Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Rapport technique thématique no. 14. - Tendances de la capacité d’habitat faunique des terres agricoles du Canada, 1986-2006

Écozone+ des plaines boréales

Proportion de terres agricoles

Dans les plaines boréales, le paysage agricoleNote15 ont connu une expansion de 1986 à 2006 (13,0 à 13,5 millions d’hectares) et constituent maintenant environ 21 % du territoire de l’écozone+ (Figure 20). La Figure 21 montre la superficie totale des terres agricoles et la superficie occupée par chaque type de couverture en 1986, 1996 et 2006. Les pâturages non améliorés constituaient le principal type de couverture, mais leur part a diminué au cours de la période de 20 ans, passant de 27 à 24 % de la superficie totale de terres agricoles. La superficie consacrée aux céréales est généralement demeurée stable de 1986 à 1996, constituant environ 26 % des terres agricoles, puis elle est tombée à 19 % en 2006. Le foin cultivé (6 à 16 %), les pâturages améliorés (8 à 12 %) et les oléagineux (10 à 11 %) ont augmenté leur part, tandis que la jachère (9 à 3 %) et les « autres terres » (14 à 13) ont connu une baisse.

Figure 20. Pourcentage de terres agricoles dans les polygones pédo-paysages du Canada(PPC) de l’écozone+ des plaines boréales, en 2006.

carte

Description longue pour la figure 20

Cette carte montre le pourcentage de terres agricoles dans les polygones PPC de l'écozone+ des plaines boréales en 2006. Il y a 13,5 millions d'hectares de terres agricoles qui représentent environ 21 % de l'écozone+, principalement le long de la moitié sud.

Haut de la page

Figure 21. Superficie totale de terres agricoles et superficie de chaque type de couverture (diagramme) ainsi que proportion relative de chaque type de couverture (tableau) dans l’écozone+ des plaines boréales, en 1986, 1996 et 2006.

graphique

Description longue pour la figure 21

Cette illustration présente un graphique à barres empilées montrant les informations suivantes :

Pourcentage de Terres agricoles (hectares)
Type de couverture198619962006
Oléafineux1,247,7311,089,1431,452,132
Légumineuses à grain69,916170,017162,528
Soja017311,343
Petits fruits113487431
Pâturages améliorés994,5411,339,5641,662,527
Autres terres1,831,0191,663,4951,768,947
Jachère1,227,537708,448451,333
Pâturages non améliorés3,443,8253,508,9063,193,971
Céréales3,323,4793,473,2512,589,999
Mais4,6005,96117,930
Foin cultivé753,7791,797,7152,167,276
Autres cultures26,17731,37825,011
Arbres frutiers35134
Légumes8771,1651,023
Céréales d'hiver72,10825,66641,854

Haut de la page

Environ 75 % des terres agricoles des plaines boréales se trouvaient dans les écorégions de la transition boréale et des basses terres de la rivière de la Paix. En 20 ans, la part des céréales est passée de 23 à 20 %, tandis que celle des pâturages non améliorés est passée de 29 à 22 %; cependant, malgré cette diminution, les deux types de couverture sont demeurés les plus abondants de l’écozone+. La jachère est passée de 10 à 4 % de la superficie totale de terres agricoles, tandis que les parts du foin cultivé (6 à 15 %) et des pâturages améliorés (9 à 13 %) ont augmenté. La part des « autres terres » a diminué de moins de 1 % et représente maintenant un peu moins de 12 % des terres agricoles. Globalement, la part des terres en cultureNote16 a été stable durant toute la période, se maintenant à environ 55 %. Dans les basses terres de la rivière de la Paix, (où se pratique 21 % de l’agriculture de l’écozone+), la part des pâturages non améliorés est demeurée stable à environ 20 %, tandis que celle des céréales a diminué, passant de 28 à 18 %. La part de jachère a diminué (13 à 4 %), tandis que celles du foin cultivé (5 à 17 %) et des pâturages améliorés (6 à 11 %) ont augmenté. La catégorie « autres terres » est passée de 17 % à un peu plus de 13 %.

Haut de la page

Utilisation potentielle des terres agricoles par la faune

En tout, 313 espèces de vertébrés terrestres (235 oiseaux, 63 mammifères, 6 reptiles et 9 amphibiens) pouvaient utiliser les terres agricoles de l’écozone+ des plaines boréales. La catégorie « autres terres » était le type de couverture le plus important pour la faune, car elle fournissait des habitats de reproduction et d’alimentation à 89 % (280) des espèces. Les pâturages non améliorés arrivaient au deuxième rang, en fournissant ces deux types d’habitats à 20 % (62) des espèces. Lorsque d’autres types de couverture adéquats pouvaient fournir un habitat de reproduction, 41 % (127) des espèces pouvaient utiliser les pâturages non améliorés comme habitat d’alimentation. Les terres cultivées pouvaient fournir les deux types d’habitats à seulement 4 % (11) des espèces. Cependant, lorsque d’autres types de couverture pouvaient leur fournir un habitat de reproduction, 29 % (90) des espèces pouvaient utiliser les terres cultivées comme habitat d’alimentation.

Haut de la page

Capacité d’habitat faunique

La capacité d’habitat faunique moyenne des terres agricoles a connu une baisse significative de 1986 (49,8 ± 12,2) à 2006 (47,8 ± 11,7), et elle est maintenant jugée faible (ANOVA, F = 3,95; p = 0,014) (Figure 22). La répartition spatiale des valeurs de capacité d’habitat en 1986 et en 2006 est indiquée aux Figure 23 et Figure 24. Cette baisse globale s’explique par le fait que la capacité d’habitat a diminué dans 13 % des terres agricoles, a augmenté dans 9 % de ces terres et est demeurée constante dans 78 % (ANOVA; test de Tukey, p < 0,05) (Figure 25). La capacité d’habitat faunique est demeurée stable dans l’écorégion de la transition boréale (43,4 ± 9,9 à 43,1 ± 9,1) tandis qu’elle a diminué dans celle des basses terres de la rivière de la Paix (51,4 ± 10,5 à 46,3 ± 7,6) (ANOVA; test de Tukey, p < 0,05).

Figure 22. Répartition des terres agricoles selon les classes de capacité d’habitat (axe de gauche) et capacité d’habitat moyenne des terres agricoles (axe de droite) dans l’écozone+ des plaines boréales, en 1986, 1996 et 2006.

graphique

Description longue pour la figure 22

Ce graphique à barres empilées (%) indique les informations suivantes :

Classes de capacité d’habitat

  • Très élevée 90->100
  • Élevée 70-90
  • Modérée 50-70
  • Faible 30-50
  • Très faible <20-30
Part de chaque classe de capacité d’habitat (pourcentage)
Classes de
capacité d’habitat
198619962006
<200.000.000.00
20-305.116.497.12
30-4022.8825.7019.57
40-5030.8134.2134.33
50-6028.8424.4527.24
60-7010.277.8110.33
70-801.681.331.27
80-900.410.000.00
90-1000.000.000.00
>1000.000.000.12

La capacité d’habitat moyenne dans l’ecozone+ des plaines boréales était 49.75 en 1986, 47.90 en 1996 et 47.78 en 2006.

Les années associées à des lettres différentes présentent des différences significatives (ANOVA, F = 4,25; test de Tukey, p < 0,05).

Haut de la page

Figure 23. Capacité d’habitat faunique des terres agricoles de l’écozone+ des plaines boréales, en 1986.

carte

Description longue pour la figure 23

Cette carte montre la capacité d'habitat faunique des terres agricoles de l'écozone+ des plaines boréales en 1986. La plupart des terres agricoles présente une capacité d'habitat faunique modérée, avec une zone présentant une capacité très faible au centre de la Saskatchewan. Il existe une zone qui présente une capacité d'habitat faunique faible dans le nord-ouest de l'Alberta, et une zone qui présente une capacité élevée plus à l'ouest, en Colombie-Britannique.

CH signifie la capacité d’habitat moyenne pour l’écorégion. Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres agricoles ont été pris en compte dans l’analyse.

Haut de la page

Figure 24. Capacité d’habitat faunique des terres agricoles de l’écozone+ des plaines boréales, en 2006.

carte

Description longue pour la figure 24

Cette carte montre la capacité d'habitat faunique des terres agricoles de l'écozone+ des plaines boréales en 2006. La plupart des terres agricoles présente une capacité d'habitat faunique modérée, avec une zone présentant une capacité très faible au centre de la Saskatchewan. Il existe une zone présentant une capacité d'habitat faunique très faible dans le nord-ouest de l'Alberta.

CH signifie la capacité d’habitat moyenne pour l’écorégion. Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres agricoles ont été pris en compte dans l’analyse.

Haut de la page

Figure 25 . Changements survenus de 1986 à 2006 dans la capacité d’habitat faunique des terres agricoles de l’écozone+ des plaines boréales.

carte

Description longue pour la figure 25

Cette carte montre les changements survenus de 1986 à 2006 dans la capacité d'habitat faunique des terres agricoles de l'écozone+ des plaines boréales. Cette baisse globale s'explique par le fait que la capacité d'habitat a diminué dans 13 % des terres agricoles, a augmenté dans 9 % de ces terres et est demeurée constante dans 78 %.

ANOVA; test de Tukey, p < 0,05. Tous les polygones PPC comportant plus de 5 % de terres agricoles ont été pris en compte dans l’analyse.

Haut de la page

Interprétation

La faible capacité d’habitat des terres agricoles des plaines boréales est due à la part relativement petite de la catégorie « autres terres » (13 %) et au fait que les terres en culture représentent plus de 51 % de la superficie totale de terres agricoles. Les principaux changements de type de couverture ayant affecté la capacité d’habitat faunique sont premièrement la réduction de la part des pâturages non améliorés (3 %) et deuxièmement la réduction de la part des « autres terres » (1 %). Au cours de la période étudiée, la diminution de la jachère et des céréales et l’expansion du foin cultivé ont constitué une amélioration en ce qui concerne la portion des terres agricoles en culture. Comme peu d’espèces peuvent satisfaire tous leurs besoins en matière d’habitat uniquement dans les terres cultivées, ces changements de prime abord bénéfiques ont peu de valeur réelle pour la faune, en l’absence d’une superficie suffisante de terres naturelles et semi-naturelles pour les besoins vitaux de la plupart des espèces.

Parmi les écorégions de l’écozone+ des plaines boréales, c’est la transition boréale qui présentait la plus faible capacité d’habitat faunique (43,2 ± 9,1). En 20 ans, cette capacité a diminué de moins de 1 %. Dans les basses terres de la rivière de la Paix, la capacité d’habitat faunique a baissé significativement, passant de 51,5 ± 10,5 à 46,3 ± 7,6 (ANOVA; test de Tukey, p < 0,05). Cette baisse est principalement due à la forte diminution de la part des « autres terres » (17 à 13 %). Moins de 2 % des terres agricoles des plaines boréales se trouvent dans l’écorégion des hautes terres des collines Clear. Dans cette écorégion, la diminution de la part des « autres terres » (28 à 21 %) a été la principale cause de la baisse significative de capacité d’habitat (61,0 ± 25,2 à 41,1 ± 22,6) (ANOVA; test de Tukey, p < 0,05). Malgré cette baisse, les hautes terres des collines Clear demeurent l’écorégion ayant la plus forte capacité d’habitat de toute l’écozone+ des plaines boréales.

Haut de la page

Notes de bas de page

Note 15

Le paysage agricole (ou terres agricoles), tel qu’il est indiqué tout au long de ce rapport, comprend la catégorie « autres terres » du Recensement de l’agriculture, composée de zones telles que les terres humides, les zones riveraines, les brise-vent, les terres boisées, les terres incultivées, les anciens champs et les zones anthropiques (bâtiments agricoles, serres et allées).

Retour à la référence15

Note 16

Les terres en culture comprennent les terres en jachère et les cultures annuelles (plantes oléagineuses, légumineuses à grain, sojas, céréales, maïs, foin cultivé, autres cultures, légumes et céréales d’hiver).

Retour à la référence16