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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l’écozone+ des plaines boréales

Ce rapport est aussi disponible en version PDF. Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l'écozone+ des plaines boréales [PDF, 9.20 Mo]

Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010

Rapport sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés no 12

Photo de couverture

Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l'écozone+ des plaines boréales.

Publication aussi disponible en anglais sous le titre :
Boreal Plains Ecozone+ evidence for key findings summary.
Monographie électronique en format PDF.

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La reproduction et la distribution à des fins commerciales sont interdites, sauf avec la permission écrite de l'auteur. Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec l'informathèque d'Environnement Canada, au 1-800-668-6767 (au Canada seulement) ou au 819-997-2800, ou par courriel, à enviroinfo@ec.gc.ca.

Photos de la page couverture : Image aérienne de la plaine boréale, © Lorna Allen; forêt d'épinette noire, © Lorna Allen

Ce rapport devrait être cité comme suit :
Secrétariat du RETE. 2014. Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l'écozone+ des plaines boréales. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés n° 12. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, (Ont.). x + 120 p. Rapports techniques

Also available in English

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Préface

En 2006, les Conseils canadiens des ministres des ressources ont élaboré un Cadre axé sur les résultats en matière de biodiversitéRéférence 4 visant à cibler les mesures de conservation et de restauration conformément à la Stratégie canadienne de la biodiversitéRéférence 5. Le rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010Référence 6 a été le premier rapport rédigé suivant ce cadre. Il présente 22 constatations clés issues de la synthèse et de l'analyse de rapports techniques préparés dans le cadre du présent projet. Ces rapports présentaient des renseignements et des analyses sur l'état et les tendances pour de nombreux thèmes nationaux intersectoriels (série de rapports techniques thématiques) et pour les écozones+ terrestres et marines du Canada (évaluations de l'état et des tendances des écozones+). Plus de 500 experts ont participé à l'analyse des données ainsi qu'à la rédaction et à l'examen de ces documents de base. Des rapports sommaires ont également été élaborés pour chaque écozone+ terrestre afin de présenter les éléments probants propres à ces écozones relativement à chacune des 22 constatations clés nationales (série de rapports sommaires sur les éléments probants relativement aux constatations clés). Ensemble, l'ensemble de ces produits constitue le Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes en 2010 (RETE).

Le rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes en 2010 (RETE)
Graphiqie de la rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes en 2010 (RETE)

Le présent rapport, Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour l'écozone+ des plaines boréales, présente les éléments probants de l'écozone+ des plaines boréales liés aux 22 constatations clés nationales et souligne les tendances importantes propres à cet écozone+. De plus, il met en relief les grandes tendances propres à cette écozone+, sans toutefois fournir une évaluation complète des données qui existent sur ces divers écosystèmes. Le degré de détail de l'information présentée varie selon les constatations clés, et il se peut que des questions ou des ensembles de données aient été omis. Une importance particulière a été accordée aux données provenant de la série des rapports techniques thématiques, de portée nationale. Comme dans le cas de tous les produits du RETE, les périodes de référence utilisées pour l'évaluation des tendances varient – parce que la période permettant de dégager une tendance significative varie selon les divers aspects des écosystèmes et parce que l'évaluation s'appuie sur la meilleure information disponible, qui peut elle-même viser des périodes fort diverses.

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Système de classification écologique – écozones+

Une version légèrement modifiée des écozones terrestres du Canada, décrite dans le Cadre écologique national pour le CanadaRéférence 7, a permis de déterminer les zones représentatives d'écosystèmes pour tous les rapports compris dans le présent projet. Les modifications comprennent : un ajustement des limites terrestres pour tenir compte des améliorations résultant des activités de vérification au sol; la fusion des trois écozones de l'Arctique en une seule écozone; l'utilisation de deux écoprovinces, à savoir le bassin intérieur de l'Ouest et la forêt boréale de Terre-Neuve; l'ajout de neuf zones marines représentatives d'écosystèmes; et l'ajout de l'écozone des Grands Lacs. Ce système de classification modifié est appelé « écozones+ » dans ces rapports afin d'éviter toute confusion avec les « écozones » mieux connues du cadre initialRéférence 8.

Système de classification écologique – écozones+
Carte-Système de classification écologique – écozones+
Description longue pour la système de classification écologique – écozones+

Cette carte du Canada montre le cadre de classification écologique pour le Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes, appelé « écozones+ ». Cette carte illustre la répartition des 15 écozones+ terrestres (Maritime de l'Atlantique; Boréale de Terre-Neuve; Taïga du bouclier; Plaines à forêts mixtes; Bouclier boréal; Plaines hudsoniennes; Prairies; Plaines boréales; Cordillère montagnarde; Bassin intérieur de l'Ouest; Maritime du Pacifique; Cordillère boréale; Taïga de la cordillère; Taïga des plaines; Arctique), deux grandes écozones+ de lacs (Grand Lacs; Lac Winnipeg), et neuf écozones+ marines (Estuaire et golfe du Saint-Laurent; Golfe du Maine et plateau néo-écossais; Plateaux de Terre-Neuve et du Labrador; Baie d'Hudson, baie James et bassin Foxe; Archipel Arctique canadien; Mer de Beaufort; Côte nord et détroit d'Hécate; Côte ouest de l'île de Vancouver; Détroit de Georgia).

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Remerciements

CLe Secrétariat du RETE tient à remercier Diane Haughland et l'Alberta Biodiversity Monitoring Institute pour la production des différentes ébauches du présent rapport. Emily Gonzales et Debbie Martin ont vu à la coordination et à l'édition du rapport, alors que Kelly Badger en a assumé la conception graphique. Ellorie McKnight, Michelle Connolly et d'autres encore ont apporté leur aide. Le rapport repose essentiellement sur l'ébauche de l'évaluation de l'état et des tendances de l'écozone+ des plaines boréales. D'autres spécialistes ont apportés une contribution significative à l'ébauche du rapport; leurs noms sont indiqués ci-dessous. Les révisions ont été réalisées par des scientifiques et des gestionnaires en ressources issus d'organismes provinciaux, territoriaux et fédéraux œuvrant dans ce domaine. La Société canadienne pour l'écologie et l'évolution a également coordonné des révisions en faisant appel à des experts externes.

Remerciements pour l'ébauche de l'évaluation de l'état et des tendances de l'écozone+ des plaines boréales

Auteurs principaux

D. Haughland et A. Lennie

Auteurs collaborateurs, sections ou sujets précis 

Étude de cas au lac Winnipeg au Manitoba : E. Shipley et l'auteur conseil : H. Kling
Plantes vasculaires non indigènes : J. Herbers
Caribou : N. McCutchen
Aires protégées : J.-F. Gobeil, R. Helie et R. Vanderkam

Auteurs des rapports techniques thématiques du RETE dont proviennent les renseignements

Oscillations climatiques à grande échelle ayant une incidence sur le Canada, de 1900 à 2008 : B. Bonsal et A. Shabbar
Tendances relatives à la reproduction des sauvagines au Canada : M. Fast, B. Collins et M. Gendron
Tendances relatives aux conditions du pergélisol et à l'écologie dans le nord du Canada : S. Smith
Tendances de la population boréale du caribou des bois au Canada : C. Callaghan, S. Virc et J. Duffe
Tendances relatives aux oiseaux terrestres au Canada, de 1968 à 2006 : C. Downes, P. Blancher et B. Collins
Tendances relatives aux oiseaux de rivage canadiens : C. Gratto-Trevor, R.I.G. Morrison, B. Collins, J. Rausch et V. Johnston
Tendances climatiques au Canada, de 1950 à 2007 : X. Zhang, R. Brown, L. Vincent, W. Skinner, Y. Feng et E. Mekis
Tendances des grands incendies de forêts au Canada, de 1959 à 2007 : C. C. Krezek-Hanes, F. Ahern, A. Cantin et M. D. Flannigan
Pathogènes et maladies de la faune au Canada : F. A. Leighton. Contributeurs : I. K. Barker, D. Campbell, P.-Y. Daoust, Z. Lucus, J. Lumsden, D. Schock, H. Schwantje, K. Taylor et G. Wobeser
Tendances relatives aux oiseaux terrestres au Canada, de 1968 à 2006 : C. Downes, P. Blancher et B. Collins
Tendances de la capacité d'habitat faunique des terres agricoles du Canada, de 1986 à 2006 : S.K. Javorek et M.C. Grant
Tendances de l'azote résiduel dans le sol pour les terres agricoles du Canada, de 1981 à 2006 : C.F. Drury, J.Y. Yang et R. De Jong
Érosion des terres cultivées : introduction et tendances au Canada : B.G. McConkey, D.A. Lobb, S. Li, J.M.W. Black et P.M. Krug
Surveillance à distance de la biodiversité – sélection de tendances mesurées à partir d'observations par satellite du Canada : F. Ahern, J. Frisk, R. Latifovic et D. Pouliot
Tendances relatives aux oiseaux aquatiques coloniaux de l'arrière-pays et aux oiseaux de marais au Canada : D.V.C. Weseloh. Contributeurs : G. Beyersbergen, S. Boyd, A. Breault, P. Brousseau, S.G. Gilliland, B. Jobin, B. Johns, V. Johnston, S. Meyer, C. Pekarik, J. Rausch et S.I. Wilhelm.
Tendances dictées par le climat dans les écoulements fluviaux au Canada, de 1961 à 2003 : A. Cannon, T. Lai et P. Whitfield
Biodiversité dans les rivières et lacs du Canada : W.A. Monk et D.J. Baird Contributeurs : R.A. Curry, N. Glozier et D.L. Peters.

Examen effectué par des scientifiques et des gestionnaires de ressources renouvelables et de la faune provenant d'organismes pertinents des gouvernements provinciaux et fédéral par l'intermédiaire d'un processus d'examen recommandé par le comité directeur du RETE. Des examens supplémentaires de sections particulières ont été menés par des chercheurs universitaires dans leur domaine d'expertise à la demande des auteurs.

Orientation offerte par le comité directeur du RETE réunissant des représentants d'organismes fédéraux, provinciaux et territoriaux.

Révision, synthèses, contributions techniques, cartes et graphiques et production de rapports par le Secrétariat du RETE d'Environnement Canada.

Connaissances traditionnelles autochtones compilées par D.D. Hurlburt à partir de sources accessibles au public.

Figure 1. Carte générale de l'écozone+ des plaines boréales.
Carte générale de l'écozone+ des plaines boréales
Description longue pour la figure 1.

Cette carte indique les emplacements des villes et des plans d'eau dont on fait mention dans le présent rapport. L'écozone+ englobe une partie du sud du Manitoba, le centre de la Saskatchewan et de l'Alberta ainsi qu'une petite partie du nord-est de la Colombie-Britannique. Parmi les villes de Colombie-Britannique concernées, on compte Fort Saint John et Dawson Creek. En Alberta, la rivière de la Paix et le lac Athabasca délimitent la partie la plus septentrionale de l'écozone+, tandis que l'extrémité sud se situe au nord de Grande Cache, de Calgary et d'Edmonton. Whitecourt, le Petit lac des Esclaves, la rivière Athabasca, la région des sables bitumineux de l'Athabasca et Fort McMurray se trouvent dans l'écozone+. Elle traverse le centre de la Saskatchewan au nord de Saskatoon, de Regina et de Whitewood et comprend la rivière Saskatchewan et les Porcupine Hills. Au Manitoba, l'écozone+contient le lac Winnipegosis, la majeure partie du lac Manitoba et le lac Winnipeg, ainsi que Selkirk, mais pas la ville de Winnipeg.

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Références

Référence 4

Environnement Canada. 2006. Un cadre axé sur les résultats en matière de biodiversité pour le Canada. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. 8 p.

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Référence 5

Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur la biodiversité. 1995. Stratégie canadienne de la biodiversité : réponse du Canada à la Convention sur la diversité écologique. Environnement Canada, Bureau de la Convention sur la biodiversité. Hull, QC. 80 p.

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Référence 6

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada. 2010. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. vi + 148 p.

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Référence 7

Groupe de travail sur la stratification écologique. 1995. Cadre écologique national pour le Canada. Agriculture et Agroalimentaire Canada, Direction générale de la recherche, Centre de recherches sur les terres et les ressources biologiques et Environnement Canada, Direction générale de l'état de l'environnement, Direction de l'analyse des écozones. Ottawa, ON/Hull, QC. 144 p. Rapport et carte nationale 1/7 500 000.

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Référence 8

Rankin, R., Austin, M. et Rice, J. 2011. Système de classification écologique pour le Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 1. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. ii + 18 p.

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Liste des figures

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Liste des tableaux

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Généralités sur l'écozone+

S'étirant du nord-est de la Colombie-Britannique en passant par les parties nord et centrale de l'Alberta ainsi que le centre de la Saskatchewan jusqu'au lac Winnipeg au Manitoba (Figure 1), l'écozone+ des plaines boréales se caractérise par un climat frais, un relief généralement plat, des couches de sol organiques à surface épaisse, un mauvais écoulement des eaux, une faible concentration en nutriments et un pergélisol discontinu (Tableau 1)Référence 9. Couverte de zones boisées à plus de 60 % (Figure 2) et présentant une faible diversité d'espèces d'arbres dont la croissance est plutôt lente, l'écozone+ est ponctuée de milieux humides, de terrains d'arbrisseaux et de certains des plans d'eau les plus vastes du Canada. De fréquentes perturbations naturelles largement répandues dont des incendies, des foisonnements d'insectes et le vent dominent la structure de l'écozone+. L'écozone+ des plaines boréales est riche en ressources renouvelables et non renouvelables, et le secteur primaire constitue le principal moteur économique. À près de 21 % de son territoire, la région offre la deuxième plus grande contribution en matière de terres agricoles au Canada. Elle possède un fort secteur forestier et un secteur énergétique en rapide croissance (y compris les sables bitumineux).

Tableau 1. Aperçu de l'écozone+ des plaines boréales.
Superficie701 750 km2 (7,0 % du Canada)
TopographieTerrain d'ordinaire plat à légèrement vallonné, bosselé et présentant des dépressions; généralement décroissant en altitude en direction est
ClimatClimat continental du nord frais, avec de longs hivers froids et des étés courts et frais; températures moyennes annuelles autour de 0° C

Il varie selon des conditions plus fraîches et plus humides au nord, et des conditions plus tempérées et sèches au sud

Les précipitations annuelles totales se maintiennent habituellement sous 500 mm, qui se produisent généralement l'été
Bassins fluviauxSe situent dans les bassins hydrologiques du Grand lac des Esclaves, les parties ouest et nord de la baie d'Hudson et le fleuve Nelson. Les affluents assurent le delta des rivières de la Paix et Athabasca, le lac Winnipeg, le lac Winnipegosis et le lac Manitoba

Les principales rivières sont celles de la Paix, Athabasca et Saskatchewan
GéologieLe terrain holocène est d'abord constitué de dépôts de till glaciaire et de quelques dépôts morainiques, lacustres et éoliens sur le schiste et le grès du Crétacé
PergélisolRépartition éparse du pergélisol, confiné dans les tourbières le long de l'extrémité nord, coïncidant avec l'extrémité sud de la zone de pergélisol sporadique
PeuplementDe petits groupes d'Autochtones ont habité la zone au cours des 5 000 dernières années

Le peuplement venu d'Europe a commencé au milieu des années 1800, à la suite du commerce des fourrures, de l'expansion agricole et de l'extraction des ressources qui s'est ensuivi

Le peuplement se forme généralement le long de la zone sud et près des zones présentant une forte concentration de ressources

Les principales municipalités comprennent Fort St. John, la rivière de la Paix, Grande Prairie, Fort McMurray, Prince Albert, The Pas et Gimli
ÉconomieL'économie est essentiellement fondée sur les ressources, notamment l'agriculture, le secteur forestier et le développement énergétique, en particulier l'extraction du pétrole et du gaz
DéveloppementLa mise en valeur intensive se concentre sur le gisement de ressources et la possibilité d'accès par l'homme

La plupart des activités agricoles et forestières se produisent le long de la zone sud ou près des centres de population
Importance nationale et/ou mondialeLe delta des rivières de la Paix et Athabasca est le delta intérieur le plus vaste au Canada et a été nommé zone humide d'importance internationale selon la Convention de Ramsar, est l'un des deltas d'eau douce les plus grands au monde, et zone importante pour la conservation des oiseaux, en particulier pour les sauvagines migratrices sur les quatre voies migratoires continentales

Le parc national du Canada Wood Buffalo est le deuxième plus grand parc national au monde, et a été nommé site du patrimoine mondial

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Territoires : L'écozone+ des plaines boréales comprend certaines portions du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique. Les principaux groupes autochtones composés des Cris, des Dénésulines et des Dunne-za chevauchent les frontières de l'écozone+ des plaines boréalesRéférence 10.

Figure 2. Classification de la large couverture terrestre (résolution à 1 km) de l'écozone+ des plaines boréales, 2005.
Carte montrant la couverture terrestre
Source : les données sur l'écozone+ sont fournies par les auteurs d'Ahern et coll., 2011Référence 11
Description longue pour la figure 2

Cette carte indique que l'écozone+ est constituée en majeure partie de forêts (62 %), mais aussi de terres agricoles (24 %), principalement dans le sud et le nord-ouest. On trouve aussi des régions de maquis (12 %) et de cicatrices de feux (2 %) un peu partout dans l'écozone+.

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Figure 3. Tendances de la population humaine, écozone+ des plaines boréales, de 1971 à 2006.
Carte-Écorégions de l’écozone
Source : Statistique Canada, 2000Référence 12 et 2009Référence 13
Description longue pour la figure 3

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Tendances de la population humaine, écozone+ des plaines boréales, de 1971 à 2006. (Population)
19711976198119861991199620012006
556,556583,291670,983688,542705,850742,195768,495809,169

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La population de l'écozone+ des plaines boréales a crû de façon constante et a atteint 809 169 habitants en 2006 (Figure 3). La croissance de la population est grandement influencée par le besoin de main-d'œuvre au fur et à mesure qu'augmente la mise en valeur des ressources; par exemple, la population de Fort McMurray s'est agrandie de près de dix fois entre 1971 et 2007 (elle est passée de 6 847 à 64 441)Référence 14.

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Références

Référence 9

Pojar, J. 1996. Environment and biogeography of the western boreal forest. Forestry Chronicle 72:51-58.

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Référence 10

Karst, A. 2010. Conservation Value of the North American Boreal Forest from an Ethnobotanical persective. Canadian Boreal Initiative; David Suzuki Foundation; Boreal Songbird Initiative. Ottawa, ON;Vancouver, BC; Seattle, WA.

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Référence 11

Ahern, F., Frisk, J., Latifovic, R. and Pouliot, D. 2011. Monitoring ecosystems remotely: a selection of trends measured from satellite observations of Canada. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 17. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON.

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Référence 12

Statistics Canada. 2000. Human activity and the environment 2000. Human Activity and the Environment, Catalogue No. 11-509-XPE. Statistics Canada. Ottawa, ON. 332 p.

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Référence 13

Statistics Canada. 2009. Human activity and the environment: annual statistics 2009. Human Activity and the Environment, Catalogue No. 16-201-X. Statistics Canada. Ottawa, ON. 166 p.

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Référence 14

Fort McMurray Tourism. 2008. Fort McMurray Tourism (en anglais seulement) [en ligne]. (Consulté le 17 Mar. 2008).).

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Coup d'œil sur les constatations clés à l'échelle nationale et de l'écozone+

Le tableau 2 présente les constatations clés à l'échelle nationale du rapport Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010Référence 6 ainsi qu'un résumé des tendances correspondantes dans l'écozone+ des plaines boréales. Le numéro des sujets fait référence aux constatations clés nationales dans Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Les sujets en gris ont été désignés comme des constatations clés à l'échelle nationale, mais ils n'étaient pas pertinents ou n'ont pas été évalués pour l'écozone+; ils n'apparaissent pas dans le corps du présent document. Les éléments probants des constatations qui figurent au tableau qui suit sont présentés dans le texte par constatation clé. Voir la préface.

Tableau 2. Aperçu des constatations clés

2.1 Thème : Biomes
Thèmes et sujetsConstatations clés : Échelle nationaleConstatations clés : Écozone+ des plaines boréales
1. ForêtsSur le plan national, la superficie que couvrent les forêts a peu changé depuis 1990; sur le plan régional, la réduction de l'aire des forêts est considérable à certains endroits. La structure de certaines forêts du Canada, y compris la composition des espèces, les classes d'âge et la taille des étendues forestières intactes, a subi des changements sur des périodes de référence plus longues.Les forêts, notamment les conifères (42 %), les feuillus (37 %) et la forêt mixte (20 %), couvrent plus de 60 % de l'écozone+. Entre 1985 et 2005, la forêt a diminué de 3 %, surtout en raison d'une augmentation des incendies. Des terrains boisés ont également été convertis en terres agricoles au cours de cette période. Environ 37 % des forêts est demeuré intact, ce qui représente plus de 100 km2. Le morcellement forestier découle du développement industriel, tel que le profil sismique, l'exploitation forestière, les voies d'accès pour la mise en valeur du pétrole et du gaz, et la foresterie. La population des oiseaux forestiers est restée stable entre 1971 et 2006.
2. PrairiesL'étendue des prairies indigènes n'est plus qu'une fraction de ce qu'elle était à l'origine. Bien qu'à un rythme plus lent, la disparition des prairies se poursuit dans certaines régions. La santé de bon nombre de prairies existantes a également été compromise par divers facteurs de stress.Il existe peu de renseignements sur les prairies indigènes; la plupart d'entre elles dans l'écozone+ ont été converties en terres agricoles. De 1986 à 2002, 15 % des prairies indigènes et des grands pâturages des plaines boréales du Manitoba ont été perdus.
3. Milieux humidesLa perte de milieux humides a été importante dans le sud du Canada; la destruction et la dégradation continuent sous l'influence d'une gamme étendue de facteurs de stress. Certains milieux humides ont été restaurés ou sont en cours de restauration.Peu de données étaient disponibles pour l'état et les tendances des milieux humides. Entre 1986 et 2002, 15 % des marais et des tourbières et 10 % des marécages et des tourbières ouvertes des plaines boréales du Manitoba ont disparu.
4. Lacs et cours d'eauAu cours des 40 dernières années, parmi les changements influant sur la biodiversité qui ont été observés dans les lacs et les cours d'eau du Canada, on compte des changements saisonniers des débits, des augmentations de la température des cours d'eau et des lacs, la baisse des niveaux d'eau et la perte et la fragmentation d'habitats.Le débit des cours d'eau a diminué, les niveaux d'eau sont plus bas et le retrait de l'eau a augmenté dans l'écozone+. Les principaux pilotes de ces tendances sont les changements climatiques et la mise en valeur du pétrole et du gaz.
5. Zones côtièresLes écosystèmes côtiers, par exemple les estuaires, les marais salés et les vasières, semblent sains dans les zones côtières moins développées, même s'il y a des exceptions. Dans les zones développées, l'étendue des écosystèmes côtiers diminue, et leur qualité se détériore en raison de la modification de l'habitat, de l'érosion et de l'élévation du niveau de la mer.Non pertinent
6. Zones marinesLes changements observés sur le plan de la biodiversité marine au cours des 50 dernières années sont le résultat d'une combinaison de facteurs physiques et d'activités humaines comme la variabilité océanographique et climatique et la surexploitation. Bien que les populations de certains mammifères marins se soient rétablies à la suite d'une surexploitation par le passé, de nombreuses espèces de pêche commerciale ne se sont toujours pas rétablies.Non pertinent
7. Glace dans l'ensemble des biomesLa réduction de l'étendue et de l'épaisseur des glaces marines, le réchauffement et le dégel du pergélisol, l'accélération de la perte de masse des glaciers et le raccourcissement de la durée des glaces lacustres sont observés dans tous les biomes du Canada. Les effets sont visibles à l'heure actuelle dans certaines régions et sont susceptibles de s'étendre; ils touchent à la fois les espèces et les réseaux trophiques.Les données disponibles limitées suggèrent un gel tardif et une débâcle précoce dans certains lacs et certaines rivières en raison d'une augmentation de la température de l'air, en particulier au printemps. Le pergélisol des tourbières de la partie nord de l'écozone+ a dégelé et s'est détérioré.

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2.2 Thème : Interactions humains-écosystèmes
Thèmes et sujetsConstatations clés : Échelle nationaleConstatations clés : Écozone+ des plaines boréales
8. Aires protégéesLa superficie et la représentativité du réseau d'aires protégées ont augmenté ces dernières années. Dans bon nombre d'endroits, la superficie des aires protégées est bien au-delà de la valeur cible de 10 % qui a été fixée par les Nations Unies. Elle se situe en deçà de la valeur cible dans les zones fortement développées et dans les zones océaniques.L'ensemble des aires protégées est passé de 4,0 % en 1992 à 8,0 % en 2009; 7,2 % de l'écozone+ est protégé en vertu des catégories I–IV de l'UICN. Les aires protégées sont menacées par la fragmentation et la perte des habitats des zones environnantes des parcs, les changements climatiques, la surutilisation et les espèces envahissantes.
9. IntendanceLes activités d'intendance au Canada, qu'il s'agisse du nombre et du type d'initiatives ou des taux de participation, sont à la hausse. L'efficacité d'ensemble de ces activités en ce qui a trait à la préservation et à l'amélioration de la biodiversité et de la santé des écosystèmes n'a pas été entièrement évaluée.Les tendances dans les initiatives en intendance manquent de documentation. Les organisations privées, comme Conservation de la nature Canada, ont accru leurs avoirs des aires protégées privées au cours de la dernière décennie. Il y a intérêt accru dans l'utilisation des instruments axés sur les forces du marché tels que les compensations en matière de conservation afin d'atténuer les répercussions du développement industriel, et d'encourager l'intendance des valeurs environnementales des terrains privés.
10. Espèces non indigènes envahissantesLes espèces exotiques envahissantes sont un facteur de stress important en ce qui concerne le fonctionnement, les processus et la structure des écosystèmes des milieux terrestres, des milieux d'eau douce et d'eau marine. Leurs effets se font sentir de plus en plus à mesure que leur nombre augmente et que leur répartition géographique progresse.En ce qui touche les espèces envahissantes, aucune surveillance de près à long terme ne se fait, aucune liste à la grandeur de l'écozone+ n'existe et aucune mesure de contrôle n'est en place. Le Alberta Biodiversity Monitoring Institute a décelé 75 espèces de plantes envahissantes dans l'écozone+ des plaines boréales en Alberta. Aussi, la présence d'espèces de poissons envahissants augmente. Les lombrics non indigènes sont répartis çà et là dans l'écozone+ de l'Alberta, et, au cours des 50 prochaines années, leur habitat est prévu s'agrandir, ce qui mènera à des conséquences inconnues.
11. ContaminantsDans l'ensemble, les concentrations d'anciens contaminants dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine ont diminué au cours des 10 à 40 dernières années. Les concentrations de beaucoup de nouveaux contaminants sont en progression dans la faune; les teneurs en mercure sont en train d'augmenter chez certaines espèces sauvages de certaines régions.Les niveaux de contaminants ont dépassé les niveaux de toxicité dans la région des sables bitumineux de l'Athabasca. L'essor continu des centrales à combustion de charbon près du lac Wabamun en Alberta a entraîné une augmentation du taux de concentration de mercure et de métaux traces dans le bassin hydrologique.
12. Charge en éléments nutritifs et efflorescences algalesLes apports d'éléments nutritifs aux systèmes d'eau douce et marins, et plus particulièrement dans les paysages urbains ou dominés par l'agriculture, ont entraîné la prolifération d'algues qui peuvent être nuisibles ou nocives. Les apports d'éléments nutritifs sont en hausse dans certaines régions et en baisse dans d'autres.Les lacs de l'écozone+ des plaines boréales tendent à être naturellement eutrophes et peu profonds, ce qui hausse la sensibilité à la charge en éléments nutritifs. L'azote résiduel du sol des terres agricoles a triplé entre 1981 et 2006, ce qui représente un risque modéré.

Le phosphore présent dans le lac Winnipeg, au Manitoba, a augmenté de 30 % entre 1969 et 2007, ce qui quintuple le phytoplancton dans la biomasse moyenne, et entraîne un tournant dans la composition taxinomique des cyanobactéries. Ces augmentations du taux de phosphore sont causées par l'intensification de l'agriculture, le défrichement, le drainage des milieux humides et la rapide croissance de la population humaine.
13. Dépôts acidesLes seuils d'incidence écologique des dépôts acides, notamment ceux des pluies acides, sont dépassés dans certaines régions; les émissions acidifiantes sont en hausse dans diverses parties du pays et la récupération sur le plan biologique ne se déroule pas au même rythme que la réduction des émissions dans d'autres régions.Des données sur l'ensemble de l'écozone+ n'étaient pas disponibles, bien que les dépôts acides représentent un nouvel enjeu dans cet écozone+. L'expansion industrielle du pétrole et du gaz menace de faire grimper le taux d'émissions et de dépôts acides, en particulier au nord-ouest de la Saskatchewan, en raison de son emplacement sous le vent et de ses lacs hautement sensibles.
14. Changements climatiquesL'élévation des températures partout au Canada ainsi que la modification d'autres variables climatiques au cours des 50 dernières années ont eu des incidences directe et indirecte sur la biodiversité dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine.La température a augmenté de manière importante dans l'écozone+, en particulier à l'hiver et au printemps. La profondeur de la neige et la durée d'enneigement ont diminué depuis 1950. Les changements touchant les précipitations ont varié. On prévoit des conséquences écologiques à grande échelle à cause du réchauffement continu lié aux changements des régimes hydrologiques, du biome forestier, de la fonte des tourbières gelées et de l'expansion des espèces vers le nord.
15. Services écosystémiquesLe Canada est bien pourvu en milieux naturels qui fournissent des services écosystémiques dont dépend notre qualité de vie. Dans certaines régions où les facteurs de stress ont altéré le fonctionnement des écosystèmes, le coût pour maintenir les écoservices est élevé, et la détérioration de la quantité et de la qualité des services écosystémiques ainsi que de leur accès est évidente.L'écozone+ offre bon nombre de services d'approvisionnement. L'attribution en eau douce augmente, bien qu'elle soit encore très faible dans les bassins fluviaux contrôlés. La cueillette de bois d'œuvre augmente également. Les populations des espèces que l'on chasse ou que l'on capture sont généralement stables, à l'exception du grizzly et du carcajou. La surpêche entraîne l'effondrement des pêches commerciale et sportive en Alberta; aussi, la pêche commerciale du doré jaune au lac Winnipeg en Alberta connaît un essor sans précédent. La superficie que couvrent les terres agricoles demeure stable, à 24 % de l'écozone.

L'écozone+ offre également de nombreux services de réglementation. Avec l'augmentation de la température, la forêt boréale pourrait devenir une source de carbone au lieu d'un puits. Les milieux humides, qui purifient et emmagasinent l'eau, ont connu un déclin. Le nombre de visites dans les parcs nationaux est demeuré constant, ce qui témoigne d'une valeur de l'activité humaine pour l'écozone+. Les efforts de valorisation des services écologiques dans l'écozone+ des plaines boréales ont redoublé.

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2.3 Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques
Thèmes et sujetsConstatations clés : Échelle nationaleConstatations clés : Écozone+ des plaines boréales
16. Paysages agricoles servant d'habitatLe potentiel des paysages agricoles à soutenir la faune au Canada a diminué au cours des 20 dernières années, principalement en raison de l'intensification des activités agricoles et de la perte de couverture terrestre naturelle et semi-naturelle.L'utilisation des terres agricoles, qui couvrent 21 % de l'écozone+, continue de s'accroître et de s'intensifier. La conversion de la couverture des terres naturelles en terres agricoles découle d'une diminution de la capacité d'habitat sauvage.
17. Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulierDe nombreuses espèces d'amphibiens, de poissons, d'oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. La population de certaines espèces diminue sur le plan du nombre et de la répartition, tandis que chez d'autres, elle est soit stable soit en pleine santé ou encore en plein redressement.Le nombre d'oiseaux des prairies, de certaines espèces de canards, de caribous boréals, de grizzlys et de bisons a diminué, ainsi que leur aire géographique, dans tout l'écozone+. Les facteurs responsables du déclin comprennent l'altération de l'habitat, les maladies et les changements dans la dynamique prédateur-proie.
18. Productivité primaireLa productivité primaire a augmenté dans plus de 20 % du territoire végétalisé au Canada au cours des 20 dernières années et elle a également augmenté dans certains écosystèmes d'eau douce. L'ampleur et la période de productivité primaire changent dans tout l'écosystème marin.L'indice de végétation par différence normalisée (NDVI) a augmenté de 20,8 % de la superficie entre 1985 et 2006, à la suite d'une augmentation de la production agricole, des changements climatiques (en particulier des précipitations), et des incendies. La charge en éléments nutritifs dans le lac Winnipeg au Manitoba est aussi une conséquence de l'augmentation de la productivité. La productivité a connu un déclin  sur moins de 1 % du territoire, déclin attribué à l'activité industrielle entourant les sables bitumineux près de l'Athabasca.
19. Perturbations naturellesLa dynamique des régimes de perturbations naturelles, notamment les incendies et les vagues d'insectes indigènes, est en train de modifier et de refaçonner le paysage. La nature et le degré du changement varient d'un endroit à l'autre.Les incendies constituent une perturbation naturelle d'envergure dans l'écozone+. La quantité de zones brûlées a atteint un zénith dans les années 1980, puis a diminué. Les tendances sont fortement influencées par les individus par l'extinction et l'allumage d'incendies. Le climat influence également les tendances liées aux incendies.

Les vagues d'insectes indigènes font aussi partie des perturbations importantes. Les zones touchées par la tordeuse des bourgeons de l'épinette pourraient augmenter, bien que des données à long terme soient absentes. Le dendroctone du pin ponderosa accroît également sa portée dans l'écozone+ des plaines boréales.
20. Réseaux trophiquesDes changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans des milieux terrestres et dans des milieux d'eau douce et d'eau marine. La diminution ou la disparition d'éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.Les cycles de population prédateur-proie du lynx et du lièvre sont connus dans l'écozone+, mais on en connaît peu sur le sujet. Les populations de caribous boréals ont connu un déclin à cause de la fragmentation de leur habitat. Plus particulièrement, les caractéristiques linéaires telles que les routes et les profils sismiques associés à la mise en valeur du pétrole et du gaz ont augmenté la vulnérabilité de la prédation du loup envers le caribou.

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2.4 Thème : Interface science-politique
Thèmes et sujetsConstatations clés : Échelle nationaleConstatations clés : Écozone+ des plaines boréales
21. Surveillance de la biodiversité, recherche, gestion de l'information et communication des résultatsLes renseignements de surveillance recueillis sur une longue période, normalisés, complets sur le plan spatial et facilement accessibles, complétés par la recherche sur les écosystèmes, fournissent les constatations les plus utiles pour les évaluations de l'état et des tendances par rapport aux politiques. L'absence de ce type d'information dans de nombreux secteurs a gêné l'élaboration de la présente évaluation.Le manque de données sur la surveillance de la biodiversité pangouvernementale est réel en ce qui concerne l'écozone+ des plaines boréales. La cueillette de données faite par le Alberta Biodiversity Monitoring Institute améliorera l'établissement de prochains rapports sur la partie albertaine de l'écozone+. Les couvertures spatiale et taxonomique de l'écozone+ des autres provinces étaient faibles.
22. Changements rapides et seuilsLa compréhension grandissante des changements rapides et inattendus, des interactions et des seuils, en particulier en lien avec les changements climatiques, indique le besoin d'une politique qui permet de répondre et de s'adapter rapidement aux indices de changements environnementaux afin de prévenir des pertes de biodiversité majeures et irréversibles.Il existe de nombreux facteurs de stress pouvant entraîner des changements rapides et irréversibles aux écosystèmes des plaines boréales; par contre, peu d'exemples sont explicites. De ces facteurs, on nomme l'épidémie de choléra aviaire chez les cormorans à aigrette, la poussée de tordeuse de bourgeons à épinette au nord de l'Alberta en 2005, le déclin de caribous boréals et les changements de leur dynamique prédateur-proie causés par le développement industriel, et la fonte du pergélisol.

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Références

Référence 6

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada. 2010. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. vi + 148 p.

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Thème : Biomes

Constatation clé 1
Forêts

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
Sur le plan national, la superficie que couvrent les forêts a peu changé depuis 1990; sur le plan régional, la réduction de l'aire des forêts est considérable à certains endroits. La structure de certaines forêts du Canada, y compris la composition des espèces, les classes d'âge et la taille des étendues forestières intactes, a subi des changements sur des périodes de référence plus longues.

Soixante-deux pour cent de l'écozone+ des plaines boréales s'est classée en tant que forêtRéférence 11. Le passé indique que des perturbations naturelles fréquentes et d'envergure telles que les incendies, les foisonnements d'insectes et le vent ont forgé la structure forestière de cet écozone+. Toutefois, l'expansion agricole, l'exploitation forestière et un développement industriel accru ont augmenté la fragmentation des forêts des plaines boréales et en ont réduit sa portée.

Type de peuplement forestier

Selon l'Inventaire forestier du Canada 2001, 42 % des forêts de l'écozone des plaines boréales sont des conifères, des feuillus à 37 % et une forêt mixte à 20 %Référence 15. La forêt mixte est composée d'espèces de conifères (p. ex., d'épinette noire (Picea mariana), d'épinette blanche (P. glauca) ou de pin gris (Pinus banksiana)), et d'espèces de feuillus (p. ex., de peuplier faux-tremble (Populus tremuloidese)). La forêt mixte présente des espèces richesRéférence 16, comme la forêt mixte du centre de l'AlbertaRéférence 17, et est productive à la vie sauvage, comme la forêt mixte en zone sècheRéférence 18.

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Étude de cas : la santé du peuplier faux-tremble

Le peuplier faux-tremble est l'espèce de feuillus le plus abondant présent dans l'écozone+ des plaines boréales, et l'arbre le plus important dans la zone de transition entre la forêt boréale et la prairieRéférence 19. Il fait l'objet d'une demande commerciale de plus en plus forte; en 2006, le peuplier faux-tremble comptait pour 86 % du bois dur et 31 % de la récolte du bois totale (m3) en Colombie-Britannique et en Alberta.

L'initiative de recherche Impacts du climat sur la productivité et la santé du peuplier faux-tremble découle de préoccupations sur les changements climatiques, du dépérissement récent du peuplier (défini comme mort des arbres progressive, qui commence généralement par les racines, les pousses et l'extrémité des branches), et une croissance moindre du peuplement des peupliersRéférence 20. Afin de mieux comprendre la santé et la productivité du peuplier, les chercheurs ont déterminé les tendances de sa croissance par rapport à l'analyse dendrochronologique, sur 24 sites de l'ouest intérieur du Canada, dont 15 se trouvaient dans les plaines boréales. Ils ont constaté que la sécheresse et la défoliation causée par les insectes ont entraîné deux cycles de croissance amoindrie entre 1951 et 2000 (Figure 4). Le dépérissement indiqué dans une étude semblable sur le peuplier menée près de Grande Prairie en Alberta a été causé par des ravageurs secondaires et des champignons pathogènes dans les arbres déjà touchés par la défoliation causée par les insectes et la sécheresse, de concert avec des cycles gel-dégel lors des années de neige légèreRéférence 21. Les prochains changements climatiques augmenteront la fréquence des cycles de sécheresse et de défoliation causée par les insectes, ce qui entraînera un dépérissement plus important, une diminution de la productivité et une diminution de l'absorption du gaz carboniqueRéférence 21.

Figure 4. Tendances dans la croissance moyenne du peuplement du peuplier dans l'ouest intérieur canadien.

Fondées sur l'analyse dendrochronologique des disques recueillis à 1,3 m de 432 souches jouxtant la position graphique des zones boréale et des prairies (les symboles indiquent une moyenne de la croissance estimée de 36 peupliers à l'intérieur de 12 secteurs d'études dans chacune des zones).

Les barres d'erreur représentent des intervalles de confiance à 95 %, selon la variation enregistrée parmi les 24 zones d'études. La croissance est exprimée en accroissement annuel dans la coupe transversale de la souche et est fondée uniquement sur les peupliers vivants en 2000 (la croissance est sous-estimée dans les premières années de l'étude).

Graphique-Population humaine de l’écozone+ des Prairies,
Source : d'après Hogg et coll., 2005Référence 20
Description longue pour la figure 4

Ce graphique linéaire représente les informations suivantes :

Tendances dans la croissance moyenne du peuplement du tremble dans l'ouest intérieur canadien de 1950 à 2000.
AnnéeBoréalForêt-parcTous
19500,20,20,2
19510,30,30,3
19520,30,30,3
19530,30,30,3
19540,30,30,3
19550,40,30,3
19560,40,30,4
19570,40,30,4
19580,40,30,3
19590,50,30,4
19600,60,40,5
19610,50,30,4
19620,40,30,4
19630,40,30,4
19640,40,30,4
19650,50,40,5
19660,50,50,5
19670,60,50,5
19680,60,40,5
19690,50,40,5
19700,70,60,6
19710,70,60,7
19720,60,50,6
19730,70,70,7
19740,70,70,7
19750,70,60,7
19760,90,70,8
19770,80,60,7
19780,80,60,7
19790,60,50,5
19800,50,30,4
19810,40,40,4
19820,50,40,5
19830,60,50,5
19840,50,40,5
19850,80,60,7
19860,90,60,7
19870,80,70,8
19880,80,50,6
19890,70,50,6
19900,60,50,5
19910,70,60,6
19920,60,50,5
19930,60,60,6
19940,70,70,7
19950,60,60,6
19960,80,80,8
19970,91,00,9
19980,90,70,8
19990,70,70,7
20000,60,80,7

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Étendue

La couverture forestière est le type de couverture terrestre le plus courant (62 %) dans l'écozone+ des plaines boréales (Figure 2, Figure 5)Référence 11. Par contre, la couverture forestière a reculé de 3 % (11 000 km2) entre 1985 et 2005 à cause des incendies, de la conversion des forêts en terres agricoles et de la mise en valeur du pétrole et du gazRéférence 11. De 1985 à 2005, la zone des cicatrices de feu de l'écozone+ des plaines boréales a augmenté de 357 %, passant de 2 099 à 9 590 km2Référence 11. La régénération naturelle doit entraîner le recouvrement évolutif de ces zones brûlées vers une couverture forestièreRéférence 11, Référence 22. Toutefois, la conversion des forêts vers d'autres types de couverture se produit également. Environ 5 020 km2 sont passés de terres forestières à terres agricoles, en particulier celles qui longent la périphérie sud et la région de la rivière de la Paix (Figure 6) (voir la section sur la capacité de l'habitat sauvage pour de l'information sur l'impact de cette perte sur la biodiversité)Référence 11. Plus récemment, l'exploration et la mise en valeur du pétrole et du gaz conventionnels ainsi que du bitume en Alberta et en Colombie-Britannique contribuent à la déforestation dans l'écozone+ des plaines boréalesRéférence 23. Par exemple, sur une superficie de 3 906 km2 à l'intérieur du territoire occupé par les sables bitumineux de l'Athabasca, 21 % (soit 810 km2) de la végétation, composée essentiellement de la forêt, a été rasée depuis 1984, et ce, au profit de la mise en valeur du gaz et du pétroleRéférence 24.

Figure 5. Densité de la forêt dans l'écozone+ des plaines boréales, telle que déterminée par télédétection, 2000.

La densité de la forêt est calculée comme la proportion de pixels présentant une région boisée (résolution de 30 m) à l'intérieur de chaque unité de 1 km2. La forêt est classée comme > 10 % de la couverture arborée.

Carte-Évolution de la superficie en pâturage
Source : adapté de Wulder et coll., 2008Référence 25 par Ahern, 2011Référence 11
Description longue pour la figure 5

Cette carte montre que la densité forestière est faible sur une petite bande dans le sud, mais qu'elle est forte dans la plupart de l'écozone+ (en particulier la partie nord).

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Figure 6. Conversion de terres agricoles ou forestières en terres agricoles, entre 1985 et 2005, dans l'écozone+ des plaines boréales.
Carte-Évolution de la superficie en pâturage
Source : adapté de Latifovic et Pouliot, 2005Référence 26 par Ahern, 2011Référence 11
Description longue pour la figure 6

Cette carte montre qu'une très petite portion de terres cultivées  et forêts a été convertie en terres cultivées dans le centre-nord et le sud.

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Intégrité

L'intégrité des écosystèmes forestiers de l'écozone+ des plaines boréales a été évaluée de deux façons différentes. Global Forest Watch Canada a mesuré la proportion de reliefs forestiers non perturbés et libres de tout impact humain visible, d'une taille d'au moins 50 km2, et reculés d'au moins 500 m par rapport à l'activité humaine perturbatrice connue (la largeur de la marge varie selon le type de perturbation humaine)Référence 27. Selon cette définition, la portée des reliefs forestiers intacts de l'écozone+ des plaines boréales était de 37 % en 2002 (Figure 2, Figure 5,). L'Alberta Biodiversity Monitoring Institute (ABMI) a mesuré l'intégrité de la partie albertaine de l'écozone+ des plaines boréales en comparant la zone observée couverte par la forêt ancienne par rapport à la zone de forêt ancienne sans croissance prévue. Dans l'ensemble, la forêt ancienne était intact à 92 % (c.-à-d. que la forêt ancienne couvre 8 % de moins de la zone que ce qui était prévu)Référence 28.

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Figure 7. Parcelles de paysages forestiers intacts plus grandes que 100 km2 dans l'écozone+ des plaines boréales, 2006.

Une parcelle de paysage forestier est définie comme une mosaïque contiguë, d'origine naturelle et qui n'est pratiquement pas perturbée par une importante influence humaine. C'est une mosaïque d'un écosystème naturel varié, comprenant notamment des forêts, un marais, de l'eau, de la toundra et des affleurements rocheux.

Carte-Transformation en pourcentage des prairies indigènes par écorégion
Source : Lee et coll., 2006Référence 29
Description longue pour la figure 7

Cette carte montre qu'une bonne partie de la moitié nord-est de l'écozone+ est composée de fragments de paysage intacts, auxquels il faut ajouter certains fragments dispersés dans la partie sud de l'écozone+.

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Étude de cas : Intégrité d'une forêt ancienne dans la zone de gestion forestière de l'Alberta-Pacific

L'Alberta Biodiversity Monitoring Institute a mesuré l'intégrité de l'habitat et l'empreinte écologique de l'homme sur la zone de gestion forestière de l'Alberta-Pacific (Al-Pac). Cette zone s'étend sur 57 331 km2Référence 28, et constitue jusqu'à 9,5 % de l'écozone+ des plaines boréales dans le nord-est de l'AlbertaRéférence 30. La forêt ancienne dans la zone de gestion forestière de l'Al-Pac est intacte à 92 %. Autrement dit, elle occupe 92 % de la superficie qu'elle serait censée occuper s'il n'y avait pas d'impacts d'origine humaine (Figure 8). L'indice d'empreinte écologique montre que l'influence humaine est évidente dans 7 % de la zone de l'Al-Pac. La majeure partie de l'empreinte écologique de l'homme est causée par l'exploitation forestière, les infrastructures énergétiques et le transport. La moitié de l'empreinte écologique de l'homme sur la forêt a été créée durant les dix dernières annéesRéférence 28.

Figure 8. Intégrité (écart relatif des conditions observées provenant de l'intégrité prévue sous des conditions inexploitées) de la forêt ancienne dans la zone de gestion forestière de l'Alberta-Pacific.

Le type d'habitat et l'intégrité de 142 sites ont été déterminés à l'aide des données du SIG du Provincial Alberta Vegetation Inventory.

Graphique-Degré de modification de la composition potentielle des prairies de la Saskatchewan
Source : adapté du Alberta Biodiversity Monitoring Institute, 2009Référence 28
Description longue pour la figure 8

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Intégrité de la forêt ancienne dans la zone de gestion forestière de l'Alberta-Pacific Forest Industries.
Type de forêt ancienneIntegrité
(%)
Zone observée (%)Zone prevue
(%)
Superficie totale921921
Epinette blanche et sapin9344
Pin9523
Feuillus9178
Mixte9367

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Modification des forêts de fin de succession en forêts au stade pionnier

Comme pour les autres écozones+, il y a eu modification de la structure des classes d'âge des forêts, des plus anciennes aux plus jeunes dans l'écozone+ des plaines boréalesRéférence 31. Par exemple, le pourcentage de la partie de la forêt boréale de l'Alberta qui était âgée de plus de 120 ans a chuté de 28 % en 1991 à 17 % en 1999Référence 22. Les données obtenues par télédétection de l'Alberta Biodiversity Monitoring Institute fournissent une indication sur la distribution de la classe d'âge actuelle des forêts aménagées et non aménagées de l'écozone+ des plaines boréales en Alberta (Figure 9). Plus de 50 % des forêts non aménagées sont âgées d'au moins 80 ans. En revanche, plus de 50 % des forêts aménagées ont entre 11 et 30 ans. La perte des classes d'âge plus vieilles, en particulier de l'épinette, demeure une préoccupation pour la biodiversitéRéférence 22. Par exemple, un tiers des oiseaux élevés en forêt boréale ancienne est habitué à la forêt ancienneRéférence 32. La perte de la forêt ancienne a un impact négatif sur ces spécialistes de la forêt ancienne, en particulier sur les résidents pérennes, moins nombreux que les migrateurs et plus souvent sensibles à la perte d'habitatRéférence 32.

Figure 9. Distribution de la classe d'âge actuelle des forêts aménagées et non aménagées, 2008.

Résumé d'après 517 sites d'échantillon de paysages systématiques d'une superficie de 32 km2 de l'Alberta Biodiversity Monitoring Institute avec couverture complète (couverture dérivée du Alberta Vegetation Inventory). Zones aménagées et non aménagées totalisant 7 963 km2 et 62 km2, respectivement.

Graphique-Pourcentage des parcelles de pâturage indigène et de pâturage artificiel
Source : adapté du Alberta Biodiversity Monitoring Institute par Haughland, 2008Référence 31
Description longue pour la figure 9

Ce graphique à barres indique les informations suivantes :

Distribution de la classe d'âge actuelle des forêts aménagées et non aménagées, 2008.
Catégorie d'âge (années)non aménagées
(% zone d'echantillon)
aménagées
(% zone d'echantillon)
0-10-9
11-30452
31-804812
>805434

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Le corollaire de l'intégrité est la fragmentation. La fragmentation dans l'écozone+ des plaines boréales est causée par des processus naturels (p. ex., les incendies, l'invasion d'insectes) et l'activité humaine (p. ex., les routes, les profils sismiques, la foresterie)Référence 33, Référence 34. Les forêts de l'écozone+ des plaines boréales se fragmentent de plus en plus, en particulier dans la moitié sud de cette écozone+, là où se concentre l'activité humaine en grande partie (Figure 7). La fragmentation de la forêt touche les schémas forestiers de trois façons distinctes : elle réduit la superficie forestière, augmente l'isolement des vestiges de la forêt et crée des lisières.Référence 13 Leurs conséquences sur la biodiversité sont complexes et dépendent des espècesRéférence 32, Référence 35 Référence 36 Référence 37 Référence 38 Référence 39 Référence 40. Parmi les exemples se trouvent le déclin des migrateurs néotropiques et des oiseaux résidents, qui ont besoin d'un habitat en forêt boréale intérieureRéférence 41,Référence 32, le déclin des espèces qui ont besoin de grands espaces comme le grizzly et le caribou, l'augmentation des espèces qui préfèrent explorer le long des lisières comme l'orignal, une exposition accrue des espèces forestières intérieures aux prédateurs et aux parasitesRéférence 32, la perturbation de la structure sociale de certaines espècesRéférence 42, et des obstacles aux mécanismes de dispersionRéférence 43.

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Constatation clé 2
Prairies

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
L'étendue des prairies indigènes n'est plus qu'une fraction de ce qu'elle était à l'origine. Bien qu'à un rythme plus lent, la disparition des prairies se poursuit dans certaines régions. La santé de bon nombre de prairies existantes a également été compromise par divers facteurs de stress.

L'écozone+ des plaines boréales, bien que grandement couverte par la forêt, comprend les écosystèmes des pâturages naturels en zone sèche; toutefois, il reste peu de ces pâturages aujourd'hui. Dans le passé, de vastes prairies naturelles poussaient dans l'écorégion de transition boréale, de même qu'à la périphérie sud de l'écozone+ et dans l'écorégion des basses-terres de la rivière de la Paix, situées dans l'ouest de l'écozone+. Le peuplement et le développement agricole à la fin des années 1800 et au début des années 1900 ont entraîné la conversion de la plupart de ces zones à l'agriculture, et sont actuellement entretenues d'abord comme terres cultivées et de meilleurs pâturagesRéférence 17.

Il existe peu de données sur l'étendue et les tendances des prairies naturelles de l'écozone+ des plaines boréales. Au Manitoba, les prairies et le parcours naturel de l'écozone+ ont diminué de 15 % entre 1986 et 2002. Consultez également la section « Paysages agricoles comme habitat ».Référence 46 Référence 332

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Constatation clé 3
Milieux humides

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
La perte de milieux humides a été importante dans le sud du Canada; la destruction et la dégradation continuent sous l'influence d'une gamme étendue de facteurs de stress. Certains milieux humides ont été rétablis ou sont en cours de rétablissement.

Les milieux humides sont des plans d'eau composés entre autres de marécages, de marais et de tourbières, hautes ou basses, et représentaient en 2005 une superficie de 108 300 km2, soit environ 15 % de la superficie totale de l'écozone+ des plaines boréalesRéférence 15. Alors que les données sur les tendances dans la majorité de l'écozone+ sont quasi absentes, les milieux humides disparaissent un peu partout dans la région. Par exemple, une comparaison de l'imagerie Landsat de la couverture terrestre entre 1986-1992 et 2000-2002, sur une région faisant 46 975 km2 des plaines boréales du Manitoba, a indiqué une contraction des plans d'eau, des marais et des tourbières basses. Ces images représentaient une perte d'environ 15 % des marais et des tourbières basses, et d'environ 10 % des tourbières arborées et ouvertes dans cette zoneRéférence 44. En Saskatchewan, les milieux humides de la zone de transition boréale ont connu un déclin de 5 % entre 1985 et 2001; seulement 52 % de ces milieux observés sont considérés non utilisés par les humainsRéférence 45.

Dans la région albertaine de l'écozone+, l'habitat des milieux humides est généralement constitué de tourbières (tourbières basses, tourbières ombrotrophes et conifères en milieu marécageux). La perte et la dégradation des milieux humides de cette région est un phénomène relativement récent à cause de l'activité liée au pétrole et au gaz conventionnels, de la mise en valeur des sables bitumineux et des activités d'exploitation forestière{9572}. Bien que la portée de la perte des milieux humides ne soit pas bien connue, les impacts cumulatifs peuvent s'avérer considérables étant donné le taux d'activité industrielle dans la régionRéférence 46. En mars 2008, 244 km2 de milieux humides (0,2 % de couverture humide de l'écozone+) sont disparus à cause des activités industrielles de la région des sables bitumineux de l'AthabascaRéférence 47.

En plus du développement industriel, les changements climatiques ont aggravé les conséquences de cette écozone+. En général, les températures ont augmenté et les précipitations de neige ont décru depuis 1950Référence 48. Les milieux humides sont sensibles aux augmentations de température et aux changements liés aux précipitations; les petits milieux humides et les milieux humides saisonniers le sont plus particulièrement puisqu'ils sont vulnérables à l'augmentation d'évaporation et à la diminution d'apport d'eau par les précipitations.

Étude de cas sur le delta des rivières de la Paix et Athabasca

Le delta des rivières de la Paix et Athabasca, avec ses 5 000 km2 et plus, est l'un des deltas intérieurs d'eau douce les plus vastes au mondeRéférence 49. Il a été nommé zone humide d'importance internationale Ramsar et zone importante internationale pour la conservation des oiseaux. La plupart des deltas reposent dans le parc national du Canada Wood Buffalo, un site du patrimoine mondial. Son réseau de distribution d'eau est alimenté par de nombreux facteurs, mais il dépend grandement des crues printanières sporadiques causées par les embâcles glaciairesRéférence 50, Référence 51. Une fois le delta rechargé par ces crues, de nombreuses années peuvent se passer avant qu'il ne s'assècheRéférence 52. Le climat du delta, son hydrologie et sa végétation varient grandement{9375; 9221}. Bon nombre de ces bassins adjacents aux lacs et aux rivières ont des liens limités, comme une entrée de manche juchée ou une digue. Au plan hydraulique, les bassins intérieurs du principal système de circulation sont isolés. On appelle bassins juchés les types restreints ou isolés. La variation du niveau d'eau des bassins juchés ne dépend pas du principal système de circulation, sauf lors d'embâcles épisodiquesRéférence 53.

Le débit de la rivière de la Paix est régulé depuis 1968 par le barrage W.A.C Bennett en Colombie-Britannique. La régulation du débit a réduit la fréquence, la durée et l'ampleur des contributions à l'écoulement de la rivière de la Paix au delta pendant l'étéRéférence 54, et a réduit la fréquence des inondations causées par les embâcles au printempsRéférence 55. Les préoccupations publiques à la suite de la construction du barrage a entraîné la construction de déversoirs afin d'émuler les montées d'eau, et on a procédé à une modification des émissaires des barrages afin d'augmenter les crues des embâcles du deltaRéférence 56.

En plus de la régulation du débit hydrologique, les changements climatiques et ses variabilités influencent également l'hydrologie du delta; des conditions plus chaudes et plus sèches ont entraîné un assèchement précoce des milieux humides perchés du delta, ce qui nécessite alors une recharge plus fréquente provenant de la rivière de la Paix et de la formation de la glace épaisse en hiver afin de causer des embâcles glaciairesRéférence 55, Référence 57 Référence 58 Référence 59 Référence 60. À la suite de la régulation, seulement quatre embâcles majeures ont eu lieu sur la rivière de la Paix, et la diminution des inondations qui s'est ensuit, ainsi qu'un assèchement plus important, ont mené à des réductions de l'habitat des milieux humidesRéférence 61. On prévoit une réduction continue de la fréquence des embâcles, une saison glaciaire plus courte et une glace plus mince à l'hiver au cours du prochain siècleRéférence 60. De plus, le delta fait face à du stress provenant de nombreuses installations de mise en valeur, dont la foresterie, l'agriculture, les barrages hydroélectriques et les sables bitumineux{9375}. La contamination est une préoccupation tant écologique que de santé humaine et la collectivité de Fort Chipewyan, là où les concentrations de contaminants tels que l'arsenic, le mercure et les acides p-aminohippuriques semblent augmenter{9378; 9619}.

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Constatation clé 4
Lacs et cours d'eau

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
Au cours des 40 dernières années, parmi les changements influant sur la biodiversité qui ont été observés dans les lacs et les cours d'eau du Canada, on compte des changements saisonniers des débits, des augmentations de la température des cours d'eau et des lacs, la baisse des niveaux d'eau et la perte et la fragmentation d'habitats.

La région de l'écozone+ des plaines boréales au relief relativement plat comporte plusieurs grands réseaux hydrographiques et des milliers de lacs reliés entre eux. La région s'écoule dans trois principaux bassins hydrographiques : vers l'est dans le fleuve Nelson, vers le nord-est dans la baie d'Hudson et vers le nord dans le Grand lac des Esclaves (Figure 20 dans la constatation clé sur la Charge en éléments nutritifs). Les grands lacs qui chevauchent la frontière de l'écozone+ sont le lac Winnipegosis, le lac Winnipeg et une partie du lac Manitoba. Les tendances relatives aux lacs et rivières de l'écozone+ des plaines boréales comprennent une diminution du débit des cours d'eau et des niveaux d'eau, et une augmentation de la répartition de l'eau. Les principaux pilotes de ces tendances sont les changements climatiques et la mise en valeur industrielle.

Impacts des changements climatiques : débits de cours d'eau, température et niveaux d'eau

La diminution de la quantité d'eau douce prévue dans les modèles sur les changements climatiques pourrait être l'effet le plus grave et le plus imminent du réchauffement climatiqueRéférence 62. Bien que l'on prévoit des précipitations plus fréquentes dans les provinces des Prairies, elles ne pallieront pas à la taille grandissante de l'évaporation prévue avec les températures élevées. Les rivières des provinces des Prairies proviennent des Rocheuses, dont de nombreuses rivières dans la partie ouest de l'écozone+ des plaines boréales; ces rivières reposent sur le profond manteau neigeux et la fonte glaciaire pour maintenir l'écoulement. Comme les glaciers reculent et le manteau neigeux diminue, les nappes phréatiques et l'écoulement de surface vers ces rivières s'affaisseront également et contribueront à abaisser le flux. Des volumes d'eau moins importants dans les rivières et les lacs entraîneront une diminution de l'eau pour usage humain et des concentrations en nutriments plus élevés. La charge en éléments nutritifs peut donner lieu à une plus grande prolifération d'algues et une augmentation des pathogènes d'origine hydrique, ce qui peut porter atteinte à l'écosystème et à l'eau potableRéférence 63.

La surveillance de l'écoulement fluvial entre 1961 et 2003 de 21 stations hydrométriques des plaines boréales indique que de nombreux cours d'eau de l'écozone+ subissent une diminution du débit.Référence 57 Par exemple, les flux sont plus faibles dans la rivière Athabasca et la rivière Beaver (Figure 10), avec une diminution de 30 % relative au débit médian pour tous les mois de l'année sauf le mois d'avril. Ces écoulements moindres correspondent à des températures plus chaudes et moins de précipitations au cours de la même période de tempsRéférence 48, Référence 64, et moins de précipitations ont été observés entre 1900 et 2003 dans tout l'écozone+. Des changements dans la synchronisation et l'ampleur de la crue printanière (inondation par rejet des eaux causée par la fonte printanière) se sont produits dans la rivière Beaver, où le rejet a culminé en avril dans le passé et, bien qu'il y ait encore zénith en avril, une autre culmination se produit à la mi-juin (Figure 11). D'autres études qui se concentrent sur les dynamiques d'écoulement fluvial du réseau hydrographique Paix–Athabasca corroborent ces tendances observées. Le débit estival moyen (de mai à août) de la rivière Athabasca a diminué de 20 % entre 1958 et 2003 (Figure 12)Référence 63, et, contrairement à la rivière Beaver, la crue printanière s'est produite plus tôt dans les bassins hydrologiques Paix–Athabasca au fil du temps (1960–2005)Référence 62.

Figure 10. Débit mensuel de l'eau entre 1961 et 1982 (bleu pâle) et 1983 et 2003 (bleu foncé) de deux rivières représentatives de l'écozone+ des plaines boréales.
Graphique-Indices annuels d’évolution des populations d’oiseaux
Source : Cannon et coll., 2011Référence 64
Description longue pour la figure 10

Cette figure, composée de deux graphiques linéaires, présente le débit d'eau par mois. Le débit dans les deux rivières Athabasca et Beaver  était plus important en tout temps de l'année en 1961-1982 qu'en 1983-2003. Tous deux montrent des pics dans les mois d'été et les vallées en janvier et en février.

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Figure 11. Changement relatif à long terme du débit estival (de mai à août) de l'écoulement de la rivière Athabaska à Fort McMurray, Alberta.
Graphique-Changements dans les milieux humides
Source : Schindler et Donahue, 2006Référence 63
Description longue pour la figure 11

Ce graphique linéaire montre l'augmentation du débit de la rivière jusqu'au milieu des années 1970, période à partir de laquelle il a commencé à diminuer pour atteindre 75 % de son débit initial en 2003.

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L'augmentation de la température dans les provinces des PrairiesRéférence 48 a probablement fait augmenter le taux d'évaporation des lacs des prairies, ce qui fait diminuer les niveaux d'eau et augmenter la salinité par évapoconcentrationRéférence 65. Les changements en matière de niveau d'eau et de salinité peuvent avoir des conséquences considérables sur la biocénose des lacs, en particulier sur la diversité du phytoplancton et du zooplancton, sensibles aux changements salinsRéférence 66. Bien qu'il n'existe pas de tendances disponibles sur les niveaux de l'eau et la salinité des lacs pour la grandeur de l'écozone+, des preuves montrent que des changements sont en cours. Par exemple, une plus grande salinité, corrélée à une augmentation de la température (et associée à l'évaporation) et à la diminution des précipitations, est indiquée dans deux lacs du centre de la Saskatchewan au cours des 75 dernières annéesRéférence 65. Ces augmentations de la salinité ont probablement causé une perte de 30 % de la diversité macrobenthos au cours de la même période de temps. Les niveaux d'eau ont diminué depuis les années 1960 dans plusieurs lacs en bassin fermé de la région semi-aride des Prairies du Canada, de laquelle trois se trouvent dans l'écozone+ des plaines boréales (Figure 12)Référence 67. Bien que les changements de l'utilisation du sol jouent un rôle dans les niveaux des lacs, les températures, en particulier l'augmentation des températures au printemps, sont les principaux pilotes du déclin des niveaux d'eau de cette zoneRéférence 67.

Figure 12. Données sur le niveau d'eau des lacs Muriel, Lower Mann et Upper Mann, Alberta.
Graphique-Changement relatif de la superficie des milieux humides
Source : Van der Kamp et coll. (2008)Référence 68.
Description longue pour la figure 12

Le niveau des trois lacs a diminué au fil du temps, soit de 4 m pour les lacs Muriel et Upper Mann et de 3 m pour le lac Lower Mann.

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Stress hydrique

Un nombre croissant d'activités humaines menace les lacs et les rivières du CanadaRéférence 69, Référence 70, y compris les installations de régulation des eaux comme les barragese.g. Référence 71; l'utilisation de l'eau et sa répartitione.g. Référence 72; la contamination chimique qui touche la qualité de l'eau et les changements climatiquesRéférence 1 (dont il est question plus haut).

Barrages

Les installations de régulation des eaux constituent l'une des plus grandes menaces des écosystèmes d'eau douce car elles mènent à une discontinuité et à une fragmentation de l'habitat, ainsi qu'à un changement du débit de l'eauRéférence 73, Référence 74. Quatorze grands barrages (>10 m de hauteur) ont été construits dans cette écozone+ entre 1950 et 1990Référence 75. Le barrage WAC Bennett sur la rivière de la Paix est sans doute le plus connu et le plus controversé qui affecte cette écozone+. Aucune donnée sommaire de la tendance ni de l'état de l'écozone+ n'existe sur les dérivations des barrages et de leurs cours d'eau; toutefois, des données des organismes provinciaux de l'énergie sur les projets hydroélectriques pourraient être compilées pour de futurs rapports.

Utilisation de l'eau et sa répartition

Dans l'écozone+ des plaines boréales, la quantité d'eau allouée à l'utilisation humaine était en augmentation en 2006, bien qu'encore en-deçà de 1 % du débit annuel moyen des bassins des rivières de la Paix et du Grand lac des Esclaves en Saskatchewan, de la rivière Saskatchewan nord en Saskatchewan, et de la rivière Churchill au ManitobaRéférence 76, Référence 77. En 2006, 4 % du débit annuel moyen du bassin de la rivière Athabasca était alloué à l'utilisation humaine, principalement pour la mise en valeur du pétrole et du gaz et du commerce (Figure 13)Référence 77. L'exploitation à ciel ouvert des sables bitumineux, le drainage par gravité au moyen de vapeur et la production de pétrole classique reposent largement sur les gains d'eau tirés des ressources en eau douce comme les rivièresRéférence 78. Le développement continu dans la région des sables bitumineux en Alberta, combiné aux changements climatiques, peut compromettre la sécurité en approvisionnement en eau du bassin de la rivière Athabasca à l'avenirRéférence 79.

Figure 13. Allocation sectorielle de l'eau du bassin de la rivière Athabasca, 1950–2010.
Graphique-Taux estimés de perte de milieux humides par municipalité
Source : Alberta Environmental Protection, 2006,Référence 77 mis à jour par M. Seneka (avril 2012)
Description longue pour la figure 13

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Allocation sectorielle de l'eau du bassin de la rivière Athabasca, 1950-2010. Volume d'eau (m2)
AnnéeAutre usagesMunicipalIndustriel (pétrole, gaz)AgricoleCommercial
19509 728 460125 8100823 1300
196015 309 5701 585 093886 8301 173 14974 012 620
197015 309 6903 610 28855 119 6102 298 82878 015 260
198019 542 37020 365 73098 641 2105 315 304140 393 800
199022 877 92043 356 904104 816 3228 021 626196 380 830
200023 487 23345 524 565194 473 34210 805 121219 246 648
200423 877 12447 150 179516 122 52812 491 538222 402 886
200524 356 74246 743 872481 573 48813 505 395238 724 969
200627 243 214111 995 356485 417 19114 355 537238 698 337
200727 838 572113 421 511588 905 77214 374 516244 434 082
200827 691 64048 790 844591 717 44113 282 850241 304 155
200928 028 40949 065 009628 050 77613 605 824240 831 934
201028 718 76748 685 407727 037 53113 458 903158 550 919

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Qualité de l'eau

La qualité de l'eau des lacs et des rivières peut se mesurer en examinant la quantité de métaux, de nutriments, de bactéries (coliformes fécaux) et de pesticides dans un plan d'eau. Des changements dans la qualité de l'eau peuvent se produire lorsque les nutriments ou les agents polluants, ou les deux, sont ajoutés par le ruissellement agricole, l'effluent d'eau usée, les émissions d'air qui sont déposés plus tard sur le terrain, et les déchets industriels. Les données sur l'état et les tendances à la grandeur de l'écozone sur la qualité de l'eau n'étaient pas disponibles; toutefois, veuillez consulter la section sur la Charge en éléments nutritifs en page 34 pour comprendre les conséquences de la charge des éléments nutritifs et de ses effets sur les lacs et les rivières de l'écozone+ des plaines boréales. En général, l'apport en nutriments provenant de l'agriculture augmente, surtout dans le drainage de la rivière Rouge, qui influence la fréquence de la prolifération des algues dans le lac Winnipeg, au Manitoba. Les données servant à évaluer les tendances dans les contaminants chimiques des écosystèmes des rivières et des lacs de l'écozone+ sont raresRéférence 80. Les données locales indiquent que la quantité de contaminants augmente dans certaines zones; la section sur les Contaminants couvre une discussion plus détaillée sur les contaminants dans l'écozone+.

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Constatation clé 7
Glace dans l'ensemble des biomes

Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
La réduction de l'étendue et de l'épaisseur des glaces marines, le réchauffement et le dégel du pergélisol, l'accélération de la perte de masse des glaciers et le raccourcissement de la durée des glaces lacustres sont observés dans tous les biomes du Canada. Les effets sont visibles à l'heure actuelle dans certaines régions et sont susceptibles de s'étendre; ils touchent à la fois les espèces et les réseaux trophiques.

La couverture de glace joue un rôle fondamental dans la structure des écosystèmes d'eau douceRéférence 81 Référence 82 Référence 83 Référence 84 Référence 85 et peut causer des changements directs et indirects au régime hydrologique des lacs et des rivières (par exemple, consulter Étude de cas sur le delta des rivières de la Paix et Athabasca). Par conséquent, ces changements influent sur les processus biotiques et abiotiques des écosystèmes aquatiquesRéférence 77. Les données disponibles laissent entendre que la saison des glaces raccourcit dans l'écozone+ des plaines boréales. Le pergélisol décline également, et a complètement fondu à l'extrémité sud de son étendue historique Référence 82, Référence 83.

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Glace lacustre et fluviale

Malgré l'importance de la formation de la glace dans les écosystèmes d'eau douce (examiné dans Prowse et Culp, 2003)Référence 77, les données sur la surveillance biologique à long terme au cours de la saison des glaces étaient rares à l'échelle de l'écozone+ et peu de tendances étaient disponibles. Six lacs de l'écozone+ des plaines boréales avaient tendance à geler tardivement entre 1970 et 2005, mais cette tendance n'était notable que pour le lac Churchill en Saskatchewan. Le gel du lac Churchill s'est produit 0,5 jour plus tard par année entre 1970 et 1985, totalisant 10 jours plus tard après 25 ansRéférence 86. Le gel s'est produit de 12 à 13 jours plus tard sur la rivière Rouge au Manitoba, au XXe siècle, comparativement au XIXe siècleRéférence 87, Référence 88. Finalement, le gel sur le lac Athabasca en Alberta s'est produit 1,25 jour plus tard par année entre 1965 et 1990, pour une différence de plus de 30 joursRéférence 89.

La saison des glaces se modifie aussi car la glace a tendance à se casser plus tôt. Entre 1961 et 1990, l'arrivée de la débâcle des glaces s'est produite beaucoup plus tôt sur le lac de l'Ours et le Petit lac des Esclaves, en AlbertaRéférence 89. Ces bris de glace précoces se sont poursuivis, bien que de façon non significative, entre 1971 et 2000Référence 89. La débâcle des glaces s'est produite 10 jours plus tôt sur la rivière Rouge au Manitoba, au cours du XXe siècle, comparativement au XIXe siècleRéférence 89. Sur le lac Winnipeg, toujours au Manitoba, aucune tendance dans le bris de glace ne ressort avant 1970, mais depuis cette année-là, la glace s'est brisée plus tôt dans l'année (Figure 14)Référence 86. Ces tendances sont cohérentes avec l'augmentation des températures annuelles depuis 1950, plus particulièrement au printemps (voir la section sur les changements).

Figure 14. Tendance de la débâcle des glaces avant (cercles bleu foncé) et après (carrés bleu pâle) 1970 sur le lac Winnipeg, au Manitoba.
Graphique-Pourcentage de la superficie des milieux humides touchés par un drainage partiel
Source : Latifovic et Pouliot, 2007Référence 90
Description longue pour la figure 14

Ce nuage de points montre la date de débâcle.  Une ligne de tendance indique pas de différence significative entre 1950 et 1970. Entre 1970 et 2007, la tendance montre une débâcle plus tôt par 10 jours.

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Pergélisol

Les étendues du nord de l'écozone+ des plaines boréales se trouvent dans la zone de pergélisol sporadique du Canada (Figure 15). En 2003, on a estimé à 37,5 % des terres couvertes par les hauts marais et à 9,1 % des terres couvertes par les tourbières basses des effets localisés du pergélisol (tourbières gelées) dans l'écozone+ des plaines boréalesRéférence 91. Toutefois, au cours du dernier siècle, le pergélisol a complètement dégelé ou a rétréci à certains endroits, en particulier à la limite sud de la zone de pergélisolRéférence 91, Référence 92. Par exemple, de 32 à 70 % des terrains de pergélisol en Alberta se sont dégradés au cours des 100 à 150 dernières annéesRéférence 91, Référence 92. Dans le nord du Manitoba, dans l'écozone du bouclier boréal avoisinant, l'analyse des anneaux de croissance des arbres a révélé que le dégel du pergélisol des tourbières boréales a considérablement accéléré (de 200 à 300 %) entre 1995 et 2002, par rapport aux taux entre 1941 et 1991.Référence 84

Figure 15. Carte du pergélisol au Canada.
Carte-« Déficit » estimatif de la productivité de la sauvagine résultant de modifications aux habitats humides et aux habitats des terres hautes
Source : d'après Heginbottom, 1995Référence 93
Description longue pour la figure 15

Cette carte indique la répartition du pergélisol continu, discontinu étendu, sporadique, et du pergélisol de montagne au Canada dans les années 1990. Le pergélisol continu s'étendait dans tout le Nord du Canada, de l'archipel arctique canadien à la rive sud de la baie d'Hudson. Une mince bande de pergélisol discontinu étendu longeait la limite sud de la zone de pergélisol continu. Le pergélisol sporadique se situait le long de la limite nord de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, du Manitoba, de l'Ontario et du Québec. Le pergélisol sporadique composait la limite nord de l'écozone+ des plaines boréales. La limite ouest de l'écozone+ était composée de pergélisol de montagne.

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La fonte du pergélisol pourrait avoir plusieurs conséquences écologiques graves. On s'attend à ce que la profondeur du dégel du pergélisol poursuive son accélération avec l'augmentation des températures de l'air, ce qui réduira davantage l'ampleur du pergélisol sur tout le territoire de l'écozone+ des plaines boréalesRéférence 94. La diminution prévue du pergélisol entraînera davantage d'émissions de méthaneRéférence 95, l'emmagasinage net du carbone dans la mousse de tourbe, et une perte de la diversité des plantes des milieux humides où les tourbières du pergélisol produisent certains des types d'écosystèmes de tourbières les plus divers en matière de bryologie dans l'Ouest canadienRéférence 96. De plus, la fonde du pergélisol entraînera des changements à grande échelle dans les dynamiques hydrologiques, ce qui modifiera le type et l'expression des milieux humides partout à la limite nord de l'écozone+ des plaines boréalesRéférence 97. La fonte du pergélisol et l'affaissement des tourbières gelées peuvent inonder les terres, remplaçant ainsi les écosystèmes forestiers par des cariçaies humides, des tourbières, des étangs et des marais, comme c'est le cas dans le nord du QuébecRéférence 98, Référence 99.

Références

Référence 1

Lake Winnipeg Stewardship Board. 2011. Lake and watershed facts [en ligne]. (Consulté le 25 Feb. 2012).

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Référence 11

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Référence 13

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Référence 15

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Référence 16

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Référence 17

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Référence 19

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Thème : Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé 8
Aires protégées

Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
La superficie et la représentativité du réseau d’aires protégées ont augmenté ces dernières années. Dans bon nombre d’endroits, la superficie des aires protégées est bien au-delà de la valeur cible de 10 % qui a été fixée par les Nations Unies. Elle se situe en deçà de la valeur cible dans les zones fortement développées et dans les zones océaniques.

En mai 2009, il existait 546 aires protégées dans l’écozone+ des plaines boréales (Figure 16). La taille et la forme de ces aires protégées variaient grandement. La moitié sud de l’écozone+ se caractérisait par de nombreux petits parcs, alors que les aires protégées s’élargissent et sont réparties de manière plus clairsemée dans le nord. Cela comprend une partie du parc national canadien Wood Buffalo, l’un des parcs nationaux les plus vastes au monde (44 807 km2) et site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Figure 16. Répartition des aires protégées de l’écozone+ des plaines boréales, mai 2009.
Carte
Source : Environnement Canada, 2009;Référence 100 données du Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC), v.2009.05, 2009Référence 101
Description longue pour la figure 16

Cette carte montre que la plupart des aires protégées sont situées dans la moitié nord de l'écozone+, en particulier en Saskatchewan et en Alberta.

Avant 1922, deux petites aires protégées de catégorie II ont été établies, totalisant 4 km2 (Figure 17). Avant la signature de la Convention sur la diversité biologique en 1992, 4,0 %Reference i de l’écozone+ des plaines boréales était protégé. Depuis mai 2009, les aires protégées ont augmenté à 8,0 % de l’écozone+ (Figure 16 et Figure 17). Ces aires protégées peuvent se diviser en deux groupes :

  • 7,2 % (423 aires protégées) dans les catégories I à IV de l’UICN. Ces catégories comprennent les réserves naturelles, les aires de nature sauvage et autres parcs et réserves gérés pour la conservation des écosystèmes ou pour les caractéristiques naturelles et culturelles, ou les deux, ainsi que les aires gérées principalement pour la conservation de l’habitat et de la fauneReference 102
  • 0,7 % (123 aires protégées) dans les catégories V à VI de l’UICN. Ces catégories misent sur l’utilisation durable par la tradition culturelle établieReference 102
Figure 17. Croissance des aires protégées, écozone+ des plaines boréales, 1922–2009.

Les données ont été fournies par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et actualisées en mai 2009. Seules les aires légalement protégées ont été inclues. Les catégories des aires protégées de l’UICN sont fondées principalement sur les objectifs de gestion. Remarque : La dernière barre étiquetée « TOTAL » comprend les aires protégées pour lesquelles l’année d’établissement n’a pas été donnée.

Graphique
Source : Environnement Canada, 2009;Référence 100 données du Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC), v.2009.05, 2009Référence 101
Description longue pour la figure 17

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Croissance des aires protégées, écozone+ des plaines boréales, 1922-2009.
Année de protection établieCatégories I à IV de l’UICN

Aires protégées cumulatives (km2)
Catégories V à VI de l’UICN

Aires protégées cumulatives (km2)
1922-192620 1580
1927-192924 1940
1930-193127 1490
1932-194727 1500
194827 1614
1949-195027 2884
195127 2894
1952-195427 3004
195527 3524
195627 4184
195727 4254
195827 4754
1959-196127 4894
1962-196327 4895
1964-196527 4896
196627 5657
196727 5777
196827 5787
1969-197027 5857
1971-197227 8007
1973-197427 8027
197527 8047
197627 9437
197727 94312
197827 96613
1979-198128 07513
198228 10313
1983-198628 10813
1987-198828 23013
198928 23213
1990-199128 26713
199228 89713
1993-199428 89713
1995-199629 05213
199730 29623
199830 87223
199932 85623
200039 26923
2001-200340 26223
200440 42423
200540 43723
200640 45723
2007-200940 51823
Total50 8045 075

Le parc national du Canada Wood Buffalo a été créé en 1922, le parc national du Canada du Prince Albert en 1927, le parc national du Canada du Mont-Riding en 1930, plusieurs, dont le parc provincial du Mont-Duck, et les milieux sauvages de Richardson River Dunes et Chinchaga en 1997-1999, et plusieurs, dont Birch Island Park Reserve et les milieux sauvages de la rivière Marguerite et de Birch Mountains en 2000.

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La plupart des parcs de l’écozone+ des plaines boréales, en particulier les parcs du sud, sont menacés par des stresseurs internes et externes tels que la fragmentation et la perte des habitats des aires avoisinantes des parcs, les changements climatiques, la surutilisation et les espèces envahissantesReference103. Par exemple, les changements de la couverture terrestre du parc national du Canada de Prince Albert en Saskatchewan (situé au centre de l’écozone+ des plaines boréales) et les aires avoisinantes ont été analysés entre 1985 et 2001Reference 104. La couverture forestière a peu changé à l’intérieur du parc, mais est passée de 19 à 14 % dans le grand écosystème du parc à cause de l’exploitation forestière et des incendiesReference 104. À cause des sécheresses, les plans d’eau libres du parc et des aires avoisinantes sont passés de 10 à 8 % de la couverture entre 1985 et 2001Reference 104. Les stratégies de gestion durable de l’utilisation des terres des aires avoisinant les parcs jouent un rôle essentiel dans le maintien de l’intégrité écologique des parcs eux-mêmesReference104.

Constatation clé 9
Intendance

Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
La superficie et la représentativité du réseau d’aires protégées ont augmenté ces dernières années. Dans bon nombre d’endroits, la superficie des aires protégées est bien au-delà de la valeur cible de 10 % qui a été fixée par les Nations Unies. Elle se situe en deçà de la valeur cible dans les zones fortement développées et dans les zones océaniques.

L’information sur les activités d’intendance dans l’écozone+ des plaines boréales est limitée. Certaines zones d’intendance de l’écozone+ des plaines boréales sont la propriété d’organisations non gouvernementales telles que Conservation de la nature Canada, et sont gérées par elles. De plus, il y a un intérêt grandissant dans l’utilisation d’approches fondées sur le marché afin de conserver les valeurs environnementales de la forêt boréale, en particulier de la région des sables bitumineux de l’AlbertaReference 105, et d’améliorer l’intendance des valeurs environnementales des terres privées. Les gouvernements de l’Alberta et du Manitoba explorent les instruments axés sur les forces du marché (p. ex., compensations en matière de conservation, enchères de conservation) comme outils pour améliorer l’intendance des écoservices.

Forêts modèles

Deux forêts modèles, faisant partie du Réseau canadien de forêts modèles, sont situées dans l’écozone+ des plaines boréales. Le Réseau canadien de forêts modèles représente 14 organisations membres sans but lucratif à la grandeur du pays et vise à soutenir les communautés axées sur les ressources pour surmonter les obstacles qui touchent leur bien-être social et économique à long termeReference 106. La forêt modèle de Prince Albert (Saskatchewan), qui fait 3 670 km2, coordonne les consultants, les chercheurs et les gouvernements afin qu’ils travaillent de concert avec les Premières nations sur les projets liés aux forêtsReference 107. La forêt modèle de la communauté de Weberville, qui fait 330 km2 et est située à 25 km au nord de la rivière de la Paix en Alberta, est composée de terres privées et de terres publiques. Les gestionnaires des terres collaborent ensemble à propos de la plantation des arbres, des réseaux de sentiers récréatifs et des inventaires des terres à bois, ainsi que des occasions futures comme les projets en bioénergie et les échanges de crédits de carboneReference 108.

Compensations en matière de conservation

Les compensations en matière de conservation sont des mesures qui visent à compenser les dommages résiduels et inévitables que le développement cause aux écosystèmesReference 109. La Alberta Land Stewardship Act permet la mise en œuvre d’un programme de compensations en matière de conservationReference110. Aucun programme formel de compensation n’est en place en Alberta; toutefois, en 2013, l’Alberta Conservation Association a mis sur pied un programme de compensations volontaires visant à protéger les milieux terrestres. De 2003 à 2011, le programme a permis de préserver des terres privées sur une superficie de 19,65 km2 afin d’atténuer les effets cumulatifs de la mise en valeur des sables bitumineux sur les écosystèmes dans l’écozone+ des plaines boréalesReference 111. Dans le même ordre d’idées, l’Alberta Agriculture and Rural Development coordonne le projet pilote Southeast Alberta Conservation Offset Pilot visant à convertir des terres cultivées en prés où poussent des espèces indigènes qui offre un habitat pour des espèces sauvages. Ce projet pilote permet de déterminer si les agriculteurs et les éleveurs sont admissibles à des paiements de compensation dans le cadre d’initiatives volontaires de préservation de la nature; ces paiements proviennent d’entreprises qui mettent en valeur le pétrole et le gaz dans le sud-est de l’Alberta. Ceci dit, en date du mois de mai 2014, aucun partenaire industriel n’y avait encore adhéré.

Constatation clé 10
Espèces non indigènes envahissantes

Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les espèces exotiques envahissantes sont un facteur de stress important en ce qui concerne le fonctionnement, les processus et la structure des écosystèmes des milieux terrestres, des milieux d’eau douce et d’eau marine. Leurs effets se font sentir de plus en plus à mesure que leur nombre augmente et que leur répartition géographique progresse.

Les espèces non indigènes envahissantes sont celles qui sont naturalisées aux écosystèmes à l’extérieur de leur aire naturelle, et souvent introduites de façon intentionnelle ou accidentelle par l’humainReference 112. Les espèces non indigènes menacent la biodiversité indigène et coûte des millions de dollars annuellement pour leur gestion et leur contrôleReference 112. Les espèces envahissantes rivalisent avec les espèces indigènes ou les délogent, ou les deux, elles dégradent leur habitat, altèrent les processus écosystémiques tels que la séquestration de carbone, et introduisent la maladieReference 113. Avec les changements climatiques, on prévoit une intensification des impacts des espèces non indigènes envahissantes dans la région boréale, puisque les obstacles que présente la température sont retirésReference 114,Reference 115,Reference 115. La production de rapports à grande échelle sur les tendances des espèces non indigènes envahissantes est absente en ce qui a trait à l’écozone+ des plaines boréales, mais quelques renseignements sont disponibles sur les plantes vasculaires, les poissons et les lombrics non indigènes.

Plantes envahissantes non indigènes terrestres

La majorité des espèces non indigènes envahissantes connues des plaines boréales sont des plantes vasculaires, généralement d’origine eurasienneReference 15, Reference 115,Reference 116. À compter de 2008, on a documenté 93 espèces de plantes non indigènes envahissantes de l’écozone+ des plaines boréalesReference 117. Les herbes nocives (c.-à-d. les plantes définies comme « nuisibles » à l’agriculture ou aux habitats naturels; elles sont souvent non indigènes) s’étendent au nord-est de l’AlbertaReference 118(Figure 18). Il est probable que la propagation des plantes envahissantes se poursuive; toutefois, puisque les enquêtes et les méthodes de traitement étaient rarement systématiques, les tendances sont inconnues.

Figure 18. Des 217 sites observés, (a) pourcentage des sites infestés d’herbes nocives entre 2002 et 2006 et (b) pourcentage d’infestation en 2005 et 2006 au nord-est de l’Alberta.
Graphique
Source : le ministère Alberta Sustainable Resource Development, 2006Référence 118
Description longue pour la figure 18

a) The first bar graph shows the following information:

(a) Le premier graphique à barres montre les informations suivantes :
Yearsites infestés (%)
200262
200372
200462
200587
200691

b) Le deuxième graphique à barres montre les informations suivantes :

(b) Le deuxième graphique à barres montre les informations suivantes :
Amount2005

Proportion de l’infestation (%)
2006

Proportion de l’infestation (%)
Trace4861
Faible2813
Modérée1514
Élevé912

L’Alberta Biodiversity Monitoring Institute a décelé 75 espèces de plantes non indigènes dans 343 sites de surveillance observés entre 2003 et 2011 dans l’écozone+ des plaines boréales en AlbertaReference 119. Les espèces non indigènes étaient présentes à 48 % des sites observés; on a décelé entre deux et trois (moyenne de 2,55) espèces de plantes non indigènes par site. Le pissenlit officinal (Taraxacum officinale) était près de deux fois aussi abondant que n’importe quelle autre plante envahissante (Table 3). Le pissenlit officinal se trouve souvent sur des sites sans influence humaine, ce qui indique que ces espèces peuvent coloniser des aires sans perturbation humaine. Six des dix espèces non indigènes les plus abondantes sont couramment plantées comme culture fourragère pour le bétail et ont été naturalisées dans l’écozone+ des plaines boréalesReference120.

Tableau 3. Les dix espèces non indigènes les plus abondantes décelées dans l'écozone+ des plaines boréales en Alberta, nombre de sites décelés (sur 343), et occurrence en pourcentage.
Nom courantNom scientifiqueNombre de sitesOccurrence en pourcentage (%)
Pissenlit officinalNote 1 du tableau 3Taraxacum officinale13439,1
Pâturin des présNote 2 du tableau 3Poa pratensis8123,6
Fléole des présNote 2 du tableau 3Phleum pratense6819,8
Trèfle alsikeNote 2 du tableau 3Trifolium hybridum5516,0
Chardon des champsNote 1 du tableau 3Cirsium arvense4011,7
Trèfle rampantNote 2 du tableau 3Trifolium repens3811,1
Brome inermeNote 2 du tableau 3Bromus inermis3510,2
Trèfle des présNote 2 du tableau 3Trifolium pratense339,6
Plantain majeurNote 1 du tableau 3Plantago major329,3
ChiendentNote 1 du tableau 3Crepis tectorum226,4

Source : Alberta Biodiversity Monitoring Institute, 2009Reference 120

Note du tableau 3

Note 1 du tableau 3

espèces qui figurent sur la liste de la Loi sur la destruction des mauvaises herbes de l'Alberta

Retour à la référence de la note 1 du tableau 3

Note 2 du tableau 3

espèces plantées comme culture fourragère en Alberta

Retour à la référence de la note 2 du tableau 3

L’Alberta Biodiversity Monitoring Institute (ABMI) a aussi décelé les plantes non indigènes dans 32 % de leurs sites dans la zone des sables bitumineux de l’Athabasca. Le pissenlit officinal (Taraxacum officinale) était le plus commun, trouvé sur 25 % des sites, et la plus commune des 38 espèces non indigènes sur place – les autres étaient plus rares. Lorsqu’il y avait présence sur un site de l’ABMI, 2,1 espèces non indigènes étaient repérées en moyenne. Trois plantes considérées comme herbes nocives selon la Loi sur la destruction des mauvaises herbes de l’Alberta – le laiteron des champs (Sonchus arvensis), le chardon des champs (Cirsium arvense) et le renoncule âcre (Ranunculus acris) – étaient présentes sur 6 %, 5 % et 3 % des sites de l’ABMI dans la zone des sables bitumineux de l’Athabasca, respectivement.

Autres espèces non indigènes envahissantes préoccupantes

Les espèces de poissons envahissantes peuvent nuire aux espèces de poissons indigènes par la compétition ou la prédation, ou les deux. L’information sur la répartition et l’abondance des poissons envahissants dans l’écozone+ des plaines boréales est limitée. Par contre, la présence de poissons non indigènes semble se faire plus insistante dans la partie de la Colombie-Britannique de l’écozone+ des plaines boréales; des 15 plans d’eau observés, les poissons non indigènes étaient présents dans un plan d’eau en 1950, un en 1975, et quatre en 2005Reference 121. L’éperlan arc-en-ciel introduit au Manitoba bouleverse les réseaux trophiques, altère des communautés de zooplanctons et rivalise avec le cisco à mâchoires égales (Coregonus zenithicus) pour la nourritureReference122.

Les lombrics ne sont pas natifs de l’écozone+ des plaines boréales. Les lombrics non indigènes sont répartis çà et là dans la majorité de l’écozone+ des plaines boréales en Alberta, et leur diversité est prévue s’étendre au cours des 50 prochaines annéesReference 123, Reference 124,Reference 124. Ils sont considérés comme les ingénieurs de l’écosystème causant la perte de carbone du sol, ils réduisent la matière organique du sol et réduisent la diversité et l’abondance de microarthropodes et de plantes de sous-boisReference 124. Puisque l’invasion de lombrics dans la forêt boréale est relativement récente, les conséquences à long terme sur la structure et la fonction de l’écosystème sont inconnues Reference 115,Reference123.

Constatation clé 11
Contaminants

Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Dans l’ensemble, les concentrations d’anciens contaminants dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d’eau douce et d’eau marine ont diminué au cours des 10 à 40 dernières années. Les concentrations de beaucoup de nouveaux contaminants sont en progression dans la faune; les teneurs en mercure sont en train d’augmenter chez certaines espèces sauvages de certaines régions.

Les contaminants peuvent avoir des effets nocifs sur les espèces et les écosystèmes, et porter atteinte aux écoservices. Les données qui appuient l’évaluation de la tendance des contaminants à la grandeur de l’écozone+ des plaines boréales étaient peu nombreuses. Toutefois, des preuves montrent que la quantité de contaminantsReference ii augmente dans certaines parties de l’écozone+ et peuvent avoir des effets négatifs sur la biodiversité et le peuplement humain de certains secteursReference 47. Deux principales sources de contaminants comprennent l’exploitation à ciel ouvert des sables bitumineux et des centrales thermiques alimentées au charbon.

Exploitation des sables bitumineux

La production de pétrole synthétique dérivé des sables bitumineux au nord-est de l’Alberta exige beaucoup d’énergie et entraîne l’émission de polluants toxiques. L’industrie des sables bitumineux relâche les 13 éléments considérés comme polluants prioritaires en vertu de la Clean Water Act(Loi sur l’assainissement de l’eau) de la Environmental Protection Agency (EPA) aux États-Unis, par l’air et par l’eau, dans la rivière Athabasca et son bassin hydrologiqueReference125. Les polluants pénètrent dans l’environnement par le suintement des bassins de résidus et se libèrent dans l’airReference 47. Parmi ces polluants, on trouve les hydrocarbures aromatiques polycycliques (PAH), les acides naphténiques (NA) et autres éléments tels que le mercure (Hg), le plomb (Pb) et l’arsenic (As). Les gouvernements du Canada et de l’Alberta ont lancé un plan de mise en œuvre visant à mieux surveiller l’environnement de la région des sables bitumineuxReference 126 (Figure 19).

Figure 19. Surveillance actuelle au cours de l’année de référence 2010-2011 dans les secteurs des sables bitumineux en Alberta et en Saskatchewan.
Carte
Source : Gouvernement de l’Alberta et gouvernement du CanadaRéférence 126
Description longue pour la figure 19

Cette carte présente les activités de surveillance qui ont eu lieu (surveillance de la qualité de l'air, surveillance de la biodiversité et des contaminants et surveillance de l'eau) au cours de l'année de référence 2010-2011 dans la région des sables bitumineux de l'Alberta. Les sites de surveillance étaient concentrés autour de Fort MacKay et Fort McMurray, et il s'agissait principalement de sites de surveillance de la qualité de l'air.

Hydrocarbures aromatiques polycycliques (PAH)

Les hydrocarbures aromatiques polycycliques pénètrent dans l’environnement par des sources naturelles telles que les volcans et les incendies de forêt, ou par des sources anthropiques, comme le développement industrielReference 127. L’exploitation des sables bitumineux augmente les concentrations de PAH au moyen d’émissions de particules aériennes déposées sur les terres, la neige et les surfaces de l’eau, ou qui entrent directement dans l’eau sous forme dissouteReference 125. Les concentrations de ces contaminants augmentent durant les mois estivaux et peuvent augmenter davantage au cours de la fonte des neiges et des fortes pluies. Dans une étude portant sur six lacs au nord de Fort McMurray, les concentrations de PAH et les flux provenant de l’enregistrement des sédiments lacustres ont considérablement augmenté depuis les années ∼1960–1970, ce qui coïncide avec plus de quatre décennies d’exploitation des sables bitumineux dans la région des sables bitumineux de l’AthabascaReference 128. Les lacs les plus près de l’exploitation des sables bitumineux en secteur d’aval et qui se trouvent dans la direction du vent présentaient les plus fortes concentrations. Plus particulièrement, les Recommandations canadiennes provisoires pour la qualité des sédiments (RCPQS), mis à la disposition concernant 13 PAH particuliers (30), ont été dépassées en ce qui concerne sept composés (c.-à-d. phénanthrène, pyrène, benzo[a]anthracène, chrysène, benzo[a]pyrène, dibenzo[a,h]anthracène et 2-méthylnaphthalène) sur le site recevant le plus grand dépôt de PAHReference 128. Les sédiments à l’intérieur des gisements de sables bitumineux dans les secteurs en aval des rivières Athabasca, Ells et Steepbank ainsi que dans un étang de boues résiduaires, étaient toxiques pour les premiers stades de développement des poissons-fourrages communs et indigènes au nord de l’Alberta, tels le meunier noir (Catostomus commersoni) et la tête-de-boule (Pimephales promelas)Reference 128. D’autres poissons-fourrages indigènes, tels la perchaude (Perca flavescens), le chabot visqueux (Cottus cognatus) et le mulet perlé (Semotilus margarita), avaient des taux de stéroïdes gonadiques inférieurs aux taux de sites de référence par comparaison à ceux de sites exposésReference 128.

En 2008, on a prélevé de la neige de 12 sites le long de la rivière Athabasca et de 19 sites le long des affluents de celle-ci. Les concentrations de PAH dissoutes étaient suffisamment élevées au point d’être toxiques pour les embryons de vairons à certains de ces sites125. Entre 1999 et 2009, les concentrations de PAH ont augmenté dans les sédiments du delta de la rivière Athabasca127. Les niveaux de sédiments de 2009 dans la partie inférieure de la rivière Athabasca étaient de 1,72 mg/kg, ce qui dépasse, par un facteur d’environ 2 ou 3, le seuil observé pour induire un cancer du foie chez les poissons127, Reference 129. Les poissons exposés aux PAH trouvés dans les sédiments de l’Athabasca ont également présenté des altérations lors de l’éclosion, un taux de mortalité plus élevé, des malformations des vertèbres, une plus petite taille, une dysfonction cardiaque, de l’œdème et une réduction de la taille de la mâchoire et d’autres structures craniofacialesReference130, Reference131, Reference132. Bien que dans certains cas la relation entre une exposition aux PAH et la santé d’espèces sentinelles de poisson soit évidente, on connaît moins bien les effets possibles d’une exposition aux PAH sur d’autres espèces vivant dans des écosystèmes aquatiques128. Quant à la productivité primaire du milieu aquatique, on ignore les répercussions ultimes sur l’environnement de teneurs en PAH de plus en plus élevées au fil des décennies. Ce à quoi il faut ajouter des charges de PAH plus importantes dans les lacs de la région des sables bitumineux. Il faudra en faire une évaluation plus pousséeReference128.

Acides naphténiques

À fortes concentrations (~50–100 mg/L), les NA, un dérivé de la production des sables bitumineux, sont nocives et réduisent le taux de survie des mammifères, des poissons, des oiseaux terrestres, des oiseaux aquatiques et des amphibiensReference 133,Reference 134,Reference135Reference 136, Reference 137,Reference 138,Reference 139. À l’heure actuelle, les installations des sables bitumineux ne sont pas tenues de déclarer les niveaux de NA à l’Inventaire national des rejets de polluantsReference 140. Par conséquent, il existe peu de données sur l’état et les tendances des acides naphténiques dans l’environnement. On a observé des concentrations d’acides naphténiques de 1 à 2 mg/L dans les eaux de surface naturelles, ~60 mg/L dans un milieu humide formé à partir d’effluents du suintement des résidus, et un excès de 100 mg/L dans les bassins de résidus des sables  bitumineuxReference137, Reference141.

Mercure et autres éléments nocifs

Les lignes directrices du Canada ou de l’Alberta sur la protection de la vie aquatique ont été dépassées en ce qui concerne sept polluants prioritaires – le cadmium, le cuivre, le plomb, le mercure, le nickel, l’argent et le zinc – dans la neige fondue ou de l’eau recueillie, ou les deux, près ou en aval de l’exploitation des sables bitumineux de l’AthabascaReference125. Les concentrations de mercure, de plomb et d’arsenic ont augmenté de 63 %, 29 % et 28 %, respectivement, autour de tous les bassins de résidus de la région des sables bitumineux, entre 2006 et 2009Reference 333. Ces hausses étaient intentionnelles (dans le cadre de la stratégie de remise en état) et non intentionnelles (p. ex., fuite des bassins de résidus ou brèches dans les digues)Reference 78, Reference142.

L’empoisonnement au mercure réduit la réussite de reproduction et affecte le fonctionnement du cerveau et des reins chez les oiseauxReference143 et les mammifèresReference 144, réduit la croissance, le comportement et le taux de survie des poissonsReference 145, et provoque des incidences graves sur la santé des humainsReference 146. À cause de la bioamplification, les poissons prédateurs à forte longévité tels que le doré jaune (Sander vitreus) et autres grands prédateurs de la chaîne alimentaire aquatique (p. ex., le vison (Neovison vison)Reference 147) courent un plus grand risque d’exposition au mercure par voie alimentaire (sous forme de méthylmercure). Entre 1977 et 2009, les charges de mercure dans les œufs du goéland de Californie (Larsus californicus) du lac Athabasca ont augmenté de 40 %Reference148.

Centrales thermiques au charbon

La production d’énergie au moyen de la combustion du charbon est à la hausse en Alberta; la région de Wabamun de l’écozone+ des plaines boréales héberge des centrales thermiques, qui se classent parmi les plus grands émetteurs de mercure au CanadaReference 149. Au cours des 150 dernières années, le taux de mercure du lac Wabamun s’est multiplié par sept, comparativement aux hausses de deux à quatre fois dans les lacs éloignés en Amérique du NordReference 149. Avant que ne débute la combustion au charbon (1840-1956), les hausses annuelles du taux de mercure du lac Wabamun étaient de 1,6 %; au fil d’un développement industriel plus important (1956-2001), le taux de mercure a grimpé de 3,9 % annuellementReference149. De plus fortes concentrations d’autres métaux traces (Cu, Pb, As, Sb, Sr, Mo et Se) coïncident également avec les centrales thermiques et d’autres développements industriels du bassin versant du lac Wabamun. Bien que les contrôles d’émissions aient été mis en œuvre, l’expansion des centrales au charbon de la région du lac Wabamun, à la vitesse d’une centrale thermique par décennie (1960-2000) signifie que les émissions collectives de cette région augmenterontReference149.

Autres sources de contaminants

Les effluents d’eaux usées, les effluents des usines à pâtes à papier, la pulvérisation des terres agricoles et le lessivage des terres cultivées, l’exploration minière et les activités d’exploitation minière (p. ex., l’exploitation minière de l’uranium au nord de la Saskatchewan) diminuent aussi la qualité de l’eau de l’écozone+ des plaines boréales. Les effets cumulatifs de ces multiples sources de contamination ne sont pas connusReference 150, Reference151.

Constatation clé 12
Charge en éléments nutritifs et efflorescences algales

Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les apports d’éléments nutritifs aux systèmes d’eau douce et marins, et plus particulièrement dans les paysages urbains ou dominés par l’agriculture, ont entraîné la prolifération d’algues qui peuvent être nuisibles ou nocives. Les apports d’éléments nutritifs sont en hausse dans certaines régions et en baisse dans d’autres.

Bien que les données de couverture spatiale sur la charge en éléments nutritifs de l’écozone+ des plaines boréales soient incomplètes, les données disponibles laissent entendre que l’apport en nutriments provenant de l’agriculture, de l’industrie et du développement urbain a augmenté. Plus particulièrement, le bassin hydrologique du lac Winnipeg, au Manitoba, reçoit des charges en éléments nutritifs, et l’efflorescence algale se produit chaque année dans le lac.

Charge en éléments nutritifs

La charge en éléments nutritifs peut entraîner une efflorescence algale pouvant nuire ou même tuer d’autres organismes aquatiques en deux jours. D’abord, l’efflorescence algale épuise le taux d’oxygène dont ont besoin les autres plantes et animaux pour survivre. Ensuite, la prolifération algale nocive (principalement les espèces d’algues bleu-vert dans les réseaux d’eau douce) produit des composés toxiques pouvant tuer d’autres organismesReference 6. À cause de leurs niveaux naturellement élevés en nutriments, de nombreux lacs des plaines boréales sont très sensibles aux charges en nutriments et à l’efflorescence algale lorsqu’il y a ajout supplémentaire de nutriments (p. ex., azote, phosphore) provenant de l’agriculture, du peuplement humain et de l’exploitation forestière{9157}. Par exemple, environ 67 % des lacs surveillés de la province de l’Alberta sont hypertrophiques ou eutrophiques (les lacs hypertrophiques présentent une prolifération algale importante), 26 % sont mésotrophes, et seulement 7 % sont oligotrophesReference77.

Une évaluation nationale sur les nutriments dans les bassins versants du Canada a documenté leur état trophique de 2004 à 2006 et leurs tendances en phosphore de 1990 à 2006Reference 152. Les concentrations en nutriments, dont le phosphore total (PT), le phosphore dissous total (PDT), le nitrate-nitrite (N-N) et l’azote total (NT) ont augmenté dans cinq des dix rivières (Tableau 4). Par exemple, le site de la rivière Athabasca en aval de Fort McMurray, en Alberta, était eutrophique et contenait des taux de PDT, de PT et de N-N plus élevés, ce qui augmente le risque de fortes charges en éléments nutritifs dans le delta des rivières Paix-Athabasca. Deux sites dans le bassin du fleuve Nelson, qui comprend le lac Winnipeg au Manitoba, ont également reçu de fortes charges en nutriments, et les deux autres sites stables en matière de tendances en nutriments, mais présentant un haut risque de charge en éléments nutritifs, ont déjà atteint la saturation en nutriments (Tableau 4).

Tableau 4. État trophique et tendances en matière de nutriments, par bassin hydrologique de l'écozone+ des plaines boréales, dont les bassins du Grand lac des Esclaves, les parties ouest et nord de la baie d'Hudson et le fleuve Nelson en 2004 2006.
Bassin hydrologiqueSites de l’écozone+ des plainesNote*du tableau 4boréalesNutriments

PDT
Nutriments

PT
Nutriments

N-N
Nutriments

NT
ÉtatÀ risque de charge de nutriments
Grand lac des Esclaves, T.N.-O.Rivière de la Paix à la pointe Peace, Alb.StableStableAugmentationStableEutrophiqueRisque élevé de prolifération algale
Grand lac des Esclaves, T.N.-O.Rivière Athabasca 160 km en aval de Fort McMurray, Alb.AugmentationAugmentationAugmentationStableEutrophiqueRisque élevé de prolifération algale
Grand lac des Esclaves, T.N.-O.Rivière Athabasca sous la rivière Snaring, Alb.DiminutionStableStableStableOligotrophe-
Grand lac des Esclaves, T.N.-O.Rivière Athabasca aux chutes Athabasca, Alb.StableStableAugmentationAugmentationOligotrophe-
Baie d’Hudson, ouest et nord, Man. et NunavutRivière Beaver à Beaver Crossing, Alb.DiminutionStableStableStableEutrophique-
Baie d’Hudson, ouest et nord, Man. et NunavutRivière Cold à l’exutoire du lac Cold, Alb.StableStableStableStableMésotrophe-
Fleuve Nelson, Man.Rivière Saskatchewan au-dessus de la rivière Carrot, Man.StableStableStableStableEutrophiqueRisque élevé de prolifération algale
Fleuve Nelson, Man.Rivière Carrot près de Tumberry, Sask.AugmentationAugmentationStableStableHyper-eutrophiqueRisque élevé de prolifération algale
Fleuve Nelson, Man.Rivière Red Deer à Erwood, Sask.AugmentationAugmentationStableStableMéso-eutrophiqueRisque élevé de prolifération algale
Fleuve Nelson, Man.Rivière Assiniboine, Sask.StableStableStableStableHyper-eutrophiqueRisque élevé de prolifération algale

Source : données présentées provenant de la Direction des sciences et de la technologie de l’eau, Environnement Canada, 2011Reference 152

Note du tableau 4

Note 1 du tableau 4

Les sites sont organisés du nord au sud à l’intérieur de chacun des bassins hydrologiques (voir Figure 20).

Retour à la référence de la note * du tableau 4

Figure 20. Régions de l’écozone+ des plaines boréales et Division des relevés hydrologiques du Canada, qui ont désigné la plupart des bassins hydrologiques.

Trois bassins partiels de l’écozone+ des plaines boréales sont le 07 (Grand lac des Esclaves), le 06 (parties ouest et nord de la baie d’Hudson), et le 05 (fleuve Nelson).

Carte
Source : Division des relevés hydrologiques du Canada, 2006
Description longue pour la figure 20

Cette carte montre que le bassin du Grand lac des Esclaves occupe presque toute la partie nord-ouest de l'écozone+. L'aire de drainage arctique occupe une très petite zone à la limite nord-ouest de l'écozone+. Le bassin des parties ouest et nord de la baie d’Hudson est deux fois plus petit que celui du Grand lac des Esclaves et se trouve dans le centre-nord de l'écozone+. L'aire de drainage du fleuve Nelson occupe le reste de l'écozone+ le long de sa limite sud.

Azote provenant des terres agricoles

L’azote résiduel dans le sol (NRS) (c.-à-d. l’azote laissé dans le sol après la récolte) sert à identifier les régions agricoles présentant un risque moyen à élevé d’accumulation de nitrates. L’azote résiduel dans le sol peut s’accumuler dans le sol à la suite de l’ajout d’engrais azotés et de fumier, de la culture de légumineuses pour fixer l’azote et de dépôts atmosphériques. L’azote peut alors se déverser dans les nappes phréatiques et les eaux de surface, ce qui peut être nocif aux écosystèmes d’eau douce et, par conséquent, poser un risque pour la santé humaine. Dans l’écozone+ des plaines boréales, l’apport en azote a augmenté constamment au fil du temps, pour passer de 40,8 kg N/ha en 1981 à 69,3 kg N/ha en 2006Reference 153. Le risque d’accumulation était très faible en 1981 (8,1 kg N/ha), mais en 2006 il est passé à moyen (22,1 kg N/ha), bien que ce chiffre représente une diminution par rapport à la concentration maximale de 26,4 kg N/ha en 2001Reference 153. Depuis 2006, le risque d’accumulation d’azote résiduel dans le sol a augmenté dans presque toutes les zones agricoles de l’écozone+ des plaines boréales (Figure 21a); les niveaux de risque de NRS étaient les plus élevés dans les parties albertaine et manitobaine de l’écozone+(Figure 21b).

Figure 21. Carte a) des classes de risque que présente l’azote résiduel dans le sol alloué aux terres agricoles en 2006 et b) changement du classement du risque entre 1981 et 2006.

a) Les valeurs du risque de l’azote résiduel dans le sol (NRS) correspondent aux classes de risque suivantes : très faible <10 kg N/ha; faible = 10 à 19,9 kg N/h; moyen = 20 à 29,9 kg N/ha; élevé = 30 à 39,9 kg N/ha; très élevé >40 kg N/ha

b) Le vert représente une diminution d’une classe de risque (de plus élevé à plus faible), le jaune ne représente aucun changement et l’orange représente une augmentation d’une classe de risque (de plus faible à plus élevé).

Carte
Source : Drury et coll., 2011Référence 153
Description longue pour la figure 21

Le premier de ces deux cartes indique que la moitié sud de l'écozone+ appartient aux classes de risque faible à moyen. La seconde carte indique que presque toutes les terres classées sont passées à une catégorie de risque plus élevé.

Prolifération algale dans le lac Winnipeg, Manitoba

La rive est du lac Winnipeg, au Manitoba, représente la limite est de l’écozone+ des plaines boréales. Le bassin hydrologique du lac Winnipeg abrite 6,6 millions de personnes et 20 millions de têtes de bétail, et 68 % du bassin sert aux cultures et aux pâturagesReference 2. L’intensification de l’agriculture, le défrichage, le drainage des terres humides et la croissance rapide des populations humaines ont donné lieu à une augmentation générale de 30 % en phosphore dans le lac, entre 1969 et 2007; la grande partie (73 %) de la charge en phosphore dans le lac Winnipeg provient de la rivière Rouge, ManitobaReference 3. Le taux d’azote augmente également, mais à un taux plus variable {9271; 9372}. Les concentrations d’azote et de phosphore varient selon l’emplacement du site d’échantillonnage, mais, en général, les concentrations en éléments nutritifs sont les plus élevées dans la partie sud du bassin du lac (Figure 22 and Figure 23).

Figure 22. Moyenne annuelle des concentrations en phosphore total en 1969 et de 1992 à 2007 dans le lac Winnipeg au Manitoba et b) tendances spatiales de la moyenne des concentrations en phosphore total de 14 stations de surveillance à long terme du lac Winnipeg, Manitoba (les données sont des moyennes de 1999 à 2007 à chaque station).
Carte
Source : Brunskill et coll., 1969Référence 154 et Gestion des ressources hydriques du Manitoba, 2008Référence 155
Description longue pour la figure 22

Le graphique à barres présente des concentrations totales de phosphore fluctuantes, mais dans l'ensemble en augmentation; elles sont passées de 0,07 mg/L en 1969 à un peu plus de 0,1 mg/L en 2007. La carte montre que les concentrations en phosphore sont faibles dans le nord du lac et élevées à l'extrémité sud.

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Figure 23. Moyenne annuelle des concentrations en azote total de 1992 à 2007 dans le lac Winnipeg au Manitoba et b) tendances spatiales de la moyenne des concentrations en azote total de 14 stations de surveillance à long terme du lac Winnipeg, Manitoba (les données sont des moyennes de 1999 à 2007 à chaque station).
Carte
Source : Gestion des ressources hydriques du Manitoba, 2008Référence 155
Description longue pour la figure 23

Le graphique à barres présente des concentrations totales d'azote fluctuantes, mais dans l'ensemble en augmentation; elles sont passées de 0,055 mg/L en 1992 à 0,07 mg/L en 2007. La carte montre que les concentrations d'azote sont faibles dans le nord du lac et élevées à l'extrémité sud.

Un effet de la charge en éléments nutritifs dans le lac Winnipeg est le développement d’une prolifération algale à grande surface, composée essentiellement d’algues bleu-vert. Entre 1969 et 2003, la biomasse moyenne du phytoplancton a quintuplé (Figure 24). L’accélération de la prolifération d’algues et le changement de la composition des espèces envers les algues bleu-vert se sont produites depuis les années 1940, mais sont particulièrement prononcés depuis le milieu des années 1990. La prolifération algale ne couvre pas moins de 10 000 km2, ce qui représente la majeure partie du nord du bassin du lacReference 6. L’efflorescence nocive des algues bleu-vert en août 2010 a incité à afficher des avis de santé publique sur les plages, puisque l’eau du lac Winnipeg n’était pas potableReference 157.

Figure 24. Moyenne de la biomasse du phytoplancton et de la composition des espèces (mg/m3) de fin juillet à début septembre dans le lac Winnipeg, Manitoba, en 1969, 1994, 1999, 2003 et 2007.
Graphique
Source : Brunskill et coll., 1969Référence 154, Kling et al., 2011Référence 334
Description longue pour la figure 24

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Moyenne de la biomasse du phytoplancton et de la composition des espèces (mg/m3) de fin juillet à début septembre dans le lac Winnipeg, Manitoba, en 1969, 1994, 1999 et 2003.
biomasse du phytoplancton19691994199920032007
Cyanobacteria9233650488664067624
Chlorophytes19856103120238
Euglenophytes0,82,91,66,24,1
Chrysophytes486737,222
Diatoms180248146322603
Cryptophytes24194146292129
Dinoflagellates4738145636
Protozoa-7864-74

Constatation clé 13
Dépôts acides

Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les seuils d’incidence écologique des dépôts acides, notamment ceux des pluies acides, sont dépassés dans certaines régions; les émissions acidifiantes sont en hausse dans diverses parties du pays et la récupération sur le plan biologique ne se déroule pas au même rythme que la réduction des émissions dans d’autres régions.

Les dépôts acides se forment lorsque les polluants à base de soufre et d’azote réagissent à l’eau dans l’atmosphère et sont déposés sur la terreReference 158. Les polluants proviennent des procédés industriels et peuvent voyager sur des milliers de kilomètres. C’est la combinaison des dépôts acides et de la sensibilité de la terre, de l’eau, de la flore et de la faune à l’acide qui détermine la sévérité de l’impact sur la biodiversité. Il n’existe pas de données sur les dépôts acides dans l’écozone+ des plaines boréales; toutefois, les régions centre-nord de l’écozone+sont sensibles à l’acide à cause de leur géologie et du type de leur sol (Figure 25).

La charge critique est le niveau maximal de dépôts acides que peut absorber un terrain sans souffrir de dégradation; elle diffère entre écosystèmes selon la géologie et le type de solReference 159. Un terrain sensible à l’acidité, qui présente une capacité tampon plus faible, repose généralement sur un lit de roches légèrement soluble et est recouvert par un sol mince et d’origine glaciaireReference 160. La limite nord de l’écozone+ des plaines boréales, allant du nord-ouest de la Saskatchewan au centre est du Manitoba, est plutôt sensible aux dépôts acides, avec une charge critique de &lt; 300 (Figure 25).

Figure 25. Charges critiques aquatiques et terrestres combinées, 2008.

< 400 indique un terrain sensible à l’acide.

Carte
Source : adapté de Jeffries et coll., 2010Référence 161
Description longue pour la figure 25

Sur cette carte du Canada sont délimités les contours de l'écozone+ des plaines boréales. La limite nord de l'écozone+, allant du nord-ouest de la Saskatchewan au centre est du Manitoba, est plutôt sensible aux dépôts acides, avec une charge critique de < 300 (< 400 indique un terrain sensible à l’acide).

Dans les communautés aquatiques, les algues, les invertébrés, les poissons, les amphibiens et les oiseaux aquatiques sont touchés par une acidité plus forte par effets directs tels que des taux de survie, de croissance et de succès de reproduction réduits, et des effets indirects, tels que la perte ou l’altération d’espèces prédatricesReference 158,Reference 162,Reference 163,Reference 164,Reference 165,Reference 166. L’acidification des systèmes aquatiques peut aussi mener à une augmentation du méthylmercure, qui est bioaccumulable et qui réduit le taux de survie des embryons et des jeunes animauxReference 167,Reference 168,Reference 169,Reference 170. La biodiversité est touchée lorsque l’on a dépassé les limites des charges critiques. Cela se produit lorsque l’acide est déposé sur un terrain sensible ou lorsque les dépôts d’acides sont élevés sur un terrain moins sensible. Le risque de dépassement des charges critiques est élevé dans le nord-ouest de la Saskatchewan, car 68 % des 259 lacs évalués en 2007-2008 étaient très sensibles à l’acide et sont situés en direction du vent des émissions acidifiantes des développements énergétiquesReference171. Des préoccupations semblables se font entendre pour les autres zones de terrains sensibles près de ces développements, ce qui en fait un nouvel enjeu dans l’écozone+Reference 172.

Constatation clé 14
Changements climatiques

Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
L’élévation des températures partout au Canada ainsi que la modification d’autres variables climatiques au cours des 50 dernières années ont eu une incidence directe et indirecte sur la biodiversité dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d’eau douce et d’eau marine.

L’écozone+ des plaines boréales a subi une augmentation de la température, possède un manteau neigeux moins profond, et la durée du manteau neigeux est moins longue depuis le début de la conservation des données enregistrées détaillées, en 1950. On prévoit des impacts écologiques à grande échelle puisque les changements climatiques se font sentir, dont les changements du biome forestier, la fonte des tourbières gelées et les changements de la phénologie et de la diversité des espèces. Les tendances du climat entre 1950 et 2007 sont résumées au tableau 5.

Tableau 5. Tendances des variables climatiques entre 1950 et 2007 dans l'écozone+ des plaines boréales (les températures représentent les changements de la température moyenne dans l'écozone+).
Variable climatiqueTendance à la grandeur de l’écozone+
(1950–2007)
Commentaires sur la variation régionale
TempératurePrintemps : 2,3°C augmentation
Été : 0,7°C augmentation
Automne : aucune tendance
Hiver : 3,5°C augmentation
Les températures augmentation au printemps et à l’été dans les stations, sauf l’ampleur des augmentations qui varie partout dans l’écozone+, en particulier à l’été
Les températures augmentation à l’hiver aux stations dans tout l’écozone+
Période de croissanceAucune tendance à la grandeur de l’écozone+, tant au début qu’à la fin de la période de croissance, ni pendant sa durée-
Quantité de précipitations annuelle (pluie et neige)
(33 stations)
Aucune tendance dans les saisonsLes précipitations diminution dans la majorité des sites, sauf augmentation pour un site près de la limite sud-est de l’écozone+
Indice de sévérité de sécheresse de Palmer (12 stations dans l’écozone+)Aucune tendance significative à la grandeur de l’écozone+Tendance diminution (devient considérablement plus sèche) dans la région sud-ouest de l’écozone+
Durée du manteau neigeux
(nombre de jours ayant &gt;2 cm de couche neigeuse)
De février à juillet : durée significative de 16,7 jours diminution
D’août à janvier : aucune tendance
-
Épaisseur de neige maximale annuelle (7 stations)diminution d’épaisseur de neige de 11,3 cmdiminution de &gt;40 cm près de la limite nord-est de l’écozone+ à la frontière Sask./Man.
Rapport neige / précipitations totales (33 stations)Aucune tendance significativediminution de la proportion des précipitations neigeuses dans 5 stations des zones ouest et centrale de l’écozone+

Sauf avis contraire, les données proviennent de 15 stations météorologiques dans l’écozone+. Se reporter également aux Figure 26 et Figure 27.

Seules les tendances significatives (p&lt;0,05) sont signalées.

Source : Zhang et coll., 201148 et données supplémentaires fournies par les auteurs.

Entre 1948 et 2007, la température annuelle moyenne a augmenté de 1,7°C dans toute l’écozone+ des plaines boréalesReference 173. La hausse de température la plus significative a été observée à l’hiver et au printemps (Figure 27) Depuis 1950, les précipitations ont généralement augmenté au Canada; toutefois, elles n’ont pas changé dans l’écozone+ des plaines boréales, peu importe la saison (Figure 27). Il est possible qu’aucune tendance ne soit observée dans les précipitations car l’écozone+ des plaines boréales est située entre l’écozone+ des Prairies, où les précipitations ont diminué, et le nord du Canada, où les précipitations ont augmenté. Par contre, il y a eu des changements régionaux en matière de précipitations : elles ont augmenté dans la section est, plus particulièrement au Manitoba, et ont diminué dans le centre-ouest de l’AlbertaReference 174.

Figure 26. Changements dans la température moyenne, 1950–2007.

Saisons : printemps = mars à mai; été = juin à août; automne = sept. à nov.; hiver = déc. à fév. Tendances significatives (p<0,05) en gras.

Graphique
Source : Zhang et coll., 2011Référence 48 et données supplémentaires fournies par les auteurs.
Description longue pour la figure 26

Cette figure est constituée d'une carte pour chaque saison. Des icônes y représentent chaque station de surveillance et indiquent si les températures saisonnières ont augmenté ou diminué, le degré de changement et si les tendances observées sont significatives. Les températures printanières, estivales et hivernales ont augmenté de façon importante dans la majorité des sites. À l'automne, les températures de la plupart des sites ont diminué, mais jamais de façon importante. Si l'on prend l'écozone+ dans son ensemble, l'augmentation des températures se situe entre 0,5 °C et plus de 3 °C.

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Figure 27. Changements dans la quantité de précipitations annuelles, 1950–2007.

Exprimé en pourcentages de la moyenne entre 1961 et 1990.

Graphique
Source : Zhang et coll. 2011Référence 48 et données supplémentaires fournies par les auteurs.
Description longue pour la figure 27

Cette figure est une carte de l'écozone+ des plaines boréales qui contient des icônes représentant chaque station de surveillance. Ces icônes indiquent si les précipitations annuelles ont augmenté ou diminué (en pourcentage de la moyenne de 1961 à 1990), le degré de changement et si les tendances observées sont significatives. Dans l'ensemble de l'écozone+, les précipitations annuelles ont principalement baissé de 10 à 40 %, mais certains sites ont enregistré une augmentation de 10 à 40 %. Aucune des données observées n'était significative, sauf pour un site présentant une légère augmentation des précipitations annuelles dans le sud-est de l'écozone+.

Impacts des changements climatiques sur les écosystèmes

On prévoit des changements majeurs dans les biomes de l’écozone+ des plaines boréales si les changements climatiques se poursuivent. Au cours des 50 prochaines années, de 12 à 50 % des forêts boréales de l’Alberta pourraient être converties en forêt-parc (ce qui signifie peu d’arbres), qui s’ajoute à une évolution des prairies vers le nord, dans la forêt-parc actuelle{9546}. Bien que de grands brûlis se régénèrent actuellement en forêt mixte, les changements de l’enveloppe bioclimatique résulteront en une forêt-parc puisque les arbres ne réussissent pas à se régénérer {9546}. Dans la partie sud de l’écozone+, la mortalité massive des arbres liée à la sécheresse a déjà été étayée{9213; 9123; 9211; 9599}. La mortalité des arbres des régions de l’ouest de la forêt boréale a augmenté de 4,9 % par année, de 1963 à 2008, principalement à cause du stress hydrique créé par la sécheresse régionaleReference 175.

Les changements du climat de l’écozone+ des plaines boréales ont déjà touché les processus physiques et biologiques dans la région. Par exemple, bien que le pergélisol ait toujours été réparti çà et là dans l’écozone+ des plaines boréalesReference 97, la limite sud de la zone du pergélisol a complètement fondu au cours des 100 à 150 dernières années à cause des augmentations de température (voir la section sur les Changements climatiques en page 41)Reference 176. On obtient ainsi la libération de méthane hydraté (un gaz à effet de serre) et une hydrologie des milieux humides transforméeReference97, Reference177, Reference178, Reference179, Reference180. Des températures plus chaudes et une diminution du manteau neigeux ont affecté les dynamiques de l’écoulement fluvial ainsi que les niveaux des lacsReference 65, Reference 67, ce qui altère la salinité et transforme la composition des communautés aquatiques (voir la section impacts des changements climatiques : débits de cours d'eau, température et niveaux d'eau en page 20). Pour terminer, comme la plupart du reste du pays, les espèces ont réagi aux changements climatiques par des déplacements vers le nord et des changements de phénologieReference 181,Reference 182. On prévoit que tous ces effets se poursuivront sous de futurs changements climatiques tout comme la fréquence ou la sévérité des incendies, ou les deux, et l’augmentation du nombre d’incidences d’infestations d’insectes forestiers, de champignons et d’infections par les maladiesReference 21,Reference22.

Constatation clé 15
Services écosystémiques

Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Le Canada est bien pourvu en milieux naturels qui fournissent des services écosystémiques dont dépend notre qualité de vie. Dans certaines régions où les facteurs de stress ont altéré le fonctionnement des écosystèmes, le coût pour maintenir les écoservices est élevé, et la détérioration de la quantité et de la qualité des services écosystémiques ainsi que de leur accès est évidente.

L’écozone+ des plaines boréales offre de nombreux écoservices. Les services d’approvisionnement, tels que l’exploitation forestière, la chasse, la pêche, le piégeage et l’agriculture sont des activités des plaines boréales qui présentent des avantages économiques. La forêt boréale dans son ensemble (y compris l’écozone+ des plaines boréales) offre bon nombre d’écoservices (p. ex., l’eau, ainsi que la régulation et des services culturels) qui ne sont pas quantifiés ou valorisés jusqu’à présent; le plus appréciable de ces services est le rôle important général de la forêt boréale comme puits de carboneReference 183.

Services d’approvisionnement

Eau douce

Dans l’écozone+ des plaines boréales, la quantité d’eau allouée à l’utilisation humaine était en augmentation en 2006, bien qu’encore en-deçà de 1 % du débit annuel moyen de quatre des cinq bassins hydrologiques surveillés, y compris76, 77 ceux des rivières de la Paix et du Grand lac des Esclaves en Saskatchewan, de la rivière Saskatchewan nord en Saskatchewan, et de la rivière Churchill. En 2006, 4 % du débit annuel moyen du bassin de la rivière Athabasca était alloué à l’utilisation humaine, principalement pour la mise en valeur du pétrole et du gaz et du commerce (voir la Figure 13 de la section Stress hydrique en page 22). Toutefois, on craint que le développement continu de la région des sables bitumineux en Alberta, de concert avec les changements climatiques, ne compromettent la sécurité de l’eau dans le bassin de la rivière Athabasca à l’avenirReference 79.

Bois d'œuvre

L’exploitation du bois d’œuvre dans l’écozone+ des plaines boréales a continué d’augmenter puisque le bois de résineux a d’abord été massivement exploité dans les années 1950. Jusque depuis les 20 dernières années, la majorité des arbres exploités était l’épinette pour la production de bois de sciage et de pâte de bois; toutefois, l’exploitation du bois dur, tel que le peuplier faux-tremble, a considérablement augmenté depuis la fin des années 1980{9120; 9375}. Voir la section Forêts en page 12 pour obtenir de plus amples renseignements sur les tendances forestières.

Avantages de subsistance

Il existe peu d’information sur les tendances des avantages de subsistance de l’écozone+ des plaines boréales, y compris la chasse, le piégeage et la pêche. En général, les populations des espèces chassées semblent stables dans l’écozone+ des plaines boréalesReference 184,Reference 185, à l’exception du grizzly. Le grizzly est « en péril » en Alberta, et il est possible que certaines populations soient en déclinReference186.

On croit que la plupart des populations d’espèces à fourrure sont stables en Alberta, car elles se seraient reproduites depuis le piégeage intensif du début des années 1900Reference 184. Une exception toutefois, le carcajou, figurant sur la liste « possiblement en péril » en Alberta, mais on croit que sa population est en déclinReference 187. La récolte de peaux des animaux à fourrure des piégeurs a varié mais est en déclin depuis quelques années, principalement à cause des prix de la fourrure qui sont plus bas, de la météo et du déclin de l’intérêt d’être piégeur (Figure 28 )Reference188.

Figure 28. Revenu total ($) et nombre d’animaux capturés dans l’écozone+ des plaines boréales de la C.-B. et de la Saskatchewan +.
Graphique
Source : rendements annuels compilés du Ministry of Environment de la C.-B., 2008,Référence 189 de Saskatchewan Environment, 2008Référence 190Référence 191Référence 192Référence 193 Référence 194 Référence 195 Référence 196 Référence 197 et Haughland, 2008Référence 198
Description longue pour la figure 28

Ce graphique linéaire représente les informations suivantes :

Revenu total et nombre d’animaux capturés dans l’écozone+ des plaines boréales de la C. B., de 1984 à 2006, et de la Saskatchewan, de 2000 à 2007.
Annéerevenu de la C.-B.nombre de peaux de la C.-B.revenu de la Sask.nombre de peaux de la Sask.
1983$198 02914 003--
1984$187 1636 448--
1985$157 9265 302--
1986$296 7118 017--
1987$223 8257 449--
1988$141 7544 864--
1989$89 8223 252--
1990$60 2322 070--
1991$107 2274 155--
1992$58 0623 682--
1993$59 9732 922--
1994$58 4173 752--
1995$76 2853 425--
1996$112 2073 561--
1997$54 3983 451--
1998$40 2092 811--
1999$57 9592 761--
2000$57 7452 158$403 26227 319
2001$49 8881 983$531 60025 252
2002$46 3852 244$638 63631 752
2003$66 0992 802$916 01728 583
2004$61 5681 803$552 82021 341
2005$63 8092 054$399 89522 846
2006--$616 14424 193
2007--$505 87729 973

Les renseignements sont variables en ce qui touche la récolte de la pêche de même que celle de la pêche commerciale, car les déclarations sont incohérentes parmi les différentes juridictions de l’écozone+ des plaines boréales. En Alberta, il y a des tensions liées à une exploitation non durable concernant de nombreux lacs poissonneux, où l’accès a énormément augmenté au cours des 50 dernières années184. Depuis les années 1960, la surpêche a entraîné l’effondrement de la pêche commerciale, comme le laquaiche aux yeux d’or (Hiodon alosoides) (Figure 29)Reference 199,Reference 200 . De même, la pêche sportive a aussi contribué au déclin des populations de poissons de certains lacs; par exemple, les populations de doré jaune ont beaucoup diminué dans plusieurs lacs du nord de l’Alberta à cause de la surpêcheReference 201. En revanche, les captures de la pêche commerciale au doré jaune du lac Winnipeg, au Manitoba, sont nombreuses (Figure 30), ce qui laisse entendre que cette espèce abonde dans le lac (voir la section sur la pêche dans le lac Winnipeg plus bas)Reference 202. Par contre, la pêche commerciale du doré noir (Sander canadensis) dans le lac Winnipeg a connu un déclin depuis les années 1980 et les tendances de la population des années 2000 ne sont pas connues (Figure 30)Reference 202. Voir la section Poissons en page 60 pour en connaître plus sur la pêcherie.

Figure 29. Récolte totale de la pêche commerciale dans l’écozone+ des plaines boréales de l’Alberta et du Manitoba.

Les cercles illustrent les moyennes quinquennales et barres des intervalles de confiance à 95 %. La portée temporelle des données varie par région selon la disponibilité des données.

On a utilisé et corrigé vers le bas les valeurs provinciales de l’Alberta de 1931–1975 à l’aide d’un facteur de conversion (84 %) dérivé d’une comparaison des captures totales des données propres aux plaines boréales de 1987–2007.

Graphique
Source : Haughland, 2008Référence 203 de l’Alberta Recreation Parks and Wildlife, 1976,Référence 200Bodden, 2008,Référence 204 Ministère de la Justice, 2007,Référence 205 Gestion des ressources hydriques du Manitoba, 2006Référence 206
Description longue pour la figure 29

Ce graphique illustre les informations suivantes :

Récolte totale de la pêche commerciale dans l’écozone+ des plaines boréales de l’Alberta et du Manitoba.
AnnéeMoyenne quinquennale Alberta
Exploitation totale (kg)
Moyenne quinquennale Manitoba
Exploitation totale (kg)
19353 125-
19405 951-
19456 073-
19506 903-
19558 028-
196010 261-
19658 130-
19708 507-
19754 090-
1999-9 224
2004-11 508

Pêche dans le lac Winnipeg

Le lac Winnipeg, au Manitoba, soutient la pêche commerciale la plus importante de l’écozone+ des plaines boréales. Elle représente 40 % de la production totale des pêches de la province du Manitoba, et est une composante essentielle de l’économie du Manitoba (la valeur annuelle des prises dans le lac Winnipeg frôle les 25 millions de dollarsReference 1). Les trois espèces de poissons du le lac Winnipeg ayant le plus de valeur commerciale sont le doré jaune, le grand corégone (Coregonus clupeaformis) et le doré noir. Les prises commerciales de doré jaune atteignent des sommets sans précédent alors que les prises de doré noir ont connu un déclin depuis la fin des années 1980; quant aux prises de grand corégone, elles semblent stables (Figure 30).

Figure 30. Production de poissons (kg) de la pêche commerciale du lac Winnipeg, 1883–2006.
Graphique
Source : adapté de la Manitoba Water Stewardship Fisheries Branch, indiqué dans Kling et al., 2011Référence 156
Description longue pour la figure 30

Ce graphique linéaire représente la production de doré jaune, de grand corégone, de doré noir, et la production totale de poissons. La production de doré jaune a augmenté au fil du temps, passant de 0 à 4 000 tonnes. Les chiffres de la production du grand corégone étaient plus élevés avant 1940. Après cette date, ils ont diminué pour rester inférieurs à 2 000 tonnes. La production de doré noir a commencé à être surveillée dans les années 1930 et a dépassé les 4 000 tonnes en 1940 avant de diminuer. La production de poissons totale a augmenté, passant de 1 000 tonnes au début des années 1880 à 10 000 tonnes en 1940, avant de chuter dans les années 1970. Par la suite, la production de poissons totale est restée relativement stable, autour de 6 000 tonnes, jusqu'en 2006.

Agricultural

L’agriculture, qui comprend la céréaliculture, la production de culture fourragère et l’industrie de l’élevage, a dominé l’économie de certains secteurs de l’écozone+ des plaines boréales. Dans la région de la rivière de la Paix, la superficie des terres agricoles est passée de 23 à 46 % entre 1961 et 1986Reference184. Entre 1985 et 2005, elle est demeurée stable, à 24 %, dans l’ensemble de l’écozone+ des plaines boréales. Voir la section Couverture terrestre agricole en page 53.

Services de régulation

Séquestration de carbone

La séquestration de carbone de la forêt boréale est significative d’un point de vue mondialReference 183. La majorité de la quantité de ce carbone est gardée dans les dépôts de tourbe et le matériel biologique qui forme le tapis forestierReference 207,Reference 208 . Toutefois, l’état de la forêt boréale en tant que puits brut dans une année donnée est touché par d’autres facteurs, tels que les incendies de forêt, qui augmentent la libération de carbone et diminuent l’absorption du gaz carboniqueReference 95,Reference 209 . Par exemple, les forêts de l’écozone+ des plaines boréales ont agi en tant que source nette de carbone de 2001 à 2007 (Figure 31). Les tendances futures du réchauffement climatique et de la fonte du pergélisol causés par une augmentation de la température de l’air pourraient perpétuer une tendance de libération du carbone dans l’atmosphère au cours des prochaines annéesReference 210. Voir également la section Pergélisol en page 24.

Figure 31. Changement cumulatif de la séquestration du carbone provenant de l’utilisation des terres, du changement d’utilisation des terres, et du secteur forestier de l’écozone+ des plaines boréales, 1990–2007.
Graphique
Source : Environnement Canada, 2009Référence 211
Description longue pour la figure 31

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Changement cumulatif de la séquestration du carbone provenant de l’utilisation des terres, du changement d’utilisation des terres, et du secteur forestier de l’écozone+ des plaines boréales, 1990-2007.
YearTerres Forestières

Stock de Carbone (Gg)
Terres Cultivées

Stock de Carbone (Gg)
Milieux Humides

Stock de Carbone (Gg)
Peuplement

Stock de Carbone (Gg)
Totale

Stock de Carbone (Gg)
19906 737-2 104-48-4864 098
19918 629-1 961-50-4706 148
19929 594-1 812-53-4667 264
1993763-1 699-55-520-1 511
19948 766-1 471-58-5056 732
1995-12 037-1 283-60-533-13 913
19968 646-1 251-65-5106 820
19978 327-1 129-69-5236 606
1998-17 933-1 202-72-515-19 722
1999-1 231-1 058-70-514-2 872
20004 976-1 009-72-5553 340
2001-261-919-69-512-1 762
2002-16 855-942-68-532-18 397
2003-2 132-866-66-560-3 624
20041 088-897-65-549-423
2005-16-774-64-565-1 419
2006-2 689-859-62-569-4 180
2007-1 345-730-59-542-2 675
Purification et régulation de l'eau

Les milieux humides de l’écozone+ des plaines boréales offrent de nombreux avantages environnementaux et à usage humain, dont183 la purification de l’eau, la maîtrise des crues et la séquestration de carbone. De plus, les milieux humides offrent un habitat essentiel pour de nombreuses composantes de la biodiversité, comme les oiseaux migratoires (p. ex., le pélican d’Amérique (Pelecanus erythrorhynchos)Reference 212), les poissons (p. ex., le cisco à mâchoires égales et l’esturgeon jaune (Acipenser fulvescens){100097}, et les mammifères (p. ex., le castor (Castor canadensis)Reference 213, Reference 214,Reference 215,Reference 216). Les milieux humides (les tourbières, les marais, les tourbières basses) couvraient environ 15 % de la zone totale de l’écozone+ des plaines boréales en 2005 Reference 15(voir la section sur les Milieux en page 18).

Services culturels

L’utilisation humaine, le plaisir et la valeur liés aux systèmes naturels sont difficiles à quantifier, mais la création, l’entretien et le taux de visites des parcs et des aires protégées font souvent office de substituts pour ces valeurs. Des trois parcs nationaux de l’écozone+, les données n’étaient disponibles que pour le parc national du Canada de Prince Albert, en Saskatchewan, où le nombre de visiteurs a augmenté entre 1987 et 2007 (Figure 32 )Reference 217. Le nombre d’aires protégées a également augmenté, passant de 4 à 8 % entre 1992 et 2009Reference 101.

Figure 32. Nombre total de visites au parc national du Canada de Prince Albert, Sask.
Graphique

Source : Corrigal, 2008Reference 217
Description longue pour la figure 32

Ce graphique linéaire montre que le nombre de visiteurs du parc a presque doublé entre 1986 et 2004, passant de 130 000 à 240 000.

Valorisation des écoservices

Davantage d’efforts de valorisation des écoservices de l’écozone+ des plaines boréales ont récemment été déployésReference218, Reference219, tout comme a augmenté l’intérêt dans des approches fondées sur la force du marché afin de conserver la forêt boréale, en particulier celle dans la région des sables bitumineux de l’AlbertaReference 105. L’Alberta et le Manitoba explorent des instruments fondés sur la force du marché comme outils pour valoriser les écoservices de l’intendance. Les services, les produits et les avoirs des écosystèmes ont été déterminés et classés selon leur qualité pour le sud de l’AlbertaReference220, qui comprend des zones de l’écozone+des plaines boréales. Le Manitoba applique les concepts des produits et services écologiques dans l’élaboration de futures politiques agro-environnementales, par l’entremise du groupe de travail Manitoba Ecological Goods and Services Initiative Working Group. Par exemple, Growing Assurance – Ecological Goods and ServicesReference 221fournit de l’aide financière aux districts de conservation locaux afin de les aider à mettre en œuvre les meilleures pratiques de gestion pour rénover les exploitations agricoles, conserver et améliorer les produits et services écologiques du paysage agricole.

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Notes

Note i un

À noter qu'il y a 15 340 km2 des terres protégées dans l'écozone+ des plaines boréales pour lequel il n'existe pas d'information sur l'année d'établissement. Si toutes ces terres étaient protégées avant 1992, alors 6,2 % de l'écozone+ était protégé avant 1992.

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Note ii deux

Les nouveaux contaminants sont des produits chimiques ou substances plus récents en utilisation depuis un certain temps mais décelés que récemment dans l’environnement – ils sont généralement encore en usage ou réglementés seulement en partie, ou les deux. Les contaminants existants (p. ex., les BPC, le DDT) ont été proscrits ou restreints, mais sont encore bien présents dans l’environnement.

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Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé 16
Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulier

Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
Le potentiel des paysages agricoles à soutenir la faune au Canada a diminué au cours des 20 dernières années, principalement en raison de l’intensification des activités agricoles et de la perte de couverture terrestre naturelle et semi-naturelle.

L’écozone+ des plaines boréales est la deuxième seulement de l’écozone+ des Prairies dans le secteur des terres agricoles. Les paysages agricoles consistent en une mosaïque d’habitats sauvages et favorisent de nombreuses composantes de la biodiversité. Toutefois, la capacité d’habitat sauvage des paysages agricoles a connu un déclin dans l’écozone+ des plaines boréales, de 1986 à 2006, principalement à cause de la perte de la couverture terrestre naturelleReference 222.

Couverture terrestre agricole

Les terres agricoles de l’écozone+ des plaines boréales se sont élargies entre 1986 et 2006 (de 130 000 à 135 000 km2) pour englober environ 21 % de l’écozone+Reference 223 (Figure 33 ). Cette augmentation découle principalement du fait de la conversion des forêts en pâturage et en terres agricoles (voir la section Forêts en page 12). La majeure partie des terres agricoles (≈75 %) est concentrée dans l’écorégion de transition boréale et l’écorégion des basses terres de la rivière de la Paix. Les deux principaux types de couverture terrestre, les terres naturelles pour le pâturage et les terres céréalières, ont connu un déclin entre 1986 et 2006, pour passer de 27 à 24 %, et de 26 à 19 %, respectivement. Le foin cultivé (6 à 16 %), le pâturage bonifié (8 à 12 %) et les oléagineux (10 à 11 %) ont acquis un plus grand échange de terres agricoles, alors que les terres en jachère (10 à 3 %) et toutes les autres terresReference iii (14 à 13 %) ont diminué.

Figure 33. Pourcentage de couverture terrestre agricole de l’écozone+ des plaines boréales.
Carte
Source : Javorek et Grant, 2011Reference 222
Description longue pour la figure 33

Cette carte montre que les terres agricoles de l'écozone+ se trouvent le long de la limite sud, du centre de l'Alberta jusqu'au Manitoba, et à la limite nord-ouest, autour des régions des basses terres de la rivière de la Paix et des hautes terres des collines Clear. Bien que la plupart de ces terres soient principalement agricoles, certaines le sont seulement de 0 à 10 %.

Possibilité d’utilisation des terres agricoles par la faune

Un total de 314 espèces (235 oiseaux, 63 mammifères, 6 reptiles et 9 amphibiens) utilisent possiblement les terres agricoles dans l’écozone+ des plaines boréalesReference 222. Toutefois, ce ne sont pas tous les types de terres agricoles qui peuvent répondre aux besoins de ces espèces; de plus, la valeur de l’habitat agricole est touchée par la capacité des habitats adjacents à fournir les ressources requises. De toutes les catégories de couverture terrestre du paysage agricole, la catégorie « toutes les autres terres » qui comprend les milieux humides, les zones riveraines et les forêts, était le type de couverture le plus intéressant pour la faune; il s’adapte aux exigences de l’élevage et de la quête alimentaire de 280 espèces (89 %)Reference 222. Le deuxième type de couverture le plus intéressant, les terres naturelles pour le pâturage, s’adapte aux exigences de l’élevage et de la quête alimentaire de 62 espèces (20 %); ce pourcentage grimpait à 40 % lorsque l’habitat nécessaire pour l’élevage se trouvait tout près. Seulement 11 espèces (4 %) ont répondu aux exigences en matière d’élevage et de besoins alimentaires entièrement sur les terres agricoles (p. ex., les catégories de la couverture terrestre pour le foin cultivé, les céréales et les oléagineux). Toutefois, lorsque l’habitat pour l’élevage était présent, 90 espèces (29 %) étaient en mesure d’utiliser les terres agricoles comme habitat d’alimentation.

Capacité de l’habitat faunique

La nature dynamique des pratiques agricoles de l’écozone+ des plaines boréales a donné lieu à des changements simultanés de l’utilisation bénéfique et nuisible des terres par la faune. Par conséquent, aucun changement dans la capacité de l’habitat faunique n’a été fait sur 78 % des terres agricoles de l’écozone+ entre 1986 et 2006 (Figure 34 ). Toutefois, il y a eu une diminution importante dans la capacité de 13,4 % des terres agricoles et une augmentation de seulement 8,6 %, entraînant un déclin général de la capacité de l’habitat faunique dans l’écozone+ des plaines boréales (Figure 34 , Figure 35 )222. Puisque la capacité de l’habitat faunique s’est maintenue stable dans l’écorégion de transition boréale, le principal motif du déclin est causé par la réduction du type de couverture favori, « toutes les autres terres » (17 à 13 %) de la région des basses terres de la rivière de la Paix (Figure 35 ). Puisque cela concerne les populations d’oiseaux, le déclin des types de couvertures naturelles (c.-à-d. « toutes les autres terres » et « les terres naturelles pour le pâturage »), et l’intensification des systèmes agricoles ont réduit la disponibilité et la qualité de l’habitat pour les peuplements d’espèces d’oiseaux des prairies et en eaux libres des paysages agricoles de l’écozone+ des plaines boréales (Figure 36 )222,Reference 224.

Figure 34. Changements dans la capacité d’habitat faunique sur les terres agricoles de l’écozone+ des plaines boréales, entre 1986 et 2006.
Carte
Source : Javorek et Grant, 2011Reference 222
Description longue pour la figure 34

Cette carte montre qu'une grande partie de la capacité de l'habitat de la faune sur les terres agricoles est restée constante, même si la capacité d’habitat faunique dans certains endroits du nord-est de la Colombie-Britannique et du nord-ouest de l'Alberta a diminué.

Figure 35. Capacité de l’habitat faunique sur les terres agricoles de l’écozone+ des plaines boréales en a) 1986 et b) 2006 et c) Échange de terres agricoles pour chaque catégorie de capacité de l’habitat (barres, axe de gauche) et la capacité de l’habitat moyen pour l’écozone+ des plaines boréales en 1986, 1996 et 2006 (points et ligne, axe de droit).

Les années accompagnées de différentes lettres diffèrent considérablement (ANOVA : F = 4,25, différence franchement significative de Tukey p<0,05).

Carte
Carte
Graphique
Source : Javorek et Grant, 2011Reference 222
Description longue pour la figure 35

Cette figure est constituée de deux cartes et d'un diagramme à barres. La première carte indique qu'en 1986, dans l'écozone+, la capacité de l’habitat faunique était élevée dans le nord-ouest, mais qu'elle était faible le long de la limite sud en Saskatchewan et dans le nord-ouest de l'Alberta. La seconde carte indique que la capacité de l'habitat a diminué en 2006.

Classes de capacité d’habitat
Très élevée : 90->100
Élevée : 70-90
Modérée : 50-70
Faible : 30-50
Très faible : <20-30

Le graphique à barres présente les informations suivantes :

Parte de chaque classe de capacité d’habitat (pourcentage)
Capacité d’habitat198619962006
<20000
20-305,116,497,12
30-4022,8825,719,57
40-5030,8134,2134,33
50-6028,8424,4527,24
60-7010,277,8110,33
70-801,681,331,27
80-900,4100
90-100000
>100000,12

La capacité d’habitat moyenne dans l’ecozone+ des plaines boréales était 49.75 en 1986, 47.90 en 1996 et 47.78 en 2006.

Figure 36. Indices annuels de changement de la population d’oiseaux en eaux libres et en terres agricoles dans l’écozone+ des plaines boréales.

Fondé sur les données provenant du Relevé des oiseaux nicheurs.

Graphique
Source : Downes et coll., 2011Reference 224
Description longue pour la figure 36

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Indices annuels de changement de la population d’oiseaux en habitats ouverts et en terres agricoles dans l’écozone+ des plaines boréales.
AnnéeIndice d’abondance
197168,0
197263,3
197364,9
197473,3
197573,4
197696,7
197776,4
197880,5
197981,6
198070,9
198192,0
1982104,6
198372,5
198472,7
198583,0
198682,8
198778,8
198875,9
198981,4
199074,5
199177,0
199287,1
199372,3
199470,9
199582,3
199676,5
199755,1
199842,2
199956,3
200046,0
200126,7
200236,3
200323,3
200426,5
200532,3
200634,6

Constatation clé 17
Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulier

Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
De nombreuses espèces d’amphibiens, de poissons, d’oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. La population de certaines espèces diminue sur le plan du nombre et de la répartition, tandis que chez d’autres, elle est soit stable ou en pleine santé ou encore en plein redressement.

L’activité humaine dans l’écozone+ des plaines boréales présente des effets positifs et négatifs sur les populations sauvages. Les tailles des populations dans la biodiversité sont principalement touchées par la perte d’habitats, qui souvent résulte de l’activité humaine; toutefois, la maladie et la prédation jouent aussi un rôle important dans la fluctuation des populations dans la biodiversité. Les sables bitumineux en Alberta présentent une menace potentielle envers la biodiversité, et l’Alberta Biodiversity Monitoring Institute (ABMI)Reference 225 (voir la section sur l’Alberta Biodiversity Monitoring Institute en page 78) travaille de concert avec les organismes fédéraux et provinciaux afin de mettre en œuvre des systèmes de surveillance scientifiquement crédibles pour la zone des sables bitumineux de l’Athabasca.

La zone des sables bitumineux de l’Athabasca se trouve dans l’écozone+ des plaines boréales et sa superficie représente 14 % de l’Alberta. L’incidence de l’emprise humaine couvre 6,8 % de la zone des sables bitumineux de l’Athabasca, alors que 9 % est protégéReference 226. L’ABMI a évalué l’état de 386 espèces communes de la zone des sables bitumineux de l’Athabasca entre 2003 et 2012. Les évaluateurs ont trouvé une abondance plus forte que prévu d’espèces qui s’épanouissent dans des zones où le développement humain est présent, et une abondance moins forte que prévu d’espèces qui s’épanouissent dans les anciennes forêtsReference 226. La moitié (12 sur 24) des oiseaux des anciennes forêts était moins nombreuse que prévu s’il y avait eu absence d’incidence de l’emprise humaine. Parmi les oiseaux des anciennes forêts moins nombreux que prévu, on trouve le grimpereau brun (Certhia americana), la paruline à gorge noire (Dendroica virens), la mésange à tête brune (Poecile hudsonicus), la paruline tigrée (Dendroica tigrina) et la moucherolle tchébec (Empidonax minimus). Toutefois, le grand pic (Dryocopus pileatus), le troglodyte mignon (Troglodytes hiemalis) et le viréo mélodieux (Vireo gilvus) étaient plus nombreux que prévuReference 226.

Des 13 taxons de mammifères, trois d’entre eux (la martre d’Amérique (Martes americana) et le pêcheur (Martes pennanti), les souris et campagnols (Rodentia), et l’écureuil roux (Tamiascirus hudsonicus)) étaient moins nombreux; aussi, le renard roux (Vulpes vulpes), le vison et le loup (Canis lupus) étaient moins nombreux que prévu s’il y avait eu absence d’incidence de l’emprise humaineReference 226.

L’ABMI a également mesuré « l’intégrité », modèles statistiques qui décrivent la relation entre l’abondance relative des espèces individuelles, de l’habitat et de l’incidence de l’emprise humaine pour la région naturelle de la forêt boréale. On a décelé l’oribate (Tectocepheus sarekensis) sur 5 % des sites de la zone des sables bitumineux de l’Athabasca, et il était intact à 90 % (Tableau 6 ). La présence et l’abondance d’espèces de cette famille (Tectocepheidae) indiquent souvent une perturbation récente de l’habitatReference 227.

Des 23 plantes vasculaires baccifères, 20 étaient moins nombreuses que prévu que s’il y avait eu incidence de l’emprise humaine. Les framboises (Rubus idaeus), qui poussent sur des zones ouvertes et perturbées comme les brûlis, en forêt récemment exploitée et le bord des routes, étaient plus nombreuses que s’il y avait eu incidence de l’emprise humaineReference 226.

Tableau 6. Intégrité des différentes composantes de la biodiversité de la zone des sables bitumineux de l'Athabasca, en Alberta.
Composante de la biodiversitéNombre d'espècesIntégrité
Oiseaux indigènes7192 %
Mammifères actifs l'hiver1395 %
Oribates6295 %
Plantes indigènes16593 %
Mousse7596 %
Intégrité générale38694 %

Source : Alberta Biodiversity Monitoring InstituteReference 226

L’ABMI surveille 14 des 28 espèces considérées en péril de la zone des sables bitumineux de l’Athabasca. Cela comprend six espèces figurant sur la liste des espèces menacées à l’échelle provinciale ou fédérale, ou les deux (Tableau 7).

Tableau 7. Sommaire des espèces en péril de la zone des sables bitumineux de l'Athabasca; les flèches indiquent si l'espèce est plus nombreuse que prévu, ou moins nombreuse que prévu.
EspècesDésignationNote * du tableau 7Évaluation de l’ABMIAbondance% décelé sur les sites
Paruline à poitrine baie (Dendroica castanea)Sensible – ESRD
En cours – ESCC de l’AB 2010-
Intacte à 97 %­15
Paruline à gorge noire (Dendroica virens)Sensible – ESRD
Espèce préoccupante – ESCC de l’AB 2010
Intacte à 85 %¯4
Grimpereau brun (Certhia americana)Sensible – ESRDIntacte à 81 %¯10
Paruline du Canada (Wilsonia canadensis)Sensible – ESRD
Menacée – COSEPAC
Menacée – LEP
Intacte à 99 %¯10
Paruline tigrée (Dendroica tigrina)Sensible – ESRD
En cours – ESCC de l’AB 2010
Intacte à 96 %¯26
Paruline masquée (Geothlypis trichas)Sensible – ESRDIntacte à 95 %­36
Moucherolle tchébec (Empidonax minimus)Sensible – ESRDIntacte à 93 %¯44
Moucherolle à côtés olive (Contopus cooperi)Possiblement en péril – ESRD
Menacée – COSEPAC
Menacée – LEP
Intacte à 99 %­17
Grand pic (Dryocopus pileatus)Sensible – ESRDIntacte à 87 %­22
Quiscale rouilleux (Contopus cooperi)Sensible – ESRD
Espèce préoccupante – COSEPAC
Espèce préoccupante – LEP
Intacte à 99 %­6
Marouette de Caroline (Porzana carolina)Sensible – ESRDIntacte à 95 %­11
Piranga à tête rouge (Piranga ludoviciana)Sensible – ESRDIntacte à 96 %¯36
Pioui de l’Ouest (Contopus sordidulus)Sensible – ESRDIntacte à 90 % 14
Moucherolle à ventre jaune (Empidonax flaviventris)Indéterminée – ESRDIntacte à 91 %¯10

Source : Alberta Biodiversity Monitoring InstituteReference 226

Note du tableau 7

Note 1 du tableau 7

Les catégories de menace des espèces en péril identifiées comme telles par le gouvernement du Canada ou le gouvernement de l’Alberta, ou les deux. Cette évaluation comprend les espèces et les sous-espèces identifiées comme telles par le Comité sur la situation des espèces en péril du Canada (COSEPAC), inscrites en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada (LEP), reconnues par le Ministry of Environment and Sustainable Resource Development de l’Alberta (ESRD), ou identifiées par le Endangered Species Conservation Committee de l’Alberta (ESCC de l’AB), ou les deux.

Retour à la référence de la note * du tableau 7

La majorité des espèces menacées de tout l’écozone+ des plaines boréales sont les plantes vasculaires et les phytocénoses; les amphibiens présentent la proportion la plus élevée d’espèces en péril (Figure 37)Reference 228 Reference 229 Reference 230.

Figure 37. Pourcentage des taxons connus classés S1/S2 (en péril) et S3 (possiblement en péril), depuis 2008.

Les taxons classés ont été compilés depuis les listes de surveillance des sous-régions et de l’écorégion des provincesReference 228, Reference 231Reference 232, Reference 233. Le total des espèces connues de chaque groupe est estimé à partir de la somme des espèces figurant sur les listes de surveillance et des guides d’excursion en AlbertaReference 234, Reference 235 et en SaskatchewanReference 231. En ce qui concerne les espèces classées à plusieurs reprises, on a utilisé le classement de l’espèce la plus en péril. Toute autre sous-espèce énumérée et ses variantes sont incluses dans les totaux.

Graphique
Source : Haughland, 2008Reference 236
Description longue pour la figure 37

Ce graphique à barres

Pourcentage des taxons connus classés S1/S2 (en péril) et S3 (possiblement en péril), depuis 2008.
Species group
(number of species in taxon)
%S1/S2
(en péril)
%S3
(possiblement en péril)
Oiseaux (342)11,111,1
Reptiles (8)0,012,5
Mammifères (78)16,716,7
Poissons (65)16,927,7
Amphibiens (7)14,342,9
Plantes Vasculaires (1786)21,73,8
Totale (2286)19,76,1

Poissons

L’écozone+ des plaines boréales héberge deux espèces de poissons importantes du point de vue économique, classées en péril par le COSEPAC : l’esturgeon jaune, en voie de disparition, et le cisco à mâchoires égales, menacé{9309; 100097}. Dans le passé, la surexploitation était la cause de la baisse marquée des populations d’esturgeon jaune; plus récemment, les barrages, la dégradation des habitats et les contaminants provenant du lessivage des terres cultivées se trouvent parmi les menaces les plus dangereuses{100097}. Le recul déjà constaté du cisco à mâchoires égales était aussi causé par la surexploitation; les menaces actuelles comprennent la dégradation des habitats et l’introduction de poissons comme l’éperlan arc-en-ciel (Osmerus mordax), qui rivalise avec le cisco, et qui le chasseReference 98. Dans l’écozone+ des plaines boréales, l’état des populations qui persistent dans les plus petits lacs en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba est inconnu.

Le doré jaune, le grand brochet (Esox lucius) et la perchaude (Perca flevescens) sont trois espèces de poissons sportifs de l’écozone+. Le doré jaune est un poisson populaire pour les pêcheurs à la ligne, dans les lacs boréaux relativement dispersés mais très abondants en poissons de l’AlbertaReference 201. À cause d’une gestion passive et d’une surexploitation, de nombreuses pêcheries au doré jaune se sont effondrées entre les années 1950 et les années 1980, et doivent s’en remettreReference 201. Malgré sa possibilité de récupération si les pêches sont libérées des menaces, le doré jaune est toujours exploité à cause des tensions sociétales et économiques (Figure 38)Reference 201, Reference 237.

Figure 38. Pêches commerciales du doré jaune (kg/ha) sur les lacs de l’écozone+ des plaines boréales de l’Alberta, de 1942 à 1998.
Graphique
Source : Sullivan 2003Reference 201 et des données provenant de l’auteur
Description longue pour la figure 38

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Pêches commerciales du doré jaune (kg/ha) sur les lacs de l’écozone+ des plaines boréales de l’Alberta, de 1942 à 1998. Pêche du doré jaune (kg/ha)
AnneéLac La BicheLac CallingLac TouchwoodLac WolfLac BeaverLac Moose
19420,192,031,601,382,15-
19430,962,260,491,372,651,31
19441,992,820,650,120,720,63
19451,633,420,780,431,131,25
19462,501,550,050,102,811,40
19470,110,270,381,735,280,27
19480,000,030,041,150,890,48
19490,070,100,700,160,270,86
19500,140,180,350,410,170,29
19511,570,160,120,060,570,13
19520,760,250,430,000,390,23
19530,050,370,210,610,170,76
19540,000,250,000,743,660,89
19550,130,590,050,030,041,23
19560,320,120,000,330,093,25
19570,470,560,182,070,111,84
19580,500,050,002,160,002,07
19590,340,060,002,310,070,81
19600,310,070,461,600,071,71
19610,260,080,721,500,050,76
19620,300,050,111,150,010,74
19630,080,090,070,850,062,36
19640,040,080,000,430,030,20
19650,100,000,001,530,100,31
19660,030,000,171,880,160,15
19670,000,000,380,680,690,08
19680,010,130,020,460,400,17
19690,000,010,010,190,790,12
19700,000,020,020,291,270,45
19710,000,020,120,421,110,31
19720,020,010,100,340,420,03
19730,000,000,010,390,040,10
19740,010,070,020,320,010,04
19750,010,000,000,390,040,02
19760,010,000,010,260,070,11
19770,000,020,050,230,080,28
19780,010,010,010,320,030,11
19790,010,030,250,270,080,11
19800,010,000,110,270,040,05
19810,010,010,050,120,030,04
19820,010,000,310,230,030,03
19830,010,020,160,150,010,08
19840,010,020,000,080,030,04
19850,010,010,010,070,000,05
19860,000,000,180,050,040,01
19870,000,000,370,130,070,12
19880,040,000,010,070,090,16
19890,030,000,000,110,100,08
19900,090,020,040,060,120,04
19910,200,040,010,070,100,05
19920,090,030,010,160,130,01
19930,020,000,040,060,140,00
19940,020,000,140,070,050,08
19950,010,010,020,160,060,12
19960,000,020,01closed0,05trap
19970,000.0360.014closed0,030,02
19980.0090.0250.0420.0170.0550,08

Oiseaux

Oiseaux terrestres

La forêt boréale sud de l’Ouest canadien, y compris l’écozone+ des plaines boréales, englobe les aires de reproduction de plus de 200 espèces d’oiseauxReference 238; près de la moitié sont des migrateurs néotropicaux. À l’instar des tendances partout au Canada, quatre des cinq groupements d’habitat d’oiseaux ont chuté depuis les années 1970. Les oiseaux des maquis et de succession ont connu un déclin de 1,2 % par année, les oiseaux urbains et sous-urbains ont diminué de 1,3 % par année, les oiseaux en eaux libres et des milieux agricoles diminuer de 2,6 % par année, les oiseaux des prairies ont connu un déclin de 1,7 % par année et les oiseaux des milieux forestiers étaient stables (Figure 39)Reference 224. Ces estimations ont été dérivées du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS). Le BBS est un programme international de surveillance sur une longue durée et à grande échelle des oiseaux qui a débuté en 1966 et qui vise à faire un suivi de l’état et des tendances des populations d’oiseaux en Amérique du Nord. Tous les ans, des milliers d’ornithologues amateurs se portent volontaires et recueillent des données sur les populations d’oiseaux le long des parcours de relevés en bordure de route au plus fort de la saison de reproduction. Bien que cela facilite l’accès aux observateurs, le fait de s’en tenir aux habitats se trouvant en bordure des routes diminue la fiabilité des tendances quant aux populations d’oiseaux vivant dans d’autres habitats. Un grand nombre d’espèces d’oiseaux terrestres (espèces intrusives, espèces nomades, principaux nicheurs dans des cavités et le pic, la gélinotte, les rapaces diurnes, les rapaces nocturnes, les espèces en péril), presque toutes les espèces d’oiseaux aquatiques et d’oiseaux de rivage ainsi que les espèces d’oiseaux aquatiques qui nichent dans des cavités ne font pas l’objet d’une surveillance adéquateReference 239. La variabilité des aptitudes des observateurs ainsi que la couverture partielle du territoire sont d’autres sources d’erreur systématiqueReference 240. L’écozone+ des plaines boréales coïncide avec la région de conservation des oiseaux 6 (Taïga des plaines boréales). Bien que la RCO 6 comprenne également l’écozone+ du bouclier de la taïga, les corridors achalandés visés par le relevé sont concentrés dans les deux tiers sud de l’écozone+ des plaines boréales. Il s’agit aussi de la région où une rapide altération des habitats et la perte d’habitats se font surtout sentir.

Figure 39. Tendances de l’abondance des oiseaux terrestres de l’écozone+ des plaines boréales.

L’axe des « y » représente le changement en pourcentage de l’indice moyen de l’abondance entre la première décennie pour laquelle il existe des données (les années 1970) et les années 2000 (2000 à 2006).

* indique p <0,05; n indique 0,05<p<0,1; aucune valeur indique que ce n’est pas significatif.

Graphique
Source : adapté des données dans Downes et coll., 2011Reference 224 fondé sur les données du Relevé des oiseaux nicheursReference 241
Description longue pour la figure 39

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Tendances de l’abondance des oiseaux terrestres de l’écozone+ des plaines boréales.
Assemblage d'espècesIndice de changement en pourcentage depuis les années 1970
Oiseaux forestiers1 %
Arbustaie / début de succession-31 %
Oiseaux de prairie-38 %
Autres milieux ouverts-57 %
Urbains / suburbains-29 %

Les estimations de peuplements d’oiseaux reposent sur une analyse antérieure (années 1970 à 2007) du Relevé des oiseaux nicheurs de l'Amérique du NordReference 241. Les tendances par espèces d’oiseaux sont fondées sur des données et des analyses actualisées. Depuis 2011, les résultats sont produits en appliquant une analyse axée sur la hiérarchisation de Bayes. Cette approche nouvelle permet des estimations de tendances plus précises qui sont moins sensibles à une erreur d’échantillonnage et donne des mesures plus intuitives des sources d’incertitudes. Ajoutons que les estimations de la couverture géographique ont été calculées à nouveau à l’aide d’une version à jour des cartes des aires de répartition des espèces. Les utilisateurs devraient prendre note que les variations des estimations de la couverture entre les analyses de 2012 et de 2011 sont l’expression des cartes des aires de répartition des espèces mises à jour et non d’une modification de l’étendue du territoire sur lequel porte le relevé{411543}.

Dans l’ensemble, l’assemblage des oiseaux forestiers était stable; cependant, les populations de gélinottes huppées (Bonasa umbellus) et de solitaires de Townsend (Myadestes townsendi) ont subi un déclin, alors que celles de grands pics et de parulines à flancs marron (Setophaga pensylvanica) ont augmenté (Tableau 8)Reference 224.

Tableau 8. Tendances de l'abondance (variation en % par année) et fiabilité de celles-ci dans le cas des espèces d'oiseaux des forêts de l'écozone+ des plaines boréales, des années 1970 et 1989 à 2012.
EspèceAnnéeTendance annuelleFiabilité
Pic à dos rayé (Picoides dorsalis)1973-20121,44Faible
Pic à dos noir (Picoides arcticus)1978-2012-4,15Faible
Paruline à gorge orangée (Setophaga fusca)1970-20120,51Faible
Paruline à gorge noire (Setophaga virens)1970-2012-2,91Faible
Grimpereau brun (Certhia americana)1977-20120,2Faible
Paruline du Canada (Cardellina canadensis)1970-2012-3,3Faible
Paruline à flancs marron (Setophaga pensylvanica)1970-20124,91Faible
Pic mineur (Picoides pubescens)1970-20120,73Moyenne
Pioui de l’Est (Contopus virens)1970-2012-3,61Faible
Gros-bec errant(Coccothraustes vespertinus)1972-2012-3,62Faible
Roitelet à couronne dorée (Regulus satrapa)1972-20121,21Faible
Paruline à joues grises (Oreothlypis ruficapilla)1970-2012-0,69Moyenne
Biréo de Philadelphie (Vireo philadelphicus)1970-20120,14Faible
Grand pic (Dryocopus pileatus)1970-20124,91Moyenne
Durbec des sapins (Pinicola enucleator)1989-2012-13,1Faible
Bec-croisé des sapins (Loxia curvirostra)1970-2012-5,29Faible
Pic à tête rouge (Melanerpes erythrocephalus)1970-2012-2,2Faible
Gélinotte huppée (Bonasa umbellus)1970-2012-1,4Faible
Tohi tacheté (Pipilo maculatus)1976-2012-1,43Faible
Solitaire de Townsend (Myadestes townsendi)1989-2012-4,43Faible
Grive fauve (Catharus fuscescens)1970-2012-4,75Faible
Sittelle à poitrine blanche (Sitta car olinensis)1970-20125,25Faible
Troglodyte des forêts (Troglodytes hiemalis)1972-20120,48Faible
Viréo à gorge jaune (Vireo flavifrons)1970-20121,53Faible

Source : Environnement Canada 2014Reference 242

Contrairement à l’assemblage d’oiseaux forestiers, la plupart des espèces de maquis et de forêts au stade pionnier ont accusé un déclin (Figure 40)Reference 157, certaines même de plus de 40 % (Tableau 9). À mesure que l’habitat de maquis arrivait à maturité et se transformait en jeunes forêts, les populations d’oiseaux de maquis, dont la paruline triste (Geothlypis philadelphia,) ont chuté au rythme de la disparition de leur habitat de prédilectionReference 157.

Figure 40. Indices annuels du changement de la population des oiseaux du maquis et pionnière de l’écozone+ des plaines boréales.
Graphique
Source : adapté de Downes et coll., 2011Reference 224 fondé sur les données du Relevé des oiseaux nicheursReference 241
Description longue pour la figure 40

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Indices annuels du changement de la population des oiseaux du maquis et pionnière de l’écozone+ des plaines boréales, de 1971 à 2006.
AnnéeIndice d'abondance
1971157,6
1972182,0
1973154,7
1974174,4
1975183,9
1976187,4
1977158,5
1978170,7
1979162,2
1980171,9
1981163,0
1982166,4
1983156,8
1984161,3
1985136,2
1986130,8
1987156,2
1988152,2
1989122,5
1990145,0
1991156,4
1992161,0
1993143,0
1994144,4
1995151,5
1996132,2
1997130,1
1998131,3
1999126,4
2000131,1
2001116,6
2002109,9
2003120,4
2004113,3
2005113,4
2006118,1
Tableau 9. Tendances de l'abondance (variation en % par année) et fiabilité de celles-ci dans le cas des espèces d'oiseaux sélectionnées du maquis et pionnières caractéristiques de l'écozone+ des plaines boréales, de 1970 à 2012.
EspèceTendance annuelle (1970-2012)Fiabilité
Chardonneret jaune (Spinus tristis)-1,62Moyenne
Paruline à gorge grise (Oporornis agilis)-1,43Moyenne
Bruant sauterelle (Ammodramus savannarum)-9,5Faible
Moqueur chat (Dumetella carolinensis)-0,59Élevée
Perdrix grise (Perdix perdix)1,55Faible
Troglodyte familier (Troglodytes aedon)-0,67Moyenne
Paruline triste (Geothlypis philadelphia)-2,32Moyenne
Bruant chanteur (Melospiza melodia)-1,54Moyenne
Tohi tacheté (Pipilo maculatus)-1,43 (1976-2012)Faible

Source : Environnement Canada 2014Reference 242

Oiseaux de rivage

Comme pour la taïga et les autres écozones+ du nord, les oiseaux de rivage ne sont pas surveillés adéquatement dans l’écozone+ des plaines boréales. Toutefois, l’information disponible sur les oiseaux de rivage de la région boréale laisse entendre que plusieurs espèces ont connu un déclin (Tableau 10)Reference 258. Ces tendances sont pertinentes aux populations des oiseaux de rivage de la forêt boréale, y compris les écozones+ des plaines boréales, du bouclier boréal, de la cordillère boréale, du bouclier de la taïga, des plaines de la taïga et de la cordillère de la taïga.

Tableau 10. Tendances de l'abondance (variation en % par année) et fiabilité de celles-ci dans le cas des oiseaux de rivage de l'écozone+ des plaines boréales, de 1970 à 2012.
EspèceAnnéesTendance annuelleFiabilité
Avocette d’Amérique (Recurvirostra americana)1973-20124,83Faible
Grand chevalier (Tringa melanoleuca)1970-20122,6Faible
Pluvier kildir (Charadrius vociferus)1970-2012-4,67Moyenne
Barge marbrée (Limosa fedoa)1970-20122,59Moyenne
Maubèche des champs (Bartramia longicauda)1970-2012-9,3Faible
Chevalier semipalmé (Tringa semipalmata)1970-2012-1,22Faible
Phalarope de Wilson (Phalaropus tricolor)1970-2012-5,62Faible

Source : Environnement Canada 2014Reference 242

Oiseaux aquatiques

Parce que de nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques sont ichtyophages, et que, par conséquent, elles sont au sommet du réseau trophique pélagiqueReference 179, on a utilisé les oiseaux aquatiques et de rivage comme indicateurs de santé de l’écosystème pendant de nombreuses annéesReference 245. La surveillance des oiseaux aquatiques de l’écozone+ des plaines boréales a eu des résultats inégaux; il n’empêche que des données locales sur le grèbe élégant (Aechmophorus occidentalis) et le pélican d’Amérique (Pelecanus erythrorhynchos) étaient disponiblesReference 246. En Alberta, les grèbes élégants ont connu un déclin et se reproduisent peuReference 247. La dégradation des habitats (par des déversements de pétrole, la pollution et une baisse du nombre de proies) ainsi que les perturbations et les aménagements anthropiques sont autant de menaces à la survie des grèbes, et des oiseaux aquatiques en généralReference 246.La population du pélican d’Amérique a augmenté en Saskatchewan entre 1976 et 1991, et ne fait plus partie de la liste des espèces menacées de cette provinceReference 246. En Alberta, le nombre de pélicans d’Amérique reproducteurs est faible et figure sur la liste des espèces sensibles dans la provinceReference 212. L’observation réalisée par les collectivités autochtones autour du barrage de Fairford et du lac St. Martin au Manitoba laisse entendre que les pélicans ont étendu leur territoire vers le nordReference 248. Bien que la fiabilité soit faible, le Relevé des oiseaux nicheurs de l’Amérique du Nord laisse entendre que les populations de pélicans sont à la hausse dans l’écozone+ (Tableau 11)Reference 242. Cependant, ce même relevé n’est généralement pas d’une grande utilité en ce qui a trait au recensement des colonies d’oiseaux aquatiquesReference 246.

Tableau 11. Tendances de l'abondance (variation en % par année) et fiabilité de celles-ci dans le cas des oiseaux aquatiques de l'écozone+ des plaines boréales, de 1970 à 2012.
EspèceTendance annuelleFiabilité
Pélican d’Amérique (Pelecanus erythrorhynchos)3,59Faible
Guifette noire (Chlidonias niger)-4,2Faible
Sterne caspienne (Hydroprogne caspia)-1,69Faible
Plongeon huard (Gavia immer)1,85Moyenne
Sterne pierregarin (Sterna hirundo)-2,41Faible
Cormoran à aigrettes (Phalacrocorax auritus)6,44Faible
Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis)-0,36Faible
Sterne de Forster (Sterna forsteri)-2.13Faible
Grèbe esclavon (Podiceps auritus)-1,83Moyenne
Grèbe jougris (Podiceps grisegena)-0,14Moyenne
Grèbe élégant ([Clark's/Western]) (Aechmophorus sp.)0,06Faible

Source : Environnement Canada 2014Reference 242

Sauvagines

L’écozone+ des plaines boréales est l’une des régions les plus importantes pour la reproduction des sauvagines en Amérique du NordReference 249. Les populations d’espèces telles la macreuse brune (Melanitta fusca) et le canard pilet (Anas acuta) ont accusé un déclin à cause, en partie, des impacts cumulatifs des activités anthropiques telles que la conversion vers l’agriculture, l’exploitation forestière et la mise en valeur du pétrole et du gaz. À l’instar d’autres régions, les populations de bernaches du Canada (Branta canadensis) nichant en régions tempérées ont augmenté dans l’écozone+ des plaines boréales (Tableau 12), surtout à cause de la conversion de la forêt en terres agricoles et de l’étalement urbainReference 250.

Tableau 12. Tendances relatives à l'abondance (% de changement par année) et fiabilité de la tendance pour la sauvagine de l'écozone des plains boréales+ de 1970 à 2012.
EspèceTendance annuelleFiabilité
Canard d’Amérique (Anas americana)-4,27Moyenne
Sarcelle à ailes bleues (Anas discors)-0,59Moyenne
Bernache du Canada (Branta canadensis)12,3Faible
Fuligule à dos blanc (Aythya valisineria)-0,99Faible
Grand harle (Mergus merganser)-0,38Faible
Canard chipeau (Anas strepera)0,22Moyenne
Sarcelle d'hiver (Anas crecca)0,74Moyenne
Canard pilet (Anas acuta)-4,67Faible
Canard souchet (Anas clypeata)2,05Moyenne
Érismature rousse (Oxyura jamaicensis)-1,34Faible
Macreuse brune (Melanitta fusca)-19,6Faible
Canard branchu (Aix sponsa)3,99Faible
Fuligule à tête rouge (Aythya americana)2,02Faible

Source : Environnement Canada 2014Reference 258

Mammifères

Les mammifères de l’écozone+ des plaines boréales ont été touchés par les changements du paysage causés par la perte d’habitat et la perturbation anthropique.

Bisons

Le parc national du Canada Wood Buffalo héberge le plus grand troupeau de bisons libres de se promener (Plains Bison bison bison et Wood B. b. athabascae) au CanadaReference 251, Reference 252. Cette population a connu un déclin entre 1971 et 1999 (Figure 41).

Figure 41. Nombre de bisons du parc national du Canada Wood Buffalo, 1971–2003.
Graphique
Source : d’après Bradley et Wilmshurst, 2005Reference 252
Description longue pour la figure 41

Ce graphique linéaire montre la diminution du nombre de bisons, qui est passé d'environ 9 000 en 1971 à 3 000 en 2003.

Des explications contraires se font entendre sur le déclin de cette population :

  • des taux de survie et de reproduction moindres causés par la tuberculose et la brucellose (introduites par le bison des plaines en 1925, 1926), et les éruptions d’anthrax sporadiquesReference 253, Reference 254
  • une prédation plus importante des loupsReference 253, Reference 255
  • une utilisation de l’habitat modifiée dans le delta des rivières de la Paix et AthabascaReference 256.

Les modèles de population suggèrent que la prédation exercée par les loups sur les jeunes bisons, et non seulement la maladie, entraîne ces déclins, en particulier celui de la sous-population du delta des rivières de la Paix et Athabasca (Figure 42).Reference 184

Figure 42. Nombre de bisons des sous-populations du delta, de Hay Cam et de la rivière Garden.
Graphique
Source : d’après Bradley et Wilmshurst, 2005Reference 252
Description longue pour la figure 42

Ce graphique linéaire montre que le bison de la sous-population du delta est passé d'environ 4 000 à 500. La sous-population de Camp Hay est passée de 1 000 à 1 200 et celle de la rivière Garden, de 400 à 900.

Caribous

Le caribou des bois de la population boréale (c.-à-d. le caribou boréal) a été inscrit comme espèce menacée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en 2003Reference 257. La classification du caribou utilisée dans ce rapport suit le système de classification actuel de la Loi sur les espèces en péril (LEP). En 2011, le COSEPAC a adopté 12 unités désignables pour le caribou au Canada qui seront utilisées pour les évaluations de caribou et les décisions d’inscription subséquentes en vertu de la LEP en 2014. Cette section sur le caribou boréal est basée sur l’Évaluation scientifique aux fins de la désignation de l’habitat essentiel de 2011Reference 258 et le Programme de rétablissement du caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) de la population boréale du Canada de 2012Reference 259.Les renseignements contenus dans ce rapport ont été mis à jour depuis la publication du rapport thématique national du RETE, Tendances de la population boréale du caribou des bois au CanadaReference 260.

L’habitat du caribou boréal de l’écozone+ des plaines boréales comprend une forêt de conifères aux derniers stades de succession écologique (> 50 ans) (pin gris, épinette noire et mélèze laricin (Larix laricina)), la tourbière arborée, la fondrière de mousse et la tourbière quelque peu en altitude (~1 135 m)Reference 259. Le caribou apprécie également les anciens brûlis (>40 ans)Reference 259. La tourbière et le peuplement mûr sont appréciés pour la mise bas, ainsi que les îles et les petits lacs, qui offrent une protection contre les prédateurs {44723; 70018; 9288; 44768; 9290; 9292}. Le caribou boréal de l’écozone+ des plaines boréales est une espèce en déclin et risque la disparition dans certaines zones de sa répartition (Figure 43). Des 18 populations locales de caribous de l’écozone+ des plaines boréales, 15 sont considérées non autosuffisants, ou susceptibles de ne pas l’être en 2012 (Tableau 13)Reference 259. De plus, deux sous-populations locales sur cinq en Saskatchewan n’ont pas été évaluées dans la stratégie de récupération de 2012Reference 259, mais ont été considérées en déclin dans l’étude de Callaghan et coll., 2011Reference 260. Tout comme le bison, le caribou boréal est en déclin à la suite d’une plus grande prédation favorisée par la perturbation anthropiqueReference 261. Une plus grande perturbation par l’activité industrielle et l’expansion des éléments linéaires (les routes et les lignes de sondage sismiques) favorisent l’accès aux prédateurs comme les loups{44723; 70018; 9288; 44768; 9290; 9292}.

Tableau 13. Conditions de la population locale du caribou boréal et conditions de son habitat dans l'écozone+ des plaines boréales.
Aire de répartitionType d’aireEstimation de la taille de la populationTendance de la populationHabitat perturbé (%)Évaluation du risqueNote *du tableau 13
ChinchagaPL250En déclin76NAS
Monts CaribouPL315-394En déclin57NAS
Little SmokyPL78En déclin95NAS
Red EarthPL172-206En déclin62NAS
Rivière Athabasca – côté ouestPL204-272En déclin69NAS
RichardsonPL150Non disponible82NAS
Rivière Athabasca – côté estPL90-150En déclin81NAS
Lac ColdPL150En déclin85NAS
NipisiPL55Non disponible68NAS
Lac des EsclavesPL65Non disponible80NAS
Plaine boréaleUCNon disponibleNon disponible42NAS/AS
ClearwaterNote ** du tableau 13PLNon disponibleNon disponibleNon disponibleNon évalué
Lac Primrose-ColdNote **du tableau 13PLNon disponibleNon disponibleNon disponibleNon évalué
Smoothstone-WapawekkaNote ** du tableau 13PLNon disponibleEn déclinNon disponibleNon évalué
Suggi-Amisk-KississingNote ** du tableau 13PLNon disponibleNon disponibleNon disponibleNon évalué
Pasquia-BogNote ** du tableau 13PLNon disponibleEn déclinNon disponibleNon évalué
The BogNotedu tableau 13UCA50-75Stable16NAS/AS
NaosapNotedu tableau 13UCA100-200Stable50NAS
ReedNotedu tableau 13UCA100-150Stable26AS
North InterlakeNotedu tableau 13UCA50-75Stable17NAS/AS
Lac WilliamNotedu tableau 13UCA25-40Stable17NAS/AS
WabowdenNotedu tableau 13UCA200-225Stable28AS
ManitobaNotedu tableau 13UCNon disponibleNon disponibleNon disponibleNon disponible

Source : Environnement Canada 2012Reference 259

Note du tableau 13

Note 1 du tableau 13

Autosuffisant (AS); non autosuffisant (NAS)

Retour à la référence de la note * du tableau 13

Note 2 du tableau 13

De Callaghan et coll., 2011260 parce que l’information sur la population locale n’était pas disponible pour la Saskatchewan à Environnement Canada 2012259

Retour à la référence de la note ** du tableau 13

Note 3 du tableau 13

Le gouvernement du Manitoba est en train de mettre à jour les limites de ses aires. Cela entraînera une mise à jour de la délimitation des aires actuelles, ainsi qu’une révision de leur état d’autosuffisance à la suite de l’évaluation intégrée du risque de toute nouvelle limite des aires.
Le type d’aires énumère les différentes classifications des populations locales fondées sur les limites d’aires du caribou boréal mises à jour fournies par les juridictions, subséquemment classifiées en trois types témoignant du niveau de certitude dans les limites d’aires : Population locale (PL – certitude élevée), Unités de conservation améliorées (UCA – certitude moyenne) et Unités de conservation (UC – faible certitude).

Retour à la référence de la notedu tableau 13

Figure 43. Les troupeaux de caribous et l’état de la population dans l’écozone+ des plaines boréales.
Carte
Source : mis à jour d’après Callaghan et coll., 2011Reference 260 fondé sur Environnement Canada, 2012Reference 259
Description longue pour la figure 43

Cette carte montre la situation des populations locales de caribou boréal dans l'écozone+ des plaines boréales en 2012. Aucune des 19 populations locales de caribou de l'écozone+ des plaines boréales n'était en augmentation d'après les observations. Six étaient stables, sept étaient en déclin, et il n'y avait pas de données disponibles concernant les autres populations., comme indiqué dans le tableau 13. Les populations en déclin se trouvent dans l'ouest de l'écozone+, alors que les populations stables sont situés dans l'est de l'écozone+.

Dans la zone des sables bitumineux de l’Athabasca, l’incidence de l’emprise humaine sur six aires de sous-populations du caribou boréal des bois en 2010 variait de <1 % à >7 %Reference 226

Grizzlys

Le grizzly a déjà habité la région boréale du Canada ainsi que les prairies de l’Alberta, de la Saskatchewan et du ManitobaReference 262 Figure 44. La population du grizzly est désormais restreinte à la Colombie-Britannique et les contreforts de l’ouest, ainsi que les plaines de l’Alberta, à cause du peuplement humain et de la conversion des terres.

Figure 44. Réduction de la superficie de l’habitat du grizzly en Amérique du Nord.
Carte
Source : d’après Hummel et Ray, 2008Reference 263
Description longue pour la figure 44

Cette carte montre que l'aire de répartition historique du grizzly qui s'étendait sur la moitié ouest de l'Amérique du Nord s'est résorbée et ne s'étend plus aujourd'hui que sur l'Alaska, le Yukon, la majeure partie de la Colombie-Britannique et des Territoires du Nord-Ouest, et sur une partie de l'Alberta.

Constatation clé 18
Productivité primaire

Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
La productivité primaire a augmenté dans plus de 20 % du territoire végétalisé au Canada au cours des 20 dernières années et elle a également augmenté dans certains écosystèmes d’eau douce. L’ampleur et la période de productivité primaire changent dans tout l’écosystème marin.

La productivité primaire est la base des réseaux trophiques dans la plupart des écosystèmes. La télédétection de la végétation riche fournit des moyens pratiques d’évaluation de la productivité primaire et des changements de la productivité causés par la perturbationReference 264. L’état et les tendances de la productivité primaire de l’écozone+ des plaines boréales ont été évalués à l’aide de deux indices de télédétection, l’indice de végétation par différence normalisée (IVDN) et l’indice de dynamisme de l’habitat (IDH). Dans l’ensemble, les tendances indiquent que la productivité primaire augmente plus qu’elle ne diminue dans l’écozone+; aussi, l’augmentation est principalement menée par la production agricole. Les terres agricoles démontrent également la plus grande variation saisonnière dans la productivité primaire, tout comme les aires récemment brûlées (Tableau 14)Reference 264.

Indice de végétation par différence normalisée

L’indice de végétation par différence normalisée (IVDN) est une télédétection basée sur la mesure de l’activité photosynthétique qui mesure la quantité et la vigueur de la végétation richeReference 8. La productivité primaire a augmenté sur 20,8 % de l’écozone+ des plaines boréales entre 1985 et 2006, et a diminué sur moins de 1 % (Figure 45). Ces tendances ont été réparties dans tout l’écozone+, bien que l’on ait trouvé la plus grande partie de la productivité primaire en hausse dans les zones agricoles. Deux parcelles indiquant de fortes tendances négatives d’IVDN semblent associées à l’exploitation des sables bitumineux de l’Athabasca en Alberta (Figure 45).

Figure 45. Tendances indiquées par l’indice de végétation par différence normalisée (IVDN) dans l’écozone+ des plaines boréales, 1985–2006.

Les tendances se situent dans l’IVDN du sommet annuel, mesurées comme moyenne des trois plus grandes valeurs provenant d’images composites de dix jours, prises en juillet et en août de chaque année. La résolution spatiale est de 1 km, dont la moyenne pour le calcul de l’analyse est de 3 km. Seules les tendances significatives (p<0,05) sont indiquées.

Carte
Source : d’après Pouliot et coll., 2009Reference 265 par Ahern, 2011Reference 11
Description longue pour la figure 45

Cette carte montre que l'indice de végétation par différence normalisée (IVDN) est essentiellement positif dans l'ensemble de l'écozone+, si ce n'est dans quelques zones concentrées principalement en Alberta.

Bien que les tendances de l’IVDN dans les régions nordiques du Canada soient finalement attribuées aux changements climatiques, les tendances de l’écozone+ des plaines boréales et d’autres régions de la partie sud du pays font probablement suite à de nombreux facteursReference 265 tels que l’augmentation de la production agricoleReference 11; le cycle naturel des incendies et de la succession, qui réduit la productivité primaire dans les récents brûlis, mais qui augmente la productivité dans les forêts en régénérationReference 265, Reference 266  les changements climatiques (en particulier les changements dans les précipitations)Reference 265 et l’exploitation forestière (par exemple, la végétation latifoliée pionnière indique une productivité primaire plus élevée que les conifères en fin de succession)Reference 265.

Indice de dynamisme de l’habitat

L’indice de dynamisme de l’habitat (IDH) canadien, aussi un indice dérivé de la télédétection, peut servir à étudier la productivité primaire d’une région. L’IDH (élaboré à l’aide de la fraction du rayonnement photosynthétiquement actif ou fRPA) est plus directement lié à la photosynthèse que l’IVDN puisqu’il est calculé à partir d’un modèle axé sur la physique de la propagation de la lumière dans la couverture végétaleReference 264. L’IDH est une composite de trois indicateurs de changement de la végétation :

  1. la verdure annuelle cumulative (mesure de la productivité primaire);
  2. la couverture végétale minimale annuelle (le niveau le plus faible de couverture pérenne);
  3. la variation saisonnière de la verdure (la période de végétation).Reference 8 Reference 264

Le fait que l’écozone+ des plaines boréales passe d’un paysage urbain et principalement agricole au sud à un paysage forestier au nord se traduit par une forte variation de l’IDH entre 2000 et 2006 (Tableau 14)Reference 264. Bien que cette période soit trop courte pour analyser les tendances, elle offre une ligne de base avec laquelle de futurs changements pourront être comparés. La variation saisonnière, en particulier de la verdure, peut fournir un indicateur sensible des changements de la végétation lié aux changements climatiques étant donné que les phytocénoses se déplacent vers le nord ou vers de plus hautes altitudes, ou les deux, au fur et à mesure que se réchauffe le climatReference 8.

Tableau 14. Sommaire des caractéristiques de la végétation mesurées par l'index de dynamisme de l'habitat (IDH), indicateurs de changement de la végétation dans l'écozone+ des plaines boréales (moyenne calculée sur la période 2000–2006).
Verdure cumulative annuelle
(productivité primaire)
Couverture végétale minimale annuelle moyenne
(niveau le plus faible de la couverture)
Degré moyen de période de végétation
(période de végétation)
Variable; la plus faible dans les zones agricolesNote * du tableau 14Variable, plus faible dans les zones agricoles; la plus faible dans les parcelles qui risquent d'être des cicatrices de feuVariable, plus élevé dans les zones agricoles et dans les parcelles qui risquent d'être des cicatrices de feu

Source : Ahern et coll., 2011Reference 8

Note du tableau 14

Note 1 du tableau 1

Ce résultat semble contredire les résultats de l’IVDN mais ce n’est pas le cas. La tendance à la hausse dans la productivité primaire de l’écozone+ telle qu’indiquée par l’IVDN est causée par l’augmentation de la productivité agricole. En comparaison, la mesure de l’IDH de la verdure cumulative annuelle indique que lorsqu’on répartit ces résultats également sur toute l’année, les zones agricoles démontrent une productivité primaire annuelle plus faible, lorsqu’on la compare à d’autres types de végétation de l’écozone+ (p. ex., les forêts).

Retour à la référence de la note * du tableau 14

Productivité primaire en eau douce

La productivité primaire a également augmenté dans les écosystèmes aquatiques de l’écozone+ des plaines boréales; la fréquence de la prolifération algale est en hausse en raison d’une charge en éléments nutritifs dans les lacs et les rivières. Par exemple, l’écoulement du fleuve Nelson de la région du sud-est de l’écozone+ a particulièrement été touché par la charge en éléments nutritifs. À ce titre, une vaste prolifération algale a eu lieu ainsi qu’une fréquence plus intense dans le lac Winnipeg, au Manitoba, depuis les années 1990 (voir la section Error! Reference source not found. en page 34).

Constatation clé 19
Perturbations naturelles

Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
La dynamique des régimes de perturbations naturelles, notamment les incendies et les vagues d’insectes indigènes, est en train de modifier et de refaçonner le paysage. La nature et le degré du changement varient d’un endroit à l’autre.

La perturbation naturelle est un moteur principal de la variabilité et des processus de l’écosystème de l’écozone+ des plaines boréales, notamment les incendies et les vagues de foisonnement d’insectes, qui agissent en tant qu’agents de changement importants. La durée de la saison des feux et le cycle saisonnier des incendies sont pratiquement demeurés inchangés dans l’écozone+ des plaines boréales, mais d’autres caractéristiques (p. ex., la fréquence, la taille) sont plus variables. Les foisonnements d’insectes indigènes sont courants au plan régional dans les plaines boréales. Le dendroctone du pin ponderosa (Dendroctonus ponderosae) fait l’objet d’une préoccupation particulière étant donné l’élargissement de son territoire dans l’écozone+.

Incendies

Les incendies constituent une perturbation naturelle d’envergure dans l’écozone+ des plaines boréales. En moyenne, 2 214 km2 de la superficie forestière de l’écozone+ brûlent chaque année, mais cette superficie peut faire moins de 200 km2 ou plus de 6 000 km2Reference 267. Cette aire brûlée des plaines boréales représente 11 % de la zone totale brûlée annuellement au Canada, mais seulement 0,47 % de l’écozone+. La superficie proportionnelle brûlée est comparable aux écozones+ avoisinantes du bouclier boréal (0,49 %) et de la cordillère de la taïga (0,47 %), et inférieure à celle du bouclier de la taïga (0,77 %) et des plaines de la taïga (0,71 %)Reference 267. Environ 90 % de cette écozone est protégée par les activités d’extinction des incendies, les plus importantes de toutes les écozones+Reference 268. Ces activités d’extinction d’incendies sont fréquentes étant donné l’abondance des éléments de haute valeur de l’écozone, notamment les communautés, les ressources forestières et des vies humainesReference 269. La faible proportion d’incendies peut aussi être attribuable à l’abondance de feuillus ou de forêt mixte (24 % de l’écozone+)Reference 25, qui sont moins enclins à brûlerReference 270. Les êtres humains sont également responsables de 57 % de l’allumage d’importants feux dans cette écozone+ au cours des 40 dernières années. En revanche, les incendies déclenchés par les éclairs constituaient la principale cause d’incendies dans les années 1990Reference 267.

-

D’après 40 années de données disponibles, la durée de la saison des feux et le cycle saisonnier des incendies sont pratiquement demeurés inchangés au cours de cette périodeReference 267. L’écozone+ des plaines boréales possède la saison des incendies la plus longue – cinq mois – de toutes les écozones+, principalement à cause des incendies causés par les humains, qui ont prolongé la saison des feuxReference 267. Ce type d’incendie était plus courant pendant la saison des feux au printemps, alors que les incendies allumés par les éclairs ont prédominé pendant l’été, et les humains étaient généralement responsables des incendies non fréquents qui se produisent pendant l’automne. Bien que les plaines boréales présentent des conditions météorologiques propices aux incendies forestiers graves, ces conditions ne se sont pas traduites en incendies gravesReference 268, Reference 270, Reference 271.

Dans l’écozone+ des plaines boréales, les tendances des brûlis étaient aussi liées aux différences dans la surveillance et la détection au cours des cinq dernières décenniesReference 267. Les brûlis étaient relativement faibles dans les années 1960 et 1970, ont atteint un sommet dans les années 1980, puis ont diminué (Figure 46). La quantité de brûlis était plutôt sous-estimée au cours des années 1960 et 1970 étant donné le peu de surveillance et de détection. Les déclins qui se sont produits au cours des 20 dernières années peuvent être attribués, en partie, à l’amélioration de la détection et des techniques de lutte contre l’incendie ou des efforts de prévention, ou les deux, ainsi qu’aux changements de conditions météorologiques propices aux incendies forestiersReference 272 Reference 273 Reference 274 Reference 275.

Figure 46. Tendance dans a) la superficie totale des brûlis par décennie et b) répartition des grands feux (>2 km2) par décennie pour l’écozone+ des plaines boréales.

La valeur de la décennie des années 2000 était calculée au prorata sur dix ans fondée sur la moyenne de 2000 à 2007.

Graphique et carte
Source : Krezek-Hanes et coll., 2011Reference 267
Description longue pour la figure 46

Cette figure est constituée d'un graphique à barres et d'une carte.

Cette figure est constituée d'un graphique à barres et d'une carte.
AnnéeSuperficie total des brûlis (km2)
1960s16 895
1970s7 157
1980s46 950
1990s23 921
2000s16 231

b) La carte donne la répartition des grands incendies des années 1980; ils étaient répartis dans l'ensemble de l'écozone+. Les incendies qui ont eu lieu dans les années 1990 et 2000 ont principalement touché le centre-nord de l'écozone+ (nord de l'Alberta et de la Saskatchewan).

Foisonnement d’insectes

Les insectes phyllophages constituent l’autre principale perturbation naturelle de l’écozone+ des plaines boréales, notamment plusieurs insectes phyllophages des feuillus, la tordeuse des bourgeons de l’épinette (Choristoneura fumiferana) et le dendroctone du pin ponderosa.

Les données sur les insectes phyllophages sont habituellement mises à la disposition de la grandeur de la province. Les valeurs de l’Alberta ont été extraites à l’aide d’un système d’information géographique ou par une correction à la baisse au moyen d’un facteur de conversion fondé sur les comparaisons entre les données propres à l’écozone+ des plaines boréales et les données provinciales. Les données à la grandeur de la province présentées étaient celles sur la SaskatchewanReference 276 car la plupart des enquêtes sur les insectes forestiers se sont faites dans l’écozone+ des plaines boréalesReference 277.

Insectes phyllophages des feuillus

Parmi les insectes phyllophages des feuillus importants de l’écozone+ des plaines boréales se trouvent la livrée des forêts (Malacosoma disstria), la tordeuse du tremble (Choristoneura conflictana), l’arpenteuse de Bruce (Operophtera bruceata), la noctuelle décolorée (Enargia decolour) et l’enrouleuse hâtive du tremble (Pseudecenterra oregonana). La livrée des forêts est l’insecte phyllophage le plus important du peuplier faux-tremble, le feuillus dominant de l’écozone+. Les foisonnements ne sont pas synchronisés dans l’écozone+ des plaines boréales (Figure 40). La défoliation semble cyclique en Alberta, suivant un cycle épidémique de dix ans, et des valeurs de pointe ont eu lieu depuis quelques années (Figure 40)Reference 278. En Saskatchewan, la défoliation annuelle présentant un cycle à sommet a diminué depuis un sommet enregistré de 36 % en 1979. Sur le plan régional, l’insecte phyllophage entraîne une plus faible croissance du peuplier faux-tremble20.

Tordeuse des bourgeons de l'épinette

La tordeuse des bourgeons de l’épinette est considérée comme l’insecte phyllophage forestier le plus destructeur en Amérique du Nord, entraînant une plus faible croissance des arbres et une mortalité des arbres supérieure au cours d’une foisonnement graveReference 279. Bien qu’elle soit plus dommageable aux anciens peuplements forestiers les plus denses, tous les peuplements hôtes sont vulnérables lorsque les populations de tordeuses des bourgeons de l’épinette sont importantes. La défoliation de l’écozone des plaines boréales a atteint un sommet au cours des années 1992–2003 en Alberta et en Saskatchewan, puis a connu un déclin  dans la plupart des zones. La portée temporelle de ces données était trop courte pour étudier les tendances des cycles de population de la tordeuse des bourgeons de l’épinette puisque la durée entre les pics était d’environ 30 à 35 ansReference 279.

Dendroctone du pin ponderosa

Jusqu’à récemment, l’écozone+ des plaines boréales se situait hors du territoire du dendroctone du pin ponderosaReference 280. Seules deux vagues de dendroctone du pin ponderosa se sont produites en Alberta dans le passé, et les deux se restreignaient aux zones sud des plaines boréalesReference 281. Toutefois, cet insecte a élargi son aire de répartition de manière importante au cours des dernières annéesReference 280. Les hivers plus doux, l’extinction des incendies et la dispersion continue augmentent la probabilité d’agrandissement des aires de répartition. Depuis 2005, le dendroctone du pin ponderosa s’est propagé dans les Rocheuses, touchant des dizaines de milliers de kilomètres carrés de pins tordus latifoliés et de forêts hybrides de pins tordus latifoliés x de pins gris dans les parties ouest de l’écozone+ des plaines boréales (Figure 42)Reference 282, Reference 283. L’Alberta a répondu par une stratégie de gestion agressive visant à prévenir les futures proliférations de cet insecteReference 284.

Figure 47. La superficie touchée par le dendroctone du pin ponderosa a augmenté vers l’est, depuis 1999 (à gauche) jusqu’en 2009 (à droite).
Carte
Source : le BC Ministry of Forests and Range, 2010Reference 285 et l’Alberta Sustainable Resource Development, 2010Reference 284
Description longue pour la figure 47

Ces cartes montrent que le dendroctone du pin ponderosa se trouvait principalement dans le centre de la Colombie-Britannique ainsi que dans des coins isolés près de la frontière de l'Alberta et dans le sud de la Colombie-Britannique. En 2009, l'aire de répartition du dendroctone du pin ponderosa s'était étendue dans la majeure partie du sud et du centre de la Colombie-Britannique et dans certains endroits du nord-ouest de l'Alberta.

Constatation clé 20
Réseaux trophiques

Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l’échelle nationale
Des changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans des milieux terrestres et dans des milieux d’eau douce et d’eau marine. La diminution ou la disparition d’éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.

Les réseaux trophiques et les cycles de population sont importants car ils façonnent la structure et la fonction des écosystèmes. Dans l’écozone+ des plaines boréales, les dynamiques trophiques semblent se transformer en écosystèmes terrestres et vraisemblablement d’eau douce, favorisés (par exemple) par le développement industriel et un réchauffement climatique. Comme partout ailleurs dans la forêt boréale, les cycles prononcés dans l’abondance des populations prédateur-proie sont aussi connus pour leur présence dans l’écozone+ des plaines boréales.

Réseaux trophiques

Dynamiques trophiques et ses impacts sur le caribou

Les interactions prédateur-proie ont changé avec la hausse de la fragmentation et de la perturbation linéaire causées par le développement industriel au nord-est de l’Alberta. La prédation envers le caribou a augmenté à cause des caractéristiques linéaires et de la perturbation anthropique, qui donnent aux loups gris un plus grand accès à l’habitat du caribouReference 286 Reference 287, Reference 288 Reference 289. De plus, l’abondance de cerfs a entraîné une augmentation de la densité des loups et, par conséquent, une plus grande prédation fortuite envers le caribouReference 290. L’augmentation de la population des loups, jumelée à l’augmentation du risque de prédation du caribou – causée par l’augmentation de la fragmentation –, ont vraisemblablement œuvré en synergie et causé le déclin généralisé du caribou depuis plusieurs décennies.

Impacts potentiels des changements climatiques sur les réseaux trophiques d'eau douce

Les changements climatiques peuvent modifier les réseaux trophiques si les espèces interactives réagissent différemment aux changements de conditions météorologiques; ces changements peuvent s’avérer particulièrement graves dans le cas des écosystèmes aquatiques, où les interactions trophiques sont généralement vigoureuses{9528}. Les réseaux trophiques aquatiques de certains lacs de l’écozone+ des plaines boréales sont quelque peu résilients aux perturbations telles que l’exploitation forestière et les incendiesReference 291, Reference 292; toutefois, il existe peu d’information sur les impacts des changements climatiques sur les réseaux trophiques de la région. Il est reconnu que même les plus petits changements par rapport au réchauffement climatique et aux sécheresses causent des changements complexes et imprévisibles dans les lacs et les cours d’eau de la forêt boréaleReference 293. Des températures printanières plus chaudes, telles qu’elles ont été observées dans cette écozone+ (voir la section Changements climatiques, Table 5 en page 41) bouleversent les liens trophiques entre le phytoplancton et le zooplancton des lacs tempérés à cause de leur différente sensibilité au réchauffement; ce fait modifie le flux des ressources à des niveaux trophiques plus élevés dans les écosystèmes pélagiquesReference 294. En général, les températures plus chaudes et les changements qui y sont associés dans les précipitations, l’évaporation, la salinité et les saisons des glaces plus courtes touchent les organismes aquatiques de l’écozone+Reference 65, Reference 150, en plus d’avoir des effets corollaires sur les réseaux trophiques aquatiques. Étant donné que l’écozone+ des plaines boréales héberge des milliers de lacs et de réseaux hydrographiques, les impacts des changements climatiques sur les réseaux trophiques aquatiques peuvent représenter un nouvel enjeu pour l’écozone+. De plus, bon nombre d’autres perturbations, dont une quantité plus grande en éléments nutritifs, les espèces envahissantes et la surpêcheReference 295, Reference 296, peuvent altérer les réseaux trophiques aquatiques. Les effets cumulatifs de ces perturbations sur les réseaux trophiques aquatiques de l’écozone+ des plaines boréales sont inconnus.

Cycles des populations

Les documents sur le piégeage à long terme pour la fourrure des postes de la baie d’Hudson indiquent les cycles d’abondance de certaines populations prédateur-proie, comme le cycle de dix ans du lynx et du lièvre d’AmériqueReference 297, Reference 298. Le cycle du lynx et du lièvre n’a pas beaucoup changé entre 1821 et 2000Reference 298; toutefois, les populations autochtones du bassin des rivières de la Paix et Athabasca, et du Grand lac des Esclaves, laissent entendre que la période de temps entre les crêtes supérieure et inférieure du cycle pourrait augmenterReference 299.

Note de bas de page

Note 1 de bas de page

Le paysage agricole (ou terres agricoles) comprend la catégorie « toutes les autres terres » du Recensement de l’agriculture, qui est constitué des zones comme les milieux humides, les zones riveraines, les brise-vent, les terrains boisés, les terres improductives et les terres stériles, et les zones anthropiques (bâtiments d’exploitation, serres et couloirs).

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Note de bas de page 237

Javorek, S.K. and Grant, M.C. 2011. Trends in wildlife habitat capacity on agricultural land in Canada, 1986-2006. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 14. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. vi + 46 p.

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Note de bas de page 238

Statistics Canada. 2008. 2006 Census of agriculture [online]. Government of Canada. http://www.statcan.gc.ca/ca-ra2006/index-eng.htm(accessed 8 August, 2008).

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Note de bas de page 239

Downes, C., Blancher, P. and Collins, B. 2011. Landbird trends in Canada, 1968-2006. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 12. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. x + 94 p.

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Note de bas de page 240

Alberta Biodiversity Monitoring Institute. 2013. Alberta biodiversity monitoring program [online]. (accessed 8 August, 2013).

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Note de bas de page 241

Alberta Biodiversity Monitoring Institute. 2013. The status of biodiversity in the Athabasca oil sands area. Alberta Biodiversity Monitoring Institute. Edmonton, AB. 39 p.

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Note de bas de page 242

Behan-Pelletier, V.M. 1999. Oribatid mite biodiversity in agroecosystems: role for bioindication. Agriculture, ecosystems & environment 74:411-423.

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Note de bas de page 243

Manitoba Conservation Data Centre. 2001. List of species of conservation concern: mid-boreal lowlands, mid-boreal uplands, and interlake plain. http://web2.gov.mb.ca/conservation/cdc/species/areasearch.php,

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Note de bas de page 244

Alberta Environment, Alberta Sustainable Resource Development, Alberta Community Development and Agri-Food Canada. 2005. 2005 Natural Regions and Subregions of Alberta (Arc/INFO) [online]. http://www.tprc.alberta.ca/parks/heritageinfocentre/naturalregions/downloaddata.aspx

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Note de bas de page 245

Government of Canada. 2010. Species at risk public registry [online]. Government of Canada. http://www.sararegistry.gc.ca/(accessed 7 July, 2010).

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Note de bas de page 246

Saskatchewan Conservation Data Centre. 2006. Expected occurrence of plants and animals by ecoregion - May 2006. 427 p.

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Note de bas de page 247

Alberta Natural Heritage Information Centre. 2007. Tracked elements listed by natural subregion [online]. Alberta Tourism Parks Recreation and Culture. http://tprc.alberta.ca/parks/heritageinfocentre/animals/default.aspx(accessed 18 February, 2008).

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Note de bas de page 248

B.C. Conservation Data Centre. 2007. BC species and ecosystems explorer: red and blue listed species in the Peace Forest district [online]. B.C. Ministry of the Environment. http://srmapps.gov.bc.ca/apps/eswp/(accessed 17 February, 2008).

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Note de bas de page 249

Moss, E.H. 1983. Flora of Alberta. Edition 2nd. Edited by Packer, J.G. University of Toronto Press. Toronto, ON. 687 p.

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Note de bas de page 250

Schieck, J. 2005. Vertebrate Guilds.Unpublished data.

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Note de bas de page 251

Haughland, D. 2008. Percentage of known taxa ranked as "At risk" and "May be at risk" within the Boreal Plains Ecozone.Unpublished data.

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Note de bas de page 252

Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada. 2006. DUPLICATE USE 100097COSEWIC Assessment and Update Status Report on the Lake Sturgeon (Acipenser fulvescens) in Canada. Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada. Ottawa, ON. xi + 107 p.

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Note de bas de page 253

Sullivan, M.G. 2008. Personal communication.

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Note de bas de page 254

Smith, A.R. 1993. Ecological profiles of birds in the boreal forest of western Canada. In Birds in the boreal forest. Edited by Kuhnke, D.H. Northern Forestry Centre, Forestry Canada, Northwest Region. Edmonton, AB. 5.

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Note de bas de page 255

Environment Canada. 2013. Bird Conservation Strategy for Bird Conservation Region 6: Boreal Taiga Plains. Canadian Wildlife Service. Edmonton, Alberta. iv + 288.

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Note de bas de page 256

O'Connor, R.J., Dunn, E., Johnson, D.R., Jones, S.L., Petit, D., Pollock, K., Smith, C.R., Trapp, J.L. and Welling, E. 2000. A programmatic review of the North American Breeding Bird Survey, report of a peer review panel.

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Note de bas de page 257

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Note de bas de page 258

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Note de bas de page 259

Kushlan, J.A. 1993. Colonial waterbirds as bioindicators of environmental change. Colonial Waterbirds 16:223-251.

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Note de bas de page 260

Weseloh, D.V.C. 2011. Inland colonial waterbird and marsh bird trends for Canada. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 18. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. iv+33 p. http://www.biodivcanada.ca/default.asp?lang=En&n=137E1147-0.

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Note de bas de page 261

Kemper, C., Wollis, H., Found, C., Prescott, D. and Heckbert, M. 2008. Western grebes (Aechmophorus occidentalis) in Alberta: 2006 field summary. Alberta Species at Risk Report No. 121. Alberta Sustainable Resource Development, Fish and Wildlife Division. Edmonton, AB. 17 p.

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Note de bas de page 262

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Note de bas de page 263

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Note de bas de page 264

Fast, M., Collins, B. and Gendron, M. 2011. Trends in breeding waterfowl in Canada. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 8. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. v + 37 p. http://www.biodivcanada.ca/default.asp?lang=En&n=137E1147-0.

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Note de bas de page 265

Mowbray, T.B., Ely, C.R., Sedinger, J.S. and Trost, R.E. 2002. Canada goose (Branta canadensis). In The birds of North America online. Edited by Poole, A. Cornell Lab of Ornithology. Ithaca, NY. http://bna.birds.cornell.edu/bna/species/682.

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Note de bas de page 266

Parks Canada. 2006. Species at risk: wood bison [online]. http://www.pc.gc.ca/nature/eep-sar/itm3-/eep-sar3u1_e.asp#2 (accessed 13 March, 2008).

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Note de bas de page 267

Bradley, M. and Wilmshurst, J. 2005. The fall and rise of bison populations in Wood Buffalo National Park: 1971 to 2003. Canadian Journal Of Zoology-Revue Canadienne De Zoologie 83:1195-1205.

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Note de bas de page 268

Joly, D.O. and Messier, F. 2004. Testing hypotheses of bison population decline (1970-1999) in Wood Buffalo National Park: synergism between exotic disease and predation. Canadian Journal Of Zoology-Revue Canadienne De Zoologie 82:1165-1176.

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Note de bas de page 269

Joly, D.O. and Messier, F. 2005. The effect of Bovine tuberculosis and brucellosis on reproduction and survival of wood bison in Wood Buffalo National Park. Journal Of Animal Ecology 74:543-551.

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Note de bas de page 270

Joly, D.O. and Messier, F. 2000. A numerical response of wolves to bison abundance in Wood Buffalo National Park, Canada. Canadian Journal Of Zoology-Revue Canadienne De Zoologie 78:1101-1104.

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Note de bas de page 271

Carbyn, L.N., Oosenbrug, S.M. and Anions, D.W. 1993. Wolves, bison and the dynamics related to the Peace-Athabasca Delta in Canada's Wood Buffalo National Park. Circumpolar Research Series No. 4. Canadian Circumpolar Institute, University of Alberta. Edmonton, AB. 5 p.

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Note de bas de page 272

COSEWIC. 2002. COSEWIC assessment and update status report on the woodland caribou Rangifer tarandus caribou in Canada. Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada. Ottawa, ON. xi + 98 p.

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Note de bas de page 273

Environment Canada. 2011. Scientific assessment to inform the identification of critical habitat for woodland caribou (Rangifer tarandus caribou), boreal population, in Canada: 2011 update. Environment Canada. Ottawa, ON. xiv + 103 p.

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Note de bas de page 274

Environment Canada. 2012. Recovery strategy for the woodland caribou (Rangifer tarandus caribou), boreal population, in Canada. Species at Risk Act Recover Strategy Series. Environment Canada. Ottawa, ON. xi + 138 p.

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Note de bas de page 275

Callaghan, C., Virc, S. and Duffe, J. 2011. Woodland caribou, boreal population, trends in Canada. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 11. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. iv + 36 p. http://www.biodivcanada.ca/default.asp?lang=En&n=137E1147-0.

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Note de bas de page 276

Environment Canada. 2007. Recovery strategy for the woodland caribou (Rangifer tarandus caribou), boreal population. Species at Risk Act Recovery Strategy Series. Environment Canada. Ottawa, ON. v + 48 p. Draft report.

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Note de bas de page 277

Dyer, S.J. 1999. Movement and distribution of woodland caribou (Rangifer tarandus caribou) in response to industrial development in northeastern Alberta. Thesis (M.Sc.). University of Alberta, Biological Sciences. Edmonton, AB.

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Note de bas de page 278

Edmonds, E.J. 1988. Population status, distribution and movements of woodland caribou in west central Alberta. Canadian Journal of Zoology 66:817-826.

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Note de bas de page 279

James, A.R.C. 1999. Effects of industrial development on the predator-prey relationship between wolves and caribou in north-eastern Alberta. Thesis (Ph.D.). University of Alberta, Biological Sciences. Edmonton, AB. 70 p.

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Note de bas de page 280

Neufeld, L.M. 2006. Spatial dynamics of wolves and woodland caribou in an industrial forest landscape in west-central Alberta. Thesis (M.Sc.). University of Alberta, Renewable Resources. Edmonton, AB.

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Note de bas de page 281

Environment Canada. 2007. Recovery strategy for the grizzly bear (Ursus arctos), prairie population, in Canada [Proposed]. Environment Canada. Species at Risk Act Recovery Strategy Series.

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Note de bas de page 282

Hummel, M. and Ray, J.C. 2008. Caribou and the North: a shared future. Dundurn Press. Toronto, ON. 320 p.

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Note de bas de page 283

Coops, N.C., Wulder, M.A., Duro, D.C., Han, T. and Berry, S. 2008. The development of a Canadian dynamic habitat index using multi-temporal satellite estimates of canopy light absorbance. Ecological Indicators 8:754-766.

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Note de bas de page 284

Pouliot, D., Latifovic, R. and Olthof, I. 2009. Trends in vegetation NDVI from 1 km Advanced Very High Resolution Radiometer (AVHRR) data over Canada for the period 1985-2006. International Journal of Remote Sensing 30:149-168.

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Note de bas de page 285

Alcaraz-Segura, D., Chuvieco, E., Epstein, H.E., Kasischke, E.S. and Trishchenko, A. 2010. Debating the greening vs. browning of the North American boreal forest: differences between satellite datasets. Global Change Biology 16:760-770.

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Note de bas de page 286

Krezek-Hanes, C.C., Ahern, F., Cantin, A. and Flannigan, M.D. 2011. Trends in large fires in Canada, 1959-2007. Canadian Biodiversity: Ecosystem Status and Trends 2010, Technical Thematic Report No. 6. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. v + 48 p.

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Note de bas de page 287

Parisien, M.A., Peters, V.S., Wang, Y., Little, J.M., Bosch, E.M. and Stocks, B.J. 2006. Spatial patterns of forest fires in Canada, 1980-1999. International Journal of Wildland Fire 15:361-374.

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Note de bas de page 288

Stocks, B.J., Mason, J.A., Todd, J.B., Bosch, E.M., Wotton, B.M., Amiro, B.D., Flannigan, M.D., Hirsch, K.G., Logan, K.A., Martell, D.L. and Skinner, W.R. 2003. Large forest fires in Canada, 1959-1997. Journal of Geophysical Research 108:8149-8161.

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Note de bas de page 289

Burton, P.J., Parisien, M.-A., Hicke, J.A., Hall, R.J. and Freeburn, J.T. 2008. Large fires as agents of ecological diversity in the North American boreal forest. International Journal of Wildland Fire 17:754-767.

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Note de bas de page 290

Amiro, B.D., Logan, K.A., Wotton, B.M., Flannigan, M.D., Todd, J.B., Stocks, B.J. and Martell, D.L. 2004. Fire weather index system components for large fires in the Canadian boreal forest. International Journal of Wildland Fire 13:391-400.

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Note de bas de page 291

Girardin, M.P., Tardif, J., Flannigan, M.D. and Bergeron, Y. 2006. Synoptic-scale atmospheric circulation and boreal Canada summer drought variability of the past three centuries. Journal of Climate 19:1922-1947.

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Note de bas de page 292

Skinner, W.R., Flannigan, M.D., Stocks, B.J., Martell, D.L., Wotton, B.M., Todd, J.B., Mason, J.A., Logan, K.A. and Bosch, E.M. 2002. A 500 hPa synoptic wildland fire climatology for large Canadian forest fires, 1959-1996. Theoretical and Applied Climatology 71:157-169.

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Note de bas de page 293

Cumming, S.G. 2005. Effective fire suppression in boreal forests. Canadian Journal of Forest Research/Revue canadienne de recherche forestière 35:772-786.

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Note de bas de page 294

Flannigan, M.D. and Wotton, B.M. 2001. Climate, weather and area burned. In Forest fires: behaviour and ecological effects. Edited by Johnson, E.A. and Miyanishi, K. Academic Press. San Diego, CA. pp. 335-357.

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Note de bas de page 295

National Forest Database Program. 2007. Table 4.1 Area (ha) within which moderate to severe defoliation occurs including area of beetle-killed trees by Insects and province/territory, 1975-2006 [online]. Canadian Council of Forest Ministers. (accessed 4 March, 2008).

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Note de bas de page 296

McIntosh, R. 2008. Personal communication.

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Note de bas de page 297

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Note de bas de page 298

Volney, W.J.A. and Fleming, R.A. 2007. Spruce budworm (Choristoneura spp.) biotype reactions to forest and climate characteristics. Global Change Biology 13:1630-1643.

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Note de bas de page 299

Safranyik, L., Carroll, A.L., Régnière, J., Langor, D.W., Riel, W.G., Shore, T.L., Peter, B., Cooke, B.J., Nealis, V.G. and Taylor, S.W. 2010. Potential for range expansion of mountain pine beetle into the boreal forest of North America. The Canadian Entomologist 142:415-442.

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Note de bas de page 300

Rice, A.V., Thormann, M.N. and Langor, D.W. 2007. Mountain pine beetle associated blue-stain fungi cause lesions on jack pine, lodgepole pine, and lodgepole x jack pine hybrids in Alberta. Canadian Journal of Botany-Revue Canadienne De Botanique 85:307-315.

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Note de bas de page 301

Alberta Sustainable Resource Development. 2009. 2008 Annual Report: forest health in Alberta. Government of Alberta. Edmonton, AB. iv + 44 p.

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Note de bas de page 302

Tyssen, B. 2009. Mountain pine beetle aerial survey 2009. Map. Government of Alberta.

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Note de bas de page 303

Alberta Sustainable Resource Development. 2010. Alberta forest health program.

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Note de bas de page 304

BC Ministry of Forests and Range. 2010. Mountain pine beetle infestation projection: year six results.

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Note de bas de page 305

Bergerud, A.T. 1974. Decline of caribou in North America following settlement. Journal of Wildlife Management 38:757-770.

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Note de bas de page 306

Mallory, F.F. and Hillis, T.L. 1998. Demographic characteristics of circumpolar caribou populations: ecotypes, ecological constraints, releases and population dynamics. Rangifer 10:49-60.

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Note de bas de page 307

Schaefer, J.A. 2003. Long-term range recession and the persistence of caribou in the Taiga. Conservation Biology 17:1435-1439.

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Note de bas de page 308

Vors, L.S., Schaefer, J.A., Pond, B.A., Rodgers, A.R. and Patterson, B.R. 2007. Woodland caribou extirpation and anthropogenic landscape disturbance in Ontario. Journal of Wildlife Management 71:1249-1256.

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Note de bas de page 309

Latham, A.D.M., Latham, M.C., McCutchen, N.A. and Boutin, S. 2011. Invading white-tailed deer change wolf-caribou dynamics in northeastern Alberta. Journal of Wildlife Management 75:204-212.

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Note de bas de page 310

Platt, T., Fuentes-Yaco, C. and Frank, K.T. 2003. Spring algal bloom and larval fish survival. Nature 423:398-399.

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Note de bas de page 311

Beaudoin, C.P., Prepas, E.E., Tonn, W.M., Wassenaar, L.I. and Kotak, B.G. 2001. A stable carbon and nitrogen isotope study of lake food webs in Canada's boreal plain. Freshwater Biology 46:465-477.

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Note de bas de page 312

Tonn, W.M., Paszkowski, C.A., Scrimgeour, G.J., Aku, P.K.M., Lange, M., Prepas, E.E. and Westcott, K. 2003. Effects of forest harvesting and fire on fish assemblages in boreal plains lakes: a reference condition approach. Transactions of the American Fisheries Society 132:514-523.

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Note de bas de page 313

Schindler, D.W., Bayley, S.E., Parker, B.R., Beaty, K.G., Cruikshank, D.R., Fee, E.J., Schindler, E.U. and Stainton, M.P. 1996. The effects of climatic warming on the properties of boreal lakes and streams at the Experimental Lakes Area, northwestern Ontario. Limnology and Oceanography 41:1004-1017. doi:Article; Proceedings Paper.

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Note de bas de page 314

Winder, M. and Schindler, D.E. 2004. Climate change uncouples trophic interactions in an aquatic ecosystem. Ecology 85:2100-2106.

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Note de bas de page 315

Schindler, D.E. and Scheuerell, M.D. 2002. Habitat coupling in lake ecosystems. Oikos 98:177-189.

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Note de bas de page 316

Winder, M. and Schindler, D.E. 2004. Climatic effects on the phenology of lake processes. Global Change Biology 10:1844-1856.

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Note de bas de page 317

Stenseth, N.C., Chan, K.S., Tong, H., Boonstra, R., Boutin, S., Krebs, C.J., Post, E., O'Donoghue, M., Yoccoz, N.G., Forchhammer, M.C. and Hurrell, J.W. 1999. Common dynamic structure of Canada lynx populations within three climatic regions. Science 285:1071-1073.

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Note de bas de page 318

Stenseth, N.C., Falck, W., Chan, K.S., Bjornstad, O.N., O'Donoghue, M., Tong, H., Boonstra, R., Boutin, S., Krebs, C.J. and Yoccoz, N.G. 1998. From patterns to processes: phase and density dependencies in the Canadian lynx cycle. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 95:15430-15435.

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Note de bas de page 319

Northern River Basins Study. 1996. Northern River Basins Study: the legacy. Volume 1: collective findings. Alberta Department of the Environment, Environment Canada, and Northwest Territories Department of Renewable Resources. Edmonton, AB. CD-Rom.

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Thème : Interface science-politique

Constatation clé 21
Surveillance de la biodiversité, recherche, gestion de l’information et communication des résultats

Constatation clé à l'échelle nationale
Les renseignements de surveillance recueillis sur une longue période, normalisés, complets sur le plan spatial et facilement accessibles, complétés par la recherche sur les écosystèmes, fournissent les constatations les plus utiles pour les évaluations de l’état et des tendances par rapport aux politiques. L’absence de ce type d’information dans de nombreux secteurs a gêné l’élaboration de la présente évaluation.

L’écozone+ des plaines boréales ne possède pas de cadre harmonisé en matière de surveillance de la biodiversité, de gestion de l’information sur la recherche ni de communication des résultats. Bien que de nombreuses initiatives de surveillance et de recherche soient fonctionnelles dans l’écozone+ des plaines boréales, les couvertures spatiale et thématique sont compartimentées. Les étapes visant à harmoniser la surveillance de la biodiversité et la recherche qui y est associée sont en cours dans le cadre du Plan de mise en œuvre conjoint du Canada et de l’Alberta pour la surveillance visant les sables bitumineux dans la partie ouest de l’écozone+.

Alberta Biodiversity Monitoring Institute

L’Alberta Biodiversity Monitoring Institute (ABMI) est une organisation scientifique indépendante et sans but lucratif qui mesure la biodiversité et l’empreinte des perturbations anthropiques en Alberta et qui produit des rapports liés à ces activitésReference 225. Pour ce faire, l’ABMI possède 1 656 sites de surveillance répartis systématiquement à chaque tranche de 20 km, là où l’écozone chevauche les frontières provinciales (Figure 48)Reference 225. Environ 58 % de l’écozone+ des plaines boréales est surveillé par l’ABMI. L’ABMI est conçu pour fonctionner indéfiniment et dans toute l’écozone+ des plaines boréales de l’Alberta; toutefois, il est actuellement en fonction à 50 % de sa capacité potentielle dans cette écozone+.

Cet institut vise à mesurer l’état des terres, de l’eau et de la vie sauvage en Alberta, à l’aide d’une série d’indicateurs, y compris l’utilisation des terres par l’humain, les espèces et les habitats, et à produire des rapports sur ces activités. Le cadre de surveillance comprend la cueillette intégrée et la gestion des données concernant de nombreuses espèces de mammifères, d’oiseaux, de plantes, de mousses, de lichens, d’acariens du sol, d’invertébrés aquatiques et de poissons. Les données produites par l’ABMI sont neutres, indépendantes et, règle générale, mises à la disposition du public. L’ABMI travaille de concert avec des organismes fédéraux et provinciaux afin de mettre en œuvre des systèmes de surveillance crédibles d’un point de vue scientifique de la diversité biologique dans les zones où s’exploite les sables bitumineux de l’Alberta, ce qui comprend les gisements de l’Athabasca, de Peace River et de Cold Lake.

Figure 48. Les sites de carottage de l’Alberta Biodiversity Monitoring Institute partout en Alberta.
Carte
Source : Alberta Biodiversity Monitoring Institute, 2013Reference 225
Description longue pour la figure 48

Cette carte montre les sites de carottage de l'Alberta Biodiversity Monitoring Institute en Alberta entre 2003 et 2013, ainsi que les sites prévus pour 2014. Les sites ayant fait l'objet de carottages et les sites prévus sont nombreux et répartis de manière uniforme dans l'ensemble de l'Alberta.

Plan de mise en œuvre conjoint du Canada et de l’Alberta pour la surveillance visant les sables bitumineux

Le Plan de mise en œuvre conjoint du Canada et de l’Alberta pour la surveillance visant les sables bitumineux est un programme de surveillance de l'environnement visant à faire un suivi des effets cumulatifs à long terme découlant de la mise en valeur des sables bitumineux sur l’eau, l’air, le sol et la diversité biologique. Le plan de mise en œuvre triennal, lequel a débuté en 2012, porte sur un territoire de plus de 140 000 km2. L’objectif premier de la surveillance de la biodiversité terrestre (présence de substances toxiques) consiste à surveiller les taux et les effets de contaminants découlant de l’exploitation des sables bitumineux et leur incidence sur la santé des spécimens et des populations de faune sauvage à proximité des centres d’exploitation de sables bitumineux et à des distances variables de ceux-ci. Voici quelques-uns des volets du plan de surveillance.

  1. Surveillance des effets des activités relatives aux sables bitumineux sur la reproduction des oiseaux aquatique, leur régime alimentaire et la contamination des œufs en aval des sables bitumineux de la rivière Athabasca et du lac Athabasca
  2. Surveillance des répercussions des contaminants associés au raffinage des sables bitumineux sur l’état de santé et le développement d’espèces indicatrices chez les amphibiens (p. ex., la grenouille des bois)
  3. Surveillance des effets des contaminants associés aux sables bitumineux sur la santé des oiseaux en appliquant des mesures non létales de réactions au stress et de réactions physiologiques
  4. Analyses toxicologiques d’animaux sauvages (sauvagine et mammifères) récoltés par des chasseurs ou des trappeurs ainsi que d’oiseaux morts ou moribonds dans des endroits contaminés par les sables bitumineux en aval de la rivière Athabasca
  5. Utilisation de plantes indigènes pour faire un suivi de l’état des sables bitumineux associés à des milieux humides

Le plan prévoit également une surveillance de l’incidence de la perturbation des habitats et son atténuation sur la diversité biologique des milieux terrestres. Les données provenant du programme seront à la disposition de tous à partir d’un portail (www.JointOilSandsMonitoring.ca).

Projet de modélisation de l'avifaune boréale

Le Projet de modélisation de l’avifaune boréale (PMAB)Reference 300 est une initiative de gestion et de recherche des données sur les habitats des oiseaux qui regroupe les données sur les forêts boréales en Amérique du Nord, y compris celles sur l’écozone+ des plaines boréales. S’appuyant sur des techniques de modélisation quantitative, le PMAB dégage des données sur l’abondance des populations des oiseaux des zones boréales, leur répartition géographique et leurs habitats et s’en sert pour évaluer et prévoir les effets de l’activité humaine. Les données biophysiques sont aussi regroupées à l’aide de la télédétection et des inventaires des ressources forestières, notamment les données sur le climat, la couverture terrestre et les indices de productivité forestière. Plusieurs initiatives régionales de surveillance des oiseaux chanteurs sont menées sous le PMAB avec la collaboration de chercheurs universitaires.

Figure 49. Sites de dénombrement ponctuel des oiseaux du Projet de modélisation de l’avifaune boréale.
Graph
Source : Projet de modélisation de l’avifaune boréale, 2014Reference 300
Description longue pour la figure 49

Cette carte montre les sites de dénombrement des oiseaux dans l'ensemble du Canada et de l'Alaska; ils sont concentrés le long de la frontière canado-américaine. Il n'existe pas de sites d'échantillonnage dans le sud-est de l'Alberta ou le sud-ouest de la Saskatchewan.

Relevé des populations reproductrices et des habitats de la sauvagine

Le Relevé des populations reproductrices et des habitats de la sauvagine est une initiative de collaboration entre le Fish and Wildlife Service des États-Unis (USFWS) et le Service canadien de la faune (SCF) depuis 1955. Le but premier de ce relevé est de fournir de l’information sur la taille de la population printanière et les tendances des espèces de canards en Amérique du Nord (avec un accent particulier sur le canard colvert). Les données provenant de ces relevés sont largement utilisées dans l’établissement annuel des réglementations sur la chasse aux États-Unis et au Canada, et fournissent une planification sur la conservation essentielle pour être efficace d’une série chronologique à long terme sur la sauvagineReference 301.

Constatation clé 22
Changements rapides et seuils

Thème Interface science-politique

Constatation clé à l'échelle nationale
La compréhension grandissante des changements rapides et inattendus, des interactions et des seuils, en particulier en lien avec les changements climatiques, indique le besoin d’une politique qui permet de répondre et de s’adapter rapidement aux indices de changements environnementaux afin de prévenir des pertes de biodiversité majeures et irréversibles.

Dans l’écozone+ des plaines boréales, la fragmentation de la forêt, les incendies, les perturbations causées par les insectes, les espèces envahissantes, la contamination, les changements climatiques, l’acidification et les perturbations des réseaux trophiques sont autant d’agents de stress pouvant causer des changements rapides et irréversibles à l’écozone+. Toutefois, déceler les changements rapides ou le fait qu’un seuil écologique ait été brisé nécessite davantage de données spatiales et temporelles approfondies qu’il n’y en a de disponibles pour l’écozone+. Compte tenu des données disponibles, les changements rapides de l’écozone+ des plaines boréales peuvent avoir été causés par des foisonnements d’insectes, une perte et une fragmentation de l’habitat, la fonte du pergélisol et les espèces envahissantes.

Foisonnements d’insectes

Dendroctone du pin ponderosa

La Colombie-Britannique a vécu des invasions de dendroctone du pin ponderosa sans précédent au cours de la dernière décennie, et les invasions se sont récemment propagées en Alberta. Depuis 2005, le dendroctone du pin ponderosa s’est propagé vers l’est, dans les Rocheuses, touchant des dizaines de milliers de kilomètres carrés de pins tordus latifoliés et de forêts hybrides de pins tordus latifoliés x de pins gris dans les parties ouest de l’écozone+ des plaines boréalesReference 282, Reference 283. Si on ne le surveille pas, il est possible que le dendroctone du pin ponderosa s’étende davantage vers l’est dans l’écozone+ des plaines boréales, et au-delàReference 280, Reference 281. Les hivers plus doux, l’extinction des incendies et la dispersion continue augmentent la probabilité d’agrandissement des aires de répartition (voir la section Error! Reference source not found. en page 76).

Fragmentation des forêts et recul de la couverture forestière

La population boréale du caribou des bois (c.-à-d. le caribou boréal) est classé « espèce menacée » par le COSEPACReference 257, est en déclin et risque la disparition locale dans certaines zones de son territoire (voir la section Caribou en page 68). Le déclin du caribou boréal de l’écozone+ des plaines boréales a été lié à deux facteurs qui ont altéré les dynamiques prédateur-proie de la zone. D’abord, la perte et la fragmentation de l’habitat, en particulier les perturbations linéaires (les routes et les lignes sismiques), associées à la mise en valeur du pétrole et du gaz, ont fait grimper l’accès du loup gris à l’habitat du caribouReference 189. Ensuite, les populations du cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) ont augmenté, probablement à la suite des températures plus chaudes et de la perturbation de l’habitat, qui ont créé davantage d’habitats favorisant le cerfReference 290, Reference 302. Davantage de cerfs favorisent la prédation du loup grisReference 290. L’augmentation de la population des loups, jumelée à l’augmentation du risque de prédation envers le caribou -- causée par l’augmentation de la fragmentation de l’habitat --, ont vraisemblablement œuvré en synergie et causé le déclin généralisé du caribou depuis plusieurs décennies.

Il existe un seuil du nombre d’habitats nécessaires afin de maintenir les populations des espèces qui dépendent de la forêt, en particulier des spécialistes des forêts anciennesReference 303. La plus grande partie de l’écozone+ des plaines boréales demeure intacte pour la majorité des espècesReference 226; toutefois, les seuils du nombre d’habitats ont été atteints. Par exemple, la martre d’Amérique nécessite une structure d’habitat complexe (p. ex., des débris ligneux grossiers) et une couverture forestière. La martre ne peut survivre dans les parties ouest des plaines boréales de l’Alberta, où plus de 36 % de la zone a été exploitée par la foresterie, l’industrie minière ou les activités d’autres industries, ou un mélange de ces activitésReference 304.

Bien qu’à ce jour les populations d’oiseaux forestiers ne soient pas en déclin, on s’attend à ce que l’évolution de l’état des paysages fera en sorte que ceux-ci ne pourront plus soutenir les populations d’oiseaux qui les habitent actuellement et qui préfèrent des forêts boréales à maturité et anciennesReference 305. Des espèces comme la paruline à gorge noire, la mésange à tête brune et le piranga à tête rouge préfèrent des forêts mûres et non fragmentées. Ce sont ces forêts qui sont perdues, subdivisées et perforées par l’exploitation forestière, la mise en valeur des sables bitumineux et l’enchevêtrement de lignes de sondage sismique et de pipelines, de forages d’exploration et de production, de lignes de transmission d’électricité et de services publics et de chemins d’accèsReference 305. On prévoit que les changements climatiques entraîneront une diminution plus forte des populations d’espèces terrestres associées aux forêts de stade adulte et ancien, car le taux plus élevé des incendies pourrait entraîner des déclins plus importants et plus rapides dans les forêts anciennesReference 305.

Fonte du pergélisol

Le pergélisol fond le long du périmètre nord de l’écozone+, en raison de l’élévation  de la température moyenne de l’airReference 48. On prévoit des changements dans la biodiversité, le paysage et l’hydrologie de l’écozone+ des plaines boréales, bien que les impacts actuels soient inconnus (voir la section Pergélisol en page 24 pour plus de détails).

Espèces envahissantes

À l’heure actuelle, il n’existe pas beaucoup de renseignements sur la répartition et l’abondance des espèces envahissantes de l’écozone+ des plaines boréalesReference 115. De plus, le niveau du seuil de perturbation ou de fragmentation, ou les deux, de la forêt boréale, pouvant favoriser la propagation des espèces envahissantes, demeure inconnu. Par contre, le développement industriel continu peut présenter une fenêtre d’opportunités pour les espèces non indigènes de s’établir et de se propager. Les populations des espèces non indigènes présentes dans l’écozone+ peuvent servir de sources naissantes à une invasion beaucoup plus vaste, une fois un seuil de perturbation particulier atteintReference 330, Reference 331.

Références

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Conclusion : Bien-être humain et biodiversité

L’écozone+ de la Taïga des plaines, avec ses plateaux boisés et ses vallées de cours d’eau dotées de milliers de lacs et de milieux humides, forme un vaste corridor interrompu qui s’étend vers le sud, depuis les écozones de la forêt boréale canadienne presque jusqu’à l’océan Arctique. Elle est bordée à l’ouest par la Taïga de la Cordillère et à l’est, par la Taïga du bouclier, deux régions caractérisées par la prédominance de peuplements forestiers clairsemés, voire épars, et de roche nue. La tendance à l’expansion et à l’intensification des aménagements humains, de l’agriculture et du développement industriel se poursuivant dans le sud de la forêt boréale canadienne, on observe une augmentation de la fragmentation et une transformation de l’utilisation des terres. La récolte forestière et la suppression des feux, qui sont deux activités associées, modifient les caractéristiques liées à l’âge et la structure des forêts dans les parties densément peuplées des écozones+ boréales au Canada. La Taïga des plaines pourrait devenir de plus en plus importante à l’échelle nationale car elle est un refuge et un corridor pour le biote de la forêt boréale qui nécessite de grandes parcelles intactes de forêts conifériennes d’âges mixtes et matures.

La répartition du caribou boréal au Canada l’illustre bien (figure 49). L’aire de répartition du caribou des bois, y compris la population boréale, a beaucoup diminué au fil des ans. Sa limite méridionale a remonté graduellement vers le nord depuis le début du XXe siècle, tendance qui se poursuit encore aujourd’huiReference 183, Reference 185-Reference 187. L’écozone+ de la Taïga des plaines est importante aussi comme corridor de migration et comme habitat reliant d’autres espèces, y compris des prédateurs et des oiseaux migrateurs. Le bison des bois et la Grue blanche, deux espèces en péril emblématiques, ont disparu dans presque toute leur aire de répartition nord-américaine en raison des changements subis par leur habitat, et il ne subsiste que quelques populations reliques dans la Taïga des plaines. Les deux espèces ont fait l’objet de mesures de rétablissement durant des décennies, et leur survie dépend encore de grands blocs d’habitat intact et protégé à l’intérieur de l’écozone+.

Figure 49. Aire de répartition actuelle du caribou boréal et aire de répartition historique (début des années 1900) du caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) au Canada.

Carte
Source : Environnement Canada (2012)Reference 109
Description longue pour la 49

Cette carte indique l’aire de répartition actuelle et l’extrémité sud de l’aire de répartition historique (début des années 1900) du caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) dans le  nord du Canada. L’air de répartition actuelle suit les limites de l’écozone+ de la Taïga des plaines, puis s’étend sur la moitié nord de la Saskatchewan et le centre du Manitoba, de l’Ontario, du Québec et du Labrador. L’extrémité sud de l’aire de répartition historique de l’espèce se situe nettement plus au sud; elle englobe la majeure partie de la Colombie-Britannique et une portion du Montana, puis suit la limite des prairies et couvre la majeure partie de l’Ontario, le Québec et l’est du Canada.

Les gens qui vivent dans la Taïga des plaines connaissent pertinemment la valeur de leurs terres. Pour bon nombre de résidents, la chasse, la pêche, la cueillette de baies et de plantes, et le piégeage demeurent d’importantes activités culturelles et économiques – par exemple, la plupart des ménages des collectivités Gwich’in cueillent des baies, et de 20 à 30 % des ménages de la Taïga des plaines, dans les Territoires du Nord-Ouest, obtiennent une partie ou la totalité de la viande et du poisson qu’ils consomment dans le territoire. L’exploitation forestière dans le sud de l’écozone+, le tourisme en milieu sauvage, les activités récréatives ainsi que la chasse et la pêche guidée sont d’autres secteurs de l’activité économique qui reposent sur des écosystèmes en santé.

En raison du grand attachement des résidents à leurs terres et parce que la Taïga des plaines et les terres et la mer situées au nord renferment de grandes réserves de pétrole et de gaz, l’écozone+ a souvent par le passé été aux prises avec des questions liées au développement durable. L’écozone+ est un centre d’études, de discussion et de travaux menés en collaboration et destinés à atteindre l’équilibre entre l’objectif de conservation et de respect des terres (y compris les écosystèmes et les cultures traditionnelles) et l’objectif de création d’une économie des collectivités qui soit florissante et durable.

Les processus et les initiatives qui sont concentrés dans la Taïga des plaines ont influé sur les règlements de revendications territoriales, les processus de cogestion, et les idées et pratiques entourant les Autochtones et les connaissances écologiques traditionnelles dans une grande partie du nord du Canada. Les projets d’oléoducs et de gazoducs ont mené à des évaluations, à des consultations et à des recommandations, allant de la Commission Berger dans les années 1970Reference 302 The Taiga Plains Ecozone+ à la récente évaluation du projet gazier MackenzieReference 303, Reference 304. Les organismes et les offices et conseils de gestion des ressources renouvelables dans l’écozone+ ont soutenu les principaux programmes et projets de recherche et de surveillance portant sur les effets cumulatifs, les indicateurs écologiques, les informations de référence, la planification de l’utilisation des terres et les méthodes; ils ont favorisé aussi l’utilisation des connaissances écologiques traditionnelles dans la planification et la gestion de la surveillance environnementaleReference 59. L’Étude d'impact sur le bassin du MackenzieReference 305, la West Kitikmeot Slave StudyReference 306, le Programme de surveillance des effets cumulatifs dans les Territoires du Nord-OuestReference 217 et l’Arctic Borderlands Ecological Knowledge Co-opReference 99 sont des exemples de tels processus et initiatives.

Notes de bas de page

Note de bas 255

Environment Canada. 2013. Bird Conservation Strategy for Bird Conservation Region 6: Boreal Taiga Plains. Canadian Wildlife Service. Edmonton, Alberta. iv + 288.

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Note de bas 327

Herbers, J. 2005. Biodiversity needs in Alberta: a detailed analysis. Alberta Biodiversity Monitoring Program, Alberta Biodiversity Monitoring Institute, University of Alberta. Edmonton, AB. 61 p.

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