Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d'ici 2020

L’honorable J. Michael Miltenberger, ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles, gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

 

« Les gens des Territoires du Nord-Ouest ont la diversité biologique à cœur. La faune, la flore, l’eau et l’environnement font partie intégrante du bien-être de chacun des résidents des Territoires du Nord-Ouest et seront toujours intimement liés à la culture de nos collectivités. Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest appuie les objectifs et les cibles du Canada à l’horizon 2020. »

-- L’honorable J. Michael Miltenberger, ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles, gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

image 2

L’honorable Gord Mackintosh, ministre de la Conservation et de la Gestion des ressources hydriques, gouvernement du Manitoba

 

« Les buts et les objectifs que s’est donnés le Canada en matière de biodiversité d’ici l’an 2020 vont dans le sens des initiatives déjà entreprises au Manitoba et indiquées dans le document Vert l’avenir. Plan écologique du Manitoba, une stratégie sur une période de huit ans visant à protéger l’environnement tout en assurant la viabilité écologique de l’économie manitobaine. J’entends bien collaborer avec mes homologues du gouvernement fédéral et des gouvernements des provinces et territoires à la préservation de la diversité biologique aux quatre coins de notre pays. »

-- L’honorable Gord Mackintosh, ministre de la Conservation et de la Gestion des ressources hydriques, gouvernement du Manitoba

image 3

L’honorable Scott Moe, ministre de l’Environnement, gouvernement de la Saskatchewan

 

« Le gouvernement de la Saskatchewan, par l’intermédiaire de son ministère de l’Environnement, soutient les buts et les objectifs auxquels aspire le Canada d’ici l’an 2020 et accueille favorablement le rapport sur les progrès à l’échelle nationale. Tous les Canadiens ont un rôle à jouer dans l’atteinte de chacun de ces objectifs. La préservation de nos ressources naturelles et une exploitation écologiquement viable de celles-ci sont une responsabilité partagée. »

-- L’honorable Scott Moe, ministre de l’Environnement, gouvernement de la Saskatchewan

image 4

 

 

Les buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 renforcent la Stratégie canadienne de la biodiversité et le  Cadre axé sur les résultats en matière de biodiversité, et mettre au point les priorités canadiens en matière de biodiversité au cours des prochaines années. Ils orienteront d'autres mesures liées à la conservation et à l'utilisation durable des ressources biologiques au Canada et serviront de base pour la mesure et les rapports des progrès. Les buts et objectifs canadiens appuient le Plan stratégique pour la diversité biologique de 2011 à 2020 adopté par le Canada et la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique en 2010. Il s’agit des buts et ces objectifs non-contraignants que le Canada tentera d’atteindre d’ici 2020 et ils visent à encourager et à promouvoir une action collective. Ces buts et objectifs visent l'ensemble du Canada et on rendra compte des progrès à l’échelle nationale.

Version PDF – 192 ko

Préambule

Afin d’atteindre leurs résultats à long terme en matière de biodiversité, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont développé les nouveaux buts et objectifs à moyen terme suivants. Ces buts et ces objectifs non-contraignants décrivent les résultats à atteindre grâce aux efforts collectifs d’une variété d’intervenants tant publics que privés dont les actions et les décisions ont un impact sur la biodiversité. Les gouvernements doivent faire leur part mais ils ne peuvent agir seuls.

La mise en œuvre des buts et des objectifs reposera sur une participation significative, pleine et effective des peuples autochtones, incluant les peuples des Premières nations, Inuits et Métis. À cet égard, alors que les connaissances  traditionnelles autochtones et l’utilisation coutumière des ressources biologiques sont soulignés plus précisément dans les objectifs 12 et 15, les connaissances traditionnelles, les innovations et les pratiques des communautés autochtones sont pertinentes aux fins de mise en œuvre de l’ensemble des buts et des objectifs du Canada en matière de biodiversité, tout comme l’est l’utilisation coutumière des ressources biologiques compatible avec leur conservation et leur utilisation durable.

Les collectivités locales, les gouvernements urbains et régionaux, les entreprises et l’industrie, les groupes de conservation et d’intendance, les établissements d’enseignement et scientifiques et les citoyens peuvent tous également apporter leur contribution. Les Canadiens sont invités à s’engager à faire leur part et à partager les résultats de leurs efforts.

  • Objectif 1. D’ici 2020, au moins 17 % des zones terrestres et d’eaux intérieures et 10 % des zones côtières et marines sont conservées par l’entremise de réseaux d'aires protégées, et d’autres mesures efficaces de conservation dans des superficies clairement définies. Plus amples information sur l'objectif 1...

  • Objectif 2. D’ici 2020, les espèces qui sont en sécurité demeurent en sécurité,  et les populations d’espèces en péril inscrites dans le cadre des lois fédérales affichent des tendances qui correspondent aux programmes de rétablissement et aux plans de gestion. Plus amples information sur l'objectif 2...

  • Objectif 3. D’ici 2020, Les terres humides du Canada sont conservées ou améliorées afin de soutenir leurs services écosystémiques grâce à des activités de rétention, de restauration et de gestion. Plus amples information sur l'objectif 3...

  • Objectif 4. D’ici 2020, Les considérations en matière de biodiversité sont intégrées dans la planification municipale et les activités des principales municipalités à travers le Canada. Plus amples information sur l'objectif 4...

  • Objectif 5. D’ici 2020, La capacité des systèmes écologiques canadiens à s’adapter aux changements climatiques est mieux comprise, et des mesures d’adaptation prioritaires sont en cours. Plus amples information sur l'objectif 5...

  • Objectif 6. D’ici 2020, des progrès continus sont réalisés en matière de gestion durable des forêts du Canada. Plus amples information sur l'objectif 6...

  • Objectif 7. D’ici 2020, les paysages exploités agricoles fournissent un niveau stable ou amélioré de biodiversité et de capacité d’habitat. Plus amples information sur l'objectif 7...

  • Objectif 8. D’ici 2020, toute forme d’aquaculture au Canada est gérée dans le cadre d’un régime scientifique qui préconise l’utilisation durable de ressources aquatiques (y compris les ressources marines, d’eau douce et terrestres) par des moyens qui conservent la biodiversité. Plus amples information sur l'objectif 8...

  • Objectif 9. D’ici 2020, tous les stocks de poissons et d’invertébrés et plantes aquatiques sont gérés et récoltés de manière durable, légale et en appliquant des approches fondées sur les écosystèmes. Plus amples information sur l'objectif 9...

  • Objectif 10. D’ici 2020, les niveaux de pollution dans les eaux canadiennes, y compris la pollution provenant d’un excès d’éléments  nutritifs, sont réduits ou maintenus à des niveaux qui permettent des écosystèmes aquatiques sains. Plus amples information sur l'objectif 10...

  • Objectif 11. D’ici 2020, les voies d’invasion des espèces exotiques envahissantes sont identifiées, et des plans d’intervention ou de gestion fondés sur les risques sont en place dans le cas des voies d’invasion et des espèces prioritaires. Plus amples information sur l'objectif 11...

  • Objectif 12. D’ici 2020, l’utilisation coutumière par les peuples autochtones des ressources biologiques est maintenue, de manière compatible avec leur conservation et leur utilisation durable. Plus amples information sur l'objectif 12...

  • Objectif 13. D’ici 2020, des mécanismes novateurs visant à favoriser la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité sont élaborés et mis en application. Plus amples information sur l'objectif 13...

  • Objectif 14. D’ici 2020, la base scientifique relative à la biodiversité est améliorée et le savoir en matière de biodiversité est mieux intégré et plus accessible. Plus amples information sur l'objectif 14...

  • Objectif 15. D’ici 2020, les connaissances traditionnelles autochtones sont  respectées, promues, et lorsque rendues disponibles par les peuples autochtones, informent de façon régulière, significative et efficace la prise de décisions en matière de conservation et de gestion de la biodiversité. Plus amples information sur l'objectif 15...

  • Objectif 16. D’ici 2020, le Canada dispose d’un répertoire complet des aires protégées qui comprend les aires de conservation privées. Plus amples information sur l'objectif 16...

  • Objectif 17. D’ici 2020, Des mesures de capital naturel liées à la biodiversité et aux services écosystémiques sont développées à l’échelle nationale et des progrès sont accomplis relativement à leur intégration dans le système statistique national du Canada. Plus amples information sur l'objectif 17...

Retournez à la table des matières

But A. D’ici 2020, les terres et les eaux canadiennes sont planifiées et gérées au moyen d’une approche écosystémique pour soutenir les résultats en matière de conservation de la biodiversité dans les contextes locaux, régionaux et nationaux.

Objectif 1. D’ici 2020, au moins 17 % des zones terrestres et d’eaux intérieures et 10 % des zones côtières et marines sont conservées par l’entremise de réseaux d’aires protégées, et d’autres mesures efficaces de conservation dans des superficies clairement définies.

Indicateurs :

  • Pourcentage de territoire terrestre total (y compris les eaux intérieures) conservé dans les aires protégées et autres mesures efficaces de conservation dans des superficies clairement définies
  • Pourcentage de territoire côtier et maritime total conservé dans les aires marines protégées et autres mesures efficaces de conservation dans des superficies clairement définie

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

Les espaces naturels du Canada sont une composante vitale de notre culture, de notre patrimoine, de notre économie et de notre avenir. En outre, ils ont aussi une grande importance à l’échelle mondiale. Les forêts, les terres humides, les prairies, la toundra et les océans canadiens offrent des services écosystémiques essentiels. Nous avons la chance de pouvoir apprécier, protéger et partager environ 30 % de la forêt boréale mondiale, 20 % des ressources en eau douce de la planète, la ligne de côte la plus longue au monde et un des territoires marins les plus vastes au monde. Les aires naturelles au Canada comptent des habitats essentiels pour les espèces en péril sur terre et en mer, des milliers de lacs et de rivières offrant eau potable et énergie, et des forêts et des terres humides qui emmagasinent les gaz à effet de serre, produisent de l’oxygène et régularisent les inondations.

Pour conserver la biodiversité au Canada, nous devons protéger ces aires naturelles de toute dégradation. Il est essentiel de ce faire pour maintenir les services écosystémiques offerts par ces aires. Les parcs et aires protégées du Canada sont un patrimoine vivant pour les générations futures de Canadiens, donnant aux gens l’occasion de se sensibiliser à la nature et d’en apprendre davantage sur celle-ci. Le Canada a réalisé d’importants progrès en créant des parcs nationaux, provinciaux et municipaux ainsi que plusieurs autres types d’aires de conservation qui appuient le rôle des aires protégées dans le cadre de la conservation de la nature. Alors que les menaces de dégradation des aires naturelles ne cessent de croître, on doit déployer davantage d’efforts pour protéger nos terres et notre eau par l’entremise de différentes mesures.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié à l’objectif mondial 11 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

En 2013, environ 10 % du territoire terrestre canadien, et environ 1 % du territoire marin du Canada est conservé au sein d’aires protégées. La majorité de cette superficie se trouve dans les réseaux des aires protégées fédéraux, provinciaux et territoriaux. L’expansion de ces réseaux apportera une contribution importante à atteinte de l’objectif national, soit de conserver d’ici 2020 17 % du territoire terrestre et 10 % de la zone marine. De plus, tous les secteurs de la société, y compris les entreprises, le secteur sans but lucratif, les propriétaires fonciers et les citoyens ont un rôle important à jouer dans le cadre de la conservation des aires naturelles dans leur communauté et sur les terres privées. Il faut continuer d’axer les efforts déployés dans des aires qui sont représentatives sur le plan écologique et importantes pour la biodiversité et les services écosystémiques. Il faut aussi s’assurer que ces aires sont bien reliées et qu’elles sont gérées efficacement. En outre, il faut intégrer ces aires aux paysages terrestres et marins plus étendus dans lesquels elles sont situées.

Principaux concepts

Aires terrestres et eaux intérieures : Toutes les terres et l’eau situées au-dessus de la ligne de marée haute, y compris les lacs, les rivières et les ruisseaux.

Aires côtières et marines : La ligne de côte sous la ligne de marée haute, les estuaires côtiers et les marais salés, ainsi que les eaux des océans contenues dans le territoire marin du Canada.

Aires protégées : Une superficie géographique clairement définie qui est reconnue, réservée et gérée, par l’entremise de moyens juridiques ou autres afin d’assurer la conservation à long terme de la nature en association avec les services écosystémiques et les valeurs culturelles connexes (Union internationale pour la conservation de la nature).

Autres mesures efficaces de conservation dans des superficies clairement définies (AMC) : Mesures explicites sur le plan spatial qui sont axées sur la conservation à long terme, qui portent sur les menaces pesant sur la biodiversité et qui proposent un avantage net quant à la conservation, mais qui ne sont pas des aires protégées officiellement désignées. Le Canada participe à des discussions en Canada et à l'étranger portant sur la manière selon laquelle les AMC seront suivies et relatées.

Comment les progrès seront mesurés?

La protection de la superficie des terres et des eaux au Canada est une intervention de l’homme face à la perte de la biodiversité et de l’habitat naturel. Les deux indicateurs pour l’objectif mentionné en rubrique s’appuient sur des données à jour concernant les aires protégées et les autres mesures efficaces de conservation dans des zones terrestres et marines au Canada. On évalue actuellement les progrès réalisés, on en fait le suivi et on en fait état à l’aide de données provenant du Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (sous l’égide du Conseil canadien des aires écologiques), à l’aide des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement, et de données provenant d’Environnement Canada, de Pêches et Océans Canada et de Parcs Canada. Ces sources permettent non seulement de saisir des renseignements sur les aires de conservation, mais d’en obtenir toujours davantage sur les aires protégées privées ainsi que sur d’autres  mesures efficaces de conservation dans des superficies clairement définies. D’ici 2020, ces données permettent d’obtenir un portrait complet de toutes les aires protégées et autres mesures efficaces de conservation dans des superficies clairement définies au Canada. Pour des informations à jour sur l'étendue des aires protégées au Canada, veuillez consultez les Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement sur les aires protégées et le Rapport sur la situation des aires protégées du Canada de 2012 à 2015. L’objectif 16 (D’ici 2020, le Canada dispose d’un répertoire complet des aires protégées qui comprend les aires de conservation privées) souligne cet effort.

Haut de la page

Objectif 2. D’ici 2020, les espèces en sécurité demeurent en sécurité et les populations des espèces en péril répertoriées en vertu de la loi fédérale présentent des tendances qui sont conformes aux stratégies de rétablissement et aux plans de gestion.

Indicateurs :

  • Tendances des populations d’espèces en péril (p. ex. tendances sur le plan de la taille des populations d’espèces en péril par rapport aux objectifs des stratégies de rétablissement fédérales)
  • Changements du niveau de risque de disparition des espèces sauvages
  • Tendances dans la situation générale des espèces sauvages

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

On retrouve au Canada une variété unique de plantes et d’animaux. Ces espèces ne représentent pas uniquement l’énorme biodiversité canadienne, elles font aussi partie intégrante du patrimoine naturel et culturel du pays. Chaque espèce joue un rôle clé dans le maintien de la santé globale des écosystèmes; le fait d’assurer la santé des populations d’espèces indigènes est essentiel à la préservation de la biodiversité canadienne et des bienfaits que cela procure. Cependant, le bien-être de certaines de ces espèces est menacé. Actuellement, il y a plus de 400 espèces au Canada sur la liste des espèces en péril en vertu de la loi fédérale, principalement à cause de la perturbation et de la perte de leur habitat, de la compétition des espèces exotiques envahissantes, ainsi que des changements environnementaux attribuables aux changements climatiques et à la pollution. Lorsqu’une plante ou un animal est déclaré en péril en vertu de la loi fédérale, il faut préparer un plan de rétablissement ou de gestion. Des efforts concertés des gouvernements municipaux, provinciaux, territoriaux et fédéral s’avèrent essentiels pour améliorer la situation de ces espèces et atteindre les objectifs énoncés dans les plans de rétablissement.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié à l’objectif mondial 12 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

L’approche canadienne vise à empêcher la disparition d’espèces sauvages en adoptant des mesures de rétablissement nécessaires, tout en gérant les autres espèces afin d’éviter qu’elles ne deviennent en péril. Pour atteindre l’objectif mentionné en rubrique, il faut poursuivre les consultations et la collaboration avec la population canadienne en ce qui a trait à la protection des espèces au pays. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ainsi que les gouvernements et collectivités autochtones devront collaborer continuellement pour promouvoir les activités de partenariat et d’intendance dans le but de maintenir une population d’espèces saine, protéger les espèces en péril et leur habitat, et pour mettre en œuvre des lois et stratégies nationales et locales. Parmi les principaux mécanismes de la stratégie canadienne de protection des espèces sauvages en péril, on compte l’Accord pour la protection des espèces en péril dans le cadre duquel les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux au Canada s’engagent à adopter une approche commune pour protéger les espèces en péril, la Loi sur les espèces en péril (LEP), ainsi que les activités entreprises dans le cadre de programmes, comme le Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril. Tous les territoires et provinces disposent de lois concernant les espèces en péril ou la faune qui exigent la protection des espèces et de leur habitat.

Une collaboration continue dépassant les frontières canadiennes s’avère nécessaire pour s’occuper des nombreuses espèces en péril, dont seule une petite partie de leur aire de répartition mondiale ou continentale se trouve au Canada. Les plans de rétablissement servent à veiller à ce que l’on comble les besoins en matière de rétablissement de ces espèces au pays. Les besoins en matière de rétablissement varient grandement d’une espèce à l’autre, tout comme la période requise pour observer des changements sur le plan du nombre d’individus ou de la répartition. Dans certains cas, il faut compter des centaines d’années. C’est pourquoi il peut être difficile d’observer d’ici 2020 des améliorations chez certaines espèces. L’objectif relatif aux espèces en péril met donc l’accent sur les objectifs établis pour chaque espèce dans sa stratégie de rétablissement ou son plan de gestion au Canada. On mesurera les progrès selon les tendances en matière de rétablissement d’ici 2020 qui auront été observées lors d’exercices de réévaluation réguliers.

Principaux concepts

Espèces en péril inscrites sur la liste fédérale : Espèces mentionnées à la liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. Remarque : Les provinces et territoires peuvent évaluer et ajouter des espèces se trouvant dans leur territoire sans égard au processus du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et de la LEP.

Réévaluation nationale : Réalisée par le COSEPAC, un comité d’experts du domaine de la faune évaluant la situation des populations d’espèces sauvages qui pourraient être menacées de disparition au Canada. Le gouvernement du Canada prend en considération la désignation du COSEPAC lorsqu’il met à jour la liste juridique des espèces sauvages en péril.

Tendances quant à la population et à la répartition : Les espèces ajoutées à la liste de la LEP doivent faire l’objet d’un plan de gestion (espèces préoccupantes) ou d’un plan de rétablissement (sauf si l’espèce est disparue). Ces documents doivent contenir des objectifs quant à la population et à la répartition.

Espèces en sécurité : Les espèces dont on ne croit pas qu’elles appartiennent aux catégories des espèces « disparues du Canada », « disparues », « en péril », « possiblement en péril », « sensibles », « occasionnelles » ni « exotiques » telles que décrites dans la série Les espèces sauvages portant sur la situation générale des espèces. Cette catégorie inclut certaines espèces dont le nombre a tendance à diminuer au Canada, mais qui sont encore relativement répandues ou abondantes.

Espèces sauvages : Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animaux, de végétaux ou d’autres organismes d’origine sauvage, sauf une bactérie ou un virus, qui est indigène du Canada ou s’est propagée au Canada sans intervention humaine et qui y est présente depuis au moins 50 ans.

Comment les progrès seront mesurés?

Les indicateurs pour l’objectif mentionné en rubrique font partie de l’initiative des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement (ICDE), qui propose des données et de l’information afin de faire le suivi du rendement du Canada quant à d’importants enjeux en matière de durabilité de l’environnement.

L’indicateur des Tendances des populations d'espèces en péril présente une évaluation des tendances de rétablissement des espèces en péril qui i) sont inscrites sur la Liste des espèces en péril en vertu de la Loi sur les espèces en péril fédérale (LEP); ii) ont un programme de rétablissement final ou un plan de gestion contenant des objectifs axés sur les populations; iii) sont considérées comme pouvant être rétablies, tant sur le plan biologique que technique et iv) ont fait l'objet d'une réévaluation par le COSEPAC depuis la publication du document de rétablissement final (stratégie de rétablissement ou plan de gestion). Les données pour cet indicateur sont tirées de nombreuses sources. 1) Les buts et objectifs de rétablissement sont tirés de plans de rétablissement finaux d’espèces disparues, en voie de disparition ou menacées qui ont été ajoutées à la liste des espèces sauvages en péril en vertu de la LEP. Il est possible de consulter la version finale et proposer des plans de rétablissement d’espècesNote de bas de page1 depuis le Registre public des espèces en péril. 2) Les plans de gestion contiennent des buts et des objectifs qui visent à prévenir que les espèces préoccupantes ne deviennent menacées ou en voie de disparition. Comme les programmes de rétablissement, les plans de gestion proposés et finaux des espèces sont mis à la disposition du public dans le Registre public des espèces en péril. 3) Les tendances quant à la population sont tirées des évaluations les plus récentes du COSEPAC, aussi accessibles depuis le Registre public des espèces en péril.

L’indicateur des changements concernant la disparition d’espèces sauvages se fonde sur les conclusions du COSEPAC pour faire état des changements quant à l'état des espèces au Canada. Élaboré en collaboration avec le Secrétariat du COSEPAC, qui est logé à Environnement Canada, l’indicateur mesure l’efficacité des mesures de conservation. Les données sont tirées des rapports sur la situation d’espèces sauvages du COSEPAC, accessibles sur le Registre public des espèces en péril.

L’indicateur de la Situation générale des espèces au Canada résume la situation de toutes les espèces comprises dans un ensemble de groupes d’espèces visées. L’indicateur de la situation générale offre une mesure du risque d’extinction potentiel et une indication de la situation globale de la biodiversité au Canada, car la perte d’une espèce est une perte de biodiversité. Les données de l’indicateur sont tirées des rapports Les espèces sauvages (CCCEP 2001; CCCEP 2006, CCCEP 2011), qui sont compilés tous les cinq ans à partir des renseignements et du savoir-faire existants pour établir des classements relatifs à la situation générale pour le plus grand nombre d’espèces possible.

Haut de la page

Objectif 3. D’ici 2020, les terres humides du Canada sont conservées ou améliorées afin de soutenir leurs services écosystémiques grâce à des activités de conservation, de restauration et de gestion.

Indicateur :

  • La superficie des habitats est conservée, gérée et rétablie en vertu du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

On retrouve au Canada 25 % des terres humides à l’échelle mondiale, notamment des tourbières, des fens, des marécages, des marais et des eaux peu profondes/libres. Les terres humides sont directement responsables d’un certain nombre de services écosystémiques utiles pour les Canadiens, comme le contrôle des inondations et des sécheresses, la filtration de l’eau, le contrôle de l’érosion, la protection des collectivités contre les marées de tempête, le stockage d’une grande quantité de gaz à effet de serre, en plus d’offrir un endroit pour réaliser des activités de loisirs à l’extérieur, d’éducation, de chasse et de pêche. En outre, les terres humides sont essentielles au cycle de vie d’un grand nombre de plantes et d’animaux, y compris le tiers des espèces en péril au Canada. Cependant, malgré l’importance des terres humides, la dégradation de celles-ci se poursuit. Les pertes atteignent maintenant des niveaux critiques dans plusieurs régions du pays. Afin de réduire de tels effets négatifs, il faut s’assurer de conserver les terres humides qui restent, et les utiliser d’une manière durable afin de pouvoir continuer à jouir des avantages qu’elles procurent. En assurant la conservation et l’amélioration des terres humides au Canada, les espèces sauvages et les espèces végétales en bénéficieront. En outre, on assurera le maintien de services écosystémiques vitaux, et on contribuera à la santé et au bien-être des Canadiens.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié aux objectifs mondiaux 4, 5, 14 et 15 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

L’objectif mentionné en rubrique souligne le rôle important que jouent les responsables des terres humides canadiennes afin de maintenir la santé et le bien-être d’un écosystème vital dont tous les Canadiens bénéficient. En fait, on déploie actuellement d’importants efforts pour protéger et préserver les terres humides. Par exemple, en collaboration avec des propriétaires fonciers privés et des gouvernements, le Plan de gestion nord-américain de la sauvagine a réduit le taux de perte et de dégradation depuis 1986 en protégeant les terres humides, en créant des accords de conservation, et en influant sur les activités d’intendance des propriétaires fonciers, des agriculteurs, des gestionnaires de terres et d’organismes de conservation. Les aires protégées, créées par les gouvernements, et d’autres types d’aires de conservation créées par des propriétaires fonciers privés, des organismes de conservation et des collectivités locales, ont permis de préserver des millions d’hectares de terres humides. Canards Illimités Canada dirige l’élaboration d’un inventaire des terres humides au Canada, et Environnement Canada crée un indicateur des terres humides dans le cadre de l’initiative des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement (ICDE). Malgré les efforts déployés, la diminution du nombre de terres humides et leur dégradation se poursuivent. Il est vital d’obtenir l’engagement et la collaboration de plusieurs joueurs, y compris les utilisateurs agricoles, les planificateurs de l’utilisation du sol municipaux et régionaux, les exploitants, l’industrie et les utilisateurs à des fins de loisirs.

Principaux concepts

Services écosystémiques : Les matières que les écosystèmes fournissent (p. ex., la nourriture, le carburant, les fibres, les médicaments); les façons dont les écosystèmes régularisent les conditions environnementales (p. ex., purifier l’air et l’eau, prévenir l’érosion du sol, réduire la propagation des maladies, atténuer les répercussions du climat); leurs contributions à la vie culturelle (p. ex., l’éducation, les loisirs, l’inspiration, la santé physique et mentale, y compris le développement cognitif).

Amélioration : Mesures prises dans des habitats constitués de terres humides ou de zones sèches afin d’accroître leur capacité biotique pour accueillir la faune et pour offrir des services écosystémiques (voir aussi Rétablissement).

Maintien : Protection (ou préservation) de terres humides fonctionnelles pour les services écosystémiques, et fourniture d’un habitat convenable aux espèces sauvages.

Gestion : Activités réalisées dans des habitats constitués de terres humides ou de zones sèches afin de gérer et de maintenir leur capacité biotique pour accueillir la faune et pour offrir des services écosystémiques.

Rétablissement : La création ou l’amélioration des terres humides et des services écosystémiques qu’elles offrent.

Terres humides : Terrain saturé d’eau assez longtemps pour favoriser les processus de terres humides ou aquatiques caractérisés par des sols mal drainés, une végétation hydrophyte et différentes formes d’activités biologiques adaptées à un milieu humide.

Comment les progrès seront mesurés?

L’indicateur pour l’objectif mentionné en rubrique fait état du nombre de terres humides canadiennes et d’habitats en zone sèche connexes qui ont été maintenus, gérés et rétablis dans le cadre du Plan de gestion nord-américain de la sauvagine (PGNAS) afin d’appuyer la sauvagine et d’autres espèces qui dépendent des terres humides. Ces activités sont mesurées dans le cadre des quatre plans conjoints du Plan de gestion nord-américain de la sauvagine, soit celui de la côte du Pacifique (superficie en sol canadien seulement), celui intermontagnard canadien, celui des habitats de l’Est et celui des habitats des Prairies, y compris la région de la forêt boréale de l’Ouest.

L’indicateur sur l'étendue des milieux humides au Canada est un indicateur connexes qui fait partie du programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement. L'indicateur est la mesure de l'étendue des milieux humides au Canada et offre une base à partir de laquelle le changement peut être mesuré.

Haut de la page

Objectif 4. D’ici 2020, les considérations en matière de biodiversité sont intégrées dans la planification municipale et les activités des principales municipalités à travers le Canada.

Indicateurs :

  • Nombre de moyens et de grands centres de population urbains qui ont élaboré des stratégies de conservation de la biodiversité
  • Nombre de moyens et de grands centres de population urbains qui ont des objectifs de biodiversité dans des documents de planification municipale

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

Actuellement, environ 80 % de la population canadienne vit dans des zones urbaines et cette proportion devrait atteindre 90 % d’ici 2050. Entre 1971 et 2001, la superficie totale des terres urbaines au Canada a presque doublé. Même si les régions urbaines occupent une partie relativement petite du territoire canadien, elles se situent souvent à des endroits où la biodiversité est particulièrement abondante, comme les régions côtières, les vallées fluviales ou les rives de nos lacs. Les répercussions de la perte d’habitat attribuable à l’urbanisation peuvent être disproportionnées par rapport à la superficie de la région perturbée. L’expansion urbaine peut aussi altérer des bassins hydrographiques, dégrader la qualité de l’eau de la biodiversité aquatique, et accroître la vulnérabilité aux inondations. Au cours des dernières années, on a commencé à mieux comprendre l’importance des écosystèmes sains en milieu urbain. Certains des avantages pour les résidents urbains d’un nombre accru d’espaces verts, sont un air plus pur, un répit en ce qui a trait aux températures estivales chaudes, les activités de loisirs et autres. Dans les villes, les aires naturalisées ne servent pas uniquement à créer des quartiers attrayants, mais les berges naturelles et la couverture végétale adéquate peuvent aider à contrôler les inondations et à réduire les écoulements d’averse. Les municipalités se trouvent dans une position unique pour jouer un rôle important quant à l’élaboration de solutions locales adaptées à la biodiversité.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié à l’objectif mondial 2 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

Un certain nombre de municipalités canadiennes réalisent déjà, de manière directe ou indirecte, des activités relatives à la biodiversité grâce à leurs initiatives de planification, de sensibilisation, de prise de décision et de prestation de services. Par exemple, la Ville d’Edmonton est un chef de file sur le plan de la protection de la biodiversité. Elle a fait de l’éducation sur l’importance de la biodiversité un enjeu local important. La Ville a tenu compte de la biodiversité dans sa conception urbaine, et a reconnu les rôles que différents intervenants et la collectivité peuvent jouer pour faire avancer les efforts en matière de durabilité et de conservation des écosystèmes. En outre, Montréal et Ottawa comptent parmi les villes qui ont contribué à l’élaboration de l’Index sur la biodiversité des villes, un outil d’auto-évaluation international conçu pour aider à évaluer les efforts en matière de conservation urbaine, ainsi que les progrès réalisés pour réduire le taux de perte de la biodiversité dans les écosystèmes urbains. À l’échelle provinciale, la Stratégie de la biodiversité de l’Ontario de 2011 souligne l’importance de la conservation de la diversité biologique en milieu urbain et le Québec a créé un guide sur l’urbanisation et la biodiversité à l’intention des planificateurs et du personnel municipal. Ce guide comporte des outils et des pratiques exemplaires afin de protéger la biodiversité et les services écosystémiques dans les milieux urbains. Des organisations municipales nationales canadiennes, comme la Fédération canadienne des municipalités et ICLEI-Canada, ont aussi mis activement l’accent sur la valeur de la biodiversité dans les régions urbaines, et l’importance d’intégrer les considérations relatives à la biodiversité à l’échelon municipal. À l’échelon fédéral, le projet de loi visant à établir officiellement le Parc urbain national de la Rouge dans la région du Grand Toronto a été déposé en juin 2014, et Parcs Canada a achevé un processus de mobilisation du public à grande échelle pour la rédaction de la première ébauche du plan de gestion du parc. Cependant, pour atteindre l’objectif mentionné en rubrique, il faut déployer des efforts permanents plus systématiques pour intégrer la biodiversité aux politiques, aux plans et aux programmes municipaux. Il faut également constamment mesurer les progrès quant à l’atteinte de cet objectif, au fur et à mesure que les municipalités à l’échelle du pays reconnaissent l’importance de la biodiversité, grâce à l’élaboration de stratégies de conservation de la diversité biologique et à l’intégration d’objectifs en matière de biodiversité à leurs plans et activités.

Principaux concepts

Grandes municipalités : Agglomérations de moyenne et de grande tailles, selon les définitions de Statistique Canada :

  • petite agglomération comptant de 1 000 à 29 999 habitants;
  • agglomération de moyenne taille comptant de 30 000 à 99 999 habitants;
  • grande agglomération comptant au moins 100 000 habitants.

En 2011, Statistique Canada a signalé qu’il y avait 85 agglomérations de moyenne et de grande tailles au Canada, et 857 petites agglomérations.

Comment les progrès seront mesurés?

Les deux indicateurs proposés pour l’objectif mentionné en rubrique se fondent sur des données fournies par des municipalités individuelles, ainsi que des associations et des réseaux de municipalités. Environnement Canada collabore avec des partenaires afin d’interroger les municipalités des 85 agglomérations de moyenne et de grande tailles au Canada, et de recueillir les données pertinentes. On pourrait aussi réaliser des études de cas mettant l’accent sur les activités municipales qui intègrent les considérations relatives à la diversité biologique.

Haut de la page

Objectif 5. D’ici 2020, la capacité des systèmes écologiques canadiens à s’adapter aux changements climatiques est mieux comprise, et des mesures d’adaptation prioritaires sont en cours.

Indicateurs :

  • Réalisation d’évaluations de la vulnérabilité des systèmes écologiques et de la biodiversité à l’égard des changements climatiques dans des secteurs et des régions à l’échelle du Canada qui déterminent des aires prioritaires et des espèces les plus préoccupantes
  • Nombre et étendue des plans de gestion, d’utilisation et d’exploitation des terres réalisés et mis en œuvre qui intègrent des considérations explicites de l’adaptation, afin de faciliter ou d’accroître la résilience et l’utilisation durable des espèces et des aires les plus préoccupantes

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

On remarque les effets des changements climatiques partout sur la planète. Au Canada, les températures augmentent, ce qui a d’importantes répercussions sur les écosystèmes terrestres et marins, y compris des changements sur le plan de l’aire de répartition des écosystèmes, des périodes de migration et de reproduction modifiées, des changements aux régimes de perturbation naturelle, et une modification de la répartition, de la productivité et de l’abondance des espèces. Les changements climatiques peuvent avoir une incidence directe ou non sur la diversité biologique en raison, par exemple, de changements sur le plan des températures et des précipitations, de décalages de saison, et de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes et d’autres perturbations naturelles, comme les incendies. En plus de poser de nouveaux défis, les changements climatiques exacerbent plusieurs des menaces existantes les plus importantes pour la biodiversité, comme les changements à l’habitat et les espèces envahissantes.

À l’échelle du pays, les Canadiens observent et continueront d’observer de telles répercussions. Dans les collectivités nordiques, où les changements se produisent le plus rapidement, des températures au sol plus chaudes entraînent le dégel du pergélisol, endommageant les immeubles et les routes. Dans les collectivités côtières, les tempêtes plus fréquentes et plus intenses accélèrent l’érosion des côtes et endommagent les propriétés. Pour une économie comme celle du Canada, où les ressources naturelles jouent un rôle important, les effets des changements climatiques pourraient être significatifs, ayant des répercussions sur la chasse, la pêche, la gestion forestière, océanique et agricole, ainsi que les industries connexes. Toutes les collectivités seront touchées par ces changements.

Afin de créer des mesures d’adaptation efficaces, il faut tout d’abord comprendre la capacité d’adaptation des systèmes biophysiques canadiens. Il faut savoir où, quand et comment intervenir, et être en mesure de surveiller les changements au fil du temps et d’en faire état. En mettant l’accent sur la mise en œuvre des mesures d’adaptation pour les aires prioritaires et les espèces préoccupantes, le Canada pourra commencer à lutter contre les répercussions les plus immédiates des changements climatiques sur la biodiversité et à améliorer la résilience des écosystèmes, tout en reconnaissant qu’il devra en faire davantage à l’avenir.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié à l’objectif mondial 19 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

Pour atteindre l’objectif mentionné en rubrique, les gouvernements et les intervenants à l’échelle du Canada doivent travailler ensemble afin de déterminer les principales vulnérabilités des systèmes écologiques et de la biodiversité face aux changements climatiques, et de mieux comprendre et faciliter la capacité des principales aires et espèces à s’adapter aux répercussions les plus immédiates. Différentes organisations réalisent actuellement de telles activités. En outre, diverses universités et organisations non gouvernementales déploient des efforts pour évaluer et surveiller l’acidification des océans. Dans le cadre de son Programme des services d’adaptation aux changements climatiques en milieu aquatique (PSACCMA), Pêches et Océans Canada réalise une série d’évaluations à l’échelle des bassins aquatiques qui tiendront compte, entre autres, des répercussions des changements climatiques sur les écosystèmes et les aspects socioéconomiques, ainsi que les implications évidentes pour la diversité biologique. Par l’entremise du Programme d’adaptation aux changements climatiques (PACC), Affaires autochtones et Développement du Nord Canada soutient les collectivités autochtones et nordiques pour qu’elles puissent faire face aux risques et aux défis que posent les répercussions des changements climatiques et qu’elles deviennent plus résilientes. L’initiative Changements forestiers de Forêts Canada, lorsqu’elle sera terminée, comprendra un système de suivi qui permettra de consigner les tendances passées et les prévisions futures liées aux changements forestiers à l’échelle du Canada pour un ensemble d’indicateurs, une trousse d’outils d’adaptation, y compris des cartes, des outils d’aide a la prise de décisions, une synthèse des renseignements et des options d’adaptation, afin de soutenir la gestion forestière dans l’évolution du climat et une évaluation intégrée des répercussions des changements climatiques sur les forêts et le secteur forestier au Canada. Le groupe de travail sur les changements climatiques du Conseil canadien des ministres des forêts a élaboré un ensemble de rapports et de guides afin d’orienter l’adaptation dans le secteur forestier. Ressources naturelles Canada a publié une nouvelle évaluation scientifique, Vivre avec les changements climatiques au Canada – Perspectives des secteurs relatives aux impacts et à l’adaptable, qui comprend un chapitre sur le biodiversité et les aires protégées. Les gouvernements provinciaux et territoriaux prennent des mesures en matière d’adaptation. La Colombie-Britannique, l’Ontario, le Québec et les Territoires ont émis des stratégies d’adaptation autonomes, et d’autres sont en cours de préparation. L’Alberta a évalué les risques et les occasions liés aux changements climatiques et utilise ces renseignements pour prendre des mesures stratégiques. Certaines municipalités font preuve de leadership dans la planification de l’adaptation. Toronto et Vancouver, par exemple, ont des stratégies d’adaptation en place. Il sera important de surveiller, au fil du temps, les changements sur le plan de la biodiversité et d’en faire état à l’aide de différents mécanismes de suivi. On pourra ainsi identifier les tendances négatives afin de créer des mesures d’adaptation, de les mettre en œuvre et d’en évaluer l’efficacité.

Principaux concepts

Capacité d’adaptation : La capacité des systèmes biophysiques et socioéconomiques de s’adapter aux circonstances changeantes de manière permanente.

Mesures d’adaptation : Mesures qui répondent aux changements réels ou éventuels touchant la biodiversité qui sont attribuables aux changements climatiques. Parmi celles-ci, on compte des activités des institutions, des gouvernements, des entreprises ou du public afin de réagir aux répercussions réelles ou prévues.

Vulnérabilité : Le degré auquel un écosystème ou un système socioéconomique (p. ex., une région peuplée) est susceptible aux répercussions négatives des changements climatiques. La vulnérabilité est une fonction de plusieurs facteurs, y compris la nature des répercussions, le degré d’exposition du système, sa sensibilité aux changements et sa résilience, ou sa capacité à absorber les répercussions.

Comment les progrès seront mesurés?

Les indicateurs proposés pour cet objectif se fondent sur la collaboration de toutes les compétences pour qu’elles examinent les progrès et en fassent état. Parmi les rapports en cours ou récemment achevés en lien avec le premier indicateur, il y a les rapports conjoints fédéraux-provinciaux-territoriaux sur l’état et les tendances des écosystèmes. Le second indicateur comporte plusieurs mesures, y compris le nombre et la portée des plans réalisés, ainsi que le nombre et la portée des plans mis en œuvre.

Notes de bas de page

Note 1

Le Registre public des espèces en péril comporte la version finale et la version proposée de plans de rétablissement d’espèces en péril au Canada. On considère un plan de rétablissement final lorsque tous les processus de consultation et d’approbation sont terminés.

Retour à la référence1

Retournez à la table des matières

But B. D’ici 2020, les pressions directes et indirectes de même que les effets cumulatifs sur la biodiversité sont réduits et la production et la consommation des ressources biologiques du Canada sont plus durable.

Objectif 6. D’ici 2020, des progrès continus sont réalisés en matière de gestion durable des forêts du Canada.

Indicateurs :

  • Indicateurs pertinents tirés de l’ensemble existant d’indicateurs figurant dans le cadre des critères et indicateurs du Conseil canadien des ministres des forêts

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

Les forêts sont essentielles au bien-être à long terme des collectivités, de l’économie et de l’environnement au Canada. Parce qu’il est responsable de 9 % des forêts au monde, le Canada s’engage à maintenir ses forêts dans un état sain, et à les gérer de manière durable.

Progrès constant dans le secteur de la gestion durable des forêts est important pour le Canada pour plusieurs raisons. Par exemple, le pays doit s’assurer que les forêts canadiennes continuent de procurer un habitat aux espèces, en plus de différents services écosystémiques, y compris la filtration de l’air et de l’eau et le stockage de carbone, surtout en présence de défis écologiques comme les changements climatiques. Les forêts gérées de manière durable proposent d’importants avantages économiques. En outre, elles sont importantes pour les économies et le gagne-pain des collectivités rurales. Les consommateurs nationaux et internationaux s’attendent de plus en plus à disposer de produits forestiers qui viennent de forêts gérées de manière durable, et notre engagement envers la gestion durable des forêts permet le Canada d’accéder à des marchés qui seraient autrement inaccessibles. Le Canada a une excellente feuille de route en ce qui a trait à une gestion durable de ses forêts. Il doit poursuivre dans la même veine pour tirer profit de l’ensemble des avantages économiques, environnementaux et sociaux qu’offrent les forêts.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié aux objectifs mondiaux 4, 5 et 7 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

À titre de chef de file mondial dans le domaine de la gestion forestière, le Canada a pris des mesures importantes pour faire la promotion de la gestion durable des forêts, et continuera de le faire. Le gouvernement fédéral a investi grandement dans des programmes qui jettent les bases d’un avenir plus écologique et durable pour le secteur forestier. Il continuera d’appuyer le lancement de technologies transformatrices. Les provinces et territoires, qui sont principalement responsables de la gestion des forêts canadiennes, y compris la récolte et la régénération, prennent des mesures permanentes pour renforcer les pratiques et les règlements en matière de gestion. Chaque province et territoire définit le nombre de coupes annuelles permises selon le taux de croissance durable d’une zone forestière, tout en tenant compte des facteurs économiques, sociaux et écologiques, y compris la biodiversité. Le gouvernement fédéral et d’autres intervenants continueront de fournir le savoir scientifique, afin de gérer les risques et de minimiser l’incidence de l’exploitation des ressources forestières, y compris en créant un Inventaire forestier national qui intègre de nouvelles données économiques et biophysiques sur les forêts canadiennes. Ces mesures et d’autres mesures permettront au Canada de réaliser des progrès en matière de gestion durable des forêts d’ici 2020.

Principaux concepts

Gestion durable des forêts : Gestion axée sur le maintien et l’amélioration de la santé à long terme des écosystèmes forestiers dans l’intérêt du vivant, tout en permettant d’offrir aux générations d’aujourd’hui et de demain des bénéfices environnementaux, économiques, sociaux et culturels (Conseil canadien des ministres des Forêts, 2008).

Comment les progrès seront mesurés?

Le Canada est en bonne position pour faire état de progrès sur le plan de la gestion durable des forêts, grâce à un cadre scientifique complet d’indicateurs qui reçoit le vaste appui d’intervenants canadiens et qui est étroitement harmonisé avec les cadres internationaux d’indicateurs servant à mesurer les progrès en matière de gestion durable des forêts.

On utilise le cadre national des critères et indicateurs de la gestion durable des forêts afin de produire des rapports nationaux et internationaux. Il comprend 6 critères et 46 indicateurs qui décrivent une gamme de valeurs environnementales, économiques, sociales et culturelles. Aucun indicateur unique ne peut décrire avec exactitude les progrès réalisés sur le plan de la durabilité. Grâce au cadre, Forêts Canada fait actuellement état de plusieurs indicateurs pour les critères « biodiversité » et « état et productivité de l’écosystème », ainsi que d’autres associés à l’utilisation durable des ressources forestières. En utilisant les critères et le cadre des indicateurs du CCMF pour faire état des progrès réalisés pour atteindre cet objectif, le Canada verra son fardeau réduit. En outre, on constatera une hausse de l’uniformité des données parmi un certain nombre de rapports. Pour des informations à jour veuillez consultez le Rapport sur l'état des forêts au Canada, 2017.

Haut de la page

Objectif 7. D’ici 2020, les paysages exploités agricoles fournissent un niveau stable ou amélioré de biodiversité et de capacité d’habitat.

Indicateurs :

  • Capacité d’habitat faunique des terres agricoles
  • Planification de ferme agroenvironnementale sur des terres agricoles

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

La production agricole bénéficie des services écosystémiques assurés par la biodiversité, comme le cycle nutritif, la formation du sol, la purification de l’eau et la pollinisation. Du même coup, les paysages agricoles fonctionnels peuvent appuyer la biodiversité, en proposant un habitat important aux espèces sauvages canadiennes. Les régions agricoles au pays comportent souvent plusieurs types différents de paysages, y compris les terres cultivées, les pâturages, les surfaces en herbe, les forêts, les terres humides et les plans d’eau, dont plusieurs aires naturelles non perturbées. Au cours des 20 dernières années, on a observé une baisse de la capacité des terres agricoles à soutenir les besoins des espèces en matière d’habitat. Cette situation est principalement attribuable à la conversion d’aires naturelles en terres cultivées et à l’intensification des récoltes des terres agricoles existantes, en plus d’un risque accru de contamination des éléments nutritifs. Le fait d’améliorer la biodiversité sur les terres agricoles est essentiel pour assurer la durabilité des systèmes naturels, maintenir la qualité et la quantité de l’eau, soutenir les agents pollinisateurs, améliorer l’habitat des espèces sauvages et la connectivité, et permettre aux écosystèmes agricoles de mieux récupérer après un stress environnemental, comme une sécheresse, et de s’y adapter.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié aux objectifs mondiaux 5 et 7 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

Pour atteindre l’objectif mentionné en rubrique, il faudra améliorer constamment la gestion des paysages agricoles à différents niveaux. À l'échelle de la ferme, le fermier canadien peut mettre en œuvre des pratiques qui accroissent la diversité, comme la plantation de brise-vents et l'utilisation de zones tampons riveraines. Il peut également introduire des pratiques comme la rotation des cultures, la culture en bandes et l'agrosylviculture. Ces options peuvent aussi avoir des effets positifs sur la production.  Les gouvernements municipaux et provinciaux peuvent influer sur la biodiversité en planifiant l’utilisation des sols dans le paysage agricole, tout en réagissant aux pressions exercées par la conversion des terres agricoles, la prolifération urbaine, le transport, l’industrie et d’autres usages dans ces paysages ayant des effets sur la biodiversité. Le gouvernement fédéral peut continuer à faire la promotion de la conservation de la biodiversité et à offrir de meilleures possibilités aux agriculteurs et à l’ensemble de la population canadienne grâce à la recherche et à l’innovation dans le domaine de l’agriculture. De même, l’industrie peut continuer de créer et de mettre en valeur des technologies et pratiques agroenvironnementales qui appuient la productivité et la biodiversité, comme les pratiques reconnues par le prix annuel d’intendance environnementale remis par la Canadien Cattlemen Association.

Principaux concepts

Paysages agricoles fonctionnels : Terres servant pour les récoltes, les pâturages et l’élevage du bétail; terres non cultivées adjacentes qui appuient d’autres végétations et la faune; l’atmosphère, les terres sous-jacentes, l’eau souterraine et les réseaux de drainage qui y sont associés.

Comment les progrès seront mesurés?

Le premier indicateur sur la Capacité d'habitat faunique des terres agricoles permet d'évaluer les grandes tendances relatives à la capacité des terres agricoles canadiennes à fournir un habitat adéquat aux populations de plusieurs espèces de vertébrés terrestres. Il ne porte pas sur la flore, le sol ni les invertébrés. On tire les données de cet indicateur du Recensement de l’agriculture du Canada. Les utilisations du sol autres qu’à des fins agricoles (soit les régions qui ne sont pas visées par ce recensement), comme les forêts et les régions urbaines, ne sont pas comprises. Le second indicateur comprend le pourcentage de fermes, au Canada, qui disposent d’un Plan agroenvironnemental officiel écrit, ainsi que le pourcentage de fermes qui ont des plans en cours d’élaboration.

Haut de la page

Objectif 8. D’ici 2020, toute forme d’aquaculture au Canada est gérée dans le cadre d’un régime scientifique qui préconise l’utilisation durable des ressources aquatiques (y compris les ressources marines, celles d’eau douce et terrestre) par des moyens qui conservent la biodiversité.

Indicateur :

  • La mesure selon laquelle l’aquaculture est gérée en vertu d’un cadre réglementaire environnemental scientifique

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

Par aquaculture, on entend la culture d’espèces aquatiques, habituellement à des fins de commercialisation, de transformation, de vente et de consommation. Au Canada, l’aquaculture commerciale représente près de 30 % de la valeur totale de la production de poissons et de fruits de mer au Canada. Le saumon est la principale espèce élevée au Canada, soit 70 % de la production totale. On trouve des activités d’aquaculture dans toutes les provinces canadiennes ainsi qu’au Yukon. L’aquaculture au Canada représente plus de 2 milliards de dollars de l’activité économique nationale. Le Canada est en bonne position pour tirer profit de l’aquaculture durable. Une gestion permanente active et adaptée aux besoins s’avère essentielle pour assurer la santé des écosystèmes dans lesquels les activités d’aquaculture sont réalisées. En raison de sa ligne de côte la plus longue au monde et des ressources d’eau marine et douce abondantes, le Canada a la réputation d’offrir des poissons et fruits de mer sécuritaires et de qualité élevée produits d’une manière respectueuse de l’environnement. Les répercussions sur l’environnement sont atténuées grâce à des mesures de gestion et à des règlements s’appuyant sur des données scientifiques sur l’aquaculture afin d’encourager une industrie durable et novatrice concurrentielle à l’échelle mondiale.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié aux objectifs mondiaux 4 et 7 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

Au Canada, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux se partagent la responsabilité de la gestion de l’aquaculture. Parmi les initiatives actuelles, mentionnons la réforme réglementaire, afin d’accroître la transparence et la coordination chez les partenaires chargés de la réglementation. Dans ce contexte, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux collaborent avec l’industrie, les collectivités et groupes autochtones et d’autres intervenants afin de faire avancer la gestion durable de l’aquaculture. En outre, l’Initiative nationale pour les plans d’action stratégiques en aquaculture propose une vision stratégique complète pour l’industrie, exigeant que tous les principaux intervenants agissent. Afin d’orienter les progrès sur le plan de l’aquaculture durable au Canada, on a déterminé, dans cette initiative, que l’objectif de protection de l’environnement était de maintenir des écosystèmes aquatiques sains et productifs comme condition de l’expansion de l’aquaculture. Pêches et Océans Canada rend publics des renseignements sur la durabilité du secteur et le régime de gestion de l’environnement en vertu de la Loi sur les pêches. Au moyen de son site Web, Pêches et Océans Canada fait le compte rendu des activités scientifiques en matière d’aquaculture, des résultats de recherche et des conseils approuvés par les pairs liés à l'aquaculture durable.

Principaux concepts

Ressources aquatiques : Animaux et plantes d’eau douce et marine, ainsi que leur habitat.

Zones consacrées à l’aquaculture : Zones et lieux, comme des étangs et des lacs d’eau douce, des baies, des installations de recyclage, des installations d’aquaculture terrestres et des océans ouverts où on élève des organismes aquatiques, y compris des poissons, des mollusques et des crustacés ainsi que des plantes aquatiques.

Utilisation durable : L’utilisation des éléments constitutifs de la diversité biologique d’une manière et à un rythme qui n’entraînent pas leur appauvrissement à long terme, et sauvegardent ainsi leur potentiel pour satisfaire les besoins et les aspirations des générations présentes et futures (Convention sur la diversité biologique).

Comment les progrès seront mesurés?

Le cadre réglementaire de la Loi sur les pêches établit les normes et les exigences de durabilité environnementale pour appuyer l’utilisation durable des ressources aquatiques du Canada. L’indicateur proposé pour cet objectif décrit comment la gestion de l’aquaculture, intégrant des conseils scientifiques, réduit les pressions directes et indirectes sur la biodiversité et appuie l’utilisation durable des ressources aquatiques du Canada. Le fait de s’assurer que les exploitants en aquaculture respectent les normes et les exigences de la Loi sur les pêches aide à protéger l’environnement aquatique du Canada et permet de veiller à ce que les ressources soient disponibles au profit des générations futures. L’indicateur Gestion de l'aquaculture canadienne, qui fait partie du programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement, mesure les niveaux de conformité des exploitants de sites aquacoles avec les règlements environnementaux adoptés en vertu de la Loi sur les pêches. L’approche quant à la production de rapports sur les progrès est adaptative et fait principalement par l’entremise de l’initiative d’établissement de rapports publics en matière d’aquaculture de Pêches et Océans Canada  dans le cadre du programme d’aquaculture durable. L’indicateur est signalé dans le programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement et dans le Rapport d'étape de 2015 sur la Stratégie fédérale de développement durable sur la cible 5.2.

Haut de la page

Objectif 9. D’ici 2020, tous les stocks de poissons et d’invertébrés et toutes les plantes aquatiques sont gérés et récoltés de manière durable, légale et en appliquant des approches fondées sur les écosystèmes.

Indicateurs :

  • État des principaux stocks de poissons
  • Pratiques de pêche durables

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

Les pêches au Canada proposent une variété d’avantages socioéconomiques, comme la subsistance, des emplois, des loisirs et un accès à des aliments traditionnels. Cependant, les pratiques de pêche non durables nuisent à la biodiversité et au bien-être à long terme des pêches. Afin qu’on puisse jouir, à l’avenir, de tels avantages et assurer la durabilité économique des pêches commerciales, sportives et autochtones, il faut protéger les écosystèmes sains et en faire la promotion en évitant toute pratique de pêche destructive, en gérant les prises accessoires, en rétablissant les stocks épuisés et en empêchant la surpêche.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est l lié à l’objectif mondial 6 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

Le Canada prend des mesures pour assurer la durabilité à long terme des pêches gérées à l’échelle nationale, en créant et en mettant en œuvre des plans complets de gestion des pêches qui sont appuyés par de nouveaux outils et politiques, la surveillance, les meilleures données scientifiques existantes et des activités de conformité et d’application de la loi. Parmi les nouveaux outils et politiques, on compte ceux élaborés dans le cadre du Cadre pour la pêche durable (CPD), qui propose un cadre stratégique général de gestion durable de la pêche au Canada à l’aide de données scientifiques. Le Cadre pour la pêche durable est un cadre adaptatif. On y ajoutera de nouveaux outils et politiques au fil du temps afin d’assurer l’utilisation durable des pêches et d’adopter graduellement une approche de gestion écosystémique de toutes les activités de pêche exigeant un permis ou gérées par le Canada, y compris celles réalisées à l’extérieur de la zone économique exclusive du Canada. On pourra ainsi s’assurer que la surpêche est évitée, que des plans et mesures de rétablissement sont en place pour toutes les espèces épuisées, que les pêches n’ont pas d’effets négatifs sur les espèces menacées et les écosystèmes vulnérables, et que les répercussions de la pêche sur les stocks, les espèces et les écosystèmes respectent les limites écologiques sécuritaires. On mesurera les progrès en fonction de la liste nationale de contrôle des pêches.

Principaux concepts

Stocks de poissons et d’invertébrés et plantes aquatiques : Principaux stocks gérés par Pêches et Océans Canada (dans l’ensemble, cela comprend les stocks dont la valeur au débarquement annuelle est supérieure à 1 million de dollars ou le poids de débarquement annuel est supérieur à 2000 tonnes).

Approche écosystémique (pour la gestion des pêches) : Approche de gestion selon laquelle des décisions quant à la gestion des pêches sont prises en prenant en considération l’incidence des pêches sur les espèces cibles, ainsi que sur les espèces non ciblées, les habitats observés dans les fonds marins, et les écosystèmes dans lesquels ces espèces évoluent. Grâce à cette approche, on encourage aussi la prise de décisions de gestion qui tiennent compte des changements sur le plan écosystémique qui pourraient toucher les espèces pêchées. Cela comprend les effets du climat et des changements climatiques, ainsi que les interactions des stocks de poissons ciblés avec les prédateurs, les compétiteurs et les proies. Dans l’approche écosystémique, les décisions en matière de gestion des pêches tiennent compte des besoins et des préoccupations des gens qui dépendent de l’écosystème et qui interagissent avec celui-ci.

Comment les progrès seront mesurés?

Les deux indicateurs pour l’objectif mentionné en rubrique sont actuellement visés par l’initiative des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement (ICDE). Le premier, État des principaux stocks de poissons, fait état de la classification de 155 principaux stocks de poissons parmi les catégories « zone saine », « zone de prudence » et « zone critique ». Il ne comporte pas d’information sur les plantes aquatiques; le second, Pratiques de pêche durables, se fonde sur le nombre de poissons pêchés provenant des principaux stocks en fonction des niveaux approuvés.

Haut de la page

Objectif 10. D’ici 2020, les niveaux de pollution dans les eaux canadiennes, y compris la pollution provenant d’un excès d’éléments nutritifs, sont réduits ou maintenus à des niveaux qui permettent des écosystèmes aquatiques sains.

Indicateurs :

  • Concentrations de phosphore dans les Grands Lacs
  • Concentrations de phosphore dans le fleuve Saint-Laurent
  • Qualité de l’eau douce régionale dans les rivières canadiennes
  • Modification de l’indicateur de qualité de l’eau douce nationale au fil du temps

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

La qualité de l'eau varie considérablement à l'échelle du Canada en raison de la géographie diverse du pays et des différentes façons dont les peuples ont exploité les terres autour des rivières et des lacs ainsi que sur les côtes. Au Canada, l'eau souterraine et de surface est généralement saine, mais elle est parfois polluée à l'échelle locale ou régionale. La qualité de l'eau est importante pour assurer le maintien d'écosystèmes sains dans les lacs, les rivières et les milieux marins. L'eau saine offre un habitat essentiel aux plantes et animaux aquatiques, appuie de nombreuses utilisations commerciales et industrielles en plus d'être au cœur de nombreuses activités récréatives.

La pollution entre dans les plans d'eau de plusieurs façons, y compris les rejets industriels et municipaux, les eaux de ruissellement, les déversements et le dépôt de polluants atmosphériques. Certains éléments nutritifs sont importants pour la santé de l'écosystème aquatique, mais ils peuvent devenir des polluants à des concentrations élevées.  Par exemple, le phosphore est un élément nutritif essentiel à la croissance des plantes et des algues, ainsi qu'un régulateur clé de l'ensemble de la productivité des écosystèmes aquatiques continentaux et des bassins hydrographiques côtiers, mais des teneurs élevées peuvent nuire à la santé des écosystèmes d'eau douce, et avoir des répercussions négatives sur les poissons et autres espèces sauvages, la qualité de l'eau potable, la sécurité des activités de natation ainsi que l'apparence des lacs. Dans les lacs et les rivières où la teneur en phosphore est élevée, on constate une eutrophisation accélérée et la croissance de plantes aquatiques et d’algues. Cela peut se produire lorsque des substances artificielles ou naturelles, comme des nitrates et des phosphates provenant de sources diverses, comme des détergents et des engrais, sont déversées dans des systèmes aquatiques. Au Canada, entre 1990 et 2006, la teneur en phosphore a augmenté dans plus de 20 % des plans d’eau dans lesquels on a prélevé des échantillons, y compris certains Grands Lacs où, il y a 20 ans, des règlements ont réussi à réduire l’ajout d’éléments nutritifs. Au cours des dernières années, on a observé une prolifération importante d’algues dans le lac Winnipeg et le lac Simcoe. En outre, on a observé la prolifération de cyanobactéries dans les lacs de l’Est du Canada. On constate aussi une réapparition du problème dans les lacs Ontario et Érié, ainsi que dans d’autres plans d’eau au Canada. Il faut agir dès maintenant, car il peut y avoir un écart important entre l'adoption de pratiques améliorées et une réduction de l'eutrophisation, attribuable au fait que les sols peuvent emmagasiner du phosphore et d'autres polluants potentiels pendant des décennies. En plus de mettre en place les conditions requises pour appuyer la biodiversité aquatique, il faut protéger les sources d’eau canadiennes des polluants excessifs afin d’assurer la prestation des services écosystémiques essentiels dont dépendent les gens, tout particulièrement de l’eau propre et sécuritaire à des fins d’utilisation personnelle, ainsi que pour plusieurs activités sociales et économiques.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié à l’objectif mondial 8 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

Pour atteindre l’objectif mentionné en rubrique, il faut coordonner les efforts afin de comprendre quelles sont les sources multiples, et réagir à la pollution des plans d’eau. Il faut aussi assurer une coordination bilatérale entre le Canada et les États-Unis, car la pollution et l’eutrophisation de certains cours d’eau canadiens sont grandement influencées par les pratiques américaines. Cet objectif vise à réduire les niveaux de pollution, y compris la pollution attribuable aux éléments nutritifs excessifs, afin de protéger et d’améliorer la qualité de l’eau pour qu’elle soit propre et sécuritaire pour l’ensemble de la population canadienne, et qu’elle appuie les écosystèmes sains.

Principaux concepts

Eutrophisation (ou hypertrophisation) : Aussi désignée par le terme enrichissement en matières nutritives, l’eutrophisation est le résultat de grandes quantités d’éléments nutritifs rejetés dans un plan d’eau, ce qui entraîne une croissance excessive de plantes aquatiques. Au fil du temps, la croissance excessive de plantes peut transformer un lac en un marais qui deviendra, à son tour, une terre. Plus souvent, le phosphore a un effet plus important sur l’eutrophisation, car il a tendance à se limiter aux plans d’eau douce. Cependant, certains milieux manquent d’azote et sont davantage touchés par des teneurs changeantes en azote. Cependant, le rejet d’éléments nutritifs attribuable à l’activité humaine, comme les engrais utilisés en agriculture et sur les pelouses, peut accélérer le processus d’eutrophisation. Cette transition rapide n'est pas bénéfique pour les poissons et les autres organismes qui vivent dans les lacs et qui font face à des niveaux d'oxygène réduits en raison de la décomposition de plantes, ainsi qu'à des changements sur le plan de la biodiversité et de l'abondance des espèces.

Comment les progrès seront mesurés?

Tous les indicateurs proposés pour cet objectif sont actuellement visés par l’initiative des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement (ICDE). Le premier indicateur compare les teneurs en phosphore totales moyennes dans les quatre Grands Lacs canadiens aux objectifs de qualité de l’eau afin de déterminer la teneur en phosphore dans les eaux du large de chaque lac. Le second indicateur indique à quelle fréquence les teneurs en phosphore dépassent les lignes directrices du Québec en matière de qualité de l’eau afin de protéger la vie aquatique dans le fleuve Saint-Laurent. Les troisième et quatrième indicateurs offrent un aperçu régional de la qualité de l'eau douce et un aperçu national de la qualité de l'eau douce au Canada d'après l'indice de la qualité des eaux du Conseil canadien des ministres de l'environnement.

Haut de la page

Objectif 11. D’ici 2020, les voies d’invasion des espèces exotiques envahissantes sont identifiées, et des plans d’intervention ou de gestion fondés sur les risques sont en place dans le cas des voies d’invasion et des espèces prioritaires.

Indicateurs :

  • Nombre de nouvelles espèces exotiques envahissantes connues au Canada, par situation réglementaire fédérale
  • Pourcentage d’espèces exotiques envahissantes réglementées par le gouvernement fédéral qui ne sont pas établies au Canada
  • Nombre de plans d’intervention ou de gestion en place

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

Selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), les espèces exotiques envahissantes (EEE) représentent la menace la plus importante à la biodiversité, après la perte de l’habitat. Un nombre croissant d’espèces envahissantes arrivent au Canada, créant ainsi des conséquences écologiques et socioéconomiques graves. Au Canada, les espèces exotiques envahissantes représentent au moins 27 % de toutes les plantes vasculaires, 181 insectes, 24 oiseaux, 26 mammifères, 2 reptiles, 4 amphibiens, plusieurs champignons et mollusques, 55 poissons d’eau douce et un nombre inconnu d’espèces qui n’ont pas encore été décelées. Il nous faut accroître notre compréhension des moyens par lesquels ces espèces arrivent au Canada, et prendre des mesures pour empêcher leur entrée, en plus d’atténuer leur incidence lorsqu’elles s’établissent au pays.

Les espèces exotiques envahissantes sont des espèces nuisibles de plantes, d’animaux et de microorganismes qui se sont établies dans des milieux autres que leur aire de répartition naturelle antérieure ou actuelle, et dont l’introduction ou la propagation menace l’environnement, l’économie ou la société. Parmi les exemples les plus connus au Canada, il y a la maladie hollandaise de l’orme, le crabe vert, la moule zébrée et l’agrile du frêne. Puisque les espèces exotiques envahissantes n’ont pas d’ennemis naturels dans le nouvel environnement, leur population augmente sans frein et cause d’importants dommages à l’habitat et aux sources de nourriture des espèces indigènes. Dans le même ordre d’idées, les espèces exotiques envahissantes peuvent avoir des répercussions sur les économies et collectivités régionales dont la survie dépend des écosystèmes et espèces touchées.

Les espèces exotiques envahissantes sont introduites par l’activité humaine, de façon intentionnelle ou non, par des voies aériennes, terrestres ou aquatiques. Pour lutter contre les espèces envahissantes, il faut déterminer la voie d’entrée – c’est-à-dire la route empruntée pour envahir de nouvelles régions – et la bloquer. Il arrive souvent que les Espèces exotiques envahissantes se trouvent sur des biens importés, comme des fruits, qu’elles soient des passagers clandestins durant le transport ou dans la cale de navires, ou qu’elles soient des maladies de la faune. Cet objectif concernant les espèces exotiques envahissantes et la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes ont pour but principal d’empêcher l’introduction et l’établissement de telles espèces à l’avenir.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié à l’objectif mondial 9 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

Pour atteindre l’objectif mentionné en rubrique, il faut coordonner les efforts nationaux et régionaux actuellement déployés pour comprendre l’entrée des espèces exotiques et y réagir, en plus de tabler sur ceux-ci. Il serait aussi important de tirer profit des mécanismes de surveillance et de déclaration fédéraux, provinciaux et territoriaux afin de suivre l’élaboration des réponses et leur efficacité. En 2004, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont lancé la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes. Un ensemble de mesures législatives et réglementaires appuient la Stratégie, dont la Loi sur la protection des végétaux, la Loi sur les semences, la Loi sur la santé des animaux, la Loi sur les produits antiparasitaires, la Loi sur la marine marchande du Canada, la Loi sur les pêches, la Loi sur la protection d’espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation de leur commerce international et interprovincial et autres. Des mesures et lois provinciales sont aussi en place. Cette stratégie a pour objectif de minimiser le risque que posent les espèces exotiques envahissantes pour l’environnement, l’économie et la société. Parmi les principaux éléments de la Stratégie, il y a la collaboration entre les gouvernements fédéral et provinciaux participants. Les gouvernements autochtones, les municipalités et d’autres intervenants sont donc des joueurs importants afin de surmonter les défis que posent les espèces exotiques envahissantes. Par exemple, des conseils chargés des espèces exotiques envahissantes, qui ont été créés dans 11 des 13 provinces, et territoire sont des organismes regroupant de multiples intervenants qui jouent un rôle important, en collaboration avec leurs partenaires, pour mettre en œuvre les priorités de la Stratégie, plus particulièrement en ce qui a trait à l’élaboration de priorités régionales et à la prise de mesures locales pour lutter contre les espèces exotiques envahissantes.

Principaux concepts

Établissement : Processus par lequel une espèce exotique dans un nouvel habitat produit avec succès une progéniture viable avec la probabilité d’une survie continue.

Espèces exotiques envahissantes : Espèce exotique dont l’introduction ou la propagation menace la diversité biologique, les écosystèmes, les économies ou la santé humaine.

Introduction : Déplacement, par l’homme, indirectement ou directement, d’une espèce exotique hors de son aire de répartition naturelle (passée ou présente). Ce déplacement peut s’opérer soit à l’intérieur d’un pays, soit entre des pays ou des zones situées en dehors d’une compétence nationale.

Voie d’entrée : Tout moyen permettant l’entrée ou la propagation d’un organisme nuisible.

Organisme nuisible : Toute espèce, toute souche ou tout biotype de plante, d’animal ou d’agent pathogène nuisible aux végétaux ou les produits végétaux.

Espèces prioritaires : Espèces ayant d’importantes répercussions sur la biodiversité, présentant un degré élevé de risque et pouvant être traitées de manière rentable.

Voie d’entrée prioritaire : Voies d’entrée ayant d’importantes répercussions sur la biodiversité, présentant un degré élevé de risque et pouvant être traitées de manière rentable.

Comment les progrès seront mesurés?

Les deux premiers indicateurs pour cet objectif font partie des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement (ICDE), qui proposent des données et de l’information afin de faire le suivi du rendement du Canada en ce qui a trait à des enjeux clés sur le plan de la durabilité de l’environnement. Ils font partie des indicateurs sur les Espèces exotiques envahissantes au Canada.

Le nombre de nouvelles espèces exotiques envahissantes connues comprend toutes les espèces exotiques envahissantes  étrangères (qu’elles soient réglementées ou non par le gouvernement fédéral) dont on a déterminé l’établissement au Canada, chaque année suivant la date de référence de janvier 2012. On indique le type (réglementé, non réglementé et inconnu), ainsi que le nom de la voie d’entrée empruntée pour entrer au Canada, si on la connaît.

Le pourcentage d’espèces exotiques envahissantes étrangères réglementées par le gouvernement fédéral qui ne sont pas établies au Canada fait état du nombre d’espèces exotiques envahissantes étrangères réglementées qui ne sont pas établies au Canada sous forme de pourcentage du nombre total d’espèces exotiques envahissantes étrangères réglementées dès le début de l’année. Cet indicateur permet de voir si on a réussi à empêcher des espèces exotiques envahissantes étrangères réglementées à s’établir au Canada.

L’indicateur du nombre de plans d’intervention ou de gestion vise à cerner des mesures confirmées spécifiques à prendre (p. ex. réglementation, éducation, mesures de contrôle/d’éradication) au niveau fédéral, provincial ou territorial. Cela pourrait comprendre des plans élaborés en partenariat avec d’autres niveaux de gouvernement ou des organisations non gouvernementales.

Les données servant à faire état des deux premiers indicateurs se fondent sur les activités de collecte de données existantes, les connaissances et les réseaux. On recueille les données auprès des ministères et organismes prenant part à la réglementation, identifiant les espèces exotiques envahissantes et faisant des recherches sur celles-ci. Les données des deux indicateurs sont ajoutées à une base de données qui sera mise à jour, chaque année, par chaque ministère participant.

Haut de la page

Objectif 12. D'ici 2020, l'utilisation coutumière des ressources renouvelables par les peuples autochtones est maintenue, de manière compatible avec leur conservation et leur utilisation durable.

Indicateurs :

  • Nombre de ménages participant à des activités traditionnelles
  • Consommation d'aliments traditionnels
  • Études de cas illustrant l'utilisation coutumière des ressources biologiques

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

Depuis des milliers d'années, les peuples autochtones au Canada dépendent des terres et des eaux ainsi que des ressources que fournissent des écosystèmes sains afin de répondre à leurs besoins physiques, sociaux, culturels et spirituels. De nombreux peuples autochtones continuent d'avoir une relation culturelle intime avec le paysage et les ressources découlant des terres et des eaux. L'utilisation coutumière des ressources biologiques, y compris les activités telles que la chasse, la pêche, le piégeage et la cueillette, est un élément important de cette relation. Cette utilisation coutumière des ressources biologiques peut être pratiquée par les collectivités autochtones en vertu de leurs pouvoirs législatifs concernant leurs ressources. Les collectivités qui ont des droits ancestraux et issus de traités à cet effet peuvent aussi exercer ces pratiques. Les droits ancestraux et issus de traités sont reconnus et affirmés à article 35 de la Constitution du Canada.

Au Canada, il existe 26 traités modernes qui portent notamment sur le rôle des signataires de ces traités à l'égard de la gestion des terres, l'exploitation et la gestion des ressources fauniques, l'établissement et la gestion de parcs nationaux et d'aires de conservation, ainsi que la conservation et l'exploitation des ressources naturelles.  Ces traités modernes couvrent plus de la moitié de la masse terrestre du Canada.

Des ententes entre les gouvernements et les peuples autochtones ont mené à la création de régimes de gestion coopérative de la faune. De nombreuses collectivités autochtones détiennent certains pouvoirs de gestion liés à l'utilisation des terres octroyées par des ententes et des réserves et à la gestion des ressources sur ces terres. Grâce à des ententes de coopération négociées, les peuples autochtones assument une responsabilité accrue quant à la gestion des ressources biologiques.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié à l’objectif mondial 18 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

L'utilisation coutumière des ressources biologiques par les peuples autochtones est une façon de promouvoir et d'appliquer les connaissances traditionnelles autochtones. Pour atteindre cet objectif, il faut appliquer les connaissances traditionnelles et des processus conduits par les collectivités, afin d'autoriser et d'appuyer, lorsque possible, des activités coutumières continues qui sont compatibles avec la conservation et l'utilisation durable des ressources biologiques.

La détermination des meilleures pratiques, l'application des connaissances traditionnelles autochtones et l'élaboration de directives locales par les collectivités autochtones pour l'utilisation durable de la biodiversité peuvent aussi être bénéfiques pour la planification, la mise en œuvre et la gestion de la biodiversité. Cela peut mener au renforcement des capacités, à des outils et à des réseaux pratiques à l'appui de la conservation dirigée par les collectivités et de l'utilisation durable de la biodiversité à l'échelle locale.

Comment les progrès seront mesurés?

Les données sur le nombre de ménages autochtones participant à des activités traditionnelles, y compris la chasse, la pêche, le piégeage et la cueillette de plantes sauvages, sont disponibles par l'entremise de l'Enquête auprès des peuples autochtones menée par Statistique Canada. Les données sur la consommation d'aliments traditionnels proviennent des enquêtes régionales sur la santé des Premières nations et d'autres études menées par des organisations autochtones de même que de l'Étude sur l'alimentation, la nutrition et l'environnement des Premières nations. Des études de cas illustrant l'utilisation coutumière des ressources biologiques par les peuples autochtones seront recueillies en collaboration avec les organisations autochtones.

Haut de la page

Objectif 13. D’ici 2020, des mécanismes novateurs visant à favoriser la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité sont élaborés et mis en application.

Indicateur :

  • Études de cas illustrant la conservation ou l’utilisation durable de la biodiversité par l’entremise de mécanismes novateurs dans des secteurs et régions à l’échelle du Canada

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

La biodiversité produit et appuie plusieurs services écosystémiques qui procurent un nombre énorme d’avantages sociaux et économiques à la population canadienne. Pour réussir à protéger la biodiversité, il faut étudier et mettre en application une gamme de stratégies et d’outils la plus complète possible. En outre, il faut tirer profit de l’innovation, élargir les partenariats existants et en créer de nouveaux. Les approches de collaboration en matière de gestion écosystémique et des ressources gagnent en popularité. De plus, elles favorisent la constitution de réseaux sociaux plus solides et la découverte de solutions durables. À l’échelle mondiale, on déploie davantage d’efforts pour utiliser les incitatifs économiques, institutionnels et juridiques afin de promouvoir la conservation et le respect de la biodiversité. Par exemple, les instruments économiques peuvent encourager l’adoption de pratiques respectueuses de l’environnement, favoriser la technologie verte et l’innovation, et décourager le gaspillage des ressources et l’inefficacité, sans nuire à la concurrentialité. De plus, ils peuvent être appliqués dans plusieurs contextes écosystémiques, des terres à bois privées et des ranchs aux forêts publiques et aux quartiers urbains. On pourrait réaliser beaucoup de choses en s’inspirant des réussites antérieures, en appliquant les mesures existantes de nouvelles façons et en intégrant les éléments de la biodiversité au processus décisionnel quotidien dans tous les secteurs.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié aux objectifs mondiaux 3 et 4 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

Le Canada a déjà une bonne feuille de route quant à l’innovation. Il existe plusieurs exemples illustrant la collaboration des Canadiens pour agrandir la boîte à outils en matière de conservation. Au Canada, on a déjà adopté des mesures pour protéger les terres sensibles sur le plan écologique, allant au-delà de la simple acquisition. Par exemple, le gouvernement fédéral et certains gouvernements provinciaux proposent des incitatifs fiscaux concernant le don de terres, dans le cadre d’initiatives comme le Programme des dons écologiques. En Saskatchewan, Canards Illimités a dirigé une vente aux enchères inversée novatrice afin de rémunérer les propriétaires fonciers qui ont rétabli des terres humides dans leurs champs et prairies. C’est un mécanisme visant à rétablir 56 000 hectares de terres humides sur une période de 20 ans. Un groupe d’organisations non gouvernementales et d’entreprises forestières ont collaboré pour créer l’Entente sur la forêt boréale canadienne. Certaines initiatives, comme les programmes de certification indépendants, peuvent aider à créer des marchés pour des produits respectueux de la biodiversité. Certaines entreprises, comme Sobeys et Unilever, ouvrent la voie pour les fabricants et les détaillants à l’écologisation de leur chaîne d’approvisionnement.

Pour atteindre l’objectif mentionné en rubrique, il faut continuer de déployer des efforts, comme ceux décrits ci-dessus, en plus de travailler à supprimer les obstacles à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité, et d’encourager les investissements dans ces activités. Pour déterminer les pratiques exemplaires et appuyer l’atteinte de cet objectif, il faut évaluer l’efficacité de tels mécanismes novateurs en termes d’effets sur l’environnement.

Principaux concepts

Mécanismes novateurs : Nouvel outil ou nouvelle approche pour obtenir des résultats sur le plan de la biodiversité. Un secteur ou tout ordre du gouvernement peut créer ou mettre en application un mécanisme novateur. Parmi les exemples, on compte notamment :

  • de nouveaux partenariats avec de multiples intervenants ou entre les secteurs public et privé;
  • des instruments économiques, comme des subventions, des mesures fiscales ou des paiements pour des services écosystémiques;
  • une incitation commerciale, comme des programmes de certification;
  • des mesures législatives ou réglementaires améliorées, comme des allocations de conservation;
  • des politiques ou programmes, y compris des politiques opérationnelles, conçues pour offrir de nouveaux avantages sur le plan de la biodiversité.

Comment les progrès seront mesurés?

Pour mesurer les progrès relatifs à cet objectif, on peut documenter des exemples canadiens d’approches et d’outils novateurs utilisés pour conserver la biodiversité. On peut tirer des études de cas de différentes sources dans le cadre du processus de production de rapports nationaux du Canada pour la Convention sur la diversité biologique. Les rapports décrivent un groupe représentatif de nouveaux exemples de différents secteurs et régions au Canada, et reconnaissent et célèbrent les réussites.

Retournez à la table des matières

But C. D’ici 2020, les Canadiens ont de l’information adéquate et pertinente relative à la biodiversité et aux services écosystémiques pour appuyer la planification de la conservation et la prise de décision.

Objectif 14. D’ici 2020, la base scientifique relative à la biodiversité est améliorée et le savoir en matière de biodiversité est mieux intégré et plus accessible.

Indicateurs :

  • Réalisation d’une évaluation nationale de la science requise en matière de biodiversité pour répondre aux besoins politiques
  • Nombre de rapports examinés par les pairs rédigés d’ici 2020 qui permettront de répondre aux principaux besoins scientifiques en matière de biodiversité
  • Nombre de programmes de surveillance de la biodiversité offrant des données à un portail Web provincial ou national
  • Nombre de spécimens classés taxonomiquement dans les collections canadiennes qui sont disponibles pour une utilisation scientifique et la proportion de ces spécimens pourvus d’enregistrements numériques

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

L’information est la clé d’une bonne compréhension de la biodiversité. Afin d’accroître notre compréhension des avantages liés aux services écosystémiques et des répercussions de la perte de la biodiversité sur le fonctionnement des écosystèmes et sur la société, il faut disposer d’information sur les valeurs de la biodiversité, les processus écosystémiques, les vulnérabilités, et l’état et les tendances des écosystèmes et espèces au Canada, dans un format auquel les décideurs ont facilement accès.

Nos connaissances sur la biodiversité et les services écosystémiques augmentent grâce aux efforts déployés pour intégrer des données pertinentes de plusieurs perspectives. Pour accroître notre compréhension de l’effet des activités humaines et des pratiques de gestion sur les écosystèmes, il est important d’améliorer la capacité de mesurer et de surveiller la biodiversité.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié à l’objectif mondial  19 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

Les études en cours s’avéreront essentielles pour mieux comprendre la biodiversité. Les percées sur le plan de la détection à distance, des systèmes d’information géographique, de la bioinformatique et de l’utilisation d’Internet proposent des moyens jamais vus de créer et de partager des données, ouvrant la voie à la prochaine génération d’innovations en fait d’accumulation des connaissances. Pour améliorer nos connaissances sur le plan de la biodiversité, il faut tirer profit des avantages que procure l'innovation, permettant d'accroître la collaboration entre les gouvernements, les initiatives s'adressant aux citoyens de la science, les groupes autochtones, les universités et les organisations du secteur privé. Les nouvelles technologies transforment la façon dont les connaissances sont acquises et partagées. En outre, elles simplifient l’intégration des politiques au sein des secteurs et des compétences et parmi ceux-ci. Elles permettent aussi de créer une infrastructure des connaissances avec des fondements scientifiques partagés, des outils d’aide à la décision, des pratiques exemplaires et une gouvernance novatrice. Le processus décisionnel sensible à la biodiversité, qu’il soit local ou national, aura besoin d’une telle infrastructure pour aller de l’avant.

Principaux concepts

Base de données scientifiques à l’appui de la biodiversité/connaissances sur la biodiversité : Toute information traitée pour appuyer le dialogue sur la biodiversité et la gestion des services écosystémiques, ainsi que pour améliorer le processus décisionnel.

Comment les progrès seront mesurés?

Les trois premiers indicateurs proposés pour l’objectif mentionné en rubrique se fondent sur la collaboration de tous les gouvernements pour fournir des données. Pour le quatrième indicateur, les données sur les spécimens des espèces que l’on retrouve au Canada seront recueillies à partir de collections abritées dans des universités, d’importantes collections fédérales, de musées provinciaux et du Musée canadien de la nature.

Haut de la page

Objectif 15. D'ici 2020, les connaissances traditionnelles autochtones sont respectées, promues et, lorsque rendues disponiblse par les peuples autochtones, informent de manière régulière, significative et efficace la prise de décisions en matière de conservation et de gestion de la biodiversité.

Indicateurs :

  • Nombre de mécanismes en place pour que les connaissances traditionnelles autochtones éclairent la prise de décisions
  • Études de cas évaluant l'efficacité des mécanismes en place pour que les connaissances traditionnelles autochtones éclairent la prise de décisions
  • Études de cas illustrant les meilleures pratiques pour promouvoir les connaissances traditionnelles autochtones ou pour les utiliser afin d'éclairer la prise de décisions
  • Tendances de la diversité linguistique et du nombre de personnes qui parlent les langues autochtones

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

Les connaissances traditionnelles autochtones peuvent contribuer de façon importante à la planification de la conservation et à la prise de décisions connexes. Les connaissances traditionnelles autochtones et la science occidentale se complètent dans la façon dont elles sont bénéfiques à la conservation et à la gestion de la diversité biologique au Canada.

La Stratégie canadienne de la biodiversité souligne que : Bon nombre de collectivités, de familles et de personnes sont dépositaires de connaissances traditionnelles utiles à la conservation de la biodiversité et à l'utilisation durable des ressources biologiques. Ces connaissances peuvent porter sur la récolte des ressources, la culture des plantes, l'utilisation d'herbes naturelles et d'autres substances à des fins médicinales et les changements qui se sont produits dans les caractéristiques biologiques et les paysages de leur région. Les connaissances traditionnelles peuvent constituer une base très solide pour élaborer des programmes et des politiques de conservation et d'utilisation durable.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié à l’objectif mondial 18 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

Pour atteindre cet objectif, il faut mener des efforts continus pour accroître la sensibilisation et la compréhension à l'égard de la valeur des connaissances traditionnelles autochtones, assurer la promotion des connaissances traditionnelles autochtones par les peuples autochtones au sein de leurs collectivités ainsi que faciliter la prise en compte des connaissances traditionnelles autochtones dans la gestion de la conservation et la prise de décisions connexes tout en appuyant l'utilisation coutumière des ressources biologiques. De plus, il faut maintenir des relations efficaces entre les peuples autochtones et les autres parties qui participent aux décisions en matière de gestion de la conservation afin de faciliter un échange significatif des connaissances. Les protocoles pertinents pour accéder aux connaissances traditionnelles autochtones doivent être respectés.

Plusieurs mécanismes sont déjà en place pour promouvoir et examiner les connaissances traditionnelles autochtones dans les travaux liés à la biodiversité, notamment les évaluations et le rétablissement des espèces (p. ex. le sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones du COSEPAC, le Conseil autochtone national sur les espèces en péril), la planification et la gestion des parcs, la recherche et le renforcement des capacités, et l'évaluation des répercussions. Les connaissances traditionnelles autochtones ont orienté la prise de décisions dans le cadre d'initiatives individuelles, par exemple le programme de rétablissement du caribou des bois de la population boréale. Des organismes chargés d'aires protégées comme Parcs Canada introduisent les connaissances traditionnelles autochtones dans leurs prises de décision et leur gestion. Par exemple, au Nouveau-Brunswick, le Comité consultatif des Premières nations tient compte des intérêts des collectivités autochtones locales dans sa gestion des parcs nationaux et des lieux historiques nationaux, et par l'entremise de l'interprétation – par exemple à l'aide d'un projet de sentier axé sur les plantes médicinales – une collaboration entre la Première nation de Fort Folly et le Parc national de Fundy. Il faut tirer avantage de ces réussites pour maintenir et, au besoin, améliorer les mécanismes appropriés en plus d'établir des mécanismes additionnels.

Comment les progrès seront mesurés?

Le premier indicateur proposé pour cet objectif exige que les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux définissent les mécanismes actuels en collaboration avec les organisations autochtones. Tous les gouvernements devront faire état des structures de gouvernance existantes qui permettent d'utiliser les connaissances traditionnelles autochtones pour éclairer leur cadre de prise de décision en matière de biodiversité. Des études de cas évaluant l'efficacité des mécanismes existants permettront de compléter le premier indicateur du point de vue qualitatif. Des études de cas illustrant les meilleures pratiques pour promouvoir les connaissances traditionnelles autochtones ou pour les utiliser afin d'éclairer la prise de décisions démontreront les réussites et pourraient servir d'exemple. La diversité linguistique et l'utilisation des langues autochtones sont essentielles pour assurer la conservation et l'utilisation des connaissances traditionnelles autochtones. Les données sur la diversité linguistique des langues autochtones et le nombre de personnes qui les parlent sont disponibles par l'entremise de l'Enquête auprès des peuples autochtones (Statistique Canada) et des enquêtes régionales sur la santé des Premières nations menées par les organisations autochtones.

Haut de la page

Objectif 16. D’ici 2020, le Canada dispose d’un répertoire complet des aires protégées qui comprend les aires de conservation privées.

Indicateurs :

  • Création d’un répertoire centralisé détaillé
  • Nombre et nature des nouveaux éléments ou des nouvelles méthodes intégrés au système de suivi et de rapport pour les aires protégées du Canada

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

Le Canada est un chef de file quant à la protection et à la conservation des espaces naturels. À l’échelle du Canada, on compte des milliers d’aires protégées qui sont gérées par des organisations gouvernementales de différents niveaux, des aires protégées cogérées, des aires protégées privées, des aires protégées qui sont gérées par des organismes de conservation non gouvernementaux, et des aires conservées par les Autochtones et les collectivités locales. Le Conseil canadien des aires écologiques effectue actuellement un suivi du nombre et de la superficie totale des aires protégées fédérales, provinciales et territoriales, ainsi que du nombre et de la portée de certaines aires de conservation privées et cogérées, et en fait état par le moyen du Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC). Les aires protégées mentionnées dans le Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation respectent les critères internationaux. Cependant, cela ne reflète pas totalement la vaste diversité des aires de conservation qui existent à l’échelle du pays et qui s’ajoutent aux aires protégées pour assurer la conservation de la nature. Afin de comprendre les progrès réalisés par le Canada et partager de l’information sur ceux-ci, il faut intégrer les données sur tous les espaces protégés au Canada, y compris les aires protégées par le secteur public et celles appartenant à des propriétaires fonciers privés, ainsi que les autres mesures de conservation adaptées aux régions terrestres et marines.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié aux objectifs mondiaux 11 et 19 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

Il existe un certain nombre de systèmes pour faire le suivi de différentes initiatives de conservation. Pour constituer un inventaire complet, tous les partenaires devront collaborer. Certains territoires, provinces, associations régionales et collectivités disposent de leur propre base de données sur les parcs, les aires protégées et autres terres de conservation. Des organisations de conservation non gouvernementales maintiennent des données sur les aires protégées par le secteur privé. Les données sur les efforts de conservation dans les aires marines sont maintenues dans d’autres bases. En collaborant, ces organisations augmenteront la capacité du Canada à faire état de l’ensemble des efforts de conservation, en contribuant à un inventaire complet d’aires protégées.

Principaux concepts

Aires de conservation privées : Aires appartenant au secteur privé qui sont protégées à perpétuité sur le plan juridique aux fins de la conservation (p. ex., servitudes de conservation). Ces lieux peuvent respecter ou non les critères de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature pour les aires protégées.

Aires protégées : Une superficie géographique clairement définie qui est reconnue, réservée et gérée, par l’entremise de moyens juridiques ou autres afin d’assurer la conservation à long terme de la nature en association avec les services écosystémiques et les valeurs culturelles connexes (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

Espaces protégés : Aires mises à part à des fins de conservation de la biodiversité, que ce soit dans le cadre des efforts du gouvernement, des efforts du secteur privé ou d’efforts de cogestion (voir aussi Aires protégées et Autres mesures efficaces de conservation dans des superficies clairement définies).

Autres mesures efficaces de conservation dans des superficies clairement définies (AMC) : Mesures explicites sur le plan spatial qui sont axées sur la conservation à long terme, qui portent sur les menaces pesant sur la biodiversité et qui proposent un avantage net quant à la conservation, mais qui ne sont pas des aires protégées officiellement désignées. Le Canada participe à des discussions en Canada et à l'étranger portant sur la manière selon laquelle les AMC seront suivies et relatées.

Comment les progrès seront mesurés?

Bien que les données sur la majorité des espaces protégés du Canada soient actuellement accessibles par le moyen du Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRAC), pour pouvoir dresser un portrait complet de la situation, il faut intégrer des données additionnelles sur les aires de conservation qui ne font pas actuellement l’objet de rapports, que ce soit dans une seule base de données ou dans des bases de données séparées, mais reliées. D’ici la date cible, on travaillera à établir un mécanisme de rapport exhaustif sur les espaces protégés au Canada. Le premier indicateur pour cet objectif fera état de l’atteinte de cet objectif. Au fur et à mesure que la capacité du Canada à mesurer les aires de conservation et à en faire état s’améliore et augmente, le second indicateur servira à suivre les progrès, ce qui inclura par exemple des lignes directrices améliorées pour utiliser les catégories d’aires protégées de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature , des cartes des aires de conservation d’une qualité supérieure, et des types d’aires de conservation suivis et déclarés plus précis. Il servira aussi à produire des rapports sur ces progrès.

Haut de la page

Objectif 17. D’ici 2020, des mesures de capital naturel liées à la biodiversité et aux services écosystémiques sont développées à l’échelle nationale, et des progrès sont accomplis relativement à leur intégration au système statistique national du Canada.

Indicateurs :

  • Nombre d’éléments distincts du capital naturel pour lesquels Statistique Canada a publié des tableaux de données nationaux
  • Nombre et étendue des différents éléments du capital naturel pour lesquels Statistique Canada a publié des couches cartographiques nationales
  • Nombre de services écosystémiques pour lesquels il existe des données nationales

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

Les ressources naturelles se retrouvent au cœur de la production de revenus, des exportations et de la création d’emploi du Canada. Le capital naturel, soit la terre physique et les écosystèmes, est le contexte dans lequel les processus et fonctions écosystémiques ont lieu. Parmi les résultats de ces processus et fonctions, on compte les services écosystémiques qui procurent des avantages essentiels aux humains. On peut comprendre que ces services sont un avantage important découlant des richesses naturelles du Canada. Cependant, on en tient rarement compte dans la gestion des ressources, ce qui a entraîné une dégradation et des pertes importantes et mesurées.Note de bas de page2

Actuellement, le Canada ne dispose d’aucun système officiel pour mesurer les aspects du capital naturel qui vont au-delà des ressources naturelles pouvant être récoltées ou extraites et de certaines formes de terres (achetées et vendues). En outre, le Canada ne dispose pas actuellement d’un système de mesure de la plupart des services écosystémiques. À l’échelle internationale, on aborde ce problème grâce aux comptes écosystémiques expérimentaux du Système de comptabilité économique et environnementale (SCEE), un projet de la Division de statistique des Nations Unies, ainsi que par le biais d’autres organisations et équipes de recherche. Le projet SCEE des Nations unies tente de définir comment les pays pourraient mesurer le capital naturel et les services écosystémiques à l’aide de différentes mesures d’ordre monétaire et physique, et en fonction des conditions. On souhaite créer des comptes écosystémiques en raison d’un vaste ensemble de nouvelles demandes visant l’intégration des données sur les aspects environnementaux de la durabilité et de l’information sur les liens entre les fonctions écosystémiques et le bien-être des humains.

Récemment, Statistique Canada a œuvré de concert avec des ministères partenaires dans le but de mettre en œuvre son nouveau cadre pour les statistiques sur l’environnement. Il s’agit notamment de travailler à la mise en œuvre des recommandations des Nations Unies sur la comptabilité économique et environnementale (cadre central du SEEA de l’ONU), et de travailler avec des ministères fédéraux chargés de l’établissement de politiques et avec la communauté internationale afin d’élaborer des lignes directrices et des données pour les comptes des écosystèmes (SEEA de l’AEE de l’ONU). Par conséquent, une nouvelle série de données a récemment été fournie, et elle comprend des données sur la couverture terrestre, la biomasse, l’étendue du milieu humide, la superficie des terres naturelles et la valeur des biens et des services environnementaux.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié à l’objectif mondial 2 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

En vertu de l’objectif mentionné en rubrique, on souhaite que tous les cadres décisionnels publics et privés pertinents reflètent pleinement les valeurs diversifiées de la biodiversité, sa contribution au maintien des services écosystémiques et les possibilités découlant de sa conservation et de son utilisation durable. Dans le contexte canadien, cela comprendrait, entre autres, des statistiques environnementales et des comptes sur la richesse nationale, des indices sur le bien-être, des plans d’aménagement des terres et de gestion des ressources ainsi que des plans d’exploitation, des évaluations des impacts sur l’environnement et d’autres évaluations semblables, en plus de l’intégration des concepts et éléments de la biodiversité aux systèmes de planification et de surveillance.

En 2013, Statistique Canada a adopté un cadre de capital naturel pour recueillir des statistiques environnementales qui appuieront cet objectif. Actuellement, Statistique Canada mesure des stocks et flux sélectionnés liés au capital naturel, en termes physiques et, lorsque c’est possible et approprié, en termes monétaires. Statistique Canada tient un ensemble de vastes bases de données géoréférencées à l’échelle du pays sur la couverture terrestre et l’utilisation du sol, les ressources d’eau douce, les ressources marines, le bois d’œuvre et l’agriculture avec lesquelles il est possible de mesurer et de produire des couches cartographiques des éléments individuels du capital naturel du Canada. Ce travail se poursuit et il est déjà publié dans des sources telles que ses rapports L’activité humaine et l’environnement et EnviroStats. En conséquence, le Canada a déjà fait des progrès à l’égard de cet objectif pour les trois indicateurs. Les progrès préliminaires supplémentaires sur les données des services écosystémiques seront axés sur l’eau douce, en misant sur les données nationales existantes portant sur le renouvellement de l’eau douce.

Comment les progrès seront mesurés?

L’information sur ces indicateurs est principalement rapportée par Statistique Canada dans ses rapports L’activité humaine et l’environnement et EnviroStats. Voici les trois indicateurs initiaux pour mesurer les progrès :

  1. le nombre d’éléments individuels du capital naturel pour lesquels Statistique Canada a publié des tableaux de données nationaux;
  2. le nombre et l’étendue des éléments distincts du capital naturel pour lesquels Statistique Canada a publié des couches cartographiques nationales;
  3. le nombre des services écosystémiques pour lesquels il existe des données nationales.

Au fur et à mesure que les travaux se poursuivent, Statistique Canada, en collaboration avec d’autres ministères fédéraux, provinciaux et territoriaux, évaluerait le besoin d’adapter ces indicateurs selon l’état amélioré des connaissances et des données recueillies pour les appuyer. Les ministères commenceront par définir une liste de vérification des éléments éventuels du capital naturel à ajouter aux tableaux de données et aux couches cartographiques des indicateurs 1 et 2.

Principaux concepts

Capital naturel : Terme créé pour tenter d’illustrer comment le milieu naturel physique, y compris les fonctions et processus écosystémiques, est un actif précieux pour la société humaine, et qu’il faudrait en tenir compte lors des décisions prises en lien avec d’autres actifs. Le capital naturel produit ce qu’on appelle des « services écosystémiques », lesquels procurent des avantages aux humains, notamment le maintien des fonctions essentielles et des services de qualité de vie importants.

Services écosystémiques : Processus naturels d’écosystèmes fonctionnels et sains (voir capital naturel) qui permettent d’offrir plusieurs avantages essentiels dont les humains dépendent, y compris le maintien des fonctions de base et la qualité de vie. On dit que ces fonctions proposent des services aux humains, en raison des avantages qu’ils leur procurent. Parmi les services écosystémiques, on compte les matières que les écosystèmes fournissent (« services d’approvisionnement », p. ex. la nourriture, le carburant, les fibres et les médicaments); les façons dont les écosystèmes régulent les conditions environnementales (« services de régulation », p. ex. purifier l’air et l’eau, prévenir l’érosion du sol, réduire la propagation des maladies, atténuer les répercussions du climat); leurs contributions à la vie culturelle (services culturels, p. ex. l’éducation, les loisirs, l’inspiration, la santé physique et mentale, y compris le développement cognitif). L’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire définit davantage les « services de soutien » comme résultant des processus des écosystèmes et des fonctions qui étayent les trois autres catégories. Les services de soutien comprennent le cycle des substances nutritives, la formation du sol et la production primaire.

Comment les progrès seront mesurés?

L’information sur ces indicateurs est principalement rapportée par Statistique Canada dans ses rapports L’activité humaine et l’environnement et EnviroStats. Voici les trois indicateurs initiaux pour mesurer les progrès :

  1. le nombre d’éléments individuels du capital naturel pour lesquels Statistique Canada a publié des tableaux de données nationaux;
  2. le nombre et l’étendue des éléments distincts du capital naturel pour lesquels Statistique Canada a publié des couches cartographiques nationales;
  3. le nombre des services écosystémiques pour lesquels il existe des données nationales.

Au fur et à mesure que les travaux se poursuivent, Statistique Canada, en collaboration avec d’autres ministères fédéraux, provinciaux et territoriaux, évaluerait le besoin d’adapter ces indicateurs selon l’état amélioré des connaissances et des données recueillies pour les appuyer. Les ministères commenceront par définir une liste de vérification des éléments éventuels du capital naturel à ajouter aux tableaux de données et aux couches cartographiques des indicateurs 1 et 2.

Notes de bas de page

Note 2

Nations Unis. 2005. Évaluation des écosystèmes pour le millénaire.Consulté le 31 juillet 2012.
Ecosystem Ecology. Consulté le 31 juillet 2012.

Retour à la référence2

Retournez à la table des matières

But D. D’ici 2020, les Canadiens sont informés sur la valeur de la nature et participent plus activement à son intendance.

Objectif 18. D’ici 2020, la biodiversité est intégrée dans les programmes d’études des niveaux élémentaire et secondaire.

Indicateur :

  • Nombre d’administrations qui ont intégré la diversité biologique à leurs programmes d’études primaires et secondaires

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

L’éducation et la sensibilisation des jeunes à la biodiversité sont essentielles si le Canada souhaite avoir une relève sur le plan des leaders en matière de conservation et de développement durable, faire de la biodiversité un enjeu dominant et atteindre ses objectifs quant à la conservation de la biodiversité. En intégrant la compréhension et l’importance de la biodiversité, on créera une culture axée sur l’appréciation, la conservation et l’action. Cet objectif met l’accent sur l’enseignement de la biodiversité aux jeunes Canadiens, en intégrant la biodiversité au programme d’enseignement officiel.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié à l’objectif mondial 1 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

Les réseaux d’enseignement provinciaux et territoriaux sont le mécanisme clé pour intégrer les enjeux de la biodiversité au matériel éducatif officiel. Différents établissements à l’échelle du pays y travaillent déjà. En Ontario, par exemple, l’intégration de la biodiversité au programme scolaire, de la maternelle à la 12e année, est un objectif de la Stratégie provinciale de la biodiversité.

En 2014, dans le cadre d’une analyse des gouvernements provinciaux et territoriaux, les cinq provinces et territoires qui déclarent des données indiquent tous que la biodiversité a été intégrée dans le programme d’études des niveaux primaire et secondaire et que la biodiversité est un sujet ou un thème particulier dans le programme. La biodiversité est principalement enseignée dans le domaine de la science ou de la science et technologie à tous les niveaux scolaires. De plus, dans plusieurs provinces, on faufile les principaux concepts de la biodiversité à différents niveaux dans d’autres domaines, y compris les arts, les études sur la carrière et la technologie, les études sociales, la santé et l’éducation physique, et la musique.

Le Conseil des ministres de l’Éducation propose un autre mécanisme pour encourager l’intégration de la biodiversité au programme des écoles primaires et secondaires, soit avec le Cadre pancanadien de coopération et d’action pour l’éducation en vue du développement durable.

On appuie souvent une telle intégration aux programmes officiels grâce à des activités d’apprentissage non officielles dans les zoos, les aquariums, les jardins botaniques, les parcs nationaux et provinciaux, les musées, les centres d’éducation en plein air et environnementaux au Canada, ou encore celles offertes par des organisations ou des programmes misant sur l’éducation des jeunes et la sensibilisation à la biodiversité, comme Envirothon.

Principaux concepts

Matériel éducatif : Définit ce que les élèves apprennent dans les écoles publiques. Il détaille les connaissances et compétences que les élèves doivent acquérir dans chaque sujet, chaque année, et il établit des normes pour les provinces et territoires.

Intégration : Intègre les considérations liées à la biodiversité, plus particulièrement la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité, aux décisions quotidiennes à l’échelle de tous les secteurs de la société, des choix individuels aux décisions opérationnelles et en matière d’investissements prises par les entreprises privées et aux décisions stratégiques publiques.

Comment les progrès seront mesurés?

L’indicateur proposé pour l’objectif mentionné en rubrique se fonde sur des données des provinces et des territoires. Il faut recueillir des données sur l’intégration de la biodiversité aux programmes primaires et secondaires auprès des ministères de l’Éducation provinciaux et territoriaux. Environnement Canada, les provinces et les territoires peuvent réaliser des études de cas axées sur les activités éducatives non officielles réalisées en lien avec la biodiversité.

Objectif 19. D’ici 2020, plus de Canadiens font des sorties en nature et participent à des activités de conservation de la biodiversité.

Indicateurs :

  • Pourcentage de Canadiens qui affirment prendre des mesures concrètes pour protéger l’environnement.
  • Participation à des programmes de surveillance scientifique mis en œuvre par des citoyens sur une base bénévole.
  • Tendances dans la visite des parcs ou des aires de conservation
  • Tendances dans le pourcentage des Canadiens qui ont indiqué avoir visité des parcs ou des espaces verts publics

Pourquoi cet objectif est-il important pour le Canada?

Passer du temps en nature est un des passe-temps favoris de nombreux Canadiens. En plus d’être bénéfiques pour notre santé, les activités extérieures renforcent notre lien avec le monde naturel qui nous entoure et favorisent une compréhension de l’importance et de la beauté de la nature. Pour de nombreuses personnes, cela aide à stimuler une reconnaissance de la valeur du monde naturel dans le maintien de nos vies et les encourage à prendre part aux efforts pour conserver la biodiversité De nombreux Canadiens prennent de plus en plus part aux efforts de conservation de la biodiversité. Tout le monde a un rôle à jouer et ainsi donner l’exemple. Les avantages de la biodiversité vont aussi au-delà du simple individu. On les prend en considération dans les plans d’affaires, dans les écoles écologiques, sur les plateaux, dans les galeries d’art et dans les plans de gestion des zones urbaines. En outre, pour atteindre les objectifs en matière de biodiversité, tous les secteurs de la société doivent collaborer et coopérer, c’est-à-dire les ordres de gouvernement, les peuples autochtones, les établissements d’enseignement et scientifiques, les organisations non gouvernementales de l’environnement, les entreprises, les citoyens ou les jeunes.

Passer du temps en nature et participer aux activités de conservation de la biodiversité est un bon indicateur de la manière dont les Canadiens comprennent la biodiversité et l’apprécient. Les Canadiens qui déclarent participer volontairement à des activités de conservation de la biodiversité ou des activités durables axées sur la nature et qui cherchent à y prendre part peut être un indice de leur intérêt à l'égard de la biodiversité à la maison, dans leur cour arrière et dans leur collectivité. Ces activités peuvent emprunter plusieurs formes, y compris des visites dans des parcs et des aires de nature sauvages, l'intendance, le bénévolat auprès d'organisations de conservation, des activités s'adressant aux citoyens de la science, dont les programmes de surveillance, les contributions financières et en nature aux projets ou aux causes de conservation ou la participation à des activités pour découvrir la biodiversité canadienne et en apprendre davantage sur celle-ci.

Liens avec le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique de 2011-2020.
Cet objectif du Canada est lié aux objectifs mondiaux 1 et 4 d’Aichi.

Atteindre l’objectif

Les Canadiens passent beaucoup de temps en nature en visitant des parcs nationaux et provinciaux et en profitant des aires naturelles dans leurs collectivités. La renaturalisation des espaces urbains et l’établissement d’aires de conservation plus près des centres de population, comme le parc urbain national de la Rouge dans la région du Grand Toronto, offrent à un nombre de plus en plus important de Canadiens un accès à la nature.

À l’échelle internationale, le Canada est reconnu pour ses programmes d’intendance et ses programmes bénévoles élaborés. On compte des millions de responsables actifs en matière d’intendance environnementale au Canada, en plus de plusieurs milliers d’organisations se dévouant à la préservation de la biodiversité par l’entremise d’une vaste gamme d’activités. La contribution de ces individus et groupes à la biodiversité est irremplaçable. Un nombre incroyable d’efforts visant à faire participer les Canadiens aux activités de conservation de la biodiversité sont déployés partout au pays, plus particulièrement dans les municipalités et régions, grâce à des organisations de l’environnement et à des programmes de bénévoles locaux, et à des programmes de conservation offerts par le gouvernement, comme ÉcoAction et le Programme d’intendance de l’habitat.

En outre, les Canadiens nous aident à mieux comprendre les espèces, grâce à différents programmes s'adressant aux citoyens de la science. dont les programmes de surveillance des oiseaux, comme le Relevé des oiseaux nicheurs qui a commencé en 1966. C’est le relevé le plus vieux du genre en Amérique du Nord. Parmi les autres programmes s'adressant aux citoyens de la science, il y a Attention grenouilles, qui utilise les grenouilles et crapauds comme espèce indicatrice pour surveiller la santé des terres humides, et Opération floraison, qui utilise les périodes de floraison comme indicateur important des changements climatiques.

Les organisations privées, publiques et non gouvernementales jouent toutes un rôle important pour amener les Canadiens en nature et obtenir leur participation aux activités de conservation. On peut suivre la participation en examinant les tendances sur le plan des comportements, comme la visite des parcs et la participation aux activités et aux programmes pertinents en matière de biodiversité.

Principaux concepts

Activités de conservation de la biodiversité : Les actions des collectivités, des groupes ou d’individus qui contribuent à la conservation de la nature ou la facilitent, par exemple, l’intendance des aires naturelles, le rétablissement de l’habitat, la réduction des pressions directes sur la biodiversité, la hausse des connaissances sur le milieu naturel ou de la compréhension de celui-ci, ainsi que les mesures pour le conserver, et la sensibilisation accrue à l’égard des valeurs de la biodiversité.

Comment les progrès seront mesurés?

Les indicateurs proposés pour l’objectif mentionné en rubrique se fondent sur des données de Statistique Canada, d’Environnement Canada, d’organismes responsables des parcs fédéraux et provinciaux et possiblement d’autres organisations. L’Enquête sur les ménages et l’environnement de Statistique Canada fournit des données sur le pourcentage de Canadiens qui déclarent qu’ils prennent absolument des mesures pour protéger l’environnement. Environnement Canada et ses partenaires fournissent des données sur des activités bénévoles comme le Relevé des oiseaux nicheurs, Attention grenouilles, Opération floraison et possiblement d’autres. Environnement Canada, les provinces et les territoires peuvent réaliser des études de cas illustrant la participation de la population canadienne aux activités de conservation de la biodiversité.

Retournez à la table des matières