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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l'écozone+ des Prairies

Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques


Paysages agricoles servant d'habitat

Constatation clé 16
Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
Le potentiel des paysages agricoles à soutenir la faune au Canada a diminué au cours des 20 dernières années, principalement en raison de l'intensification des activités agricoles et de la perte de couverture terrestre naturelle et semi-naturelle.

Les paysages agricoles du Canada affichent divers types de couverture terrestre, y compris des pâturages naturels et articificiels, des jachères, 24 types de terres cultivées, des boisés, des milieux humides, des brise-vent et d'autres zones non agricolesNote en bas de page30, Note en bas de page223. La superficie du paysage agricole dans les provinces des Prairies est passée de 35 à 55 millions de km2 entre 1921 et le début des années 1970. Javorek et GrantNote en bas de page84, dans une analyse plus détaillée des tendances récentes réalisée aux fins du présent rapport, ont constaté que la superficie du paysage agricole s'est accrue de 13 000 km2 entre 1986 et 1996, puis est demeurée généralement stable jusqu'en 2006. Ils ont observé que près de 93 % de l'écozone+ en 2006 avait une quelconque utilisation agricole (figure 37). Environ 55 % de cette zone était constituée de terres cultivées, le plus souvent en blé, en céréales, en oléagineux et en légumineuses (pois chiches, haricots secs, pois secs et lentilles). La superficie des terres ensemencées de cultures annuelles s'est accrue de façon constante depuis 1921 (figure 38), et la proportion des terres cultivées est passée de 42 % en 1971 à 55 % en 2006Note en bas de page84.

Figure 37. Pourcentage de terres agricoles dans l'écozone+ des Prairies, 2006.
Carte thermique
Les polygones des pédo-paysages du Canada ont servi de base pour cette analyse.
Source : Javorek et Grant, 2009Note en bas de page84


Description longue pour la figure 37

Cette carte thermique indique le pourcentage de terres définies comme agricoles dans l'écozone+ des Prairies en 2006. Les polygones des pédo-paysages du Canada ont servi d'unités de base à cette analyse. La carte délimite également les six écorégions de l'écozone+ (prairies à fétuque, hautes terres Cypress, prairies mixtes, prairies mixtes humides, plaine du lac Manitoba, tremblaies-parcs). En 2006, la grande majorité de cette écozone+ était définie comme de 90 % à 100 % agricole, avec de petits secteurs définis à 60 % 90 % agricoles répartis ça et là dans l'écozone+. Seules de petites parcelles de l'écozone+ étaient définies comme agricoles à moins de 60 %.

Figure 38. Tendances touchant la superficie agricole totale et la superficie plantée en cultures annuelles dans les trois provinces des Prairies, de 1921 à 2006.
Graphique
Les données indiquées englobent les provinces dans leur ensemble et incluent certaines zones situées à l'extérieur de l'écozone+ des Prairies.
Source : Statistique Canada, 2007Note en bas de page224


Description longue pour la figure 38

Ce graphique à lignes présente les informations suivantes en km2 :

AnnéeSuperficie agricole totaleTotal des terres cultivées
1921355,847130,329
1931444,274161,932
1941486,147155,316
1951501,216184,004
1956512,721190,270
1961525,339191,120
1966540,158216,181
1971540,544220,773
1976544,166220,879
1981526,715246,025
1986549,949270,077
1991554,015275,120
1996553,304286,443
2001549,349298,189
2006548,166292,827

Capacité d'habitat faunique des terres agricoles

La capacité des paysages agricoles à fournir un habitat à la faune est fonction du type de couverture terrestre et de sa gestion. Dans l'écozone+ des Prairies, les terres agricoles sont principalement composées de terres cultivées et de certaines zones de vaste étendue composées de pâturages et de parcours naturels(figure 39)Note en bas de page84. L'agriculture étant la vocation dominante du territoire, la viabilité et la persistance des populations de nombreuses espèces sont fonction de la disponibilité d'un habitat adéquat sur les terres agricoles. Une façon de mesurer le potentiel de ces terres à soutenir la faune repose sur l'indicateur de capacité d'habitat faunique des terres agricoles élaboré par Agriculture et Agroalimentaire CanadaNote en bas de page84, Note en bas de page225. D'après le pourcentage du paysage agricole occupé par 31 types de couverture terrestre (p. ex. cultures céréalières, jachères, foin cultivé, pâturages améliorés et non améliorés, terres naturelles) et une évaluation de chaque type de couverture en tant qu'habitat pour 588 espèces d'oiseaux, de mammifères, de reptiles et d'amphibiens, l'indicateur classe la capacité potentielle de 15 « catégories d'habitat » pour les vertébrés terrestresNote en bas de page84.

À l'aide de l'indice, Javorek et GrantNote en bas de page84 ont constaté que 340 espèces (oiseaux : 245; mammifères : 71; reptiles : 13; amphibiens : 11) pourraient utiliser les terres agricoles dans les Prairies. Parmi ces espèces, 78 % pourraient utiliser les terres de la catégorie « toutes les autres terres » (terres naturelles et semi-naturelles, y compris les milieux humides, la végétation riveraine et les zones boisées à l'intérieur du paysage agricole) pour se reproduire ou s'alimenter, et 30 % d'entre elles pourraient utiliser les pâturages non améliorés (c.-à-d. les parcours naturels) pour répondre à ces deux besoins à la fois. Par contre, seulement 4 % des espèces pourraient utiliser les terres cultivées pour répondre à ces deux besoins relatifs à l'habitat. Toutefois, lorsqu'un autre habitat adéquat était disponible pour répondre à une partie des exigences du cycle biologique, 32 % des espèces pouvaient utiliser les terres cultivées. Godwin et al.Note en bas de page128 ont montré que la diversité des espèces de plusieurs groupes taxonomiques était grandement réduite sur les terres cultivées comparativement à celle qui est constatée dans les vestiges, même de faible superficie, des prairies d'origine.

Le changement le plus marqué dans l'affectation du territoire est l'augmentation entre 1971 et 2006 de la superficie ensemencée en cultures annuelles, reliée à la diminution de la superficie en jachère (figure 39). La part des terres cultivées (cultures annuelles et jachères) a décliné, passant de 66 à 62 % de l'ensemble du paysage agricole entre 1986 et 2006, principalement en raison de la conversion de certaines terres cultivées en pâturage ensemencé (figure 39)Note en bas de page84. Les terres cultivées représentaient toujours en 2006 une portion considérable du paysage agricole tout en offrant, par comparaison, un habitat faunique limité. Les parcours naturels (aussi appelés pâturages non améliorés) figuraient au deuxième rang des types de couverture les plus abondants, et leur superficie est demeurée stable de 1971 à 2006 (environ 25 % du territoire agricole), comme cela a été le cas pour la catégorie « toutes les autres terres » (environ 5 %). Ces types de couverture jouent un rôle crucial dans la détermination de la viabilité des populations fauniques de cette écozone+. Le pourcentage relativement faible du territoire occupé par ces types de couverture est la principale raison expliquant la faible capacité globale de l'habitat.

Figure 39. Tendances touchant les types de couverture terrestre sur les terres agricoles de l'écozone+ des Prairies, 1971 à 2006.
Graphique
Les pourcentages sont calculés en tant que pourcentages du territoire agricole total. Source : AgricultureCanada, 2009Note en bas de page226


Description longue pour la figure 39

Ce graphique à lignes présente les informations suivantes :

Pourcentage du territoire agricole total
Annéeculturesjachèrespâturage
naturel
pâturge
naturel
toutes les autres terres
197141%21%4%26%2%
197641%22%4% 2%
198147%20%5%26%2%
198650%17%4%24%4%
199150%17%5%24%4%
199653%13%5%23%5%
200156%10%6%24%4%
200655%7%8%24%5%

En 1986, en 1996 et en 2006, la capacité d'habitat faunique moyenne était « faible » ou « très faible » (plus de 10 % « très faible ») sur au-delà de 80 % du territoire agricole de l'écozone+ des Prairies (figure 40). Malgré de légères variations dans le pourcentage relatif des catégories de capacité d'habitat, on n'a observé aucun changement significatif dans la capacité d'habitat à l'échelle de l'écozone+Note en bas de page84, qui est demeurée stable sur 92 % du territoire agricole, s'est accrue sur 5 % et a diminué sur 3 %. Or, la conversion de petites parcelles, par exemple les prairies se trouvant en marge des champs et les petits milieux humides observés dans les PrairiesNote en bas de page24, n'est pas toujours décelée à cette vaste échelle, mais peut témoigner d'une dégradation considérable de la capacité d'habitat même si aucun changement significatif n'est constaté, à l'échelle de l'écozone+, comme c'est le cas iciNote en bas de page84 (voir la constatation clé relative aux Prairies à la page 19 et la constatation clé relative aux milieux humides à la page 27 pour une analyse de la perte de ces habitats). On a constaté une variabilité considérable dans la capacité des écorégions à offrir un habitat à la faune, l'écorégion des prairies mixtes humides affichant la valeur la plus faible et l'écorégion des hautes terres Cypress la valeur la plus élevée, soit une capacité modérée(figure 40)Note en bas de page84.

Figure 40. Capacité d'habitat faunique sur le territoire agricole dans l'écozone+ des Prairies en 1986 (haut) et en 2006 (bas).
Graphique
CH signifie la capacité d'habitat moyenne pour l'écorégion. L'analyse englobait tous les polygones des pédo-paysages du Canada comptant > 5 % de terres agricoles.
Source : Javorek et Grant, 2011Note en bas de page84


Description longue pour la figure 40

Ce graphique est composé de deux cartes thermiques qui indiquent la capacité d'habitat faunique des terres agricoles de l'écozone+ des Prairies en 1986 et 2006. Les valeurs de l'indice de capacité d'habitat (CH) (écart-type de ± 1) pour l'ensemble de l'écozone+ et pour chacune des six écorégions de l'écozone+ sont également indiquées. Voici quelles étaient les valeurs de l'indice CH observées pour les diverses écorégions. Pour l'écorégion des tremblaies-parcs, 39,91 ± 7,55 en 1986 et 40,72 ± 7,22 en 2006; pour l'écorégion de la plaine du lac Manitoba, 42,25 ± 16,99 en 1986 et 42,03 ± 16,75 en 2006; pour l'écorégion des prairies mixtes humides, 37,16 ± 9,89 en 1986 et 37,96 ± 9,49 en 2006; pour l'écorégion des prairies mixtes, 47,54 ± 14,32 en 1986 et 47,15±12,15 en 2006; pour l'écorégion des hautes terres Cypress, 62,45 ± 8,97 en 1986 et 61,53 ± 9,76 en 2006; pour l'écorégion des prairies à fétuque, 46,72 ± 10,62 en 1986 et 49,76 ± 11,18 en 2006. Certaines régions du sud-est de l'Alberta, y compris des secteurs situés à l'intérieur, au sud et au nord-ouest des collines Cypress, présentaient la capacité d'habitat faunique la plus élevée (CH = 70–80) en 1986 comme en 2006.

La capacité d'habitat est un indicateur clé de la capacité d'une écozone+à soutenir la biodiversité et peut servir d'indicateur général du fonctionnement des processus écologiques globaux. Les pratiques de gestion influent également sur la capacité du territoire à soutenir la faune. L'élaboration de pratiques de gestion optimales et d'initiatives d'intendance a eu des résultats positifs dans certaines régions et pour certains types de couverture (voir la constatation clé relative à l'intendance, à la page 41).

Érosion du sol sur les terres cultivées

Entre 1981 et 2006, la proportion de terres cultivéesNote en bas de pageiii affichant un très faible risque d'érosion est passée de 64 à 84 %, et l'étendue du territoire au risque d'érosion modéré à très élevé a décliné de 18 à 7 % (figure 41)Note en bas de page227. Ces changements s'expliquent par une combinaison de deux facteurs, à savoir l'adoption à grande échelle de pratiques culturales antiérosives, en particulier le semis direct, et la réduction marquée de la mise en jachère. De plus, certaines des terres les plus sensibles à l'érosion qui étaient destinées à des cultures annuelles ont été converties aux plantes fourragères vivaces et en pâturages artificiels, ce qui a entraîné des réductions spectaculaires de leur risque d'érosionNote en bas de page227. Bon nombre de ces changements sont bénéfiques pour la biodiversité.

Figure 41. Catégorie de risque d'érosion du sol pour les terres cultivées de l'écozone+ des Prairies, 2006.
Carte
L'analyse englobait tous les polygones des pédo-paysages du Canada comptant > 5 % de terres agricoles; la carte illustre les polygones complets.
Source: McConkeyet al., 2011Note en bas de page227


Description longue pour la figure 41

Cette carte indique la catégorie de risque d'érosion du sol (en t/ha/an) pour les terres cultivées de l'écozone+ des Prairies en 2006. La plus grande partie de l'écozone+ se situait dans la catégorie de risque très faible (<6 t/ha/an); de petites parcelles réparties un peu partout dans l'écozone+ relevaient de la catégorie de risque faible (6–11 t/ha/an), et un nombre encore moindre de parcelles de la catégorie de risque modéré (11–22 t/ha/an). Ces dernières parcelles sont principalement situées dans la partie sud-ouest de l'écozone+. Quelques bassins fluviaux de l'Alberta (à l'intérieur de l'écozone+) étaient classés dans la catégorie de risque très élevé (<33 t/ha/an).

Pratiques culturales antiérosives

Les agriculteurs collaborent avec les organismes de conservation pour atténuer l'effet érosif des opérations de travail du sol. Les pratiques culturales antiérosives consistent à éviter le plus possible le labour et à conserver les résidus culturaux protecteurs pour réduire l'érosion du sol. Ces pratiques peuvent également profiter à la sauvagine. L'ensemencement de blé d'hiver par semis direct à l'automne élimine la nécessité de travailler le sol au printemps et, ainsi, réduit la perturbation des canards durant leur période de nidification. L'adoption de fces pratiques a augmenté depuis le début des années 1990 (figure 42)Note en bas de page110, Note en bas de page228.

Figure 42. Adoption de pratiques de semis direct en Saskatchewan, 1991 à 2006.
Graphique
Source : Projet conjoint Habitat des Prairies, 2006Note en bas de page228


Description longue pour la figure 42

Ce graphique à lignes illustre l'application des pratiques de semis directs en Saskatchewan entre 1991 et 2006. En 1991, le pourcentage de la superficie totale ensemencée par des pratiques de semis directs était d'environ 9 %. Depuis 1991, ce pourcentage a constamment augmenté et atteignait 60 % en 2006.

Espèces d'intérêt économique, culturel ou écologique particulier

Constatation clé 17
Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
De nombreuses espèces d'amphibiens, de poissons, d'oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. La population de certaines espèces diminue sur le plan du nombre et de la répartition, tandis que chez d'autres, elle est soit stable ou en pleine santé ou encore en plein redressement.

Espèces en péril

En 2014, l'écozone+ des Prairies hébergeait 66 espèces inscrites à la Liste fédérale des espèces en péril (25 espèces en voie de disparition, 26 espèces menacées et 15 espèces préoccupantes)Note en bas de page229. La liste est dominée par les oiseaux, les végétaux et les insectes  (20, 14 et 15 espèces respectivement), et de nombreuses espèces sont uniques à l'écozone+. La plupart d'entre elles vivent dans de petites zones localisées, mais quelques-unes sont endémiques aux prairies et voient leur population décliner de façon constante même si elles sont encore relativement répandues. De nombreux végétaux et plusieurs vertébrés sont associés à des environnements sableux ouverts ou à la végétation éparse (voir la constatation clé relative auxDunes à la page 38). Dans certains cas, il s'agit d'espèces « périphériques », qui se trouvent aux limites de leur aire de répartition, tandis que dans d'autres, il s'agit d'espèces dont une bonne partie de la population se trouve au Canada, mais dont les effectifs déclinent, ce qui suscite des préoccupations quant à leur situation à l'échelle mondiale.

Pipit de Sprague

Le Pipit de Sprague (Anthusspragueii) est une espèce menacée au sens de la Loi sur les espèces en péril du CanadaNote en bas de page230. Cette espèce d'oiseau de prairie indigèneNote en bas de page231 pourrait être considérée comme un indicateur de la santé des prairies de l'écozone+ des Prairies. Elle se reproduit exclusivement dans le nord des Grandes Plaines de l'Amérique du Nord, et la plus grande partie de la population vit au Canada. Son abondance décline constamment depuis 45 ans (figure 43)Note en bas de page232. Parmi les principales menaces qui pèsent sur l'espèce, citons la perte et la dégradation de l'habitat (imputables à la perturbation humaine, à l'invasion par les arbustes et les plantes non indigènes ainsi qu'aux effets de superficie et de lisière), de même que les changements climatiquesNote en bas de page152.

Figure 43. Tendances d'abondance de Pipits de Spraguemesuré par leRelevé des oiseaux nicheurs (ou BreedingBird Survey [BBS]) dans l'écozone+ des Prairies, par province, 1967–2012.
Map
L'indice annuel du BBS est une prédiction du nombre d'oiseaux par transect de BBS basé sur un model statistique.
Source : Sauer et al., 2014Note en bas de page232


Description longue pour la figure 43

Ce graphique à lignes shows the following information :

Indice annuel BBS
AnnéeAlbertaSaskatchewanManitoba
1967--1.11
19685.8810.280.96
19696.549.740.79
19704.459.721.02
19716.158.80.95
19725.699.350.92
19734.987.571
19744.028.120.74
19754.057.670.72
19765.477.490.58
19774.847.340.63
19783.525.880.62
19793.287.310.63
19804.976.120.77
19813.67.090.71
19824.245.970.71
19832.155.210.53
19842.14.690.52
19852.014.970.5
19862.364.920.48
19871.996.010.46
19882.214.810.44
19892.224.740.57
19901.544.420.63
19911.764.610.43
19921.663.740.51
19931.23.190.33
19941.112.980.34
19951.523.10.3
19961.43.080.32
19971.452.840.37
19981.422.840.29
19991.312.650.27
20001.292.50.26
20010.972.680.25
20021.172.830.34
20031.193.930.3
20040.852.780.29
20051.82.330.24
20061.282.120.24
20071.532.240.24
20081.242.160.23
20091.033.110.22
20100.981.880.21
20110.671.620.24
20120.621.730.25
Tétras des armoises

Le tétras des armoises (Centrocercusurophasianus) est une espèce de tétras indigène à l'Amérique du Nord qui se retrouve au Canada et dans onze états dans l'ouest des États-Unis. Au Canada, la population est composée de la sous-espèce Centrocercusurophasianusurophasianus, qui occupe les habitats de prairies dominées par l'armoise argentée (Artemisia cana) du sud-est de l'Alberta et du sud-ouest de la Saskatchewan, à la limite nord de l'aire de répartition du tétras des armoises en Amérique du NordNote en bas de page233. Le tétras des armoises est désigné une espèce En voie de disparition sous la Loi sur les espèces en péril du Canada car sa petite population a subit un déclin considérableNote en bas de page233. En 2012, basé sur le nombre d'oiseaux mâles retrouvés aux leks (des endroits utiliser pour l'exposition de parades nuptiales), la population était estimé à 39-58 adultes au Saskatchewan (Figure 44)Note en bas de page233. Les populations de tétras d'armoises ont subi un déclin de 98% en Alberta et au Saskatchewan depuis leurs prévisions démographiques les plus élevées (enregistrés en 1968 et 1988 respectivement). Le nombre de leks actifs a aussi subi un déclin de 76% en Alberta et 93% au Saskatchewan. En 2012, il y avait seulement 5 leks actifs en Alberta et 3 au SaskatchewanNote en bas de page233.

Les menaces courantes et futures pour cette espèce incluent la sécheresse et des conditions météorologiques extrêmes, le virus du Nil occidental, la perturbation sensorielle de structures verticales et du bruit chronique, une augmentation de pression par les prédateurs, perte et dégradation d'habitat, l'altération de l'hydrologie naturelle, et des menaces inhérentes aux petites populationsNote en bas de page233.

Figure 44. Estimation des populations de Tétras des armoises en Alberta et en Saskatchewan, années 1980 jusqu'en 2012.
Graphique
Ces estimations sont considérées comme des estimations élevée et elles reposent sur le dénombrement optimal des mâles dans les leks, postulent un ratio de deux femelles pour un mâle, et postulent que seulement 90% des leks sont connus et que 75% des mâles se présentent aux leks. Seules les estimées pour lesquelles les relevées ont été considérés complètes sont montrées.
Source : Environnement Canada, 2013Note en bas de page233.


Description longue pour la figure 44

Ces estimations sont considérées comme des estimations faibles, elles reposent sur le dénombrement optimal des mâles dans les leks et postulent un ratio de deux femelles pour un mâle.

Ce graphique à lignes présente les informations suivantes :

Nombre d'oiseaux
AnnéeAlbertaSaskatchewan
19801,446-
19811,572-
19831,074432
1985624-
19871,200-
1988-2,619
19891,032282
1991723-
1994210279
1995330315
1996408369
1997366183
1998372366
1999351303
2000378378
2001342318
2002273252
2003288243
2004282180
2005285186
2006270180
2007270168
2008234153
2009198135
201093126
201139105
20123954

En 2013, le gouvernement du Canada a publié un décret d'urgence visant la protection du tétras des armoises sur les terres publiques dans le sud-est de l'Alberta et le sud-ouest du SaskatchewanNote en bas de page234. Le décret est entré en vigueur le 18 février 2014 et interdit les activités qui sont connus comme étant nuisibles aux oiseaux et leur habitat. En addition au décret, les propriétaires de terres privées sont encouragés à entreprendre des mesures d'intendance volontaires et un programme de reproduction en captivité a été initié en partenariat avec le zoo de Calgary.

Chouette des terriers

La Chouette des terriers (Athenecunicularia), en danger de disparitionNote en bas de page230) est présente partout dans l'écozone+ des Prairies, qui constitue la limite boréale de son aire de répartition. Sa population au Canada a fortement chuté entre les années 1960 et 2007 (figure 45). Elle était estimée en 2004 à 498 individus en Saskatchewan et 288 individus en Alberta, mais il peut s'agir d'une sous-évaluation allant jusqu'à 50 %Note en bas de page235. Diverses causes ont été avancées pour ce déclin : disparition de l'habitat prairial (cause initiale du déclin), émigration Canada-États-Unis supérieure à l'immigration, disparition des terriers résultant d'une baisse des populations d'animaux fouisseurs, prédation accrue résultant de changements d'habitat, réduction des sources de nourriture que constituent les invertébrés à cause du recours aux pesticides chimiques, collisions avec les véhiculesNote en bas de page235.

Figure 45. Abondance de la chouette des terriers, 1969–2007.
Graphique
Source : Service canadien de la faune, 2007Note en bas de page236


Description longue pour la figure 45

Ce graphique à lignes présente l'abondance au Canada de la chouette des terriers entre 1969 et 2007. L'abondance est mesurée par un indice annuel. Cet indice est passé de 0 en 1968 à 0,118 en 1969, puis est retombé à 0 en 1970. Il est ensuite remonté pour plafonner à 0,11 en 1976, avant de redescendre à 0 en 1978. Après un autre faible pic de 0,045 en 1979, l'indice est retombé à 0 et est demeuré à ce niveau, ou juste un peu au dessus, jusqu'en 2007.

Renard véloce

L'histoire du renard véloce (Vulpes velox; menacéNote en bas de page230) est celle d'une réussite. Cet animal qui fréquentait à l'origine les Prairies, depuis les collines Pembina, au Manitoba, jusqu'aux contreforts des Rocheuses, en Alberta, avait disparu du Canada à la fin des années 1930Note en bas de page237. Les tentatives de réintroduction ont débuté en 1983. CarbynNote en bas de page238 atteste le lâcher de 768 renards entre 1987 et 1995. En 1996-1997, la population était estimée à 281 animaux, 17 % de ceux-ci ayant été relâchés, et les autres étant nés dans la natureNote en bas de page239.En 2005-2006, la population avait augmenté pour atteindre quelque 647 individus; on estime que 500 autres se seraient établis dans la région voisine du Montana à la suite du programme de réintroduction canadien. Bien que ce programme ait été une réussite jusqu'ici, la population n'occupe actuellement qu'une faible portion de son aire de répartition d'origine, à savoir un couloir de moins de 300 km le long de la frontière canado-américaine en Alberta et en Saskatchewan.

Poissons d'eau douce

D'après les données de l'American Fisheries SocietyNote en bas de page240, les effectifs des taxons de poissons dulcicoles et diadromes présents dans cette écozone+ qui sont classés comme étant en péril se sont accrus, passant de deux en 1979 à cinq en 2008. Le classement de l'esturgeon jaune (Acipenserfulvescens) et du cisco à mâchoires égales (Coregonuszenithicus)s'est amélioré entre 1989 et 2008, passant à espèce vulnérable et à espèce menacée, respectivement.

Ongulés

Les profils d'abondance et de répartition des populations de grands ongulés présentent de fortes variations. La chasse est maintenant réglementée pour empêcher une récolte excessive, mais les populations continuent de varier selon les fluctuations météorologiques et les changements d'habitats.

Antilocapre

L'antilocapre (Antilocapra americana) est un petit ongulé rapide au panache à deux pointes, qui est indigène à l'intérieur, à l'ouest et au centre de l'Amérique du NordNote en bas de page241. Historiquement observée de la rivière Rouge, au Manitoba, jusqu'au bord des montagnes Rocheuses, en AlbertaNote en bas de page242, cette espèce affichait des effectifs jugés égaux ou supérieurs à ceux du bison dans les Grandes Plaines avant l'arrivée des Européens. La conversion agricole des prairies a réduit l'aire de répartition de l'antilocapre à sa périphérie, c'est-à-dire à une zone qui, historiquement, soutenait des populations de faible densitéNote en bas de page243. Les effectifs des antilocapres à l'extrémité nord de leur aire de répartition au Canada ont toujours beaucoup fluctué en raison d'une émigration massive de part et d'autre de la frontière ou d'une forte mortalité hivernaleNote en bas de page244; ces effectifs atteignaient un plancher au début du XXe siècle (figure 46).Ils se sont depuis quelque peu rétablis, mais sur une aire plus restreinte. SheriffNote en bas de page241 a constaté que l'abondance de l'antilocapre est fortement associée aux prairies indigènes. Cette espèce dépend aussi grandement des communautés d'armoises. Les plus grandes populations se trouvent dans les grandes étendues de territoire où subsiste un habitat naturel. Les menaces pesant sur cette espèce incluent la disparition des couloirs migratoires, les obstacles tels que les clôtures ainsi que les routes qui accroissent le risque de mortalitéNote en bas de page243.

Figure 46. Évolution de la population d'antilocapres en Saskatchewan (en vert) et en Alberta (en rouge), 1900–2008.
Graphique
Source : adaptéd'Arsenault, 2008Note en bas de page243 (Saskatchewan) et d'Alberta Forestry, Lands and Wildlife, 1990Note en bas de page242 (Alberta).


Description longue pour la figure 46

Ce graphique à lignes présente l'évolution de la population d'antilocapres en Alberta et en Saskatchewan entre 1900 et 2008. Les données précédant 1945 représentent des estimations basées sur les archives, alors que celles postérieures à 1945 reposent sur des dénombrements systématiques.

Le graphique à lignes pour l'Alberta montre les informations suivantes :

AnnéePopulation
19202,000
194530,000
19524,500
19535,000
19548,000
195510,000
195615,000
195712,500
195911,000
196012,200
196113,000
196211,500
196319,040
196420,177
196514,231
196612,428
196710,037
19689,660
19696,210
197011,400
19719,424
197210,411
197310,627
197411,115
197511,777
197616,813
197717,953
197810,919
197915,330
198018,637
198120,707
198221,202
198432,071
198524,174
198624,900
198728,209
198823,107
198922,314

En Saskatchewan, la population d'environ 25 000 individus en 1900 a chuté à un très petit nombre dans les années 1920. Entre le milieu des années 1920 et 1950, elle a augmenté puis a ensuite fluctué mais est demeurée constante jusqu'en 1975. Après 1975, la population a rapidement crû jusqu'à un peu plus de 30 000 en 1990, avant de décliner à quelque 15 000 bêtes en 2008.

Wapiti

Abondant dans les Prairies avant l'arrivée des Européens, le wapiti (Cervuselaphus) a vu son aire de répartition se restreindre à des parcelles de forêtsNote en bas de page245. Toutefois, depuis les années 1990, cette espèce a commencé à recoloniser rapidement les habitats non forestiersNote en bas de page108, Note en bas de page164 Note en bas de page217, Note en bas de page246, Note en bas de page247.

Orignal

Normalement présent dans la forêt boréale, l'orignal(Alces alces) a accru et élargi son aire de répartition dans les Prairies depuis la fin des années 1970 jusqu'au milieu des années 1980Note en bas de page164, Note en bas de page217, Note en bas de page246. Cette expansion résulte vraisemblablement de divers facteurs : baisse du nombre de chasseurs, réduction ou élimination des espèces prédatrices comme le loup et l'ours, intensification de la végétation ligneuse.

Cerfs

Le cerf mulet (Odocoileushemionus) était le cerf le plus commun des Prairies avant l'arrivée des Européens, mais il est aujourd'hui moins abondant et se limite davantage aux habitats découverts à la topographie plus accidentéeNote en bas de page248, Note en bas de page249. Il est possible que le cerf de Virginie (O. virginianus)ait été largement absent de l'écozone+ des Prairies avant l'arrivée des EuropéensNote en bas de page245, Note en bas de page248. Ces animaux sont actuellement très courants dans l'écozone+, en particulier dans l'écorégion de la tremblaie-parc. Les populations se sont accrues rapidement dans les années 1940 et 1950 et ont, de façon générale, continué à augmenterNote en bas de page250-Note en bas de page252. L'écozone+ des Prairies étant située près de l'extrémité nord de l'aire de répartition de l'espèce, les conditions météorologiques hivernales constituent le principal facteur limitant les populations actuelles, les fluctuations étant étroitement liées aux hivers rigoureuxNote en bas de page252. Les principales raisons de l'accroissement de l'aire de répartition au cours des 50 dernières années sont une baisse de la compétition exercée par le cerf mulet, la grande qualité et l'abondance de nourriture rendue possible par l'agriculture, et l'expansion des tremblaies-parcsNote en bas de page250, Note en bas de page253.

Oiseaux

Oiseaux terrestres

L'écozone+ des Prairies comprend davantage d'habitatprairial que toute autre écozone+ et est au cœur de l'aire de répartition de nombreuses espèces d'oiseaux de prairie au Canada. Les effectifs des oiseaux de prairie déclinent plus rapidement que ceux de tout autre groupe d'oiseaux en Amérique du Nord depuis les années 1970Note en bas de page50, Note en bas de page50, Note en bas de page254, Note en bas de page255, ainsi qu'en témoignent les observations réalisées dans l'écozone+ des Prairies (figure 47) (voir la constatation clé relative aux prairies, à la page 19).

Par contre, l'abondance globale des oiseaux forestiers dans l'écozone+ des Prairies a crû de 35 % depuis les années 1970 (figure 47). Cet assemblage a profité d'un habitat forestier plus étendu résultant de la plantation d'arbres en milieu agricole et dans les autres lieux peuplés ainsi que de l'expansion du couvert forestier dans certains secteurs de l'écozone de la tremblaie-parc (voir la constatation clé relative aux forêts, à la page 17)Note en bas de page17, Note en bas de page256. Le groupe des oiseaux qui vivent dans d'autres habitats ouverts et de succession hâtive/d'arbustes affiche des effectifs relativement stables, et celui des oiseaux des milieux urbains et suburbains voit ses effectifs diminuer (figure 47). Les oiseaux des habitats forestiers, urbains et de succession hâtive/d'arbustes occupent une place relativement peu importante dans l'avifaune prairialeNote en bas de page49.

Figure 47. Variation dans l'abondance des oiseaux terrestres par habitat dans l'écozone+ des Prairies, des années 1970 aux années 2000.
Graphique
Source : adapté de Downeset al., 2010Note en bas de page49, à l'aide de données du Relevé des oiseaux nicheursNote en bas de page50


Description longue pour la figure 47

Ce graphique à barres présente les informations suivantes :

Assemblage d'espècesVariation en pourcentage par rapport à l'indice des années 1970
Oiseaux forestiers35%
Arbustaie/début de succession-4%
Oiseaux de prairie-35%
Autres milieux ouverts-8%
Urbains/suburbains-18%
Oiseaux de proie

En raison de leur position élevée dans la chaîne alimentaire, les oiseaux de proie constituent des indicateurs de la santé de l'écosystème. On a analysé des données du Relevé des oiseaux nicheurs pour dégager des tendances dans les populations d'oiseaux de proie dans l'écozone+ des Prairies. Parmi les quatre espèces pour lesquelles on peut observer des tendances statistiquement significatives, trois ont vu leur population augmenter et une, le Hibou des marais (Asioflammeus), a vu ses effectifs diminuer (figure 48). Le taux de croissance des effectifs de Buses à queue rousse (Buteojamaicensis) est passé à 3,3 % par année, et cette espèce remplace dorénavant la Buse de Swainson (Buteoswainsoni) en tant que buse dominante et oiseau de proie le plus abondantdans l'écozone+Note en bas de page257.Cette situation est probablement attribuable à l'expansion graduelle du couvert arboréNote en bas de page258, Note en bas de page259.

Figure 48. Tendances dans les populations d'oiseaux de proie, indiquant une variation importante dans l'écozone+ des Prairies, 1973–2009.
Graphique
Seuls les oiseaux de proie pour lesquels les tendances sont significatives (p < 0,05) sont représentés.
Source : Environnement Canada, 2010Note en bas de page260


Description longue pour la figure 48

Ce graphique à lignes présente les tendances dans les populations de quatre espèces d'oiseaux de proie ayant subi des variations importantes (p<0,05) dans l'écozone+ des Prairies entre 1973 et 2009. Les abondances sont représentées par des valeurs d'indice de population. L'abondance de la buse à queue rousse, du grand-duc d'Amérique et du faucon émerillon a augmenté durant la période chronologique, mais celle du hibou des marais a diminué. La buse à queue rousse présentait les plus hautes valeurs d'indice de population, substantiellement supérieures à celles des trois autres espèces. L'abondance de la buse à queue rousse a constamment augmenté durant la première partie de la période étudiée, son indice de population passant d'environ 0,9 en 1973 à 3,5 en 1995. Sa population est demeurée stable entre 1995 et 2009, avant de fléchir légèrement jusqu'à un indice d'un peu moins de 3,0. L'indice d'abondance du grand-duc d'Amérique est passé de 0,1 en 1973 à 0,6 en 2009. L'abondance du faucon émerillon a également crû, mais avec un indice de population plus faible, qui est passé de 0 en 1973 à 0,3 en 2009. L'indice de population du hibou des marais était à son sommet en 1974, mais a constamment diminué jusqu'à une valeur de presque 0 en 2009.

Sauvagine

On observe diverses espèces de sauvagine dans l'écozone+ des Prairies, dont les besoins en matière d'habitat et les stratégies migratoires diffèrent; certaines espèces hivernent sur les côtes canadiennes, mais la majorité migre vers les États-Unis et le MexiqueNote en bas de page58. La région des cuvettes des Prairies (États-Unis et Canada) constituel'habitat le plus productif du monde pour la sauvagineNote en bas de page62; même si elle ne couvre que 10 % de l'habitat de reproduction disponible en Amérique du Nord, elle accueille les densités les plus élevées d'oiseaux aquatiques nicheurs et peut représenter plus de 50 % de la production continentale annuelle de canardsNote en bas de page58, Note en bas de page59. Les Prairies canadiennes produisent entre 50 % et 80 % de la population de canards de la région des cuvettes des PrairiesNote en bas de page261. L'écozone+ des Prairies est aussi une zone importante pour les oiseaux aquatiques migrateurs. Bon nombre de canards et d'oies qui nichent dans les zones forestières arctiques, subarctiques et boréales transitent par cette zone durant leurs migrations pour se reposer dans des haltes migratoires.

Les effectifs de certaines espèces de sauvagine affichent une augmentation à long terme; c'est le cas pour la Bernache du Canada,dont la populations'est accrue de 765 % depuis les années 1970 grâce àsa capacité de s'adapter à une variété d'habitats, y compris les territoires agricoles et les zones urbainesNote en bas de page219, Note en bas de page262. D'autres espèces ont décliné de manière significative, comme le Canard pilet (Anas acuta) et le Canard d'Amérique (A. americana). Les effectifs de certaines espèces, comme la Sarcelle à ailes bleues (Anas discors) et le Fuligule à dos blanc (Aythyavalisineria), ont affiché peu de variations à long terme depuis les années 1970 (tableau 6).

Tableau 6. Tendances relatives à l'abondance de certaines espèces d'oiseaux aquatiques nicheurs dans l'écozone+des Prairies, des années 1970 aux années 2000.
Nom communHabitat de nidificationTendances(%/an)PIndice annuel d’abondance (par milliers)
Années 1970
Indice annuel d’abondance (par milliers)
Années 1980
Indice annuel d’abondance (par milliers)
Années 1990
Indice annuel d’abondance (par milliers)
Années 2000
% Change
Fuligule à dos blanc
(Aythyavalisineria)
Sur l’eau0,3-198146,7192,7206,24,2
Fuligule à tête rouge
(Aythya americana)
Sur l’eau0,7*279,2202285,1307,510,1
Fuligule à collier
(Aythyacollaris)
Sur l’eau0,6n47,455,244,157,320,8
Érismature rousse
(Oxyurajamaicensis)
Sur l’eau1,6*145,5152,7196,7234,861,3
Petit Garrot
(Bucephalaalbeola)
Cavités2,7*59,455,592,9112,789,9
Canard pilet
(Anas acuta)
Terrestre-4,1*2795,3944,8816,8835,5-70,1
Canard d’Amérique
(Anas americana)
Terrestre-3,6*908,6398,3356,7299,6-67
Sarcelle d’hiver
(Anas crecca)
Terrestre-1,5*561,3220,7346,7323,8-42,3
Canard colvert
(Anas platyrhynchos)
Terrestre-1,1*3180,118012156,92221,2-30,2
Sarcelle à ailes bleues
(Anas discors)
Terrestre-0,1-2024,51242,21636,81835-9,4
Canard chipeau
(Anas strepera)
Terrestre1,1*814,6585,2968,4986,621,1
Canard souchet
(Anas clypeata)
Terrestre1,2*899,9654,71022,9125439,3
Bernache du Canada
(Brantacanadensis)
Terrestre7,9*47,7107,9238,6412,4765,4

P représente la signification statistique : * indique que P < 0,05; n indique 0,05 < P < 0,1; l'absence de valeur traduit l'absence de données significatives.
Source : Fastet al., 2011Note en bas de page219, à partir de données de l'étude sur la reproduction et l'habitat de la sauvagine du SCF et du USFWSNote en bas de page59

Au cours des quatre dernières décennies, la conversion accrue de terres peu productives en terres cultivées(voir la constatation clé portant sur les paysages agricoles servant d'habitat à la page 71) a vraisemblablement eu des effets négatifs permanents sur de nombreuses espèces d'oiseaux aquatiques nicheurs dans les Prairies, en raison de la perte d'habitat et des changements dans les profils de prédation. Par exemple, le succès de la nidification du Canard colvert (Anas platyrhynchos), du Canard pilet, du Canard souchet (A. clypeata), de la Sarcelle à ailes bleues et du Canard chipeau (Anas strepera) varie inversement en fonction de la proportion du territoire occupé par des terres cultivéesNote en bas de page263.

Les conditions climatiques, comme la sécheresse des années 1980, ont également eu une incidence importante sur les populations d'oiseaux aquatiques, et la population de nombreuses espèces a augmenté de façon constante depuis la fin de cet épisode (tableau 6). L'abondance et la répartition dans les milieux humides ont une incidence sur plusieurs canards nicheurs des prairies (voir la constatation clé portant sur les milieux humides à la page 27)Note en bas de page263-Note en bas de page269. La densité du Canard pilet, de la Sarcelle à ailes bleues, du Canard colvert et du Canard souchet pendant la période de reproduction fluctue selon le nombre d'étangs dans les prairies, ce qui donne à penser que ces espèces survolent les prairies durant les années de sécheresse pour s'établir dans des écozones+ situées plus au nordNote en bas de page268. Ces espèces, de même que la Sarcelle d'hiver(Anas crecca), sont des canards de surface habituellement associés aux milieux humides temporaires et saisonniers de faible profondeur (c.-à-d. des environnements peu stables). En conséquence, certaines d'entre elles peuvent être plus sensibles aux fluctuations des conditions hydriques (qui modifient la densité des milieux humides) et à la destruction des milieux humides que d'autres espèces, comme le Canard chipeau et les canards plongeurs (p. ex. Fuligule à dos blanc et Érismature rousse), lesquelles sont associées à des milieux humides semi-permanents et permanents, moins sensibles aux conditions de sécheresse et au drainageNote en bas de page268. Ainsi, les espèces de canards qui utilisent de petits milieux humides susceptibles d'être la cible de modifications ou de destructions résultant de l'agriculture ou d'être affectés par les fluctuations climatiques sont généralement les espèces en déclin (tableau 6).

Figure 49. Tendances relatives à la population, dans l'écozone+ des Prairies, de certains canards qui nichent au sol, 1970-2006.
Graphique
Source : Fastet al., 2011Note en bas de page219 à partir de données de l'étude sur la reproduction et l'habitat de la sauvagine du SCF et du USFWSNote en bas de page59


Description longue pour la figure 49

Ce graphique à lignes présente les informations suivantes :

Nombre de couples reproducteurs
AnnéeCanard d'AmériqueSarcelle à ailes bleuesCanard chapeauGSarcelle d'hiverCanard colvertCanard piletCanard pilet
19711,099,7591,905,129819,058559,0973,750,4842,474,5341,027,842
19721,133,1601,886,066868,355590,4503,888,4432,722,1061,104,025
19731,172,2941,941,069888,119657,8124,088,1872,823,2591,169,798
19741,230,0442,109,231943,605723,3494,155,9943,085,2311,233,564
19751,271,7622,308,023985,323769,5734,281,5733,309,2611,279,341
19761,300,3422,473,4411,014,746816,8314,537,8423,499,4991,333,940
19771,293,4312,572,6441,010,169814,9644,550,7353,334,4261,275,975
19781,261,2432,481,6661,006,331815,5084,498,2973,217,7441,205,695
19791,284,0632,593,169996,531846,3084,536,7413,388,3241,228,527
19801,259,7522,659,2861,005,349819,9354,544,7953,205,0961,190,384
19811,177,3352,624,324993,747762,6174,348,9442,952,9811,168,416
19821,117,8862,539,591984,617712,0494,131,5322,747,7581,145,174
19831,073,2242,509,231962,561672,3373,945,1102,501,7151,109,443
19841,032,1442,512,685947,970622,2203,745,4872,387,7431,068,586
1985959,2472,385,437912,742568,8983,579,6042,066,4831,034,460
1986872,9902,165,389895,709520,4483,429,5341,797,232996,933
1987795,8222,014,784869,636476,8393,185,6371,532,103950,852
1988760,1371,912,946838,352476,4423,043,5971,465,360947,092
1989709,4591,875,411828,630440,9812,944,7191,335,387932,809
1990627,7281,804,095829,310398,2272,838,2191,104,554908,940
1991563,3101,742,128826,719381,2392,700,464973,040902,590
1992571,7621,769,610858,160375,0252,675,025917,161907,781
1993532,7781,765,267863,946373,9352,586,890802,509878,636
1994493,9741,763,807906,860379,9792,559,055775,509891,617
1995499,6651,770,512948,545406,6982,645,403775,190946,694
1996507,7371,873,6451,010,961457,1482,760,174781,8411,015,909
1997526,1441,974,7021,076,052521,6182,883,236856,0831,145,991
1998541,4592,055,3891,180,190528,0423,039,098850,1841,190,756
1999561,8392,180,4901,253,476555,0433,232,501917,6551,301,310
2000577,9992,313,9291,284,835617,0433,398,705915,7121,386,763
2001580,5022,347,5721,288,297630,5683,456,648926,2521,417,424
2002566,2792,301,5351,293,600642,6813,506,349920,2131,412,549
2003548,3282,312,5981,324,213649,0753,576,865978,6841,506,284
2004529,2872,373,3581,355,734649,6373,631,478982,6221,557,973
2005523,7612,479,4641,355,695666,3073,659,431982,2061,641,407
2006505,3112,642,7511,426,316680,0393,668,8861,059,0401,762,013
Étude de cas : Canard pilet

Contrairement à la plupart des autres espèces d'oiseaux aquatiques, la population nord-américaine du Canard pilet est demeurée bien en deçà de l'objectif du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine, établi à 5,6 millions d'oiseaux. En 2007, la population s'établissait à 40 % en deçà de l'objectif du Plan et à 19 % sous la moyenne à long terme (figure 50)Note en bas de page270. D'ordinaire, le nombre de Canards pilets établis dans la région des cuvettes des Prairies variait de façon stable, proportionnellement au nombre de milieux humides dénombrés durant les relevés de mai. Depuis le début des années 1980, toutefois, la corrélation est devenue moins évidenteNote en bas de page271, pour disparaître complètement au milieu des années 1990, alors que les conditions hydriques étaient excellentes. La comparaison entre les tendances démographiques affichées dans les portions canadiennes et américaines de la région des cuvettes des Prairies permet de constater que le déclin a été principalement enregistré dans la partie sud de la portion canadienne. Le déclin s'explique principalement par la tendance du canard pilet à nicher dans le chaume sur pied, dans le chaume en décomposition sur le sol ou dans des champs en jachère tôt dans la saison, souvent avant la période d'ensemencement. La réduction de la mise en jachère et l'adoption accrue des pratiques d'ensemencement au printemps depuis les années 1970Note en bas de page84 ont été liées à la diminution du succès de la nidification et au déclin de la population de Canards pilets dans la partie canadienne de la régionNote en bas de page272, Note en bas de page273.

Figure 50. Comparaison des tendances de population du Canard pilet en Alaska/dans le nord du Canada, dans le sud du Canada et dans le nord des États-Unis pour la période s'échelonnant de 1961 à 2007.
Graphique
Source : U.S. Fish and Wildlife Service, 200759et comité sur la sauvagine du Service canadien de la faune, 2008Note en bas de page220

Description longue pour la figure 50

Ce graphique à lignes montre les informations suivantes :

Population
AnnéeAlaska et nord du CanadaNord des États-UnisSud du Canada
19612,041,665715,5781,457,929
19621,342,4781,266,5781,014,467
19631,219,998809,6071,812,954
19641,309,236596,0331,385,958
19651,074,350894,8801,622,688
1966958,222987,1002,866,611
1967872,8301,008,8003,396,135
19681,753,379370,7001,365,320
1969850,2561,246,7003,806,958
19701,064,8981,356,1003,970,848
1971666,0791,062,1004,119,042
19721,406,4211,385,1004,187,411
19731,551,327699,9002,104,969
19741,285,561703,0004,609,543
19751,149,229933,0003,818,073
19761,179,985546,3003,749,311
19772,541,902340,4001,043,805
19781,352,6701,615,8002,139,690
19791,024,7591,122,1003,229,291
19802,141,909558,1001,808,044
19811,891,748345,5001,242,179
1982924,396880,5001,903,885
19831,368,106641,5001,501,088
19841,408,203738,800817,870
1985940,275420,7001,154,449
19861,085,765745,400908,584
19871,230,426550,400847,497
19881,358,036329,700317,746
19891,102,825315,300693,802
19901,291,647256,400708,608
19911,280,907162,200360,277
19921,194,361253,300650,558
1993979,097424,000650,413
1994905,855850,1001,216,281
1995952,363943,600861,870
1996836,867674,4001,224,706
1997840,000840,0001,600,000
19981,100,000760,000800,000
19991,214,000793,0001,052,000
20001,688,000522,000698,000
20011,611,000841,000843,000
20021,140,587362,724286,397
20031,023,592250,0731,284,562
20041,130,000379,000675,000
20051,021,000331,0001,208,000
20061,173,000521,0001,692,000
20071,374,000662,0001,299,000
Oiseaux de rivage

L'écozone+ des Prairies constitue un habitat important pour les oiseaux de rivage nicheurs et migrateurs, et notamment pour huit espèces dont l'aire de nidification au Canada se trouve principalement ou entièrement dans les Prairies : l'Avocette d'Amérique (Recurvirostra americana), la Barge marbrée (Limosafedoa), le Pluvier siffleur (Charadriusmelodus), lePhalarope à bec étroit (Phalaropuslobatus), l'Échasse d'Amérique (Himantopusmexicanus), le Chevalier semipalmé (Tringasemipalmata), le Courlis à long bec (Numenius americanus) et la Maubèche des champs (Bartramialongicauda). Les données disponibles sur ces espèces se limitent aux résultats du Relevé des oiseaux nicheurs. La population totale d'espèces d'oiseaux de rivage se chiffre en général à des dizaines ou à des centaines de milliers d'individus et, dans certains cas, à quelques millions d'individusNote en bas de page274. La seule espèce pour laquelle la tendance est significative est la Barge marbrée, qui affiche un déclin de 1,1 % par année depuis les années 1970Note en bas de page275. C'est particulièrement important parce qu'approximativement 60 % de la population mondiale de cette espèce niche dans les Prairies canadiennesNote en bas de page276. On dispose de peu de données sur les tendances relatives aux populations des 31 espèces d'oiseaux de rivage qui passent régulièrement par les Prairies lors des migrations de printemps et d'automneNote en bas de page277-Note en bas de page279.

Changements dans l'aire de répartition

Un certain nombre d'espèces indigènes ont affiché d'importants changements de leur aire de répartition, dont le cerf de Virginie (voir « Cerfs » à la page 82), l'orignal (voir « Orignal » à la page 82), la Buse à queue rousse (voir « Oiseaux de proie » à la page 84) et le raton laveur (Procyonlotor)Note en bas de page280. LarivièreNote en bas de page280 a documenté l'augmentation du nombre de ratons laveurs dans les provinces des Prairies en examinant les registres de ventes de peaux pour chacune des provinces. Les ventes de peaux de ratons laveurs au Manitoba sont passées de presque zéro en 1960 à près de 1 000 en 1969, pour culminer à plus de 7 000 au début des années 1970. L'augmentation observée en Saskatchewan s'est produite un peu plus tard, à compter de 1970, et les chiffres enregistrés en Alberta ne montrent qu'une légère fluctuation au-dessus d'un niveau de référence peu élevé jusqu'en 1985.

Le changement climatique permet également à plus d'espèces de poissons d'eaux chaudes d'étendre leur aire de répartition. La barbue de rivière (Ictaluruspunctatus) est un exemple d'espèce indigène dont l'aire de répartition s'est accrue, cette espèce ayant remonté la rivière Qu'appelle, au Manitoba, pour atteindre la SaskatchewanNote en bas de page114. L'éperlan (Osmerusmordax), une espèce anadrome des côtes est et ouest de l'Amérique du Nord, est apparu récemment au Manitoba et a été signalé pour la première fois dans le lac Winnipeg en 1975. Le bar blanc (Moronechrysops), introduit au Dakota du Nord en 1953, est apparu dans le lac Winnipeg 10 ans plus tard et, en 1994, était devenu le poisson à rayons épineux le plus abondant dans le bassin sud du lacNote en bas de page157.

Productivité primaire

Constatation clé 18
Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
Stewardship.

L'indice de végétation par différence normalisée (IVDN), calculé à partir des données de télédétection, est un indicateur de la quantité et de la vigueur des végétaux verts. La variation de l'IVDN traduit les changements qui touchent la productivité primaire. Les tendances qui caractérisent la valeur du pic annuel de l'IVDN sur une période de 22 ans (1985 2006) ont été analysées par Pouliot et al.Note en bas de page281 Les résultats significatifs ont ensuite été résumés par écozone+ et visuellement comparés à la couverture terrestre de 1995 (dérivée des données obtenues par radiomètre perfectionné à très haute résolution [AVHRR] du Centre canadien de télédétectionNote en bas de page282) par Ahernet al. (2011)Note en bas de page7. Les résultats montrent qu'entre 1985 et 2006, l'IVDN a augmenté pour 157 491 km2 (35,1 %) de l'écozone+ des Prairies et diminué pour 1 116 km2 (0,2 %) (figure 51). Les zones ayant connu une augmentation étaient distribuées un peu partout, alors que les zones de diminution se réduisaient à un petit secteur du sud-est de l'Alberta. Slaybacket al.Note en bas de page283, Zhou et al.Note en bas de page284 ainsi que Tateishi et EbataNote en bas de page285 ont également fait état de hausses étendues de l'IVDN.

Figure 51. Variation de l'indice de végétation par différence normaliséedans l'écozone+ des Prairies pour la période s'échelonnant de 1985 à 2006.
Carte
Les tendances concernent le pic annuel atteint par l'IVDN (moyenne des trois valeurs les plus élevées d'après des images composites prises sur dix jours en juillet et en août de chaque année). La résolution spatiale est de 1 km, l'analyse ayant porté sur une résolution moyenne de 3 km. Seuls les points affichant des variations statistiquement significatives (p < 0,05) sont montrés. Source : carte adaptée de Pouliot et al., 2009Note en bas de page281, par Ahern et al., 2010Note en bas de page7


Description longue pour la figure 51

Cette carte montre les zones où l'Indice de végétation par différence normalisée (IVDN) a augmenté ou baissé dans l'écozone+ des Prairies entre 1985 et 2006. Dans la grande majorité de ces endroits, la tendance est à la hausse. Une seule petite zone, dans le coin sud-est de l'Alberta, présentait une tendance négative. La carte montre que de 1985 à 2006, les valeurs de l'IVDN ont augmenté sur 157 491 km2 (35,1 %) de l'écozone+, et diminué sur 1 116 km2 (0,2 %). Les endroits aux valeurs à la hausse sont principalement concentrés en Saskatchewan et dans le sud de l'Alberta.

Dans une zone aride telle que l'écozone+ des Prairies, l'IVDN est très sensible à la quantité et au moment des précipitationsNote en bas de page281. Il est possible que l'augmentation de végétaux verts qui a suivi la période de sécheresse survenue de 2000 à 2002Note en bas de page83 soit responsable de l'augmentation de l'IVDN. On a constaté que les augmentations de l'IVDN dans la partie saskatchewanaise de l'écozone+ étaient fortement corrélées aux variations de la superficie occupée par le territoire agricole, ce qui semble indiquer que la couverture terrestre est un déterminant important des tendances affichées par l'IVDNNote en bas de page281. L'analyse des tendances est également complexe en raison de la grande proportion de territoire occupépar l'agriculture; les modifications des méthodes agricoles influent sur la valeur de l'IVDN. Par exemple, le déclin de la mise en jachère aura comme conséquence une augmentation de l'indice moyen.

Perturbations naturelles

Constatation clé 19
Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
L'évolution de la dynamique des régimes de perturbations naturelles, notamment les incendies et les invasions d'insectes indigènes, est en train de refaçonner le paysage. La nature et le degré du changement varient d'un endroit à l'autre.

Les principaux régimes de perturbations d'origine naturelle qui ont façonné les Prairies sont les feux, la sécheresse, lepâturage intensif et les invasionsétendues d'insectes indigènes.

Feux

Avant l'arrivée des Européens, les fréquents feux de prairie constituaient la principale source de perturbations dans l'écozone+ des Prairies. Outre les feux d'origine naturelle causés par la foudreNote en bas de page286, certains feux étaient d'origine humaineNote en bas de page205, Note en bas de page287-Note en bas de page289. Il n'existe aucun moyen de mesurer la fréquence historique de ces feux, mais on peut raisonnablement estimer que les feux d'origine naturelle se produisaient à intervalles de cinq à dix ansNote en bas de page16. De nos jours, les feux de prairie prennent encore naissance par temps secNote en bas de page16 et sont parfois allumés par la foudreNote en bas de page290. Toutefois, ils ne se propagent pas aussi loin que par le passé du fait qu'un réseau de coupe-feux formé de routes et de champs cultivés fragmente la prairieNote en bas de page16 et que l'on combat activement les feux accidentels afin de réduire les dommages aux cultures fourragères et aux installations. On ne dispose d'aucune donnée quantitative sur l'étendue ou la fréquence des feux dans l'ensemble de l'écozone+.

Dans un examen des menaces pesant sur les zones indigènes des Grandes Plaines du nord des États-Unis et du Canada, Conservation de la natureNote en bas de page291 juge que la « disparition du régime des feux » constitue la deuxième menace pesant sur ces zones. Les feux font partie d'un processus naturel jouant un rôle essentiel et, comme lepâturage, créent et maintiennent la diversité des paysages dans les prairies. Collins et SmithNote en bas de page292 ont toutefois constaté que, dans les prairies d'herbes hautes, les brûlis fréquents et répétés réduisent la variabilité spatiale et la diversité, augmentant ainsi la prédominance de quelques espèces de graminées à C4. Dans les prairies mixtes, qui couvrent la plus grande partie de cette écozone+, la productivité est probablement plus élevée maintenant qu'avant l'arrivée des Européens du fait que les feux entraînent une réduction de la productivité sur au moins trois ansNote en bas de page16 Note en bas de page17, Note en bas de page293-Note en bas de page295. Dans les parties humides de l'écozone+, la réduction de la fréquence des feux a mené à une augmentation de la couverture assurée par les arbustes et les arbres; en effet, les feux fréquents entraînent d'ordinaire une suppression des végétaux ligneux au profit des plantes herbacéesNote en bas de page12, Note en bas de page13 Note en bas de page16, Note en bas de page17. Dans certaines zones, l'invasion des végétaux ligneux menace les communautés indigènes des prairies, comme les prairies à fétuque hyperboréale. La suppression des feux peut aussi contribuer à la stabilisation des dunes, réduisant ainsi l'habitat de certaines espèces rares associées à la présence de dunes activesNote en bas de page99. PylypecNote en bas de page296 a observé que certainesespèces d'oiseaux, comme l'Alouette hausse-col, connaissent une hausse de population après un feu de prairie, tandis que d'autres, comme le Pipit de Sprague (Anthusspraguei), le Bruant de Baird (Ammodramusbairdii) et la Sturnelle de l'Ouest (Sturnellaneglecta), voient leurs effectifs décliner après ce type de feux.

Infestations d'insectes indigènes à grande échelle

Les insectes herbivores font partie intégrante des écosystèmes des prairies et les infestations de certaines espèces indigènes agissent comme des agents de perturbation. Dans de nombreuses régions des Prairies, les sauterelles (Orthoptera) sont les insectes qui causent le plus de ravages dans les zones de prairies et de cultures céréalièresNote en bas de page297. Les populations augmentent lorsque la fin de la période estivale se caractérise par des conditions sèches et chaudesNote en bas de page298, Note en bas de page299, et les invasions majeures de sauterelles sont précédées par plusieurs années consécutives caractérisées par de telles conditionsNote en bas de page297. On ne dispose d'aucune donnée sur les tendances touchant le profil des invasions de sauterelles.
Certaines années, la livrée des forêts (Malacosomadisstria) et d'autres insectes peuvent causer une défoliation considérable du peuplier faux-tremble dans l'écorégion de la tremblaie-parcNote en bas de page300 et, tout comme c'est le cas pour la sauterelle, les infestations surviennent plus fréquemment au cours des étés chauds et secsNote en bas de page301. Les infestations étaient beaucoup plus fréquentes et graves dans les tremblaies-parcs au cours des années 1980 et 1990 qu'entre les années 1940 et 1970; elles ont atteint un sommet au début des années 1980. La gravité des invasions a décliné au début des années 2000 (figure 52 )Note en bas de page302.

Figure 52. Tendances touchant le pourcentage estimé de la zone de trembles défoliés dans l'écorégion de la tremblaie-parc, d'après les parcelles surveillées par le Service canadien des forêts pour la période s'échelonnant de 1940 à 2005.
Graphique
Le pourcentage moyen de cernes de croissance blancs (ligne bleue ci dessus) indique les années de défoliation grave causée par des insectes. La ligne orange montre la superficie estimée, en pourcentage, affichant une défoliation allant de modérée à sévère. La proportion de superficie défoliée est fondée sur des estimations issues de relevés des insectes menés dans la zone environnante. Après leur défoliation, les trembles ont parfois un taux de survie moindre, ce qui peut entraîner une sous estimation de la défoliation pour les premières années selon la méthode reposant sur l'analyse des cernes blancs.
Source : Service canadien des forêts, données non publiéesNote en bas de page302


Description longue pour la figure 52

Ce graphique à lignes présente les informations suivantes :

-% Cernes blancs% Zones défoliées
19416-
19425-
19432-
19471-
19485-
19492-
195001
195101
195213
195329
195401
195712
195826
195916
1960217
1961018
196208
1963010
1964317
196530
196601
196701
197010
197100
197230
197301
197401
197502
197607
1977114
197803
19791826
19802641
19811229
198238
198384
1984811
1985911
1986313
19871728
19881831
1989521
199059
199131
199283
1993109
19941810
19951513
199608
20044-

Une autre source de perturbation par les insectes dans l'écozone+ est ledendroctone du pin ponderosa (Dendroctonusponderosae), une espèce indigène des forêts de pins tordus latifoliés qu'on ne trouve que dans les collines Cypress. Une invasion importante est survenue au cours des années 1980Note en bas de page303, et une nouvelle augmentation de la population de cet insecte a été observée en 2008Note en bas de page304.

Réseaux trophiques

Constatation clé 20
Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
Des changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans les milieux terrestres et dans les milieux d'eau douce et d'eau marine. La diminution et la disparition d'éléments importants des réseaux trophiques ont considérablement altéré certains écosystèmes.

Parmi les changements touchant les chaînes alimentaires et la dynamique trophique dans l'écozone+ des Prairies, il faut compter les modifications au régimeet à l'intensité du pâturage des herbivores en raison du remplacement des troupeaux de bisons par des animaux d'élevage et de la disparition des grands prédateurs.

Herbivores

Comme on en a fait état dans la constatation clé portant sur les prairies, à la page 19, l'influence historique des populations de bisons en liberté dans les Prairies était vraisemblablement très différentede celledes troupeaux de bisons en captivité et des animaux d'élevage d'aujourd'hui. Même si les relations entre lepâturage, la biodiversité prairiale et les plantes non indigènes envahissantes sont complexes, la variation de l'intensité de pâturage semble plus favorable au maintien de la biodiversité prairiale qu'un aménagement de pâturage uniformeNote en bas de page44, Note en bas de page45. Dans certains secteurs, des régimes de broutage plus similaires aux régimes historiques ont été mis en place à des fins de conservation (par exemple dans leparc national des Prairies)Note en bas de page305.

Prédateurs

Les grands prédateurs comme le loup gris (Canis lupus) et le grizzly (Ursusarctos) ont disparu ou ont vu leurs effectifs considérablement réduits à la suite de l'arrivée des Européens (figure 53 )Note en bas de page306. Le déclin du loup gris a débuté avec la disparition du bison des plaines du pays à la fin des années 1800 et s'est poursuivi avec la chasse excessive des proies ongulées et la lutte contre les prédateursNote en bas de page307. Dans toute l'Amérique du Nord, la disparition du loup a favorisé l'augmentation des populations d'ongulés, ce qui a mené à un broutage accruNote en bas de page308. Même si la chasse joue un rôle similaire à celui de la prédation, elle agit différemment selon l'âge, le sexe ou d'autres caractéristiques; elle influe donc sur la démographie de la population globale et entraîne une baisse de la féconditéNote en bas de page309 ou des conséquences involontaires sur l'évolution (p. ex. une sélection favorisant les panaches de petite taille)Note en bas de page310. Cependant, aucune étude illustrant ces effets n'a été menée dans l'écozone+.

Figure 53. Réduction des aires de répartition de trois grands carnivores en Amérique du Nord.
Carte
Source : d'après Hummel et Ray, 2008Note en bas de page306


Description longue pour la figure 53

Cette figure illustre trois cartes sur la répartition actuelle et historique du loup gris, du grizzly et du carcajou en Amérique du Nord. Historiquement, l'aire de répartition du loup gris s'étendait vers le sud pour englober la quasi-totalité des États-Unis. Son aire de répartition actuelle dépasse à peine la frontière Canada-États-Unis vers le sud. Pour le grizzly, son aire de répartition historique couvrait tout l'ouest de l'Amérique du Nord, jusqu'au Mexique. Sa répartition actuelle se restreint à l'Alaska, au nord-est du Canada (jusqu'à la baie d'Hudson) et à l'ouest du Canada, la limite sud correspondant à la frontière Canada-États-Unis. Pour ce qui est du carcajou, son aire de répartition historique était essentiellement délimitée par la frontière Canada-États-Unis, avec une légère incursion vers le sud le long du littoral nord-ouest des États-Unis. Sa répartition actuelle englobe l'Alaska, l'Arctique et les territoires canadiens et toute la Colombie-Britannique, en s'étendant un peu vers le sud dans les montagnes Rocheuses depuis la Colombie-Britannique.

Du fait que les loups tendent à dominer les autres carnivoresNote en bas de page307, leur disparition a probablement contribué à l'augmentation des populations de coyotes (Canislatrans)Note en bas de page311. Dans le sud est de l'Alberta, l'abondance des coyotes s'est accrue de 135 % entre 1977-1989 et 1995-1996311. Les coyotes consomment une grande variété d'aliments, parmi lesquels des rongeurs, des lièvres, des marmottes, des oiseaux chanteurs, des fruits et des animaux d'élevage (en particulier le mouton). Bien qu'ils s'attaquent aussi aux ongulés sauvages, une grande partie de la viande d'ongulés dont se nourrissent les coyotes provient de charognesNote en bas de page312. Chez les prédateurs de niveau trophique supérieur, la disparition du loup – quise nourrit principalement d'ongulés – au profit d'espèces comme le coyote a ainsi entraîné une modification de l'abondance et de la répartition des proies. Le coyote est aussi un important prédateur des nids de canardNote en bas de page313. Le coyote et l'Aigle royal (Aquila chrysaetos) sont également les principaux prédateurs du renard véloce, une espèce réintroduiteNote en bas de page311, Note en bas de page314-Note en bas de page316.

Constatation clé propre à l'écozone+
Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Maladies et parasites des animaux sauvages

Constatation clé à l'échelle nationale
La question des maladies et des parasites des animaux sauvages a d'abord été traitée comme une constatation clé récurrente à l'échelle nationale et les données ont été regroupées et évaluées pour l'écozone+ des Prairies. Dans la version finale du rapport nationalNote en bas de page3, les données concernant les maladies et les parasites des animaux sauvages ont été intégrées à d'autres constatations clés. Ces données font toujours l'objet d'une constatation clé distincte pour l'écozone+ des Prairies..

Une grande variété de maladies touche les espèces sauvages de l'écozone+ des PrairiesNote en bas de page317 :

  • L'influenza aviaire chez les canards sauvages
  • Le botulisme chez la sauvagine
  • Le choléra aviaire chez les oies migratrices
  • Le virus de la maladie de Newcastle chez le Cormoran à aigrettes (Phalacrocoraxauritus)
  • Lesranavirus chez les amphibiens
  • Les chytridiomycèteschez les amphibiens
  • La maladie hémorragique épizootique et la fièvre catarrhale chez les cerfs et les antilocapres
  • La maladie débilitante chronique chez les cerfs et les wapitis
  • Le ver des méninges (Parelaphostrongylus tenuis) chez les cerfs, les wapitis et l'orignal
  • La tique d'hiver chez l'orignal
  • La tuberculose chez les wapitis
  • La maladie de Lyme chez les cerfs
  • Le morbillivirus chez des carnivores comme le renard véloce (réintroduit) et le putois d'Amérique (Mustelanigripes)
  • La bactérie de la peste chez les écureuils terrestres et les chiens de prairie, qui pourrait également s'étendre au putois d'Amérique

Afin d'illustrer les répercussions connues et potentielles chez les populations sauvages indigènes, une maladie (la maladie débilitante chronique) et un parasite (le botulisme) sont détaillés ici, de même qu'un exemple de maladie touchant les populations d'arbres (maladie hollandaise de l'orme).

Maladie débilitante chronique

La maladie débilitante chronique (MDC) est une maladie fatale qui touche les membres de la famille des cervidés (Cervidae) et qui résulte de l'ingestion d'un prion, une protéine corporelle mal repliéeNote en bas de page318, Note en bas de page319. La MDC a été reconnue pour la première foisen 1967 comme une maladie clinique chez des cerfs mulets hébergés dans une station de recherche au ColoradoNote en bas de page319. La maladie s'est largement disséminée aux États-Unis et au Canada (figure 54), souvent à causede la vente et du transport de cervidés d'élevage. La MDC a d'abord été signalée au Canada en 1996 chez des wapitis dans des fermes d'élevage de la SaskatchewanNote en bas de page320. En 2000, la maladie a été détectée chez un cerf mulet sauvage, puis dans quatre zones géographiques distinctes de l'écozone+ des Prairies chez le cerf mulet, le cerf de Virginie et le wapiti. La MDC représente un grave problème écologique et économique au Canada. Les quelques 1,8 million de cerfs de Virginie, 350 000 cerfs mulets, 100 000 wapitis, et 900 000 orignaux du Canada sont vulnérables à cette maladie; il n'existe aucun obstacle naturel pouvant en empêcher la dissémination depuis ses foyers actuels vers le reste du paysNote en bas de page321.Une politique d'éradication et de contrôle des maladies de la MDC a été mise en application par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) en Octobre 2000. L'administration des tests est obligatoire au Manitoba, au Saskatchewan, en Alberta et au Yukon. Dans les cas où des animaux captifs ont été testé positifs, les troupeaux exposés ont généralement été détruits pour minimiser le risque de disséminationNote en bas de page322.

Figure 54. Répartition de la maladie débilitante chronique en Amérique du Nord, 2013.
Carte
« Désaffectée » signifie que tous les cervidés de l'installation ont été abattus par les autorités gouvernementales, conformément à la mesure de luttecontre la MDC prise en Amérique du Nord.
Source : USGS National Wildlife Health Center, 2013Note en bas de page323


Description longue pour la figure 54

Cette carte illustre la répartition de la maladie débilitante chronique (MDC) en Amérique du Nord, en 2013. Au Canada, la MDC a été détectée chez des populations en liberté du sud de la Saskatchewan et du sud-est de l'Alberta. Aux États-Unis, elle a été observée chez des populations en liberté dans trois grandes régions (mais aussi ça et là dans d'autres secteurs plus restreints) : un vaste secteur englobant six États et centré autour du Wyoming et du Colorado; le sud du Wisconsin et le nord de l'Illinois; une petite zone couvrant le sud du Nouveau-Mexique et l'ouest du Texas. Avant 2000, la MDC n'avait été observée que chez des populations en liberté du Wyoming et du Colorado. Des installations de captivité précédemment désaffectées (une installation « désaffectée » est une installation où tous les cervidés ont été abattus par les autorités gouvernementales, conformément à la mesure de lutte contre la MDC prise en Amérique du Nord) ont été aménagées autour des zones où l'on avait détecté la MDC chez des populations en liberté, y compris en Saskatchewan et en Alberta, mais également plus largement dans tout le nord-ouest des États-Unis, au sud-ouest des Grands Lacs. En 2013, la MDC était présente dans des installations de captivité du Nebraska, du Colorado, du Minnesota et de l'Indiana, mais dans aucune installation de captivité canadienne.

Botulisme

Le botulisme est une forme d'empoisonnement alimentaire associée à l'ingestion de puissantes toxines produites par diverses souches de la bactérie Clostridium botulinum. Même s'il a été observé dans d'autres écozones+, c'estuniquement dans l'écozone+ des Prairies que le botulisme de type C a causé de grandes épidémies récurrentes, touchant la sauvagine, notamment les canards. Les milieux humides alcalins de l'écozone+ des Prairies sont des habitats favorables au botulisme de type C qui a causé, au milieu des années 1990, plusieurs années de forte mortalité dans le sud de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba. Par exemple, en 1996, plus de 100 000 canards sont morts vers la fin de l'automne au lac Old Wives, dans le sud de la Saskatchewan, et au total, de juin à octobre,environ un million d'individus sont mortsNote en bas de page324, Note en bas de page325. Ces épidémiesont été associées à des conditions de sécheresse estivale;bon nombre de petits milieux humides où nichent les espèces de sauvagine étaient asséchés, et un grand nombre d'oiseaux se sont concentrés sur les quelques grands milieux humides qui constituaient toujours un habitat convenable. Il y a eu une réduction marquée de la mortalité causée par le botulisme dans les années suivantes, quand les précipitations mirent fin à la sécheresseNote en bas de page325.

Maladie hollandaise de l'orme

La maladie hollandaise de l'orme est une maladie fongique. Depuis son introduction au Québec aux environs de 1940, elle s'est disséminée rapidement, envahissant l'Ontario en 1946, les Maritimes en 1957, le Manitoba en 1975 et la Saskatchewan en 1981Note en bas de page326. Les mesures de lutte contre la maladieciblaient généralement les zones urbaines; les arbres sauvages ont donc souffert d'un fort taux de mortalité. En Saskatchewan, le taux de mortalitéa dépassé 80 %Note en bas de page327. À Winnipeg, 40 000 ormes urbains ont disparu au cours des 20 dernières années, et il en reste environ 200 000Note en bas de page328.On trouve des îlots d'arbres sauvages loin à l'ouest, jusqu'à Saskatoon et à Assiniboia; il s'agit vraisemblablement des seules populations naturelles non infectées au CanadaNote en bas de page327.

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Note en bas de page

Note en bas de page

Dans cette analyse, les terres cultivées comprennent également les zones définies comme « pâturage amélioré » et « jachère » dans le Recensement de l'agriculture. Pour plus d'information, voir McConkeyet al., 2011Note en bas de page227 for more information.

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