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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ des plaines boréales

Thème : Interface science-politique

Constatation clé 21
Surveillance de la biodiversité, recherche, gestion de l’information et communication des résultats

Constatation clé à l'échelle nationale
Les renseignements de surveillance recueillis sur une longue période, normalisés, complets sur le plan spatial et facilement accessibles, complétés par la recherche sur les écosystèmes, fournissent les constatations les plus utiles pour les évaluations de l’état et des tendances par rapport aux politiques. L’absence de ce type d’information dans de nombreux secteurs a gêné l’élaboration de la présente évaluation.

L’écozone+ des plaines boréales ne possède pas de cadre harmonisé en matière de surveillance de la biodiversité, de gestion de l’information sur la recherche ni de communication des résultats. Bien que de nombreuses initiatives de surveillance et de recherche soient fonctionnelles dans l’écozone+ des plaines boréales, les couvertures spatiale et thématique sont compartimentées. Les étapes visant à harmoniser la surveillance de la biodiversité et la recherche qui y est associée sont en cours dans le cadre du Plan de mise en œuvre conjoint du Canada et de l’Alberta pour la surveillance visant les sables bitumineux dans la partie ouest de l’écozone+.

Alberta Biodiversity Monitoring Institute

L’Alberta Biodiversity Monitoring Institute (ABMI) est une organisation scientifique indépendante et sans but lucratif qui mesure la biodiversité et l’empreinte des perturbations anthropiques en Alberta et qui produit des rapports liés à ces activitésReference 225. Pour ce faire, l’ABMI possède 1 656 sites de surveillance répartis systématiquement à chaque tranche de 20 km, là où l’écozone chevauche les frontières provinciales (Figure 48)Reference 225. Environ 58 % de l’écozone+ des plaines boréales est surveillé par l’ABMI. L’ABMI est conçu pour fonctionner indéfiniment et dans toute l’écozone+ des plaines boréales de l’Alberta; toutefois, il est actuellement en fonction à 50 % de sa capacité potentielle dans cette écozone+.

Cet institut vise à mesurer l’état des terres, de l’eau et de la vie sauvage en Alberta, à l’aide d’une série d’indicateurs, y compris l’utilisation des terres par l’humain, les espèces et les habitats, et à produire des rapports sur ces activités. Le cadre de surveillance comprend la cueillette intégrée et la gestion des données concernant de nombreuses espèces de mammifères, d’oiseaux, de plantes, de mousses, de lichens, d’acariens du sol, d’invertébrés aquatiques et de poissons. Les données produites par l’ABMI sont neutres, indépendantes et, règle générale, mises à la disposition du public. L’ABMI travaille de concert avec des organismes fédéraux et provinciaux afin de mettre en œuvre des systèmes de surveillance crédibles d’un point de vue scientifique de la diversité biologique dans les zones où s’exploite les sables bitumineux de l’Alberta, ce qui comprend les gisements de l’Athabasca, de Peace River et de Cold Lake.

Figure 48. Les sites de carottage de l’Alberta Biodiversity Monitoring Institute partout en Alberta.
Carte
Source : Alberta Biodiversity Monitoring Institute, 2013Reference 225
Description longue pour la figure 48

Cette carte montre les sites de carottage de l'Alberta Biodiversity Monitoring Institute en Alberta entre 2003 et 2013, ainsi que les sites prévus pour 2014. Les sites ayant fait l'objet de carottages et les sites prévus sont nombreux et répartis de manière uniforme dans l'ensemble de l'Alberta.

Plan de mise en œuvre conjoint du Canada et de l’Alberta pour la surveillance visant les sables bitumineux

Le Plan de mise en œuvre conjoint du Canada et de l’Alberta pour la surveillance visant les sables bitumineux est un programme de surveillance de l'environnement visant à faire un suivi des effets cumulatifs à long terme découlant de la mise en valeur des sables bitumineux sur l’eau, l’air, le sol et la diversité biologique. Le plan de mise en œuvre triennal, lequel a débuté en 2012, porte sur un territoire de plus de 140 000 km2. L’objectif premier de la surveillance de la biodiversité terrestre (présence de substances toxiques) consiste à surveiller les taux et les effets de contaminants découlant de l’exploitation des sables bitumineux et leur incidence sur la santé des spécimens et des populations de faune sauvage à proximité des centres d’exploitation de sables bitumineux et à des distances variables de ceux-ci. Voici quelques-uns des volets du plan de surveillance.

  1. Surveillance des effets des activités relatives aux sables bitumineux sur la reproduction des oiseaux aquatique, leur régime alimentaire et la contamination des œufs en aval des sables bitumineux de la rivière Athabasca et du lac Athabasca
  2. Surveillance des répercussions des contaminants associés au raffinage des sables bitumineux sur l’état de santé et le développement d’espèces indicatrices chez les amphibiens (p. ex., la grenouille des bois)
  3. Surveillance des effets des contaminants associés aux sables bitumineux sur la santé des oiseaux en appliquant des mesures non létales de réactions au stress et de réactions physiologiques
  4. Analyses toxicologiques d’animaux sauvages (sauvagine et mammifères) récoltés par des chasseurs ou des trappeurs ainsi que d’oiseaux morts ou moribonds dans des endroits contaminés par les sables bitumineux en aval de la rivière Athabasca
  5. Utilisation de plantes indigènes pour faire un suivi de l’état des sables bitumineux associés à des milieux humides

Le plan prévoit également une surveillance de l’incidence de la perturbation des habitats et son atténuation sur la diversité biologique des milieux terrestres. Les données provenant du programme seront à la disposition de tous à partir d’un portail (www.JointOilSandsMonitoring.ca).

Projet de modélisation de l'avifaune boréale

Le Projet de modélisation de l’avifaune boréale (PMAB)Reference 300 est une initiative de gestion et de recherche des données sur les habitats des oiseaux qui regroupe les données sur les forêts boréales en Amérique du Nord, y compris celles sur l’écozone+ des plaines boréales. S’appuyant sur des techniques de modélisation quantitative, le PMAB dégage des données sur l’abondance des populations des oiseaux des zones boréales, leur répartition géographique et leurs habitats et s’en sert pour évaluer et prévoir les effets de l’activité humaine. Les données biophysiques sont aussi regroupées à l’aide de la télédétection et des inventaires des ressources forestières, notamment les données sur le climat, la couverture terrestre et les indices de productivité forestière. Plusieurs initiatives régionales de surveillance des oiseaux chanteurs sont menées sous le PMAB avec la collaboration de chercheurs universitaires.

Figure 49. Sites de dénombrement ponctuel des oiseaux du Projet de modélisation de l’avifaune boréale.
Graph
Source : Projet de modélisation de l’avifaune boréale, 2014Reference 300
Description longue pour la figure 49

Cette carte montre les sites de dénombrement des oiseaux dans l'ensemble du Canada et de l'Alaska; ils sont concentrés le long de la frontière canado-américaine. Il n'existe pas de sites d'échantillonnage dans le sud-est de l'Alberta ou le sud-ouest de la Saskatchewan.

Relevé des populations reproductrices et des habitats de la sauvagine

Le Relevé des populations reproductrices et des habitats de la sauvagine est une initiative de collaboration entre le Fish and Wildlife Service des États-Unis (USFWS) et le Service canadien de la faune (SCF) depuis 1955. Le but premier de ce relevé est de fournir de l’information sur la taille de la population printanière et les tendances des espèces de canards en Amérique du Nord (avec un accent particulier sur le canard colvert). Les données provenant de ces relevés sont largement utilisées dans l’établissement annuel des réglementations sur la chasse aux États-Unis et au Canada, et fournissent une planification sur la conservation essentielle pour être efficace d’une série chronologique à long terme sur la sauvagineReference 301.

Constatation clé 22
Changements rapides et seuils

Thème Interface science-politique

Constatation clé à l'échelle nationale
La compréhension grandissante des changements rapides et inattendus, des interactions et des seuils, en particulier en lien avec les changements climatiques, indique le besoin d’une politique qui permet de répondre et de s’adapter rapidement aux indices de changements environnementaux afin de prévenir des pertes de biodiversité majeures et irréversibles.

Dans l’écozone+ des plaines boréales, la fragmentation de la forêt, les incendies, les perturbations causées par les insectes, les espèces envahissantes, la contamination, les changements climatiques, l’acidification et les perturbations des réseaux trophiques sont autant d’agents de stress pouvant causer des changements rapides et irréversibles à l’écozone+. Toutefois, déceler les changements rapides ou le fait qu’un seuil écologique ait été brisé nécessite davantage de données spatiales et temporelles approfondies qu’il n’y en a de disponibles pour l’écozone+. Compte tenu des données disponibles, les changements rapides de l’écozone+ des plaines boréales peuvent avoir été causés par des foisonnements d’insectes, une perte et une fragmentation de l’habitat, la fonte du pergélisol et les espèces envahissantes.

Foisonnements d’insectes

Dendroctone du pin ponderosa

La Colombie-Britannique a vécu des invasions de dendroctone du pin ponderosa sans précédent au cours de la dernière décennie, et les invasions se sont récemment propagées en Alberta. Depuis 2005, le dendroctone du pin ponderosa s’est propagé vers l’est, dans les Rocheuses, touchant des dizaines de milliers de kilomètres carrés de pins tordus latifoliés et de forêts hybrides de pins tordus latifoliés x de pins gris dans les parties ouest de l’écozone+ des plaines boréalesReference 282, Reference 283. Si on ne le surveille pas, il est possible que le dendroctone du pin ponderosa s’étende davantage vers l’est dans l’écozone+ des plaines boréales, et au-delàReference 280, Reference 281. Les hivers plus doux, l’extinction des incendies et la dispersion continue augmentent la probabilité d’agrandissement des aires de répartition (voir la section Error! Reference source not found. en page 76).

Fragmentation des forêts et recul de la couverture forestière

La population boréale du caribou des bois (c.-à-d. le caribou boréal) est classé « espèce menacée » par le COSEPACReference 257, est en déclin et risque la disparition locale dans certaines zones de son territoire (voir la section Caribou en page 68). Le déclin du caribou boréal de l’écozone+ des plaines boréales a été lié à deux facteurs qui ont altéré les dynamiques prédateur-proie de la zone. D’abord, la perte et la fragmentation de l’habitat, en particulier les perturbations linéaires (les routes et les lignes sismiques), associées à la mise en valeur du pétrole et du gaz, ont fait grimper l’accès du loup gris à l’habitat du caribouReference 189. Ensuite, les populations du cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) ont augmenté, probablement à la suite des températures plus chaudes et de la perturbation de l’habitat, qui ont créé davantage d’habitats favorisant le cerfReference 290, Reference 302. Davantage de cerfs favorisent la prédation du loup grisReference 290. L’augmentation de la population des loups, jumelée à l’augmentation du risque de prédation envers le caribou -- causée par l’augmentation de la fragmentation de l’habitat --, ont vraisemblablement œuvré en synergie et causé le déclin généralisé du caribou depuis plusieurs décennies.

Il existe un seuil du nombre d’habitats nécessaires afin de maintenir les populations des espèces qui dépendent de la forêt, en particulier des spécialistes des forêts anciennesReference 303. La plus grande partie de l’écozone+ des plaines boréales demeure intacte pour la majorité des espècesReference 226; toutefois, les seuils du nombre d’habitats ont été atteints. Par exemple, la martre d’Amérique nécessite une structure d’habitat complexe (p. ex., des débris ligneux grossiers) et une couverture forestière. La martre ne peut survivre dans les parties ouest des plaines boréales de l’Alberta, où plus de 36 % de la zone a été exploitée par la foresterie, l’industrie minière ou les activités d’autres industries, ou un mélange de ces activitésReference 304.

Bien qu’à ce jour les populations d’oiseaux forestiers ne soient pas en déclin, on s’attend à ce que l’évolution de l’état des paysages fera en sorte que ceux-ci ne pourront plus soutenir les populations d’oiseaux qui les habitent actuellement et qui préfèrent des forêts boréales à maturité et anciennesReference 305. Des espèces comme la paruline à gorge noire, la mésange à tête brune et le piranga à tête rouge préfèrent des forêts mûres et non fragmentées. Ce sont ces forêts qui sont perdues, subdivisées et perforées par l’exploitation forestière, la mise en valeur des sables bitumineux et l’enchevêtrement de lignes de sondage sismique et de pipelines, de forages d’exploration et de production, de lignes de transmission d’électricité et de services publics et de chemins d’accèsReference 305. On prévoit que les changements climatiques entraîneront une diminution plus forte des populations d’espèces terrestres associées aux forêts de stade adulte et ancien, car le taux plus élevé des incendies pourrait entraîner des déclins plus importants et plus rapides dans les forêts anciennesReference 305.

Fonte du pergélisol

Le pergélisol fond le long du périmètre nord de l’écozone+, en raison de l’élévation  de la température moyenne de l’airReference 48. On prévoit des changements dans la biodiversité, le paysage et l’hydrologie de l’écozone+ des plaines boréales, bien que les impacts actuels soient inconnus (voir la section Pergélisol en page 24 pour plus de détails).

Espèces envahissantes

À l’heure actuelle, il n’existe pas beaucoup de renseignements sur la répartition et l’abondance des espèces envahissantes de l’écozone+ des plaines boréalesReference 115. De plus, le niveau du seuil de perturbation ou de fragmentation, ou les deux, de la forêt boréale, pouvant favoriser la propagation des espèces envahissantes, demeure inconnu. Par contre, le développement industriel continu peut présenter une fenêtre d’opportunités pour les espèces non indigènes de s’établir et de se propager. Les populations des espèces non indigènes présentes dans l’écozone+ peuvent servir de sources naissantes à une invasion beaucoup plus vaste, une fois un seuil de perturbation particulier atteintReference 330, Reference 331.

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