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Coup d’œil sur les constatations clés à l’échelle nationale et de l’écozone+

Le Tableau 2 présente les constatations clés à l’échelle nationale du rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 20103 ainsi qu’un résumé des tendances correspondantes dans l’écozone+ des plaines à forêts mixtes. Les numéros de sujets font référence aux constatations clés à l’échelle nationale du rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Les sujets grisés ont été désignés comme des constatations clés à l’échelle nationale mais, comme ils n’étaient pas pertinents ou n’ont pas été évalués pour cette écozone+, ils n’apparaissent pas dans le corps du présent document. Les éléments probants des constatations figurant dans le tableau sont présentés par constatation clé dans le texte subséquent. Pour de nombreux sujets, des renseignements à l’appui supplémentaires pour la partie ontarienne de l’écozone+ peuvent être trouvés dans le rapport Mixedwood Plains Ecozone+ status and trends assessment--with an emphasis on Ontario4. Voir la préface.

Tableau 2. Aperçu des constatations clés.
Thèmes et sujetsConstatations clés : Échelle NationaleConstatations clés : écozone+ des plaines à forêts mixtes
1. ForêtsÀ l’échelle nationale, la superficie que couvrent les forêts a peu changé depuis 1990. À l’échelle régionale, toutefois, la réduction de l’aire des forêts est considérable à certains endroits. La structure de certaines forêts du Canada, y compris la composition en espèces, les classes d’âge et la taille des parcelles de forêt intactes, subit des changements sur des périodes plus longues.La forêt couvre environ 25 % de l’écozone+ des plaines à forêts mixtes. La réduction ou l’augmentation du couvert forestier sont fonction de l’emplacement de la forêt à l’intérieur de l’écozone+. L’augmentation a été de 3,3 % par décennie de 1959 à 1995 dans l’arche de Frontenac, et de 2,9 % par décennie de 1969 à 1995, dans la portion québécoise de l’écozone+. Toutefois, près des zones urbaines, des forêts continuent à disparaître. Comparativement à la forêt observée au 19e siècle dans l’écozone+, la forêt actuelle comporte de vieux peuplements plus jeunes, moins de conifères et davantage d’espèces de début de succession.
2. PrairiesL’étendue des prairies indigènes n’est plus qu’une fraction de ce qu’elle était à l’origine. Bien qu’elle soit plus lente, la disparition des prairies se poursuit dans certaines régions. La santé de bon nombre de prairies existantes est également compromise par divers facteurs de stress.Moins de 3 % des prairies et des savanes que l’on pouvait trouver autrefois dans l’écozone+ subsistent. Bien que l’étendue des alvars dans l’île Manitoulin et dans la partie supérieure de la péninsule Bruce ait diminué, il est possible que les alvars se soient élargis dans la plaine de Carden. Les prairies et les alvars abritent de nombreuses espèces en péril.
3. Milieux humidesLa perte de milieux humides est importante dans le sud du Canada; la destruction et la dégradation continuent sous l’influence d’un vaste éventail de facteurs de stress. Certains milieux humides ont été restaurés ou sont en cours de restauration.

Sur la totalité des milieux humides qui se trouvaient autrefois dans la partie ontarienne de l’écozone+, seulement 28 % subsistaient en 2002 (72 % de perte). De 1982 à 2002, le taux de perte s’élevait en moyenne à 0,17 % par an. La majorité de la partie ontarienne de l’écozone+ abrite moins de 50 % des milieux humides restants dans des parcelles de plus de 200 ha. Le marécage est le type de milieu humide le plus courant.

Les activités de remise en état et la baisse des niveaux d’eau dans les secteurs de Montréal et du lac Saint-Pierre ont entraîné un gain net de 2,7 % des marais et des marécages de 1990 à 2002.

4. Lacs et cours d’eauParmi les tendances influant sur la biodiversité des lacs et des cours d’eau observées ces 40 dernières années figurent les variations saisonnières des débits, les hausses de la température des cours d’eau et des lacs, la baisse des niveaux d’eau, et la perte et la fragmentation de l’habitat.Les températures de l’eau ont augmenté au cours des 30 à 40 dernières années. L’aménagement de canaux et de barrages modifie grandement les niveaux et débits d’eau. L’écozone+ possède la plus grande biodiversité de poissons d’eau douce du Canada (78 % des espèces du pays). Des 131 espèces indigènes dans l’écozone+, 36 sont préoccupantes sur le plan de la conservation; les poissons d’eau douce sont ainsi le groupe de vertébrés comptant le plus d’espèces indigènes préoccupantes dans l’écozone+. L’aire de répartition des espèces d’eau froide a rétréci, tandis que celle des espèces d’eau chaude s’est élargie.
5. Zones côtièresLes écosystèmes côtiers, par exemple les estuaires, les marais salés et les secteurs côtiers à haut fond vaseux, semblent sains dans les zones côtières moins développées, même s’il y a des exceptions. Dans les zones développées, l’étendue des écosystèmes côtiers diminue, et leur qualité se détériore à cause de la modification de l’habitat, de l’érosion et de l’élévation du niveau de la mer.Les marais littoraux sont abordés dans la constatation clé concernant les milieux humides.
6. Zones marinesLes changements observés sur le plan de la biodiversité marine au cours des 50 dernières années sont le résultat d’une combinaison de facteurs physiques et d’activités humaines, comme la variabilité océanographique et climatique, et la surexploitation.Sujet non pertinent en ce qui concerne l’écozone+ des plaines à forêts mixtes.
7. Glace dans l’ensemble des biomesLa réduction de l’étendue et de l’épaisseur de la glace de mer, le réchauffement et la fonte du pergélisol, l’accélération de la perte de masse des glaciers et le raccourcissement de la période de glace de lac sont observés dans tous les biomes du Canada. Les effets sont visibles à l’heure actuelle dans certaines régions et sont susceptibles de s’étendre; ils touchent à la fois les espèces et les réseaux trophiques.Une tendance vers une débâcle précoce et une saison exempte de glace prolongée a été observée dans l’écozone+ (1853-2001). En moyenne, de 1975 à 2004, l’englacement des Grands Lacs s’est produit 3,3 jours plus tard par décennie, et la durée d’englacement était raccourcie de 5,3 jours par décennie par rapport aux taux historiques. Chez les espèces de poissons qui ont besoin d’eau froide pour frayer avec succès, comme le grand corégone et le touladi, le taux de survie des larves a baissé à cause de la hausse de la température de l’eau (hausse liée à la baisse de la couverture de glace). De plus, en présence d’eaux chaudes, la glace près des rives est plus mince et se brise donc facilement sous l’effet du vent, ce qui entraîne une accumulation de glace et une perte d’habitat pour les invertébrés. La hausse du nombre de « tempêtes de neige d’effet de lac » est également associée aux années où la couverture de glace des Grands Lacs est plus faible.
Dunes Note a du tableau 2Les dunes sont des biomes uniques, à répartition très limitée au Canada. Par conséquent, les renseignements sur les dunes n’ont pas été considérés comme faisant partie d’une constatation clé récurrente à l’échelle nationale, et n’ont donc pas été inclus dans l’une ou l’autre des constatations clés du rapport national.En raison de leur importance pour la biodiversité de l’écozone+ des plaines à forêts mixtes, les renseignements sur les dunes sont inclus en tant que constatation clé distincte propre à l’écozone+ dans ce rapport. Les écosystèmes fragiles des dunes côtières peuvent être facilement perturbés par les humains et les forces naturelles. La baisse des niveaux d’eau des lacs et des apports d’eaux souterraines, résultant des changements climatiques prévus, peuvent avoir des répercussions négatives sur les écosystèmes dunaires, et les projets de développement devraient continuer à exercer de la pression le long des rives des Grands Lacs, qui abritent la plupart des dunes de cette écozone+.
8. Aires protégéesLa superficie et la représentativité du réseau d’aires protégées ont augmenté ces dernières années. Dans nombre d’endroits, la superficie des aires protégées est bien supérieure à la valeur cible de 10 % fixée par les Nations Unies. Elle se situe toutefois en deçà de la valeur cible dans les zones fortement développées et dans les océans.L’écozone+ des plaines à forêts mixtes est principalement constituée de terres privées, et peu de terres publiques sont disponibles aux fins de protection. Il est donc difficile d’accroître la superficie des aires protégées traditionnellement désignées. Avant 1992, 0,7 % de l’écozone+ était protégé dans ces types d’aires protégées réglementées. En mai 2009, ce pourcentage a augmenté pour s’établir à 1,6 %, ce qui correspond à 1 887 km2. La protection du patrimoine naturel concerne majoritairement des terres privées et se fait par l’intermédiaire de plusieurs désignations et mécanismes aux deg rés de protection divers.
9. IntendanceLes activités d’intendance au Canada, qu’il s’agisse du nombre et du type d’initiatives ou des taux de participation, sont à la hausse. L’efficacité globale de ces activités en ce qui a trait à la préservation et à l’amélioration de la biodiversité et de la santé des écosystèmes n’a pas été entièrement évaluée.Comme une forte proportion des plaines à forêts mixtes est située sur des propriétés privées, les activités d’intendance volontaire sont une composante essentielle de la conservation de la biodiversité. L’intendance comprend les activités de protection (p. ex. servitudes et projets de protection des terres), les programmes incitatifs, les activités de remise en état (p. ex. plantation d’arbres), et les activités d’éducation et de sensibilisation (p. ex. dans les centres d’interprétation de la nature et dans le cadre de programmes s’adressant à la jeunesse). En règle générale, l’intendance dans la partie ontarienne de l’écozone+ présente deux tendances à long terme : augmenter les niveaux de participation du public et augmenter l’échelle des activités d’intendance. Malgré cela, il existe peu de coordination entre les parties menant des activités d’intendance, et il n’existe aucun système de surveillance permettant de déterminer si les mesures sont adéquates pour assurer un écosystème sain et fonctionnel.
Conversion des écosystèmesNote b du tableau 2Les changements dans l’utilisation des terres ou le type de couverture terrestre sont mal documentés au Canada. Les estimations montrent une augmentation de certaines utilisations, par exemple les zones urbaines (~ 15 200 km2) et les réservoirs hydroélectriques (~ 27 000 km2), et une diminution de certaines autres, par exemple les terres agricoles (~ 18 500 km2), au cours des 30 à 40 dernières années. Ces changements se traduisent par une perte d’habitat naturel et d’écosystèmes agricoles (à l’étude).Les plaines à forêts mixtes ont subi certains des changements de la couverture terrestre les plus marqués parmi toutes les écozones+ du Canada, venant au deuxième rang après les prairies. En 2011, l’écozone+ des plaines à forêts mixtes était composée à 68 % de terres agricoles et abritait 53 % de la population canadienne. Dans la partie ontarienne de l’écozone+, de 1951 à 2006, la superficie des terres agricoles peu peuplées a diminué, pour s’établir à 58 % par rapport à celle de 1951, alors que le territoire abritant des densités de population urbaine a presque triplé. La croissance la plus abrupte a été observée dans la catégorie semi-urbaine. L’étalement des zones urbaines s’est produit au détriment des terres agricoles et, dans une moindre mesure, du couvert forestier. Les activités agricoles s’intensifient à mesure que la superficie des pâturages et des prairies de fauche diminuent et que celle des terres cultivées augmente.
10. Espèces non indigènes envahissantesLes espèces non indigènes envahissantes imposent un stress important sur les fonctions, les processus et la structure écosystémiques des milieux terrestres, marins et d’eau douce. Les effets se font sentir de plus en plus à mesure que le nombre de ces espèces augmente et que leur aire de répartition géographique s’élargit.De toutes les écozones+ du Canada, c’est celle des plaines à forêts mixtes qui contient le plus grand nombre d’espèces végétales non indigènes envahissantes (139 en 2008) en raison de sa longue histoire de colonisation et de son rôle en tant que point d’entrée de marchandises provenant des quatre coins du monde. Malgré l’introduction continue d’espèces envahissantes, certaines mesures de contrôle, comme celles prises contre la salicaire commune, commencent à montrer des résultats positifs.
11. ContaminantsLes concentrations des contaminants hérités du passé dans les écosystèmes terrestres, marins et d’eau douce ont, dans l’ensemble, diminué au cours des 10 à 40 dernières années. Les concentrations de nombre de nouveaux contaminants sont à la hausse chez les espèces sauvages; les teneurs en mercure sont en augmentation chez certaines espèces sauvages de certaines régions.Bien que les concentrations de contaminants hérités du passé tels que le DDT, le plomb et le mercure aient diminué, ces substances persistent toujours dans l’environnement. Le suivi de nouveaux contaminants tels que les PBDE, les naphtalènes polychlorés (NPC) et les composés perfluorés (PFC) a débuté, mais les données sont limitées. Les concentrations de mercure continuent d’être préoccupantes; elles sont à l’origine de plus de 85 % des restrictions en matière de consommation de poisson dans la partie ontarienne de l’écozone+.
12. Charge en nutriments et proliférations d’alguesLes apports de nutriments dans les systèmes marins et d’eau douce et, plus particulièrement, dans les paysages urbains ou dominés par l’agriculture, ont entraîné la prolifération d’algues qui peuvent être désagréables et/ou nocives. Les apports de nutriments sont en hausse dans certaines régions et en baisse dans d’autres.En général, les concentrations de phosphore ont diminué depuis les années 1980. Toutefois, la teneur en phosphore de nombreux cours d’eau de la partie ontarienne de l’écozone+ dépasse encore l’objectif provincial de qualité de l’eau provisoire de 30 μg/L dans les zones où les sols sont relativement riches et où les terres sont aménagées à des fins agricoles et urbaines. De 1994 à 2009, on a rapporté un plus grand nombre de proliférations de cyanobactéries (algues bleu-vert) dans l’écozone+.
13. Dépôts acidesLes seuils d’incidence écologique des dépôts acides, notamment les pluies acides, sont dépassés dans certaines régions, les émissions acidifiantes sont en hausse dans diverses régions, et le rétablissement biologique ne suit pas le rythme de la réduction des émissions dans d’autres régions.Étant donné la composition géologique sous-jacente des plaines à forêts mixtes, la plupart des lacs sont bien protégés contre les répercussions de l’acidification. Les préoccupations concernant l’acidification portent principalement sur l’arche de Frontenac, qui comporte des sols susceptibles de s’acidifier, de même qu’un couvert forestier relativement élevé.
14. Changements climatiquesL’élévation des températures partout au Canada ainsi que la modification d’autres variables climatiques au cours des 50 dernières années ont une incidence directe et indirecte sur la biodiversité des écosystèmes terrestres, marins et d’eau douce.Les températures estivales et les précipitations automnales et printanières ont augmenté dans l’écozone. Le nombre de degrés-jours de croissance et l’épaisseur de la neige ont diminué. Des impacts écologiques à grande échelle sont projetés en raison du réchauffement continu, lequel est lié à l’expansion vers le nord de l’aire de répartition des espèces, à la variation des périodes de migration des oiseaux et à l’augmentation du nombre de ravageurs et de maladies des plantes.
15. Services écosystémiquesLe Canada est bien pourvu en milieux naturels qui fournissent des services écosystémiques dont dépend notre qualité de vie. Dans certaines régions où les facteurs de stress perturbent les fonctions écosystémiques, le coût du maintien des écoservices est élevé, et la détérioration de la quantité et de la qualité des services écosystémiques, de même que l’accès à ces derniers, est évidente.Selon une récente estimation prudente, la valeur économique des biens et services écosystémiques fournis par la partie ontarienne de l’écozone+ s’élève à 84 milliards de dollars par année.
Paysages terrestres et aquatiques intactsNote c du tableau 2De vastes étendues de paysages terrestres et aquatiques naturels relativement intacts, où l’on sait ou présume que les processus écosystémiques fonctionnent adéquatement, se trouvent dans de nombreuses régions, mais surtout dans le nord et l’ouest. Parmi ces étendues figurent les corridors de déplacement terrestres, marins et d’eau douce importants du point de vue tant national qu’international (à l’étude).La partie ontarienne des plaines à forêts mixtes est grandement fragmentée, la végétation naturelle étant à son minimum dans le sud-ouest, à 18 %, et à son maximum dans l’arche de Frontenac, à 57 %. De grandes parcelles (supérieures à 200 ha) constituent 41 % de l’escarpement du Niagara et seulement 5 % du sud-ouest. Dans la partie ontarienne de l’écozone+, la région ayant le plus vaste réseau routier est la zone physiographique du Centre, avec 1,89 km de routes/km2. La plus faible densité de routes dans la partie ontarienne de l’écozone+ se trouve dans l’arche de Frontenac, avec 1,14 km de routes/km2. Les barrages, les déversoirs et d’autres obstacles sont communs dans les systèmes aquatiques de l’écozone+.
16. Paysages agricoles servant d’habitatLe potentiel des paysages agricoles à soutenir les espèces sauvages au Canada a diminué ces 20 dernières années, principalement en raison de l’intensification des activités agricoles et de la perte de couverture terrestre naturelle et semi-naturelle.L’indice de capacité d’habitat faunique des terres agricoles de l’écozone+ a diminué de 1985 à 2006. Cela est dû à des baisses de 37,6 % des pâturages et de 4,8 % du couvert naturel sur les propriétés agricoles, de même qu’à une augmentation de la superficie des terres cultivées. La capacité d’habitat faunique la plus faible sur des terres agricoles est observée dans les basses terres du lac Érié, dans le sud-ouest de l’Ontario.
17. Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulierDe nombreuses espèces d’amphibiens, de poissons, d’oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. Certaines espèces voient leurs populations et aire de répartition diminuer, d’autres restent stables, et d’autres encore sont saines ou en voie de se rétablir.En 2009, 865 espèces suscitaient des préoccupations sur le plan de la conservation dans l’écozone+. En 2005, entre 65 et 70 % des espèces de moules d’eau douce et de reptiles faisaient partie de catégories faisant l’objet de préoccupations sur le plan de la conservation. On a également remarqué des déclins importants chez les oiseaux des milieux agricoles ouverts, les oiseaux des prairies, les oiseaux aquatiques coloniaux, les oiseaux de rivage et même certains oiseaux des zones urbaines. Cette écozone+ comporte 97 % des espèces de poissons d’eau douce de l’Ontario, 86 % des espèces du Québec et 78 % des espèces du Canada. On observe par ailleurs des déclins importants chez les espèces de bourdons. La totalité des 12 espèces de reptiles et d’amphibiens qui vivent uniquement dans les plaines à forêts mixtes sont en péril. Il semble que la situation des tortues soit la plus grave, sept des huit espèces indigènes (87,5 %) étant en péril. Les serpents sont tout aussi à risque : 11 espèces sur 17 (65 %) sont inscrites en tant qu’espèces en péril11. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). 2008. Recherche d’espèces sauvages [en ligne]. (consulté en 2009).
18. Productivité primaireLa productivité primaire a augmenté dans plus de 20 % des terres recouvertes de végétation au Canada ces 20 dernières années, de même que dans certains écosystèmes d’eau douce. L’ampleur et la période de productivité primaire changent dans tout l’écosystème marin.Les parties forestières de l’écozone+ présentent certaines des valeurs de productivité primaire nette (PPN) les plus élevées au Canada, bien que la PPN moyenne de l’écozone+ dans son ensemble soit modérée. La productivité primaire a augmenté dans l’ensemble de l’écozone+ à un taux de 2 g C/m2/an, possiblement en raison de l’augmentation des précipitations.
19. Perturbations naturellesLa dynamique des régimes naturels de perturbation, notamment les feux et les infestations d’insectes indigènes, change, ce qui refaçonne le paysage. La direction et le degré du changement sont variables.Traditionnellement, on croit que le vent perturbe plus que les feux dans cette écozone. L’écozone+ ne fait actuellement pas l’objet d’un régime naturel des feux en raison des activités de suppression des incendies. Dans le passé, les fréquents feux de surface qui engendraient des perturbations créant des ouvertures à petite échelle auraient constitué le type d’incendie le plus commun dans les forêts de l’écozone+. Les insectes ont ravagé 14,8 % des forêts dans la portion ontarienne de l’écozone+ de 2001 à 2005, alors que, au Québec, c’est 0,05 % du couvert forestier qui a été touché de 1969 à 1995. La livrée des forêts et la tordeuse des bourgeons de l’épinette, les deux ravageurs forestiers les plus communs, sont responsables de près de la moitié des dommages causés aux forêts ontariennes de l’écozone+. Il est difficile de savoir si les infestations d’insectes indigènes sont plus importantes qu’autrefois. Dans les zones infestées par des insectes forestiers exotiques envahissants tels que la spongieuse, l’agrile du frêne et le sirex européen du pin, le degré de perturbation naturel est dépassé, ces espèces n’étant pas présentes naturellement dans l’écozone+.
20. Réseaux trophiquesDes changements profonds des relations interspécifiques ont été observés dans les milieux terrestres, marins et d’eau douce. La diminution ou la disparition d’éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.Les activités humaines dans l’écozone+ ont entraîné plusieurs changements des relations interspécifiques. Les grands carnivores, bien qu’on en rencontre encore dans l’écozone+, sont confinés aux zones présentant un couvert naturel important. Le nombre d’espèces tolérantes aux activités humaines (p. ex. cerf de Virginie, mouffette, raton laveur) a augmenté.
21. Surveillance de la biodiversité, recherche, gestion de l’information et communicationLes données de surveillance à long terme, normalisées, spatialement détaillées et facilement accessibles, complétées par des recherches sur les écosystèmes, fournissent les constatations les plus utiles pour les évaluations de l’état et des tendances par rapport aux politiques. Le manque de ce type d’information dans de nombreux secteurs a nui à l’élaboration de la présente évaluation.La plupart des données ontariennes sur cette écozone+ ont été produites afin de répondre à des questions scientifiques et administratives précises et ne faisaient pas partie d’un programme de surveillance à long terme. Généralement, les programmes de surveillance à grande échelle et à long terme qui pourraient fournir des données visant à appuyer des initiatives comme le RETE n’ont pas été conçus, financés ou mis en œuvre pour la partie ontarienne de cette écozone+. À l’échelle des collectivités, le manque de données à jour sur la couverture terrestre empêche le suivi des changements à grande échelle du paysage. À l’échelle des espèces, la plupart des données sur les tendances à long terme proviennent de la science citoyenne. Peu d’activités de surveillance sont menées en général. Compte tenu du nombre de compétences participant à la surveillance environnementale (plus de 200), les normes relatives aux données et le manque de coordination sont deux des nombreux enjeux.
22. Changements rapides et seuilsÀ mesure que l’on comprend de plus en plus les changements rapides et inattendus, les interactions et les seuils, en particulier en lien avec les changements climatiques, on voit naître le besoin d’établir une politique qui permet de répondre et de s’adapter rapidement aux indices de changements environnementaux, et ce, afin d’éviter des pertes de biodiversité graves et irréversibles.Trois maladies présentes dans l’écozone+ illustrent parfaitement le problème des changements rapides et du manque de connaissances. Le syndrome du museau blanc, qui entraîne souvent des taux de mortalité de plus de 75 % chez les chauves-souris en hibernation, perchées dans des grottes, s’est propagé dans l’écozone+. La chytridiomycose, considérée comme une grave maladie touchant la diversité des amphibiens à l’échelle mondiale, sévit chez des amphibiens de l’écozone+. La septicémie hémorragique virale était à l’origine considérée comme une maladie des truites arc-en-ciel d’eau douce en Europe. Or, elle touche aujourd’hui une trentaine d’espèces de poissons des Grands Lacs et est souvent associée à un taux de mortalité élevé.

 

Notes du tableau 2

Note a of tableau 2

Dunes - Cette constatation clé n’est pas numérotée puisqu’elle ne correspond pas à une constatation clé dans le rapport national 3.

Retour à la référence de la note a du tableau 2

Note b of Table 2

Conversion des écosystèmes - Cette constatation clé n’est pas numérotée, car elle ne correspond pas à une constatation clé provenant du rapport national3. Toutefois, puisque les renseignements étaient compilés et évalués séparément pour la constatation de cette écozone+, elle a été incluse dans ce rapport.

Retour à la référence de la note b du tableau 2

Note c of Table 2

Paysages terrestres et aquatiques intacts - Cette constatation clé n’est pas numérotée, car elle ne correspond pas à une constatation clé provenant du rapport national3. Toutefois, puisque les renseignements étaient compilés et évalués séparément pour la constatation de cette écozone+, elle a été incluse dans ce rapport.

Retour à la référence de la note c du tableau 2