Surveillance de la biodiversité, recherche, gestion de l’information et communication des résultats

État et tendances
état de passable à médiocre en général, avec certaines données fiables; tendances variables pour l’état de la surveillance et les composantes écosystémiques

Préoccupations, quelques améliorations, une certaine

CONSTATATION CLÉ 21. Les renseignements de surveillance recueillis sur une longue période, normalisés, complets sur le plan spatial et facilement accessibles, complétés par la recherche sur les écosystèmes, fournissent les constatations les plus utiles pour les évaluations de l’état et des tendances par rapport aux politiques. L’absence de ce type d’information dans de nombreux secteurs a gêné l’élaboration de la présente évaluation.

Cette constatation clé est divisée en deux parties :

La surveillance de la biodiversité est le processus qui consiste à établir l’état et à faire le suivi des changements dans les organismes vivants et les complexes écologiques dont ils font partie1. La surveillance de la biodiversité a une grande importance , car elle sert de fondement à l’évaluation de l’intégrité des écosystèmes, de leurs réponses aux perturbations et du succès des mesures adoptées pour conserver ou rétablir la biodiversité. La recherche aborde les questions et vérifie les hypothèses sur le fonctionnement et l’adaptation des écosystèmes et la façon dont ils interagissent en présence de facteurs de stress. La recherche écologique fournit le contexte pour l’interprétation des résultats de surveillance. Les besoins en matière de politiques et de gestion orientent la progression de la surveillance.

L’examen exhaustif de l’état de la surveillance environnementale et des systèmes d’information environnementale du Canada dépasse la portée du présent rapport. Cette section présente les observations et les leçons apprises au sujet des forces et des faiblesses de l’information et de sa disponibilité pour évaluer l’état et les tendances des écosystèmes canadiens.

Tendances des écosystèmes : quelle est la qualité des données?

Équipement de surveillance du climat © iStock.com/DonNicholsCertaines tendances : données bonnes à passables
Elles comprennent les tendances climatiques, certaines tendances des populations animales et les tendances qui peuvent être mesurées dans de vastes zones à l’aide de la télédétection (comme l'étendue de la glace de mer et les effets du dendroctone du pin ponderosa) ou avec des bases de données nationales (comme les aires protégées). La qualité des données peut varier selon les régions. Par exemple, la majorité des stations de surveillance du débit des cours d’eau se trouve dans la moitié sud du pays et à proximité des agglomérations3. Il existe d’excellents ensembles de données et de grande valeur pour de nombreuses tendances locales et régionales, comme les dates d’arrivée des bernaches aux marais Delta, les niveaux d’acidité des lacs du Bouclier boréal, la présence de contaminants chez les poissons des Grands Lacs et la situation des espèces de poissons de grande valeur sur le plan commercial.

Milieu humide © iStock.com/bryttaCertaines tendances : données insuffisantes
Il existe des données de qualité pour des régions et des périodes précises, mais la vue d'ensemble fait souvent défaut. La couverture n'est pas assez bonne pour comprendre certaines tendances importantes du biome, comme les changements dans l'étendue des habitats et des milieux humides côtiers. Les tendances de nombreux groupes d'espèces et d'aspects écosystémiques importants pour la biodiversité, tels le pergélisol, la structure des réseaux trophiques et l’expansion de l'ensemble des espèces à l'exception de quelques-unes envahissantes, sont déduites des ensembles de données obtenues dans un nombre limité d’endroits.

Les abeilles © iStock.com/icamCertaines tendances : données inexistantes
Elles comprennent les tendances de processus et de groupes d'espèces qui sont indiscutablement importants pour le maintien d'écosystèmes sains et qui peuvent subir des changements considérables. Il existe peu ou pas d'information sur les tendances concernant des processus comme la décomposition et la pollinisation et sur des tendances concernant la plupart des espèces non commerciales, les espèces de plantes sans fruits, les espèces d'invertébrés et de plus petits organismes, comme les bactéries du sol. Par conséquent, la présente évaluation n’inclut pas de compte rendu sur les tendances relatives à ces composantes de l'écosystème.

Monde

Tendances mondiales

La mesure des progrès en vue de l’objectif mondial de réduire le taux de perte de la biodiversité d’ici 2010 dépend de la surveillance de l’abondance des espèces, de la menace d’extinction, de l’étendue et de la condition des habitats, et des biens et services des écosystèmes2. Les Nations Unies rapportent que cet objectif mondial n’a pas été atteint1.
Aperçu des constatations clés