CONSTATATION CLÉ 20. Des changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans des milieux terrestres et dans des milieux d'eau douce et d'eau marine. La diminution ou la disparition d'éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.
Les réseaux trophiques sont formés des relations entre les divers organismes d'un système constitué à la base de producteurs primaires (plantes, algues et micro-organismes) et dans lequel intervient un ensemble de consommateurs et de décomposeurs1. Les cycles de population consistent en sommets et en baisses périodiques réguliers dans l'abondance annuelle qui sont largement dictés par la dynamique de certains réseaux trophiques. Les réseaux trophiques et les cycles des populations sont importants parce qu'ils forment la structure et les fonctions des écosystèmes. Les changements de la diversité des espèces résultent souvent de changements dans les réseaux trophiques.
Le déclin de la morue et d'autres espèces de poisson prédatrices au large de la côte Atlantique constitue un exemple des effets dévastateurs qui peuvent se produire lorsqu'une composante importante d'un réseau trophique subit de graves réductions. Cette perte de poissons prédateurs a entraîné d'autres transformations de l'écosystème, dont, entre autres, de grandes augmentations des crevettes (voir Zones marines).