Coup d'oeil sur les constatations clés

Coup d'oeil sur les constatations clés

Introduction

Les vingt–deux principales constatations énoncées dans le document Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010 sont récapitulées dans la présente section. Les principales constatations sont groupées en quatre thèmes interdépendants déclinés dans le menu ci–dessous. Le dernier point au menu est le résumé de l’ensemble de l’état, des tendances et du niveau de confiance lié à chacune des principales constatations.

Pour de plus amples renseignements, téléchargez le rapport complet. La série de rapports techniques fondés sur l’écozone+ et groupés en thèmes, à l’appui des vingt–deux principales constatations de l’évaluation, sera aussi disponible d’ici peu.

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Coup d'oeil sur les constatations clés

Biomes

Un biome est une vaste communauté de plantes et d’animaux qui occupent un type distinct d’environnement. Cette section décrit six biomes et aborde une septième catégorie particulièrement importante des écosystèmes canadiens : la glace dans l’ensemble des biomes.

Forêts

Sur le plan national, la superficie que couvrent les forêts a peu changé depuis 1990; sur le plan régional, la réduction de l'aire des forêts est considérable à certains endroits. La structure de certaines forêts du Canada, y compris la composition des espèces, les classes d'âge et la taille des étendues forestières intactes, a subi des changements sur des périodes de référence plus longues.

Fôret © istock.com/cathryn155. Cliquez pour la section des Forêts.Les forêts couvrent une superficie de 3,5 millions de km2 (60 %) du paysage terrestre du Canada. De cette superficie, la forêt boréale occupe environ 70 %. La forêt boréale nordique subit relativement peu l’influence humaine, mais la forêt boréale méridionale est fragmentée par les perturbations humaines. Annuellement, seulement entre 0,01 % et 0,02 % de la forêt canadienne fait place à d’autres types de couverture terrestre. Bien que les vieilles forêts se soient renouvelées dans certaines régions, celles–ci occupent encore 40 % de la forêt boréale à Terre–Neuve–et–Labrador et de la forêt pluviale côtière en Colombie–Britannique. On note un changement des écosystèmes près des limites forestières nordique et en montagne. Par exemple, les arbres s’étendent vers le nord le long de la côte du Labrador et on note une augmentation de la croissance et de la densité des arbres près des limites forestières au Yukon et dans le Nord du Québec.

Prairies

L'étendue des prairies indigènes n'est plus qu'une fraction de ce qu'elle était à l'origine. Bien qu'à un rythme plus lent, la disparition des prairies se poursuit dans certaines régions. La santé de bon nombre de prairies existantes a également été compromise par divers facteurs de stress.

Parc national des Prairies © istock.com/4loops. Cliquez pour la section des Prairies.La disparition des prairies dépasse celle des autres principaux biomes en Amérique du Nord. La plupart des pertes au Canada se sont produites avant les années 30 à la suite de la conversion des prairies en terres cultivables. On estime que les pertes totales subies avant les années 90 comptent 97 % d’herbes hautes/savane dans le sud de l’Ontario, 70 % de terres herbeuses des prairies (de loin la plus grande étendue de prairies au Canada) et 19 % de graminées cespiteuses/armoises en Colombie–Britannique. Dans certaines régions, les pertes se poursuivent à des petites parcelles restantes. La santé des prairies est également touchée. À long terme, les changements au régime de perturbations naturelles causés par des facteurs tels que l’extinction des incendies et les pâturages clos pour bestiaux ont eu des répercussions négatives sur les prairies. Des pratiques de saine gestion dans certaines régions contribuent à résoudre le problème. Parmi les autres facteurs de stress, on retrouve les espèces envahissantes non indigènes, l’empiètement des forêts, la fragmentation et l’intensification de l’agriculture.

Milieux humides

La perte de milieux humides a été importante dans le sud du Canada; la destruction et la dégradation continuent sous l’influence d’une gamme étendue de facteurs de stress. Certains milieux humides ont été restaurés ou sont en cours de restauration

Milieux humides © Carline Savage, Environnement Canada. Cliquez pour la section des Milieux humides.Environ 16 % du territoire canadien est couvert par des milieux humides d’eau douce, ce qui rend le pays responsable de près du quart des milieux humides restants à l’échelle mondiale. La conversion des milieux humides a été rapide suivant la période de colonisation dans le sud du Canada avec une perte de territoire estimée à 200 000 km2 avant 1990. Malgré les efforts importants déployés pour conserver et restaurer les milieux humides dans certaines régions, la disparition globale et la dégradation de ceux–ci se poursuivent. Les milieux humides près des zones urbaines sont particulièrement menacés, étant donné qu’on a converti entre 80 % et 98 % de ces milieux originaux afin de les utiliser autrement près ou dans les grands centres urbains du Canada. Parmi les menaces actuelles, on retrouve la conversion de ces milieux pour d’autres utilisations, la réglementation des eaux, la pollution et les espèces envahissantes non indigènes. Les changements climatiques représentent également une importante menace pour les milieux humides. Dans le nord, les changements des milieux humides sont déjà apparents; ils sont causés par le dégel du pergélisol et l’importante évaporation des eaux pendant les étés plus chauds.

Lacs et cours d'eau

Au cours des 40 dernières années, parmi les changements influant sur la biodiversité qui ont été observés dans les lacs et les cours d’eau du Canada, on compte des changements saisonniers des débits, des augmentations de la température des cours d’eau et des lacs, la baisse des niveaux d’eau et la perte et la fragmentation d’habitats.

Archipel des Mille-Îles © Environnement Canada. Cliquez pour la section des Lacs et cours d'eau.Les faibles débits annuels des courants naturels ont diminué dans de nombreux sites du sud du Canada et ils ont augmenté dans des sites des régions de l’ouest et du nord­ouest. Les débits de pointe annuels ont diminué dans de nombreux sites dans l’ensemble du Canada, mais ils ont augmenté dans la région maritime de l’Atlantique. D’autres tendances, telles que les changements des débits moyens saisonniers, étaient également propres aux régions et aux types de courants. Les changements du débit des courants d’eau touchent la vie aquatique. Par exemple, une diminution du débit d’étiage peut causer des problèmes aux poissons frayant tardivement et augmenter le stress thermique, et le nombre de prédateurs pour tous les poissons. Parmi les variations dans les lacs, on retrouve la diminution des fluctuations du niveau de l’eau au fil des saisons et d’année en année pour certains des Grands Lacs. Depuis 1960, on a remarqué une réduction de la diversité végétale et une altération des habitats des animaux vivants le long des rivages en raison de la régulation du niveau de l’eau du Lac Ontario.

Zones côtières

Les écosystèmes côtiers, par exemple les estuaires, les marais salés et les vasières, semblent sains dans les zones côtières moins développées, même s’il y a des exceptions. Dans les zones développées, l’étendue des écosystèmes côtiers diminue et leur qualité se détériore en raison de la modification de l’habitat, de l’érosion et de l’élévation du niveau de la mer.

Zone côtière, parc provincial Lord Selkirk © istock.com/Photowa. Cliquez pour la section des Zones côtières.Sur la côte de l’Atlantique, les milieux humides, les dunes et les plages sont à risque en raison de l’aménagement du littoral et de l’érosion accrue. Ils connaissent déjà un déclin dans certaines régions. L’érosion est issue de plusieurs facteurs interdépendants : les changements causés par l’aménagement rendent le rivage encore plus vulnérable, il en est de même pour l’augmentation du niveau de la mer combinée avec les vagues de tempête encore plus intenses. Au début du 20e siècle, l’aménagement sur la côte du Pacifique a eu pour effet de créer une perte au niveau des milieux humides intertidaux, des vasières et des habitats estuariens. Les pertes se poursuivent encore aujourd’hui avec une population humaine grandissante. Les prés de zostères marines sont reconnus à l’échelle internationale comme des écosystèmes côtiers productifs et à risque. On a constaté un récent déclin rapide des zostères dans les régions de la Baie James, de la côte de l’Atlantique et du golfe du Saint–Laurent.

Zones marines  

Les changements observés sur le plan de la biodiversité marine au cours des 50 dernières années sont le résultat d’une combinaison de facteurs physiques et d’activités humaines comme la variabilité océanographique et climatique et la surexploitation. Bien que les populations de certains mammifères marins se soient rétablies à la suite d’une surexploitation par le passé, de nombreuses espèces de pêche commerciale ne se sont toujours pas rétablies.

Cuvette de marée © istock.com/scareletsnails. Cliquez pour la section des Zones marines.Les efforts de gestion déployés pour renverser le déclin de la pêche à long terme n’ont pas connu le succès escompté. Ils ont été retardés par le revirement des régimes océaniques et la disparition des habitats des poissons frayant et d’élevage. Les réseaux alimentaires des eaux des trois côtes canadiennes sont en pleine évolution. L’exemple le plus saisissant est l’augmentation des invertébrés, notamment les crevettes, à la suite du déclin du poisson de fond de l’Atlantique. Depuis les dernières décennies, on constate, parmi les changements observés du système océanique, un changement par rapport au réchauffement de l’eau de mer et une diminution de la salinité. Tout cela est probablement dû à des oscillations naturelles du climat et possiblement aux changements climatiques. L’acidification des océans, provoquée par l’absorption du gaz carbonique atmosphérique accru par les océans, se produit déjà dans les océans canadiens. On prédit de graves conséquences pour la biodiversité marine d’ici la fin du siècle.

La glace dans l'ensemble des biomes

La réduction de l’étendue et de l’épaisseur des glaces marines, le réchauffement et le dégel du pergélisol, l’accélération de la perte de masse des glaciers et le raccourcissement de la durée des glaces lacustres sont observés dans tous les biomes du Canada. Les effets sont visibles à l’heure actuelle dans certaines régions et sont susceptibles de s’étendre; ils touchent à la fois les espèces et les réseaux trophiques.

Glace de mer © istock.com/jwebb. Cliquez pour la section de la glace dans l'ensemble des biomes.La glace est un élément déterminant d’une grande partie du paysage canadien et de nombreuses espèces de plantes et d’animaux sont adaptées aux environnements gelés en permanence ou selon les saisons. La fonte des glaces altère des biomes entiers. Dans certaines régions, le dégel du pergélisol transforme déjà les écosystèmes des tourbières gelées en terres humides. À long terme, le dégel du pergélisol mènera à des revirements au sein de la communauté animale et végétale dans l’ensemble de la zone de pergélisol actuelle. Les glaces de mer ont déjà subi le plus important déclin à grande échelle, plus particulièrement au cours des dernières années. Il existe des répercussions directes sur certaines espèces comme les phoques, les ours blancs, les morues polaires et les renards arctiques. Parmi les effets indirects, on retrouve les changements du climat côtier et les répercussions sur les réseaux alimentaires arctiques, dont l’expansion de l’aire de répartition des épaulards dans les zones sans glace.

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Coup d'oeil sur les constatations clés

Interactions humains–écosystèmes

Les humains dominent maintenant la plupart des écosystèmes sur terre. Au Canada, où le milieu sauvage est plus important que dans la plupart des pays, cette dominance n’est pas toujours évidente, mais même dans les régions éloignées, l’influence des humains est de plus en plus apparente. Dans cette section, on examine la situation et les tendances de certaines des mesures que les Canadiens prennent pour préserver les écosystèmes, certains facteurs de stress écosystémiques qui sont des sous–produits de l’activité humaine ainsi que les tendances en matière de services fournis par les écosystèmes sains et diversifiés.

Aires protégées

La superficie et la représentativité du réseau d’aires protégées ont augmenté ces dernières années. Dans bon nombre d’endroits, la superficie des aires protégées est bien au delà de la valeur cible de 10 % qui a été fixée par les Nations Unies. Elle se situe en deçà de la valeur cible dans les zones fortement développées et dans les zones océaniques.

Parc national Wood Buffalo © Parcs Canada. Cliquez pour la section des Aires protégées.Depuis mai 2009, 9,4 % du territoire canadien et 0,64 % de sa zone océanique ont reçu le titre d’aire protégée par le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et territoriaux. Les aires protégées, petites ou grandes, ont un rôle à jouer dans la conservation de la biodiversité. La superficie de 36 aires protégées au Canada dépasse 5 000 km2, ce qui représente 59 % des aires protégées totales. À de nombreux endroits, les aires protégées adjacentes créent de vastes complexes d’aires protégées. De l’autre côté, 3 464 aires protégées de moins de 10 km2, représentant moins de 1 % de toutes les aires protégées, jouent un rôle important dans la protection des espèces rares et des habitats. On a observé des progrès en matière de détermination des sites potentiels pour des aires marines protégées, bien que la désignation des aires marines soit lente.

Intendance

Les activités d'intendance au Canada, qu'il s'agisse du nombre et du type d'initiatives ou des taux de participation, sont à la hausse. L'efficacité d'ensemble de ces activités en ce qui a trait à la préservation et à l'amélioration de la biodiversité et de la santé des écosystèmes n'a pas été entièrement évaluée.

Des enfants prennent des échantillons d’eau © istock.com/waterandrewmedina. Cliquez pour la section d'Intendance.Plus d’un million de personnes et un millier de groupes d’intendance ont participé à des activités au Canada, allant des projets communautaires aux initiatives du gouvernement. Les incitatifs fiscaux, les servitudes de conservation et la croissance des fiducies foncières ont permis de faciliter l’intendance sur les terres privées. Les grandes initiatives au niveau du paysage sont également importantes. Par exemple, le Plan nord­américain de gestion de la sauvagine a permis d’influencer l’intendance de plus de 70 000 km2 de terres humides, de prairies et d’habitats agricoles dans l’ensemble du Canada et cela uniquement dans les années 2000. Les normes et les codes de pratique, comme les certificats forestier et maritime, représentent des outils importants dans l’intendance des terres et des eaux publics et privés. On a observé une forte augmentation de la participation dans toutes les formes d’intendance depuis les années 80.

Espèces non indigènes envahissantes

Les espèces non indigènes envahissantes sont un facteur de stress important en ce qui concerne le fonctionnement, les processus et la structure des écosystèmes des milieux terrestres, des milieux d'eau douce et d'eau marine. Leurs effets se font sentir de plus en plus à mesure que leur nombre augmente et que leur répartition géographique progresse.

Moules zébrées © Jim Moyes 2002. Cliquez pour la section des Espèces non indigènes envahissantes. Les sont considérées comme la deuxième plus grande menace pour la biodiversité à l’échelle mondiale, après la destruction des habitats. Les écosystèmes qui se trouvent déjà altérés ou dégradés sont encore plus vulnérables à la colonisation par des espèces envahissantes non indigènes agressives. Les espèces non indigènes détruisent des habitats précieux des milieux humides et des prairies. Elles envahissent les zones intertidales marines et dominent les Grands Lacs. On estime que les pertes économiques et écologiques causées par les espèces non indigènes envahissantes s’élèvent à 5,7 milliards de dollars annuellement dans la région des Grands Lacs seulement. Les maladies sauvages causées par des pathogènes non indigènes, tels que le virus du Nil occidental, ont provoqué la mort de milliers d’oiseaux et représentent une menace potentielle pour de nombreuses espèces sauvages différentes.

Contaminants

Dans l'ensemble, les concentrations d'anciens contaminants dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine ont diminué au cours des 10 à 40 dernières années. Les concentrations de beaucoup de nouveaux contaminants sont en progression dans la faune; les teneurs en mercure sont en train d'augmenter chez certaines espèces sauvages de certaines régions.

Épaulards © istock.com/ElsvanderGun. Cliquez pour la section des Contaminants.Les concentrations d’anciens contaminants, des produits chimiques bannis ou restreints, tels que les biphényles polychlorés (BPC), ont chuté au sein de la faune dans le détroit de Georgie, l’estuaire du Saint–Laurent, les Grands Lacs, la baie de Fundy et l’Arctique depuis les années 70, malgré le fait que les vitesses de déclin dans certaines régions aient diminué au cours des dernières années. Le rétablissement des faucons pèlerins après l’interdiction des dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) démontre que certaines espèces peuvent refaire surface après l’élimination du stress lié aux contaminants. Les ignifugeants polybromodiphényléthers (PBDE) sont des exemples de nouveaux contaminants. On a découvert récemment que ceux–ci se répandent et s’accumulent dans les écosystèmes. Les taux de PBDE chez les poissons, les oiseaux, les baleines et les ours blancs ont augmenté depuis les années 80. Les contaminants peuvent toucher directement la santé et la reproduction de la faune et peuvent accroître la vulnérabilité aux autres facteurs de stress.

Charge en éléments nutritifs et efflorescences algales

Les apports d’éléments nutritifs aux systèmes d’eau douce et marins, et plus particulièrement dans les paysages urbains ou dominés par l’agriculture, ont entraîné la prolifération d’algues qui peuvent être nuisibles ou nocives. Les apports d’éléments nutritifs sont en hausse dans certaines régions et en baisse dans d’autres.

Efflorescences algales dans le Lac Winnipeg © Greg McCullough. Cliquez pour la section de la Charge en éléments nutritifs et efflorescences algales.Les engrais provenant de l’agriculture, les phosphates provenant des détergents et des usines ainsi que les eaux usées des villages et des villes ajoutent des éléments nutritifs aux systèmes aquatiques causant parfois une prolifération d’algues. Au cours des dernières années, on a signalé des proliférations d’algues dans les lacs, les réservoirs, les étangs, les rivières, les marécages et les estuaires dans l’ensemble du sud du pays. On constate maintenant que certains succès passés en matière de réductions des éléments nutritifs, plus particulièrement dans la région des Grands Lacs, sont compromis. Au cours des 16 dernières années, on a observé une augmentation de l’azote dans 28 % des plans d’eau échantillonnés et une diminution dans 12 %, tandis qu’on observait une augmentation du phosphore dans 21 % des plans d’eau et une diminution dans 29 % des plans d’eau. Bien que la prolifération d’algues marines nuisibles se produise de façon naturelle, on remarque une augmentation dans les océans des côtes du Canada.

Dépôts acides

Les seuils d'incidence écologique des dépôts acides, notamment ceux des pluies acides, sont dépassés dans certaines régions; les émissions acidifiantes sont en hausse dans diverses parties du pays et la récupération sur le plan biologique ne se déroule pas au même rythme que la réduction des émissions dans d'autres régions.

Les cheminées © istock.com/IanChrisGraham. Cliquez pour la section des Dépôts acides. Les dépôts acides se produisent lorsque les polluants atmosphériques à base de soufre et d’azote réagissent au contact de l’eau et se déposent sur terre. Dans les systèmes aquatiques, la survie de nombreuses espèces est menacée par l’acidification de leur habitat. Depuis les années 80, on a observé une diminution des émissions, mais les améliorations en matière d’acidité dans les lacs sont longues à venir. Certaines régions, comme une partie du Bouclier boréal, affichent des taux de dépôts acides au delà de la capacité d’élimination de l’écosystème. La région maritime de l’Atlantique possède certains des plans d’eau les plus acides et des habitats de poissons les plus grandement touchés en Amérique du Nord. Bien que l’on considère souvent l’acidification comme un problème de l’Est, elle devient une préoccupation de plus en plus grande pour certaines régions de l’Ouest. Par exemple, dans le nord–ouest de la Saskatchewan, de nombreux lacs dans la direction des émissions qui proviennent de l’exploitation du gaz et du pétrole sont sensibles aux dépôts acides.

Changements climatiques

L'élévation des températures partout au Canada ainsi que la modification d'autres variables climatiques au cours des 50 dernières années ont eu une incidence directe et indirecte sur la biodiversité dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine.

Les bourgeons d'aulne © istock.com/serg269. Cliquez pour la section des Changements climatiques.Le climat du Canada a changé de façon importante depuis les années 50. Les températures ont augmenté dans l’ensemble du pays, particulièrement pendant les mois d’hiver et de printemps. Le printemps arrive maintenant plus tôt, ce qui signifie que la neige fond également plus tôt et que la saison de végétation est plus longue. Les précipitations ont généralement augmenté, notamment dans le Nord. La température moyenne annuelle a augmenté de 1,4 °C. On ne remarque aucun changement important en matière de tendance de refroidissement au pays, et ce, peu importe la saison. Les changements climatiques ont mené à des changements environnementaux généralisés, tels que la disparition de la glace de mer. Certains changements localisés sont susceptibles de s’accroître et de devenir encore plus généralisés avec le réchauffement continu. Ces changements occasionneront des élévations du niveau de la mer, des augmentations de la température de l’eau de mer et des augmentations des incendies de forêt. Les écosystèmes et les espèces sont touchés par tous ces changements, souvent de façon complexe et inattendue, lesquels interagissent avec les autres facteurs de stress comme la fragmentation des habitats.

Services écosystémiques

Le Canada est bien pourvu en milieux naturels qui fournissent des services écosystémiques un écoservice dont dépend notre qualité de vie élevée. Dans certaines régions où les facteurs de stress ont altéré le fonctionnement des l'écosystèmes, le coût pour maintenir les écoservices est élevé, et la détérioration de la quantité et de la qualité des services écosystémiques ainsi que de leur accès est évidente.

Le séchage du saumon © istock.com/fkienas. Cliquez pour la section des Services écosystémiques.Un bon nombre des vastes terres humides, des écosystèmes côtiers et des forêts au Canada sont en santé et rapportent chaque année des milliards de dollars en services écosystémiques. On compte parmi ces services la cueillette de nourriture commerciale, récréative et de subsistance, la lutte contre les inondations et la sécheresse, la filtration des sédiments, le cycle des éléments nutritifs, le contrôle de l’érosion et la régulation du climat. Il existe également des signes de disparition des services écosystémiques. On a documenté l’augmentation de l’érosion, la propagation des maladies sauvages et les débits fluviaux moins prévisibles. On remarque un déclin de nombreuses pêches commerciales. Les occasions de subsistance sont retardées par le déclin des populations des espèces sauvages, les contaminants dans les espèces culturellement importantes et, au Nord, par l’accès altéré à l’exploitation en raison des changements à la glace et au pergélisol. Les occasions récréatives sont également touchées par la fermeture des plages, l’équipement de pêche inutilisable et les espèces envahissantes non indigènes.

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Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Les principales constatations présentées dans cette section concernent les aspects relatifs à l'abondance et à la diversité de la faune. D'abord, la capacité des terres agricoles à soutenir la faune est étudiée. Les tendances sont ensuite évaluées concernant les groupes d'espèces sélectionnés qui revêtent une grande importance économique, culturelle ou écologique. Trois aspects des processus écosystémiques sont ensuite examinés : la productivité primaire; les relations entre les prédateurs et les proies grâce aux réseaux trophiques et aux cycles démographiques; et le rôle des perturbations naturelles dans les écosystèmes forestiers.

Paysages agricoles servant d'habitat

Le potentiel des paysages agricoles à soutenir la faune au Canada a diminué au cours des 20 dernières années, principalement en raison de l'intensification des activités agricoles et de la perte de couverture terrestre naturelle et semi–naturelle.

Champ de colza © istock.com/graphicjackson. Cliquez pour la section des Paysages agricoles servant d'habitat.Les paysages agricoles couvrent 7 % du territoire canadien et offrent un habitat important pour plus de 550 espèces de vertébrés terrestres, dont près de la moitié sont évaluées comme en péril à l’échelle nationale. Les espaces naturelles, dont les milieux humides, les régions boisées et le pâturage en friche, offrent les plus grandes valeurs de biodiversité, tandis que les terres cultivées offrent les moins grandes. Entre 1986 et 2006, la capacité des paysages agricoles à offrir un habitat aux espèces sauvages a chuté de façon importante dans l’ensemble du Canada. La conversion des espaces naturels en terres cultivées et l’utilisation accrue des terres agricoles sont les principales causes. La proportion de terres agricoles classées comme terres cultivées a augmenté de 46 % à 53 % au cours de cette période

Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulier:

De nombreuses espèces d'amphibiens, de poissons, d'oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. La population de certaines espèces diminue sur le plan du nombre et de la répartition, tandis que chez d'autres elle est soit stable ou en pleine santé ou encore en plein redressement.

Grenouille léopard © istock.com/maimai. Cliquez pour la section des Amphibiens.Amphibiens : On considère que 20 % de la population des amphibiens indigènes, dont les grenouilles, les crapauds et les salamandres, sont à risque d’extinction au Canada. On a documenté le déclin de nombreuses populations d’amphibiens depuis le milieu des années 90 dans le bassin des Grands Lacs et le corridor du fleuve Saint–Laurent. Les tendances pour l’ouest du Canada ne sont pas bien documentées. La dégradation et la disparition de l’habitat sont les principales causes du déclin des amphibiens au Canada.

Saumons reproducteurs  © istock.com/R_Koopmans. Cliquez pour la section des Poissons utilisant des habitats d'eau douce.Poissons utilisant des habitats d'eau douce : Les espèces d’eau douce connaissent un risque élevé d’extinction à l’échelle internationale. Au Canada, 18 % des poissons d’eau douce et diadromes sont en voie de disparition ou menacés dans toutes les parties de leur aire de répartition. Le nombre de poissons en voie de disparition ou menacés augmente de façon constante depuis les années 80. Les causes de ce déclin peuvent varier d’un bout à l’autre du pays et sont principalement attribuables aux espèces envahissantes non indigènes, à la perte d’habitats, à la dégradation et à la fragmentation, à la pêche excessive, à la pollution et aux changements climatiques.

Le fou de Bassan © John Chardine. Cliquez pour la section des Oiseaux.Oiseaux : Depuis les années 70, le déclin global de la population a touché tous les groupes d’oiseaux terrestres à l’exception des oiseaux forestiers. Les oiseaux des prairies et des autres habitats ouverts affichent le déclin le plus important, avec une perte de plus de 40 % de leur population. On observe également un déclin chez certaines espèces d’oiseaux terrestres communs. Près de la moitié des 35 espèces d’oiseaux de rivage évaluées en 2000 affichent un déclin dans leur aire de répartition. Les tendances pour les oiseaux marins sont mixtes, mais le nombre des populations en déclin a augmenté depuis les années 80. Les sauvagines sont généralement en santé, bien que certaines espèces sont en déclin.

Caribou © Anne Gunn. Cliquez pour la section du Caribou.Caribou : L’aire de répartition du caribou a diminué. La population de la plupart des hardes du Nord a chuté, dont certaines abruptement. On ne comprend pas très bien les causes et celles–ci peuvent comprendre les cycles naturels de population, les changements climatiques, les répercussions accrues issues de l’activité humaine, les changements sur le plan des prédateurs et la surexploitation. Les caribous sylvicoles des bois sont menacés dans la forêt boréale, dont de nombreuses hardes sont en déclin. On ne comprend pas très bien le statut de la plupart des hardes dans les populations des montagnes du Nord, tandis que les populations des montagnes du Sud connaissent un déclin. Le déclin de la population du caribou des bois est principalement causé par la disparition et la fragmentation de leur habitat

Productivité primaire

La productivité primaire a augmenté dans plus de 20 % du territoire végétalisé au Canada au cours des 20 dernières années et elle a également augmenté dans certains écosystèmes d'eau douce. L'ampleur et la période de productivité primaire changent dans tout l'écosystème marin.

Feuille ©  dreamstime.com/Leif Algotsson. Cliquez pour la section de la Productivité primaire. Le Nord, où la hausse de la température est la plus importante, a connu la plus grande augmentation de production de la végétation riche. L’augmentation de la productivité dans le sud du Canada est probablement plus liée aux changements de l’utilisation du sol qu’aux changements climatiques. Les changements de végétation qui correspondent aux tendances écologiques du nord du Canada comprennent un déplacement vers des arbustes et des herbages graminés aux endroits où dominaient les lichens et la mousse. Dans les lacs et les étangs de l’Arctique, on considère que la saison de croissance plus longue pour les algues, en raison de la glace des lacs qui fond plus tôt au printemps, est le principal facteur menant à l’augmentation observée de la productivité. Cependant, la productivité primaire affiche des diminutions à long terme dans la plupart des régions océaniques du monde, y compris l’Arctique et les océans du Pacifique Nord et de l’Atlantique Nord.

Perturbations naturelles

La dynamique des régimes de perturbations naturelles, notamment les incendies et les vagues d'insectes indigènes, est en train de modifier et de refaçonner le paysage. La nature et le degré du changement varient d'un endroit à l'autre.

Feu © istock.com/cfarish. Cliquez pour la section des Perturbations naturelles. La dynamique des perturbations naturelles, telles que les incendies et les vagues d’insectes indigènes, est un important facteur de biodiversité dans les écosystèmes des forêts et des prairies. Les grands incendies, c’est­à–dire plus de 2 km2, représentent plus de 95 % de la surface brûlée et plus de 90 % de ces incendies se produisent dans la forêt boréale. Bien que les données annuelles sur les surfaces brûlées soient très variables, elles ont augmenté depuis les années 60. En même temps, les incendies ne représentent plus un agent de perturbation important dans certaines régions du pays comme le sud de l’Ontario et les Prairies. Il n’y a aucune tendance marquée dans les vagues d’insectes indigènes, bien qu’on observe d’importants changements sur certains insectes comme le dendroctone du pin ponderosa. L’infestation du dendroctone du pin ponderosa au cours de la dernière décennie était d’une intensité sans précédent, endommageant plus de 163 000 km2 de forêt. Les incendies et les insectes ont des répercussions sur l’un et l’autre et les deux sont influencés par le climat et les pratiques de gestion.

Réseaux trophiques

Des changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans des milieux terrestres et dans des milieux d'eau douce et d'eau marine. La diminution ou la disparition d'éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.

coyote © istock.com/4loops. Cliquez pour la section des Réseaux trophiques.Un exemple des répercussions issues d’une réduction importante dans l’un des composants du réseau alimentaire est le déclin de la Diporeia, un petit membre de la famille des crevettes et invertébré dominant dans la plupart des Grands Lacs. Ce déclin a d’importantes conséquences pour les populations de poissons des Grands Lacs et la pêche commerciale. La réduction des prédateurs touche également tout le réseau alimentaire. On a observé un important déclin de la plus grande population de carnivores indigènes dans le sud et l’est du Canada, touchant l’abondance et la diversité des espèces proies et des petits prédateurs. Les cycles de population représentent des éléments importants des écosystèmes de la forêt boréale et de la toundra. Les herbivores, plus particulièrement le lièvre d’Amérique dans les forêts et les petits rongeurs dans la toundra, se trouvent au cœur de ces cycles. Il existe de nouvelles preuves que ces cycles de population sont fragiles à de nombreux endroits au nord du Canada.

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Coup d'oeil sur les constatations clés

Interface science–politique

Bien que l’interface entre la science et la politique ne soit pas le centre d’intérêt de la présente évaluation, on a soulevé des thèmes et des idées pendant tout le processus de rédaction et d’examen et on les a regroupés en deux catégories. La première catégorie décrit la nature et la qualité des renseignements disponibles pour évaluer l’état de l’écosystème et les tendances au Canada. La deuxième catégorie décrit les répercussions des politiques issues de changements rapides et imprévus et du dépassement des seuils écologiques, plus particulièrement dans le contexte des changements climatiques.

Surveillance de la biodiversité, recherche, gestion de l'information et production de rapports

Les renseignements de surveillance recueillis sur une longue période, normalisés, complets sur le plan spatial et facilement accessibles, complétés par la recherche sur les écosystèmes, fournissent les constatations les plus utiles pour les évaluations de l’état et des tendances par rapport aux politiques. L’absence de ce type d'information dans de nombreux secteurs a gêné l'élaboration de la présente évaluation.

Une personne effectue la surveillance des oies © Jim Leafloor. Cliquez pour la section de la Surveillance de la biodiversité, recherche, gestion de l'information et production de rapports. Relier des renseignements provenant de sources disparates est actuellement la seule façon d’évaluer l’état et les tendances des écosystèmes au Canada. Dans certains cas, nous avons de bons ensembles de données justifiés par des programmes de surveillance à long terme. Les renseignements sont parfois disponibles pour l’état et non pour les tendances, ou les renseignements sur les tendances sont limités à une petite superficie pendant un court intervalle de temps. Il arrive souvent que les renseignements essentiels à l’évaluation de la santé des écosystèmes soient manquants. L’établissement de rapports sur l’état et les tendances exige plus d’un résultat de surveillance. Le contexte, les liens de cause à effet et la connaissance du fonctionnement de l’écosystème permettront de tirer des histoires cohérentes de la recherche écologique. Une meilleure collaboration entre la recherche écologique, la surveillance et les communautés et institutions de politique au Canada, axée sur la détermination et le traitement des questions relatives à la politique, permettraient d’améliorer les éventuelles évaluations de l’état et des tendances.

Changements rapides et seuils

La compréhension grandissante des changements rapides et inattendus, des interactions et des seuils, en particulier en lien avec les changements climatiques, indique le besoin d'une politique qui permet de répondre et de s'adapter rapidement aux indices de changements environnementaux afin de prévenir des pertes de biodiversité majeures et irréversibles.

Coucher de soleil sur la banquise © istock.com/graphicjackson. Cliquez pour la section des Changements rapides et seuils.Lorsqu’on traverse des seuils, les écosystèmes passent de façon irrévocable d’un état à l’autre. Les options de mesure sont habituellement limitées, dispendieuses et ont une faible probabilité de réussite. Des mesures hâtives, prises au moment de la détection des changements au niveau de l’écosystème sans que l’on ait encore traversé les seuils permettent de créer plus d’options et d’avoir une plus grande probabilité de renverser ou de stabiliser ces répercussions. Dans certains cas, les premiers signes d’avertissement apparaissent dans quelques emplacements ou chez quelques membres au sein d’une population. Lorsqu’il est possible de prendre des mesures préventives à la suite des premiers signes, la probabilité de réussite est plus élevée et les coûts à long terme sont habituellement moins élevés.

 

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Résumé des constatations clés



Biomes

SujètsL'état et les tendancesFiabilité de la constatation
FôretsSain, changement faible Préoccupant, empire lentement ou modérément Moyenne
Prairies Altéré, empire lentement ou modérément Élevée
Milieux humides Préoccupant, empire lentement ou modérément Moyenne
Lacs et cours d'eau Préoccupant, empire lentement ou modérément Moyenne
Zones côtièresSain, empire lentement ou modérément Altéré, empire lentement ou modérément Moyenne
Zones marinesSain, s’améliore rapidement Altéré, empire rapidement Élevée
La glace dans l'ensemble des biomes Altéré, empire rapidement Élevée



Interactions humains/écosystèmes

SujètsL'état et les tendancesFiabilité de la constatation
Aires protégéesSain, s’améliore lentement ou modérément Altéré, s’améliore lentement ou modérément Élevée
Intendance Sain, s’améliore lentement ou modérément Moyenne
Espèces non indigènes envahissantes Altéré, empire lentement ou modérément Faible
Contaminants Préoccupations, quelques améliorations, une certaine déterioration Moyenne
Charge en éléments nutritifs et efflorescences algalesSain, s’améliore lentement ou modérément Préoccupant, empire lentement ou modérément Moyenne
Dépôts acides Préoccupations, quelques améliorations, une certaine déterioration Élevée
Changements climatiques Préoccupant, empire rapidement Moyenne
Services écosystémiques Vitesse de changement inconnue Faible



Habitat, faune et processus écosystémiques

SujètsL'état et les tendancesFiabilité de la constatation
Paysages agricoles servant d'habitat Préoccupant, empire lentement ou modérément Moyenne
Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulier Préoccupations, quelques améliorations, une certaine déterioration Moyenne
Productivité primaire Vitesse de changement inconnue Moyenne
Perturbations naturelles Préoccupant - vitesse de changement inconnue Moyenne
Réseaux trophiques Situation préoccupante, étant donné que certains milieux se détériorent lentement ou modérément. Pour d’autres milieux, la vitesse du changement est inconnue. Moyenne




Interface science–politique
SujètsL'état et les tendancesFiabilité de la constatation
Surveillance de la biodiversité recherche, gestion de l'information et production de rapports Préoccupations, quelques améliorations, une certaine déteriorationpas pertinent
Changements rapides et seuilspas pertinentpas pertinent

Ce diagramme présente l'état et les tendances des constatations clés, ainsi que la fiabilité des conclusions tirées. Les constatations clés sont regroupées par thème, chaque thème occupant un quart du diagramme. Elles sont présentées en tant que portions de cercle de manière à mettre en valeur la nature globale des écosystèmes; ces constatations clés sont étroitement liées et sont axées sur la santé et la diversité des écosystèmes.

Les sujets de la moitié gauche du cercle sont des éléments propres aux écosystèmes : les biomes, l'habitat, la faune et les processus des écosystèmes. Les sujets de la moitié droite du cercle sont des activités humaines : l'altération des écosystèmes et les mesures adoptées pour comprendre et préserver les écosystèmes.

Par nécessité, les périodes sur lesquelles sont basées les évaluations de l'état et des tendances varient parce que, d'une part, les intervalles de temps pertinents pour les divers éléments des écosystèmes varient et parce que, d'autre part, l'évaluation est fondée sur les meilleurs renseignements existants qui proviennent de diverses époques.

Préoccupant, s’améliore lentement ou modérément À côté de chaque sujet, un cercle coloré indique l'état associé à la constatation clé. À l’intérieur de chaque cercle, se trouve une flèche qui signale à la fois le sens du changement et son ampleur. Certains sujets sont dotés de deux combinaisons de cercles et de flèches pour révéler l'existence de plusieurs états et tendances ou une dichotomie.

Moyenne : couverture des données seulement modérée et faible compréhension du sujet La hauteur de la pile de papiers à côté de chaque constatation clé représente la fiabilité attribuée à la constatation, d'après l'évaluation de l'exactitude des données à l'appui. La fiabilité baisse lorsque l'élément de l'écosystème n'est pas bien compris ou lorsque des données spatiales ou temporelles sont insuffisantes.

Dans le rapport, ces symboles apparaissent plusieurs fois au début de chaque section portant sur une constatation clé, accompagnés de courtes phrases résumant le fondement des évaluations.

Drapeau rouge Les drapeaux rouges dans certaines sections sur les constatations clés servent à souligner des aspects des constatations qui pourraient être des signes avant–coureurs de changements écologiques importants.

LÉGENDE



ÉTAT
 Éléments des écosystèmes
(côté gauche du cercle)
Activités humaines
(côté droit du cercle)
Sain Sainsusceptible de persister et de se remettre des perturbationsmesures appropriées pour la conservation ou bons progrès visibles, ou le facteur de stress n'a pas d'incidence majeure
PréoccupantPréoccupantmontre des signes de stresssignes indiquant l'insuffisance des mesures ou signes d'incidences majeures du facteur de stress
Altéré Altéréhors de l'intervalle de variation naturelle, instable ou susceptible de ne pas se remettreprogrès faibles ou mesures insuffisantes, ou facteurs de stress ayant des incidences majeures



TENDANCE
 S'AMÉLIORE rapidementS'AMÉLIORE rapidement
 S'AMÉLIORE lentement ou modérémentS'AMÉLIORE lentement ou modérément
 CHANGEMENT FAIBLEFAIBLE CHANGEMENT
 EMPIRE lentement ou modérémentEMPIRE lentement ou modérément
 EMPIRE rapidementEMPIRE rapidement
 Vitesse du changement inconnueVitesse du changement inconnue



FIABILITÉ DE LA CONSTATATION
 FaibleFAIBLE : limites dans l'étendue temporelle ou spatiale des données ou lacunes dans la compréhension du sujet, ce qui rend l'interprétation difficile
 MoyenneMOYENNE : couverture des données seulement modérée et/ou faible compréhension du sujet
 ÉlevéeÉLEVÉE : données suffisantes et compréhension adéquate du sujet

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