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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ de la taïga des plaines

Coup d'œil sur les constatations clés à l'échelle nationale et de l'écozone+

Le tableau 3 présente les constatations clés nationales tirées du rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010Référence 3 ainsi qu'un résumé des tendances correspondantes dans l'écozone+ de la taïga des plaines. Les numéros de sujet renvoient aux constatations clés nationales tirées du rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Les sujets grisés ont été désignés comme étant des constatations clés à l’échelle nationale, mais elles n'étaient pas pertinentes ou n'avaient pas été évaluées pour cette écozone+ et n'apparaissent pas dans le corps du présent document. Les éléments probants des énoncés de ce tableau se trouvent dans le texte qui suit et sont organisées par constatation clé. Voir la préface à la page i.

Tableau 3. Aperçu des constatations clés

3.1 Thème : Biomes
Thèmes et sujetsConstatations clés : Échelle nationaleConstatations clés : Écozone+ de la taïga des plaines
  1. Forêts
Sur le plan national, la superficie que couvrent les forêts a peu changé depuis 1990; sur le plan régional, la réduction de l’aire des forêts est considérable à certains endroits. La structure de certaines forêts du Canada, y compris la composition des espèces, les classes d’âge et la taille des étendues forestières intactes, a subi des changements sur des périodes de référence plus longues.La forêt boréale est le type d’écosystème dominant dans la Taïga des plaines. La fragmentation causée par les routes et autres entités linéaires, qui entraîne la perte de grands blocs intacts de forêts, est plus évidente dans le nord-est de la Colombie-Britannique. Les changements liés au climat dans la zone de la limite des arbres, dans le nord de l’écozone+, comprennent l’augmentation de la croissance des arbustes, une faible augmentation nette du couvert des arbres attribuable à l’augmentation du couvert de conifères dans la partie nord de la zone de la limite des arbres qui est contrebalancée par la réduction des forêts de conifères dans le sud de la zone (de 1985 à 2006) et la réduction du taux de croissance, probablement causée par le stress associé aux sécheresses, de la plupart des épinettes blanches depuis les années 1930.
2. PrairiesL’étendue des prairies indigènes n’est plus qu’une fraction de ce qu’elle était à l’origine. Bien qu’à un rythme plus lent, la disparition des prairies se poursuit dans certaines régions. La santé de bon nombre de prairies existantes a également été compromise par divers facteurs de stress.Non pertinent
3. Milieux humidesLa perte de milieux humides a été importante dans le sud du Canada; la destruction et la dégradation continuent sous l’influence d’une gamme étendue de facteurs de stress. Certains milieux humides ont été restaurés ou sont en cours de restauration.Les milieux humides sont diversifiés et répandus dans l’écozone+; ils sont vulnérables aux menaces anthropiques, y compris les changements climatiques. Les crues printanières périodiques dans le bassin du fleuve Mackenzie, qui maintiennent la diversité des lacs de delta, ont été davantage associées aux variables climatiques qu’à l’influence du barrage W.A.C. Bennett, en amont. Cependant, certaines indications montrent que les crues printanières sont peut-être moins fréquentes. Les lacs de delta sont affectés par la saison des eaux libres qui est prolongée et par l’érosion accrue causée par les glissements de pergélisol, qui entraînent des changements abrupts dans la qualité de l’eau.
4. Lacs et cours d’eauAu cours des 40 dernières années, parmi les changements influant sur la biodiversité qui ont été observés dans les lacs et les cours d’eau du Canada, on compte des changements saisonniers des débits, des augmentations de la température des cours d’eau et des lacs, la baisse des niveaux d’eau et la perte et la fragmentation d’habitats.Le changement hydrologique le plus répandu est une tendance à une augmentation des débits minimaux et des débits d’hiver, tant dans le fleuve Mackenzie dans son ensemble (y compris certains affluents situés en amont de la Taïga des plaines) et dans plusieurs petits cours d’eau de l’écozone+ qui font l’objet d’une surveillance. Alors que les affluents d’amont du fleuve Mackenzie tendent généralement vers des débits de pointe hâtifs, aucune tendance claire ne se dessine en ce qui concerne le moment de la pointe dans les plus petits cours d’eau à la plupart des sites dans l’écozone+. Certaines indications donnent à penser à une tendance à l’augmentation de la variabilité du débit dans l’écozone+ et à des conséquences pour l’habitat riverain.
5. Zones côtièresLes écosystèmes côtiers, par exemple les estuaires, les marais salés et les vasières, semblent sains dans les zones côtières moins développées, même s’il y a des exceptions. Dans les zones développées, l’étendue des écosystèmes côtiers diminue, et leur qualité se détériore en raison de la modification de l’habitat, de l’érosion et de l’élévation du niveau de la mer.Non pertinent (la région côtière juste au nord de cette écozone+ est l’écozone+ de l’Arctique)
6. Zones marinesLes changements observés sur le plan de la biodiversité marine au cours des 50 dernières années sont le résultat d’une combinaison de facteurs physiques et d’activités humaines comme la variabilité océanographique et climatique et la surexploitation. Bien que les populations de certains mammifères marins se soient rétablies à la suite d’une surexploitation par le passé, de nombreuses espèces de pêche commerciale ne se sont toujours pas rétablies.Non pertinent
7. La glace dans l’ensemble des biomesLa réduction de l’étendue et de l’épaisseur des glaces marines, le réchauffement et le dégel du pergélisol, l’accélération de la perte de masse des glaciers et le raccourcissement de la durée des glaces lacustres sont observés dans tous les biomes du Canada. Les effets sont visibles à l’heure actuelle dans certaines régions et sont susceptibles de s’étendre; ils touchent à la fois les espèces et les réseaux trophiques.Les changements dans le pergélisol, qui sont bien documentés pour cette écozone+, sont notamment l’augmentation de la température du pergélisol, des changements dans l’épaisseur de la couche active, la réduction de la zone de pergélisol continu et le dégel du pergélisol discontinu dans certaines régions. Ces changements ont entraîné des modifications du paysage, y compris la perte des plateaux tourbeux gelés. La rupture des glaces de rivière dans le bassin du Mackenzie a tendance à être plus hâtive; les ensembles de données présentent des lacunes tant pour les glaces de rivière que pour les glaces de lac dans l’écozone+.

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3.2 Thème : Interactions humains-écosystèmes
Thèmes et sujetsConstatations clés : Échelle nationaleConstatations clés : Écozone+ de la taïga des plaines
8. Aires protégéesLa superficie et la représentativité du réseau d’aires protégées ont augmenté ces dernières années. Dans bon nombre d’endroits, la superficie des aires protégées est bien au-delà de la valeur cible de 10 % qui a été fixée par les Nations Unies. Elle se situe en deçà de la valeur cible dans les zones fortement développées et dans les zones océaniques.En 2009, 5,6 % de l’écozone+ bénéficiait d’un niveau élevé de protection, l’aire protégée la plus grande étant de loin le parc national du Canada Wood Buffalo, établi en 1922. Les aires protégées ont peu changé entre 1922 et le début des années 2000, lorsque plusieurs aires protégées, la plupart assez petites, ont été établies. Des aires protégées candidates ont été définies pour la vallée du Mackenzie en réponse au projet de construction d’un pipeline. Le but est de maintenir l’intégrité écologique en établissant des zones tampons et en reliant les corridors utilisés par les animaux sauvages au moyen d’un réseau d’aires protégées.
9. IntendanceLes activités d’intendance au Canada, qu’il s’agisse du nombre et du type d’initiatives ou des taux de participation, sont à la hausse. L’efficacité d’ensemble de ces activités en ce qui a trait à la préservation et à l’amélioration de la biodiversité et de la santé des écosystèmes n’a pas été entièrement évaluée.L’intendance dans l’écozone+ est associée aux valeurs culturelles et spirituelles autochtones, qui sont intégrées dans la planification de l’utilisation des terres au moyen, par exemple, de plans de conservation communautaires. Les partenariats public-privé et les initiatives nationales et internationales contribuent aussi à l’intendance d’écosystèmes.
10. Espèces non indigènes envahissantesLes espèces non indigènes envahissantes sont un facteur de stress important en ce qui concerne le fonctionnement, les processus et la structure des écosystèmes des milieux terrestres, des milieux d’eau douce et d’eau marine. Leurs effets se font sentir de plus en plus à mesure que leur nombre augmente et que leur répartition géographique progresse.Il existe un certain envahissement d’espèces de plantes non indigènes, en particulier le long des routes, dans la Taïga des plaines, mais seulement quelques espèces sont modérément envahissantes. La tanthrède du mélèze, insecte forestier non indigène envahissant, s’est répandue dans l’écozone+, et des régions ont connu d’importantes infestations dans les années 1990. L’accès accru, le développement et les changements climatiques sont responsables de l’augmentation du taux d’introduction et de propagation d’espèces non indigènes dans les milieux terrestres et aquatiques.
11. ContaminantsDans l’ensemble, les concentrations d’anciens contaminants dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d’eau douce et d’eau marine ont diminué au cours des 10 à 40 dernières années. Les concentrations de beaucoup de nouveaux contaminants sont en progression dans la faune; les teneurs en mercure sont en train d’augmenter chez certaines espèces sauvages de certaines régions.Les concentrations de certains anciens contaminants ont diminué dans les poissons de l’écozone+, mais les tendances ne sont ni claires ni régulières; par exemple, au cours des dernières années, les concentrations de DDT ont augmenté dans la lotte du fleuve Mackenzie. D’après des données d’échantillonnage limitées, les concentrations de produits ignifuges bromés ont augmenté abruptement dans les poissons jusqu’au milieu des années 2000, puis ont baissé. Les concentrations de mercure sont naturellement élevées dans le bassin du Mackenzie et ont augmenté dans les poissons, y compris dans le fleuve Mackenzie et le Grand lac des Esclaves dans l’écozone+. Des changements dans l’écologie aquatique associés aux changements climatiques peuvent soit accentuer soit masquer les tendances de certains contaminants.
12. Charge en éléments nutritifs et efflorescences algalesLes apports d’éléments nutritifs aux systèmes d’eau douce et marins, et plus particulièrement dans les paysages urbains ou dominés par l’agriculture, ont entraîné la prolifération d’algues qui peuvent être nuisibles ou nocives. Les apports d’éléments nutritifs sont en hausse dans certaines régions et en baisse dans d’autres.Sujet non considéré comme étant une source de préoccupation pour cette écozone+
13. Dépôts acidesLes seuils d’incidence écologique des dépôts acides, notamment ceux des pluies acides, sont dépassés dans certaines régions; les émissions acidifiantes sont en hausse dans diverses parties du pays et la récupération sur le plan biologique ne se déroule pas au même rythme que la réduction des émissions dans d’autres régions.Sujet non considéré comme étant une source de préoccupation pour cette écozone+
14. Changements climatiquesL’élévation des températures partout au Canada ainsi que la modification d’autres variables climatiques au cours des 50 dernières années ont eu une incidence directe et indirecte sur la biodiversité dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d’eau douce et d’eau marine.L’écozone+de la Taïga des plaines a connu certaines des plus fortes augmentations de température depuis 1950 et ce, pour toute région canadienne – avec une augmentation moyenne annuelle de plus de 2 °C et une augmentation de la température hivernale d’environ 5 °C dans l’ensemble des stations depuis 1950. Ce réchauffement s’est traduit par certaines tendances nettes dans les écosystèmes, comme les changements dans les paysages façonnés par le pergélisol et l’augmentation de la productivité primaire terrestre. Selon certaines indications, d’autres nouvelles tendances liées au climat se dessinent, comme le déplacement vers le nord de certains insectes ravageurs forestiers.
15. Services écosystémiquesLe Canada est bien pourvu en milieux naturels qui fournissent des services écosystémiques dont dépend notre qualité de vie. Dans certaines régions où les facteurs de stress ont altéré le fonctionnement des écosystèmes, le coût pour maintenir les écoservices est élevé, et la détérioration de la quantité et de la qualité des services écosystémiques ainsi que de leur accès est évidente.La fourniture de services de l’écozone+ comprend la récolte de poissons, d’autres animaux sauvages et de plantes d’importance culturelle, spirituelle, nutritionnelle et économique. La dépendance à l’égard de ces services est élevée et ne diminue pas, en particulier dans les collectivités rurales. La qualité de ces services demeure généralement élevée, à l’exception de certaines baisses des populations de caribou de la toundra, qui ont mené à des restrictions visant la récolte et à une baisse du succès de récolte dans certaines collectivités.

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3.3 Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques
Thèmes et sujetsConstatations clés : Échelle nationaleConstatations clés : Écozone+ de la taïga des plaines
16. Paysages agricoles servant d’habitatLe potentiel des paysages agricoles à soutenir la faune au Canada a diminué au cours des 20 dernières années, principalement en raison de l’intensification des activités agricoles et de la perte de couverture terrestre naturelle et semi-naturelle.Non pertinent
17. Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulierDe nombreuses espèces d’amphibiens, de poissons, d’oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. La population de certaines espèces diminue sur le plan du nombre et de la répartition, tandis que chez d’autres, elle est soit stable ou en pleine santé ou encore en plein redressement.L’écozone+ de la Taïga des plaines est importante à l’échelle nationale pour la population boréale du caribou des bois, qui dépend de blocs intacts de forêts boréales matures. Les tendances sont inconnues dans la moitié des populations; l’effectif des populations dans la partie sud de l’écozone+, qui est plus fragmentée, diminue, mais l’effectif d’une des populations est stable. La harde de caribous de la toundra Bluenose-ouest a diminué de manière précipitée au cours des dernières années. Plusieurs espèces d’oiseaux aquatiques qui nichent dans l’écozone+ sont en déclin; les causes de ces déclins ne sont pas claires. La Taïga des plaines abrite la plupart des populations du monde de deux espèces emblématiques qui ont presque disparu au début du XXe siècle et qui sont encore considérées comme des espèces en péril; il s’agit de la Grue blanche et du bison des bois.
18. Productivité primaireLa productivité primaire a augmenté dans plus de 20 % du territoire végétalisé au Canada au cours des 20 dernières années et elle a également augmenté dans certains écosystèmes d’eau douce. L’ampleur et la période de productivité primaire changent dans tout l’écosystème marin.Dans l’ensemble, la productivité primaire a augmenté dans 22,7 % de la superficie terrestre de la Taïga des plaines et diminué dans 1,5 % de la superficie terrestre, de 1985 à 2006. L’augmentation de la productivité primaire est survenue principalement dans la partie nord de l’écozone+, où des études montrent une croissance accrue des arbustes ainsi qu’une certaine altération de la croissance des lichens et de certaines épinettes blanches. Les grands feux de forêts qui caractérisent l’écozone+ influent sur la productivité primaire mais ne contribuent pas à l’augmentation générale de la productivité.
19. Perturbations naturellesLa dynamique des régimes de perturbations naturelles, notamment les incendies et les vagues d’insectes indigènes, est en train de modifier et de refaçonner le paysage. La nature et le degré du changement varient d’un endroit à l’autre.Dans la Taïga des plaines, les perturbations naturelles montrent des signes de changements associés au climat. À l’échelle décadaire, la superficie de forêts brûlées a augmenté depuis les années 1960, puis a baissé au cours de la dernière décennie; les données sont cependant incomplètes pour cette décennie. Il existe certaines indications d’une tendance à un plus grand nombre de feux plus tôt en saison, et cette tendance est cohérente avec la tendance observée de la température. La tordeuse des bourgeons de l’épinette, principal insecte forestier nuisible, est endémique dans la partie sud de l’écozone+, et il existe certaines indications que l’insecte pourrait se déplacer vers le nord. Tant la livrée des forêts que le dendroctone du pin ponderosa, dont la présence est relativement nouvelle dans l’écozone+, montrent des signes de plus grande abondance et de propagation vers le nord.
Maladies et parasites de la faune
(constatation clé particulière à l’écozone+)
-Les maladies de la faune sont importantes dans l’écozone+ de la Taïga des plaines sur le plan de l’écologie, de l’économie et de la santé humaine. La tuberculose bovine et la brucellose affectent un fort pourcentage des bisons des bois et présentent des risques pour la santé humaine et les activités économiques. Il existe de nouvelles données probantes et une préoccupation de plus en plus grande en ce qui concerne certaines maladies de la faune et certains parasites (y compris le charbon, les parasites des ongulés, et certains virus et champignons affectant les grenouilles) dont la prévalence ou la répartition sont peut-être en train d’augmenter, ou pourraient le faire dans l’avenir, en raison du temps plus chaud et des changements dans la répartition des espèces animales sauvages.
20. Réseaux trophiquesDes changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans des milieux terrestres et dans des milieux d’eau douce et d’eau marine. La diminution ou la disparition d’éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.Il existe peu d’informations sur les changements dans les réseaux trophiques dans la Taïga des plaines. L’abondance de nombreux mammifères dans la Taïga des plaines est cyclique, et régie ou influencée par des effets sur les réseaux trophiques ainsi que par des facteurs tels que le climat. Certains changements dans les cycles des petits mammifères ont été signalés dans d’autres régions nordiques, et un ralentissement des cycles du lièvre d’Amérique et du lynx a été observé récemment dans les T.N.-O. L’abondance du caribou de la toundra du nord qui hiverne dans la Taïga des plaines a diminué, ce qui peut indiquer un creux dans le cycle des populations. La diminution des populations de caribou boréal dans le sud de l’écozone+ peut être affectée par des changements dans la dynamique prédateur-proie associée à l’altération de l’habitat.

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3.4 Thème : Interface science-politique
Thèmes et sujetsConstatations clés : Échelle nationaleConstatations clés : Écozone+ de la taïga des plaines
21. Surveillance de la biodiversité, recherche, gestion de l’information et communication des résultatsLes renseignements de surveillance recueillis sur une longue période, normalisés, complets sur le plan spatial et facilement accessibles, complétés par la recherche sur les écosystèmes, fournissent les constatations les plus utiles pour les évaluations de l’état et des tendances par rapport aux politiques. L’absence de ce type d’information dans de nombreux secteurs a gêné l’élaboration de la présente évaluation.Les grands ensembles de données recueillies dans le cadre de programmes de surveillance à grande échelle pour l’écozone+ sont principalement des données autres que biologiques portant sur la surveillance du climat, l’hydrologie et le pergélisol. De plus, les données sur certains groupes d’espèces, notamment certaines populations de caribous, de petits mammifères et d’oiseaux aquatiques, constituent de bonnes informations sur les tendances. La combinaison de la télédétection et de projets d’étude de courte durée, qui portent souvent sur le passé en raison de l’utilisation de relevés climatiques indirects, fournit certaines données sur les changements à l’échelle du paysage. L’amélioration de l’utilisation des connaissances traditionnelles ainsi que des résultats des études scientifiques est une priorité qui a souvent été définie pour la région.
22. Changements rapides et seuilsLa compréhension grandissante des changements rapides et inattendus, des interactions et des seuils, en particulier en lien avec les changements climatiques, indique le besoin d’une politique qui permet de répondre et de s’adapter rapidement aux indices de changements environnementaux afin de prévenir des pertes de biodiversité majeures et irréversibles.On constate certains signes de changements rapides dans l’écosystème de la Taïga des plaines, changements qui sont liés aux changements climatiques. La perte des tourbières gelées survient dans certaines régions, ce qui fait augmenter la température du pergélisol à plusieurs sites; il s’agit d’un premier avertissement que d’autres régions dépasseront le seuil de l’étape des changements, ce qui mènera à la dégradation du pergélisol et à l’altération des écosystèmes terrestres et aquatiques. Parmi les autres changements observés à plus grande échelle au cours des dernières années, mentionnons une augmentation de la productivité primaire, principalement dans le nord de l’écozone+, et l’altération des communautés végétales dans la zone de la limite des arbres.

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