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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour les écozones+ superscript du Bouclier boréal et Boréale de Terre-Neuve

Thème : Biomes

Forêts

Constatation clé 1
Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
Sur le plan national, la superficie que couvrent les forêts a peu changé depuis 1990; sur le plan régional, la réduction de l'aire des forêts est considérable à certains endroits. La structure de certaines forêts du Canada, y compris la composition des espèces, les classes d'âge et la taille des étendues forestières intactes, a subi des changements sur des périodes de référence plus longues.

Écozone+ du Bouclier boréal : forêts

La majeure partie de l'écozone+ du Bouclier boréal est constituée de forêt boréale, mais l'écozone+ comprend également des forêts tempérées dans sa partie méridionale. En 2005, les forêts couvraient 88 % de l'écozone+. La composition, les classes d'âge ainsi que les moteurs biotiques et abiotiques des forêts varient grandement d'un endroit à l'autre de la vaste étendue de l'écozone+. À titre d'exemple, le feu est une perturbation majeure ainsi qu'un moteur de la composition et des classes d'âge de la forêt dans l'écozone+ du Bouclier boréal dans son ensemble, mais la récurrence des incendies varie de 125 à 600 ans entre l'est et l'ouestNB37. La foresterie est également une industrie majeure en Ontario et au Québec, et joue un moins grand rôle en Saskatchewan et au Manitoba. Les forêts ont été converties en terres cultivées dans la portion sud-ouest de l'écozone+ entre 1985 et 2006NB23. Ces changements n'étaient pas significatifs à l'échelle de l'écozone+ et la surface générale des écosystèmes forestiers n'a pas changé, cependant, la composition et la structure des forêts aménagées se sont transformées NB38 NB39 NB40.

Le passage d'une forêt de conifères à une forêt à feuilles caduques et à des arbustes a peut-être été facilité par la régénération naturelleNB40 NB41 NB42. La régénération naturelle des aires de coupe était pratique courante dans les régions centrales du Canada des années 1920 au milieu des années 1970 et continue d'être une approche communeNB43. L'échec de la régénération naturelle a occasionné des programmes de replantation à partir des années 1970 jusqu'en 2009NB44 NB45.

Le suivi de la composition et de la structure des forêts est effectué par les ministères provinciaux des ressources naturelles et de l'environnement; par conséquent, les données et les discussions qui suivent sont basées sur des divisions provinciales ainsi que sur des sommaires supplémentaires au niveau des écozones+ et des écorégions lorsque c'est possible. Figure 6 et la Figure 7 illustrent les zones de forêts qui sont aménagées dans l'écozone+ du Bouclier boréal, de même que les limites des écorégions définies dans le Cadre écologique national pour le CanadaNB9.

Figure 6. Carte des forêts aménagées des portions de l'écozone+ du Bouclier boréal situées en Saskatchewan et au Manitoba.

Les zones illustrées dans le Manitoba sont des unités d'aménagement forestières. En Saskatchewan, les forêts aménagées comprennent des forêts au sud de la région de reconnaissance du nord pour laquelle des données d'inventaire existent. Les limites des écorégions y sont montrées afin de fournir le contexte.

carte
Source : ministère de l'Environnement de la Saskatchewan, Forestry Service Branch (Direction générale des services forestiers), données non publiées et Conservation Manitoba, Direction générale des forêts, Forest Management Licenses (Permis d'aménagement des forêts), données non publiéesNB38

Description longue pour la figure 6

Cette carte montre les forêts aménagées dans les portions saskatchewanaises et manitobaines de l'écozone+ du Bouclier boréal. Du nord au sud, commençant en Saskatchewan, l'écorégion de la plaine d'Athabasca ne montre aucune forêt aménagée, et les hautes terres de la rivière Churchill montre moins de 50 % de forêts aménagées. Les régions du Manitoba montrées sont des unités de gestion des forêts, et du nord au sud représentent la rivière Churchill (aménagée à 100 %), High Rock (aménagé à 100 %), la rivière Nelson (aménagée à 100%), les hautes terres de la rivière Hayes (aucune aménagement), la rivière Hayes (aménagée à 100 %), le lac Winnipeg est (aménagé à 100 %), les hautes terres du Lac Seul (aucun aménagement), Pineland (aménagé à 100 %) et le Lac des Bois (aucun aménagement).

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Figure 7. Carte des forêts aménagées des portions de l'écozone+ du Bouclier boréal situées en Ontario et au Québec.

Le terme « forêts aménagées » fait référence aux régions pour lesquelles des données d'inventaire existent. Les régions forestières de l'Ontario et les domaines forestiers du Québec sont illustrés afin de fournir un contexte.

carte
Source : Ministère des Ressources naturelles, 2005NB46

Description longue pour la figure 7

Cette carte montre les forêts aménagées dans les portions ontariennes, québécoises et labradoriennes de l'écozone+ du Bouclier boréal. Les régions forestières ontariennes et les domaines forestiers québécois sont montrés. Les régions ontariennes sont les Grands Lacs-Saint-Laurent (aménagé à plus de 50 %), le Bouclier boréal (aménagé à environ 50 %) et la baie d'Hudson (aménagé à moins de 50 %). Les domaines québécois comprennent l'érablière à caryer cordiforme (aménagé à plus de 50 %), l'érablière à tilleul de l'ouest (aménagé à plus de 50 %), l'érablière à bouleau jaune (ouest : aménagé à plus de 50 % et est : aménagé à plus de 50 %), la sapinière à bouleau jaune (ouest : aménagé à plus de 50 % et est : aménagé à plus de 50 %), la sapinière à bouleau blanc (ouest : aménagé à plus de 50 % et est : aménagé à plus de 50 %) et la pessière à mousses (ouest : aménagé à plus de 50 % et est : aménagé à environ 50 %). Les écorégions labradoriennes comprennent le lac Melville (aucun aménagement) et la rivière Paradise (aménagé à plus de 50 %).

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Les perturbations les plus communes dans la partie occidentale de l'écozone+ du Bouclier boréal sont les incendies. L'absence d'extinction des incendies a donné lieu à un régime des feux relativement naturel, particulièrement dans la partie de l'écozone+ située en Saskatchewan où il y a peu de facteurs stressants anthropiquesNB47. Les opérations forestières sont limitées à 340 000 km2 le long de la frontière sud de l'écorégion des hautes terres de la rivière ChurchillNB48 et moins de 10 km2 sont récoltés par annéeNB49. Environ 76 % de l'écozone+ du Bouclier boréal en Saskatchewan est recouverte de forêtsNB50. Au Manitoba, la gestion forestière a causé un déclin du nombre de pins gris (Pinus banksiana), d'épinettes noires (Picea mariana) et d'épinettes blanches (Picea glauca) et une hausse du nombre d'autres pins, de sapins baumiers (Abies balsamea) ainsi que d'autres conifères et feuillus entre les années 1970 et 1990 (voir la Figure 8 pour des exemples).

Figure 8. Aire des types de couverture selon les espèces d'arbres dans la section de forêt Pineland pour les années 1970, 1980 et 1990.

graphique
Source : Conservation Manitoba, Direction générale des forêts, Inventaire des forêts du Manitoba, données non publiéesNB38.

Description longue pour la figure 8

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Aire des types de couverture selon les espèces d'arbres dans la section de forêt Pineland pour les années 1970, 1980 et 1990.
TypeAnnées 1970Années 1980Années 1990
Pin gris989,0907,5823,0
Autres pins16,935162,8
Épinette1 766,71 849,71 505,4
Sapin baumier13.,757,3115,7
Autres conifères531,2909,5852,1
Peuplier2 150,82 133,42 030,4
Bouleau gris32,825,433,3
Autres feuillus6,039,993,9

Aire de type de couverture (km2)

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Les perturbations naturelles pour la partie est de la forêt boréale du Canada comprennent les incendies NB47, NB51, les infestations d'insectesNB52 et le déracinement par le ventNB53. Parmi celles-ci, ce sont les incendies qui ont l'influence la plus étendue à l'échelle régionaleNB54. Les régimes d'incendies (la fréquence, la taille, l'intensité, la saisonnalité, le type et la gravité des incendies) ont une influence considérable sur la structure par âge des paysages boréaux, ainsi que la structure et la composition des peuplementsNB55 NB56 NB57 NB58. Dans la partie orientale de l'écozone+ du Bouclier boréal, 30 % de la région boisée est dominée par des forêts de conifères denses, 13 % par des forêts mixtes de conifères et à feuilles caduques et 35 % est considérée comme forêt clairseméeNB59. On note relativement peu de perturbations d'origine humaine, mais ces forêts sont susceptibles de subir les effets des changements climatiques, ce qui peut potentiellement mener à une hausse de la fréquence et de l'étendue des incendies et à des changements dans la distribution des espècesNB59.

La forêt boréale de la région de l'Ontario couvre approximativement 500 000 km2 et est constituée de forêt à 82 %NB60. Les peuplements dominés par les conifères, particulièrement ceux qui sont dominés par les épinettes, sont devenus des peuplements à dominance mixte et à feuilles caduques après la récolte en Ontario (Figure 9) et au Québec (Figure 10)NB39 NB40 NB61. La régénération des épinettes dépend des feux, de sorte que l'absence de feux de forêt mène à une régénération réduite des épinettes et à une augmentation des espèces feuillues ou d'autres conifèresNB62. Bien que des conifères soient plantés après la récolte, la régénération des bois résineux n'est pas toujours réussieNB39 NB42 NB44 NB63.

Figure 9. Changements dans la proportion des groupes de composition des espèces d'arbres après la récolte dans 1 522 parcelles partout dans la forêt boréale de la région de l'Ontario entre la période de 1970 à 1985 et 1990 (de 5 à 20 ans après l'abattage).

graphique
Source : adapté de Hearden et coll., 1992NB40

Description longue pour la figure 9

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Changements dans la proportion des groupes de composition des espèces d'arbres après la récolte dans 1 522 parcelles partout dans la forêt boréale de la région de l'Ontario entre la période de 1970 à 1985 et 1990 (de 5 à 20 ans après l'abattage).
TypeÉtat original État original
(1970-1985)
Après régénération (1990)
Résineux mixtes2921
Épinette184
Pin gris1015
Feuillus619
Forêt mixte3641

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Figure 10. Aire proportionnelle selon le type de couverture dans le sous­domaine est de l'épinette et de la mousse au Québec.

graphique
Source : Ministère des Ressources naturelles, 2002NB61

Description longue pour la figure 10

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Aire proportionnelle selon le type de couverture dans le sous­domaine est de l'épinette et de la mousse au Québec.
typeAire proportionelle (%)
1970-79
Aire proportionelle (%)
1980-89
Aire proportionelle (%)
1990-99
Conifères848075
Mixtes9109
Décidus211
En régénération4915

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La majorité des activités de récolte dans les forêts de l'État en Ontario ont lieu dans les régions de la forêt boréale et de la forêt des Grands Lacs et du Saint-LaurentNB45. En 2009-2010, on comptait 852 zones de coupes de récolte à blanc actives dans la région de la forêt boréale (Figure 7). De ces coupes à blanc, 826 (97 %) mesuraient moins de 2,6 km2. La taille moyenne d'une coupe à blanc était de 0,6 km2 tandis que la plus grande coupe à blanc mesurait 14,2 km2 NB45. La distribution par classe d'âge de la forêt constitue un important indicateur de changement des processus de l'écosystème. On inscrit les peuplements forestiers dans la classe d'âge de 0 à 20 ans jusqu'à ce qu'un nouveau traitement de régénération ait été prescrit. Cela comprend les activités de préparation du site et de régénération visant à favoriser l'établissement des peuplements forestiers désirés jusqu'à ce que le peuplement soit déclaré établi, c'est-à-dire qu'il respecte les critères de croissance et qu'il soit libre, au bout du compte, de végétation concurrente. Des niveaux élevés de perturbations liées aux feux, une régénération en retard ou échouée, la production retardée de rapports de régénération réussie et les intervalles de temps entre la perturbation et le temps où le peuplement est déclaré établi peuvent avoir contribué à la fréquence élevée de rapports dans la classe d'âge de 0 à 20 ans pour l'Ontario (Figure 11). De la même manière, la distribution par classe d'âge des forêts du Manitoba penche vers les plus jeunes arbresNB64.

Figure 11. La superficie (en milliers de km2) de la distribution par classe d'âge pour les forêts aménagées de l'Ontario, pour tous les types de forêt en 1996, 2001 et 2006.

graphique
Source : données du Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, 2007NB39

Description longue pour la figure 11

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

La superficie (en milliers de km2) de la distribution par classe d'âge pour les forêts aménagées de l'Ontario, pour tous les types de forêt en 1996, 2001 et 2006.
Classe d'âgeSuperficie (milliers de km2)
1996
Superficie (milliers de km2)
2001
Superficie (milliers de km2)
2006
0-2049.344.155.8
21-4016.319.524.3
41-6054.348.234.3
61-8074.279.869.3
81-10055.760.763.3
101-12032.234.833.4
121-14034.525.823.6
141-16016.018.517.5
161-1802.24.44.7
180+1.21.00.8

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La portion du Québec de l'écozone+ du Bouclier boréal comprend environ 433 000 km2 de forêt, donc 424 000 km2 sont productifs (c.-à-d., des forêts capables de produire 30 m2 ou plus de bois par hectare (0,01 km2) en moins de 120 ans, et qui ont une pente inférieure à 41 %NB63). Les archives historiques de reconstruction après les incendies des 300 dernières années du nord-est de l'Ontario à la rive Nord dans l'est du Québec indiquent que, traditionnellement, plus de 50 % de la forêt avait plus de 100 ansNB58 NB65 . Au Québec, les pratiques actuelles d'aménagement forestier sont responsables d'une augmentation de la proportion d'habitats aux premiers stades de succession écologique et d'une diminution d'habitats au dernier stade de succession écologique à mesure que la foresterie se déplace vers l'est et le nord (p. ex.,Figure 12 NB55 NB66. La récolte vise les classes d'âge plus avancé, ce qui fait que la transformation à des stades de succession écologique plus jeunes se produit davantage que ce à quoi on s'attendrait en présence de perturbations exclusivement naturelles.

Figure 12. Aire proportionnelle des sous­domaines les plus communs par stade de développement dans la portion du Québec de l'écozone+ du Bouclier boréal.

Les données incluent les forêts privées et publiques.

graphique
Source : ministère des Ressources naturelles et Faune, 2009NB528, Statistiques forestières, données non publiées, mises à jour des données du Ministère des Ressources naturelles de 2002NB61

Description longue pour la figure 12

Cette série de graphiques à barres montre les informations suivantes :

Données de la figure 12a - Érable à sucre – bouleau jaune, ouest
Stade de développementAire proportionelle (%)
1970-79
Aire proportionelle (%)
1980-89
Aire proportionelle (%)
1990-99
Mature626365
Jeune313028
Régénérée535
En régénération242
Données de la figure 12b - Érable à sucre – bouleau jaune, est
Stade de développementAire proportionelle (%)
1970-79
Aire proportionelle (%)
1980-89
Aire proportionelle (%)
1990-99
Mature534554
Jeune354231
Régénérée7812
En régénération553
Données de la figure 12c - Sapin baumier – bouleau jaune, ouest
Stade de développementAire proportionelle (%)
1970-79
Aire proportionelle (%)
1980-89
Aire proportionelle (%)
1990-99
Mature566769
Jeune302016
Régénérée12812
En régénération353
Données de la figure 12d - Sapin baumier – bouleau jaune, est
Stade de développementAire proportionelle (%)
1970-79
Aire proportionelle (%)
1980-89
Aire proportionelle (%)
1990-99
Mature314349
Jeune483426
Régénérée131420
En régénération795
Données de la figure 12e - Sapin baumier – bouleau gris, ouest
Stade de développementAire proportionelle (%)
1970-79
Aire proportionelle (%)
1980-89
Aire proportionelle (%)
1990-99
Mature424447
Jeune282522
Régénérée181622
En régénération12159
Données de la figure 12f - Sapin baumier – bouleau gris, est
Stade de développementAire proportionelle (%)
1970-79
Aire proportionelle (%)
1980-89
Aire proportionelle (%)
1990-99
Mature495552
Jeune221922
Régénérée211517
En régénération71110
Données de la figure 12g - Pessière à mousse, ouest
Stade de développementAire proportionelle (%)
1970-79
Aire proportionelle (%)
1980-89
Aire proportionelle (%)
1990-99
Mature575147
Jeune222924
Régénérée14813
En régénération71216
Données de la figure 12h - Pessière à mousse, est
Stade de développementAire proportionelle (%)
1970-79
Aire proportionelle (%)
1980-89
Aire proportionelle (%)
1990-99
Mature706665
Jeune172118
Régénérée867
En régénération4610

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Le gouvernement du Québec explore actuellement la viabilité de la production de fibres dans le Nord (entre les 49e et 52e parallèles). Les trois zones potentielles comprendraient le « développement nordique », une région qui possède des zones fragiles, mais qui offre en général une bonne croissance et un bon potentiel pour la foresterie, un « développement mené par le feu » avec de courts intervalles de feu qui devront être considérés durant la planification de la récolte, et un « développement limité » plus au nord pour de la foresterie limitéeNB67.

Les régions au nord des forêts aménagées sont rarement surveillées et les changements qui surviennent dans ces régions ne sont généralement pas connus. Cependant, les peuplements denses et matures de conifères (dominés par les épinettes) ont été remplacés par des terrains boisés de lichen sur plus de neuf pour cent du paysage entre 1950 et 2002, causant un changement dans les types d'écosystème dans la partie nord-est de l'écozone+ du Bouclier boréal. On attribue ces changements à une fréquence accrue d'incendies, à des feux moins graves arrivant plus tôt et à des incendies de forêt se produisant peu après des infestations d'insectesNB68 NB69.

Une petite portion de l'écozone+ du Bouclier canadien s'étend dans le Labrador. Selon les images Landsat de 1987 à 1990, 87 % de la région est couverte de forêt et comprend les écorégions de la rivière Paradise et du lac Melville au complet (Figure 7). Les forêts d'épinettes noires et de sapins baumiers viables sur le plan commercial constituent 52,6 % des régions boisées totales tandis que la forêt non commerciale comprend les autres forêts d'épinettes noires (24,3 %), les terrains boisés de lichens (6,7 %) et de plus petites quantités de broussailles de feuillus et de forêt mixteNB70. Les régions brûlées composent 15 % des régions boisées et sont généralement dominées par le bouleau, le tremble et l'épinette noire. On ne peut déterminer aucune tendance pour le Labrador, car ces forêts ne sont pas surveillées régulièrement. Des placettes d'échantillonnage permanentes ont été établies dans les années 1990, mais peu d'entre elles ont été mesurées de nouveauNB71.

L'exploitation forestière a augmenté dans le Bouclier boréal à partir des années 1900 jusqu'à un pic au milieu des années 1990NB72. En 2004, les activités d'exploitation forestière avaient fortement diminué et étaient revenues à leur niveau du début des années 1980. De nombreux facteurs ont conduit à ces déclins, y compris le coût élevé du carburant et de l'électricité, les restrictions commerciales, la valeur relativement élevée du dollar canadien, la concurrence mondiale, et, par-dessus tout, l'effondrement du marché immobilier aux États-Unis qui a fait chuter la demande de bois de sciageNB73.

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Écozone+ du Bouclier boréal : oiseaux forestiers

Étant donné que l'habitat forestier domine l'écozone+ du Bouclier boréal, cette écozone+ abrite une proportion considérable des oiseaux forestiers du CanadaNB74 NB75. Dix-huit espèces ont 30 % ou plus de leur aire de répartition canadienne dans l'écozone+ du Bouclier boréal et dix-sept d'entre elles sont des migrateurs néotropicaux (Tableau 5). L'écozone+ du Bouclier boréal abrite des oiseaux terrestres qui y résident toute l'année, tels que la mésange à tête brune (Poecile hudsonicus) et le mésangeai du Canada (Perisoreus canadensis), de même que de nombreuses espèces migratoires qui se reproduisent dans les forêts boréales chaque été et migrent ensuite vers le sud, tous les ans. Les bruants, les parulines et les grives vraies représentent plus de la moitié de tous les oiseaux terrestres boréaux. Une grande majorité des oiseaux terrestres boréaux subissent de longues migrations : on estime que 93 % de ces oiseaux quittent la région boréale tous les automnes pour passer l'hiver aux États-Unis, au Mexique, dans les Antilles, en Amérique centrale et en Amérique du Sud, puis reviennent l'année suivante pour se reproduireNB76. En ce qui concerne les quelques espèces d'oiseaux qui demeurent dans l'écozone+ toute l'année, il est difficile de surveiller leur population en raison de la période de leur saison de reproduction (en avril et en mai, alors qu'il reste de la neige au sol) et de leur faible densitéNB75.

Dans l'ensemble, les tendances chez les oiseaux forestiers sont stables ou à la hausse dans l'écozone+ du Bouclier boréal (Tableau 6). Endémique dans les forêts des régions boréales de l'Amérique du Nord où prédominent l'épinette et le sapin, la mésange à tête brune est en déclin partout au Canada selon le Recensement des oiseaux de NoëlNB77, mais non selon le Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) (Tableau 6)NB78. Désigné comme une espèce menacée par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en 2007NB79, la chute des populations de moucherolles à côtés olive (Contopus cooperi) (Tableau 6) n'est pas étrangère à la diminution des nombres d'insectivores volants au cours de la même périodeNB80. En 2008, le COSEPAC désignait aussi la paruline du Canada (Cardellina canadensis) comme une espèce menacée. Ces migrateurs néotropicaux, et d'autres encore, subissent les changements dans leurs habitats d'hiver sous les tropiquesNB81. Dans le même ordre d'idées, les populations d'oiseaux forestiers qui migrent sur de courtes distances, comme c'est le cas du troglodyte des forêts (Troglodytes hiemalis), du viréo à tête bleue (Vireo solitarius) et du roitelet à couronne rubis (Regulus calendula), sont perturbées par la détérioration de leur habitat d'hiver, même si leur habitat de reproduction reste inchangé dans l'écozone+ du Bouclier boréalNB82.

Les estimations des tendances par espèce ont été dérivées du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS). Le BBS est un programme international de surveillance sur une longue durée et à grande échelle des oiseaux qui a débuté en 1966 et qui vise à faire un suivi de l'état et des tendances des populations d'oiseaux en Amérique du Nord. Tous les ans, des milliers d'ornithologues amateurs se portent volontaires et recueillent des données sur les populations d'oiseaux le long des parcours de relevés en bordure de route au plus fort de la saison de reproduction. Bien que cela facilite l'accès aux observateurs, le fait de s'en tenir aux habitats se trouvant en bordure des routes diminue la fiabilité des tendances quant aux populations d'oiseaux vivant dans d'autres habitats. De nombreuses espèces d'oiseaux terrestres (espèces intrusives, espèces nomades, principaux nicheurs dans des cavités et le pic, la gélinotte, les rapaces diurnes, les rapaces nocturnes, les espèces en péril), presque toutes les espèces d'oiseaux aquatiques et d'oiseaux de rivage ainsi que les espèces d'oiseaux aquatiques qui nichent dans des cavités ne font pas l'objet d'une surveillance adéquateNB83. La variabilité des aptitudes des observateurs ainsi que la couverture partielle du territoire sont d'autres sources d'erreur systématiqueNB84. L'interprétation de tendances dont la fiabilité est faible devrait se faire avec les réserves qui s'imposent.

Les tendances signalées dans le présent document ne sont pas représentatives à l'échelle de l'écozone+. L'écozone+ du Bouclier boréal coïncide avec la région de conservation de oiseaux 8 (RCO 8 – Forêt coniférienne boréale) et avec la moitié nord de la région de conservation des oiseaux 12 (RCO 12 – Forêt mixte boréale). Les tendances pour la totalité de la RCO 12, laquelle comprend l'écozone+ des plaines à forêts mixtes, sont signalées dans le présent document. Les corridors les plus achalandés du relevé sont concentrés dans la partie sud de l'écozone+ du Bouclier boréal, ce qui augmente la fiabilité des tendances observées dans la RCO 12 par rapport à la RCO 8 (p. ex., Tableau 6) L'Ontario et le Québec ont par ailleurs une meilleure couverture que les autres provinces dans l'écozone+ du Bouclier boréal.

Tableau 5. Espèces d'oiseaux migrants néotropicaux ayant plus de 30 % de leur aire de répartition canadienne dans l'écozone+ du Bouclier boréal. Ce tableau comprend les oiseaux forestiers et de maquis.
Nom communPopulation reproductrice d'Amérique du Nord (AN) dans l'écozone+ (%)Aire de répartition dans l'écozone+ (%) par rapport à l'aire de répartition en ANAire de répartition dans l'écozone+ (%) par rapport à l'aire de répartition canadienneDéclin significatif (p) de 1970 à 2012 (BBS)Note a du tableau 5
Paruline à poitrine baie (Setophaga castanea)846163 -
Paruline noir et blanc (Mniotilta varia)61347 -
Paruline à gorge orangée (Setophaga fusca)775165 -
Paruline bleue (Setophaga caerulescens)594060 -
Paruline à gorge noire (Setophaga virens)625466 -
Paruline du Canada (Cardellina canadensis)675561nRCO 8
Paruline tigrée (Setophaga tigrina)795153 -
Paruline à flancs marron (Setophaga pensylvanica)794762Note b du tableau 5*RCO 8
Paruline à gorge grise (Oporornis agilis)616155nRCO 8 et Note b du tableau 5*RCO 12
Paruline à ailes dorées (Vermivora chrysoptera)762556 -
Paruline à tête cendrée (Setophaga magnolia)604547 -
Paruline triste (Geothlypis philadelphia)834751Note b du tableau 5*RCO 8 *RCO 12
Paruline à joues grises (Oreothlypis ruficapilla)824659 -
Paruline couronnée (Seiurus aurocapilla)612646 -
Viréo de Philadelphie (Vireo philadelphicus)793845 -
Grive fauve (Catharus fuscescens)642536Note b du tableau 5*RCO 12
Moucherolle à ventre jaune (Empidonax flaviventris)863952 -

Source : données tirées de Rich et coll., 2004NB82 (Environnement Canada 2014)NB78

Note du tableau 5

Note [a] du tableau 5

Ces estimations sont basées sur les données des Relevés des oiseaux nicheurs (BBS) d'Amérique du Nord hébergées au Centre national de la recherche faunique (Service canadien de la faune) ou au Patuxent Wildlife Research Center (US Geological Survey).

Retour à la référence de la note a du tableau 5

Note [b] du tableau 1

p représente la signification statistique : * indique que p < 0,05; n indique que 0,05 < p < 0,1; l'absence de valeur indique qu'il n'y a pas de signification statistique. Les régions de conservation des oiseaux (RCO) qui chevauchent l'écozone+ du Bouclier boréal sont indiquées par BCR 8, qui comprend l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve, et la moitié septentrionale de RCO 12NB85.

Retour à la référence de la note b du tableau 5

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Les populations d'oiseaux forestiers varient selon la disponibilité de ressources alimentaires. Les populations de plusieurs espèces, y compris le roselin pourpré (Haemorphous purpureus), présentent des fluctuations naturelles substantielles à la suite de changements d'approvisionnement de graines, d'incendies et d'infestations d'insectes; cet effet se voit particulièrement chez les populations vivant dans les forêts de conifères plus au nordNB75. Les changements climatiques globaux peuvent également avoir des répercussions sur les oiseaux en devançant leur arrivée dans les aires de reproduction et/ou le temps quand éclorent les oisillons, ce qui cause une disparité avec les périodes d'abondance maximale des proiesNB86. Cela peut conduire à une productivité réduite, à des changements dans les communautés de prédateurs et à des aires de répartition réduites ou modifiéesNB87. Par exemple, les déclins chez le mésangeai du Canada dans le parc Algonquin ont été attribués, au moins en partie, aux températures hivernales plus élevées qui gâtent les provisions de nourriture d'hiver de cette espèce résidenteNB88.

Tableau 6. Tendances de l'abondance et fiabilité de celles-ci dans le cas des espèces d'oiseaux sélectionnées et caractéristiques des forêts de l'écozone+ du Bouclier boréal, de 1970 à 2012.
Oiseaux forestiersRCO 8 tendance annuelleRCO 8 fiabilitéRCO 12 tendance annuelleRCO 12 fiabilité
Paruline flamboyante (Setophaga ruticilla)-0,01faible-0,49Haute
Paruline à poitrine baie (Setophaga castanea)1,47faible-3,64Médium
Paruline noir et blanc (Mniotilta varia)0,68faible-0,53Haute
Paruline à gorge orangée (Setophaga fusca)1,55faible0,88Haute
Paruline bleue (Setophaga caerulescens)5,29faible2,10Haute
Paruline à gorge noire (Setophaga virens)0,60faible1,07Haute
Viréo à tête bleue (Vireo solitarius)5,99faible3,83Haute
Mésange à tête brune (Poecile hudsonicus)3,25faible0,78Médium
Petite buse (Buteo platypterus)3,07faible0,40Haute
Paruline du Canada (Cardellina canadensis)-1,54faible-3,62Haute
Paruline tigrée (Setophaga tigrina)0,91faible-1,08Médium
Gros-bec errantNote a du tableau 6 (Coccothraustes vespertinus)-5,84médium-3,5Médium
Mésangeai du Canada (Perisoreus canadensis)0,63faible-0,16Haute
Moucherolle tchébec (Empidonax minimus)-1,07faible -2,47Haute
Paruline à tête cendrée (Setophaga magnolia)1,85faibleñ 1,89Haute
Moucherolle à côtes olive (Contopus cooperi)-1,44faible-5,37Haute
Paruline couronnée (Seiurus aurocapilla)0,21médium-0,22Haute
Viréo de Philadelphie (Vireo philadelphicus)0,47faible2,14Haute
Roselin pourpré (Haemorphous purpureus)-0,70faible-2,89Haute
Viréo aux yeux rouges (Vireo olivaceus)0,90médium0,99Médium
Cardinal à poitrine rose (Pheucticus ludovicianus)-1,87faible-2,61Haute
Roitelet à couronne rubis (Regulus calendula)1,45faible-3,20Haute
Gélinotte huppée (Bonasa umbellus)2,68faible-1,78Haute
Grive à dos olive (Catharus ustulatus)-0,31faible-0,29Haute
Paruline obscure (Oreothlypis peregrina)0,98faible-3,57Médium
Grive fauve (Catharus fuscescens)2médium-1,05Haute
Troglodyte des forêts (Troglodytes hiemalis)1,22faible0,94Haute
Paruline à croupion jaune (Setophaga coronata)2,64faible0,64Haute

Source : Environnement Canada 2014NB78

Note du tableau 6

Note [a] du tableau 6

Espèces d'oiseaux de maquis

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Ces données portent aussi sur les portions ontariennes et québécoises des régions de conservation des oiseaux 8 et 12. Seule la moitié nord de la RCO 12 se retrouve dans l'écozone+, de sorte de ces données s'étendent au -delà des limites de l'écozone+ vers le sud et sous-représentent l'écozone+ dans les Prairies et le Labrador NB85.

Les dindons sauvages (Meleagris gallopavo) ont disparu dans l'est au début des années 1900 et ont été réintroduits dans leur aire de répartition indigène dans le Sud de l'Ontario et à la limite sud de l'écozone+ du Bouclier boréalNB89. Les dindons agrandissent naturellement leur aire de répartition vers le nord dans l'écozone+ du Bouclier boréal dans le parc provincial Algonquin, le long de la baie Georgienne et près de la rivière des OutaouaisNB89.

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Oiseaux nichant dans une cavité

Les oiseaux nichant dans une cavité sont des oiseaux qui font leur nid dans des cavités qu'ils creusent eux-mêmes (occupants primaires) ou dans des cavités creusées par d'autres espèces (occupants secondaires). En tant qu'occupants primaires, les pics sont de bons indicateurs de la santé globale de la forêt, car ils résident dans une variété de types d'habitats et de stades de succession écologiqueNB90 et qu'ils sont des « ingénieurs des habitats » qui fournissent des nids pour les autres espèces. La réduction de l'habitat dans des forêts anciennes et la suppression du feu dans certaines régions diminue le nombre d'oiseaux nichant dans une cavitéNB75, quoique les populations de pics étaient généralement stables ou à la hausse dans certains secteurs ontariens et québécois de l'écozone+ du Bouclier boréal (Tableau 7).

Tableau 7. Tendances de l'abondance et fiabilité de celles-ci dans le cas des pics dans les portions ontariennes et québécoises de l'écozone+ du Bouclier boréal, de 1970 à 2012.
EspèceRCO 8 tendance annuelleRCO 8 fiabilitéRCO 12 tendance annuelleRCO 12 fiabilité
Pic à dos noir (Picoides arcticus) - --1,79Médium
Pic mineur (Picoides pubescens)1,31faible0,33Haute
Pic chevelu (Picoides villosus)1,8faible2,16Haute
Pic flamboyant (Colaptes auratus)0,04faible-0,66Haute

Source: Environnement Canada 2014 NB78

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Ces données portent aussi sur les portions ontariennes et québécoises des régions de conservation des oiseaux 8 et 12. Seule la moitié nord de la RCO 12 se retrouve dans l'écozone+, de sorte de ces données s'étendent au-delà des limites de l'écozone+ vers le sud et sous-représentent l'écozone+ dans les Prairies et le Labrador NB85.

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : forêts

Environ 5 000 km2 (44 %) de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve sont couverts de forêts (y compris les forêts productives, les fens boisés, les bogs boisés, les fourrés et les marécages)NB91 NB92. Les forêts productives sont des forêts qui produisent ou qui peuvent produire des produits forestiers commerciaux. En 2009, les forêts productives étaient dominées par des arbres de 81 ans ou plus et présentaient des densités plus faibles mais assez équilibrées d'arbres dans les classes d'âge suivantes : de 0 à 20 ans, de 21 à 40 ans, de 41 à 60 ans et de 61 à 80 ans (Figure 13) NB23.

À Terre-Neuve, on trouve le pic à dos noir (Picoides arcticus) presque exclusivement dans les forêts anciennes de plus de 80 ansNB93. On a fréquemment constaté la présence de pics mineurs (Picoides pubescens) qui sont répartis à peu près également dans toutes les classes d'âge de peuplements forestiers; on a observé peu souvent des pics chevelus (Picoides villosus) et ce uniquement dans des peuplements dont l'âge variait de 40 à 60 ans NB93. Une diminution des aires occupées par les forêts les plus anciennes pourrait expliquer le déclin des populations de pics à dos noir dans l'ouest de Terre-Neuve (Tableau 8).NB78

Tableau 8. Tendances relatives à l'abondance des oiseaux nichant dans les cavités dans l'écozone+ Boréal de Terre-Neuve de 1980 à 2012 et fiabilité de celles-ci
EspèceTendanceFiabilité
Pic à dos noir (Picoides arcticus)-1,76Faible
Pic mineur (Picoides pubescens)2,07Faible
Pic chevelu (Picoides villosus)1,43Faible
Pic flamboyant (Colaptes auratus)-1,80Médium

Source : Environnement Canada 2014NB78

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L'épinette noire est l'espèce d'arbre dominante dans environ le tiers des forêts de l'île. Cette espèce est commune à la fois dans les sites très secs et les sites très humides en raison de sa tolérance élevée envers les conditions défavorables. Les incendies à répétition au cours des siècles ont établi l'épinette noire comme espèce dominante dans une grande partie du centre de l'écozone+ Boréale de Terre-NeuveNB92. Le sapin baumier constitue l'espèce d'arbre la plus abondante dans l'écozone+ NB92. Les peuplements forestiers dans l'ouest de l'écozone+ sont souvent composés exclusivement de sapins baumiers. Ces régions habituellement humides ont des sols bien drainés où les arbres peuvent atteindre des hauteurs de 24 m à l'âge de 100 ans. Le bouleau à papier (Betula papyrifera) et le peuplier faux-tremble (Populus tremuloides) représentent une part importante des peuplements mixtes et des peuplements feuillus mineurs dans les meilleurs sites forestiers. Les feuillus peuvent atteindre une hauteur de 22 m à l'âge de 80 ans dans les régions fertiles. On ne trouve pas de peuplements feuillus majeurs dans l'écozone+ Boréale de Terre-NeuveNB92.

Figure 13. Aire de chaque classe d'âge pour les forêts de l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve, 2009.

Cela représente tous les peuplements boisés productifs. Cela ne reflète pas les types de broussailles et n'inclut pas les forêts dans les parcs nationaux.

graphique
Source : The Newfoundland and Labrador Department of Natural Resources (Ministère des Ressources naturelles de Terre Neuve et Labrador), 2009NB94

Description longue pour la figure 13

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Aire de chaque classe d'âge pour les forêts de l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve, 2009.
Age ClassArea (thousand ha)
0-20370,000
21-40350,000
41-60310,000
61-80500,000
81+980,000

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L'orignal (Alces alces), d'abord introduit en 1878, est un moteur majeur des changements de la forêt dans l'écozone+NB95 NB96  NB97. En raison de la pression exercée par le broutement, les arbres et les arbustes indigènes sont moins abondants et la composition de la communauté s'est modifiéeNB95 NB96  NB97 . Le sapin baumier n'a pas réussi à se régénérer dans de nombreuses régions et, aux endroits où il se fait brouter, il se transforme en arbre de petite taille en forme de buisson. L'épinette blanche et l'épinette noire, dont l'orignal n'est pas friand et qu'il évite, sont susceptibles de remplacer le sapin comme arbres dominantsNB98. De nombreux feuillus, y compris le bouleau blanc, ont disparu du couvert forestierNB98. Le déclin d'autres espèces prisées pour le broutement telles que l'if du Canada (Taxus canadensis), l'érable à épis (Acer spicatum), l'amélanchier (Amelanchier spp.), la viorne cassinoide (Viburnum cassinoides), le cerisier de Pennsylvanie (Prunus pensylvanica), l'érable rouge (Acer rubrum) et le sorbier d'Amérique (Sorbus americana) menace grandement la diversité des espèces indigènesNB96, NB98 NB99 NB100.

Le broutage continu des populations surabondantes d'orignaux donne lieu à ce qui est peut-être la plus spectaculaire conversion de la forêt dans le parc national du Canada Terra Nova (Figure 14) et le parc national du Canada du Gros-Morne. Dans ces régions protégées, des espaces qui se sont formés entre les forêts à la fin des années 1970 à la suite de perturbations d'origine naturelle (p. ex., des infestations d'insectes) ou anthropique ne sont pas revenus à un couvert forestier ferméNB95 NB96 NB98 NB99. Après la perturbation, les orignaux concentrent leur broutement dans ces communautés de début de succession parce que leur réserve de graines contient des espèces hautement prisées par ces animauxNB98 NB101 NB102. Par conséquent, de nombreux sites sont passés d'une forêt boréale fermée à un paysage ouvert (Figure 14) dominé par des espèces moins agréables au goûtNB96 NB98 NB99 NB103 et des herbes non indigènes envahissantesNB103. Là où le sapin baumier réussit à pousser, il est fortement rabougri en raison du broutage continu et est incapable d'atteindre les stades adultes de reproduction ou de former un couvert forestierNB98 NB103. Les déclins du sapin baumier, des feuillus ainsi que de la structure globale de la forêt pourraient avoir des effets en cascade sur un grand nombre d'espèces indigènes dépendantes, notamment les oiseaux forestiersNB104, les lichens corticoles épiphytes spécialistesNB105 et les insectesNB98.

Figure 14. Incidence des orignaux sur la régénération de la forêt dans le parc national du Canada Terra­Nova, T.­N.­L.

Les zones grises dénotent les régions non forestières.

carte
Source : Parcs Canada, 2007NB106

Description longue pour la figure 14

Cette carte du Parc national du Canada Terra Nova montre les répercussions des orignaux sur la régénération des forêts, indiquant que de nombreux sites dans le parc sont passés de la forêt boréale dense à un paysage ouvert en raison des répercussions des orignaux. Les répercussions sont classées par des zones de répercussions graves (canopée forestière ouverte, aucune régénération des sapins baumiers, aucune source de graine), des zones de répercussions fortes (canopée forestière intacte, régénération limitée du sapin baumier, source limitée de graine) et des zones de répercussions faibles (forêt d'épinette noire prédominante). Les zones de répercussions graves sont principalement concentrées dans la portion nord du parc, et les zones de répercussions fortes et faibles dominent les côtes du fjord Clode et du passage Chandler.

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Les insectes phyllophages constituent un autre facteur de stress dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve et sont discutés dans la section sur l'Écozone+ du Bouclier boréal : infestations d'insectes indigènes à grande échelle à la page 170.

Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : oiseaux forestiers

L'écozone+ Boréale de Terre-Neuve fait partie de la RCO 8 et est facilement reconnaissable dans l'ensemble de données du BBS par province. Les populations de la plupart des oiseaux forestiers (Tableau 9) et de maquis (Tableau 10) de l'Écozone+ Boréale de Terre-Neuve sont à la hausse ou stables, bien que certaines espèces comme le bec-croisé des sapins (Loxia curvirostra) et la grive à joues grises (Catharus minimus) ont subi une diminution importante de leurs populations entre 1980 et 2012.

Tableau 9. Tendances de l'abondance et fiabilité de celles-ci dans le cas des espèces d'oiseaux sélectionnées et caractéristiques des forêts de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve, de 1980 à 2012.
EspèceTendanceFiabilité
Paruline noir et blanc (Mniotilta varia)-0,72Haute
Mésange à tête noire (Poecile atricapillus)4,62Médium
Paruline rayée (Setophaga striata)-5,90Médium
Paruline à gorge noire (Setophaga virens)0,48Médium
Viréo à tête bleue (Vireo solitarius)5,19Faible
Jaseur d'Amérique (Bombycilla cedrorum)3,74Faible
Sizerin flammé (Acanthis flammea)-9,01Faible
Junco ardoisé (Junco hyemalis)4,93Médium
Roitelet à couronne dorée (Regulus satrapa)5,71Faible
Mésangeai du Canada (Perisoreus canadensis)1,98Médium
Grive à joues grises (Catharus minimus)-12,80Médium
Grive solitaire (Catharus guttatus)2,38Médium
Moucherolle tchébec (Empidonax minimus)10,70Faible
Paruline à tête cendrée (Setophaga magnolia)0,42Médium
Paruline couronnée (Seiurus aurocapilla)-6,95Médium
Durbec des sapins (Pinicola enucleator)-0,33Médium
Tarin des pins (Spinus pinus)-1,15Faible
Roselin pourpré (Haemorhous purpureus)-0,17Médium
Bec croisé des sapins (Loxia curvirostra)-16,30Faible
Sittelle à poitrine rousse (Sitta canadensis)19,90Faible
Viréo aux yeux rouges (Vireo olivaceus)15,60Faible
Roitelet à couronne rubis (Regulus calendula)-0,20Haute
Grive à dos olive (Catharus ustulatus)1,37Médium
Paruline obscure (Oreothlypis peregrina)-1,57Faible
Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera)7,78Faible
Paruline à calotte noire (Cardellina pusilla)-3,69Médium
Troglodyte des forêts (Troglodytes hiemalis)-0,72Faible
Moucherolle à ventre jaune (Empidonax flaviventris)-1,63Médium
Paruline à croupion jaune (Setophaga coronata)-0,37Haute

Source : Environnement Canada 2014NB78

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Tableau 10.Tendances de l'abondance et fiabilité de celles-ci dans le cas des espèces d'oiseaux de maquisde l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve, de 1980 à 2012.
EspèceTendanceFiabilité
Gros-bec errant (Coccothraustes vespertinus)3,38Faible
Bruant fauve (Passerella iliaca)-1,42Haute
Bruant de Lincoln (Melospiza lincolnii)-1,34Médium
Paruline triste (Geothlypis philadelphia)-5,76Médium
Paruline à couronne rousse (Setophaga palmarum)3,38Faible
Bruant chanteur (Melospiza melodia)3,60Faible
Bruant à couronne blanche (Zonotrichia leucophrys)1,58Faible
Bruant à gorge blanche (Zonotrichia albicollis)-1,67Médium
Paruline jaune (Setophaga petechia)0,16Médium

Source : Environnement Canada 2014NB78

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Milieux humides

Constatation clé 3
Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
La perte de milieux humides a été importante dans le sud du Canada; la destruction et la dégradation continuent sous l'influence d'une gamme étendue de facteurs de stress. Certains milieux humides ont été restaurés ou sont en cours de restauration.

Écozone+ du Bouclier boréal : milieux humides

On définit les milieux humides comme des territoires dont la nappe phréatique se trouve au niveau, près, ou au-dessus de la surface du sol pour la majorité sinon toute la saison de croissanceNB91. Jusqu'à 26 % (320 000 km2) des 1 240 368 km2 de milieux humides au Canada se trouvent dans l'écozone+ du Bouclier boréal. Les barrages et les réservoirs hydroélectriques ont été des causes principales de pertes de milieux humides. Entre 1960 et 2000, 9 000 km2 de milieux humides ont été inondés pour des projets hydroélectriques dans l'écozone+ du Bouclier boréalNB12 NB107. Les tourbières (aussi appelées fondrières de mousse) sont des milieux humides dont le fond est constitué d'une épaisse couche de sol organique (tourbe) saturée d'eau et formée de matériel végétal mort et en décomposition. L'abandon et le drainage des tourbières aux fins d'exploitation forestière ou agricole modifient le bilan hydrologiqueNB108 et peuvent augmenter l'érosion et la siltation des eaux de surfaceNB109. Entre 1980 et 2000, 250 km2 de tourbières ont été drainés pour la foresterie dans l'écozone+ NB12. Au Québec, 110 km2 de tourbières avaient été convertis à l'agriculture en 2001NB109. Entre les 46e et 49e parallèles, les tourbières de l'écozone+ du Bouclier boréal sont également utilisées pour la culture de cannebergesNB109. Il est possible que les changements climatiques rendent propices à la culture les régions plus au nord, ce qui favoriserait encore plus le drainage des tourbièresNB110.

En plus de la perte directe de milieux humides, la construction de routes menace les milieux humides du fait de la mortalité de la faune causée par la construction et les collisions avec les véhicules, la modification du comportement animal, l'altération de l'environnement physique et chimique, la promotion de la propagation d'espèces non indigènes et les changements dans la relation entre les prédateurs et leurs proiesNB111. On a constaté que le taux de prédation de nids d'oiseaux artificiels, par exemple, était à son plus haut dans les écotones (un écotone consiste une zone de transition entre deux biomes) entre la forêt boréale et les grandes routes, à un niveau intermédiaire dans les bandes riveraines de forêt boréale le long des lacs et dans les écotones entre la forêt et les chemins forestiers et à son niveau le plus bas dans les zones tampons de forêt boréale riveraine le long des rivièresNB112. La construction et l'utilisation des routes augmentent la sédimentation et altèrent le bilan hydrologique des milieux humidesNB111 NB113. Les lois qui régissent la construction des routes varient entre les provinces dans l'écozone+. Plusieurs provinces réglementent maintenant la construction de chemins forestiers afin de maintenir la qualité de l'eau pour les habitats du poissonNB113 NB114 NB115.

Des perturbations telles que la foresterie et la construction de routes créent des occasions d'invasion d'espèces non indigènes dans le Bouclier boréal. À titre d'exemple, le salicaire pourpre (Lythrum salicaria) tire profit des perturbationsNB116 et s'est propagé dans les milieux humides dans l'ensemble du Manitoba, de l'Ontario et du QuébecNB117. Bien que le Bouclier boréal soit moins envahi que les écozones+ plus au sud, les changements climatiques pourraient faciliter la propagation d'espèces non indigènes à des régions où elles sont actuellement absentes en raison des barrières climatiques.

La construction de chalets et les activités récréatives à un niveau intensif depuis les années 1930, particulièrement le long des lacs au sud et au nord-ouest de l'écozone+ du Bouclier boréal, ont modifié la végétation riveraine et ont conduit à l'eutrophisation des milieux aquatiques sous l'effet du déchargement d'eaux usées. La tonte des pelouses, le défrichement des rives et la construction de routes modifient les habitats riverains et affaiblissent leur fonction pour les poissons et la faune. Par exemple, le retrait de 50 % des macrophytes des rives de lacs a causé une diminution de 50 % du grand brochet (Esox lucius)NB118. Clark et coll.NB119 ont constaté que la paruline couronnée (Seiurus aurocapilla) se trouvait principalement le long des rives de lacs non développés tandis que le moucherolle phébi (Sayornis phoebe) se tenait dans les habitats hautement développés.

Les milieux humides non développés interceptent et captent le nitrate qui entre dans les bassins hydrographiques par les précipitations, que son origine soit naturelle ou anthropiqueNB120. En ce qui concerne l'augmentation des dépôts de nitrate observés dans toutes les régions développées du mondeNB121, les milieux humides peuvent aider à protéger les eaux en aval du plein effet de l'acide nitriqueNB120. Les effets des dépôts d'acide sur les écosystèmes aquatiques de l'écozone+ du Bouclier boréal sont discutés dans la constatation clé sur Écozone+ du Bouclier boréal : Dépôts acides à la page 120.

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Écozone+ du Bouclier boréal : sauvagine

En général, la densité de sauvagine est relativement faible dans l'écozone+ du Bouclier boréal. Cependant, la sauvagine de l'Atlantique, du Mississippi et des voies centrales de migration se reproduisent et font escale dans cette écozone+NB122. On retrouve, dans la forêt boréale, de grandes régions de densité très élevée de sauvagine dans l'Ontario et dans la région de l'Abitibi au QuébecNB123.

Afin d'optimiser l'utilisation des données existantes, cette écozone+ a été divisée en sections est et ouest, le long du méridien 86° O. (qui divise l'Ontario approximativement en deux). La partie ouest est couverte par le CWS/USFWS Waterfowl Breeding Survey (Relevés des populations reproductrices de sauvagine du Service canadien de la faune (SCF) et du USFWS) (WBS) NB124 tandis que la partie est couverte par le USFWS Airplane/Transect survey (USFWS A/TS) (Relevés de transects par avion du USFWS) et le CWS Boreal Helicopter Plot Survey (Relevé de tracé boréal par hélicoptère du SCF) (CWSBHPS) (SCF, données non publiées)NB125 (Tableau 11). Pour en savoir plus sur les relevés et les analyses connexes, voir Fast et coll.NB125.

Tableau 11. Tendances d'abondance pour des espèces sélectionnées de sauvagine dans les parties est et ouest de l'écozone+ du Bouclier boréal par décennies des années 1970 aux années 2000 et le Relevé des oiseaux nicheurs de 1970 à 2012.

11.1 Partie Ouest Indice annuel (en milliers)a superscript décennie débutant en
EspèceTendance (p)1970198019902000Changement (%)
Canard noir (Anas rubripes) - - - - - -
Canard d'Amérique (Anas americana)-2.04*152.1127.8115.679.6-47.6
Petit garrot (Bucephala albeola)0.596455.773.67923.5
Bernache du Canada (Branta canadensis)3.66*68.6100130.7165.1140.6
Garrot (Bucephala sp.)1.54*170174.6268.7272.360.2
Sarcelle d'hiver (Anas crecca)1.79*101101.8152.2140.639.2
Canard colvert (Anas platyrhynchos)-0.45635.8599.8649.4555.3-12.7
Fuligule à collier (Aythya collaris)3.46*153.5199.9337.7433.9182.7
Fuligule milouinan et petit fuligule (Aythya sp.)-1.92*236.7202.8200.8133.7-43.5
Macreuse (Melanitta sp.)-150.756.647.144.1-13.1

p représente la signification statistique : * indique que p < 0,05; l'absence de valeur indique qu'il n'y a pas de signification statistique. Les données tirées du BBS comprennent des portions des régions de conservation des oiseaux 8 et 12. Seule la moitié nord de la RCO 12 se retrouve dans l'écozone+, de sorte de ces données s'étendent au -delà des limites de l'écozone+ vers le sud et pourraient  sous-représentent l'écozone+ dans les Prairies et le LabradorNB85.
Sources :aWBS du SCF et du USFWS.b USFWS A/TS, le CWS BHP et le Southern Ontario Waterfowl Survey (Inventaire de la sauvagine dans le sud de l'Ontario) (SOWS) dans Fast et coll. 2010NB125 c Environnement Canada 2014NB78

11.2 Partie Est Indice annuel (en milliers)b superscript
décennie débutant en 
EspèceTendance (p)19902000Changement (%)
Canard noir (Anas rubripes)1.32*141.6162.414.7
Canard d'Amérique (Anas americana) -   --
Petit garrot (Bucephala albeola)-2.179.69-6.2
Bernache du Canada (Branta canadensis)6.75*27.147.475.4
Garrot (Bucephala sp.)2.1686.7107.123.5
Sarcelle d'hiver (Anas crecca)-1.653432.2-5.1
Canard colvert (Anas platyrhynchos)3.9*64.488.236.8
Fuligule à collier (Aythya collaris)2.39*95.7119.725
Fuligule milouinan et petit fuligule (Aythya sp.) - - - -
Macreuse (Melanitta sp.) - - - -

p représente la signification statistique : * indique que p < 0,05; l'absence de valeur indique qu'il n'y a pas de signification statistique. Les données tirées du BBS comprennent des portions des régions de conservation des oiseaux 8 et 12. Seule la moitié nord de la RCO 12 se retrouve dans l'écozone+, de sorte de ces données s'étendent au -delà des limites de l'écozone+ vers le sud et pourraient  sous-représentent l'écozone+ dans les Prairies et le LabradorNB85.
Sources :aWBS du SCF et du USFWS.b USFWS A/TS, le CWS BHP et le Southern Ontario Waterfowl Survey (Inventaire de la sauvagine dans le sud de l'Ontario) (SOWS) dans Fast et coll. 2010NB125c Environnement Canada 2014NB78

11.3 Relevé des oiseaux nicheurs (BBS)c
EspèceRCO 8 tendanceRCO 12 tendance
Canard noir (Anas rubripes)2.1-3.55
Canard d'Amérique (Anas americana) -0.62
Petit garrot (Bucephala albeola) - -
Bernache du Canada (Branta canadensis)18.321.5
Garrot (Bucephala sp.)-1.050.48
Sarcelle d'hiver (Anas crecca) --4.35
Canard colvert (Anas platyrhynchos) -1.98
Fuligule à collier (Aythya collaris)-2.641.67
Fuligule milouinan et petit fuligule (Aythya sp.) - -
Macreuse (Melanitta sp.) - -

p représente la signification statistique : * indique que p < 0,05; l'absence de valeur indique qu'il n'y a pas de signification statistique. Les données tirées du BBS comprennent des portions des régions de conservation des oiseaux 8 et 12. Seule la moitié nord de la RCO 12 se retrouve dans l'écozone+, de sorte de ces données s'étendent au -delà des limites de l'écozone+ vers le sud et pourraient  sous-représentent l'écozone+ dans les Prairies et le LabradorNB85.
Sources :aWBS du SCF et du USFWS.b USFWS A/TS, le CWS BHP et le Southern Ontario Waterfowl Survey (Inventaire de la sauvagine dans le sud de l'Ontario) (SOWS) dans Fast et coll. 2010NB125 c Environnement Canada 2014NB78

Les tendances relatives aux oiseaux aquatiques ont fluctuées en fonction de chaque espèce dans l'ouest et l'est de l'écozone+ du Bouclier boréal et d'un ensemble de données à l'autre. Par exemple, les populations de sarcelle d'hiver (Anas crecca) ont augmenté dans l'ouest (Figure 15a), se sont stabilisées à l'est (Figure 16a) et ont chuté dans la région de conservation des oiseaux 12 (Tableau 11). Le fuligule [petit fuligule (Aythya affinis) et fuligule milouinan (A. marila) confondus] a accusé un déclin (Figure 15b). Ces espèces étaient également en baisse dans les écozones+ avoisinantes+ (à savoir, les écozones+ de la plaine boréale, de la plaine de la taïga, du bouclier de la taïga et des prairies), ce qui semble indiquer que des facteurs communs entrent en ligne de compte à l'intérieur ou au-delà de ces aires de reproduction. La région boréale plus au nord a été moins productive quant au recrutement de fuligules que les biomes plus au sud, malgré le fait qu'il y avait davantage d'adultes qui se reproduisaient dans le NordNB126. Les fuligules qui se trouvent au nord des limites de leur aire de répartition doivent migrer plus loin et s'adapter à des périodes de reproduction dans l'ensemble plus courtes que ceux qui nichent plus au sud. Ces contraintes font en sorte que ces oiseaux sont davantage sensibles à des mécanismes de régulation démographique associés à l'état de l'organisme des femelles, au synchronisme de la reproduction, à la qualité des oisillons NB126, aux changements quant aliments à leur portée NB127 et aux changements climatiquesNB128.

Les tendances démographiques relatives à la macreuse [macreuse brun (Melanitta fusca) et macreuse à front blanc (M. perspicillata) confondues] et au petit garrot (Bucephala albeola) (Tableau 11 et Figure 15b) étaient stables.

Figure 15. Nombre de couples reproducteurs pour a) des canards barboteurs sélectionnés : le canard d'Amérique, le petit fuligule et le fuligule milouinan, la macreuse, le canard colvert et la sarcelle d'hiver et b) des canards plongeurs sélectionnés : le petit garrot, le garrot et le fuligule à collier dans la partie ouest de l'écozone+ du Bouclier boréal de 1970 à 2006.

graphique
Source : basé sur des données du WBS du SCF et du USFWS (WBS)NB125

Description longue pour la figure 15

 

Ces graphiques linéaires montrent les informations suivantes :

Données de la figure 15a
AnnéeNombre de couples reproducteurs
Canard colvert
Nombre de couples reproducteurs
Canard d'Amérique
Nombre de couples reproducteurs
Sarcelle d'hiver
19701,011,787322,97086,187
1971573,056178,91190,459
1972436,213106,44960,160
1973589,679121,27345,678
1974399,570129,15179,919
1975464,76878,57672,003
1976700,830116,07282,787
1977597,014140,727103,394
1978753,745183,912216,365
1979831,410142,661172,572
1980670,830159,780152,030
1981800,217149,54294,584
1982605,989126,41891,413
1983587,057177,737120,830
1984441,368116,30086,629
1985485,437109,99687,336
1986337,08437,27066,523
1987439,02273,86384,109
1988784,216138,231121,836
1989847,143188,726112,537
1990785,348136,511154,374
1991601,667151,80287,897
1992882,452121,029180,749
1993694,687107,205189,865
1994773,188205,009158,464
1995760,52399,896157,138
1996687,93992,730191,499
1997427,40283,758213,673
1998477,03455,342101,985
1999403,717102,45085,898
2000504,58780,80789,445
2001240,83448,47593,524
2002566,21384,960163,400
2003698,917110,340160,598
2004905,45785,322215,854
2005658,81693,559151,577
2006312,44354,031109,595

 

Données de la figure 15b
AnnéeNombre de couples reproducteurs - Petit garrotNombre de couples reproducteurs - Fuligule à collierNombre de couples reproducteurs - MacreuseNombre de couples reproducteurs - GarrotNombre de couples reproducteurs - Petit fuligule et fuligule milouinan
197094,499181,21023,019138,089310,087
197178,110192,16233,112147,035197,186
197257,711139,31898,364198,193313,587
197358,47276,50444,093246,371167,187
197453,511105,43232,452118,027212,910
197544,821154,68853,542144,790251,947
197672,192187,46161,214207,450238,101
197758,397140,12265,835220,153259,252
197854,083205,23046,532145,503201,318
197968,058152,61049,301134,322215,911
198060,106233,09291,173135,410194,546
198170,505252,26776,471287,175264,893
198264,476203,58296,978151,536161,325
198390,352219,342133,592172,062263,986
198445,873233,13761,009125,403165,318
198561,198254,84535,267129,753175,284
198629,789100,81812,508276,255254,895
198739,153184,86826,620168,623125,298
198845,515168,85325,769129,418178,733
198949,760147,8846,247170,345243,731
199059,708202,47512,317121,238287,716
199166,433228,98517,47060,271326,402
1992136,146403,2889,601179,506357,156
199396,962306,93531,889238,406157,679
199457,947370,41535,673117,869150,688
199560,030376,23440,804177,946163,224
199665,303314,488103,309847,194114,205
199779,339424,763137,835334,543161,261
199847,405525,86833,300254,185140,097
199967,165223,54148,597356,315149,272
200095,661416,09423,890555,003100,738
200164,154297,59120,402344,64469,682
200270,587740,23050,439270,469147,170
200361,156507,30233,551165,867114,749
2004114,287558,883119,824235,727241,988
200579,472316,43940,100134,337137,859
200667,630201,08020,638199,805123,541

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Les tendances concernant la sauvagine dans la partie orientale de l'écozone+ du Bouclier boréal étaient similaires à celles observées dans la partie ouest; les populations de fuligules à colliers ont augmenté tandis que celles des petits garrots étaient stables (Figure 16b). D'autres espèces telles que la sarcelle d'hiver (Anas crecca) (Figure 16a) et le garrot (Figure 16b) qui augmentaient du côté ouest étaient stables à l'est.

Figure 16. Nombre de couples reproducteurs pour a) des canards barboteurs sélectionnés : le canard noir, la sarcelle d'hiver et le canard colvert et b) des canards plongeurs sélectionnés : le petit garrot, le garrot et le fuligule à collier dans la partie est de l'écozone+ du Bouclier boréal de 1990 à 2006.

graphique
Source : basé sur les données du USFWS A/TS, le BHPS du SCF et le SOWSNB125

Description longue pour la figure 16

Ces graphiques linéaires montrent les informations suivantes :

Nombre de couples reproducteurs pour a) des canards barboteurs sélectionnés : le canard noir, la sarcelle d'hiver et le canard colvert du Bouclier boréal de 1990 à 2006.
AnnéeNombre de couples reproducteurs
Canard noir
Nombre de couples reproducteurs
Sarcelle d'hiver
Nombre de couples reproducteurs
Canard colvert
1990160,87548,49643,782
1991141,96830,35758,312
1992134,02540,62066,992
1993137,52634,20059,257
199496,21544,52767,689
1995125,46438,46054,167
1996171,12532,07561,846
1997128,08422,02778,235
1998140,71220,92175,198
1999180,12327,94379,011
2000173,47440,05577,198
2001158,86421,98781,811
2002183,47331,70185,219
2003160,92231,800106,257
2004163,46638,26689,610
2005141,92322,97599,971
2006154,88438,82877,278

 

Nombre de couples reproducteurs pour b) des canards plongeurs sélectionnés : le petit garrot, le garrot et le fuligule à collier dans la partie est de l'écozone+ du Bouclier boréal de 1990 à 2006.
AnnéePetit garrot
Nombre de couples reproducteurs
Garrot
Nombre de couples reproducteurs
Fuligule à collier
Nombre de couples reproducteurs
199021,47367,99486,458
199119,32587,86695,992
199211,89586,153105,475
19931,93893,82285,806
199411,63088,97175,968
19953,55359,87177,608
199610,97284,713113,595
19973,61597,773109,812
19986,11382,18181,006
19995,967117,909125,466
20006,464106,422125,199
200111,806 -107,999
200215,473125,177118,892
20039,609122,492132,833
20045,871103,895129,978
20059,05496,312105,008
20065,03988,121117,866

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La population orientale du garrot d'Islande a été classée comme préoccupante par le COSEPAC en novembre 2000NB129. Ces canards nichant dans des cavités se reproduisent dans l'est du Québec et passent l'hiver le long du golfe du Saint-Laurent et dans l'estuaire du Saint-LaurentNB130. Les menaces potentielles auxquelles fait face cette espèce incluent l'accumulation de métaux lourds dans les proies, le développement récréatif des lacs servant à la reproduction, la perte d'habitats de reproduction en raison de l'exploitation forestière, de l'introduction de poissons et de déversements de pétrole dans les aires d'hivernageNB130. L'exploitation du bois détruit des nids, réduit le nombre de sites potentiels de nidification, expose les petits à la prédation et augmente les perturbations en rendant les lacs plus accessiblesNB129. Les lacs qui auparavant n'avaient pas de poisson sont maintenant ensemencés d'ombles de fontaine (Salvelinus fontinalis) dans certaines régions, et la présence de ces poissons peut réduire la qualité de l'habitat pour le garrot d'IslandeNB129. Les poissons font concurrence aux canetons, les forçant à se nourrir dans des sites riverains qui sont moins accessibles aux poissonsNB131.

La moitié des canards noirs (Anas rubripes) d'Amérique du Nord se reproduit dans les écosystèmes de la forêt boréale. L'exploitation forestière, les projets hydroélectriques, les lignes de transmission, l'agriculture et l'urbanisation menacent les habitats de reproduction et de repos du QuébecNB132. Les populations de canard colvert ont augmenté dans la partie orientale de l'écozone+ du Bouclier boréal (Figure 16a), une tendance qui s'apparente aux autres écozones+ de l'est et qui est cohérente avec l'expansion de leur étendue dans l'est. Cette expansion a également empiété sur l'étendue des canards noirs dans le sud du QuébecNB132.Les canards noirs ont également fait l'objet d'efforts particuliers de conservation à la suite de l'affaissement de leur population de près de 50 % aux États-Unis entre 1955 et 1985NB132. Cet état de fait a suscité la création du Plan conjoint du Canard noir dans le cadre du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine afin d'orienter les décisions portant sur le canard noir en matière de conservation et de gestion. Les restrictions sur la chasse au Canada et aux États-Unis peuvent aider le rétablissement des canards noirs puisque leurs populations sont à la hausse dans la partie orientale de l'écozone+ du Bouclier boréal depuis 1994NB133.

Les populations de bernaches du Canada (Branta canadensis) ont augmenté dans l'écozone+ du Bouclier boréal (Tableau 11 et Figure 17), comme dans les autres écozones+ qui ont des populations reproductrices des zones tempérées. Les bernaches du Canada qui se reproduisent dans les zones tempérées ont probablement bénéficié de la conversion à grande échelle de la forêt décidue et des prairies naturelles à des terres cultivées et à des zones urbaines qui produisent des grains céréaliers, des plantes fourragères et des pelouses comme sources de nourritureNB134.

Figure 17. Nombre de couples reproducteurs de bernaches du Canada au cours des années dans les parties ouest (1970 à 2006) et est (1990 à 2006) de l'écozone+ du Bouclier boréal.

graphique
Source : Bernache du Canada du côté ouest est basé sur des données du WBS du SCF et du USFWS. Bernache du Canada du côte est basé sur les données du USFWS A/TS, le BHS du SCF et le SOWSNB125.

Description longue pour la figure 17

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Nombre de couples reproducteurs de bernaches du Canada au cours des années dans les parties ouest (1970 à 2006) et est (1990 à 2006) de l'écozone+ du Bouclier boréal.
AnnéeBernache du Canada du côté ouest
Nombre de couples reproducteurs
Bernache du Canada du côté est
Nombre de couples reproducteurs
197059,552 -
197156,476 -
197239,675 -
197325,001 -
197447,393 -
197543,227 -
197664,871 -
197766,897 -
1978162,048 -
1979120,939 -
198095,286 -
198175,495 -
198265,741 -
1983102,985 -
198486,023 -
198581,486 -
198694,595 -
1987121,068 -
1988152,812 -
1989124,056 -
1990147,98620,996
1991117,76423,316
1992101,63423,549
1993133,14923,026
1994155,09221,333
1995150,85020,318
1996109,20729,254
1997100,57726,139
199889,33933,805
1999201,03548,781
2000170,58639,734
200199,90846,571
2002170,59055,940
2003151,75852,382
2004167,50347,201
2005249,27642,409
2006145,86447,821

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Selon les données du BBS, les populations de quiscale rouilleux (Euphagus carolinus) ont chuté abruptement dans les parties de cette région vise par le relevé. En 2006, le COSEPAC attribuait au quiscale rouilleux le statut d'espèce préoccupanteNB135. Les tendances relatives à d'autres oiseaux terrestres vivant aux abords de terres humides n'ont pas été calculées car le BBS ne couvre pas adéquatement les habitats palustres.

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Écozone+ du Bouclier boréal : oiseaux de rivage

Les oiseaux de rivage sont des oiseaux migrateurs et dépendent de milieux palustres au cours des périodes de reproduction et de migration et pour en faire leurs quartiers d'hiver NB136 NB137 NB138. L'observation des oiseaux de rivage dans l'écozone+ du Bouclier boréal n'a rien de simple, car ils se reproduisent dans des habitats dont l'accès est difficile et onéreux et vivent dans divers habitats situés dans différentes écozones+NB139. Les populations de plusieurs espèces d'oiseaux de rivage dans l'écozone+ sont en baisse (Tableau 12) L'assèchement des milieux humides, la pollution, la perte d'habitats et la perturbation des sites de nidification sont autant de facteurs qui expliquent le déclin des populations d'oiseaux de rivage. Les espèces réagiront différemment à ces facteurs de stress selon leur vécu et en fonction des corridors migratoires qui sont les leursNB140.

Tableau 12. Tendances relatives à l'abondance (variation en % par année) et fiabilité de celles-ci dans le cas des oiseaux de rivage dans certains secteurs de l'écozone+ du Bouclier boréal.
EspèceAnnéesRCO 8 tendance annuelleRCO 8 fiabilitéRCO 12 tendance annuelleRCO 12 fiabilité
Petit chevalier (Tringa flavipes)1991-2012-3,07Faible - -
Chevalier grivelé (Actitis macularius)1970-2012-1,83Faible-5,01Haute
Bécassine de Wilson (Gallinago delicata)1970-2012-0,52Médium - -
Pluvier kildir (Charadrius vociferus)1970-2012-5,19Médium-5,43Médium
Chevalier solitaire (Tringa solitaria)1989-2012 - -8,32Faible

Source : Environnement Canada 2014NB78

Seule la moitié nord de la RCO 12 se retrouve dans l'écozone+, de sorte de ces données s'étendent au-delà des limites de l'écozone+ vers le sud et peuvent sous-représenter d'autres secteurs de l'écozoneNB85.

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : milieux humides

Les tourbières (bogs et fens) constituent le type de milieux humides le plus commun de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve. Elles ont été classées en six types morphologiques : la tourbière oligotrophe bombée, la tourbière oligotrophe en couverture, la tourbière oligotrophe inclinée, la tourbière oligotrophe de bassin, le fen côtelé et le fen inclinéNB141. Malgré la grande étendue de milieux humides, il existe peu de documentation des conditions ou des tendances qui s'y rapportent.

Les milieux humides de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve se font de plus en plus altérer par rapport à leur état naturel pour appuyer d'autres utilisations des terres telles que l'agriculture, l'urbanisation, le développement industriel et les loisirsNB142. Le développement de milieux humides au moyen du drainage, du remplissage et de la canalisation a des effets néfastes sur la qualité et la quantité d'eau en aval ainsi que dans les milieux humides mêmesNB142. La perte d'habitat a une incidence sur la flore et la faune terrestres et aquatiquesNB142. Les conséquences potentielles des incidences sur les ressources en eau comprennent des dommages structuraux aux ponts et aux ponceaux en raison de l'augmentation des débits de crue; l'érosion des lits de rivière causant la siltation; et les effets néfastes sur les ressources de poissons, la qualité de l'eau potable et l'utilisation récréative des plans d'eauNB142. Dans les régions urbaines, le développement sur d'anciens milieux humides et d'anciennes plaines inondables peut contribuer à la fois à des niveaux d'eau inférieurs en été et à des inondations après les tempêtes de pluieNB143 NB144 NB145.

Le plus grand problème auquel est confrontée la gestion des milieux humides est peut-être que les bénéfices écologiques et socioéconomiques de ces écosystèmes ne sont généralement pas directement mesurables et, dans plusieurs cas, ne sont pas reconnus jusqu'à ce que le milieu humide ait été altéréNB142. Dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve, un grand nombre des habitats de terres humides côtières les plus productifs était situé dans les seules baies et anses propices à l'établissement humainNB146. De nombreuses terres humides les plus productives sont situées dans des municipalités ou appartiennent à des entreprises forestièresNB146. La législation de la Water Resources Act (Loi sur les ressources en eau) de Terre-Neuve-et-Labrador fournit une mesure de protection contre le développement des terres humides qui pourrait aggraver les problèmes d'inondation ou avoir des effets indésirables qu'il est impossible d'atténuer sur la qualité de l'eau ou sur l'hydrologieNB142. De même, les utilisations et les développements des terres humides pouvant causer des changements néfastes sur les caractéristiques ou les fonctions hydrologiques des terres humides exigent la mise en œuvre de mesures d'atténuation appropriées afin d'obtenir l'approbation environnementaleNB142. Une grande partie de l'activité d'intendance des milieux humides en cours dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve est effectuée par l'intermédiaire du programme de Projet conjoint Habitat de l'Est (PCHE)NB142. De nombreuses municipalités se sont engagées à protéger et à mettre en valeur les milieux humides dans leur région en signant des accords de bonne volonté (voir la constatation clé Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : intendance à la page 90). 

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : oiseaux des zones humides

En comparaison avec les autres écozones+, la Boréale de Terre-Neuve est modérément importante pour les sauvagines durant la période de reproduction. Les sauvagines utilisent les milieux humides intérieurs et côtiers dans cette écozone+ pour la reproduction et durant les migrations du printemps et de l'étéNB122. Le harlequin plongeur (Histrionicus histrionicus), désigné comme une espèce préoccupante par le COSEPACNB129, perd ses plumes le long de la côte de Terre-NeuveNB147, tandis que le canard noir, l'eider à tête grise (Somateria spectabilis), le harelde kakawi (Clangula hyemalis) et, particulièrement, l'eider à duvet (Somateria mollissima borealis/dresseri) passent souvent l'hiver dans les eaux libres entourant Terre-NeuveNB148.

Six espèces d'oiseaux de milieux humides, dont certains sont en déclin dans d'autres écozones+, ont vu leurs populations augmenter dans l'écozone+ Boréal de Terre-Neuve entre 1980 et 2012. Plusieurs prédateurs de nids sont absents de Terre-Neuve, dont la moufette rayée (Mephitis mephitis) et le raton laveur (Procyon lotor), qui sont communs dans d'autres régionsNB149.

Tableau 13. Tendances relatives à des oiseaux aquatiques et autres espèces d'oiseaux sélectionnés qui se servent des milieux humides de l'écozone+ Boréal de Terre-Neuve, de 1980 à 2012.
EspèceTendance annuelleFiabilité
Butor d'Amérique (Botaurus lentiginosus)-1,38Faible
Canard noir (Anas rubripes)3,42Faible
Bernache du Canada (Branta canadensis)4,23Faible
Garrot à œil d'or (Bucephala clangula)4,04Faible
Fuligule milouinan (Aythya marila)4,76Faible
Sarcelle d'hiver (Anas crecca)5,24Faible
Canard pilet (Anas acuta)1,45Faible
Paruline des ruisseaux (Parkesia noveboracensis)-2,51Haute
Harle huppé (Mergus serrator)-5,62Faible
Quiscale rouilleux (Euphagus carolinus)-7,25Faible
Bruant des marais (Melospiza georgiana)-2,25Médium

Source :Environnement Canada 2014NB78

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Lacs et cours d'eau

Constatation clé 4
Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
Au cours des 40 dernières années, parmi les changements influant sur la biodiversité qui ont été observés dans les lacs et les cours d'eau du Canada, on compte des changements saisonniers des débits, des augmentations de la température des cours d'eau et des lacs, la baisse des niveaux d'eau et la perte et la fragmentation d'habitats.

Écozone+ du Bouclier boréal : lacs et cours d'eau

La région boréale contient la moitié des lacs de plus de 1 km2 dans le monde, 5 des 50 plus grands cours d'eau au monde et plus de 800 000 km2 en eaux de surfaceNB150. Les conditions hydrologiques ont un effet direct sur les écosystèmes des lacs et des cours d'eau, y compris la nature physique des lits de rivière, les régimes sédimentaires, la qualité de l'eau et les processus clés qui soutiennent les communautés aquatiques. La variabilité hydrologique influe sur la structure des habitats dans les cours d'eau et la composition des communautés écologiques, notamment le plancton, les macroinvertébrés benthiquesNB151 et le poisson. Les conditions hydrologiques sont hautement variables sur le plan géographique d'un endroit à l'autre dans l'écozone+, mais il y a eu des changements significatifs au cours des dernières décennies.

De 1970 à 2005, Monk et BairdNB14 ont constaté que le ruissellement mensuel n'a augmenté ou diminué de façon significative (p < 0,1) qu'à seulement quelques-uns des 31 sites de surveillance de l'écozone+ du Bouclier boréal pour lesquels il existait des données hydrométriques (Figure 18). Le ruissellement à la fin de l'été était une exception : 10 des 31 sites et 9 des 31 sites ont connu un déclin pour les mois d'août et septembre, respectivement. Des variations dans les tendances directionnelles étaient plus typiques, comme entre novembre et mars lorsque le ruissellement mensuel diminue, en moyenne, à 14 des sites mais augmente à 11 d'entre eux. La variation directionnelle pourrait refléter la grande étendue de cette écozone+ d'est en ouest. À l'exception du débit de base, un plus grand nombre de sites ont présenté une diminution des paramètres de ruissellement à la fois minimaux et maximaux (Figure 18)NB14.

Figure 18. Le nombre de sites présentant des tendances à la hausse ou à la baisse significatives (p < 0,1) pour chaque indicateur de variable d'altération hydrologique dans l'écozone+ du Bouclier boréal de 1970 à 2005.

graphique
Source : Monk et Baird, 2014NB14

Description longue pour la figure 18

Ce graphique à barres montre le nombre de sites présentant des tendances à la hausse ou à la baisse significatives (p < 0,1) pour chaque indicateur de variable d'altération hydrologique dans l'écozone+ du Bouclier boréal de 1970 à 2005. Il indique que le ruissellement mensuel n'a augmenté ou diminué de façon significative qu'à seulement quelques­uns des 31 sites de surveillance de l'écozone+ du Bouclier boréal pour lesquels il existait des données hydrométriques. Le ruissellement à la fin de l'été était une exception : 10 des 31 sites et 9 des 31 sites ont connu un déclin pour les mois d'août et septembre, respectivement. Des variations dans les tendances directionnelles étaient plus typiques, comme entre novembre et mars lorsque le ruissellement mensuel diminue, en moyenne, à 14 des sites mais augmente à 11 d'entre eux.

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Les débits annuels ont généralement diminué et les débits minimaux et maximaux se sont abaissés. On a noté une tendance selon laquelle des événements de débit maximal se produisent plus tôt dans la saison, l'élévation du niveau de l'eau diminue et les taux de déclin du niveau de l'eau augmentent. Des changements significatifs se sont produits par rapport à l'instabilité (les changements d'instabilité fatiguent les communautés aquatiques quelle que soit la direction du changement)NB14 et à la tendance relative aux cas d'impulsion du débit. Les changements de débit coïncident avec des hivers et des étés plus chauds, ce qui explique les cas de débit maximal plus tôt dans la saison et le débit inférieur en étéNB152. Des précipitations plus faibles sous forme de neige en hiver peuvent aussi causer un débit moindre tout au long des mois de printemps et d'étéNB153.

L'hydroclimatologie est le domaine qui analyse la façon dont le système climatique cause des variations temporelles et spatiales dans le cycle hydrologique. Les changements dans la relation entre le système climatique et le cycle hydrologique sous-tendent les inondations, la sécheresse et influent sur les changements climatiques et les réserves en eau. Cannon et coll.NB152 ont étudié les cycles de tendances intrasaisonnières relatives à l'écoulement fluvial et ont organisé les stations en six groupes de tendance hydrologique similaire dans l'ensemble du Canada. Les tendances des températures mensuelles et des précipitations mensuelles ont été combinées avec les six groupes hydrologiques (étiquetés de 1 à 6) afin de déterminer les processus principaux qui engendrent les changements dans l'écoulement fluvial. En raison de la taille de l'écozone+, la plupart des classes (18 des 24 classes) ont été représentées dans l'écozone+ du Bouclier boréal. Sept stations faisaient partie du groupe 3, quatre du groupe 1, trois du groupe 6 et deux du groupe 5, tandis les groupes 2 et 4 en contenaient une chacun (Figure 19).

Figure 19. Stations hydrométriques naturelles dans l'écozone+ du Bouclier boréal selon le groupe hydrologique (de 1 à 6) et l'action de l'écoulement fluvial (de a à c), de 1961 à 2003.

Des processus de pluie et de neige mêlées agissent sur les cours d'eau de type a pour l'hydrographe tandis que le ruissellement nival est l'action principale pour les cours d'eau de type b et c.

carte
Source : Cannon et coll., 2011NB152

Description longue pour la figure 19

Cette carte de l'écozone+ du Bouclier boréal montre 18 stations hydrométriques naturelles diversifiées, définies par un groupe d'hydrologie (1 à 6) et une alimentation hydrométrique (a à c). Les rivières de type hydrographique « a » sont alimentées par les processus mélangés de neige et de pluie et les types « b » et « c » décrivent les rivières dominées par le ruissellement liée à la fonte des neiges. D'ouest en est, les classements suivant sont représentés : 1b en Saskatchewan, 1b et 2c au Manitoba, 5c, 3c, 6c, 1a, 4a, 3a, 3c et 1c au Québec.

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Étant donné la diversité des groupes hydrologiques, on n'a pu tirer que peu de conclusions générales au sujet des changements de l'écoulement fluvial pour l'écozone+ dans son ensemble. Néanmoins, deux changements étaient apparents, l'un dans le groupe 1 et l'autre dans le groupe 3. Ces deux groupes représentaient la majorité des stations (11 sur 18). Pendant la majeure partie de l'année, les débits diminuaient dans les stations du groupe 1 (Figure 20) situées sur les côtés est et ouest de l'écozone+, de même que dans une station au nord du lac Supérieur. Dans les stations du groupe 3, situées plus près du centre de l'écozone+, les débits ont augmenté en hiver et au printemps, mais diminué pendant l'été et l'automne (Figure 21). Des changements locaux ont également été observés, mais ils n'étaient pas représentatifs de l'écozone+ du Bouclier boréal à plus grande échelleNB152.

Figure 20. Changements dans l'écoulement fluvial, la température et les précipitations entre 1961 et 1982 et entre 1983 et 2003 dans le groupe hydrologique 1 de l'écozone+ du Bouclier boréal, ainsi qu'un exemple de Grass River représentant le groupe 1b.

graphique
Source : Cannon et coll., 2011NB152

Description longue pour la figure 20

Cette figure présente une série de graphiques linéaires et à barres, des diagrammes de dispersion ainsi qu'une carte qui montrent les changements dans l'écoulement fluvial, la température et les précipitations entre 1961 et 1982 et entre 1983 et 2003 dans le groupe hydrologique 1 de l'écozone+ du Bouclier boréal, ainsi qu'un exemple de la station de la rivière Grass représentant le groupe 1b. Pendant la majeure partie de l'année, les débits diminuaient dans les stations du groupe 1 situées sur les côtés est et ouest de l'écozone.

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Figure 21. Changements dans l'écoulement fluvial, la température et les précipitations entre 1961 et 1982 et entre 1983 et 2003 dans le groupe hydrologique 3 de l'écozone+ du Bouclier boréal, ainsi qu'un exemple de Sturgeon River représentant le groupe 3c.

graphique
Source : Cannon et coll., 2011NB152

Description longue pour la figure 21

Cette figure présente une série de graphiques linéaires et à barres, des diagrammes de dispersion ainsi qu'une carte qui montrent les changements dans l'écoulement fluvial, la température et les précipitations entre 1961 et 1982 et entre 1983 et 2003 dans le groupe hydrologique 3 de l'écozone+ du Bouclier boréal, ainsi qu'un exemple de la station de la rivière Sturgeon représentant le groupe 3c. Dans les stations du groupe 3, situées plus près du centre de l'écozone+, les débits ont augmenté en hiver et au printemps, mais diminué pendant l'été et l'automne.

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Débits fluviaux dans le bassin de la rivière Winnipeg

Une étude de la Commission géologique du CanadaNB1 se penchant sur les débits fluviaux au cours du dernier siècle dans le bassin de la rivière Winnipeg a illustré la variation significative à l'échelle locale des tendances hydrologiques dans l'écozone du Bouclier boréal. Dans cette région en particulier, les débits fluviaux moyens ont augmenté de 58 % depuis 1924. Cette situation est différente de la tendance plus générale de débits décroissants observés au nord-est et au nord-ouest de cette région, sauf pour une crue nivale de printemps plus importante et se produisant plus tôt (Figure 22). Le débit hivernal et l'écoulement fluvial ont augmenté de 60 % à 110 % dans le bassin en entier, sans doute à cause de facteurs climatiques. Cela montre que les tendances hydrologiques dans le bassin de la rivière WinnipegNB2 au cours du siècle dernier sont différentes de celles observées dans de nombreux autres bassins hydrographiques du Canada. Par conséquent, il est possible que les prévisions concernant la diminution des écoulements de surface et la disponibilité de l'eau ne soient pas valables pour le bassin de la rivière Winnipeg. Cependant, la dernière moitié du 20e siècle a vu les températures hivernales augmenter (Zhang et coll., 2011NB153 et données supplémentaires fournies par les auteurs) et les précipitations hivernales diminuer dans l'est et l'ouest (Zhang et coll., 2011NB153 et données supplémentaires fournies par les auteurs). Les aînés cris du lac Shoal, au Manitoba, ont constaté qu'il y a moins de pluie et de neige que par le passé. Ils disent que, lorsqu'il pleut, la terre ne se sature pas et que cela semble être lié à des températures plus chaudesNB3. Les tendances observées pour le bassin du lac Winnipeg semblent dépendre de la période observée, où un plus grand écoulement fluvial au 20e siècle peut avoir été causé par des tendances qui étaient en place avant 1950. Le reste de l'écozone, en revanche, a connu des débits inférieurs et les principales préoccupations concernaient les changements dans les habitudes migratoires des poissons, la présence d'habitat riverain et la qualité de l'eau.

Figure 22. Carte illustrant les tendances du débit a) minimal et b) maximal sur un jour des rivières naturelles au Canada, maximal selon l'écozone+, de 1970 à 2005.

carte
Source : Monk et Baird, 2014NB14

Description longue pour la figure 22

Cette figure contient deux cartes du Canada, illustrant les tendances de 1970 à 2005. La carte a) décrit les tendances du ruissellement minimal par jour par écozone+ et montre les concentrations des « augmentations importantes » dans l'ouest du Canada et des « diminutions importantes » dans l'est du Canada. La carte b) décrit les tendances du ruissellement maximal par jour par écozone et montre les « augmentations importantes » principalement dans le centre du pays, et les « diminutions importantes » concentrées le long de la frontière sud de l'ouest et de l'est du Canada. Ensemble, les cartes montrent un modèle général de diminution du débit dans le nord-est et le nord-ouest du bassin de la rivière Winnipeg.

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D'autres constatations clés pertinentes en ce qui concerne les écosystèmes d'eau douce comprennent les suivantes : Écozone+ du Bouclier boréal : paysages terrestres et marins intacts à la page 142, Écozone+ du Bouclier boréal : poisson à la page 156, Invertébrés non indigènes envahissants aquatiques à la page 94, Écozone+ du Bouclier boréal : contaminants à la page 108, Écozone+ du Bouclier boréal : charge en éléments nutritifs et efflorescences algales à la page 115, et Écozone+ du Bouclier boréal : Dépôts acides à la page 120.

Écozone+ du Bouclier boréal : Cours d'eau régularisés

Les barrages et les réservoirs altèrent le paysage physique et interrompent les régimes hydrologiques, tandis que le processus de retenue introduit des contaminants qui peuvent s'accumuler dans la chaîne alimentaire. Plus précisément, les barrages interrompent la migration des poissons, augmentent la sédimentation, inondent ou réduisent l'habitat et modifient les niveaux d'eau ainsi que les propriétés chimiques de l'eauNB154. Le degré d'impact dépend de la taille des barrages, de leur exploitation et des caractéristiques biophysiques des écosystèmesNB155 NB156 . Cependant, les barrages peuvent fonctionner de façon à imiter les régimes hydrologiques naturels et à atténuer les effets indésirables sur les écosystèmesNB157.

Les barrages sont plus communs dans la partie sud-est de l'écozone+ (Figure 23)NB158. Les années 1950 étaient la décennie la plus productive en ce qui concerne la construction de barrages dans l'écozone+ et un grand nombre de ces barrages approchent la fin de leur vie productive (Figure 24)NB12.

Figure 23. Répartition des barrages de plus de 10 m de hauteur dans l'écozone+ du Bouclier boréal, groupés par année d'achèvement de la construction de 1830 à 2005.

carte
Source : données de L'Association canadienne des barrages, 2003NB158

Description longue pour la figure 23

Cette carte montre la répartition des barrages supérieurs à 10 m de hauteur à l'intérieur de l'écozone+ du Bouclier boréal. Les années 1940 et 1950 ont été les plus productives en termes de construction de barrages dans l'écozone+. La majorité des barrages sont situés dans la partie sud-est de l'écozone+. Les barrages sont identifiés par l'année d'achèvement de leur construction.

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Figure 24. Nombre de barrages de plus de 10 m construits dans l'écozone+ du Bouclier boréal par décennie, des années 1900 aux années 2000 (sauf de 2000 à 2005).

graphique
Source : données de L'Association canadienne des barrages, 2003NB158

Description longue pour la figure 24

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Nombre de barrages de plus de 10 m construits dans l'écozone+ du Bouclier boréal par décennie, des années 1900 aux années 2000 (sauf de 2000 à 2005).
AnnéeNombre de barrages
1900-092
1910-1912
1920-2940
1930-3925
1940-4931
1950-5970
1960-6943
1970-7917
1980-893
1990-9913
2000-059

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : lacs et cours d'eau

Huit des neuf stations dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve ont été classées dans le groupe hydrologique 4 (Figure 25)NB152. Les cours d'eau de cette écozone+ peuvent eux-mêmes être divisés selon leur régime hydrologique. La partie la plus orientale de l'île est dominée par les systèmes entraînés par les chutes de pluie (de type d) et les quatre autres stations sont soit déterminées par des processus de pluie et de neige mêlées (de type a) ou dominées par le ruissellement nival (de type c).

Figure 25. Stations hydrométriques naturelles dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve selon le groupe hydrologique (1 ou 4) et l'action de l'écoulement fluvial (a, c ou d), de 1961 à 2003.

Des processus de pluie et de neige mêlées agissent sur les cours d'eau de type a pour l'hydrographe, le type c décrit des cours d'eau dominés par le ruissellement nival et le type d représente des cours d'eau présentant une configuration entraînée par les chutes de pluie.

carte
Source : Cannon et coll., 2011NB152

Description longue pour la figure 25

Cette figure montre une carte des neuf stations hydrométriques naturelles de l'écozone+ boréale de Terre Neuve, par groupe d'hydrologie (1 à 4) et par alimentation hydrométrique (a, c ou d). Huit des neufs stations de l'écozone+ Boréale de Terre Neuve ont été classées comme Groupe d'hydrologie 4. Les groupes d'hydrologie 1c, 4c et 4a se trouvent dans la partie nord-ouest de l'écozone et le groupe 4c se trouve dans la partie sud-est.

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Le changement principal concernant la configuration de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve était lié au groupe hydrologique 4. L'écoulement fluvial dans ce groupe a augmenté de 10 à 40 % par rapport à la médiane au printemps et a diminué de 20 à 70 % par rapport à la médiane durant la saison estivale de faible débit (Figure 26a). À la grandeur du Canada, la moitié des stations classées dans le groupe hydrologique 4 ont connu des augmentations de température allant jusqu'à 4 °C pendant les mois d'hiver (Figure 26b); cependant, ce réchauffement ne s'est pas produit dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve. Une baisse de température a été mesurée dans toutes les stations de l'écozone+ en janvier. L'écozone+ Boréale de Terre-Neuve a connu des hivers plus froids ainsi que des printemps et des étés plus chauds (jusqu'à 1 °C de plus), tandis qu'aucun changement n'a été mesuré à l'automne. Les précipitations dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve ont subi une hausse de 10 à 30 % en moyenne par rapport à la médiane, pour tous les mois sauf août, novembre et décembre (Figure 26c). Pour les mois où les précipitations ont diminué, le déclin moyen était d'environ 10 % par rapport à la médiane.

Figure 26. a) Importance des changements dans l'écoulement fluvial pour le groupe 4; b) Diagrammes des changements de températurepour le groupe 4; and c) Diagrammes des changements dans les précipitations pour le groupe 4.

graphique
Source : Cannon et coll., 2011NB152

Description longue pour la figure 26

Cette série de graphiques à barres montre les changements dans l'écoulement fluvial, la température et les précipitations pour le groupe hydrologique 4 dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve de 1961 à 2003. Le changement principal concernant la configuration de l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve était lié au groupe hydrologique 4. L'écoulement fluvial dans ce groupe a augmenté de 10 à 40 % par rapport à la médiane au printemps et a diminué de 20 à 70 % par rapport à la médiane durant la saison estivale de faible débit.

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Les régimes hydrologiques déterminés par les chutes de pluie sont prédominants dans la portion la plus orientale de l'écozone+, tandis que le reste de l'île est dominé par des régimes de pluie ou de neige mêlée ou des régimes entraînés par la fonte des neiges (Figure 25)NB152. Le Tableau 14 résume les tendances pour les cours d'eau non aménagés de 1970 à 2012. Les accroissements d'écoulement fluvial au printemps ont été attribués à une combinaison de précipitations plus élevées et à une tendance vers des températures plus hautes causant la fonte des neiges plus tôt dans la saison (voir la constatation clé Écozone+ du Bouclier boréal : changements climatiques à la page 127)NB152. Les diminutions de débit durant l'été peuvent avoir pour cause des températures plus hautes, ce qui compense les effets des précipitations accrues plus tôt dans la saisonNB152. Les changements hydrologiques peuvent également être le résultat de pertes de la forêt intérieure en raison de la récolte, des incendies ou des infestations d'insectesNB159.

Tableau 14. Résumé des tendances hydrologiques dans les cours d'eau à régularisation minimale ou dont l'impact en amont est minimal.
Période analyséeStations analyséesParamètreTendances significatives
De 1970 à 2005NB14 carteRuissellement mensuel total↑ ↓
Ruissellement minimal pour 1, 3, 7, 30 et 90 jours
Ruissellement maximal pour 1, 3, 7, 30, 90 jours
De 1961 à 2003NB152 carteDébit printanier
Débit automnal

Sources : Monk et Baird, 2014NB14 et Cannon et coll., 2011NB152

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La rivière Bay du Nord, un système typique entraîné par les chutes de pluie (Figure 25), a clairement présenté des augmentations de débit printanier et des diminutions de débit estival (Figure 27a). Les changements hydrologiques sont également évidents à la rivière Gander, un système typique entraîné par la pluie et la neige mêléesNB152. Les débits maximaux se produisent plus tôt, avec des débits plus élevés avant le débit maximal et des débuts plus faibles après le débit maximal (Figure 27b).

Figure 27. Changements dans l'écoulement fluvial comparant la période de 1961 à 1982 à celle de 1983 à 2003 pour la rivière Bay du Nord (à gauche) et la rivière Gander (à droite).

graphique
Source : Cannon et coll., 2011NB152

Description longue pour la figure 27

Ces graphiques linéaires montrent les changements dans l'écoulement fluvial comparant la période de 1961 à 1982 à celle de 1983 à 2003 pour la rivière Bay du Nord et la rivière Gander, soit les augmentations de débit printanier et les diminutions de débit estival. Les changements hydrologiques sont également évidents à la rivière Gander, un système typique entraîné par la pluie et la neige mêlées. Les débits maximaux se produisent plus tôt, avec des débits plus élevés avant le débit maximal et des débits plus faibles après le débit maximal.

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : Cours d'eau régularisés

La plupart des barrages de Terre-Neuve ont été construits dans les années 1980. La Figure 28 montre l'emplacement de grands barrages achevés dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve de 1895 à 2005.

Figure 28. Répartition des barrages de plus de 10 m de hauteur dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve, groupés par année d'achèvement de la construction de 1830 à 2005.

carte
Source : données de L'Association canadienne des barrages, 2003NB158

Description longue pour la figure 28

Cette carte montre la répartition des barrages supérieurs à 10 m de hauteur à l'intérieur de l'écozone+ Boréale de Terre Neuve regroupés par année d'achèvement, de 1830 à 2005. Les barrages sont principalement situés dans le centre de l'écozone+, bien qu'un grand nombre d'entre eux, construits entre 1940 et 1959, soient situés sur la côte est de Terre Neuve. La plupart des barrages de Terre­Neuve ont été construits dans les années 1980 et 1990.

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Zone côtières

Constatation clé 5
Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les écosystèmes côtiers, par exemple les estuaires, les marais salés et les vasières, semblent sains dans les zones côtières moins développées, même s'il y a des exceptions. Dans les zones développées, l'étendue des écosystèmes côtiers diminue et leur qualité se détériore en raison de la modification de l'habitat, de l'érosion et de l'élévation du niveau de la mer.

Écozone+ du Bouclier boréal : zones côtières

Les écosystèmes côtiers dans l'écozone+ du Bouclier boréal sont situés le long du golfe du Saint-Laurent, du lac Supérieur et de la mer du Labrador. Les zones les plus sensibles de l'écozone+ du Bouclier boréal se trouvent sur la rive nord du Saint-Laurent et à l'île d'Anticosti, situées à l'embouchure du fleuve Saint-Laurent dans le golfe du Saint-Laurent. Les deux tiers de ces côtes de 1 825 km sont classés comme étant modérément à très sensibles à l'érosionNB160. Dans les zones très sensibles, la perte côtière peut atteindre 10 m par année.

Une érosion côtière accélérée est corrélée à des changements dans les variables climatiques tels qu'une fréquence accrue de tempêtesNB161 NB162, une saison des glaces plus courte, des cycles de gel/dégel plus nombreux et des cas de pluie hivernaleNB163, ainsi qu'une élévation accrue du niveau de la merNB164. Les températures dans la région maritime de l'est du Québec ont augmenté de 0,9 °C au cours du dernier siècleNB162, coïncidant avec une augmentation de 17 cm du niveau de la merNB165 NB166. Le taux d'érosion a augmenté dans le secteur maritime laurentien du Québec entre 1990 et 2004 par comparaison aux études antérieures à 1990NB167. C'était particulièrement vrai pour les berges basses et sablonneuses et les falaises argileuses basses (Figure 29).

Figure 29. Sensibilité à l'érosion côtière des quatre types principaux de systèmes côtiers du secteur maritime laurentien du Québec selon les taux d'érosion historiques et récents.

graphique
Source : adapté de Bernatchez et Dubois, 2004NB167

Description longue pour la figure 29

Ce diagramme de dispersion montre la sensibilité à l'érosion côtière des quatre types principaux de systèmes côtiers du secteur maritime laurentien du Québec selon les taux d'érosion historiques et récents. Le taux d'érosion a augmenté dans le secteur maritime laurentien du Québec entre 1990 et 2004 par comparaison aux études antérieures à 1990. C'était particulièrement vrai pour les berges basses et sablonneuses et les falaises argileuses basses.

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Les changements dans la dynamique des glaces en raison de températures plus chaudes ont probablement contribué à l'accroissement de l'érosion sur la côte nord du golfe et de l'estuaire du Saint-LaurentNB168. Le déglacement des lacs a eu lieu plus tôt sur les lacs intérieurs de l'écozone+ entre 1970 et 2004 (Figure 35)NB169. Consulter la constatation clé intitulée La glace dans l'ensemble des biomes à la page 79 pour de plus amples renseignements.

On a d'abord remarqué que les cormorans à aigrettes (Phalacrocorax auritus) se reproduisaient du côté ouest du lac Supérieur en 1913NB170. De 1913 à 1945, ils se sont étendus vers l'est dans l'ensemble des Grands Lacs, colonisant les lacs Huron et Michigan, puis les lacs Érié et Ontario, et finalement le haut Saint-LaurentNB171. La population de cormorans à aigrettes est recensée par le Service canadien de la faune tous les cinq ans en rotation dans les refuges d'oiseaux migratoires sur la rive nord du golfe du Saint-Laurent. Le nombre de cormorans a augmenté durant les années 1980 et 1990 (Figure 30)NB172, bien que cette tendance ne soit pas représentative de l'écozone+ en entier. Les conséquences majeures résultant de l'accroissement des populations de cormorans à aigrettes comprennent la destruction de la végétation, une incidence sur les autres oiseaux aquatiques vivant en colonies, tels que le bihoreau gris (Nycticorax nycticorax), et une incidence sur les pêcheriesNB171. Afin de réduire les populations de cormorans, on a commencé à pratiquer l'élimination génétique, la destruction des nids et des œufs et le harcèlement des oiseaux au cours des années 1990 dans les Grands Lacs et le long du fleuve Saint-LaurentNB171.

Figure 30. Nombre de cormorans à aigrettes dans les refuges sur la rive nord du golfe du Saint­Laurent de 1925 à 2005.

graphique
Source : Weseloh, 2011NB172 adapté de Savard, 2008NB173

Description longue pour la figure 30

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Nombre de cormorans à aigrettes dans les refuges sur la rive nord du golfe du Saint­Laurent de 1925 à 2005.
AnnéeNombre d'oiseaux individuels
19251,030
19301,086
19351,168
1940810
1945768
1950432
1955704
1960551
1965710
1972925
1977443
19821,353
19884,556
19933,472
19992,830
20053,346

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : zones côtières

La zone côtière de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve mesure approximativement 11 550 km de long, sans compter les nombreuses îles dispersées le long de la côteNB174. Les côtes sont parsemées de baies, de passages, de plages sablonneuses, de caps et de fjords, abritant des habitats dont des marais salés, des assemblages de zostère marine (Zostera), des berges de fucus (Fucus anceps) à la zone de déferlement, le capelan (Mallotus villosus), des plages à frayères, des communautés intertidales temporaires et des plages de bigorneau (Littorina littorea)NB175. Les établissements humains se sont concentrés dans les régions côtièresNB29.

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : dunes littorales

On peut trouver des dunes sableuses le long d'une grande partie de la côte de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve (Figure 31). La promotion des dunes à des fins touristiques a causé une augmentation des activités récréatives, y compris l'utilisation de véhicules tout-terrain, qui a accéléré l'érosion côtière et la dégradation des dunesNB176. L'érosion est encore exacerbée par la restriction des glaces d'hiver au large et de la couverture de neige sur les côtes. Le remplacement du sable érodé est insuffisant pour maintenir les dunes à long terme. Par conséquent, les dunes côtières du sud-ouest de Terre-Neuve, et peut-être d'autres régions, ne se régénéreront pas après une perturbationNB176.

Figure 31. Dunes de sable dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve.

carte
Source : adapté de Catto, 2002NB176

Description longue pour la figure 31

La carte montre plusieurs classements de dunes : Complexes de dunes transversales, paraboliques, du bouclier, et certains complexes de dunes, couches de sable, crêtes et petites dunes en dômes, paraboliques intérieures et dunes du bouclier et couches de sable éolienne. Des 28 dunes se trouvant dans cette écozone+, 21 d'entre elles sont identifiées comme étant « considérablement fragilisées par les activités anthropiques ».

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : élévation du niveau de la mer et érosion

Les effets de l'élévation du niveau de la mer depuis l'occupation humaine sont évidents à des sites archéologiques tels que The Beaches, la baie de Bonavista, Fort Frederick, la baie Placentia et FerrylandNB159. De multiples facteurs dont le relief, le type de roches, la forme du terrain, le changement du niveau de la mer et les activités anthropiques contribuent à l'érosion côtièreNB177. Par exemple, le long des côtes du sud-ouest, de l'ouest et de l'est de l'écozone+, la combinaison de l'élévation du niveau de la mer, de l'utilisation accrue sur le plan résidentiel et touristique et des conditions changeantes de la glace d'hiver au large ont intensifié l'érosion et la dégradation des dunes et des plagesNB143 NB176 NB178 NB179. La Figure 32 et la Figure 33 présente des preuves de l'érosion accélérée de la plage à la presqu'île Avalon. Des 405 collectivités côtières, la vulnérabilité de la plupart d'entre elles était « modérément élevée », tandis que les collectivités de Northern Bay Sands, Salmon Cove et Point Lance Cove étaient classées « extrêmement élevées » (Figure 34).

Figure 32. Érosion côtière à Admiral's Beach, à la presqu'île Avalon, érodant cette voie de transport.

Érosion côtière à Admiral's Beach, à la presqu'île Avalon, érodant cette voie de transport.
Source : Batterson et Liverman, 2010NB180

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Figure 33. Élévation le long du transect d'une plage à Mobile, T.­N.­L., de 1995 à 2005, montrant l'érosion dans la partie supérieure du système de plage.

graphique
Source : Catto, 2006NB181

Description longue pour la figure 33

Ce graphique linéaire montre l'élévation le long du transect d'une plage à Mobile, T.­N.­L., de 1995 à 2005, montrant l'érosion dans la partie supérieure du système de plage. Il présente des preuves de l'érosion accélérée de la plage à la presqu'île Avalon.

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Figure 34. Nombre de collectivités dans l'est de Terre­Neuve présentant divers niveaux de sensibilité à l'élévation du niveau de la mer.

graphique
Source : Catto, 2003NB159

Description longue pour la figure 34

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Nombre de collectivités dans l'est de Terre­Neuve présentant divers niveaux de sensibilité à l'élévation du niveau de la mer.
Faible - nombre de collectivitésFaible à
modéré - nombre de collectivités
Modéré - nombre de collectivitésModéré à
élevé - nombre de collectivités
Élevé - nombre de collectivitésTrès élevé - nombre de collectivitésExtrêmement
élevé - nombre de collectivités
1419234106383

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : zostère

La zostère (Zostera marina) est une plante marine à fleurs qui forme des herbiers subtidaux de grande étendue dans le sable et la boue le long des côtes. Il capture la matière particulaire et le plancton et fournit un habitat pour les invertébrés, le poisson et les mammifères marins. Le zostère constitue une nourriture importante pour les sauvagines migrant et hivernant, et procure des aires d'alimentation pour les autres oiseauxNB182 NB183 NB184. Les prés de zostère comptent parmi les écosystèmes les plus productifs au mondeNB185 et aussi parmi les plus menacésNB186. Les assemblages de zostère dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve se retrouvent dans les endroits sablonneux de plages basses qui sont relativement à l'abri. En se basant sur les connaissances locales et à l'inverse des autres régions de la côte atlantique, les populations de zostère au large de la côte de Terre-Neuve augmentent en abondance, possiblement en raison des températures plus douces et des changements liés à la glace de merNB185.

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : oiseaux côtiers

Les données recueillies de 1980 à 2005 sur la migration automnale de 14 espèces communes d'oiseaux de rivage ont été analysées pour 12 stations de l'Île de Terre-Neuve. Cette analyse visait également les données amassées pendant six ans par les bénévoles participants au Relevé des oiseaux de rivage de Terre-Neuve-et-Labrador. Chez la plupart des populations d'oiseaux de rivage qui ont fait halte à Terre-Neuve entre 1980 et 2005, les effectifs ont connu d'importantes fluctuations annuelles et décennales. Les années 1980 ont été marquées par un essor démographique considérable, et les années 1990, par une baisse appréciable des effectifs. De 2000 à 2005, la plupart des espèces ont connu de très légères baisses de population, mais ces  (Tableau 15)NB187.

Un grand nombre d'espèces caractérisées par un déclin dans les provinces MaritimesNB188 connaissent en fait un essor à Terre-Neuve, ce qui témoigne peut-être d'une tendance vers le choix de nouvelles haltes migratoires dans la région de l'AtlantiqueNB187.

Tableau 15. Tendances de populations pour des espèces communes d'oiseaux de rivage en migration du sud durant les années 1980 et 1990, et entre 2000 et 2005 dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve.
Espèce1980-1989 - Tendance (%/année)1980-1989 - Changement annuel (%)1980-1989 - PNotea du tableau 151990-1999 - Tendance (%/année)1990-1999 - Changement annuel (%)1990-1999 - - PNote a du tableau 152000-2005 Abondance (%/année)2000-2005 - Changement annuel (%)2000-2005 - PNote a du tableau 15
Grand chevalier (Tringa melanoleuca)0.021.47 -0.10811.4n0.066.08 -
Bécasseau à croupion blanc (Calidris fuscicollis)0.2123.0*Note b du tableau 15-0.14-13.2n-0.07-7.01 -
Pluvier semipalmé (Charadrius semipalmatus)0.1516.0*Note b du tableau 15-0.02-2.21 --0.03-2.99 -
Bécasseau semipalmé (Calidris pusilla)0.1617.2*Note b du tableau 15-0.16-14.6*Note b du tableau 15-0.02-2.36 -
Bécasseau sanderling (Calidris alba)0.066.01*Note b du tableau 15-0.11-10.2*Note b du tableau 15-0.18-16.6*Note b du tableau 15
Pluvier argenté (Pluvialis squatarola)0.1718.4*Note b du tableau 15-0.24-20.9*Note b du tableau 15-0.10-9.17n
Tournepierre à collier (Arenaria interpres)0.1313.5*Note b du tableau 15-0.15-14.0*Note b du tableau 15-0.07-6.70n
Pluvier bronzé (Pluvialis dominica)0.043.75*Note b du tableau 15-0.098.42*Note b du tableau 15-0.05-4.74*Note b du tableau 15
Courlis corlieu (Numenius phaeopus)-0.005-0.51 --0.12-11.3*-0.04-4.35n
Bécasseau minuscule (Caldiris minutilla)0.077.57*Note b du tableau 15-0.06-5.98 --0.02-2.27 -
Bécasseau variable (Calidris alpine)0.043.40*Note b du tableau 15-0.09-8.46*Note b du tableau 150.022.18 -
Chevalier grivelé (Actitis macularius)-0.04-3.49 -0.1415.0*Note b du tableau 15-0.02-2.14 -
Petit chevalier (Tringa flavipes)0.099.15*Note b du tableau 15-0.104-9.90*Note b du tableau 150.0161.59 -
Bécassin roux (Limnodromus griseus)0.088.15*Note b du tableau 15-0.05-4.55 --0.06-5.38n

Source : Goulet et Roberston, 2007 NB187'

Note du tableau 15

Note [a] du tableau 15

P indique la signification statistique

Retour à la référence de la note a du tableau 15

Note [b] du tableau 15

* indique p>0.05; n indique 0.05<p<0.1; aucun symbole indique une valeur non significative.

Retour à la référence de la note b du tableau 15

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P indique la signification statistique : *indique p>0.05; n indique 0.05<p<0.1; aucun symbole indique une valeur non significative.

Sur la façade de l'Atlantique, dans les écozones+ marines de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent, du golfe du Maine et du plateau néo-écossais et des plateaux de Terre-Neuve-et-Labrador, la discontinuité abrupte de l'océanographie et des réseaux alimentaires qui s'est produite au début des années 1990 ont fait en sorte que certaines populations d'oiseaux marins, particulièrement les goélands, sont passées d'une tendance positive à une tendance négative. Cependant, le fou de Bassan (Morus bassanus) et le petit pingouin (Alca torda) ont continué à augmenter en nombre à partir des années 1970, comme d'ailleurs la plupart des populations de pingouins (de la famille des Alcidae) dans le golfe du Saint-Laurent et les macareux moines (Fratercula arctica) dans le sud-est de Terre-Neuve. Inversement, les sternes (de la famille des Sternidae) ont généralement diminué en nombre tout au long de cette période dans ces écozones+, probablement en raison de l'influence des humains sur leur habitat de reproduction terrestre. Un déclin des gros goélands et des mouettes tridactyles (Rissa tridactyla) peut être lié à la réduction des activités de pêches côtières (qui fournissait des déchets et des rejets de poisson) après le moratoire sur le poisson de fond de 1992. Des tendances généralement positives dans les populations d'oiseaux de mer avant 1990 peuvent refléter un rétablissement continu de la récolte d'œufs et de plumage qui prévalait avant l'établissement de la Migratory Bird Protection Act (Loi sur la protection des oiseaux migratoires) au début du 20e siècle, ou, à Terre-Neuve, après sa fusion avec le reste du Canada en 1949. Certaines activités de récolte ont continué à avoir un effet sur les oiseaux de mer sur la rive nord du golfe du Saint-Laurent jusque dans les années 1960 et 1970NB189. En outre, le moratoire sur le poisson de fond au large de la côte est de Terre-Neuve a causé la fermeture des pêches au filet maillant qui noyaient de nombreux pingouins. Le retrait de cette source de mortalité peut avoir eu des conséquences positives sur certaines populations d'oiseaux plongeurs sous-marins.

Tableau 16. Tendances relatives à l'abondance des oiseaux côtiers de l'écozone+ Boréal de Terre-Neuve de 1980 à 2012 et fiabilité de celles-ci.
Espèce           Tendance annuelleFiabilité
Mouettes tridactyles (Rissa tridactyla)-13,8Faible
Sterne caspienne (Hydroprogne caspia)6,57Faible
Sterne pierregarin (Sterna hirundo)-2,75Faible
Cormorans à aigrettes (Phalacrocorax auritus)20,3Faible
Goéland marin (Larus marinus)-4,44Médium
Fou de Bassan (Morus bassanus)12Faible
Goéland à bec cerclé (Larus delawarensis)7,52Faible

Source : Environnement Canada 2014NB78

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La glace dans l'ensemble des biomes

Constatation clé 7
Thème Biomes

Constatation clé à l'échelle nationale
La réduction de l'étendue et de l'épaisseur des glaces marines, le réchauffement et le dégel du pergélisol, l'accélération de la perte de masse des glaciers et le raccourcissement de la durée des glaces lacustres sont observés dans tous les biomes du Canada. Les effets sont visibles à l'heure actuelle dans certaines régions et sont susceptibles de s'étendre; ils touchent à la fois les espèces et les réseaux trophiques.

Écozone+ du Bouclier boréal : la glace dans l'ensemble des biomes

Écozone+ du Bouclier boréal : glace lacustre

La plupart des lacs canadiens montrent une tendance ou une progression significative vers un déglacement plus tôt dans la saison (Figure 35). Le taux de changement du dégel de la glace lacustre a été beaucoup plus rapide entre 1950 et 2006 que le taux observé dans la première moitié du 20e siècleNB190. Par exemple, le déglacement de la baie Brochet au lac Reindeer, au Manitoba, s'est produit jusqu'à 0,5 jour plus tôt chaque année entre 1951 et 1980 pour un total de 14,5 joursNB191.

Figure 35. Changements dans la date de dégel de la glace sur les lacs au Canada, de 1950 à 2005.

Ces données à l'échelle nationale dépassent les frontières de l'écozone+ du Bouclier boréal.

carte
Source : Environnement Canada, 2008NB190

Description longue pour la figure 35

Cette carte montre les changements dans la date de dégel de la glace sur les lacs au Canada de 1950 à 2005. La plupart des lacs canadiens montrent une tendance ou une progression significative vers un déglacement plus tôt dans la saison.

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La débâcle dans les lacs et les rivières de l'écozone+ du Bouclier boréal tend à se produire plus tôt au cours des 35 à 200 dernières années14, NB192 NB193 NB194 même s'il existe une exception où la débâcle se produisait plus tard entre 1950 et 1998NB193. La Figure 35 indique les tendances pour les débâcles fondées sur les registres in situ et les observations par télédétection de 12 lacs de grande taille (de plus de 100 km2) au CanadaNB169. La débâcle a reculé de 12 jours pendant la période de 1970 à 2004 (Figure 35a)NB169. Une débâcle ayant lieu plus tôt correspond à une arrivée précoce de la date de l'isotherme 0 °C du printempsNB195. Des températures plus douces au printemps (Figure 66a) et à l'hiver (Figure 66d) peuvent être en partie responsables de la débâcle précoce.

Figure 36. Tendances pour la débâcle de 12 lacs de l'écozone+ du Bouclier boréal, de 1970 à 2004.

Les analyses sur la débâcle sont basées sur des données in situ et de télédétection. Les tendances relatives à la débâcle pour les six stations les plus au nord sont basées seulement sur les données de télédétection de 1984 à 2004. Les triangles indiquent un englacement ou une débâcle plus tôt dans l'année; les carrés indiquent que ces conditions sont plus tardives. Les symboles sont colorés lorsque les tendances sont statistiquement significatives (p < 0,1).

carte
Source : adaptée de Latifovic et Pouliot, 2007NB169

Description longue pour la figure 36

 

Ces cartes montrent les tendances pour la débâcle de 12 lacs de l'écozone+ du Bouclier boréal de 1970 à 2004. La débâcle a reculé de 12 jours pendant la période de 1970 à 2004. De 1970 à 2004, l'englacement s'est produit 15 jours plus tard pour trois lacs dans la moitié sud de l'écozone+. L'englacement est survenu 10 jours plus tôt dans un lac situé plus au nord.

On constate davantage de variabilité dans l'englacement que dans la débâcle des lacs et des cours d'eauNB14 dans cette écozone+ et au niveau national depuis les 35 à 200 dernières années193-NB196. La température de l'air précédant ces phénomènes d'un à trois mois semble être un facteur potentiel du changement dans les dates de débâcle et d'englacementNB197 NB198. De 1970 à 2004, l'englacement s'est produit 15 jours plus tard pour trois lacs dans la moitié sud de l'écozone+. L'englacement survient 10 jours plus tôt dans un lac situé plus au nord (Figure 35b)NB169.

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Écozone+ du Bouclier boréal : pergélisol

Le pergélisol de l'écozone+ du Bouclier boréal est largement limité au terrain organique et montre une distribution sporadique dans les régions du nord-est et de l'ouest (Figure 36)NB199.

Figure 37. Carte du pergélisol au Canada.

carte
Source : Heginbottom et al., 1995NB199

Description longue pour la figure 37

Cette carte présente la répartition du pergélisol continu, discontinu étendu, sporadique et de montagne dans l'ensemble du Canada dans les années 1990. Le pergélisol continu s'étend à l'échelle du nord du Canada, comprenant l'archipel des îles du nord jusqu'au littoral sud de la baie d'Hudson. Une fine bande de pergélisol discontinu étendu borde la limite sud de la zone de pergélisol continu. Le pergélisol sporadique était situé le long de la limite nord de la Colombie Britannique, de l'Alberta, du Manitoba, de l'Ontario et du Québec. Le pergélisol de l'écozone+ du Bouclier boréal est distribué de manière sporadique dans les régions du nord-est et de l'ouest.

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La fonte et la destruction des tourbières ont lieu depuis les 50 ou 100 dernières annéesNB200 NB201 NB202 au nord de la Saskatchewan et du Manitoba. Le taux de dégel du pergélisol a augmenté de 4,3 cm/année de 1948 à 1991 jusqu'à 10,5 cm/année de 1995 à 2002 à Gillam, de 9,0 cm/année de 1941 à 1988 jusqu'à 28,0 cm/année de 1995 à 2002 à Thompson, de 10,2 cm/année de 1951 à 1992 jusqu'à 22,3 cm/année de 1995 à 2002 à Wabowden et de 10,9 cm/année de 1968 à 1991 jusqu'à 31,1 cm/année de 1995 à 2002 au lac SnowNB202 (Figure 37). Près des lacs Athabasca et Black en Saskatchewan, les collectivités autochtones ont remarqué la perte de pergélisol dans les fondrières, un fait qu'ils attribuent au réchauffement des températuresNB3. Bien que les tourbières gelées effectuent un cycle naturel de formation et de fonte de pergélisol, cette dégradation du pergélisol est probablement causée par les changements climatiquesNB16.

Figure 38. Taux de dégel du pergélisol (cm/année) à quatre sites de l'écozone+ du Bouclier boréal de 1940 à 2000.

Les cercles violets représentent des taux de dégel mesurés pour la période entre 1941 et 1991 au moyen de bagues de compression établies en coupant des arbres P. mariana individuels. Les cercles verts représentent les taux de dégel moyens mesurés à l'aide de points de référence permanents pour la période allant de 1995 à 2002 (tracés pour l'année médiane, 1999). Les taux de dégel moyens des sites pour les périodes de 1941 à 1991 et de 1995 à 2002 sont également montrés.

carte
Source : adaptée de Camill, 2005NB202

Description longue pour la figure 38

Ce diagramme de dispersion montre le taux de dégel du pergélisol (cm/année) à quatre sites de l'écozone+ du Bouclier boréal de 1940 à 2000. La fonte et la destruction des tourbières ont lieu depuis les 50 ou 100 dernières années au nord de la Saskatchewan et du Manitoba. Le taux de dégel du pergélisol a augmenté de 4,3 cm/année de 1948 à 1991 jusqu'à 10,5 cm/année de 1995 à 2002 à Gillam, de 9,0 cm/année de 1941 à 1988 jusqu'à 28,0 cm/année de 1995 à 2002 à Thompson, de 10,2 cm/année de 1951 à 1992 jusqu'à 22,3 cm/année de 1995 à 2002 à Wabowden et de 10,9 cm/année de 1968 à 1991 jusqu'à 31,1 cm/année de 1995 à 2002 au lac Snow.

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La dégradation du pergélisol dans l'écozone+ du Bouclier boréal peut toucher la biodiversité par son influence sur la stabilité du sol, le réseau de drainage, les conditions d'humidité du sol, ainsi que l'hydrologie de surface et de sous-surfaceNB16. Même si l'écozone+ du Bouclier boréal n'a pas de pergélisol continu, le sol riche en glace discontinue présente des conditions physiques similaires aux écosystèmes plus au nordNB203. Dans les régions de tourbières, à mesure que la tourbe riche en glaces dégèle et se désintègre, les étangs peuvent remplacer les plateaux de tourbe gelés, ce qui crée des conditions où des écosystèmes de fens peuvent se développerNB204 NB205. Même si la plupart de ces effets ont été observés à des sites arctiques, le pergélisol dans l'écozone+ du Bouclier boréal se trouve avant tout sur du terrain organique, ce qui suggère une perte possible de tourbières dans le paysageNB16. La compréhension de l'hydrologie du pergélisol pour l'écozone+ est limitée en raison d'un manque de données. Par exemple, on ne comprend pas exactement pourquoi les écoulements fluviaux de la rivière Grass ont diminué annuellement (Figure 20). La fonte du pergélisol peut avoir altéré l'hydrologie sous-terraine, qui a engendré des conditions plus sèches à la surface et réduit les contributions de la rivière.

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve

Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : glace lacustre

Il existait peu de données sur les tendances de la glace pour l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve, sauf pour un endroit, Deadman's Pond, dans la partie centrale nord de l'écozone+. De 1961 à 1990, l'englacement à Deadman's Pond s'est déplacé plus tôt de 0,5 jour/année, ce qui diffère des tendances nationales indiquant un englacement tardif pour les lacsNB195.

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Note de bas des pages

Note de bas de page 1

St.-George, S. 2007. Streamflow in the Winnipeg River basin, Canada: Trends, extremes and climate linkages. Journal of Hydrology 332:396-411.

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Note de bas de page 2

Milly, P.C.D., Dunne, K.A. et Vecchia, A.V. 2005. Global patterns of trends in streamflow and water availability in a changing climate. Nature 438:347-350.

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Note de bas de page 3

Ermine, W., Nilson, R., Sauchyn, D., Sauve, E. et Smith, R.Y. 2005. Isi askiwan - the state of the land: Prince Albert Grand Council Elders' Forum on Climate Change. Prairie Adaptation Research Collaborative. 40 p.

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Note de bas de page 9

Groupe de travail sur la stratification écologique. 1995. Cadre écologique national pour le Canada. Agriculture et Agroalimentaire Canada, Direction générale de la recherche, Centre de recherches sur les terres et les ressources biologiques et Environnement Canada, Direction générale de l'état de l'environnement, Direction de l'analyse des écozones. Ottawa, ON/Hull, QC. 144 p. Rapport et carte nationale 1/7 500 000.

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Note de bas de page 12

Urquizo, N., Bastedo, J., Brydges, T. et Shear, H. 2000. Évaluation écologique de l'écozone du Bouclier boréal. Travaux publics et Services gouvernementaux Canada. Ottawa, ON.

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Note de bas de page 14

Monk, W.A. et Baird, D.J. 2014. Biodiversité dans les rivières et lacs du Canada. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 19. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. Projet de rapport.

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Note de bas de page 16

Smith, S. 2011. Tendances relatives aux conditions du pergélisol et à l'écologie dans le Nord du Canada. Biodiversité canadienne : état et tendances des écosystèmes en 2010, Rapport technique thématique no 9. Conseils canadiens des ministres des ressources. Ottawa, ON. iii + 23 p.

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