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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ des plaines boréales

Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé 16
Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulier

Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
Le potentiel des paysages agricoles à soutenir la faune au Canada a diminué au cours des 20 dernières années, principalement en raison de l’intensification des activités agricoles et de la perte de couverture terrestre naturelle et semi-naturelle.

L’écozone+ des plaines boréales est la deuxième seulement de l’écozone+ des Prairies dans le secteur des terres agricoles. Les paysages agricoles consistent en une mosaïque d’habitats sauvages et favorisent de nombreuses composantes de la biodiversité. Toutefois, la capacité d’habitat sauvage des paysages agricoles a connu un déclin dans l’écozone+ des plaines boréales, de 1986 à 2006, principalement à cause de la perte de la couverture terrestre naturelleReference 222.

Couverture terrestre agricole

Les terres agricoles de l’écozone+ des plaines boréales se sont élargies entre 1986 et 2006 (de 130 000 à 135 000 km2) pour englober environ 21 % de l’écozone+Reference 223 (Figure 33 ). Cette augmentation découle principalement du fait de la conversion des forêts en pâturage et en terres agricoles (voir la section Forêts en page 12). La majeure partie des terres agricoles (≈75 %) est concentrée dans l’écorégion de transition boréale et l’écorégion des basses terres de la rivière de la Paix. Les deux principaux types de couverture terrestre, les terres naturelles pour le pâturage et les terres céréalières, ont connu un déclin entre 1986 et 2006, pour passer de 27 à 24 %, et de 26 à 19 %, respectivement. Le foin cultivé (6 à 16 %), le pâturage bonifié (8 à 12 %) et les oléagineux (10 à 11 %) ont acquis un plus grand échange de terres agricoles, alors que les terres en jachère (10 à 3 %) et toutes les autres terresReference iii (14 à 13 %) ont diminué.

Figure 33. Pourcentage de couverture terrestre agricole de l’écozone+ des plaines boréales.
Carte
Source : Javorek et Grant, 2011Reference 222
Description longue pour la figure 33

Cette carte montre que les terres agricoles de l'écozone+ se trouvent le long de la limite sud, du centre de l'Alberta jusqu'au Manitoba, et à la limite nord-ouest, autour des régions des basses terres de la rivière de la Paix et des hautes terres des collines Clear. Bien que la plupart de ces terres soient principalement agricoles, certaines le sont seulement de 0 à 10 %.

Possibilité d’utilisation des terres agricoles par la faune

Un total de 314 espèces (235 oiseaux, 63 mammifères, 6 reptiles et 9 amphibiens) utilisent possiblement les terres agricoles dans l’écozone+ des plaines boréalesReference 222. Toutefois, ce ne sont pas tous les types de terres agricoles qui peuvent répondre aux besoins de ces espèces; de plus, la valeur de l’habitat agricole est touchée par la capacité des habitats adjacents à fournir les ressources requises. De toutes les catégories de couverture terrestre du paysage agricole, la catégorie « toutes les autres terres » qui comprend les milieux humides, les zones riveraines et les forêts, était le type de couverture le plus intéressant pour la faune; il s’adapte aux exigences de l’élevage et de la quête alimentaire de 280 espèces (89 %)Reference 222. Le deuxième type de couverture le plus intéressant, les terres naturelles pour le pâturage, s’adapte aux exigences de l’élevage et de la quête alimentaire de 62 espèces (20 %); ce pourcentage grimpait à 40 % lorsque l’habitat nécessaire pour l’élevage se trouvait tout près. Seulement 11 espèces (4 %) ont répondu aux exigences en matière d’élevage et de besoins alimentaires entièrement sur les terres agricoles (p. ex., les catégories de la couverture terrestre pour le foin cultivé, les céréales et les oléagineux). Toutefois, lorsque l’habitat pour l’élevage était présent, 90 espèces (29 %) étaient en mesure d’utiliser les terres agricoles comme habitat d’alimentation.

Capacité de l’habitat faunique

La nature dynamique des pratiques agricoles de l’écozone+ des plaines boréales a donné lieu à des changements simultanés de l’utilisation bénéfique et nuisible des terres par la faune. Par conséquent, aucun changement dans la capacité de l’habitat faunique n’a été fait sur 78 % des terres agricoles de l’écozone+ entre 1986 et 2006 (Figure 34 ). Toutefois, il y a eu une diminution importante dans la capacité de 13,4 % des terres agricoles et une augmentation de seulement 8,6 %, entraînant un déclin général de la capacité de l’habitat faunique dans l’écozone+ des plaines boréales (Figure 34 , Figure 35 )222. Puisque la capacité de l’habitat faunique s’est maintenue stable dans l’écorégion de transition boréale, le principal motif du déclin est causé par la réduction du type de couverture favori, « toutes les autres terres » (17 à 13 %) de la région des basses terres de la rivière de la Paix (Figure 35 ). Puisque cela concerne les populations d’oiseaux, le déclin des types de couvertures naturelles (c.-à-d. « toutes les autres terres » et « les terres naturelles pour le pâturage »), et l’intensification des systèmes agricoles ont réduit la disponibilité et la qualité de l’habitat pour les peuplements d’espèces d’oiseaux des prairies et en eaux libres des paysages agricoles de l’écozone+ des plaines boréales (Figure 36 )222,Reference 224.

Figure 34. Changements dans la capacité d’habitat faunique sur les terres agricoles de l’écozone+ des plaines boréales, entre 1986 et 2006.
Carte
Source : Javorek et Grant, 2011Reference 222
Description longue pour la figure 34

Cette carte montre qu'une grande partie de la capacité de l'habitat de la faune sur les terres agricoles est restée constante, même si la capacité d’habitat faunique dans certains endroits du nord-est de la Colombie-Britannique et du nord-ouest de l'Alberta a diminué.

Figure 35. Capacité de l’habitat faunique sur les terres agricoles de l’écozone+ des plaines boréales en a) 1986 et b) 2006 et c) Échange de terres agricoles pour chaque catégorie de capacité de l’habitat (barres, axe de gauche) et la capacité de l’habitat moyen pour l’écozone+ des plaines boréales en 1986, 1996 et 2006 (points et ligne, axe de droit).

Les années accompagnées de différentes lettres diffèrent considérablement (ANOVA : F = 4,25, différence franchement significative de Tukey p<0,05).

Carte
Carte
Graphique
Source : Javorek et Grant, 2011Reference 222
Description longue pour la figure 35

Cette figure est constituée de deux cartes et d'un diagramme à barres. La première carte indique qu'en 1986, dans l'écozone+, la capacité de l’habitat faunique était élevée dans le nord-ouest, mais qu'elle était faible le long de la limite sud en Saskatchewan et dans le nord-ouest de l'Alberta. La seconde carte indique que la capacité de l'habitat a diminué en 2006.

Classes de capacité d’habitat
Très élevée : 90->100
Élevée : 70-90
Modérée : 50-70
Faible : 30-50
Très faible : <20-30

Le graphique à barres présente les informations suivantes :

Parte de chaque classe de capacité d’habitat (pourcentage)
Capacité d’habitat198619962006
<20000
20-305,116,497,12
30-4022,8825,719,57
40-5030,8134,2134,33
50-6028,8424,4527,24
60-7010,277,8110,33
70-801,681,331,27
80-900,4100
90-100000
>100000,12

La capacité d’habitat moyenne dans l’ecozone+ des plaines boréales était 49.75 en 1986, 47.90 en 1996 et 47.78 en 2006.

Figure 36. Indices annuels de changement de la population d’oiseaux en eaux libres et en terres agricoles dans l’écozone+ des plaines boréales.

Fondé sur les données provenant du Relevé des oiseaux nicheurs.

Graphique
Source : Downes et coll., 2011Reference 224
Description longue pour la figure 36

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Indices annuels de changement de la population d’oiseaux en habitats ouverts et en terres agricoles dans l’écozone+ des plaines boréales.
AnnéeIndice d’abondance
197168,0
197263,3
197364,9
197473,3
197573,4
197696,7
197776,4
197880,5
197981,6
198070,9
198192,0
1982104,6
198372,5
198472,7
198583,0
198682,8
198778,8
198875,9
198981,4
199074,5
199177,0
199287,1
199372,3
199470,9
199582,3
199676,5
199755,1
199842,2
199956,3
200046,0
200126,7
200236,3
200323,3
200426,5
200532,3
200634,6

Constatation clé 17
Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulier

Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
De nombreuses espèces d’amphibiens, de poissons, d’oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. La population de certaines espèces diminue sur le plan du nombre et de la répartition, tandis que chez d’autres, elle est soit stable ou en pleine santé ou encore en plein redressement.

L’activité humaine dans l’écozone+ des plaines boréales présente des effets positifs et négatifs sur les populations sauvages. Les tailles des populations dans la biodiversité sont principalement touchées par la perte d’habitats, qui souvent résulte de l’activité humaine; toutefois, la maladie et la prédation jouent aussi un rôle important dans la fluctuation des populations dans la biodiversité. Les sables bitumineux en Alberta présentent une menace potentielle envers la biodiversité, et l’Alberta Biodiversity Monitoring Institute (ABMI)Reference 225 (voir la section sur l’Alberta Biodiversity Monitoring Institute en page 78) travaille de concert avec les organismes fédéraux et provinciaux afin de mettre en œuvre des systèmes de surveillance scientifiquement crédibles pour la zone des sables bitumineux de l’Athabasca.

La zone des sables bitumineux de l’Athabasca se trouve dans l’écozone+ des plaines boréales et sa superficie représente 14 % de l’Alberta. L’incidence de l’emprise humaine couvre 6,8 % de la zone des sables bitumineux de l’Athabasca, alors que 9 % est protégéReference 226. L’ABMI a évalué l’état de 386 espèces communes de la zone des sables bitumineux de l’Athabasca entre 2003 et 2012. Les évaluateurs ont trouvé une abondance plus forte que prévu d’espèces qui s’épanouissent dans des zones où le développement humain est présent, et une abondance moins forte que prévu d’espèces qui s’épanouissent dans les anciennes forêtsReference 226. La moitié (12 sur 24) des oiseaux des anciennes forêts était moins nombreuse que prévu s’il y avait eu absence d’incidence de l’emprise humaine. Parmi les oiseaux des anciennes forêts moins nombreux que prévu, on trouve le grimpereau brun (Certhia americana), la paruline à gorge noire (Dendroica virens), la mésange à tête brune (Poecile hudsonicus), la paruline tigrée (Dendroica tigrina) et la moucherolle tchébec (Empidonax minimus). Toutefois, le grand pic (Dryocopus pileatus), le troglodyte mignon (Troglodytes hiemalis) et le viréo mélodieux (Vireo gilvus) étaient plus nombreux que prévuReference 226.

Des 13 taxons de mammifères, trois d’entre eux (la martre d’Amérique (Martes americana) et le pêcheur (Martes pennanti), les souris et campagnols (Rodentia), et l’écureuil roux (Tamiascirus hudsonicus)) étaient moins nombreux; aussi, le renard roux (Vulpes vulpes), le vison et le loup (Canis lupus) étaient moins nombreux que prévu s’il y avait eu absence d’incidence de l’emprise humaineReference 226.

L’ABMI a également mesuré « l’intégrité », modèles statistiques qui décrivent la relation entre l’abondance relative des espèces individuelles, de l’habitat et de l’incidence de l’emprise humaine pour la région naturelle de la forêt boréale. On a décelé l’oribate (Tectocepheus sarekensis) sur 5 % des sites de la zone des sables bitumineux de l’Athabasca, et il était intact à 90 % (Tableau 6 ). La présence et l’abondance d’espèces de cette famille (Tectocepheidae) indiquent souvent une perturbation récente de l’habitatReference 227.

Des 23 plantes vasculaires baccifères, 20 étaient moins nombreuses que prévu que s’il y avait eu incidence de l’emprise humaine. Les framboises (Rubus idaeus), qui poussent sur des zones ouvertes et perturbées comme les brûlis, en forêt récemment exploitée et le bord des routes, étaient plus nombreuses que s’il y avait eu incidence de l’emprise humaineReference 226.

Tableau 6. Intégrité des différentes composantes de la biodiversité de la zone des sables bitumineux de l'Athabasca, en Alberta.
Composante de la biodiversitéNombre d'espècesIntégrité
Oiseaux indigènes7192 %
Mammifères actifs l'hiver1395 %
Oribates6295 %
Plantes indigènes16593 %
Mousse7596 %
Intégrité générale38694 %

Source : Alberta Biodiversity Monitoring InstituteReference 226

L’ABMI surveille 14 des 28 espèces considérées en péril de la zone des sables bitumineux de l’Athabasca. Cela comprend six espèces figurant sur la liste des espèces menacées à l’échelle provinciale ou fédérale, ou les deux (Tableau 7).

Tableau 7. Sommaire des espèces en péril de la zone des sables bitumineux de l'Athabasca; les flèches indiquent si l'espèce est plus nombreuse que prévu, ou moins nombreuse que prévu.
EspècesDésignationNote * du tableau 7Évaluation de l’ABMIAbondance% décelé sur les sites
Paruline à poitrine baie (Dendroica castanea)Sensible – ESRD
En cours – ESCC de l’AB 2010-
Intacte à 97 %­15
Paruline à gorge noire (Dendroica virens)Sensible – ESRD
Espèce préoccupante – ESCC de l’AB 2010
Intacte à 85 %¯4
Grimpereau brun (Certhia americana)Sensible – ESRDIntacte à 81 %¯10
Paruline du Canada (Wilsonia canadensis)Sensible – ESRD
Menacée – COSEPAC
Menacée – LEP
Intacte à 99 %¯10
Paruline tigrée (Dendroica tigrina)Sensible – ESRD
En cours – ESCC de l’AB 2010
Intacte à 96 %¯26
Paruline masquée (Geothlypis trichas)Sensible – ESRDIntacte à 95 %­36
Moucherolle tchébec (Empidonax minimus)Sensible – ESRDIntacte à 93 %¯44
Moucherolle à côtés olive (Contopus cooperi)Possiblement en péril – ESRD
Menacée – COSEPAC
Menacée – LEP
Intacte à 99 %­17
Grand pic (Dryocopus pileatus)Sensible – ESRDIntacte à 87 %­22
Quiscale rouilleux (Contopus cooperi)Sensible – ESRD
Espèce préoccupante – COSEPAC
Espèce préoccupante – LEP
Intacte à 99 %­6
Marouette de Caroline (Porzana carolina)Sensible – ESRDIntacte à 95 %­11
Piranga à tête rouge (Piranga ludoviciana)Sensible – ESRDIntacte à 96 %¯36
Pioui de l’Ouest (Contopus sordidulus)Sensible – ESRDIntacte à 90 % 14
Moucherolle à ventre jaune (Empidonax flaviventris)Indéterminée – ESRDIntacte à 91 %¯10

Source : Alberta Biodiversity Monitoring InstituteReference 226

Note du tableau 7

Note 1 du tableau 7

Les catégories de menace des espèces en péril identifiées comme telles par le gouvernement du Canada ou le gouvernement de l’Alberta, ou les deux. Cette évaluation comprend les espèces et les sous-espèces identifiées comme telles par le Comité sur la situation des espèces en péril du Canada (COSEPAC), inscrites en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada (LEP), reconnues par le Ministry of Environment and Sustainable Resource Development de l’Alberta (ESRD), ou identifiées par le Endangered Species Conservation Committee de l’Alberta (ESCC de l’AB), ou les deux.

Retour à la référence de la note * du tableau 7

La majorité des espèces menacées de tout l’écozone+ des plaines boréales sont les plantes vasculaires et les phytocénoses; les amphibiens présentent la proportion la plus élevée d’espèces en péril (Figure 37)Reference 228 Reference 229 Reference 230.

Figure 37. Pourcentage des taxons connus classés S1/S2 (en péril) et S3 (possiblement en péril), depuis 2008.

Les taxons classés ont été compilés depuis les listes de surveillance des sous-régions et de l’écorégion des provincesReference 228, Reference 231Reference 232, Reference 233. Le total des espèces connues de chaque groupe est estimé à partir de la somme des espèces figurant sur les listes de surveillance et des guides d’excursion en AlbertaReference 234, Reference 235 et en SaskatchewanReference 231. En ce qui concerne les espèces classées à plusieurs reprises, on a utilisé le classement de l’espèce la plus en péril. Toute autre sous-espèce énumérée et ses variantes sont incluses dans les totaux.

Graphique
Source : Haughland, 2008Reference 236
Description longue pour la figure 37

Ce graphique à barres

Pourcentage des taxons connus classés S1/S2 (en péril) et S3 (possiblement en péril), depuis 2008.
Species group
(number of species in taxon)
%S1/S2
(en péril)
%S3
(possiblement en péril)
Oiseaux (342)11,111,1
Reptiles (8)0,012,5
Mammifères (78)16,716,7
Poissons (65)16,927,7
Amphibiens (7)14,342,9
Plantes Vasculaires (1786)21,73,8
Totale (2286)19,76,1

Poissons

L’écozone+ des plaines boréales héberge deux espèces de poissons importantes du point de vue économique, classées en péril par le COSEPAC : l’esturgeon jaune, en voie de disparition, et le cisco à mâchoires égales, menacé{9309; 100097}. Dans le passé, la surexploitation était la cause de la baisse marquée des populations d’esturgeon jaune; plus récemment, les barrages, la dégradation des habitats et les contaminants provenant du lessivage des terres cultivées se trouvent parmi les menaces les plus dangereuses{100097}. Le recul déjà constaté du cisco à mâchoires égales était aussi causé par la surexploitation; les menaces actuelles comprennent la dégradation des habitats et l’introduction de poissons comme l’éperlan arc-en-ciel (Osmerus mordax), qui rivalise avec le cisco, et qui le chasseReference 98. Dans l’écozone+ des plaines boréales, l’état des populations qui persistent dans les plus petits lacs en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba est inconnu.

Le doré jaune, le grand brochet (Esox lucius) et la perchaude (Perca flevescens) sont trois espèces de poissons sportifs de l’écozone+. Le doré jaune est un poisson populaire pour les pêcheurs à la ligne, dans les lacs boréaux relativement dispersés mais très abondants en poissons de l’AlbertaReference 201. À cause d’une gestion passive et d’une surexploitation, de nombreuses pêcheries au doré jaune se sont effondrées entre les années 1950 et les années 1980, et doivent s’en remettreReference 201. Malgré sa possibilité de récupération si les pêches sont libérées des menaces, le doré jaune est toujours exploité à cause des tensions sociétales et économiques (Figure 38)Reference 201, Reference 237.

Figure 38. Pêches commerciales du doré jaune (kg/ha) sur les lacs de l’écozone+ des plaines boréales de l’Alberta, de 1942 à 1998.
Graphique
Source : Sullivan 2003Reference 201 et des données provenant de l’auteur
Description longue pour la figure 38

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Pêches commerciales du doré jaune (kg/ha) sur les lacs de l’écozone+ des plaines boréales de l’Alberta, de 1942 à 1998. Pêche du doré jaune (kg/ha)
AnneéLac La BicheLac CallingLac TouchwoodLac WolfLac BeaverLac Moose
19420,192,031,601,382,15-
19430,962,260,491,372,651,31
19441,992,820,650,120,720,63
19451,633,420,780,431,131,25
19462,501,550,050,102,811,40
19470,110,270,381,735,280,27
19480,000,030,041,150,890,48
19490,070,100,700,160,270,86
19500,140,180,350,410,170,29
19511,570,160,120,060,570,13
19520,760,250,430,000,390,23
19530,050,370,210,610,170,76
19540,000,250,000,743,660,89
19550,130,590,050,030,041,23
19560,320,120,000,330,093,25
19570,470,560,182,070,111,84
19580,500,050,002,160,002,07
19590,340,060,002,310,070,81
19600,310,070,461,600,071,71
19610,260,080,721,500,050,76
19620,300,050,111,150,010,74
19630,080,090,070,850,062,36
19640,040,080,000,430,030,20
19650,100,000,001,530,100,31
19660,030,000,171,880,160,15
19670,000,000,380,680,690,08
19680,010,130,020,460,400,17
19690,000,010,010,190,790,12
19700,000,020,020,291,270,45
19710,000,020,120,421,110,31
19720,020,010,100,340,420,03
19730,000,000,010,390,040,10
19740,010,070,020,320,010,04
19750,010,000,000,390,040,02
19760,010,000,010,260,070,11
19770,000,020,050,230,080,28
19780,010,010,010,320,030,11
19790,010,030,250,270,080,11
19800,010,000,110,270,040,05
19810,010,010,050,120,030,04
19820,010,000,310,230,030,03
19830,010,020,160,150,010,08
19840,010,020,000,080,030,04
19850,010,010,010,070,000,05
19860,000,000,180,050,040,01
19870,000,000,370,130,070,12
19880,040,000,010,070,090,16
19890,030,000,000,110,100,08
19900,090,020,040,060,120,04
19910,200,040,010,070,100,05
19920,090,030,010,160,130,01
19930,020,000,040,060,140,00
19940,020,000,140,070,050,08
19950,010,010,020,160,060,12
19960,000,020,01closed0,05trap
19970,000.0360.014closed0,030,02
19980.0090.0250.0420.0170.0550,08

Oiseaux

Oiseaux terrestres

La forêt boréale sud de l’Ouest canadien, y compris l’écozone+ des plaines boréales, englobe les aires de reproduction de plus de 200 espèces d’oiseauxReference 238; près de la moitié sont des migrateurs néotropicaux. À l’instar des tendances partout au Canada, quatre des cinq groupements d’habitat d’oiseaux ont chuté depuis les années 1970. Les oiseaux des maquis et de succession ont connu un déclin de 1,2 % par année, les oiseaux urbains et sous-urbains ont diminué de 1,3 % par année, les oiseaux en eaux libres et des milieux agricoles diminuer de 2,6 % par année, les oiseaux des prairies ont connu un déclin de 1,7 % par année et les oiseaux des milieux forestiers étaient stables (Figure 39)Reference 224. Ces estimations ont été dérivées du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS). Le BBS est un programme international de surveillance sur une longue durée et à grande échelle des oiseaux qui a débuté en 1966 et qui vise à faire un suivi de l’état et des tendances des populations d’oiseaux en Amérique du Nord. Tous les ans, des milliers d’ornithologues amateurs se portent volontaires et recueillent des données sur les populations d’oiseaux le long des parcours de relevés en bordure de route au plus fort de la saison de reproduction. Bien que cela facilite l’accès aux observateurs, le fait de s’en tenir aux habitats se trouvant en bordure des routes diminue la fiabilité des tendances quant aux populations d’oiseaux vivant dans d’autres habitats. Un grand nombre d’espèces d’oiseaux terrestres (espèces intrusives, espèces nomades, principaux nicheurs dans des cavités et le pic, la gélinotte, les rapaces diurnes, les rapaces nocturnes, les espèces en péril), presque toutes les espèces d’oiseaux aquatiques et d’oiseaux de rivage ainsi que les espèces d’oiseaux aquatiques qui nichent dans des cavités ne font pas l’objet d’une surveillance adéquateReference 239. La variabilité des aptitudes des observateurs ainsi que la couverture partielle du territoire sont d’autres sources d’erreur systématiqueReference 240. L’écozone+ des plaines boréales coïncide avec la région de conservation des oiseaux 6 (Taïga des plaines boréales). Bien que la RCO 6 comprenne également l’écozone+ du bouclier de la taïga, les corridors achalandés visés par le relevé sont concentrés dans les deux tiers sud de l’écozone+ des plaines boréales. Il s’agit aussi de la région où une rapide altération des habitats et la perte d’habitats se font surtout sentir.

Figure 39. Tendances de l’abondance des oiseaux terrestres de l’écozone+ des plaines boréales.

L’axe des « y » représente le changement en pourcentage de l’indice moyen de l’abondance entre la première décennie pour laquelle il existe des données (les années 1970) et les années 2000 (2000 à 2006).

* indique p <0,05; n indique 0,05<p<0,1; aucune valeur indique que ce n’est pas significatif.

Graphique
Source : adapté des données dans Downes et coll., 2011Reference 224 fondé sur les données du Relevé des oiseaux nicheursReference 241
Description longue pour la figure 39

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Tendances de l’abondance des oiseaux terrestres de l’écozone+ des plaines boréales.
Assemblage d'espècesIndice de changement en pourcentage depuis les années 1970
Oiseaux forestiers1 %
Arbustaie / début de succession-31 %
Oiseaux de prairie-38 %
Autres milieux ouverts-57 %
Urbains / suburbains-29 %

Les estimations de peuplements d’oiseaux reposent sur une analyse antérieure (années 1970 à 2007) du Relevé des oiseaux nicheurs de l'Amérique du NordReference 241. Les tendances par espèces d’oiseaux sont fondées sur des données et des analyses actualisées. Depuis 2011, les résultats sont produits en appliquant une analyse axée sur la hiérarchisation de Bayes. Cette approche nouvelle permet des estimations de tendances plus précises qui sont moins sensibles à une erreur d’échantillonnage et donne des mesures plus intuitives des sources d’incertitudes. Ajoutons que les estimations de la couverture géographique ont été calculées à nouveau à l’aide d’une version à jour des cartes des aires de répartition des espèces. Les utilisateurs devraient prendre note que les variations des estimations de la couverture entre les analyses de 2012 et de 2011 sont l’expression des cartes des aires de répartition des espèces mises à jour et non d’une modification de l’étendue du territoire sur lequel porte le relevé{411543}.

Dans l’ensemble, l’assemblage des oiseaux forestiers était stable; cependant, les populations de gélinottes huppées (Bonasa umbellus) et de solitaires de Townsend (Myadestes townsendi) ont subi un déclin, alors que celles de grands pics et de parulines à flancs marron (Setophaga pensylvanica) ont augmenté (Tableau 8)Reference 224.

Tableau 8. Tendances de l'abondance (variation en % par année) et fiabilité de celles-ci dans le cas des espèces d'oiseaux des forêts de l'écozone+ des plaines boréales, des années 1970 et 1989 à 2012.
EspèceAnnéeTendance annuelleFiabilité
Pic à dos rayé (Picoides dorsalis)1973-20121,44Faible
Pic à dos noir (Picoides arcticus)1978-2012-4,15Faible
Paruline à gorge orangée (Setophaga fusca)1970-20120,51Faible
Paruline à gorge noire (Setophaga virens)1970-2012-2,91Faible
Grimpereau brun (Certhia americana)1977-20120,2Faible
Paruline du Canada (Cardellina canadensis)1970-2012-3,3Faible
Paruline à flancs marron (Setophaga pensylvanica)1970-20124,91Faible
Pic mineur (Picoides pubescens)1970-20120,73Moyenne
Pioui de l’Est (Contopus virens)1970-2012-3,61Faible
Gros-bec errant(Coccothraustes vespertinus)1972-2012-3,62Faible
Roitelet à couronne dorée (Regulus satrapa)1972-20121,21Faible
Paruline à joues grises (Oreothlypis ruficapilla)1970-2012-0,69Moyenne
Biréo de Philadelphie (Vireo philadelphicus)1970-20120,14Faible
Grand pic (Dryocopus pileatus)1970-20124,91Moyenne
Durbec des sapins (Pinicola enucleator)1989-2012-13,1Faible
Bec-croisé des sapins (Loxia curvirostra)1970-2012-5,29Faible
Pic à tête rouge (Melanerpes erythrocephalus)1970-2012-2,2Faible
Gélinotte huppée (Bonasa umbellus)1970-2012-1,4Faible
Tohi tacheté (Pipilo maculatus)1976-2012-1,43Faible
Solitaire de Townsend (Myadestes townsendi)1989-2012-4,43Faible
Grive fauve (Catharus fuscescens)1970-2012-4,75Faible
Sittelle à poitrine blanche (Sitta car olinensis)1970-20125,25Faible
Troglodyte des forêts (Troglodytes hiemalis)1972-20120,48Faible
Viréo à gorge jaune (Vireo flavifrons)1970-20121,53Faible

Source : Environnement Canada 2014Reference 242

Contrairement à l’assemblage d’oiseaux forestiers, la plupart des espèces de maquis et de forêts au stade pionnier ont accusé un déclin (Figure 40)Reference 157, certaines même de plus de 40 % (Tableau 9). À mesure que l’habitat de maquis arrivait à maturité et se transformait en jeunes forêts, les populations d’oiseaux de maquis, dont la paruline triste (Geothlypis philadelphia,) ont chuté au rythme de la disparition de leur habitat de prédilectionReference 157.

Figure 40. Indices annuels du changement de la population des oiseaux du maquis et pionnière de l’écozone+ des plaines boréales.
Graphique
Source : adapté de Downes et coll., 2011Reference 224 fondé sur les données du Relevé des oiseaux nicheursReference 241
Description longue pour la figure 40

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Indices annuels du changement de la population des oiseaux du maquis et pionnière de l’écozone+ des plaines boréales, de 1971 à 2006.
AnnéeIndice d'abondance
1971157,6
1972182,0
1973154,7
1974174,4
1975183,9
1976187,4
1977158,5
1978170,7
1979162,2
1980171,9
1981163,0
1982166,4
1983156,8
1984161,3
1985136,2
1986130,8
1987156,2
1988152,2
1989122,5
1990145,0
1991156,4
1992161,0
1993143,0
1994144,4
1995151,5
1996132,2
1997130,1
1998131,3
1999126,4
2000131,1
2001116,6
2002109,9
2003120,4
2004113,3
2005113,4
2006118,1
Tableau 9. Tendances de l'abondance (variation en % par année) et fiabilité de celles-ci dans le cas des espèces d'oiseaux sélectionnées du maquis et pionnières caractéristiques de l'écozone+ des plaines boréales, de 1970 à 2012.
EspèceTendance annuelle (1970-2012)Fiabilité
Chardonneret jaune (Spinus tristis)-1,62Moyenne
Paruline à gorge grise (Oporornis agilis)-1,43Moyenne
Bruant sauterelle (Ammodramus savannarum)-9,5Faible
Moqueur chat (Dumetella carolinensis)-0,59Élevée
Perdrix grise (Perdix perdix)1,55Faible
Troglodyte familier (Troglodytes aedon)-0,67Moyenne
Paruline triste (Geothlypis philadelphia)-2,32Moyenne
Bruant chanteur (Melospiza melodia)-1,54Moyenne
Tohi tacheté (Pipilo maculatus)-1,43 (1976-2012)Faible

Source : Environnement Canada 2014Reference 242

Oiseaux de rivage

Comme pour la taïga et les autres écozones+ du nord, les oiseaux de rivage ne sont pas surveillés adéquatement dans l’écozone+ des plaines boréales. Toutefois, l’information disponible sur les oiseaux de rivage de la région boréale laisse entendre que plusieurs espèces ont connu un déclin (Tableau 10)Reference 258. Ces tendances sont pertinentes aux populations des oiseaux de rivage de la forêt boréale, y compris les écozones+ des plaines boréales, du bouclier boréal, de la cordillère boréale, du bouclier de la taïga, des plaines de la taïga et de la cordillère de la taïga.

Tableau 10. Tendances de l'abondance (variation en % par année) et fiabilité de celles-ci dans le cas des oiseaux de rivage de l'écozone+ des plaines boréales, de 1970 à 2012.
EspèceAnnéesTendance annuelleFiabilité
Avocette d’Amérique (Recurvirostra americana)1973-20124,83Faible
Grand chevalier (Tringa melanoleuca)1970-20122,6Faible
Pluvier kildir (Charadrius vociferus)1970-2012-4,67Moyenne
Barge marbrée (Limosa fedoa)1970-20122,59Moyenne
Maubèche des champs (Bartramia longicauda)1970-2012-9,3Faible
Chevalier semipalmé (Tringa semipalmata)1970-2012-1,22Faible
Phalarope de Wilson (Phalaropus tricolor)1970-2012-5,62Faible

Source : Environnement Canada 2014Reference 242

Oiseaux aquatiques

Parce que de nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques sont ichtyophages, et que, par conséquent, elles sont au sommet du réseau trophique pélagiqueReference 179, on a utilisé les oiseaux aquatiques et de rivage comme indicateurs de santé de l’écosystème pendant de nombreuses annéesReference 245. La surveillance des oiseaux aquatiques de l’écozone+ des plaines boréales a eu des résultats inégaux; il n’empêche que des données locales sur le grèbe élégant (Aechmophorus occidentalis) et le pélican d’Amérique (Pelecanus erythrorhynchos) étaient disponiblesReference 246. En Alberta, les grèbes élégants ont connu un déclin et se reproduisent peuReference 247. La dégradation des habitats (par des déversements de pétrole, la pollution et une baisse du nombre de proies) ainsi que les perturbations et les aménagements anthropiques sont autant de menaces à la survie des grèbes, et des oiseaux aquatiques en généralReference 246.La population du pélican d’Amérique a augmenté en Saskatchewan entre 1976 et 1991, et ne fait plus partie de la liste des espèces menacées de cette provinceReference 246. En Alberta, le nombre de pélicans d’Amérique reproducteurs est faible et figure sur la liste des espèces sensibles dans la provinceReference 212. L’observation réalisée par les collectivités autochtones autour du barrage de Fairford et du lac St. Martin au Manitoba laisse entendre que les pélicans ont étendu leur territoire vers le nordReference 248. Bien que la fiabilité soit faible, le Relevé des oiseaux nicheurs de l’Amérique du Nord laisse entendre que les populations de pélicans sont à la hausse dans l’écozone+ (Tableau 11)Reference 242. Cependant, ce même relevé n’est généralement pas d’une grande utilité en ce qui a trait au recensement des colonies d’oiseaux aquatiquesReference 246.

Tableau 11. Tendances de l'abondance (variation en % par année) et fiabilité de celles-ci dans le cas des oiseaux aquatiques de l'écozone+ des plaines boréales, de 1970 à 2012.
EspèceTendance annuelleFiabilité
Pélican d’Amérique (Pelecanus erythrorhynchos)3,59Faible
Guifette noire (Chlidonias niger)-4,2Faible
Sterne caspienne (Hydroprogne caspia)-1,69Faible
Plongeon huard (Gavia immer)1,85Moyenne
Sterne pierregarin (Sterna hirundo)-2,41Faible
Cormoran à aigrettes (Phalacrocorax auritus)6,44Faible
Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis)-0,36Faible
Sterne de Forster (Sterna forsteri)-2.13Faible
Grèbe esclavon (Podiceps auritus)-1,83Moyenne
Grèbe jougris (Podiceps grisegena)-0,14Moyenne
Grèbe élégant ([Clark's/Western]) (Aechmophorus sp.)0,06Faible

Source : Environnement Canada 2014Reference 242

Sauvagines

L’écozone+ des plaines boréales est l’une des régions les plus importantes pour la reproduction des sauvagines en Amérique du NordReference 249. Les populations d’espèces telles la macreuse brune (Melanitta fusca) et le canard pilet (Anas acuta) ont accusé un déclin à cause, en partie, des impacts cumulatifs des activités anthropiques telles que la conversion vers l’agriculture, l’exploitation forestière et la mise en valeur du pétrole et du gaz. À l’instar d’autres régions, les populations de bernaches du Canada (Branta canadensis) nichant en régions tempérées ont augmenté dans l’écozone+ des plaines boréales (Tableau 12), surtout à cause de la conversion de la forêt en terres agricoles et de l’étalement urbainReference 250.

Tableau 12. Tendances relatives à l'abondance (% de changement par année) et fiabilité de la tendance pour la sauvagine de l'écozone des plains boréales+ de 1970 à 2012.
EspèceTendance annuelleFiabilité
Canard d’Amérique (Anas americana)-4,27Moyenne
Sarcelle à ailes bleues (Anas discors)-0,59Moyenne
Bernache du Canada (Branta canadensis)12,3Faible
Fuligule à dos blanc (Aythya valisineria)-0,99Faible
Grand harle (Mergus merganser)-0,38Faible
Canard chipeau (Anas strepera)0,22Moyenne
Sarcelle d'hiver (Anas crecca)0,74Moyenne
Canard pilet (Anas acuta)-4,67Faible
Canard souchet (Anas clypeata)2,05Moyenne
Érismature rousse (Oxyura jamaicensis)-1,34Faible
Macreuse brune (Melanitta fusca)-19,6Faible
Canard branchu (Aix sponsa)3,99Faible
Fuligule à tête rouge (Aythya americana)2,02Faible

Source : Environnement Canada 2014Reference 258

Mammifères

Les mammifères de l’écozone+ des plaines boréales ont été touchés par les changements du paysage causés par la perte d’habitat et la perturbation anthropique.

Bisons

Le parc national du Canada Wood Buffalo héberge le plus grand troupeau de bisons libres de se promener (Plains Bison bison bison et Wood B. b. athabascae) au CanadaReference 251, Reference 252. Cette population a connu un déclin entre 1971 et 1999 (Figure 41).

Figure 41. Nombre de bisons du parc national du Canada Wood Buffalo, 1971–2003.
Graphique
Source : d’après Bradley et Wilmshurst, 2005Reference 252
Description longue pour la figure 41

Ce graphique linéaire montre la diminution du nombre de bisons, qui est passé d'environ 9 000 en 1971 à 3 000 en 2003.

Des explications contraires se font entendre sur le déclin de cette population :

  • des taux de survie et de reproduction moindres causés par la tuberculose et la brucellose (introduites par le bison des plaines en 1925, 1926), et les éruptions d’anthrax sporadiquesReference 253, Reference 254
  • une prédation plus importante des loupsReference 253, Reference 255
  • une utilisation de l’habitat modifiée dans le delta des rivières de la Paix et AthabascaReference 256.

Les modèles de population suggèrent que la prédation exercée par les loups sur les jeunes bisons, et non seulement la maladie, entraîne ces déclins, en particulier celui de la sous-population du delta des rivières de la Paix et Athabasca (Figure 42).Reference 184

Figure 42. Nombre de bisons des sous-populations du delta, de Hay Cam et de la rivière Garden.
Graphique
Source : d’après Bradley et Wilmshurst, 2005Reference 252
Description longue pour la figure 42

Ce graphique linéaire montre que le bison de la sous-population du delta est passé d'environ 4 000 à 500. La sous-population de Camp Hay est passée de 1 000 à 1 200 et celle de la rivière Garden, de 400 à 900.

Caribous

Le caribou des bois de la population boréale (c.-à-d. le caribou boréal) a été inscrit comme espèce menacée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en 2003Reference 257. La classification du caribou utilisée dans ce rapport suit le système de classification actuel de la Loi sur les espèces en péril (LEP). En 2011, le COSEPAC a adopté 12 unités désignables pour le caribou au Canada qui seront utilisées pour les évaluations de caribou et les décisions d’inscription subséquentes en vertu de la LEP en 2014. Cette section sur le caribou boréal est basée sur l’Évaluation scientifique aux fins de la désignation de l’habitat essentiel de 2011Reference 258 et le Programme de rétablissement du caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) de la population boréale du Canada de 2012Reference 259.Les renseignements contenus dans ce rapport ont été mis à jour depuis la publication du rapport thématique national du RETE, Tendances de la population boréale du caribou des bois au CanadaReference 260.

L’habitat du caribou boréal de l’écozone+ des plaines boréales comprend une forêt de conifères aux derniers stades de succession écologique (> 50 ans) (pin gris, épinette noire et mélèze laricin (Larix laricina)), la tourbière arborée, la fondrière de mousse et la tourbière quelque peu en altitude (~1 135 m)Reference 259. Le caribou apprécie également les anciens brûlis (>40 ans)Reference 259. La tourbière et le peuplement mûr sont appréciés pour la mise bas, ainsi que les îles et les petits lacs, qui offrent une protection contre les prédateurs {44723; 70018; 9288; 44768; 9290; 9292}. Le caribou boréal de l’écozone+ des plaines boréales est une espèce en déclin et risque la disparition dans certaines zones de sa répartition (Figure 43). Des 18 populations locales de caribous de l’écozone+ des plaines boréales, 15 sont considérées non autosuffisants, ou susceptibles de ne pas l’être en 2012 (Tableau 13)Reference 259. De plus, deux sous-populations locales sur cinq en Saskatchewan n’ont pas été évaluées dans la stratégie de récupération de 2012Reference 259, mais ont été considérées en déclin dans l’étude de Callaghan et coll., 2011Reference 260. Tout comme le bison, le caribou boréal est en déclin à la suite d’une plus grande prédation favorisée par la perturbation anthropiqueReference 261. Une plus grande perturbation par l’activité industrielle et l’expansion des éléments linéaires (les routes et les lignes de sondage sismiques) favorisent l’accès aux prédateurs comme les loups{44723; 70018; 9288; 44768; 9290; 9292}.

Tableau 13. Conditions de la population locale du caribou boréal et conditions de son habitat dans l'écozone+ des plaines boréales.
Aire de répartitionType d’aireEstimation de la taille de la populationTendance de la populationHabitat perturbé (%)Évaluation du risqueNote *du tableau 13
ChinchagaPL250En déclin76NAS
Monts CaribouPL315-394En déclin57NAS
Little SmokyPL78En déclin95NAS
Red EarthPL172-206En déclin62NAS
Rivière Athabasca – côté ouestPL204-272En déclin69NAS
RichardsonPL150Non disponible82NAS
Rivière Athabasca – côté estPL90-150En déclin81NAS
Lac ColdPL150En déclin85NAS
NipisiPL55Non disponible68NAS
Lac des EsclavesPL65Non disponible80NAS
Plaine boréaleUCNon disponibleNon disponible42NAS/AS
ClearwaterNote ** du tableau 13PLNon disponibleNon disponibleNon disponibleNon évalué
Lac Primrose-ColdNote **du tableau 13PLNon disponibleNon disponibleNon disponibleNon évalué
Smoothstone-WapawekkaNote ** du tableau 13PLNon disponibleEn déclinNon disponibleNon évalué
Suggi-Amisk-KississingNote ** du tableau 13PLNon disponibleNon disponibleNon disponibleNon évalué
Pasquia-BogNote ** du tableau 13PLNon disponibleEn déclinNon disponibleNon évalué
The BogNotedu tableau 13UCA50-75Stable16NAS/AS
NaosapNotedu tableau 13UCA100-200Stable50NAS
ReedNotedu tableau 13UCA100-150Stable26AS
North InterlakeNotedu tableau 13UCA50-75Stable17NAS/AS
Lac WilliamNotedu tableau 13UCA25-40Stable17NAS/AS
WabowdenNotedu tableau 13UCA200-225Stable28AS
ManitobaNotedu tableau 13UCNon disponibleNon disponibleNon disponibleNon disponible

Source : Environnement Canada 2012Reference 259

Note du tableau 13

Note 1 du tableau 13

Autosuffisant (AS); non autosuffisant (NAS)

Retour à la référence de la note * du tableau 13

Note 2 du tableau 13

De Callaghan et coll., 2011260 parce que l’information sur la population locale n’était pas disponible pour la Saskatchewan à Environnement Canada 2012259

Retour à la référence de la note ** du tableau 13

Note 3 du tableau 13

Le gouvernement du Manitoba est en train de mettre à jour les limites de ses aires. Cela entraînera une mise à jour de la délimitation des aires actuelles, ainsi qu’une révision de leur état d’autosuffisance à la suite de l’évaluation intégrée du risque de toute nouvelle limite des aires.
Le type d’aires énumère les différentes classifications des populations locales fondées sur les limites d’aires du caribou boréal mises à jour fournies par les juridictions, subséquemment classifiées en trois types témoignant du niveau de certitude dans les limites d’aires : Population locale (PL – certitude élevée), Unités de conservation améliorées (UCA – certitude moyenne) et Unités de conservation (UC – faible certitude).

Retour à la référence de la notedu tableau 13

Figure 43. Les troupeaux de caribous et l’état de la population dans l’écozone+ des plaines boréales.
Carte
Source : mis à jour d’après Callaghan et coll., 2011Reference 260 fondé sur Environnement Canada, 2012Reference 259
Description longue pour la figure 43

Cette carte montre la situation des populations locales de caribou boréal dans l'écozone+ des plaines boréales en 2012. Aucune des 19 populations locales de caribou de l'écozone+ des plaines boréales n'était en augmentation d'après les observations. Six étaient stables, sept étaient en déclin, et il n'y avait pas de données disponibles concernant les autres populations., comme indiqué dans le tableau 13. Les populations en déclin se trouvent dans l'ouest de l'écozone+, alors que les populations stables sont situés dans l'est de l'écozone+.

Dans la zone des sables bitumineux de l’Athabasca, l’incidence de l’emprise humaine sur six aires de sous-populations du caribou boréal des bois en 2010 variait de <1 % à >7 %Reference 226

Grizzlys

Le grizzly a déjà habité la région boréale du Canada ainsi que les prairies de l’Alberta, de la Saskatchewan et du ManitobaReference 262 Figure 44. La population du grizzly est désormais restreinte à la Colombie-Britannique et les contreforts de l’ouest, ainsi que les plaines de l’Alberta, à cause du peuplement humain et de la conversion des terres.

Figure 44. Réduction de la superficie de l’habitat du grizzly en Amérique du Nord.
Carte
Source : d’après Hummel et Ray, 2008Reference 263
Description longue pour la figure 44

Cette carte montre que l'aire de répartition historique du grizzly qui s'étendait sur la moitié ouest de l'Amérique du Nord s'est résorbée et ne s'étend plus aujourd'hui que sur l'Alaska, le Yukon, la majeure partie de la Colombie-Britannique et des Territoires du Nord-Ouest, et sur une partie de l'Alberta.

Constatation clé 18
Productivité primaire

Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
La productivité primaire a augmenté dans plus de 20 % du territoire végétalisé au Canada au cours des 20 dernières années et elle a également augmenté dans certains écosystèmes d’eau douce. L’ampleur et la période de productivité primaire changent dans tout l’écosystème marin.

La productivité primaire est la base des réseaux trophiques dans la plupart des écosystèmes. La télédétection de la végétation riche fournit des moyens pratiques d’évaluation de la productivité primaire et des changements de la productivité causés par la perturbationReference 264. L’état et les tendances de la productivité primaire de l’écozone+ des plaines boréales ont été évalués à l’aide de deux indices de télédétection, l’indice de végétation par différence normalisée (IVDN) et l’indice de dynamisme de l’habitat (IDH). Dans l’ensemble, les tendances indiquent que la productivité primaire augmente plus qu’elle ne diminue dans l’écozone+; aussi, l’augmentation est principalement menée par la production agricole. Les terres agricoles démontrent également la plus grande variation saisonnière dans la productivité primaire, tout comme les aires récemment brûlées (Tableau 14)Reference 264.

Indice de végétation par différence normalisée

L’indice de végétation par différence normalisée (IVDN) est une télédétection basée sur la mesure de l’activité photosynthétique qui mesure la quantité et la vigueur de la végétation richeReference 8. La productivité primaire a augmenté sur 20,8 % de l’écozone+ des plaines boréales entre 1985 et 2006, et a diminué sur moins de 1 % (Figure 45). Ces tendances ont été réparties dans tout l’écozone+, bien que l’on ait trouvé la plus grande partie de la productivité primaire en hausse dans les zones agricoles. Deux parcelles indiquant de fortes tendances négatives d’IVDN semblent associées à l’exploitation des sables bitumineux de l’Athabasca en Alberta (Figure 45).

Figure 45. Tendances indiquées par l’indice de végétation par différence normalisée (IVDN) dans l’écozone+ des plaines boréales, 1985–2006.

Les tendances se situent dans l’IVDN du sommet annuel, mesurées comme moyenne des trois plus grandes valeurs provenant d’images composites de dix jours, prises en juillet et en août de chaque année. La résolution spatiale est de 1 km, dont la moyenne pour le calcul de l’analyse est de 3 km. Seules les tendances significatives (p<0,05) sont indiquées.

Carte
Source : d’après Pouliot et coll., 2009Reference 265 par Ahern, 2011Reference 11
Description longue pour la figure 45

Cette carte montre que l'indice de végétation par différence normalisée (IVDN) est essentiellement positif dans l'ensemble de l'écozone+, si ce n'est dans quelques zones concentrées principalement en Alberta.

Bien que les tendances de l’IVDN dans les régions nordiques du Canada soient finalement attribuées aux changements climatiques, les tendances de l’écozone+ des plaines boréales et d’autres régions de la partie sud du pays font probablement suite à de nombreux facteursReference 265 tels que l’augmentation de la production agricoleReference 11; le cycle naturel des incendies et de la succession, qui réduit la productivité primaire dans les récents brûlis, mais qui augmente la productivité dans les forêts en régénérationReference 265, Reference 266  les changements climatiques (en particulier les changements dans les précipitations)Reference 265 et l’exploitation forestière (par exemple, la végétation latifoliée pionnière indique une productivité primaire plus élevée que les conifères en fin de succession)Reference 265.

Indice de dynamisme de l’habitat

L’indice de dynamisme de l’habitat (IDH) canadien, aussi un indice dérivé de la télédétection, peut servir à étudier la productivité primaire d’une région. L’IDH (élaboré à l’aide de la fraction du rayonnement photosynthétiquement actif ou fRPA) est plus directement lié à la photosynthèse que l’IVDN puisqu’il est calculé à partir d’un modèle axé sur la physique de la propagation de la lumière dans la couverture végétaleReference 264. L’IDH est une composite de trois indicateurs de changement de la végétation :

  1. la verdure annuelle cumulative (mesure de la productivité primaire);
  2. la couverture végétale minimale annuelle (le niveau le plus faible de couverture pérenne);
  3. la variation saisonnière de la verdure (la période de végétation).Reference 8 Reference 264

Le fait que l’écozone+ des plaines boréales passe d’un paysage urbain et principalement agricole au sud à un paysage forestier au nord se traduit par une forte variation de l’IDH entre 2000 et 2006 (Tableau 14)Reference 264. Bien que cette période soit trop courte pour analyser les tendances, elle offre une ligne de base avec laquelle de futurs changements pourront être comparés. La variation saisonnière, en particulier de la verdure, peut fournir un indicateur sensible des changements de la végétation lié aux changements climatiques étant donné que les phytocénoses se déplacent vers le nord ou vers de plus hautes altitudes, ou les deux, au fur et à mesure que se réchauffe le climatReference 8.

Tableau 14. Sommaire des caractéristiques de la végétation mesurées par l'index de dynamisme de l'habitat (IDH), indicateurs de changement de la végétation dans l'écozone+ des plaines boréales (moyenne calculée sur la période 2000–2006).
Verdure cumulative annuelle
(productivité primaire)
Couverture végétale minimale annuelle moyenne
(niveau le plus faible de la couverture)
Degré moyen de période de végétation
(période de végétation)
Variable; la plus faible dans les zones agricolesNote * du tableau 14Variable, plus faible dans les zones agricoles; la plus faible dans les parcelles qui risquent d'être des cicatrices de feuVariable, plus élevé dans les zones agricoles et dans les parcelles qui risquent d'être des cicatrices de feu

Source : Ahern et coll., 2011Reference 8

Note du tableau 14

Note 1 du tableau 1

Ce résultat semble contredire les résultats de l’IVDN mais ce n’est pas le cas. La tendance à la hausse dans la productivité primaire de l’écozone+ telle qu’indiquée par l’IVDN est causée par l’augmentation de la productivité agricole. En comparaison, la mesure de l’IDH de la verdure cumulative annuelle indique que lorsqu’on répartit ces résultats également sur toute l’année, les zones agricoles démontrent une productivité primaire annuelle plus faible, lorsqu’on la compare à d’autres types de végétation de l’écozone+ (p. ex., les forêts).

Retour à la référence de la note * du tableau 14

Productivité primaire en eau douce

La productivité primaire a également augmenté dans les écosystèmes aquatiques de l’écozone+ des plaines boréales; la fréquence de la prolifération algale est en hausse en raison d’une charge en éléments nutritifs dans les lacs et les rivières. Par exemple, l’écoulement du fleuve Nelson de la région du sud-est de l’écozone+ a particulièrement été touché par la charge en éléments nutritifs. À ce titre, une vaste prolifération algale a eu lieu ainsi qu’une fréquence plus intense dans le lac Winnipeg, au Manitoba, depuis les années 1990 (voir la section Error! Reference source not found. en page 34).

Constatation clé 19
Perturbations naturelles

Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
La dynamique des régimes de perturbations naturelles, notamment les incendies et les vagues d’insectes indigènes, est en train de modifier et de refaçonner le paysage. La nature et le degré du changement varient d’un endroit à l’autre.

La perturbation naturelle est un moteur principal de la variabilité et des processus de l’écosystème de l’écozone+ des plaines boréales, notamment les incendies et les vagues de foisonnement d’insectes, qui agissent en tant qu’agents de changement importants. La durée de la saison des feux et le cycle saisonnier des incendies sont pratiquement demeurés inchangés dans l’écozone+ des plaines boréales, mais d’autres caractéristiques (p. ex., la fréquence, la taille) sont plus variables. Les foisonnements d’insectes indigènes sont courants au plan régional dans les plaines boréales. Le dendroctone du pin ponderosa (Dendroctonus ponderosae) fait l’objet d’une préoccupation particulière étant donné l’élargissement de son territoire dans l’écozone+.

Incendies

Les incendies constituent une perturbation naturelle d’envergure dans l’écozone+ des plaines boréales. En moyenne, 2 214 km2 de la superficie forestière de l’écozone+ brûlent chaque année, mais cette superficie peut faire moins de 200 km2 ou plus de 6 000 km2Reference 267. Cette aire brûlée des plaines boréales représente 11 % de la zone totale brûlée annuellement au Canada, mais seulement 0,47 % de l’écozone+. La superficie proportionnelle brûlée est comparable aux écozones+ avoisinantes du bouclier boréal (0,49 %) et de la cordillère de la taïga (0,47 %), et inférieure à celle du bouclier de la taïga (0,77 %) et des plaines de la taïga (0,71 %)Reference 267. Environ 90 % de cette écozone est protégée par les activités d’extinction des incendies, les plus importantes de toutes les écozones+Reference 268. Ces activités d’extinction d’incendies sont fréquentes étant donné l’abondance des éléments de haute valeur de l’écozone, notamment les communautés, les ressources forestières et des vies humainesReference 269. La faible proportion d’incendies peut aussi être attribuable à l’abondance de feuillus ou de forêt mixte (24 % de l’écozone+)Reference 25, qui sont moins enclins à brûlerReference 270. Les êtres humains sont également responsables de 57 % de l’allumage d’importants feux dans cette écozone+ au cours des 40 dernières années. En revanche, les incendies déclenchés par les éclairs constituaient la principale cause d’incendies dans les années 1990Reference 267.

-

D’après 40 années de données disponibles, la durée de la saison des feux et le cycle saisonnier des incendies sont pratiquement demeurés inchangés au cours de cette périodeReference 267. L’écozone+ des plaines boréales possède la saison des incendies la plus longue – cinq mois – de toutes les écozones+, principalement à cause des incendies causés par les humains, qui ont prolongé la saison des feuxReference 267. Ce type d’incendie était plus courant pendant la saison des feux au printemps, alors que les incendies allumés par les éclairs ont prédominé pendant l’été, et les humains étaient généralement responsables des incendies non fréquents qui se produisent pendant l’automne. Bien que les plaines boréales présentent des conditions météorologiques propices aux incendies forestiers graves, ces conditions ne se sont pas traduites en incendies gravesReference 268, Reference 270, Reference 271.

Dans l’écozone+ des plaines boréales, les tendances des brûlis étaient aussi liées aux différences dans la surveillance et la détection au cours des cinq dernières décenniesReference 267. Les brûlis étaient relativement faibles dans les années 1960 et 1970, ont atteint un sommet dans les années 1980, puis ont diminué (Figure 46). La quantité de brûlis était plutôt sous-estimée au cours des années 1960 et 1970 étant donné le peu de surveillance et de détection. Les déclins qui se sont produits au cours des 20 dernières années peuvent être attribués, en partie, à l’amélioration de la détection et des techniques de lutte contre l’incendie ou des efforts de prévention, ou les deux, ainsi qu’aux changements de conditions météorologiques propices aux incendies forestiersReference 272 Reference 273 Reference 274 Reference 275.

Figure 46. Tendance dans a) la superficie totale des brûlis par décennie et b) répartition des grands feux (>2 km2) par décennie pour l’écozone+ des plaines boréales.

La valeur de la décennie des années 2000 était calculée au prorata sur dix ans fondée sur la moyenne de 2000 à 2007.

Graphique et carte
Source : Krezek-Hanes et coll., 2011Reference 267
Description longue pour la figure 46

Cette figure est constituée d'un graphique à barres et d'une carte.

Cette figure est constituée d'un graphique à barres et d'une carte.
AnnéeSuperficie total des brûlis (km2)
1960s16 895
1970s7 157
1980s46 950
1990s23 921
2000s16 231

b) La carte donne la répartition des grands incendies des années 1980; ils étaient répartis dans l'ensemble de l'écozone+. Les incendies qui ont eu lieu dans les années 1990 et 2000 ont principalement touché le centre-nord de l'écozone+ (nord de l'Alberta et de la Saskatchewan).

Foisonnement d’insectes

Les insectes phyllophages constituent l’autre principale perturbation naturelle de l’écozone+ des plaines boréales, notamment plusieurs insectes phyllophages des feuillus, la tordeuse des bourgeons de l’épinette (Choristoneura fumiferana) et le dendroctone du pin ponderosa.

Les données sur les insectes phyllophages sont habituellement mises à la disposition de la grandeur de la province. Les valeurs de l’Alberta ont été extraites à l’aide d’un système d’information géographique ou par une correction à la baisse au moyen d’un facteur de conversion fondé sur les comparaisons entre les données propres à l’écozone+ des plaines boréales et les données provinciales. Les données à la grandeur de la province présentées étaient celles sur la SaskatchewanReference 276 car la plupart des enquêtes sur les insectes forestiers se sont faites dans l’écozone+ des plaines boréalesReference 277.

Insectes phyllophages des feuillus

Parmi les insectes phyllophages des feuillus importants de l’écozone+ des plaines boréales se trouvent la livrée des forêts (Malacosoma disstria), la tordeuse du tremble (Choristoneura conflictana), l’arpenteuse de Bruce (Operophtera bruceata), la noctuelle décolorée (Enargia decolour) et l’enrouleuse hâtive du tremble (Pseudecenterra oregonana). La livrée des forêts est l’insecte phyllophage le plus important du peuplier faux-tremble, le feuillus dominant de l’écozone+. Les foisonnements ne sont pas synchronisés dans l’écozone+ des plaines boréales (Figure 40). La défoliation semble cyclique en Alberta, suivant un cycle épidémique de dix ans, et des valeurs de pointe ont eu lieu depuis quelques années (Figure 40)Reference 278. En Saskatchewan, la défoliation annuelle présentant un cycle à sommet a diminué depuis un sommet enregistré de 36 % en 1979. Sur le plan régional, l’insecte phyllophage entraîne une plus faible croissance du peuplier faux-tremble20.

Tordeuse des bourgeons de l'épinette

La tordeuse des bourgeons de l’épinette est considérée comme l’insecte phyllophage forestier le plus destructeur en Amérique du Nord, entraînant une plus faible croissance des arbres et une mortalité des arbres supérieure au cours d’une foisonnement graveReference 279. Bien qu’elle soit plus dommageable aux anciens peuplements forestiers les plus denses, tous les peuplements hôtes sont vulnérables lorsque les populations de tordeuses des bourgeons de l’épinette sont importantes. La défoliation de l’écozone des plaines boréales a atteint un sommet au cours des années 1992–2003 en Alberta et en Saskatchewan, puis a connu un déclin  dans la plupart des zones. La portée temporelle de ces données était trop courte pour étudier les tendances des cycles de population de la tordeuse des bourgeons de l’épinette puisque la durée entre les pics était d’environ 30 à 35 ansReference 279.

Dendroctone du pin ponderosa

Jusqu’à récemment, l’écozone+ des plaines boréales se situait hors du territoire du dendroctone du pin ponderosaReference 280. Seules deux vagues de dendroctone du pin ponderosa se sont produites en Alberta dans le passé, et les deux se restreignaient aux zones sud des plaines boréalesReference 281. Toutefois, cet insecte a élargi son aire de répartition de manière importante au cours des dernières annéesReference 280. Les hivers plus doux, l’extinction des incendies et la dispersion continue augmentent la probabilité d’agrandissement des aires de répartition. Depuis 2005, le dendroctone du pin ponderosa s’est propagé dans les Rocheuses, touchant des dizaines de milliers de kilomètres carrés de pins tordus latifoliés et de forêts hybrides de pins tordus latifoliés x de pins gris dans les parties ouest de l’écozone+ des plaines boréales (Figure 42)Reference 282, Reference 283. L’Alberta a répondu par une stratégie de gestion agressive visant à prévenir les futures proliférations de cet insecteReference 284.

Figure 47. La superficie touchée par le dendroctone du pin ponderosa a augmenté vers l’est, depuis 1999 (à gauche) jusqu’en 2009 (à droite).
Carte
Source : le BC Ministry of Forests and Range, 2010Reference 285 et l’Alberta Sustainable Resource Development, 2010Reference 284
Description longue pour la figure 47

Ces cartes montrent que le dendroctone du pin ponderosa se trouvait principalement dans le centre de la Colombie-Britannique ainsi que dans des coins isolés près de la frontière de l'Alberta et dans le sud de la Colombie-Britannique. En 2009, l'aire de répartition du dendroctone du pin ponderosa s'était étendue dans la majeure partie du sud et du centre de la Colombie-Britannique et dans certains endroits du nord-ouest de l'Alberta.

Constatation clé 20
Réseaux trophiques

Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
Des changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans des milieux terrestres et dans des milieux d’eau douce et d’eau marine. La diminution ou la disparition d’éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.

Les réseaux trophiques et les cycles de population sont importants car ils façonnent la structure et la fonction des écosystèmes. Dans l’écozone+ des plaines boréales, les dynamiques trophiques semblent se transformer en écosystèmes terrestres et vraisemblablement d’eau douce, favorisés (par exemple) par le développement industriel et un réchauffement climatique. Comme partout ailleurs dans la forêt boréale, les cycles prononcés dans l’abondance des populations prédateur-proie sont aussi connus pour leur présence dans l’écozone+ des plaines boréales.

Réseaux trophiques

Dynamiques trophiques et ses impacts sur le caribou

Les interactions prédateur-proie ont changé avec la hausse de la fragmentation et de la perturbation linéaire causées par le développement industriel au nord-est de l’Alberta. La prédation envers le caribou a augmenté à cause des caractéristiques linéaires et de la perturbation anthropique, qui donnent aux loups gris un plus grand accès à l’habitat du caribouReference 286 Reference 287, Reference 288 Reference 289. De plus, l’abondance de cerfs a entraîné une augmentation de la densité des loups et, par conséquent, une plus grande prédation fortuite envers le caribouReference 290. L’augmentation de la population des loups, jumelée à l’augmentation du risque de prédation du caribou – causée par l’augmentation de la fragmentation –, ont vraisemblablement œuvré en synergie et causé le déclin généralisé du caribou depuis plusieurs décennies.

Impacts potentiels des changements climatiques sur les réseaux trophiques d'eau douce

Les changements climatiques peuvent modifier les réseaux trophiques si les espèces interactives réagissent différemment aux changements de conditions météorologiques; ces changements peuvent s’avérer particulièrement graves dans le cas des écosystèmes aquatiques, où les interactions trophiques sont généralement vigoureuses{9528}. Les réseaux trophiques aquatiques de certains lacs de l’écozone+ des plaines boréales sont quelque peu résilients aux perturbations telles que l’exploitation forestière et les incendiesReference 291, Reference 292; toutefois, il existe peu d’information sur les impacts des changements climatiques sur les réseaux trophiques de la région. Il est reconnu que même les plus petits changements par rapport au réchauffement climatique et aux sécheresses causent des changements complexes et imprévisibles dans les lacs et les cours d’eau de la forêt boréaleReference 293. Des températures printanières plus chaudes, telles qu’elles ont été observées dans cette écozone+ (voir la section Changements climatiques, Table 5 en page 41) bouleversent les liens trophiques entre le phytoplancton et le zooplancton des lacs tempérés à cause de leur différente sensibilité au réchauffement; ce fait modifie le flux des ressources à des niveaux trophiques plus élevés dans les écosystèmes pélagiquesReference 294. En général, les températures plus chaudes et les changements qui y sont associés dans les précipitations, l’évaporation, la salinité et les saisons des glaces plus courtes touchent les organismes aquatiques de l’écozone+Reference 65, Reference 150, en plus d’avoir des effets corollaires sur les réseaux trophiques aquatiques. Étant donné que l’écozone+ des plaines boréales héberge des milliers de lacs et de réseaux hydrographiques, les impacts des changements climatiques sur les réseaux trophiques aquatiques peuvent représenter un nouvel enjeu pour l’écozone+. De plus, bon nombre d’autres perturbations, dont une quantité plus grande en éléments nutritifs, les espèces envahissantes et la surpêcheReference 295, Reference 296, peuvent altérer les réseaux trophiques aquatiques. Les effets cumulatifs de ces perturbations sur les réseaux trophiques aquatiques de l’écozone+ des plaines boréales sont inconnus.

Cycles des populations

Les documents sur le piégeage à long terme pour la fourrure des postes de la baie d’Hudson indiquent les cycles d’abondance de certaines populations prédateur-proie, comme le cycle de dix ans du lynx et du lièvre d’AmériqueReference 297, Reference 298. Le cycle du lynx et du lièvre n’a pas beaucoup changé entre 1821 et 2000Reference 298; toutefois, les populations autochtones du bassin des rivières de la Paix et Athabasca, et du Grand lac des Esclaves, laissent entendre que la période de temps entre les crêtes supérieure et inférieure du cycle pourrait augmenterReference 299.

Note de bas de page

Note 1 de bas de page

Le paysage agricole (ou terres agricoles) comprend la catégorie « toutes les autres terres » du Recensement de l’agriculture, qui est constitué des zones comme les milieux humides, les zones riveraines, les brise-vent, les terrains boisés, les terres improductives et les terres stériles, et les zones anthropiques (bâtiments d’exploitation, serres et couloirs).

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Note de bas de page 237

Javorek, S.K. and Grant, M.C. 2011. Trends in wildlife habitat capacity on agricultural land in Canada, 1986-2006. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 14. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. vi + 46 p.

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Note de bas de page 238

Statistics Canada. 2008. 2006 Census of agriculture [online]. Government of Canada. http://www.statcan.gc.ca/ca-ra2006/index-eng.htm(accessed 8 August, 2008).

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Note de bas de page 239

Downes, C., Blancher, P. and Collins, B. 2011. Landbird trends in Canada, 1968-2006. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 12. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. x + 94 p.

Retour à la référence de la note de bas de page 239

Note de bas de page 240

Alberta Biodiversity Monitoring Institute. 2013. Alberta biodiversity monitoring program [online]. (accessed 8 August, 2013).

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Note de bas de page 241

Alberta Biodiversity Monitoring Institute. 2013. The status of biodiversity in the Athabasca oil sands area. Alberta Biodiversity Monitoring Institute. Edmonton, AB. 39 p.

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Note de bas de page 242

Behan-Pelletier, V.M. 1999. Oribatid mite biodiversity in agroecosystems: role for bioindication. Agriculture, ecosystems & environment 74:411-423.

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Note de bas de page 243

Manitoba Conservation Data Centre. 2001. List of species of conservation concern: mid-boreal lowlands, mid-boreal uplands, and interlake plain. http://web2.gov.mb.ca/conservation/cdc/species/areasearch.php,

Retour à la référence de la note de bas de page 243

Note de bas de page 244

Alberta Environment, Alberta Sustainable Resource Development, Alberta Community Development and Agri-Food Canada. 2005. 2005 Natural Regions and Subregions of Alberta (Arc/INFO) [online]. http://www.tprc.alberta.ca/parks/heritageinfocentre/naturalregions/downloaddata.aspx

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Note de bas de page 245

Government of Canada. 2010. Species at risk public registry [online]. Government of Canada. http://www.sararegistry.gc.ca/(accessed 7 July, 2010).

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Note de bas de page 246

Saskatchewan Conservation Data Centre. 2006. Expected occurrence of plants and animals by ecoregion - May 2006. 427 p.

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Note de bas de page 247

Alberta Natural Heritage Information Centre. 2007. Tracked elements listed by natural subregion [online]. Alberta Tourism Parks Recreation and Culture. http://tprc.alberta.ca/parks/heritageinfocentre/animals/default.aspx(accessed 18 February, 2008).

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Note de bas de page 248

B.C. Conservation Data Centre. 2007. BC species and ecosystems explorer: red and blue listed species in the Peace Forest district [online]. B.C. Ministry of the Environment. http://srmapps.gov.bc.ca/apps/eswp/(accessed 17 February, 2008).

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Note de bas de page 249

Moss, E.H. 1983. Flora of Alberta. Edition 2nd. Edited by Packer, J.G. University of Toronto Press. Toronto, ON. 687 p.

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Note de bas de page 250

Schieck, J. 2005. Vertebrate Guilds.Unpublished data.

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Note de bas de page 251

Haughland, D. 2008. Percentage of known taxa ranked as "At risk" and "May be at risk" within the Boreal Plains Ecozone.Unpublished data.

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Note de bas de page 252

Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada. 2006. DUPLICATE USE 100097COSEWIC Assessment and Update Status Report on the Lake Sturgeon (Acipenser fulvescens) in Canada. Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada. Ottawa, ON. xi + 107 p.

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Note de bas de page 253

Sullivan, M.G. 2008. Personal communication.

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Note de bas de page 254

Smith, A.R. 1993. Ecological profiles of birds in the boreal forest of western Canada. In Birds in the boreal forest. Edited by Kuhnke, D.H. Northern Forestry Centre, Forestry Canada, Northwest Region. Edmonton, AB. 5.

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Note de bas de page 255

Environment Canada. 2013. Bird Conservation Strategy for Bird Conservation Region 6: Boreal Taiga Plains. Canadian Wildlife Service. Edmonton, Alberta. iv + 288.

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Note de bas de page 256

O'Connor, R.J., Dunn, E., Johnson, D.R., Jones, S.L., Petit, D., Pollock, K., Smith, C.R., Trapp, J.L. and Welling, E. 2000. A programmatic review of the North American Breeding Bird Survey, report of a peer review panel.

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Note de bas de page 257

USGS Patuxent Wildlife Research Center. 2010. The North American Breeding Bird Survey [online]. U.S. Geological Survey, U.S. Department of the Interior. http://www.pwrc.usgs.gov/BBS/

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Note de bas de page 258

Environment Canada. 2014. North American breeding bird survey - Canadian trends website, data-version 2012. [online]. Environment Canada. http://www.ec.gc.ca/ron-bbs/

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Note de bas de page 259

Kushlan, J.A. 1993. Colonial waterbirds as bioindicators of environmental change. Colonial Waterbirds 16:223-251.

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Note de bas de page 260

Weseloh, D.V.C. 2011. Inland colonial waterbird and marsh bird trends for Canada. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 18. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. iv+33 p. http://www.biodivcanada.ca/default.asp?lang=En&n=137E1147-0.

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Note de bas de page 261

Kemper, C., Wollis, H., Found, C., Prescott, D. and Heckbert, M. 2008. Western grebes (Aechmophorus occidentalis) in Alberta: 2006 field summary. Alberta Species at Risk Report No. 121. Alberta Sustainable Resource Development, Fish and Wildlife Division. Edmonton, AB. 17 p.

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Note de bas de page 262

Centre for Indigenous Environmental Resources. 2006. Climate change impacts on ice, winter roads, access trails, and Manitoba First Nations. CIER. Winnipeg, MB. 210 p.

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Note de bas de page 263

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Note de bas de page 264

Fast, M., Collins, B. and Gendron, M. 2011. Trends in breeding waterfowl in Canada. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 8. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. v + 37 p. http://www.biodivcanada.ca/default.asp?lang=En&n=137E1147-0.

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Note de bas de page 265

Mowbray, T.B., Ely, C.R., Sedinger, J.S. and Trost, R.E. 2002. Canada goose (Branta canadensis). In The birds of North America online. Edited by Poole, A. Cornell Lab of Ornithology. Ithaca, NY. http://bna.birds.cornell.edu/bna/species/682.

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Note de bas de page 266

Parks Canada. 2006. Species at risk: wood bison [online]. http://www.pc.gc.ca/nature/eep-sar/itm3-/eep-sar3u1_e.asp#2 (accessed 13 March, 2008).

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Note de bas de page 267

Bradley, M. and Wilmshurst, J. 2005. The fall and rise of bison populations in Wood Buffalo National Park: 1971 to 2003. Canadian Journal Of Zoology-Revue Canadienne De Zoologie 83:1195-1205.

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Note de bas de page 268

Joly, D.O. and Messier, F. 2004. Testing hypotheses of bison population decline (1970-1999) in Wood Buffalo National Park: synergism between exotic disease and predation. Canadian Journal Of Zoology-Revue Canadienne De Zoologie 82:1165-1176.

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Note de bas de page 269

Joly, D.O. and Messier, F. 2005. The effect of Bovine tuberculosis and brucellosis on reproduction and survival of wood bison in Wood Buffalo National Park. Journal Of Animal Ecology 74:543-551.

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Note de bas de page 270

Joly, D.O. and Messier, F. 2000. A numerical response of wolves to bison abundance in Wood Buffalo National Park, Canada. Canadian Journal Of Zoology-Revue Canadienne De Zoologie 78:1101-1104.

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Note de bas de page 271

Carbyn, L.N., Oosenbrug, S.M. and Anions, D.W. 1993. Wolves, bison and the dynamics related to the Peace-Athabasca Delta in Canada's Wood Buffalo National Park. Circumpolar Research Series No. 4. Canadian Circumpolar Institute, University of Alberta. Edmonton, AB. 5 p.

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Note de bas de page 272

COSEWIC. 2002. COSEWIC assessment and update status report on the woodland caribou Rangifer tarandus caribou in Canada. Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada. Ottawa, ON. xi + 98 p.

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Note de bas de page 273

Environment Canada. 2011. Scientific assessment to inform the identification of critical habitat for woodland caribou (Rangifer tarandus caribou), boreal population, in Canada: 2011 update. Environment Canada. Ottawa, ON. xiv + 103 p.

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Note de bas de page 274

Environment Canada. 2012. Recovery strategy for the woodland caribou (Rangifer tarandus caribou), boreal population, in Canada. Species at Risk Act Recover Strategy Series. Environment Canada. Ottawa, ON. xi + 138 p.

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Note de bas de page 275

Callaghan, C., Virc, S. and Duffe, J. 2011. Woodland caribou, boreal population, trends in Canada. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 11. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. iv + 36 p. http://www.biodivcanada.ca/default.asp?lang=En&n=137E1147-0.

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Note de bas de page 276

Environment Canada. 2007. Recovery strategy for the woodland caribou (Rangifer tarandus caribou), boreal population. Species at Risk Act Recovery Strategy Series. Environment Canada. Ottawa, ON. v + 48 p. Draft report.

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Note de bas de page 277

Dyer, S.J. 1999. Movement and distribution of woodland caribou (Rangifer tarandus caribou) in response to industrial development in northeastern Alberta. Thesis (M.Sc.). University of Alberta, Biological Sciences. Edmonton, AB.

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Note de bas de page 278

Edmonds, E.J. 1988. Population status, distribution and movements of woodland caribou in west central Alberta. Canadian Journal of Zoology 66:817-826.

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Note de bas de page 279

James, A.R.C. 1999. Effects of industrial development on the predator-prey relationship between wolves and caribou in north-eastern Alberta. Thesis (Ph.D.). University of Alberta, Biological Sciences. Edmonton, AB. 70 p.

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Note de bas de page 280

Neufeld, L.M. 2006. Spatial dynamics of wolves and woodland caribou in an industrial forest landscape in west-central Alberta. Thesis (M.Sc.). University of Alberta, Renewable Resources. Edmonton, AB.

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Note de bas de page 281

Environment Canada. 2007. Recovery strategy for the grizzly bear (Ursus arctos), prairie population, in Canada [Proposed]. Environment Canada. Species at Risk Act Recovery Strategy Series.

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Note de bas de page 282

Hummel, M. and Ray, J.C. 2008. Caribou and the North: a shared future. Dundurn Press. Toronto, ON. 320 p.

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Note de bas de page 283

Coops, N.C., Wulder, M.A., Duro, D.C., Han, T. and Berry, S. 2008. The development of a Canadian dynamic habitat index using multi-temporal satellite estimates of canopy light absorbance. Ecological Indicators 8:754-766.

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Note de bas de page 284

Pouliot, D., Latifovic, R. and Olthof, I. 2009. Trends in vegetation NDVI from 1 km Advanced Very High Resolution Radiometer (AVHRR) data over Canada for the period 1985-2006. International Journal of Remote Sensing 30:149-168.

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Note de bas de page 285

Alcaraz-Segura, D., Chuvieco, E., Epstein, H.E., Kasischke, E.S. and Trishchenko, A. 2010. Debating the greening vs. browning of the North American boreal forest: differences between satellite datasets. Global Change Biology 16:760-770.

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Note de bas de page 286

Krezek-Hanes, C.C., Ahern, F., Cantin, A. and Flannigan, M.D. 2011. Trends in large fires in Canada, 1959-2007. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 6. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. v + 48 p.

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Note de bas de page 287

Parisien, M.A., Peters, V.S., Wang, Y., Little, J.M., Bosch, E.M. and Stocks, B.J. 2006. Spatial patterns of forest fires in Canada, 1980-1999. International Journal of Wildland Fire 15:361-374.

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Note de bas de page 288

Stocks, B.J., Mason, J.A., Todd, J.B., Bosch, E.M., Wotton, B.M., Amiro, B.D., Flannigan, M.D., Hirsch, K.G., Logan, K.A., Martell, D.L. and Skinner, W.R. 2003. Large forest fires in Canada, 1959-1997. Journal of Geophysical Research 108:8149-8161.

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Note de bas de page 289

Burton, P.J., Parisien, M.-A., Hicke, J.A., Hall, R.J. and Freeburn, J.T. 2008. Large fires as agents of ecological diversity in the North American boreal forest. International Journal of Wildland Fire 17:754-767.

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Note de bas de page 290

Amiro, B.D., Logan, K.A., Wotton, B.M., Flannigan, M.D., Todd, J.B., Stocks, B.J. and Martell, D.L. 2004. Fire weather index system components for large fires in the Canadian boreal forest. International Journal of Wildland Fire 13:391-400.

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Note de bas de page 291

Girardin, M.P., Tardif, J., Flannigan, M.D. and Bergeron, Y. 2006. Synoptic-scale atmospheric circulation and boreal Canada summer drought variability of the past three centuries. Journal of Climate 19:1922-1947.

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Note de bas de page 292

Skinner, W.R., Flannigan, M.D., Stocks, B.J., Martell, D.L., Wotton, B.M., Todd, J.B., Mason, J.A., Logan, K.A. and Bosch, E.M. 2002. A 500 hPa synoptic wildland fire climatology for large Canadian forest fires, 1959-1996. Theoretical and Applied Climatology 71:157-169.

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Note de bas de page 293

Cumming, S.G. 2005. Effective fire suppression in boreal forests. Canadian Journal of Forest Research/Revue canadienne de recherche forestière 35:772-786.

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Note de bas de page 294

Flannigan, M.D. and Wotton, B.M. 2001. Climate, weather and area burned. In Forest fires: behaviour and ecological effects. Edited by Johnson, E.A. and Miyanishi, K. Academic Press. San Diego, CA. pp. 335-357.

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Note de bas de page 295

National Forest Database Program. 2007. Table 4.1 Area (ha) within which moderate to severe defoliation occurs including area of beetle-killed trees by Insects and province/territory, 1975-2006 [online]. Canadian Council of Forest Ministers. (accessed 4 March, 2008).

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Note de bas de page 296

McIntosh, R. 2008. Personal communication.

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Note de bas de page 297

Alberta Sustainable Resource Development. 2007. Forest Health Aerial and Ground Survey Data (Arc/INFO) format [online]. Data provided and reproduced with the permission of Alberta Sustainable Resource Development, Government of Alberta, all rights reserved. (accessed 29 February, 2008).

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Note de bas de page 298

Volney, W.J.A. and Fleming, R.A. 2007. Spruce budworm (Choristoneura spp.) biotype reactions to forest and climate characteristics. Global Change Biology 13:1630-1643.

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Note de bas de page 299

Safranyik, L., Carroll, A.L., Régnière, J., Langor, D.W., Riel, W.G., Shore, T.L., Peter, B., Cooke, B.J., Nealis, V.G. and Taylor, S.W. 2010. Potential for range expansion of mountain pine beetle into the boreal forest of North America. The Canadian Entomologist 142:415-442.

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Note de bas de page 300

Rice, A.V., Thormann, M.N. and Langor, D.W. 2007. Mountain pine beetle associated blue-stain fungi cause lesions on jack pine, lodgepole pine, and lodgepole x jack pine hybrids in Alberta. Canadian Journal of Botany-Revue Canadienne De Botanique 85:307-315.

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Note de bas de page 301

Alberta Sustainable Resource Development. 2009. 2008 Annual Report: forest health in Alberta. Government of Alberta. Edmonton, AB. iv + 44 p.

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Note de bas de page 302

Tyssen, B. 2009. Mountain pine beetle aerial survey 2009. Map. Government of Alberta.

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Note de bas de page 303

Alberta Sustainable Resource Development. 2010. Alberta forest health program.

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Note de bas de page 304

BC Ministry of Forests and Range. 2010. Mountain pine beetle infestation projection: year six results.

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Note de bas de page 305

Bergerud, A.T. 1974. Decline of caribou in North America following settlement. Journal of Wildlife Management 38:757-770.

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Note de bas de page 306

Mallory, F.F. and Hillis, T.L. 1998. Demographic characteristics of circumpolar caribou populations: ecotypes, ecological constraints, releases and population dynamics. Rangifer 10:49-60.

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Note de bas de page 307

Schaefer, J.A. 2003. Long-term range recession and the persistence of caribou in the Taiga. Conservation Biology 17:1435-1439.

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Note de bas de page 308

Vors, L.S., Schaefer, J.A., Pond, B.A., Rodgers, A.R. and Patterson, B.R. 2007. Woodland caribou extirpation and anthropogenic landscape disturbance in Ontario. Journal of Wildlife Management 71:1249-1256.

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Note de bas de page 309

Latham, A.D.M., Latham, M.C., McCutchen, N.A. and Boutin, S. 2011. Invading white-tailed deer change wolf-caribou dynamics in northeastern Alberta. Journal of Wildlife Management 75:204-212.

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Note de bas de page 310

Platt, T., Fuentes-Yaco, C. and Frank, K.T. 2003. Spring algal bloom and larval fish survival. Nature 423:398-399.

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Note de bas de page 311

Beaudoin, C.P., Prepas, E.E., Tonn, W.M., Wassenaar, L.I. and Kotak, B.G. 2001. A stable carbon and nitrogen isotope study of lake food webs in Canada's boreal plain. Freshwater Biology 46:465-477.

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Note de bas de page 312

Tonn, W.M., Paszkowski, C.A., Scrimgeour, G.J., Aku, P.K.M., Lange, M., Prepas, E.E. and Westcott, K. 2003. Effects of forest harvesting and fire on fish assemblages in boreal plains lakes: a reference condition approach. Transactions of the American Fisheries Society 132:514-523.

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Note de bas de page 313

Schindler, D.W., Bayley, S.E., Parker, B.R., Beaty, K.G., Cruikshank, D.R., Fee, E.J., Schindler, E.U. and Stainton, M.P. 1996. The effects of climatic warming on the properties of boreal lakes and streams at the Experimental Lakes Area, northwestern Ontario. Limnology and Oceanography 41:1004-1017. doi:Article; Proceedings Paper.

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Note de bas de page 314

Winder, M. and Schindler, D.E. 2004. Climate change uncouples trophic interactions in an aquatic ecosystem. Ecology 85:2100-2106.

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Note de bas de page 315

Schindler, D.E. and Scheuerell, M.D. 2002. Habitat coupling in lake ecosystems. Oikos 98:177-189.

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Note de bas de page 316

Winder, M. and Schindler, D.E. 2004. Climatic effects on the phenology of lake processes. Global Change Biology 10:1844-1856.

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Note de bas de page 317

Stenseth, N.C., Chan, K.S., Tong, H., Boonstra, R., Boutin, S., Krebs, C.J., Post, E., O'Donoghue, M., Yoccoz, N.G., Forchhammer, M.C. and Hurrell, J.W. 1999. Common dynamic structure of Canada lynx populations within three climatic regions. Science 285:1071-1073.

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Note de bas de page 318

Stenseth, N.C., Falck, W., Chan, K.S., Bjornstad, O.N., O'Donoghue, M., Tong, H., Boonstra, R., Boutin, S., Krebs, C.J. and Yoccoz, N.G. 1998. From patterns to processes: phase and density dependencies in the Canadian lynx cycle. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 95:15430-15435.

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Note de bas de page 319

Northern River Basins Study. 1996. Northern River Basins Study: the legacy. Volume 1: collective findings. Alberta Department of the Environment, Environment Canada, and Northwest Territories Department of Renewable Resources. Edmonton, AB. CD-Rom.

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