) et de phosphore dissous médian (B) dans la rivière Bow, 1975 à 2010.
Map
Les trois régimes distincts de traitement des eaux usées municipales utilisés au cours de la période de collecte des données sont indiqués comme suit : T1 : traitement secondaire, et décantation et aération; T2 : usine d'épuration par boues activées à haute charge avec désinfection par UV; T3 : traitement tertiaire incluant la déphosphoration.
Source : Glozier, 2004NB194, mis à jour par Glozier avec des données inédites
Description longue pour la figure 29

Cette figure est composée de deux graphiques à lignes. Le premier graphique présente les concentrations médianes de phosphore total dans les portions aval (en aval des rejets d'égout) et amont (en amont des rejets d'égout) de la rivière Bow entre 1975 et 2010. La ligne de temps est divisée en trois périodes distinctes, selon le régime de traitement municipal (différents régimes de traitement) : T1 – traitement secondaire et aération-décantation; T2 – usine à boues activées à forte charge avec désinfection UV; T3 – traitement tertiaire avec déphosphoration. La concentration de phosphore total pour le site aval de la rivière Bow était de 0,010 mg/L en 1975 et a fluctué mais est demeurée relativement constante jusqu'à la fin de la phase T2 (2003) (dans les catégories mésotrophique et oligothrophique), où elle a chuté à 0,0035 mg/L et est demeurée à ce niveau jusqu'en 2010 (dans la catégorie ultra-oligothrophique). Par contre, la concentration médiane de phosphore total dans le site aval est demeurée entre 0,001 et 0,0035 mg/L pendant toute la période d'étude (dans la catégorie ultra-oligothrophique).

Le second graphique à lignes présente les concentrations de phosphore total dissous dans les portions aval (en aval des rejets d'égout) et amont (en amont des rejets d'égout) de la rivière Bow entre 1975 et 2010. La ligne de temps est encore une fois divisée en trois périodes distinctes selon le régime de traitement municipal (T1–T3). Le phosphore total dissous dans le site aval était juste sous les 0,005 mg/L en 1978, a plafonné à 0,01 mg/L en 1983, est passé sous 0,005 mg/L en 1989 et est demeuré stable jusqu'en 2003 (à la fin de T2), où l'on a observé une rapide diminution avec stabilisation à 0,001 mg/L en 2005 jusqu'en 2010. Par contraste, le phosphore total dissous dans le site aval est demeuré constant à quelque 0,001 mg/L pendant toute la période d'étude.

Changements climatiques

Constatation clé 14
Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
L'élévation des températures partout au Canada ainsi que la modification d'autres variables climatiques au cours des 50 dernières années ont eu une incidence directe et indirecte sur la biodiversité dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine.

Tendances des variables climatiques

Le tableau 4 résume les changements significatifs observés dans les variables climatiques dans l'écozone+ des Prairies entre 1950 à 2007. Les tendances, pour l'écozone+ dans son ensemble, montrent que le printemps est plus chaud (2,3 oC) et que les précipitations sont réduites durant l'hiver (18 %). Le nombre de jours avec couvert nival au printemps a diminué de 16. Bien que la sécheresse demeure une caractéristique récurrente des Prairies, aucun changement n'a été observé dans l'indice de sévérité de sécheresse de Palmer entre 1950 et 2007. Les stations climatologiques sont bien réparties dans l'ensemble de l'écozone+, et les tendances enregistrées à chacune d'elles reflètent d'ordinaire les résultats de la totalité de l'écozone+. Certaines stations présentent toutefois des changements significatifs dans les variables qui ne correspondent à aucune tendance globale dans l'écozone+. Par exemple, la température moyenne en hiver (décembre-février) a augmenté à huit stations dans l'écozone+, malgré l'absence de tendance globale (voir le tableau 4, la figure 30, figure 31 et figure 32)NB81.

Tableau 4. Résumé des changements enregistrés dans les variables climatiques pour l'écozone+ des Prairies, 1950 à 2007.
Variable climatiqueTendance globale pour l'écozone+ (1950-2007)Observations et variation régionale
Température
  • de 2,3 °C au printemps comparativement à la moyenne pour 1961 à 1990.
  • Aucune tendance à la baisse dans aucune station et pour aucune saison.
  •  > 3 °C à plusieurs stations, en particulier dans la partie ouest de l'écozone+, au printemps.
  • à huit stations dans l'ensemble de l'écozone+ en hiver.
Précipitations
  • de 18 % en hiver comparativement à la moyenne pour 1961 à 1990.
  • en hiver affichée par les tendances dans les stations situées dans la partie ouest de l'écozone+; > 40 % enregistrée à huit stations; > 40 % enregistrée à deux stations à l'extrémité est de l'écozone+ en hiver.
Neige
  • Aucun changement dans le ratio neige/précipitations totales.
  • Aucun changement dans la profondeur maximale de la neige.
  • de 16,3 jours dans le nombre de jours avec couvert nival entre février et juillet.
  • des précipitations tombant sous forme de neige dans certaines stations.
  • de la profondeur maximale de la neige à six stations, principalement le long de la limite nord-est de l'écozone+; à deux stations dans l'est de la Saskatchewan.
  • Les tendances relatives à la durée de la couverture neigeuse sont stables dans l'ensemble de l'écozone+
Indice de sévérité de sécheresse
  • Aucun changement.
  • Sécheresse modérée en 1980 et en 1984 et sécheresse intense en 1961 et en 1988.
  • Aucune tendance à aucune station.
Saison de croissance
  • La fin de la saison de croissance survient six jours plus tôt.
  • Aucune tendance relative à la longueur de la saison ou à sa date de début.
  • Quatre stations ont observé un début anticipé de la saison de croissance.
  • des degrés-jours de croissance à trois stations dans le sud-est et à une station dans le nord-ouest.

Seules les tendances significatives (p < 0,05) sont indiquées
Source : Zhang et al., 2011NB81, avec données supplémentaires fournies par les auteurs.

Figure 30. Variation des températures moyennes de l'écozone+ des Prairies, de 1950 à 2007, pour : a) le printemps (mars-mai), b) l'été (juin-août), c) l'automne (septembre-novembre), et d) l'hiver (décembre-février).
Map
Source : Zhang et al., 2011NB81, avec données supplémentaires fournies par les auteurs.
Description longue pour la figure 30.

Cette figure est composée de quatre cartes qui présentent l'évolution des températures moyennes dans l'écozone+ des Prairies entre 1950 et 2007 pour:

  • a) le printemps (mars-mai),
  • b) l'été (juin-août),
  • c) l'automne (septembre-novembre) et
  • d) l'hiver (décembre-février).

Chaque carte comprend des icônes qui représentent les stations de surveillance individuelles et qui indiquent si la température saisonnière a augmenté ou diminué par rapport à la moyenne de 1961–1990, dans quelle mesure et si les tendances observées étaient importantes. Les températures printanières ont augmenté considérablement à la majorité des stations de l'écozone+, de plus de 1,5 °C dans tous les cas, plusieurs sites présentant des hausses supérieures à 3 °C, particulièrement dans la moitié ouest de l'écozone+. On a également observé des hausses importantes des températures estivales dans cinq sites de la partie ouest de l'écozone+, et des hausses importantes des températures hivernales dans huit sites répartis dans toute l'écozone+, même si ces augmentations étaient généralement inférieures à 1,5 °C et n'ont pas engendré de tendances saisonnières pour l'écozone+ dans son ensemble.

 

Figure 31. Variation des quantités de précipitations dans l'écozone+ des Prairies, de 1950 à 2007, pour : a) le printemps (mars-mai), b) l'été (juin-août), c) l'automne (septembre-novembre), et d) l'hiver (décembre-février).
Map
Exprimé en pourcentage de la moyenne pour 1961–1990
Source : Zhang et al., 2011NB81, avec données supplémentaires fournies par les auteurs
Description longue pour la figure 31.

Cette figure est composée de quatre cartes qui présentent l'évolution dans quantités de précipitations dans l'écozone+ des Prairies entre 1950 et 2007 pour a) le printemps (mars-mai), b) l'été (juin-août), c) l'automne (septembre-novembre) et d) l'hiver (décembre-février). Chaque carte comprend des icônes qui représentent les stations de surveillance individuelles et qui indiquent si les précipitations saisonnières ont augmenté ou diminué par rapport à la moyenne de 1961–1990, dans quelle mesure et si les tendances observées étaient importantes. Les précipitations hivernales ont diminué à 11 sites concentrés dans la partie ouest de l'écozone+, dont huit ont connu des diminutions de plus de 40 % par rapport à la moyenne de 1961 1990. Par contraste, deux stations de l'extrémité est de l'écozone+ ont connu des augmentations supérieures à 40 %. Dans l'ensemble de l'écozone+, les précipitations hivernales ont diminué de 18 %. Peu de tendances sont à signaler dans les autres saisons. Les précipitations ont augmenté à deux stations au printemps comme à l'automne; les autres stations n'ont pas enregistré de tendances significatives pour ces saisons. Aucune des stations n'a observé de tendance significative pour les précipitations estivales.

Figure 32. Variation dans la durée du couvert nival (nombre de jours avec >= 2 cm de neige au sol) dans l'écozone+ des Prairies, de 1950–2007, dans : a) la première moitié de la saison nivale (août-janvier), qui indique un changement dans la date de début du couvert nival, et b) la seconde moitié de la saison nivale (février-juillet), qui indique un changement dans la date de fin du couvert nival.
Map
Source: Zhang et al., 2011NB81 and supplementary data provided by the authors
Description longue pour la figure 32.

Cette figure est composée de deux cartes qui présentent l'évolution de la durée du couvert nival (le nombre de jours avec >=2 cm de neige au sol) dans l'écozone+ des Prairies entre 1950 et 2007. La première carte montre les changements observés pour la première moitié de la saison nivale (août-janvier) (en nombre de jours), lesquels indiquent l'évolution de la date de début du couvert nival. La seconde carte montre les changements pour la deuxième moitié de la saison nivale (février-juillet), qui révèlent l'évolution de la date de fin du couvert nival. Dans la première moitié de la saison nivale, un seul site, situé dans la portion sud-ouest de l'écozone+, présentait une tendance significative au raccourcissement de la durée du couvert nival. Dans les autres stations, les changements étaient variables et peu significatifs. Dans la seconde moitié de la saison nivale, la durée du couvert nival a diminué à 16 stations réparties largement dans tout l'écozone+; les déclins dépassaient 20 jours dans 11 de ces sites. Dans l'ensemble de l'écozone+, la durée du couvert nival dans la seconde moitié de la saison nivale a diminué de 16,3 jours.

Variations phénologiques

Entre 1950 et 2007, on n'a enregistré aucun changement dans la date de début et dans la longueur de la saison de croissance dans l'écozone+, lorsqu'on mesure cette longueur en fonction du nombre de jours affichant une température supérieure à 5 oC, bien que la saison ait pris fin six jours plus tôt en moyenneNB81. Quatre stations différentes ont enregistré un début plus précoce (tableau 4). La saison de croissance est propre à chaque espèce, et des variations phénologiques ont été observées dans cette écozone+. Selon les données du programme Surveillance de la floreNB195, la date de première floraison du peuplier faux-tremble, à Edmonton, avait été devancée de 26 jours entre 1901 et 1997, ce qui laisse croire que le printemps survient plus tôtNB196. La floraison printanière des peupliers et des anémones des prairies (Anemone patens) dans l'écorégion de la tremblaie-parc de l'Alberta a également été devancée de deux semaines entre 1936 et 2006NB197.

Les variations de la température printanière peuvent aussi influer sur les dates d'arrivée des oiseaux migrateurs. Par exemple, Murphy-Klassen et al.NB198 ont analysé les dates d'arrivée printanière de 96 espèces d'oiseaux migrateurs au marais Delta, au Manitoba, de 1939 à 2001 et leur relation avec la température. Ils ont constaté que 25 espèces (26 %) arrivaient significativement plus tôt que par le passé (entre six et 32 jours), tandis que seulement deux espèces arrivaient plus tard. La moyenne mensuelle des températures printanières a augmenté de 0,6 (en avril) à 3,8 oC (en février) au cours de la même période (températures mesurées à l'Aéroport international de Winnipeg). Dans une vaste mesure, les dates d'arrivée de 46 % des 96 espèces étaient liées à la température, et 98 % de celles-ci sont arrivées plus tôt lorsque la température était plus élevée. On calcule ainsi que les espèces arrivaient entre 0,6 et 2,6 jours plus tôt avec chaque hausse de 1 oC des températures. Les variations de la température sur les aires de reproduction et le long des couloirs migratoires, ainsi que d'autres facteurs, influent également sur la date d'arrivée (voir p. ex. la figure 33 ) NB198.

Figure 33. Tendances dans la date d'arrivée au printemps (à gauche) et relation entre la date d'arrivée au printemps et la température moyenne mensuelle (à droite) pour la bernache du Canada (Brenta canadensis) au marais Delta, 1939 à 2001.
Map
Source : adapté de Murphy Klassen et al., 2005NB198
Description longue pour la figure 33

Cette figure présente deux nuages de points avec des courbes de tendance illustrant l'évolution temporelle de la date d'arrivée au printemps de la bernache du Canada (Branta canadensis) au marais Delta, au Manitoba, et la relation entre sa date d'arrivée au printemps et la température mensuelle moyenne, entre 1939 et 2001. Durant la période chronologique, cette espèce est graduellement arrivée plus tôt au printemps, soit du 1er avril en 1939 au 14 mars en 2001. Le deuxième graphique montre une relation négative entre la date d'arrivée au printemps et la température moyenne de mars (les dates d'arrivée tardives sont corrélées à des températures plus basses, alors que les dates d'arrivée anticipées sont corrélées à des températures plus élevées). En moyenne, les dates d'arrivée étaient de 0,6 à 2,6 jours plus tôt pour chaque hausse de 1 °C dans la température moyenne de mars.

Prévisions du climat futur

Les modèles du climat mondial prédisent que l'écozone+ des Prairies se réchauffera considérablement et s'asséchera quelque peu au cours du prochain siècle. Les écosystèmes et la biodiversité de l'écozone+ sont fortement régulés par le climat. ThorpeNB199 a modélisé jusqu'aux années 2080 les variations résultant des scénarios de changement climatique dans les zones de végétation de la portion méridionale des provinces des Prairies. Tous les scénarios prévoient que l'environnement prairial actuellement observé dans l'écozone+ des Prairies s'étendra vers le nord dans des régions aujourd'hui boisées. Les types de prairies actuellement présents au Canada pourraient être remplacés par des types observés au Montana, au Wyoming et dans les Dakotas; selon le scénario le plus chaud, le type de prairie à herbes courtes qu'on trouve actuellement au Colorado viendrait occuper la lisière méridionale de l'écozone+ NB199. Cependant, de nombreuses espèces, particulièrement végétales, ont des capacités de dispersion limitées et la remontée vers le nord de leurs aires de répartition ne pourra suivre le rythme des changements climatiques, ce qui mènera à… L'analyse avance les tendances suivantes pour le siècle à venirNB199 :

  • déclin du couvert boisé et arbustif;
  • moindre invasion des arbustes et des pousses de peupliers dans les parcelles occupées par des prairies;
  • augmentation de la végétation dégagée convenant au pâturage du bétail;
  • diminution des espèces animales qui ont besoin d'un couvert boisé;
  • augmentation des espèces qui ont besoin de prairies dégagées;
  • restructuration des prairies, plus particulièrement diminution des herbes de taille intermédiaire et augmentation des herbes courtes;
  • diminution des herbes de saison froide et augmentation des herbes de saison chaude;
  • remontée vers le nord, et donc vers le Canada, de l'aire de répartition d'espèces végétales et animales présentes aux États-Unis;
  • apparition de nouveaux types de communautés, résultant du différentiel des taux de migration vers le nord;
  • invasion accrue de plantes non indigènes;
  • diminution modérée de la production moyenne des graminées et de la capacité de pâturage par superficie unitaire, selon le scénario climatique (l'augmentation des types de végétation dégagée associés au déclin du couvert boisé pourrait toutefois accroître la superficie totale des pâturages);
  • fréquence accrue des années de sécheresse associées à une faible production, mais peut-être aussi hausse de la fréquence des années extrêmement humides avec inondation des pâturages bas.

Les milieux humides et les populations de sauvagine qui en dépendent sont particulièrement vulnérables au bilan hydrique climatique. Entre 1955 et 1989, la productivité de la sauvagine a augmenté durant les années humides et diminué lors des années sèches en raison des modifications causées par les précipitations dans l'étendue et la qualité des habitats de reproduction en milieu humideNB200. Pour la région des cuvettes des Prairies, qui englobe l'écozone+ des Prairies, des chercheurs prédisent que les changements climatiques feront diminuer le nombre d'étangs et l'abondance des canardsNB62 NB201 NB202 NB203. Les zones les plus productives pour la sauvagine dans le sud-est de la Saskatchewan et le sud-ouest du Manitoba donneront lieu à une production plus épisodique, comme dans les zones plus sèches de l'ouest de l'écozone+ des PrairiesNB203.

Des conditions plus chaudes et plus sèches, accompagnées d'une augmentation possible de la salinité et de la turbidité, devraient représenter un stress pour les écosystèmes aquatiquesNB78, NB204. Pour ce qui est des Prairies, Schindler et DonahueNB78 prédisent une augmentation de l'ampleur des proliférations d'algues, une accélération de l'eutrophisation et de graves effets sur les espèces de poissons, en raison de l'action combinée des changements climatiques, de l'augmentation du lessivage des éléments nutritifs et de l'utilisation toujours accrue des réseaux aquatiques naturels par les humains.

Services écosystémiques

Constatation clé 15
Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Le Canada est bien pourvu en milieux naturels qui fournissent des services écosystémiques dont dépend notre qualité de vie. Dans certaines régions où les facteurs de stress ont altéré le fonctionnement des écosystèmes, le coût du maintien des écoservices est élevé, et la détérioration de la quantité et de la qualité des services écosystémiques ainsi que de leur accès est évidente.

Les services écosystémiques dans les Prairies comprennent l'eau (un service d'approvisionnement), la pollinisation des cultures (un service de régulation) et le cycle des nutriments (un service de soutien). Ils sont nécessaires à la production de nourriture et à la potabilité de l'eau. La conversion de plus de 70 % de la végétation naturelle au profit de la production agricole et l'accroissement de la fragmentation et de la perturbation des écosystèmes subsistants ont altéré la capacité de ces derniers à dispenser certains biens et services écosystémiques. La canalisation de la production primaire dans les cultures agricoles et de la production secondaire dans l'élevage du bétail a entraîné un accroissement de certains services d'approvisionnement, mais aussi une diminution de nombreux services de régulation et de soutien (comme il est facile de le constater dans les tendances présentées dans l'ensemble du présent rapport). Malgré l'ampleur des modifications anthropiques apportées au paysage, les zones de biodiversité subsistantes continuent d'offrir des services dans des secteurs comme celui des activités récréatives de plein air telles que la chasse et la pêche, la randonnée pédestre et le camping ainsi que l'observation des oiseaux. La plupart des prairies indigènes servent également de pâturage pour le bétail qui, s'il est bien géré, est compatible avec les buts de la conservation. La présente section décrit quatre exemples de services écosystémiques : trois services d'approvisionnement liés aux aliments et une étude portant sur l'évaluation de l'écosystème.

Aliments

Même si la productivité primaire est passée des espèces sauvages prélevées à des fins alimentaires aux sources d'aliments cultivés, les écosystèmes de l'écozone+ des Prairies fournissent plusieurs autres sources importantes de nourriture, dont les aliments traditionnels, le poisson et les espèces sauvages servant de gibier. Dans l'ensemble, la production d'aliments a régulièrement augmenté.

Nourriture traditionnelle

Avant sa disparition du pays vers la fin du XIXe siècle, le bison des plaines était le pilier de l'économie autochtoneNB205 NB206 NB207 NB208 NB209 NB210 et la source privilégiée de viande dans l'écozone+ des PrairiesNB206 NB210. Le bison occupe une place prépondérante dans la structure, la spiritualité et les rituels des sociétés autochtones des Plaines d'aujourd'hui. La disparition du bison a représenté une grave altération des services culturels fournis aux peuples autochtones par cette écozone+ NB211.

Dans le même ordre d'idées, bien qu'il ne soit pas consommé aussi fréquemment par les groupes autochtones d'aujourd'hui, le navet de prairie (Psoralea esculenta) (aussi appelé pomme blanche, pomme de prairie et picotiane) est particulièrement prévalent dans les légendes et la langue des Pieds-Noirs, signe que cette espèce a déjà revêtu une importance particulièreNB205 NB212 NB213. Le navet de prairie est l'un des principaux composants du natoas, ou paquet de « navets sacrés » offert à l'occasion de la Danse du Soleil, la plus importante cérémonie de la culture des Pieds-NoirsNB205 NB214.

Poisson

La pêche commerciale est limitée dans l'écozone+ des Prairies, mais des activités de pêche importantes ont lieu dans le lac ManitobaNB215. La récolte annuelle a fluctué de 1 000 à 2 500 tonnes par année entre 1997-1998 et 2006-2007 (figure 34). Les principales espèces commerciales, au poids, sont la carpe (Cyprinus carpio) et le mulet (Catostomus commersoni) NB215.

Figure 34. Tendance annuelle de la pêche commerciale dans le lac Manitoba, de 1997-1998 à 2006-2007.
Map
Source : Gestion des ressources hydriques du Manitoba, 2008NB215
Description longue pour la figure 34

Ce graphique à lignes présente les informations suivantes :

AnnéeHarvest (tonnes)
19981,518
19991,734
20001,944
20012,342
20022,116
20032,287
20041,996
20051,363
20061,074
20071,212
Chasse

La chasse sportive constitue une importante utilisation récréative de la biodiversité prairiale. Dans les Prairies, les zones prairiales intactes soutiennent plusieurs espèces de gibier prisées par les chasseurs sportifs.

Le principal gros gibier est le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus), dont des dizaines de milliers de spécimens sont abattus chaque année (figure 35).

Figure 35. Tendances dans la chasse sportive de cerfs de Virginie dans les trois provinces des Prairies, 1984–2007.
Map
Les données indiquées visent les provinces au complet et comprennent des secteurs situés à l'extérieur de l'écozone+ des Prairies.
Sources : Alberta : My Wild Alberta, 2008;NB216; Saskatchewan : Saskatchewan Environment, données inédites;NB217 Manitoba : Conservation Manitoba, données inéditesNB218
Description longue pour la figure 35

Ce graphique à barres présente les informations suivantes :

Récolte annuelle totale de cerfs
-AlbertaSaskatchewanManitoba
1984-31,006-
1985-16,674-
1986-27,432-
1987-20,300-
1988-25,348-
1989-28,028-
1990-27,712-
1991-27,286-
1992-29,605-
1993-36,9222,647
1994-36,9302,309
199516,77042,6352,968
199616,57334,2633,891
1997-35,3873,339
199819,79838,4593,242
199916,11826,7474,447
200016,33520,4663,914
200115,97119,8743,402
2002-20,5682,763
2003-17,1143,370
2004-16,1913,446
2005-17,0353,652
200619,789-2,891
200718,737--

La récolte de canards dans l'écozone+ des Prairies a fortement chuté entre le milieu des années 1970 et le milieu des années 1980 (figure 36), parallèlement au déclin des populations de canards nicheurs (voir la figure 49 sous la constatation clé relative aux milieux humides, à la page 87). Depuis le début des années 1990, le nombre de canards récoltés s'est accru, encore une fois en raison du rétablissement graduel de la population de canards. Cependant, dans les années 2000 les populations de canards demeuraient faibles au regard de l'abondance enregistrée dans les années 1970. Par contre, la récolte d'oies est demeurée relativement stable entre 1975 et 2006 (figure 36). La faible augmentation constatée depuis le début des années 1990 correspond au nombre significativement plus élevé d'oies, qu'il s'agisse des bernaches du Canada qui nichent dans la régionNB219 ou d'oies de différentes espèces qui nichent dans l'Arctique et qui migrent en transitant à l'automne par l'écozone+ des Prairies.

Figure 36. Tendances dans le nombre de canards et d'oies récoltés dans les parties sud des provinces des Prairies, de 1975 à 2006.
Map
Source : Service canadien de la faune, 2008NB220
Description longue pour la figure 36.

Ce graphique à barres présente les informations suivantes :

Récolte annuelle totale
AnnéeRécolte de canardsRécolte d' oies
19751,111,688343,559
19761,145,320288,479
1977796,207246,763
1978838,391291,794
1979888,764346,938
1980719,970366,339
1981609,851316,421
1982574,237307,980
1983663,340366,891
1984465,400339,162
1985382,719361,943
1986410,677297,078
1987391,737320,659
1988207,241254,557
1989230,084321,741
1990236,828279,450
1991237,540301,338
1992219,197209,384
1993180,733241,665
1994253,008267,786
1995282,659272,057
1996355,670345,699
1997375,123373,724
1998351,696405,028
1999383,995389,826
2000346,933404,149
2001297,299404,721
2002312,829374,078
2003302,673391,093
2004320,566371,903
2005340,997358,705
2006370,432402,145

En général, les provinces de Prairies, comme d'autres endroits en Amérique du Nord, ont subi un déclin dans la participation de l'activité de chasse, due en partie à une hausse de populations urbainesNB221. Cette hausse pourrait aussi contribuer à une tendance de déclin dans les taux de récoltes.

Évaluation de l'écosystème

On n'a pas systématiquement quantifié la valeur économique des services écosystémiques. Cependant, OlewilerNB222 a examiné le « capital naturel » du bassin supérieur de la rivière Assiniboine, à savoir une zone de 21 000 km2 située dans l'écorégion de la tremblaie parc, afin d'essayer de déterminer la valeur des services écologiques offerts par le bassin aux humains. L'étude a permis de déterminer quelles sont les principales menaces pesant sur le capital naturel, comme la disparition de milieux humides et d'habitats riverains imputable à l'agriculture, le risque accru d'inondation attribuable à la disparition de milieux humides, l'érosion du sol menant à la sédimentation des eaux de surface et le déclin de la qualité de l'eau imputable à l'augmentation de la densité du bétail. Selon cette étude, la meilleure estimation concernant la valeur nette associée à la conservation du capital naturel dans cette région était de 66 $ par hectare par année (tableau 5).

Tableau 5. Estimations de la valeur nette des services associés à la conservation du capital naturel dans le bassin supérieur de la rivière Assiniboine, 2004.
ServiceValeur ($/ha/an)
Diminution des paiements de l'État12,83 $
Diminution des primes d'assurance-récolte3,51 $
Amélioration de la qualité de l'eau - moindre sédimentation4,62 $
Loisirs aquatiques0,91 $
Diminution de l'érosion éolienne2,67 $
Diminution des émissions de GES9,38 $
Séquestration du carbone19,60 $
Augmentation de la chasse d'animaux sauvages10,71 $
Augmentation de l'observation de la faune4,16 $
Avantages bruts68,39 $
Coûts d'administration des programmes(2,08 $)
Indemnisation pour les dégâts causés par la faune(0,64 $)
Avantages nets65,67 $

Source : adapté de Olewiler, 2004NB222 Étude de cas : répercussions des pertes de milieux humides sur la fourniture de services écosystémiques.

Un autre exemple des services écosystémiques fournis dans l'écozone+ des Prairies réside dans l'amélioration de la qualité de l'eau attribuable aux milieux humides. Canards Illimités a, en partenariat avec l'Université de Guelph, élaboré un système de modélisation hydrologique pour estimer les répercussions du drainage des milieux humides sur l'abondance et la qualité de l'eau dans le bassin versant du ruisseau Broughton au Manitoba. Entre 1968 et 2005, 21 % de la superficie des milieux humides a été totalement perdue et 69 % des bassins humides (ce qui représente près de 6 000 milieux humides) ont été négativement touchés (voir également la constatation clé relative aux milieux humides à la page 27) NB66. Depuis 1968, le drainage des milieux humides a entraîné le drainage d'une superficie supplémentaire de 32 km2 du bassin versant dans les cours d'eau. Ces changements ont entraîné les répercussions environnementales suivantes :

  • augmentation de 31 % de l'exportation d'azote et de phosphore à partir du bassin versant;
  • augmentation de 41 % de la charge annuelle moyenne en sédiments;
  • augmentation de 30 % du débit annuel moyen;
  • augmentation de 18 % du débit de pointe;
  • réduction de 28 % de la capacité d'habitat pour la sauvagineNB66.

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Note de bas des pages

NB 24

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NB 27

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NB 66

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