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Rapport technique thématique no. 14. - Tendances de la capacité d’habitat faunique des terres agricoles du Canada, 1986-2006

Écozone+ maritime du Pacifique

Proportion de terres agricoles

Dans l’écozone+ maritime du Pacifique, le paysage agricoleNote24 s’est contractée d’environ 12 % de 1986 à 2006, de manière à ne représenter finalement qu’à peine plus de 1 % de l’écozone+ (Figure 44). La Figure 45 montre la superficie totale des terres agricoles et la superficie occupée par chaque type de couverture en 1986, 1996 et 2006. Les pâturages non améliorés étaient le principal type de couverture et ont augmenté leur part des terres agricoles de 32 à 38 % en 20 ans. La part des terres cultivéesNote25 a augmenté (27 à 38 %), avec l’accroissement du foin cultivé (18 à 22 %) et des cultures annuelles (10 à 16 %). La part des « autres terres » a diminué, passant de 26 à 16 % des terres agricoles. Dans l’ensemble de l’écozone+, la plus grande partie de l’agriculture se pratiquait dans les écorégions des basses terres continentales (40 %) et de l’est de l’île de Vancouver (26 %). Dans les basses terres continentales (vallée du Bas-Fraser), les parts des pâturages non améliorés (environ 20 %) et des pâturages améliorés (environ 27 %) sont demeurées constantes. La part des « autres terres » (19 à 10 %) ont diminué, tandis que la part des terres cultivées a augmenté (48 à 57 %). Dans l’est de l’île de Vancouver, la part des terres cultivées a également augmenté (19 à 29 %), mais c’était une composante beaucoup moins importante des terres agricoles que dans les basses terres continentales. Dans l’est de l’île de Vancouver, la part des pâturages non améliorés a légèrement diminué (38 à 37 %), mais elle est demeurée le plus abondant des types de couverture. Le foin cultivé est passé de 15 à 25 % des terres agricoles, tandis que les pâturages améliorés (17 à 7 %) et les « autres terres » (25 à 21 %) ont diminué.

Figure 44. Pourcentage de terres agricoles dans les polygones pédo-paysages du Canada(PPC) de l’écozone+ maritime du Pacifique, en 2006.

carte

Description longue pour la figure 44

Cette carte montre le pourcentage de terres agricoles dans les polygones PPC de l'écozone+ maritime du Pacifique en 2006. Les paysages agricoles constituent un peu plus de 1 % de l'écozone+..

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Figure 45. Superficie totale de terres agricoles et superficie de chaque type de couverture (diagramme) ainsi que proportion relative de chaque type de couverture (tableau) dans l’écozone+ maritime du Pacifique, en 1986, 1996 et 2006.

graphique

Description longue pour la figure 45

Cette illustration présente un graphique à barres empilées qui montre les informations suivantes :

Pourcentage de Terres agricoles (hectares)
Type de couverture198619962006
Oléafineux1121,2141,975
Légumineuses à grain128640531
Soja000
Petits fruits5,0406,5908,643
Pâturages améliorés34,16839,25318,593
Autres terres69,22271,76936,861
Jachère3,3752,8571,113
Pâturages non améliorés84,56898,79387,108
Céréales3,1996,3445,788
Mais7,4787,4769,870
Foin cultivé47,20152,05950,548
Autres cultures2,4443,0333,252
Arbres frutiers6031,1111,141
Légumes6,4615,9275,846
Céréales d'hiver9711,110927

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Utilisation potentielle des terres agricoles par la faune

En tout, 319 espèces de vertébrés terrestres (221 oiseaux, 76 mammifères, 8 reptiles et 14 amphibiens) utilisaient comme habitat les terres agricoles de l’écozone+ maritime du Pacifique. Les « autres terres » constituaient le plus important type de couverture, en fournissant des habitats de reproduction et d’alimentation à 81 % (258) des espèces. Les pâturages non améliorés fournissaient ces deux types d’habitats à 21 % (66) des espèces et seulement un des deux types d’habitats à 36 % (114) des espèces. Les terres cultivées fournissaient les deux types d’habitats à seulement 12 % (37) des espèces et un des deux types d’habitats à 25 % (81) des espèces.

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Capacité d’habitat faunique

Bien qu’elle soit demeurée modérée, la capacité d’habitat faunique moyenne des terres agricoles de l’écozone+ maritime du Pacifique a baissé significativement de 1986 à 2006 (64,4 ± 19,2 à 52,6 ± 15,4) (ANOVA, F = 14,0, p < 0,05) (Figure 46). Les Figure 47 et Figure 48 montrent la répartition spatiale des valeurs de capacité d’habitat en 1986 et en 2006. En vingt ans, la capacité d’habitat a significativement diminué dans 68 % des terres agricoles, a augmenté dans 6 % de ces terres et est demeurée constante dans 26 % (ANOVA; test de Tukey, p < 0,05) (Figure 49). La capacité d’habitat a baissé dans les basses terres continentales (56,9 ± 23,9 à 43,2 ± 15,0) et dans l’est de l’Île de Vancouver (59,5 ± 13,3 à 51,9 ± 10,7).

Figure 46. Répartition des terres agricoles selon les classes de capacité d’habitat (axe de gauche) et capacité d’habitat moyenne des terres agricoles (axe de droite) dans l’écozone+ maritime du Pacifique, en 1986, 1996 et 2006.

graphique

Description longue pour la figure 46

Ce graphique à barres empilées (%) montre les informations suivantes :

Classes de capacité d’habitat

  • Très élevée 90->100
  • Élevée 70-90
  • Modérée 50-70
  • Faible 30-50
  • Très faible <20-30
Part de chaque classe de capacité d’habitat (pourcentage)
Classes de
capacité d’habitat
198619962006
<200.000.000.00
20-303.481.7511.02
30-4011.709.5017.04
40-5023.0317.8418.15
50-6014.8022.0431.45
60-709.7728.5319.07
70-8025.6613.272.89
80-906.316.240.00
90-1003.320.840.32
>1001.920.000.06

La capacité d’habitat moyenne dans l’ecozone+ maritime du Pacifique était 64.45 en 1986, 61.66 en 1996 et 52.62 en 2006.

Les années associées à des lettres différentes présentent des différences significatives.
ANOVA, F = 14,0; test de Tukey, p < 0,05

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Figure 47. Capacité d’habitat faunique des terres agricoles de l’écozone+ maritime du Pacifique, en 1986.

carte

Description longue pour la figure 47

Cette carte montre la capacité d'habitat faunique des terres agricoles de l'écozone+ maritime du Pacifique en 1986. On observe des capacités d'habitat très élevées à faibles dans l'ensemble de l'écozone+. La région des basses-terres continentales présente en grande partie des capacités faibles, toutefois la région située au nord présente principalement une capacité d'habitat faunique très élevée.

CH signifie la capacité d’habitat moyenne pour l’écorégion. Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres agricoles ont été pris en compte dans l’analyse.

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Figure 48. Capacité d’habitat faunique des terres agricoles de l’écozone+ maritime du Pacifique, en 2006.

carte

Description longue pour la figure 48

Cette carte montre la capacité d'habitat faunique des terres agricoles de l'écozone+ maritime du Pacifique en 2006. La capacité d'habitat faunique faible domine le paysage agricole, à l'exception de la région des basses-terres continentales, qui présente en grande partie des capacités très faibles. Une région isolée au nord présente principalement une capacité d'habitat faunique très élevée.

CH signifie la capacité d’habitat moyenne pour l’écorégion. Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres agricoles ont été pris en compte dans l’analyse.

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Figure 49. Changements survenus de 1986 à 2006 dans la capacité d’habitat faunique des terres agricoles de l’écozone+ maritime du Pacifique.

carte

Description longue pour la figure 49

Cette carte montre les changements survenus de 1986 à 2006 dans la capacité d'habitat faunique des terres agricoles de l'écozone+ maritime du Pacifique. En vingt ans, la capacité d'habitat a significativement diminué dans 68 % des terres agricoles, a augmenté dans 6 % de ces terres et est demeurée constante dans 26 %.

ANOVA; test de Tukey, p < 0,05. Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres agricoles ont été pris en compte dans l’analyse.

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Interprétation

La diminution de la part des « autres terres » a été la principale cause de la baisse significative de capacité d’habitat survenue dans les terres agricoles de l’écozone+ maritime du Pacifique. À l’échelle des écozones+, la proportion de la catégorie « autres terres » a diminué de près de 10 %, ce qui représente une perte considérable de l’habitat naturel et semi-naturel qui a le plus de valeur pour les terres agricoles tandis que les terres cultivées se sont étendues. Ce changement a été particulièrement criant dans les basses terres continentales, où la baisse de 9 % des « autres terres » a réduit leur part à moins de 10 %, tandis que les terres cultivées ont augmenté de 9 % pour atteindre une part à peine inférieure à 60 %. Les baisses de capacité d’habitat survenues dans l’est de l’île de Vancouver étaient également liées à une diminution des parts des « autres terres » (- 4 %) et des pâturages améliorés (- 10 %) et à une augmentation correspondante de la part des terres cultivées (+ 10 %), qui ont fini par former presque 30 % des terres agricoles. La capacité d’habitat plus élevée des terres agricoles de cette écorégion par rapport à celles des basses terres continentales était due à la part plus grande des « autres terres » (21 contre 10 %) et à la part plus petite des terres cultivées (29 contre 57 %). Dans l’écorégion des chaînons du Pacifique, contrairement à ce qui se passe dans les autres écorégions de l’écozone+, la zone agricole a connu une expansion principalement due à l’ajout de pâturages non améliorés. En 2006, ce type de couverture occupait beaucoup plus de la moitié (59 %) des terres agricoles de l’écorégion, tandis que les terres cultivées n’en constituaient que 20 %. Bien que la part des « autres terres » (38 à 13 %) ait décliné, la capacité d’habitat des terres agricoles de l’écorégion est passée de 73,9 ± 20,6 à 62,1 ± 23,2 et demeure la plus élevée de l’écozone+ maritime du Pacifique. Il en est ainsi parce que les pâturages non améliorés, arrivant au deuxième rang quant à leur valeur comme habitat faunique, occupaient près de 60 % de la superficie totale des terres agricoles.

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Notes de bas de page

Note 24

Le paysage agricole (ou terres agricoles), tel qu’il est indiqué tout au long de ce rapport, comprend la catégorie « autres terres » du Recensement de l’agriculture, composée de zones telles que les terres humides, les zones riveraines, les brise-vent, les terres boisées, les terres incultivées, les anciens champs et les zones anthropiques (bâtiments agricoles, serres et allées).

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Note 25

Les terres cultivées comprennent toutes les terres agricoles à l’exception de la catégorie « autres terres », des pâturages non améliorés, des pâturages améliorés et des terres en jachère.

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