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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour les écozones+ superscript du Bouclier boréal et Boréale de Terre-Neuve

Thème : Interactions humains-écosystèmes

Aires protégées

Constatation clé 8
Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
La superficie et la représentativité du réseau d'aires protégées ont augmenté ces dernières années. Dans bon nombre d'endroits, la superficie des aires protégées est bien au-delà de la valeur cible de 10 % qui a été fixée par les Nations Unies. Elle se situe en deçà de la valeur cible dans les zones fortement développées et dans les zones océaniques.

Écozone+ du Bouclier boréal

Le taux auquel des aires protégées ont été créées dans l'écozone+ du Bouclier boréal a augmenté depuis les années 1970 (Figure 38). Avant 1992 (année de la signature de la Convention sur la diversité biologique), 3 % du Bouclier boréal était protégé. En date de mai 2009, 8,1 % (143 491 km2) était protégéNB10. De cette portion, 7,9 % de l'écozone+ faisait partie de 1 336 sites désignés comme aires protégées de catégories I à IV de l'UICN. Ces catégories comprennent les réserves naturelles, les aires de nature sauvage et d'autres parcs et réserves gérés afin de conserver les écosystèmes et les caractéristiques naturelles et culturelles, de même que ceux qui sont gérés surtout pour la conservation de l'habitat et de la fauneNB206. Une proportion supplémentaire de 0,06 % (482 aires protégées) faisait partie de l'UICN dans les catégories V et VI, qui portent sur l'utilisation durable des ressources. La proportion restante de moins de 0,01 % (10 aires protégées établies depuis 2004) n'a pas été désignée en vertu d'un critère de l'UICN.

Par exemple, à l'aide de leur Déclaration d'eau, la communauté de la Première Nation de Kitchenuhmaykoosib Inninuwug (PNKI) a déclaré 13 025 km2 du Bassin versant Big Trout comme étant protégé, mais cette aire protégée n'est pas présentement inclue dans les aires protégées de catégories I à IV de l'UICNNB207. En support des buts de protection de la PNKI, le gouvernement de l'Ontario a désigné une aire de 23 181 km2 'en vicinité de la PNKI' où la prospection et le jalonnement minier ne sera pas permis.

Figure 39. Accumulation des aires protégées dans l'écozone+ du Bouclier boréal, de 1893 à 2009.

Les données ont été fournies par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux jusqu'à mai 2009. Seules les aires légalement protégées ont été incluses. Les catégories de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) d'aires protégées sont basées sur les objectifs primaires de gestion (voir le texte pour plus d'information).

La dernière barre étiquetée « TOTAL » comprend les aires protégées pour lesquelles l'année d'établissement n'a pas été donnée.

graphique
Source : Environnement Canada, 2009NB208 en se servant du Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC) (v.2009.05), 2009; données fournies par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.

Description longue pour la figure 39

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Accumulation des aires protégées dans l'écozone+ du Bouclier boréal, de 1893 à 2009.
AnnéeCatégories I à IV de l'UICN
(Accumulation des aires protégés km2)
Catégories V et VI de l'UICN
(Accumulation des aires protégés km2)
1893-19127,7230
1913-192412,4810
1925-194312,5090
1944-195614,1260
195714,7790
195814,7910
195914,8290
1960-196214,8800
196314,9940
196415,4870
1965-196615,5150
196715,8990
196815,9190
196917,1440
197018,5220
197120,4790
197220,4870
197321,5620
197422,4740
197522,4840
197622,5000
197723,0510
197823,1260
1979-198023,1790
198125,6780
198225,6790
198344,6410
198444,6821
198546,3951
198646,3971
1987-198846,4141
198953,4731
199053,4751
199153,7401
199253,7721
199354,207125
199454,377125
199556,766125
199656,999125
199762,465126
199862,994319
199970,483319
200071,464357
200173,497357
200275,893384
2003109,508386
2004112,578563
2005123,3051,018
2006124,4961,018
2007126,2271,020
2008132,6401,020
2009135,0171,020
Total141,2311,055

Le parc provincial Algonquin a été créé en 1893, le parc provincial Quetico en 1913, plusieurs, dont le parc provincial de la rivière Mississagi, le parc national du Canada Pukaskwa et le parc provincial Missinaibi entre 1957 et 1974; plusieurs, dont le réserve de parc national du Canada de l'Archipel-de-Mingan et le parc provincial Wabakimi entre 1976 et 1984, plusieurs, dont le parc national du Canada Aiguebelle et le parc provincial de la Petite Abitibi en 1985, et plusieurs, dont le parc provincial de la rivière Pipestone et le parc provincial de la rivière Otoskwin-Attawapiskat en 1989.

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Les aires protégées sont assez bien distribuées dans l'ensemble de l'écozone+, bien qu'elles soient moins nombreuses au nord-ouest (Figure 40).

Figure 40. Distribution des aires protégées de l'écozone+ du Bouclier boréal, mai 2009.

carte
Source : Environnement Canada, 2009 en se servant du Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC) (v.2009.05), 2009; données fournies par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.

Description longue pour la figure 40

Cette carte montre la distribution des aires protégées de l'écozone+ du Bouclier boréal en mai 2009. Les aires protégées sont assez bien distribuées dans l'ensemble de l'écozone+, bien qu'elles soient moins nombreuses au nord­ouest.

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En 2009, les gouvernements de l'Ontario et du Québec ont annoncé des plans visant à protéger des sites en zone boréale NB209 NB210. La Loi sur le Grand Nord de l'Ontario est entrée en vigueur en 2010 et rendait obligatoire la protection d'environ la moitié de la région au nord du territoire forestier sous aménagement en Ontario. Quatre plans sont maintenant réalisés dans le grand Nord de l'Ontario. Pikangikum a été la première collectivité, en 2006, à adopter un plan communautaire d'aménagement du territoire. En juillet 2011, Cat Lake et Slate Falls ont fêté le parachèvement de leur plan par une cérémonie de signature, comme l'ont fait Pauingassi et Little Grand Rapids, deux communautés du Manitoba avec des territoires sous aménagement en OntarioNB211.

Écozone+ Boréale de Terre-Neuve 

En mai 2009, 6,3 % (7 098 km2) de l'écozone+ avait été protégée par l'intermédiaire de 45 aires protégées de catégories I à III de l'UICN (Figure 40 et Figure 41). De plus, 1,2 % de l'écozone+ était protégé au moyen de cinq aires protégées de catégorie VI, une catégorie qui porte sur l'utilisation durable au moyen de traditions culturelles établies dans l'aire protégée.

Deux réserves naturelles intégrales (> 1 000 km2) et quinze réserves écologiques (< 1 000 km2) ont vu le jour dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve depuis l'entrée en vigueur de The Wilderness and Ecological Reserves Act (la Loi sur les Réserves naturelles intégrales et écologiques) en 1980NB212.

Il y a aussi deux parcs nationaux, Gros Morne et Terra Nova, et 32 parcs provinciaux et réserves provinciales de parcs.

Figure 41. Accumulation des aires protégées dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve, de 1957 à 2009.

Les données ont été fournies par les gouvernements fédéral, provinciaux jusqu'à mai 2009. Seules les aires légalement protégées ont été incluses. Les catégories de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) pour les aires protégées sont basées sur les objectifs primaires de gestion. Plusieurs petites réserves de biodiversité et d'autres aires protégées ont été établies depuis 2003. Elles sont étiquetées comme zones protégées de catégories I à IV de l'UICN. La catégorie grise désignée « non classifié » représente les aires protégées pour lesquelles une catégorie de l'UICN n'a pas été fournie.

graphique
Source : Environnement Canada, 2009NB213 en se servant du Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC) (v.2009.05), 2009; données fournies par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.

Description longue pour la figure 41

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Accumulation des aires protégées dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve, de 1957 à 2009.
AnnéeCatégories I à III de l'UICN - Accumulation des aires protégés km2Catégorie VI de l'UICN - Accumulation des aires protégés km2
19573850
1958-19594130
19604200
1961-19664550
19674720
1968-19694750
1970-19744770
19754910
1976-19775080
1978-19805160
1981-198252315
1983-198453421
198554121
19861,61121
1987-19891,62221
19904,54821
19914,54921
1992-19954,55321
19964,553639
1987-19891,62221
19904,54821
19914,54921
1992-19954,55321
19964,553639
1997-19994,582639
2000-20014,584639
20025,3131,380
2003-20045,3161,380
20057,1021,380
2006-20097,1021,380

Le parc national du Canada Terra-Nova a été créé en 1957, le Réserve intégrale d'Avalon en 1964, le parc national du Canada Gros Morne en 1973, le Réserve écologique du Cap St. Mary en 1983, le Réserve inégrale de la Baie du Nord en 1990, le parc provincial de T'Railway en 1997 et le Réserve écologique de Sandy Cove en 2007.

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Figure 42. Carte des aires protégées de l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve, 2009.

carte
Source : Environnement Canada, 2009 en se servant du Système de rapport et de suivi pour les aires de conservation (SRSAC) (v.2009.05), 2009; données fournies par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.

Description longue pour la figure 42

Cette carte indique l'emplacement des zones protégées de l'écozone+ Boréale de Terre Neuve en 2009. Cinq zones protégées sont immédiatement ressorties en raison de leur grandeur. La majorité des zones protégées se trouvent sur l'île principale, dont une grande zone se trouvant sur la côte nord-ouest, une sur la côte nord-est, une dans la région de Grand Lake, une au sud-est et la dernière dans la presqu'île Avalon.

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Entre 1995 et 1997, le gouvernement provincial a privatisé nombre de parcs provinciaux et de parcs d'attraction naturelle afin de réduire les dépenses liées au système des parcs et des loisirs. Certaines de ces propriétés privatisées ne sont plus exploitées ni protégées, comme le parc provincial Pipers Hole River, abandonné en 2008NB214.

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Intendance

Constatation clé 9
Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les activités d'intendance au Canada, qu'il s'agisse du nombre et du type d'initiatives ou des taux de participation, sont à la hausse. L'efficacité d'ensemble de ces activités en ce qui a trait à la préservation et à l'amélioration de la biodiversité et de la santé des écosystèmes n'a pas été entièrement évaluée.

Écozone+ du Bouclier boréal 

Une grande partie de l'écozone+ du Bouclier boréal est inhabitée et à l'état naturel, ce qui fait que les activités d'intendance menés par les collectivités sont relativement rares dans cette écozone+. Cependant, les activités d'intendance font l'objet d'une coordination entre les plus grands réseaux de conservation, les Premières Nations et les réseaux des industries.

Pimachiowin Aki est un paysage culturel et une grande aire protégée de la forêt boréale intacte qui a été désigné comme site du patrimoine mondial naturel et culturel de l'UNESCO Les gouvernements de l'Ontario et du Manitoba gèrent ce territoire en partenariat avec la Première Nation Anishnaabe. Cette région possède une riche diversité de flore et de faune boréales, de même que des terres ancestrales de grande valeur pour les collectivités autochtones dans cette section de l'écozone+ NB215. Pimachiowin Aki n'est pas encore finalisé.

Plusieurs compagnies forestières et organisations environnementales au Canada se sont rencontrés en 2010 pour créer l'Entente sur la forêt boréale canadienne (EFBC), la plus grande initiative de conservation au monde. L'Entente regroupe les 19 sociétés membres de l'Association des produits forestiers du Canada et sept grands organismes non gouvernementaux de protection de l'environnement, tel la Société pour la nature et les parcs du Canada, la Fondation David Suzuki, et le Nature Conservancy. L'Entente signifie que les groupes de protection de l'environnement s'engagent à cesser d'appeler au boycottage des entreprises participantes. En contrepartie, les entreprises ont suspendu leurs opérations d'abattage sur près de 29 millions d'hectares de forêt boréale. La suspension de ces activités forestières permet aux signataires de collaborer à un certain nombre d'initiatives, notamment l'élaboration de plans d'action pour le rétablissement du caribou dans des zones particulières et de lignes directrices d'aménagement écosystémique que les entreprises participantes pourront utiliser pour améliorer leurs pratiques forestièresNB216.Le Conseil principal de la forêt boréale, qui s'est réuni pour la première fois en décembre 2003, est constitué des groupes de conservation, des Premières Nations, des compagnies de l'industrie des ressources et des institutions financières. Les membres du Conseil sont les signataires de la Convention pour la conservation de la forêt boréale, qui vise à protéger au moins 50 % du territoire boréal dans un réseau d'aires protégées de grande taille interreliées et à soutenir des collectivités durables, la gestion des ressources basée sur l'écosystème et des pratiques d'intendance dans l'ensemble du territoire restantNB217.

Dans la région d'Athabasca en Alberta, l'industrie du pétrole procède à des activités d'intendance. L'Oil Sands Leadership Initiative (initiative de prise en charge concernant les sables bitumineux) (OSLI), un réseau collaboratif formé de ConocoPhillips Canada, Shell Canada, Statoil Canada, Suncor Energy Inc., Nexen Inc. et Total E&P Canada, a quatre groupes de travail dont l'un qui se penche sur l'intendance des terresNB218. Le groupe de travail sur l'intendance des terres (LSWG) participe actuellement à une restauration volontaire dans la région d'Algar, située à environ 100 km de la plupart des exploitations de sable bitumineux in situ en Alberta et dans l'aire de répartition du caribou du côté est de la rivière Athabasca. L'empreinte linéaire des lignes sismiques vieilles de 20 à 30 ans l'a laissée fragmentée, réduisant ainsi la qualité de l'habitat pour la harde de caribous dans cette région. Ces régions prennent énormément de temps à refaire leur végétation de façon naturelle en raison des sols froids et humides. Les traitements sur le terrain appliqués par le LSWG comprennent la préparation mécanique du site pour la plantation d'arbres, la collecte et la dispersion de matières ligneuses grossières le long des lignes sismiques traitées, l'identification et la protection de la végétation naturelle existante en vue de la rétention et la plantation hivernale de 45 000 épinettes noires en milieu humide (une technique mise à l'essai avec succès par le réseau collaboratif de l'OSLI en conjonction avec le gouvernement de l'Alberta.
D'autres activités d'intendance notables dans l'écozone+ incluent les suivantes :

  • Le gouvernement du Manitoba a organisé, le 29 novembre 2013, un atelier sur l'état des connaissances auquel ont participé 34 experts pour élaborer une stratégie d'intendance pour les tourbières boréalesNB219.
  • Le Safe Harbour Agreement (Entente sur les refuges sécuritaires) de l'Ontario est une entente d'intendance entre le Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario et soit un propriétaire individuel ou un groupe de propriétaires. En vertu de l'entente, les propriétaires créent, restaurent ou maintiennent sur une base volontaire les habitats rares qui ont une valeur tels que les pâturages ou les milieux humidesNB220.
  • Canards Illimités Canada (DUC) a des programmes dans chacune des provinces de l'écozone+ du Bouclier boréal. Le but de DUC est de protéger 650 000 km2 dans la zone boréale au moyen d'une combinaison d'aires protégées permanentes et de pratiques d'utilisation des terres durables sur le plan environnemental.
  • En réponse à une campagne de Greenpeace et du Natural Resources Defense Council de 2004 à 2009, l'entreprise Kimberly-Clark, qui fabrique des produits de marque Kleenex, Scott et Cottonelle, a annoncé qu'elle cesserait d'acheter des fibres ligneuses provenant de la forêt boréale canadienne qui ne sont pas certifiées par le Forest Stewardship Council en 2012NB221.

Écozone+ Boréale de Terre-Neuve

Une grande partie de l'activité d'intendance dans les milieux humides de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve fait partie du Plan conjoint des habitats de l'Est dans le cadre du Plan nord-américain de gestion de la sauvagineNB146. Un nombre croissant de municipalités partout à Terre-Neuve et au Labrador se sont également engagées à protéger et à améliorer les milieux humides au moyen d'ententes avec le Department of Environment and Conservation de la provinceNB222. Par l'intermédiaire de ce partenariat, les municipalités élaborent un plan de conservation pour les milieux humides, aident à restaurer les milieux humides endommagés, fournissent des occasions d'éducation et promeuvent la participation des résidents locaux à l'utilisation et à la protection de leurs ressources. Les municipalités incorporent l'entente d'intendance dans les documents de planification municipale et les règlements connexes. Ces ententes à long terme ont assuré la protection de 142 km2 (Figure 43) de zones humides, de terres hautes associées aux milieux humides et d'habitat côtier contre le développement, contribuant ainsi à la conservation de la faune et de son habitat et atténuant les effets des changements climatiques.

Les ententes d'intendance ont également leur raison d'être dans le cadre de la préservation, de la protection et du rétablissement des espèces en péril. Des ententes d'intendance portant sur quatre espèces en péril ont été conclues entre le gouvernement de la province et des organismes locaux à l'intérieur des régions de « toundra calcaire » où des plantes rares ont élu domicile. En 2013, 33 municipalités avaient signé les ententes municipales d'intendanceNB223.

Figure 43. Nombre cumulatif d'unités de gestion et aire totale gérés dans le cadre d'ententes municipales d'intendance dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve, de 1993 à 2013.

graphique
Source : Department of Environment and Conservation de Terre-Neuve, données non publiéesNB224.

Description longue pour la figure 43

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Nombre cumulatif d'unités de gestion et aire totale gérés dans le cadre d'ententes municipales d'intendance dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve, de 1993 à 2013.
AnnéeNombre cumulative d'unités de gestion (km2)Aire cumulative de gestion (km2)
199317
1994211
1995429
1996535
1997642
1998744
1999744
2000744
2001960
20021060
20031163
20041384
200515116
200615116
200716116
200816124
200917124
201017124
201119128
201219128
201324142

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Enfin, Ocean Net, une organisation populaire non gouvernementale, a orchestré le nettoyage de plus de 1 600 plages et rivages à Terre-Neuve auquel ont participé plus de 32 000 volontaires communautaires au cours des 10 dernières annéesNB225.

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Espèces non indigènes envahissantes

Constatation clé 10
Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les espèces non indigènes envahissantes sont un facteur de stress important en ce qui concerne le fonctionnement, les processus et la structure des écosystèmes des milieux terrestres, des milieux d'eau douce et d'eau marine. Leurs effets se font sentir de plus en plus à mesure que leur nombre augmente et que leur répartition géographique progresse.

Écozone+ du Bouclier boréal 

Les espèces envahissantes ont un effet sur la composition et la structure de l'écosystème en supplantant les espèces indigènes et en altérant les processus écologiquesNB226. Le climat relativement extrême, une faible biodiversité et une faible disponibilité des ressources dans l'écozone+ du Bouclier boréal ont jusqu'à maintenant opposé une résistance aux invasions d'espèces non indigènes par rapport aux autres écozones+NB227. La plupart des espèces envahissantes apparaissent dans la partie sud de l'écozone+ du Bouclier boréal, dans la forêt des Grands Lacs et du Saint-Laurent (de 82 à 90 espèces), et dans les zones de transition boréales (de 64 à 72 espèces) en Ontario et au Québec (Figure 44)NB228. Le sud-est du Québec et une partie de la forêt-parc à trembles au Saskatchewan se classent deuxième relativement au plus grand nombre d'espèces envahissantes. La troisième position revient au Labrador, au nord et au nord-ouest de l'Ontario et près du lac Winnipeg au Manitoba (de 28 à 36 espèces). La plupart de reste de l'écozone+ du Bouclier boréal comporte de 19 à 27 espèces envahissantes (Figure 44).

Figure 44. Nombre d'espèces de plantes exotiques envahissantes au Canada par écozone+.

Basé sur 162 espèces pour lesquelles les cartes de répartition étaient accessibles.

carte
Source : Agence canadienne d'inspection des aliments, 2008.NB229

Description longue pour la figure 44

Cette carte du Canada montre la répartition et l'abondance des 162 espèces de plante non indigène par écozone+ pour 2006. La plupart des espèces envahissantes apparaissent dans la partie sud de l'écozone+ du Bouclier boréal, dans la forêt des Grands Lacs et du Saint­Laurent (de 82 à 90 espèces), et dans les zones de transition boréales (de 64 à 72 espèces) en Ontario et au Québec. Le sud­est du Québec et une partie de la forêt­parc à trembles en Saskatchewan se classent deuxième relativement au plus grand nombre d'espèces envahissantes. La troisième position revient au Labrador, au nord et au nord­ouest de l'Ontario et près du lac Winnipeg au Manitoba (de 28 à 36 espèces). Dans la majeure partie du reste de l'écozone+ du Bouclier boréal, on compte de 19 à 27 espèces envahissantes.

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Les espèces envahissantes sont globalement peu étudiées dans la zone boréale. Une recherche sur Web of Science avec les expressions « invas* » ET « boreal » couvrant les années 1864 à 2011 a seulement conduit à 288 articles scientifiquesNB230. Le premier a été publié en 1964 et la plupart de ces articles ne traitaient pas directement des espèces envahissantes dans la forêt boréale. Les espèces envahissantes sont en voie d'envahir la forêt boréale du sud du Québec et de l'Ontario. On s'attend à ce que les changements climatiques et l'exploitation des ressources intensifient l'arrivée et l'établissement d'espèces non indigènes dans cette écozone+.

Invertébrés non indigènes envahissants

Les invertébrés non indigènes envahissants terrestres dans la région boréale comprennent les insectes forestiers, les vers de terre et les limaces. Les insectes non indigènes envahissants capables de causer la mortalité ou la défoliation des arbres sont nuisibles sur le plan économique à l'industrie des produits forestiers dans l'écozone+ du Bouclier boréalNB231. On retrouve quatre des cinq espèces de mouches à scie européennes phyllophages non indigènes qui s'attaquent aux bouleaux et aux aulnes (Alnus spp.) dans l'écozone+ du Bouclier boréalNB232. À l'intérieur de l'écozone+, la grande mineuse du bouleau (Heterarthrus nemoratus) se retrouve dans le centre de la Saskatchewan et dans le sud de l'Ontario et du Québec, la petite mineuse du bouleau (Fenusa pusilla) et la tenthrède-mineuse de Thomson (Profenusa thomsoni) sont concentrées au Québec, la tenthrède mineuse du bouleau (Fenusella nana) est présente en Ontario et au Québec et la cinquième espèce, Scolioneura vicina, se voyait juste au sud de l'écozone+ en 2009.

L'agrile du frêne (Agrilus planipennis) est un coléoptère envahissant provenant de Chine et de l'Asie de l'Est qui a envahi l'Ontario et le Québec. En 2008, on le trouvait à Ottawa, à Sault Ste. Marie et à un endroit au QuébecNB233. Le frêne de Pennsylvanie (Fraxinus pennsylvanicus), le frêne blanc d'Amérique (F. americanus), le frêne noir d'Amérique (F. niger) et possiblement le frêne bleu (F. quadralangus) sont tous touchés par l'agrile du frêneNB234. Le frêne noir d'Amérique, qui s'étend de l'ouest de Terre-Neuve au Manitoba, pourrait diminuer considérablement en abondance dans l'écozone+ du Bouclier boréal en raison de l'infestation d'agriles du frêneNB235.

Probablement introduites au cours des années 1700 par les colons européens, les espèces de vers de terre (principalement Lumbricus terrestris, L. rubellus, Aporrectodea tuberculata et A. turgida) sont des « ingénieurs d'écosystèmes », des détritivores qui réduisent le contenu organique du sol dans les forêts boréales et qui mélangent les matériaux organiques et minéraux du solNB236 NB237. Non seulement cela réduit-il l'abondance de nombreuses espèces indigènes (y compris les semis d'arbres), mais il en résulte aussi un changement dans la composition de la couverture végétale initialement dominée par les plantes herbacées non graminoïdes qui devient dominée par le carex. En outre, la perturbation des processus du sol peut aussi avoir un effet sur le cycle des éléments nutritifs (une accessibilité réduite, des fluctuations du carbone du sol, et un lessivage accru de l'azote et du phosphore dans le solNB238 NB239 ) et sur d'autres organismes vivant dans le tapis forestier (p. ex. les microarthropodes et les petits vertébrés).

Les espèces non indigènes de limaces qu'on retrouve dans certaines régions de la forêt boréale d'Amérique du Nord comprennent Arion hortensis, Carinarion fasciatus, Deroceras reticulatum et A. subfuscusNB240 NB241. Les limaces ont été aperçues dans des lichens et les mousses associées aux épinettes, de même que dans les régions brûlées de l'est du Québec dans l'écozone+ du Bouclier boréal, indiquant qu'elles requièrent un habitat présentant une plasticité phénotypique élevée. Comme les vers de terre, les limaces peuvent altérer l'écosystème, car leur consommation de détritus favorise le cycle du carbone, de l'azote et du phosphore à l'intérieur des écosystèmes. Cependant, il n'existe pas d'études sur l'abondance des limaces et la répartition de leur habitat dans l'ensemble de la forêt boréale de l'Amérique du Nord et, par le fait même, les répercussions écologiques qu'elles peuvent avoir demeurent en grande partie inconnues.

Invertébrés non indigènes envahissants aquatiques

Les Grands Lacs sont des barrières à la propagation des espèces envahissantes terrestres, mais ils sont également un lieu de passage pour celles qui sont aquatiques. Plusieurs espèces aquatiques invertébrées envahissantes sont associées aux voies d'eau des Grands Lacs; parmi les envahisseurs les plus agressifs, tant pour leur taux de propagation que pour leurs répercussions sur le biote indigène, on compte l'écrevisse américaine (Orconectes rusticus), la moule zébrée (Dreissena polymorpha) et le cladocère épineux (Bythotrephes longimanus).

L'écrevisse américaine

Originaire du Mid West des É.-U., l'écrevisse américaine est un herbivore envahisseur qui est maintenant commun dans plusieurs États du nord et du nord-est ainsi qu'au Canada (Figure 45). On la retrouve dans le sud et le nord-ouest de l'Ontario (p. ex., au lac des Bois, au parc provincial Quetico, au lac Supérieur et dans ses affluents près de Thunder Bay), de même qu'au lac Falcon, qui fait partie du parc provincial Whiteshell dans le sud-est du Manitoba. Cette espèce prend la place de l'écrevisse indigène (O. virilis et O. propinquus) et réduit la diversité et l'abondance des autres invertébrésNB242. Elle a aussi vraisemblablement une incidence sur le poisson indirectement en altérant les ressources alimentaires (p. ex., l'abondance de macrophytes) et directement par la prédation des œufsNB243. Les activités humaines (p. ex., les pêcheurs qui déversent des seaux à appâts ou des rejets intentionnels par les pêcheurs d'écrevisses commerciaux), auxquelles s'ajoute la connectivité entre les cours d'eau, ont été liées à la propagation de l'écrevisse américaine, qui progresse à un taux moyen de 0,68 km/annéeNB244.

Figure 45. Croissance de la répartition basée sur l'observation d'écrevisse américaine en Ontario en fonction du temps, de 1964 à 2008.

carte
Source : Fédération des chasseurs et des pêcheurs de l'Ontario, 2008NB245

Description longue pour la figure 45

Cette carte montre la croissance de la répartition basée sur l'observation d'écrevisse américaine en Ontario de 1964 à 2008. La croissance est concentrée entre les lacs Hudson et Ontario et dans l'est du lac Supérieur.

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La moule zébrée

La moule zébrée s'est propagée à partir du lac St. Clair près de Détroit en 1988 (Figure 46) et a altéré les écosystèmes des Grands Lacs en réduisant l'abondance de zooplancton (notamment le Diporeia) qui est important pour les jeunes poissons. Une diminution des populations et une dégradation de l'état du grand corégone (Coregonus clupeaformis), de l'éperlan (de la famille des Osmeridae) et du touladi (Salvelinus namaycush) dans les Grands Lacs peut être lié aux déclins de Diporeia.

Figure 46. Croissance de la répartition basée sur l'observation de moules zébrées en Ontario en fonction du temps, de 1988 à 2008.

carte
Source : Fédération des chasseurs et des pêcheurs de l'Ontario, 2012NB246

Description longue pour la figure 46

Cette carte montre la croissance de la répartition basée sur l'observation de moules zébrées en Ontario en fonction du temps de 1988 à 2008. Les observations entre 2005 et 2008 sont concentrées au nord du lac Ontario, et jusqu'au Québec.

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Le cladocère épineux

Le cladocère épineux est une espèce prédatrice envahissante de zooplancton qui réduit la biodiversité du zooplancton des lacs d'eau douce dans le sud de l'écozone+ du Bouclier boréal (Figure 47)NB247 NB248. Cette espèce a commencé par envahir les Grands Lacs à partir de l'Eurasie au milieu des années 1980, puis s'est propagée aux lacs intérieurs du Canada et des États-Unis dans les années 1990; elle s'étend maintenant à plus de 70 lacs en Ontario (Figure 48)NB249. Une étude sur 21 ans a révélé que la richesse des espèces de zooplancton crustacé a subi un déclin et que le pH a diminué (7 ans après l'invasion) dans le lac Harp à la suite de l'invasion des cladocères épineuxNB250. Ces effets sur la biodiversité des lacs ajoutent du stress à une région déjà touchée par les effets nuisibles de l'acidificationNB251 et qui se remet à la suite de réductions des émissions de dioxyde de soufre (voir la constatation clé intituléeÉcozone+ du Bouclier boréal : Dépôts acidesÉcozone+ du Bouclier boréal : Dépôts acides à la page 120).

Figure 47. Changements dans a) la richesse des espèces, b) la diversité de Shannon­Wiener, c) Evar et d) l'abondance totale (individus par m3) pour le zooplancton crustacé, les cladocères et les copépodes dans les lacs envahis par le cladocère épineux et dans des lacs de référence du sud de l'écozone+ du Bouclier boréal.

Les lacs envahis ont une boîte ouverte (n = 10 lacs) et les lacs de référence sont dans des boîtes ombrées (n = 4 lacs). Les boîtes ont une erreur-type de ±1 et sont centrées sur la moyenne; les barres représentent l'écart-type et les astérisques (*) indiquent des différences significatives (p < 0,05).

graphique
Source : adapté de Strecker et coll., 2006

Description longue pour la figure 47

Ces graphiques à barres montrent qu'il ya une richesse inférieure, la diversité de Shannon-Wiener et l'abondance totale de crustacés, le zooplancton et les cladocères dans les lacs envahis par le cladocère épineux. Copépodes avaient diminué abondance et Evar mais n'a montré aucune différence dans la richesse.

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Figure 48. Croissance de la répartition basée sur l'observation de cladocères épineux en Ontario en fonction du temps, de 1980 à 2007.

L'année de l'observation ne correspond pas nécessairement à l'année d'invasion, puisque de nombreux lacs n'ont été échantillonnés que de 2000 à 2007.

carte
Source : Strecker et coll., 2006 utilisant des données d'Arnott, 2009NB252 et Cairns et coll., 2007NB253

Description longue pour la figure 48

Cette carte montre la croissance de la répartition basée sur l'observation de cladocères épineux en Ontario en fonction du temps de 1980 à 2007. Cette espèce a commencé par envahir les Grands Lacs à partir de l'Eurasie au milieu des années 1980, puis s'est propagée aux lacs intérieurs du Canada et des États­Unis dans les années 1990; elle s'étend maintenant à plus de 70 lacs en Ontario.

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Agents pathogènes envahissants

Les maladies non indigènes des arbres qui menacent la forêt boréale d'Amérique du Nord comprennent le chancre scléroderrien, causé par l'introduction de la souche européenne du pathogène fongique Gremmeniella abietina var. abietina,NB254 , ainsi que la rouille vésiculeuse du pin blanc, causée par le champignon rouille Cronartium ribicola. Les conditions de température et d'humidité requises pour une infection peuvent être favorables à Gremmeniella abietina var abietina dans la forêt boréale de l'OntarioNB255, indiquant que le pin rouge (Pinus resinosa) boréal de l'Ontario court un risque élevé de maladie si l'agent pathogène est introduit.

La rouille vésiculeuse du pin blanc a été introduite accidentellement dans l'est de l'Amérique du Nord en provenance de l'Europe il y a environ 100 ansNB256. La maladie s'est propagée dans l'ensemble de l'aire de répartition du pin blanc (Pinus strobus), engendrant des taux élevés de mortalité dans les plantations et les peuplements naturelsNB257. Sur la base des conditions climatiques propices à une infection, la majorité de l'aire de répartition boréale du pin blanc est désignée de modéré à élevé ou grave en ce qui concerne le niveau de danger d'une infectionNB258. En 2011, une nouvelle souche virulente de rouille vésiculeuse du pin blanc a été observée chez les gadelliers d'Amérique (Ribes nigrum) contre laquelle ils étaient auparavant immunisés. La nouvelle souche est le résultat d'une mutation ou d'une recombinaison génétique d'une souche nord-américaine du champignon et non d'une nouvelle introduction de la maladieNB259.

Plantes envahissantes

En 2008, on avait relevé un total de 123 espèces envahissantes dans l'écozone+ du Bouclier boréal; l'écozone+ du Bouclier boréal est relativement peu envahie et de nombreuses espèces sont peu fréquentes ou peu distribuées. Les espèces de plantes à croissance rapide ne sont typiquement pas adaptées à la faible luminosité, au faible niveau d'éléments nutritifs et au faible pH des sols podzoliques de la forêt boréaleNB260. D'autres facteurs qui s'ajoutent à la résistance relative de la forêt boréale aux infestations de plantes non indigènes sont la distance des populations à l'origine des graines, l'absence d'agriculture et les niveaux relativement bas de perturbations anthropiquesNB261.

La plupart des espèces non indigènes des régions boréales sont des espèces de mauvaises herbes opportunistes. Le caragana arborescent (Caragana arborescens), le crépis des toits (Crepis tectorum), la vesce jargeau (Vicia cracca), le chardon des champs (Cirsium arvense) et la centaurée maculée (Centaurea maculosa) sont des espèces qui peuvent interférer avec la régénération de la forêt. Seulement deux espèces non indigènes étaient présentes près des routes ou des centres de villégiature dans la forêt boréale de Saskatchewan : le pâturin comprimé (Poa compressa) et le pissenlit officinal (Taraxacum officinale). Ces espèces ont sans doute été introduites lorsque le bord des routes a été ensemencé pour réduire l'érosion du solNB262.

La salicaire pourpre est arrivée en Amérique du Nord en provenance d'Eurasie au début des années 1800 et elle a envahi les habitats riverains de la partie sud du Bouclier boréalNB117, NB263. Cette espèce influe sur le cycle des éléments nutritifs, assèche les milieux humides et peut former des monocultures sur de vastes surfacesNB264 NB265. Dans les années 1990, la salicaire pourpre était l'espèce envahissante la plus souvent rapportée dans les réserves nationales de faune et les refuges d'oiseaux migrateurs, surtout dans la zone de l'est du Québec chevauchant les écozones+ du Bouclier boréal et des plaines à forêts mixtesNB266. De 1992 à 2009, la salicaire pourpre s'est propagée vers le nord-ouest en Ontario (Figure 49).

Figure 49. Expansion de l'étendue de la salicaire pourpre en Amérique du Nord de 1880 à 1992.

Les surfaces ombrées plus foncées représentent les régions ayant des populations de peuplements denses; les cercles solides représentent une présence individuelle ou locale.

carte
Source : adapté de White et coll.,1993, d'après Hight et Drea, 1991 et Thompson et coll., 1987

Description longue pour la figure 49

Cette figure représente trois cartes du Canada et des États Unis, montrant l'expansion de l'aire de répartition de la salicaire commune pour les années 1880, 1940 et 1992, depuis son introduction au littoral est. Dans les années 1880, l'aire de répartition était concentrée autour de New York. Les cartes de 1940 et de 1992 indiquent que les populations denses se sont progressivement étendues de l'est au nord-est, et que les individus ou occurrences locales se sont étendues vers le nord-ouest, et apparaissent maintenant au nord, à l'ouest et au sud de l'aire de répartition de 1880.

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D'autres plantes envahissantes sont situées à la frontière sud de l'écozone+ du Bouclier boréal dont le myriophylle en épi (Myriophyllum spicatum) (Figure 50) et l'alliaire officinale (Alliaria petiolata) (Figure 51).

Figure 50. Expansion de l'étendue du myriophylle en épi en Amérique du Nord de 1950 à 1985.

Les cercles pleins représentent une présence individuelle ou locale.

carte
Source : adapté de White et coll., 1993, après Aiken et coll., 1979NB269 et Couch et Nelson, 1985NB270.

Description longue pour la figure 50

Cette figure représente trois cartes du Canada et des États Unis, montrant l'expansion de l'aire de répartition du myriophylle en épi pour les années 1950, 1965 et 1985. La carte de 1950 indique des occurrences isolées concentrées au sud de la Californie et de l'Arizona et dans l'est des États Unis. Les cartes de 1965 et 1985 montrent une expansion importante de l'aire de répartition, s'étendant à l'extérieur des occurrences des années 1950. En 1985, l'aire de répartition s'étendait jusqu'à l'Île de Vancouver et la Colombie Britannique continentale, à l'ouest, et jusqu'au Midwest américain, et jusqu'au Nouveau Brunswick et au Québec à l'est.

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Figure 51. Distribution généralisée d'alliaire officinale en Amérique du Nord selon les spécimens et la flore d'herbiers.

Les cercles pleins représentent une présence individuelle ou locale. L'alliaire officinale n'a pas été observée au site de Gaspé depuis 1891.

Carte
Source : adapté de White et coll., 1993

Description longue pour la figure 51

Cette carte montre la distribution généralisée d'alliaire officinale en Amérique du Nord selon les spécimens et la flore d'herbiers. L'alliaire officinale est concentrée dans la partie centre­est de l'Amérique du Nord.

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve

La flore et la faune indigènes de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve sont moins diversifiées que de nombreuses communautés sur le continent, et les espèces non originaires de cette écozone+ insulaire constituent une portion comparativement élevée du total des espèces présentes (Figure 52)NB271 NB272. Les introductions accidentelles et intentionnelles se produisent depuis le début du 16e siècleNB273 NB274 NB275 NB276.

Figure 52. Espèces non indigènes de l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve, 2000.

graphique
Source : Conseil canadien de conservation des espèces en péril, 2000

Description longue pour la figure 52

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Espèces non indigènes de l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve, 2000.
TypeNon indigène - Nombre d'espècesIndigène - Nombre d'espèces
Mammifères1217
Amphibiens30
Oiseaux5366
Papillons241
Poissons d'eau douce318
Orchidées239

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Mammifères envahissants

En plus des 17 mammifères indigènes, on compte 12 espèces de mammifères non indigènes établies dans l'écozone+ . Parmi celles-ci, on retrouve l'orignal, le lièvre d'Amérique (Lepus americanus), la musaraigne cendrée (Sorex cinereus), l'écureuil roux (Tamiasciurus hudsonicus), le vison d'Amérique (Mustela vison) et le coyote (Canis latrans), un colonisateur récent qui est maintenant répandu dans l'ensemble de l'écozone+ . Il y a une discussion sur les coyotes dans la constatation clé intitulée Écozone+ du Bouclier boréal : réseaux trophiques à la page 177.

L'orignal a été introduit avec succès à Terre-Neuve en 1904 et a rapidement colonisé l'île. L'abondance de fourrage, une compétition négligeable de la part des herbivores indigènesNB96 et un déficit de prédation après l'extirpation de leur prédateur principal, le loup (Canis lupus), dans les années 1930NB277 ont produit des conditions idéales pour une croissance de la population d'orignaux. Les caribous occupent actuellement toutes les écorégions de l'île, leur densité dans les habitats principalement boisés dépassant dans de nombreux cas 4 orignaux/km2 (> 1 000 kg/km2). La population de l'île, qui s'élève à 125 000 orignaux, représente plus de 10 % du nombre total d'orignaux sur le continent (1,05 million), tandis que la surface totale de l'île, y compris les régions non propices à l'orignal, constitue moins de 2 % de l'étendue continentale estimée de l'orignal. L'accroissement de la population s'est encore amplifié au parc national du Canada du Gros-Morne et au parc national du Canada Terra-Nova, où la chasse à l'orignal est interdite depuis leur établissement en 1973 et 1957, respectivement. Par exemple, dans le parc national du Canada du Gros-Morne, les populations d'orignaux sont passées de 0,14 orignal/km2 en 1971 à 5 orignaux/km2 dans les forêts des basses terres qu'ils préfèrent au dernier relevé de 2007NB99 NB278. Afin de préserver l'intégrité écologique de ces parcs nationaux, la chasse annuelle à l'orignal a débuté en 2011-2012.

Les écureuils roux, introduits en 1963, fourragent abondamment dans les graines des arbres producteurs de cônesNB279 qui sont aussi la source de nourriture préférée de nombreuses espèces d'oiseaux indigènes, y compris le bec-croisé des sapins (Loxia curvirostra), une espèce en voie de disparition. Les écureuils roux attaquent aussi fréquemment les nids des oiseaux indigènesNB280. Ils ont également eu une incidence négative significative sur les efforts de reforestation du pin blanc dans l'écozone+ Boréale de Terre-NeuveNB281 et ont réduit la régénération du sapin baumier et de l'épinette noire par la prédation des cônes avant leur dispersion, NB282.

Les petits mammifères non indigènes augmente partout dans l'écozone+NB285. En 2001, 91% des petits mammifères capturés dans les forêts du parc national du Gros-Morne étaient des espèces non indigènes. Les mammifères non indigènes pourraient être en train de changer la régénération de la forêt. Le lièvre d'Amérique se nourrit abondamment d'espèces feuillues ligneuses, et les petits mammifères tels que le campagnol sont des consommateurs voraces de semences d'arbres et de semis nouvellement poussésNB103, NB283 NB284.

Plantes envahissantes

Plus de 35 % des espèces de plantes dans l'écozone+ ne sont pas indigènesNB287. Les plantes non indigènes sont le plus souvent associées aux régions perturbées par l'humain comme les établissements, le bord des routes et les champs abandonnésNB288 NB289.
Deux des plantes les plus envahissantes des forêts de la Boréale de Terre-Neuve sont le chardon des champs (Cirsium arvense) et le tussilage pas-d'âne (Tussilago farfara). Ces deux espèces forment des zones denses capables de supplanter les espèces indigènes103, NB290 NB291. Dans le parc national du Canada Gros-Morne, les sites contenant les plus grandes quantités de plantes non indigènes envahissantes présentaient une moindre abondance de plantes avasculaires par rapport aux sites non envahisNB101. Les perturbations ont favorisé la prévalence de chardon des champs. Bien que le chardon des champs réduise l'apparition de semis de sapin baumier, il protège en même temps les semis du broutage des orignaux, une autre espèce introduiteNB292. La prolifération du tussilage pas-d'âne dans les perturbations de la forêt partout dans le parc national du Canada du Gros-Morne a commencé en 1973 lorsque le parc a ouvert ses portes au public; cette plante présente une densité qui ne se voit nulle part ailleurs à Terre-Neuve sauf entre le parc et Channel-Port aux Basques, où arrive le traversier du Canada continental. Son invasion des aires naturelles du parc national a été grandement facilitée par les activités de gestion. L'importation d'agrégats de substrat dans le parc pour neutraliser ou enterrer les sols acides non favorables a également apporté des fragments de rhizome dérivés des plantes de tussilage pas-d'âne établies dans des dépôts en tas d'agrégats.

ÉAmphibiens envahissants

L'écozone+ Boréale de Terre-Neuve n'a pas de faune indigène d'amphibiens, mais quatre espèces non indigènes y sont actuellement établies : la grenouille verte (Rana clamitans), le crapaud d'Amérique (Bufo americanus), la grenouille des bois (R. sylvatica) et la grenouille du Nord (R. septentrionalis) NB293. La grenouille verte est distribuée dans l'ensemble de l'écozone+NB294, tandis que le crapaud d'Amérique, la grenouille des bois et la grenouille du Nord se limitent à la portion ouest de l'île.

Le crapaud d'Amérique et la grenouille verte sont grandement mobiles et peuvent parcourir de longues distances sur les terresNB295. Des crapauds d'Amérique sont établis sur la côte ouest et ont été transplantés sur la presqu'île Avalon et le centre de l'île de Terre-Neuve. Il semble que la dissémination de la grenouille des bois ne se fera que progressivement puisque la plupart des spécimens sont très attachés à l'étang où il se reproduisent. La grenouille des bois est bien établie dans la région de Corner Brook. En 2001, l'expansion vers le nord de ces espèces semblait s'être arrêtée dans la partie sud du parc national du Canada du Gros-Morne (Figure 53). Les répercussions potentielles de l'expansion de ces espèces non indigènes sur la biodiversité indigène sont inconnues.

Figure 53. Nombre de sites (max = 3) dans chacune des trois régions où les espèces de grenouilles et de crapaud ont été relevées dans l'ouest de Terre-Neuve, 2001-2002.

graphique
Source : adapté de Campbell et coll., 2004

Description longue pour la figure 53

Cette carte montre le nombre de sites dans chacune des trois régions où les espèces de grenouilles et de crapauds ont été relevées dans l'ouest de Terre­Neuve. Le graphique à barres montre les informations suivantes :

Nombre de sites (max = 3) dans chacune des trois régions où les espèces de grenouilles et de crapaud ont été relevées dans l'ouest de Terre­Neuve.
TypeRégion de Gros Morne - Nombre de sitesRégion de Corner Brook - Nombre de sitesRégion de Codroy Valley - Nombre de sites
Grenouille des bois6144
Crapaud d'Amérique102913
Grenouille verte1717
Grenouille du Nord010

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Invertébrés terrestres envahissants

L'écozone+ Boréale de Terre-Neuve contient toute une série d'invertébrés terrestres envahissants. Terre-Neuve-et-Labrador abrite 456 espèces d'arthropodes non indigènesNB296, St. John's constitue un point d'entrée important pour l'introduction d'arthropodes non indigènes dans l'écozone+ de même que dans le pays. L'écozone+ Boréale de Terre-Neuve contient au moins 10 espèces de limaces établies (Arion spp., Limax spp. et Deroceras spp.) et toutes sauf une (Deroceras laeve) sont non indigènesNB297. Les limaces sont des consommatrices voraces des semis d'arbres nouvellement poussés284, NB298 et menacent les premiers stades d'établissement du sapin baumier et d'autres arbres indigènes283. Terre-Neuve-et-Labrador compte 12 espèces de vers de terre dont aucune n'est indigèneNB299. L'incidence des vers de terre dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve est basée sur des suppositions, mais comme les vers de terre peuvent grandement modifier les propriétés de la litière et changer la structure, la chimie et les microorganismes du solNB300, il est probable que ces espèces aient eu une incidence significative sur la dynamique du tapis forestier et sur le cycle des éléments nutritifs. Le nématode doré (Globodera rostochiensis) et le nématode à kystes pâles (G. pallid), qui ont été introduits, infestent les sols et sont considéré comme des organismes nuisibles de quarantaine, car si on ne les gère pas, ils peuvent réduire la production de pommes de terre et d'autres cultures hôtes d'une proportion allant jusqu'à 80 %NB301. Au Canada, le nématode doré se retrouve seulement à Terre-Neuve, sur l'île de Vancouver, au Québec et en Alberta. Le nématode à kystes pâles est seulement présent dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve. Ces organismes nuisibles sont très difficiles à éradiquer puisqu'ils peuvent survivre à l'état dormant dans le sol pour plusieurs décennies. Des mesures de quarantaine strictes sont en places afin de prévenir la propagation potentielle de ces nématodes à kystes pâles.

D'autres insectes introduits ont eu des répercussions majeures sur les forêts à l'intérieur de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve. Le puceron lanigère du sapin (Adelges piceae) a été introduit à Terre-Neuve dans les années 1930; il a tué des peuplements de sapins baumiers, causant des pertes financières considérables aux opérations sylvicoles. Le perce-pousse européen (Rhyacionia buoliana) est un insecte ravageur nouvellement introduit à Terre-Neuve dont les infestations, ces dernières années, se sont propagées dans les plantations de pin rouge du centre de Terre-Neuve, causant des déformations d'envergure aux arbres âgés de moins de 25 ans.

Maladies invasives

La souche européenne du chancre scléroderrien (Gremmeniella abietina var. abietina) a d'abord été constatée dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve en 1979 et la première infection majeure de cette maladie a eu lieu en 1981 lorsqu'elle a détruit une plantation de pins rouges près de Torbay, située à 10 km au nord de St. John's. De façon périodique depuis ce temps, on a assisté à plusieurs flambées de cette maladie, causant une mortalité considérable, principalement chez les pins rouges et les pins sylvestres (Pinus sylvestris). Tout au long du milieu des années 1990, il y a eu des cas de cette maladie dans l'ensemble de la presqu'île AvalonNB302. Une infection majeure a détruit la plantation de pins rouges de Tilton Barrens en 1996. Une zone de quarantaine visant à limiter la propagation de la maladie a été établie pour la presqu'île Avalon en 1980, appliquant des restrictions sur tout déplacement de stock de pin dur vers l'extérieur. Pourtant, en 2007, une éclosion de chancre scléroderrien est apparue dans une plantation de pins rouges du centre de Terre-Neuve. Les efforts se poursuivent en vue de mettre en quarantaine l'éclosion et de contrôler toute propagation future de la maladie.

La rouille vésiculeuse du pin blanc (Cronartium ribicola) est une maladie introduite grave qui touche le pin blanc dans toute son aire de répartitionNB303. Elle a été introduite en Amérique du Nord à partir de l'Europe vers 1900 et s'est propagée rapidement dans l'ensemble du nord-est de l'Amérique du Nord par la voie de matériel de pépinière infecté. Cette maladie touche le pin blanc en infectant ses aiguilles et entraîne la formation de chancre pérennant qui ceint les branches et le tronc, causant de la mortalité dans les arbresNB304. Depuis l'introduction de la rouille vésiculeuse du pin blanc dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve, la maladie a infecté des pins blancs dans l'aire de répartition entière de l'arbre et les dommages causés ont été dévastateurs. Dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve, les populations de pins blancs, qui formaient auparavant une partie dominante du couvert forestier, ont chuté pour ne former qu'une composante mineure de peuplements restreints.

Invertébrés aquatiques envahissants

En 2005, le ministère des Pêches et de l'Aquaculture de Terre-Neuve-et-Labrador, en collaboration avec Pêches et Océans Canada (POC) et la Memorial University of Newfoundland, a lancé un programme de surveillance des espèces aquatiques dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve. Ce programme effectue la surveillance d'espèces envahissantes sur une base continue à l'intérieur des ports à risque élevé, des relevés de bouées de navigation, la surveillance des sites d'aquaculture et des relevés semestriels à l'échelle de la province de clubs de navigation de plaisance, des rives et des ports à risque élevé. En 2007, ce programme avait identifié et confirmé quatre espèces aquatiques envahissantes :

Le bryozoaire croûte de dentelle

Le bryozoaire croûte de dentelle, aussi appelé membranipora, est un épiphyte qui encroûte les frondes de diverses espèces de varech macrophyte vivant dans la partie inférieure de la zone intertidale ou dans la zone subtidale et qui cause la fragmentation et la défoliation du varech sous l'action de fortes vaguesNB305 NB306. L'espèce a d'abord été notée dans le golfe du Maine en 1987 où elle est devenue en deux ans l'épiphyte dominant sur le varech Laminaria. En Nouvelle-Écosse, Membranipora a d'abord été vue dans les années 1990NB307. Les ectoproctes ont été remarqués en 2002 à la baie Bonne, à T.-N.-L.; ils ont été découverts plus tard près de l'île Merasheen, dans la baie Placentia, dans le cadre du programme de surveillance des espèces aquatiques en 2005NB308. Depuis 2005, cette espèce a été remarquée en grande quantité dans toutes les régions côtières de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve et a dévasté les peuplements d'algues brunes, qui sont des habitats essentiels pour les poissons au stade juvénile, sur les côtes ouest et sud-ouest de l'île de Terre-Neuve308, NB309.

Le botrylle étoilé

Le botrylle étoilé (Botryllus schlosseri) a été remarqué en 2006 à Argentia, dans la baie Placentia, et a ensuite été vu dans toute la baie Placentia et à Hermitage. Dans les provinces maritimes, ce tunicier colonial est l'une des quatre espèces de tuniciers qui ont une incidence minimale sur l'industrie mytilicole, et pourtant, on considère qu'il présente un risque élevé. Ses répercussions potentielles à Terre-Neuve-et-Labrador ne sont pas connues, donc des contrôles ont été mis en place sur le transfert des moules afin de prévenir le déplacement des tuniciers.

Le botrylloïde violet

Le botrylloïde violet (Botryloides violaceus) a d'abord été découvert en 2007 à Belleoram, dans la baie de Fortune. Ce tunicier colonial a eu un impact à la fois écologique et économique sur l'industrie mytilicole dans les provinces maritimes et a été désigné comme représentant un « risque élevé » par une évaluation nationale des risques. On considère que cette espèce est un organisme considérablement plus salissant que le botrylle étoilé, mais, en même temps, il a une distribution très limitée dans la baie de Fortune. Le Ministère des Pêches et de l'Aquaculture s'emploie, en collaboration avec POC et la Newfoundland and Labrador Aquaculture Industry Association, à évaluer l'incidence potentielle de ces deux espèces de tuniciers à Terre-Neuve-et-Labrador ainsi qu'à fournir des stratégies pour les amenuiser et peut-être les éradiquer.

Le crabe européen

Le crabe européen (Carcinus maenas), ou crabe vert, est d'abord apparu en 2007 dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve à North Harbour, dans la baie Placentia. Cet envahisseur aquatique, qui a retenu l'attention au Canada et dans une grande partie du monde, est sur la liste des 100 pires espèces non indigènes envahissantes dans le mondeNB310. Déjà à partir des années 1950, il constituait un organisme nuisible dans les MaritimesNB311. Cette espèce l'emporte sur les homards et les autres crabes et se nourrit aussi de homards juvéniles. Ailleurs, l'espèce est reconnue pour causer un tort écologique important et détruire les habitats principaux des stocks de mollusques et crustacés et les alevinières des jeunes poissons lorsqu'elle creuse le fond de l'océan. Le crabe européen s'attaque voracement aux mollusques bivalves sauvages et d'élevage tels que les myes, les mactres d'Amérique, les huîtres et les moules.

Le degré de ses répercussions potentielles dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve n'est pas encore clair. Un projet pilote sur l'atténuation des répercussions du crabe européen à North Harbour a été lancé par Fish, Food and Allied Workers Union (FFAW) et financé par le gouvernement provincialNB312. Ce projet comporte à la fois une pêche ciblée du crabe européen et une campagne d'éducation du public, et a pour but de recueillir des renseignements afin d'aider les gouvernements fédéral et provinciaux de même que l'industrie à prévenir la propagation du crabe européen à d'autres endroits.

En plus des espèces ci-dessus, le programme de surveillance des espèces aquatiques surveille étroitement les rives des envahisseurs à risque élevé qui ne sont pas actuellement détectés dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve afin de prévenir des invasions potentielles dans le futur. Ces espèces non détectées à risque élevé comprennent l'ascidie jaune (Ciona intestinalis), le codium (Codium fragile), l'ascidie plissée (Styela clava) et l'espèce Didemnum, entre autres.

Dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve, la baie Placentia est une région présentant un risque particulièrement élevé en ce qui concerne l'introduction d'espèces aquatiques non indigènes, car elle est une plaque tournante pour la pêche et le transport commerciaux et c'est là que se trouve la plus grande zone portuaire de manutention de produits pétroliers au Canada (Come by Chance, Terre-Neuve-et-Labrador). Au total, 564 entreprises de pêche commerciale, 870 navires et 12 usines de transformation sont établis dans ses ports. Il y a de la construction maritime dans plusieurs de ses multiples ports et la baie fournit également un lien de transport et d'expédition au Canada continental (c.-à-d. à North Sydney, en Nouvelle-Écosse) et aux collectivités côtières.

Poisson envahissant

Les écosystèmes d'eau douce dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve ont connu relativement peu d'introductions de poisson par rapport à de nombreuses autres régionsNB313. L'ichtyofaune indigène d'eau douce de l'île de Terre-Neuve se compose de 15 espèces. Trois espèces de salmonidés ont été introduites avec succès dans l'écozone+ durant les années 1880 afin de tenter d'augmenter les stocks pour les pêches en eaux douces : la truite de mer (Salmo trutta), la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) et le grand corégoneNB314. Cette dernière espèce n'a que deux populations établies près de St. John's et n'est pas envahissante à Terre-Neuve. Les individus qui s'échappent des aquacultures sont aussi abondants dans l'environnement marin et peuvent représenter une menace pour les espèces indigènes de poissons, mais l'état de ces populations n'est pas connuNB315.

Dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve, la truite de mer a étendu son aire de répartition des sites d'ensemencement originaux, développé des migrations anadromes et établi des populations dans l'ensemble de la presqu'île Avalon et dans la baie Trinity. Elle a aussi colonisé de nouveaux cours d'eau de la péninsule de Burin jusqu'à Cape Freels. Les populations de truite de mer ont le dessus sur les populations d'omble de fontaine et de saumon atlantique (Salmo salar) en ce qui a trait à l'habitatNB316 NB317. L'hybridation de la truite de mer avec le saumon atlantique, ou, rarement, avec l'omble de fontaine menace encore davantage les espèces indigènes.

La distribution de truites arc-en-ciel s'est également agrandie par rapport aux sites d'ensemencement originaux. L'espèce a développé des migrations anadromes et est commune dans certains systèmes de la presqu'île Avalon et dans les systèmes de rivière distincte de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve. Dans certaines régions, elle a déplacé l'omble de fontaine indigène. De plus, la truite arc-en-ciel juvénile prise les mêmes habitats et la même nourriture que le saumon juvénile, ce qui cause des interactions négatives entre les deux espèces, NB318.

En plus des incidences sur le plan génétique et concurrentiel, le fait d'être la proie à la fois de la truite de mer et de la truite arc-en-ciel a eu des répercussions sur les populations de poissons indigènes et a entraîné des effets irréversibles sur les populations de salmonidés là où ils ont été introduits dans l'ensemble de l'Amérique du NordNB319.

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Contaminants

Constatation clé 11
Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Dans l'ensemble, les concentrations d'anciens contaminants dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine ont diminué au cours des 10 à 40 dernières années. Les concentrations de beaucoup de nouveaux contaminants sont en progression dans la faune; les teneurs en mercure sont en train d'augmenter chez certaines espèces sauvages de certaines régions.

Écozone+ du Bouclier boréal

Contamination par le mercure

Le mercure est un contaminant central pour l'écozone+ du Bouclier boréal en raison des effets neurotoxiques qu'il peut avoir sur les organismesNB320 et du fait que l'activité anthropique au 20e siècle a triplé la quantité de mercure (Hg) dans l'atmosphère et à la surface des océans par rapport à la concentration de fond mondialeNB321. Le méthylmercure (MeHg), une forme organique, demeure dans le biote plus efficacement que le Hg inorganique. Le MeHg, qui présente un facteur de bioaccumulation de 10 millions, s'accumule dans les espèces d'organismes vivants aux plus hauts niveaux trophiquesNB322, faisant en sorte que la teneur en Hg dans le poisson est beaucoup plus élevée que les concentrations retrouvées dans l'eau environnante. Les humains et la faune dont l'apport alimentaire comprend une grande part de poisson présentent une teneur élevée en Hg ainsi que des effets néfastes sur la santéNB323 NB324.

Les concentrations de mercure dans l'air à l'intérieur ou à proximité de l'écozone+ du Bouclier boréal ont diminué (de -5,1 % à -10,4 %) entre le milieu ou la fin des années 1990 et 2005NB325. Cependant, étant donné une grande variabilité interannuelle, aucun changement concernant le dépôt atmosphérique de Hg n'a été mesuré à la région des lacs expérimentaux (RLE) au nord-ouest de l'Ontario, une station de surveillance à long terme du Hg depuis 1992 (Figure 54)NB326. De la même manière, on n'a détecté aucun changement des concentrations de Hg dans les précipitations à une station de surveillance au nord-est du Québec entre les années 2000 à 2005NB327. Bien que des tendances observables dans la charge de Hg des lacs puisse être difficiles à discerner sur une échelle de 5 à 10 ans, plusieurs études ont constaté des élévations de la teneur en Hg dans les sédiments lacustres entre l'ère préindustrielle et l'ère post-industrielle en Amérique du Nord dans l'ensemble de l'écozone+ du Bouclier canadien en Ontario et au Québec (Figure 54)NB328 NB329 NB330.

Figure 54. Dépôt annuel de l'hiver et de la saison des eaux libres (c.­à­d. de la fin du printemps à l'automne) de Hg total de la précipitation en espace découvert dans la région des lacs expérimentaux (RLE) du nord­ouest de l'Ontario de 1992 à 2006.

Pour les années où la pluie n'a pas été recueillie, les eaux libres ont été estimées en vue de l'analyse du Hg total. Les charges totales de Hg pour ces années ont été estimées à l'aide des concentrations moyennes à long terme dans la pluie dans la RLE.

graphique
Source : adapté de Graydon et coll., 2008

Description longue pour la figure 54

Ce graphique à barres montre le dépôt annuel de l'hiver et de la saison des eaux libres de Hg total de la précipitation en espace découvert dans la région des lacs expérimentaux du nord­ouest de l'Ontario de 1992 à 2006. On observe des concentrations particulièrement élevées de dépôt de mercure en 1999 et en 2001.

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Figure 55. Teneurs en mercure de sédiments de l'ère préindustrielle et d'aujourd'hui recueillis dans la zone profonde de 171 lacs du sud et du centre de l'Ontario.

La zone profonde est une zone basse d'un plan d'eau libre intérieur. Elle se trouve sous la partie où la lumière peut pénétrer efficacement et se situe typiquement sous la thermocline, la zone verticale de l'eau pour laquelle la température descend rapidement.

graphique
Source : Mills et coll., 2009

Description longue pour la figure 55

Ce graphique à barres montre les teneurs en mercure de sédiments de l'ère préindustrielle et d'aujourd'hui recueillis dans la zone profonde de 171 lacs du sud et du centre de l'Ontario. Il indique des élévations de la teneur en Hg dans les sédiments lacustres entre l'ère préindustrielle et l'ère post­industrielle en Amérique du Nord dans l'ensemble de l'écozone+ du Bouclier canadien en Ontario et au Québec.

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La foresterie et la construction de barrages dans l'écozone+ du Bouclier boréal ont altéré les écosystèmes, entraînant à leur suite l'élévation des teneurs de Hg dans l'eau et le poisson, puis une diminution dans les années et les décennies qui suivent la perturbation (Figure 56)NB331 NB332 NB333. Dans une étude des réservoirs hydroélectriques du Québec, la construction de barrages a exporté le Hg en aval dans des réservoirs successifs, surtout par des particules en suspension et par le zooplancton, ce qui augmente le niveau de Hg dans le poisson en aval. L'augmentation de MeHg était temporaire, car seulement une partie de la végétation et des sols s'est décomposée aisément : surtout des herbages, des mousses, des lichens, des feuilles et la litière à la surface du sol. Ces composantes se sont décomposées en cinq à huit ans après l'inondation tandis que la majorité de la biomasse forestière inondée, telle que les branches, les troncs et les racines des arbres peut résister à la décomposition pendant jusqu'à 60 ans.

Figure 56. Concentrations moyennes (±95 % IC) du Hg total (μg/g de poids humide) dans le tissu musculaire du grand corégone provenant des réservoirs hydroélectriques du nord du Manitoba.

Diagramme du haut : bassins du lac South Indian (South Bay, région 5). Diagramme du milieu : bassins des rivières Rat et Burntwood (lacs Issett, Rat, Threepoint et Wuskwatim). Diagramme du bas : bassins dans le cours inférieur du fleuve Nelson (lacs Split et Stephens)

graphique
Source : Bodaly, 2007

Description longue pour la figure 56

Cette série de graphiques linéaires montre les concentrations moyennes du mercure total dans le tissu musculaire du grand corégone provenant de trois réservoirs hydroélectriques du nord du Manitoba (le lac South Indian, les rivières Rat et Burntwood, et le cours inférieur de fleuve Nelson). Les graphiques pour le lac South Indian Lake et des rivières Rat et Burntwood montrent un pic de mercure post- inondations, puis un déclin dans les décennies suivantes à des niveaux pré- inondation. Aucune donnée pré- inondationest disponible pour le cours inférieur de la rivière Nelson.

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Les biotes de l'écozone+ du Bouclier boréal qui sont les plus touchés par la teneur élevée en Hg sont les poissons et les mammifères piscivores et les oiseaux qui consomment beaucoup de poisson comme les visons, les loutres et les huardsNB334 NB335 NB336. Les taux de mercure dans les loutres de rivière (Lontra canadensis) (le poisson constitue 90 % de leur diète) dans le centre de l'Ontario peuvent varier d'un facteur supérieur à 10 en raison de différences dans teneur en Hg des poissons dans leur aire de répartition (Figure 57). Les niveaux élevés de mercure (de 0,25 à 2,48 µg/g) sont associés à des effets néfastes sur les huards, y compris un taux moindre de reproduction, un comportement reproducteur anormal, une pousse asymétrique du plumage, une immunosuppression, des niveaux hormonaux altérés et des changements dans la neurochimie du cerveauNB337 NB338 NB339 NB340 NB341 NB342.

Les concentrations de mercure dans le poisson prédateur sont soit demeurées stables ou ont diminué au cours des 20 dernières années dans l'écozone+ du Bouclier boréal de l'Ontario et du ManitobaNB343. Les concentrations de mercure ont également connu un déclin chez les poissons des régions qui étaient auparavant contaminées par des sources ponctuelles (avant les années 1970) au cours des 25 dernières années (Figure 58)NB344. Bien que les niveaux de Hg aient diminué dans cette région, plusieurs autres espèces de plusieurs lacs présentent encore des concentrations au-dessus des niveaux qui sont considérés comme sécuritaires pour une consommation fréquente. Certaines espèces normalement non piscivores de poissons (p. ex., le grand corégone) en aval des projets hydroélectriques avaient des teneurs en mercure qui s'approchaient des valeurs qu'on s'attendrait à voir chez les espèces naturellement piscivores (p. ex., le grand brochet). Ces poissons non piscivores consommaient des poissons assommés après leur passage dans les turbinesNB345.

Figure 57. Niveaux de mercure (poids sec) dans les poils de loutres âgées de 0,5 à 11,5 ans provenant de cantons en Ontario.

Les barres d'erreur illustrent un écart-type de ±1.

graphique
Source : adapté de Mierle et coll., 2000

Description longue pour la figure 57

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Niveaux de mercure (poids sec) dans les poils de loutres âgées de 0,5 à 11,5 ans provenant de cantons en Ontario.
ÂgeConcentration
de mercure
(mg/kg)
Écarte-
type de ±1
0.54.650.92
1.513.61.71
2.518.452.33
4.516.950.21
6.57.20.99
7.58.3 -
8.57.775.49
9.59.258.13
10.515.663.99
11.57.2 -

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Figure 58. Concentrations de mercure chez le doré jaune provenant de quatre lacs, selon l'année de récolte et la distance du lac de récolte de la source ponctuelle de contamination, 1973, 1985, 1989 et 2003.

graphique
Source : Kinghorn et coll., 2007

Description longue pour la figure 58

Ce graphique linéaire montre les concentrations de mercure chez le doré jaune provenant de quatre lacs, selon l'année de récolte et la distance du lac de récolte de la source ponctuelle de contamination en 1973, 1985, 1989 et 2003. Les graphiques indiquent que les concentrations de mercure étaient plus la distance plus courte de Dryden. Les concentrations de mercure dans les poissons ont diminué de tous les quatre lacs depuis 1973, les plus fortes baisses en le lac Clay et le lac Ball.

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Il est possible que les populations de poissons, d'oiseaux et de mammifères dans la région du Québec de l'écozone+ du Bouclier boréal ne risquent pas de subir les effets toxiques de la bioaccumulation de mercure puisqu'on ne s'attend pas à ce que les augmentations causées par les projets hydroélectriques atteignent les seuils observés dans l'écozone+ des plaines boréales et l'écozone+ du Bouclier de la taïga, NB346. En revanche, certains réservoirs ont connu un « essor biologique » à la suite de la libération d'éléments nutritifs associée à l'inondation. Cette augmentation de la biomasse vers le haut de la chaîne alimentaire, du plancton au poisson puis à ses prédateurs, améliore la densité, les conditions et les taux de croissance de certaines espèces après la retenue. Dans tous les milieux modifiés, la qualité de l'eau est demeurée adéquate pour la vie aquatique, le rétablissement des concentrations de mercure aux niveaux précédant la retenue s'est produit en 5 à 15 ans et la quantité accrue d'éléments nutritifs a eu des effets positifs sur la chaîne alimentaire aquatiqueNB347. L'élévation temporaire des taux de mercure dans le poisson ne dépassait également pas les seuils au-delà desquels des effets peuvent être observés chez les humains, surtout si l'on considère que le taux de consommation de poisson dans la région est basNB348.

Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : contaminants

Pollution par le pétrole

Le pétrole et ses produits présentent un risque de contamination pour les côtes de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve, tenant compte du taux accru de développement de l'industrie des hydrocarbures extracôtiers (p. ex., le développement des champs pétroliers Hibernia, Terra Nova et White Rose). Les menaces comprennent les déversements accidentels des navires pétroliers, des puits sous-marins ou des pipelinesNB159. En plus des incidents extracôtiers, le déversement accidentel de pétrole ou d'essence sur le rivage durant les activités des raffineries et des pétroliersNB349 NB350 , le retrait et l'évacuation des déchets des navires dans les portsNB351 et les fuites de sources strictement terrestres posent d'autres menaces.

La baie Placentia et la presqu'île Avalon sont peut-être les endroits les plus susceptibles au Canada de connaître un incident de contamination par les hydrocarbures dans les 10 prochaines annéesNB352. La baie Placentia reçoit actuellement le plus gros volume de circulation maritime le long de la côte atlantique canadienne, et est exposée à des décharges accidentelles ou intentionnelles de produits pétroliers par la circulation maritime. En particulier, les plages d'Arnold's Cove et de Come by Chance sont considérées comme les plus vulnérables à une contamination par le pétrole. La circulation de pétroliers passant par la baie Placentia jusqu'au terminal de transbordement de Whiffen Head et à la raffinerie de pétrole de Come by Chance, située à Arnold's Cove, a augmenté considérablement depuis 1990. De la même manière, la presqu'île Avalon se situe directement à côté d'une route de navigation transatlantique majeure qui relie l'est de l'Amérique du Nord au nord-ouest de l'Europe, et tout près d'exploitations pétrolières extracôtières et de régions d'exploration continueNB353. Des incidents et des poursuites judiciaires associés au déversement de cales chargées d'hydrocarbures par les navires au large, de même que les conséquences sur le littoral, ont été rapportés le long des côtes du cap Race à la baie Placentia NB354 NB355.

Eaux usées domestiques

Les eaux usées domestiques constituent une grave forme de pollution dans de nombreux milieux côtiers de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve. Cela est particulièrement vrai dans les ports où la circulation avec la haute mer est limitée, comme les côtes qui ont des ports très reculés reliés à la haute mer par des voies d'accès étroites et courbes. Corner Brook, Marystown, Burin Bay Arm, St. Alban's, Terrenceville, et St. John's sont des ports qui ont des problèmes d'eaux usées. Le port de St. John's est confronté à des taux insuffisants de chasse d'eau dans la haute merNB356 NB357. À des profondeurs dépassant 20 m, les eaux du port sont pratiquement stagnantes et le débit de la rivière Waterford n'est pas suffisant pour chasser l'échancrure.

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Charge en éléments nutritifs et efflorescences algales

Constatation clé 12
Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les apports d'éléments nutritifs aux systèmes d'eau douce et marins, et plus particulièrement dans les paysages urbains ou dominés par l'agriculture, ont entraîné la prolifération d'algues qui peuvent être nuisibles ou nocives. Les apports d'éléments nutritifs sont en hausse dans certaines régions et en baisse dans d'autres.

Écozone+ du Bouclier boréal

L'azote résiduel dans le sol (ARS) est une variable indiquant la quantité d'azote inorganique qui reste dans le sol, par hectare, après la récolte des culturesNB358. L'écozone+ du Bouclier boréal contient une proportion relativement petite de terres agricoles étant donné sa taille (9 200 km2, représentant seulement 1,5 % des terres agricoles du Canada en 2006); cependant, entre 1981 et 2001, les apports d'azote ont augmenté de 82,4 à 109 kg N/ha et ont ensuite diminué à 107 kg N/ha de 2001 à 2006. La plus grande partie des apports d'azote provenait des cultures de légumineuses (59,8 kg N/ha), suivies de l'engrais (21,3 kg N/ha) et du fumier (20,3 kg N/ha)NB359. L'accroissement de la fixation de l'azote était le résultat d'une hausse dans le secteur des cultures de légumineuses sur une période de 25 ans. Entre 1981 et 2006, les pertes d'azote ont augmenté de 62,6 à 74,0 kg N/ha. L'ARS a plus que doublé de 1981 à 2001, d'un minimum de 19,8 kg N/ha à un maximum de 43,4 kg N/ha, puis a diminué pour atteindre 33,0 kg N/ha en 2006 (Figure 59).

Figure 59. a) Apport et perte d'azote et azote résiduel dans le sol (ARS) et b) quantité d'azote provenant du fumier, de l'engrais et de la fixation par les récoltes de légumineuses dans l'écozone+ du Bouclier boréal, de 1981 à 2006.

L'apport d'azote provenant du fumier représente la valeur nette d'azote minéral appliqué au sol ou libéré par la minéralisation de l'azote organique sur trois ans.

graphique
Source : Drury et coll., 2011

Description longue pour la figure 59

Ces deux graphiques linéaires montrent les informations suivantes :

a) Apport et perte d'azote et azote résiduel dans le sol (ARS) dans l'écozone+ du Bouclier boréal, de 1981 à 2006.
AnnéeApporte d'azote - kg/haPerte d'azote - kg/haAzote résiduel dans le sol - kg/ha
198182.462.619.8
198695.173.122
199191.862.429.4
199698.670.128.5
200110965.643.4
20061077433
b) quantité d'azote provenant du fumier, de l'engrais et de la fixation par les récoltes de légumineuses dans l'écozone+ du Bouclier boréal, de 1981 à 2006.
AnnéeApporte d'azote du fumier - kg/haAzote d'engrais - kg/haFixation d'azote par les légumineuses - kg/ha
198119.215.541.6
198620.820.847.5
199120.821.743.5
199620.820.851
200120.723.559.3
200620.321.359.8

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Les régions à risque d'une faible teneur d'ARS sont demeurées stables de 1981 à 2006. Des apports importants par les récoltes de légumineuses et une forte utilisation d'engrais dans le sud-est du Québec et en Ontario au nord des basses terres du Saint-Laurent ont eu pour effet une augmentation dans la classe de risque en 2006 pour les régions qui étaient déjà à risque moyen ou élevé en 1981 (Figure 60).

Figure 60. Carte a) des classes de risque pour l'azote résiduel dans le sol (ARS) en 2006 et b) des changements dans les classes de risque de l'ARS de 1981 à 2006 pour les terres agricoles dans l'écozone+ du Bouclier boréal.

< 10 kg N/ha = risque très faible (vert foncé), de 10 à 19,9 kg N/ha = risque faible (vert pâle), de 20 à 29,9 kg N/ha = risque moyen (jaune), de 30 à 39,9 kg N/ha = risque élevé (orange) et > 40 kg N/ha = risque très élevé (rouge).

carte
Source : Drury et coll., 2011

Description longue pour la figure 60

Cette figure contient deux cartes. La première montre cinq catégories de risques d'ARS (0,0-9,9; 1,0-19,9; 20,0-29,9; 30,0-49,9 ; et ≥ 40,0 kg N/ha). La moitié sud de l'écozone+ se caractérise par des zones de risques faibles, moyens et élevés des catégories ARS, alors que la moitié nord a seulement une zone de niveau de risque élevé (≥ 40,0) dans l'ouest. La deuxième carte montre que presque tout le territoire classé a augmenté à un niveau de risque plus élevé.

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La charge en éléments nutritifs engendre l'eutrophisation des systèmes aquatiques. Les algues prolifèrent en présence d'un excédent d'éléments nutritifs et consomment davantage d'oxygène. Cela crée l'hypoxie, soit l'appauvrissement en oxygène de l'eau, ce qui change la composition de la communauté. Par exemple, le nombre de lacs et de cours d'eau touchés par les algues bleu-vert dans la portion de l'écozone+ du Bouclier boréal située au Québec a augmenté, passant de moins de 10 en 2004 (données non publiées) à plus de 70 chaque année depuis 2007 (Figure 61)NB360. La région géographique pour cette tendance chevauche l'écozone+ des plaines à forêts mixtes, ce qui peut fausser la tendance indiquée pour l'écozone+ du Bouclier boréal.

Figure 61. Nombre de lacs et de cours d'eau (en piles) dans lesquels des algues bleu­vert ont été relevées pour les unités administratives du Québec situées dans l'écozone+ du Bouclier boréal de 2006 à 2012.

Remarque : Ces résultats chevauchent ceux de l'écozone+ des plaines à forêts mixtes.

graphique
Source : Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, 2009

Description longue pour la figure 61

Ce graphique à barres empilées montre le nombre de lacs et de cours d'eau dans lesquels des algues bleu­vert ont été relevées pour les sept unités administratives du Québec situées dans l'écozone+ du Bouclier boréal de 2006 à 2012. Le nombre de lacs et de cours d'eau touchés par les algues bleu­vert dans la portion de l'écozone+ du Bouclier boréal située au Québec a augmenté, passant de moins de 40 en 2006 à plus de 70 chaque année depuis 2007. Le pic était en 2007 avec près de 110 lacs et rivières touchées. L'unité administrative Laurenides a le plus grand nombre de rivières et de lacs touchés dans toutes les années.

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : charge en éléments nutritifs et efflorescences algales

L'écozone+ Boréale de Terre-Neuve arrivait en deuxième place pour la plus petite surface de terres agricoles (soit 210 km2) des écozones+ agricoles en 2006. Les terres agricoles situées dans le centre ouest et le nord de l'écozone+ faisaient partie des classes à très haut risque, tandis que les régions du sud-est présentaient un risque allant de très faible à élevé (Figure 62).

Figure 62. a) Apport et perte d'azote et azote résiduel dans le sol (ARS) de 1981 à 2006, b) carte des changements d'ensemble dans les classes de risque d'ARS de 1981 à 2006 et c) carte des classes de risque en 2006 pour les terres agricoles dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve.

graphique et carte
Source : Drury et coll., 2011

Description longue pour la figure 62

Ce graphique à barres et deux cartes montrent l'apport et la perte d'azote ainsi que l'azote résiduel dans le sol de 1981 à 2006. La première carte montre les changements d'ensemble dans les classes de risque d'ARS de 1981 à 2006; la deuxième carte montre les classes de risque en 2006 pour les terres agricoles dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve. Les terres agricoles situées dans le centre­ouest et le nord de l'écozone+ faisaient partie des classes à très haut risque, tandis que les régions du sud­est présentaient un risque allant de très faible à élevé. Le graphique à barres montre les informations suivantes :

a) Apport et perte d'azote et azote résiduel dans le sol (ARS) de 1981 à 2006, b) carte des changements d'ensemble dans les classes de risque d'ARS de 1981 à 2006 et c) carte des classes de risque en 2006 pour les terres agricoles dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve.
AnnéeApporte d'azote - kg/haPerte d'azote - kg/haAzote résiduel dans le sol - kg/ha
198150.72020.1
198683.541.241.2
199172.732.132.1
199611547.947.7
20011065453
200610253.853.6

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Les apports d'azote ont doublé en 15 ans (de 50,7 kg N/ha en 1981 à 115 kg N/ha en 1996) puis ont diminué à 102 kg N/ha en 2006 (Figure 62). Le fumier était la plus grande source d'azote en 1981, se situant à 23,8 kg N/ha par rapport à 11,3 kg N/ha pour l'engrais et à 13,6 kg N/ha pour la fixation par les cultures de légumineuses. Cependant, en 2006, la fixation par les légumineuses (37,7 kg N/ha) et l'ajout de fumier (34,5 kg N/ha) ont contribué à des quantités similaires d'azote dans les terres agricoles tandis que l'engrais était la plus petite de ces trois sources d'azote avec 28,1 kg N/ha. Les pertes d'azote sont passées de 30,6 kg N/ha en 1981 pour atteindre 48,4 kg N/ha en 2006 (Figure 62). Les niveaux d'ARS augmentaient généralement avec le temps d'un minimum de 20,0 kg N/ha en 1981 à 53,8 kg N/ha en 2006 (Figure 62).

Des classes de risque basées sur le niveau d'ARS présent dans le sol à la fin de la saison de croissance ont été attribuées aux terres agricoles et la partie des terres dans chaque classe de risque a été placée dans un diagramme pour les régions agricoles de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve. Les terres agricoles situées dans le centre ouest et le nord de l'écozone+ faisaient partie des classes à très haut risque, tandis que les régions du sud-est présentaient un risque allant de très faible à élevé (Figure 62). Les terres agricoles du centre ouest et de l'est de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve ont grimpé d'au moins une classe de risque entre 1981 et 2006 (Figure 62).

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Dépôts acides

Constatation clé 13
Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Les seuils d'incidence écologique des dépôts acides, notamment ceux des pluies acides, sont dépassés dans certaines régions; les émissions acidifiantes sont en hausse dans diverses parties du pays et la récupération sur le plan biologique ne se déroule pas au même rythme que la réduction des émissions dans d'autres régions.

Écozone+ du Bouclier boréal

Les dépôts acides sont en grande partie causés par les émissions de dioxyde de soufre (SO2) et d'oxydes d'azote (NOx) qui peuvent être transformées en polluants secondaires secs ou humides tels que l'acide sulfurique (H2SO4), le nitrate d'ammonium (NH4NO3) et l'acide nitrique (HNO3) alors qu'ils sont transportés dans l'atmosphère sur des distances allant des centaines à des milliers de kilomètresNB361. Les dépôts acides sont généralement associés à la fusion, à d'autres processus industriels et à la génération thermique d'énergie électrique. Plus récemment, de nouvelles sources d'acide entraînant des dépôts acides sont apparues, notamment la production et le transport de pétrole et de gaz. Les dépôts acides peuvent avoir un effet sur les lacs, les cours d'eau, les sols, les forêts, les édifices et la santé humaineNB362. Les sols sensibles reposent généralement sur un substrat rocheux granitique insoluble et sont recouverts d'une mince couche de sols d'origine glaciaire, qui peut être absente; ces conditions sont observées partout dans l'écozone+ du Bouclier boréal.

De 1990 à 2005, les concentrations les plus élevées de dépôts acides se trouvaient dans la portion sud de l'écozone+ du Bouclier boréal en Ontario et au Québec, car les sources d'émission sont concentrées dans le sud-est du Canada et dans l'est des États-Unis. Cette partie de l'écozone+ recevait plus de 20 kg humides de sulfate/ha/année en 1990, mais cette quantité s'est abaissée à 10 à 15 kg/ha/année en 2005NB363. Les parties ouest et est de l'écozone+, qui sont moins touchées par les émissions de SO2, ont connu peu de changement dans leurs dépôts acides humides (5 kg/ha/année ou moins). Les dépôts humides de nitrate ont également connu un déclin entre 1990 et 2005 dans la partie sud de l'Ontario et du Québec située dans l'écozone+ du Bouclier boréal. En comparaison avec le sulfate, le degré de changement était modeste (de > 18 kg/ha/année de nitrate à 12 à 15 kg/ha/année).

Le travail effectué et les connaissances acquises durant les premières années de la science des dépôts acides en Amérique du Nord (soit dans les années 1980) ont provoqué une action politique visant à réduire le SO2 (et plus tard les NOx). Cette action a culminé avec l'Accord Canada – États-Unis sur la qualité de l'air de 1991NB364. Les émissions totales de SO2 du Canada et des États-Unis ont diminué d'environ 45 % (de 28 à 15,4 Mt) entre 1980 et 2006NB365. Plus de la moitié des réductions en SO2 dans l'est du Canada se sont produites dans les fonderies des métaux primaires de Sudbury, en Ontario et à Rouyn-Noranda, au Québec, deux villes situées dans l'écozone+ du Bouclier boréal. De la même manière, de 1980 à 2006, les émissions canado-américaines totales de NOx ont diminué d'environ 19 % (de 22,7 à 24 Mt), quoique la majeure partie de ces réductions s'appliquait à des sources américaines. On pourrait voir des réductions supplémentaires alors que l'Ontario met en œuvre des politiques progressives d'énergie verte telles que l'élimination progressive de la génération thermique d'énergie électriqueNB366.

Charges critiques et excédents

La charge critique est le niveau maximum de dépôts de soufre et d'azote qui peuvent se produire tout en maintenant l'intégrité des écosystèmes aquatiques et forestiersNB367. Les dépôts acides et les charges critiques d'un écosystème peuvent se comparer au calcul de l'« excédent ». L'excédent peut être positif (ce qui signifie que les lacs ou les sols forestiers reçoivent trop de dépôts acides) ou négatif (les lacs ou les sols pourraient absorber plus de dépôts acides sans effets néfastes). Il peut y avoir un excédent positif lorsque des sols extrêmement sensibles (qui ont une charge critique faible) reçoivent une petite quantité de dépôts acides ainsi que quand des sols moins sensibles reçoivent une grande quantité de dépôts acides. L'excédent en état d'équilibre est la valeur maximale qui serait obtenue dans le futur (au niveau « actuel » de dépôts) si l'écosystème aquatique ou terrestre devenait saturé en azoteNB62. La Figure 63 illustre la variation spatiale des excédents en état d'équilibre qui sont observés dans l'ensemble de l'écozone+ du Bouclier boréal. Les terres sensibles aux acides se reflétaient dans la géologie locale et, en général, 38,9 % (730 000 km2) de l'écozone+ du Bouclier boréal se situait dans les quatre classes de charge critique les plus sensibles et les plus basses.

Les plus hauts excédents en état d'équilibre ont été calculés dans les régions de dépôts acides maximaux, soit le centre-sud de l'Ontario et le sud-ouest du Québec, de même que près des sources locales telles que les fonderies de métaux primaires à Flin Flon et à Thompson, au Manitoba (Figure 67). Sauf pour la partie nord-est de l'écozone+, on remarque des excédents positifs à l'état d'équilibre (les quatre classes de couleurs « plus chaudes ») dans 25 % (470 000 km2) de l'écozone+ du Bouclier boréal (Figure 67).

Figure 63. Excédents de charge critique à l'état d'équilibre calculés en utilisant les dépôts totaux estimés « actuels » de soufre et d'azote, selon les meilleures données disponibles en 2009.

carte
Source : Jeffries et coll, 2010NB368

Description longue pour la figure 63

Cette carte de l'écozone+ du Bouclier boréal montre que les dépassements à état stable sont principalement de -300 à -100 eq/ha/an dans l'ensemble de l'écozone. Des parcelles de -300 à <-600 eq/ha/an se produisent dans les régions du nord de l'écozone+ et la portion de celle-ci au nord-est des Grands Lacs en Ontario et au Québec se caractérise par 300-600 et >=600 eq/ha/an.

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Tendances concernant les écosystèmes aquatiques

De nombreux lacs situés dans l'écozone+ du Bouclier boréal sont sensibles aux dépôts acides; ceux du Québec et de l'Ontario ont déjà subi des altérations chimiques et ne se sont pas rétablis malgré des réductions d'émissionsNB369. Lorsqu'on réfléchit à l'historique des émissions de SO2 des fonderies locales en Ontario et au Québec, on se rend compte que le taux de changement du soufre était souvent plus élevé dans les années 1970 et 1990 que dans les années 1980. Bien que les lacs du Manitoba et de la Saskatchewan soient également sensibles, ils ne montrent pas encore les effets des dépôts acides. Cela pourrait changer avec le maintien ou la croissance des polluants acidifiants émis par les fonderies au Manitoba et les activités d'exploitation des sables bitumineux en AlbertaNB370 NB371, en raison de leur capacité tampon, les lacs de la région de l'écozone+ du Bouclier boréal située au Manitoba sont les moins susceptibles de subir les effets des dépôts acides.

À l'intérieur de l'écozone+ du Bouclier boréal, les tendances concernant les dépôts acides de 1990 à 2004 ont été rapportées pour 28 lacs du sud-ouest du Québec, 72 lacs de la région de Sudbury en Ontario et 80 lacs dans le reste de l'Ontario. Le sulfate, qui va de -1,6 µeq/L/année (en Ontario) à -4,1 µeq/L/année (dans la région de Sudbury), a diminué (p < 0,05) pour les trois groupes. Il n'y a aucune tendance concernant le nitrate pour ces groupes. Les cations basiques (surtout dissous dans le calcium), qui vont de -1,4 µeq/L/année (au Québec) à -3,6 µeq/L/année (dans la région de Sudbury) ont compensé pour la baisse de sulfates. Les tendances relatives aux concentrations alcalines des lacs étaient positives, mais beaucoup plus petites en grandeur absolue, s'établissant de +0.2 µeq/L/année (en Ontario, p > 0,05) à +0.9 µeq/L/année (dans la région de Sudbury, p < 0,05). En général, les lacs des régions de l'écozone+ du Bouclier boréal recevant le plus de dépôts acides ont réagi aux déclins des dépôts, mais le rétablissement de leur alcalinité (pH) accusait un retard. Une partie de ce retard s'explique par la compensation chimique fournie par la diminution des concentrations de cations basiques, un effet géochimique prévisible mais temporaire. D'un autre côté, les concentrations à la baisse de calcium dans les lacs de l'Ontario s'approchent de niveaux qui menacent la viabilité d'espèces clés du zooplanctonNB372 et le rétablissement des lacs pourrait être lent et possiblement incompletNB373.

Il n'a pas été possible d'estimer les tendances concernant la chimie des précipitations en Saskatchewan en raison d'un échantillonnage insuffisant. Afin d'aborder cette restriction, le ministère de l'Environnement de la Saskatchewan a lancé un programme de collecte de précipitation. De 2007 à 2011, le ministère a évalué la sensibilité aux acides pour 259 lacs tributaires dans le nord-ouest de la Saskatchewan, tous situés dans un rayon de 300 km de la région des sables bitumineux d'Athabasca en AlbertaNB374. Du fait des conditions géologiques et météorologiques de cette région, 68 % des lacs étudiés ont été classés comme sensibles ou très sensibles aux dépôts acides en raison de leur faible capacité tamponNB375.

Éffets de l'acidification sur les écosystèmes aquatiques

L'acidification touche les algues, les invertébrés, les poissons et les sauvagines par les effets directs de l'acidité, la toxicité du métal, la perte des proies et la valeur nutritive réduite des proies qui restentNB376. Bien que certaines espèces tolérantes à l'acide (p. ex., certaines libellules) ont tendance à être plus abondantes dans des conditions d'acidité élevée (c.-à-d. au-dessous de pH 5,5), l'abondance d'autres invertébrés, en particulier les éphéméroptères et les mollusques, est réduite dans ces conditions (Figure 64). Les invertébrés de grande taille constituent une nourriture importante pour les sauvagines reproductrices ainsi qu'une nutrition essentielle et une source d'énergie pour les femelles nicheuses et leurs petits. Le taux de réussite de la reproduction du plongeon huard est particulièrement affecté par les changements d'acidité dans les lacs et les répercussions au réseau alimentaire connexe. De nombreuses espèces de poisson sont sensibles à l'acidification et peuvent subir des taux moindres de recrutement et de croissance, une accumulation accrue de métaux toxiques et des réponses dégradées contre les prédateurs dans les lacs soumis à un stress acide. La richesse des espèces de poisson a diminué dans les lacs du sud du Canada présentant des taux de pH de 5,0 à 5,9NB377 NB378.

Figure 64. Graphique d'une fonction en escalier modélisant la relation entre le pH et la richesse des espèces de zooplancton.

graphique
Source : Holt et coll., 2003NB379

Description longue pour la figure 64

Ce diagramme de dispersion montre une fonction en escalier modélisant la relation entre le pH et la richesse des espèces de zooplancton. Il montre une augmentation de pH de 8 à 10.

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L'acidification des systèmes aquatiques engendre souvent l'augmentation du méthylmercure. Pour plus de renseignements sur la distribution et les niveaux de contamination au mercure dans l'écozone+ du Bouclier boréal, voir la constatation clé intitulée Contaminants à la page 108.

Un grand nombre des lacs présentant des améliorations biologiques se situaient dans les régions de Sudbury et de Muskoka en OntarioNB380 NB381. Les éphéméroptères sensibles à l'acide ont augmenté en nombre après une réduction de l'acidité dans deux lacs de Sudbury (Figure 65)NB382. Le zooplancton de plusieurs lacs de la région de Sudbury est devenu plus similaire au zooplancton des lacs de référence non acides. La richesse des espèces a augmenté dans trois lacs de l'Ontario, mais a diminué dans un quatrième. Des changements dans les niveaux de phosphore, le déclin de l'acidité et un accroissement du carbone organique dissous ont entraîné des changements dans la composition des communautés de zooplanctonNB383.

Figure 65. Nombre de sites colonisés par les éphéméroptères (Stenacron interpunctatum) (bleu foncé), S. femoratum (bleu pâle) et l'amphipode Hyatella azteca (vert) dans a) le lac George et b) le lac Partridge près de Killarney, en Ontario, entre 1997 et 2002.

Remarque : Les relevés annuels du lac Partridge ont commencé en 1998 pour les éphéméroptères et en 2000 pour les amphipodes. Le nombre total de sites étudiés qui peuvent être colonisés par chaque groupe est indiqué par des lignes tiretées.

graphique
Source : Environnement Canada, 2005, adapté de Snucins, 2003

Description longue pour la figure 65

Ces deux graphiques linéaires montrent le nombre de sites colonisés par les éphéméroptères (Stenacron interpunctatum), S. femoratum et l'amphipode Hyatella azteca dans le lac George et le lac Partridge près de Killarney, en Ontario, entre 1997 et 2002. Stenacron interpunctatum a augmenté d'environ 30 à 100 sites dans le lac George et de 0 à 12 dans le lac Partridge. Aucune tendance est apparente pour les deux autres lacs.

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Le poisson de sport affecté par l'acidification comprend le touladi et l'achigan à petite bouche (Micropterus dolomieu). Le touladi introduit dans les lacs soumis à un stress acide près de Sudbury et de Killarney, en Ontario, n'a pas évolué favorablement dans les lacs riches en espèces; il présentait une croissance plus lente, un taux de survie inférieur et un recrutement retardéNB384. La biomasse des recrutements naturels de touladi est demeurée bien en deçà des niveaux de référence pendant 5 à 15 ans suivant le rétablissement de la qualité de l'eau et le fraie par les adultes. Au contraire, la réintroduction de l'achigan à petite bouche peut réussir dans les lacs ayant des communautés de poisson riches en espèces. Par exemple, le rétablissement amélioré de la qualité de l'eau et le fraie par le poisson ensemencé ont fait en sorte que la biomasse des recrutements naturels d'achigan à petite bouche a augmenté au niveau de référence des lacs en cinq ans. De nouvelles populations d'achigan à petite bouche, de crapet de roche (Ambloplites rupestris), de crapet-soleil (Lepomis gibbosus) et de doré jaune (Sander vitreus) ont été observées dans des lacs en rétablissement, dont certains ne contenaient pas ces espèces avant l'acidificationNB385.

Le chaulage des lacs est utilisé pour renverser l'acidification et maintenir l'habitat pour l'omble de fontaine aurora (Salvelinus fontinalis timagamiensis), un type d'omble de fontaine indigène à seulement deux lacs dans le monde. Les deux lacs sont situés dans l'écozone+ du Bouclier boréal, à 110 km au nord de Sudbury. L'omble de fontaine aurora a disparu lors de l'acidification de ces lacs dans les années 1960. Des spécimens de cette espèce élevés en captivité ont été réintroduits avec succès après le chaulage en 1989NB386.

Le nombre d'accouplemets de deux espèces de sauvagine piscivores, le plongeon huard et le grand harle (Mergus merganser), ont augmenté dans la portion de l'écozone+ du Bouclier boréal située en Ontario entre la fin des années 1980 et 2002 (voir la section Écozone+ du Bouclier boréal : effets de l'acidification sur les écosystèmes aquatiques à la page 123). Ces oiseaux se retrouvent de plus en plus autour des lacs à faible pH (pH < 5,5), possiblement à cause des conditions qui s'améliorent de façon générale dans la région. Cependant, la productivité de la reproduction chez les plongeons huards a chuté en Ontario (de 1981 à 1999) et dans le parc national du Canada de la Mauricie, au Québec (de 1987 à 2002) (Figure 66). Les petits du plongeon huard n'apprennent pas à voler sur les lacs avec un pH de moins de 4,4 en raison d'un manque de nourriture. Les lacs dont le pH se situe entre 4,4 et 6,0 sont suboptimaux, mais, si leur taille est suffisamment grande, ils peuvent accommoder les petits jusqu'à ce qu'ils prennent leur premier envol. À mesure que les émissions de dioxyde de soufre des fonderies de Sudbury et les dépôts de soufre d'autres sources lointaines diminuaient, on constatait le retour d'un certain succès au chapitre de la reproductionNB387.

Figure 66. Le nombre total de couples reproducteurs de plongeons huards (line tiretée) et de petits (ligne pleine) observé durant les relevés de 76 lacs dans le parc national du Canada de la Mauricie, au Québec, entre 1987 et 2002.

La ligne de régression représente une tendance significative (p = 0,02) concernant le nombre total de petits observés dans le parc.

graphique
Source : Environnement Canada, 2005

Description longue pour la figure 66

Ce graphique linéaire montre le nombre total de couples reproducteurs de plongeons huards et de petits observé durant les relevés de 76 lacs dans le parc national du Canada de la Mauricie, au Québec, entre 1987 et 2002. Pendant cette période, la productivité de la reproduction chez les plongeons huards a diminué significativement (p=0.02).

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve

Un programme de surveillance des pluies acides (le Newfoundland Environment Precipitation Monitoring Network (NEPMoN)) était en place de 1983 à 2004. NEPMoN comportait une série de collecteurs de précipitation humides seulement installés à des sites sélectionnés dans l'ensemble de Terre-Neuve et du Labrador. Le nombre de sites a atteint un maximum de sept en 1995 mais a été réduit à deux en 1996 en raison de financement réduit. En 1998, le programme a été rapporté à cinq sites avec l'appui d'industries provinciales. L'un des sites précédents a été rouvert en plus de l'ouverture de deux nouveaux sites. Les données hebdomadaires humides seulement de précipitation de ces stations ont été utilisées pour compléter les données quotidiennes recueillies aux stations du Réseau canadien d'échantillonnage des précipitations et de l'air (RCEPA) de la province (à la Baie-d'Espoir et à Goose Bay)NB388.

Les dépôts de soufre et de nitrates présentaient une variation spatiale prononcée dans l'îleNB389. Les plus grands dépôts ont eu lieu au coin sud-ouest de l'île avec des quantités de soufre et de nitrates allant en diminuant vers le nord et l'est. Le taux de dépôt du soufre peut avoir diminué depuis 1990, mais le taux de dépôt des nitrates a augmenté. Ces tendances à la baisse peuvent être liées aux mesures de réduction des émissions, mais pourraient tout aussi bien découler des changements dans les régimes climatiques.

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Changements climatiques

Constatation clé 14
Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
L'élévation des températures partout au Canada ainsi que la modification d'autres variables climatiques au cours des 50 dernières années ont eu une incidence directe et indirecte sur la biodiversité dans les écosystèmes terrestres et dans les écosystèmes d'eau douce et d'eau marine.

Écozone+ du Bouclier boréal 

De 1950 à 2007, les températures ont augmenté dans l'écozone+ du Bouclier boréal au printemps de 1,7 °C, en été de 1,3 °C et en hiver de 1,8 °C, faisant en sorte que la saison de croissance arrive huit jours plus tôt (Tableau 17 et la Figure 67)NB153. On n'a pas constaté de tendances significatives relativement aux précipitations au printemps, à l'été et en hiver, mais les précipitations ont augmenté de 17 % à l'automne (Figure 68). Des changements majeurs dans la configuration des chutes de neige, vraisemblablement associés à l'accroissement des températures, se sont traduits par une couverture de neige plus mince (-13,7 cm) et la fonte des neiges précoce (10,3 jours) de février à juillet (Figure 69). De plus, les changements relatifs à la chute de neige variaient à l'échelle régionale, produisant moins de précipitations hivernales le long des frontières est et ouest de l'écozone+ et davantage de précipitations hivernales dans la partie centrale de l'écozone+. Ces variations régionales correspondaient également aux changements d'humidité observés durant tout le 20e siècle, comme le précise la constatation clé intitulée Écozone+ du Bouclier boréal : perturbations naturelles à la page 168.

Tableau 17. Résumé des changements dans les variables climatiques de l'écozone+ du Bouclier boréal de 1950 à 2007
MoteurTendances de 1950 à 2007
Température↑ de 1,7 °C des températures printanières globalement
↑ de 1,3 °C des températures estivales globalement
Aucune tendance significative à l'automne
↑ de 1,8 °C des températures hivernales globalement
Saison de croissanceFaible tendance vers un début précoce de 8 jours de la saison de croissance au printemps
Précipitations↑ de 17 % dans les précipitations à l'automne
Aucune tendance significative au printemps, à l'été ou à l'automne
Aucune tendance significative relative à la quantité de précipitation tombant sous forme de pluie versus sous forme de neige
Neige↓ de 13,7 cm dans l'épaisseur maximale annuelle de neige
Aucune tendance significative dans le nombre de jours présentant une couverture de neige d'août à janvier
Faible tendance vers une fin précoce de la saison de neige de 10,3 jours de février à juillet

Source : Zhang et coll., 2011 et données supplémentaires fournies par les auteurs

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Figure 67. Changement dans les températures moyennes de l'écozone+ du Bouclier boréal de 1950 à 2007 pour : a) le printemps (de mars à mai), b) l'été (de juin à août), c) l'automne (de septembre à novembre) et d) l'hiver (de décembre à février).

carte
Source : Zhang et coll., 2011 et données supplémentaires fournies par les auteurs

Description longue pour la figure 67

Cette figure montre une carte de chaque saison dans l'écozone+ du Bouclier boréal avec des icônes représentant les stations de surveillance individuelles qui indiquent une augmentation ou une diminution des températures saisonnières, le degré du changement et établir si les tendances observées étaient importantes. De 1950 à 2007, les températures ont augmenté dans l'écozone+ du Bouclier boréal de 1,7 °C au printemps, de 1,3 °C en été et de 1,8 °C en hiver, entraînant une saison de végétation commençant huit jours plus tôt qu'à la normale. À l'automne, la température de certains sites a diminué, mais aucune de manière importante. Dans l'ensemble de l'écozone+, la température a augmenté entre 0,5 et >3 °C.

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Figure 68. Changement dans les quantités de précipitations mesurées dans l'écozone+ du Bouclier boréal de 1950 à 2007 pour : a) le printemps (de mars à mai), b) l'été (de juin à août), c) l'automne (de septembre à novembre) et d) l'hiver (de décembre à février).

carte
Source : Zhang et coll., 2011 et données supplémentaires fournies par les auteurs

Description longue pour la figure 68

Cette figure montre une carte de chaque saison dans l'écozone+ du Bouclier boréal avec des icônes représentant les stations de surveillance individuelles qui indiquent une augmentation ou une diminution des précipitations annuelles, le degré du changement et établir si les tendances observées étaient importantes. On n'a pas constaté de tendances significatives relativement aux précipitations au printemps, à l'été et en hiver, mais les précipitations ont augmenté de 17 % à l'automne.

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Figure 69. Changement dans la durée des neiges (le nombre de jours avec ≥2 cm de neige au sol) dans l'écozone+ du Bouclier boréal de 1950 à 2007 dans a) la première moitié de la saison de neige (d'août à janvier), qui indique un changement dans la date de début de la couverture de neige et b) la deuxième moitié de la saison de neige (de février à juillet), qui indique un changement dans la date finale de la couverture de neige.

carte
Source : Zhang et coll., 2011 et données supplémentaires fournies par les auteurs

Description longue pour la figure 69

Ces deux cartes montrent le changement dans la durée des neiges (le nombre de jours où l'épaisseur de neige au sol est d'au moins 2 cm) dans l'écozone+ du Bouclier boréal de 1950 à 2007 dans la première moitié de la saison de neige (d'août à janvier), qui indique un changement dans la date de début de la couverture de neige, et la deuxième moitié de la saison de neige (de février à juillet), qui indique un changement dans la date finale de la couverture de neige. Des changements majeurs dans la configuration des chutes de neige, vraisemblablement associés à l'accroissement des températures, se sont traduits par une couverture de neige plus mince (­13,7 cm) et la fonte des neiges précoce (10,3 jours) de février à juillet.

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Ces changements climatiques ont eu des effets directs et indirects sur la biodiversité en modifiant les processus hydrologiques, les perturbations naturelles, la productivité primaire et les infestations d'espèces non indigènes. Une augmentation des températures de printemps et d'hiver de même qu'une couverture de neige plus mince et une fonte des neiges précoce ont contribué à la réduction des débits annuels et à un déglacement précoce (voir la constatation clé intitulée Écozone+ du Bouclier boréal : lacs et cours d'eau à la page 58). Les changements climatiques ont également accéléré l'érosion (voir la constatation clé sur les Écozone+ du Bouclier boréal : zones côtières à la page 71) en entraînant des niveaux d'eau plus élevés qui intensifient l'action des vagues, une diminution des glaces qui autrement stabiliseraient les rives et fixeraient les charges sédimentaires, ainsi que des situations de gel et de dégel plus fréquents, qui touchent particulièrement les falaises argileuses. Une augmentation prévue des tempêtes violentes peut aussi faciliter l'érosion côtièreNB168.
Des changements dans les précipitations et les températures sont des facteurs qui contribuent à des incendies plus abondants, précoces et moins intenses au centre du Québec (voir la constatation clé intitulée Écozone+ du Bouclier boréal : perturbations naturelles à la page 168). Ces configurations altérées de perturbations naturelles ont engendré un remplacement considérable des forêts boréales à couvert fermé par des terrains boisés de lichens moins productifs dans la seconde moitié du 20e siècleNB68. Ici, la forêt boréale se retire vers le nord, correspondant ainsi aux changements prévus dans la composition et la structure des écosystèmes en présence d'un climat changeantNB390. Au Québec et dans le sud du Labrador, les changements climatiques de 1985 à 2006 ont été associés à des tendances positives concernant la productivité primaire nette (voir la constatation clé sur la Écozone+ du Bouclier boréal : productivité primaire à la page 166)NB391.

Une expansion de l'étendue des espèces indigènes et envahissantes concorde avec des tendances vers des températures printanières, estivales et hivernales plus chaudes, une saison de croissance qui commence plus tôt ainsi qu'une réduction de l'épaisseur de la neige et de la durée de l'enneigement. L'expansion de 2007 à 2009 des éclosions de l'arpenteuse de la pruche (Lambdina fiscellaria fiscellaria) a nécessité des plans de traitement aux pesticides sans précédent dans le sud du Labrador. Le grand héron (Ardea herodias), le pélican d'Amérique (Pelecanus erythrorhynchos) et quelques espèces d'oiseaux terrestres sylvicoles ont été vus plus fréquemment dans la partie nord de leur aire de répartition et peut-être moins souvent dans la partie sud, ce qui semble indiquer un mouvement vers le nord. L'augmentation de la température de l'eau peut avantager les espèces de poisson d'eaux chaudes telles que l'achigan à petite bouche, possiblement au détriment des espèces de poisson d'eaux froides telles que le touladi. Les espèces non indigènes envahissantes, les parasites et les agents pathogènes s'étendent vers le nord (voir la constatation clé sur les espèces non indigènes envahissantes à la page 93). D'autres espèces, notamment le dendroctone du pin ponderosa (Dentroctonus ponderosae), ont étendu leur aire de répartition jusque dans les écozones+ adjacentes et devraient atteindre l'écozone+ du Bouclier boréal dans les années qui viennent.

Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : changements climatiques

On remarque des changements significatifs dans les températures moyennes estivales et automnales dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve (Tableau 18 et la Figure 70). Les quantités de précipitations au printemps, à l'automne et à l'hiver se sont accrues de 0,2 %, tandis que les précipitations d'été n'ont subi aucun changement significatif (Figure 71). Des changements dans les précipitations ont entraîné des fluctuations en ce qui concerne l'écoulement fluvialNB152. Par exemple, le débit d'eau dans la rivière Bay du Nord a augmenté au printemps et diminué en été depuis 1970. Aucun changement n'a été mesuré dans la proportion des précipitations qui tombent sous forme de pluie et sous forme de neige, ou dans la durée de la couverture de neige. Cependant, l'épaisseur maximale annuelle de neige a augmenté de 32,5 cm depuis 1950.

Tableau 18. Résumé des changements dans les variables climatiques de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve de 1950 à 2007.
Variable climatiqueTendances de 1950 à 2007
Température↑ de 1,7 °C des températures estivales globalement
↑ de 1,0 °C des températures automnales globalement
Aucune tendance significative au printemps ou à l'hiver
Saison de croissanceAucune tendance significative concernant le début, la fin ou la durée de la saison de croissance
Précipitations↑ de 0,2 % dans les précipitations printanières
↑ de 0,2 % dans les précipitations automnales
↑ de 0,2 % dans les précipitations hivernales
Aucune tendance significative pour les précipitations estivales
Aucune tendance significative relative à la quantité de précipitation tombant sous forme de pluie versus sous forme de neige
Neige↑ de 32,5 cm dans l'épaisseur maximale annuelle de neige
Aucune tendance significative dans le nombre de jours présentant une couverture de neige
Indice de sécheresseAucune tendance significative

Source : Zhang et coll. 2011 et données supplémentaires fournies par les auteurs

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Figure 70. Anomalies dans les températures moyennes a) durant l'été (de juin à août) et b) durant l'automne (de septembre à novembre) de 1950 à 2007 par rapport aux moyennes de la période de base (de 1961 à 1990) dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve.

Les graphiques montrent les tendances pour l'ensemble de l'écozone+ et les cartes montrent les tendances (p < 0,05) pour les stations individuelles.

graphique et carte
Source : Zhang et coll., 2011 et données supplémentaires fournies par les auteurs

Description longue pour la figure 70

Cette figure contient un graphique linéaire et une carte de l'écozone+ Boréale de Terre Neuve pour les anomalies de température estivale moyenne et de température automnale moyenne. D'importantes augmentations se sont produites dans les moyennes des températures estivales et automnales dans l'écozone+. Au cours des deux saisons, les températures ont augmenté de manière importante dans cinq emplacements à l'échelle de l'écozone+ au cours de l'été (St. John's + 1,6; St. John's ouest + 2,2; Deer Lake +1,4; Stephenville + 1,0; et Port aux Basques +1), et trois emplacements au cours de l'automne (St. John's +1,0; St. John's ouest + 2.1; et Port aux Basques + 1,2).

Deux graphiques linéaires montrent les informations suivantes :

Anomalies dans les températures moyennes a) durant l'été (de juin à août) et b) durant l'automne (de septembre à novembre) de 1950 à 2007 par rapport aux moyennes de la période de base (de 1961 à 1990) dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve.
AnnéeAnomalie de la temperature moyenne estivale (°C)Anomalie de la temperature moyenne de l'automne (°C)
1950-0.16-0.2
19510.50.5
19521.30.1
1953-0.20.3
19540.0-0.4
1955-0.6-0.2
1956-0.90.3
1957-0.9-0.1
1958-0.8-0.5
1959-0.6-0.3
19600.70.2
19610.62.0
1962-1.60.4
1963-1.50.4
1964-1.4-0.7
1965-0.1-1.0
19660.10.6
19671.91.6
1968-2.20.2
1969-0.1-0.2
19700.70.5
19710.20.3
19720.0-1.1
19730.4-0.4
1974-0.8-0.5
19750.60.2
19760.10.0
19770.50.4
19780.4-1.7
19790.90.3
1980-1.1-0.4
1981-0.20.9
1982-0.8-0.1
19830.30.6
19840.9-0.6
19850.4-1.1
1986-0.4-1.9
19870.10.1
19880.10.6
19891.10.0
19900.80.7
1991-1.50.5
1992-1.3-0.5
1993-1.4-0.5
19940.80.7
1995-0.20.8
19960.6-0.3
1997-0.20.0
19981.10.2
19991.71.0
20001.21.0
20011.31.6
20020.5-0.1
20031.32.9
20041.00.9
20051.11.6
20062.12.0
20071.30.8

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Figure 71. Anomalies des précipitations a) au printemps (de mars à mai), b) à l'automne (de septembre à novembre) et c) à l'hiver (de décembre à février) de 1950 à 2007 par rapport aux moyennes pour la période de base (de 1961 à 1990) dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve.

Les graphiques montrent les tendances pour l'ensemble de l'écozone+ et les cartes montrent les tendances (p < 0,05) pour les stations individuelles.

carte et graphique
Source : Zhang et coll., 2011 et données supplémentaires fournies par les auteurs

Description longue pour la figure 71

Cette série de cartes et de graphiques linéaires montre les anomalies des précipitations au printemps (de mars à mai), à l'automne (de septembre à novembre) et à l'hiver (de décembre à février) de 1950 à 2007 par rapport aux moyennes pour la période de base (de 1961 à 1990) dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve. Des augmentations importantes se sont produites au cours du printemps à St. Anthony (+84,0 %), Gander (+23,0 %), Corner Brook (+53,1 %) et Port aux Basques (+67,3 %). Au cours de l'automne, des augmentations importantes se sont produites à St. Anthony (+67,3 %) et Gander (+29,4 %). Des augmentations importantes au cours de l'hiver se sont produites à St. Anthony (+77,9 %), Corner Brook (+24,8 %), Stephenville (+33,0 %) et Port aux Basques (+41,3 %). Aucun changement important n'a été signalé pour les précipitations estivales.

Trois graphiques linéaires montrent les informations suivantes :

Anomalies des précipitations a) au printemps (de mars à mai), b) à l'automne (de septembre à novembre) et c) à l'hiver (de décembre à février) de 1950 à 2007 par rapport aux moyennes pour la période de base (de 1961 à 1990) dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve.
Année% Changement dans les precipitations au
printemps
% Changement dans les precipitations a
l'automne
% Changement dans les precipitations en
hiver
1950-13-37-8
195140-19
1952-23-1114
1953-10-21-23
19541-26-3
1955-58-1
1956-5-19-4
1957-30-82
1958-1714-21
1959-31-2-7
1960-7-10-14
1961-9-8-15
1962-883
1963-21-1323
19643-211
1965-6-1316
1966-19-23-11
1967-531
19681-8-14
196914-4-6
19707-7-1
19718-7-4
19721716-16
1973-25-1515
1974343-21
1975717-18
1976-2178
1977-1998
197816-139
1979016-3
1980-328-5
1981923-15
198215-129
198310-79
198418-2015
1985-4-32-8
1986-13-21
1987-141-5
19882108
1989-319-7
1990515-3
1991-41113
19927-14-10
1993251-6
199452814
1995-211015
1996-4-12
19972510
19984114-38
1999-11014
200028218
2001-18-118
2002-2163
2003-3-14-17
200417176
200531217
20064-34
2007-21-110

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Comme le reste du Canada atlantique, Terre-Neuve s'attend à connaître, en raison des changements climatiques, une élévation du niveau de la mer, des tempêtes plus fréquentes, une augmentation de l'intensité des tempêtes, de même qu'une érosion accrue des côtes et des inondationsNB143 NB392.

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Services écosystémiques

Constatation clé 15
Thème Interactions humains-écosystèmes

Constatation clé à l'échelle nationale
Le Canada est bien pourvu en milieux naturels qui fournissent des services écosystémiques dont dépend notre qualité de vie. Dans certaines régions où les facteurs de stress ont altéré le fonctionnement des écosystèmes, le coût pour maintenir les écoservices est élevé, et la détérioration de la quantité et de la qualité des services écosystémiques ainsi que de leur accès est évidente.

Écozone+ du Bouclier boréal : services écosystémiques

Les écosystèmes procurent les biens directs et les services indirects qui assurent le bien-être des êtres humains à partir d'un milieu naturel et en santé. Ces écoservices comprennent les services d'approvisionnement, de régulation, de soutien et culturels. À la suite du rapport de l'Évaluation de l'écosystème du millénaire de l'Organisation des Nations Unies (ONU) en 2005NB393, l'institut Pembina a déterminé, inventorié et mesuré la pleine valeur économique de nombreux biens et services écologiques fournis par la région boréale du Canada. Ils ont élaboré le Boreal Ecosystem Wealth Accounting System (BEWAS, ou système comptable de la richesse de l'écosystème boréal), un outil servant à mesurer et à produire des rapports sur les conditions physiques et l'entière valeur économique du capital naturel et des écoservices de la région boréaleNB394. La valeur marchande nette était estimée à 37,5 milliards de dollars en 2002 pour l'ensemble des produits tirés de la forêt boréale chaque année. Si l'on en avait tenu compte, ce chiffre aurait représenté 4,2 % du produit intérieur brut (PIB) du Canada en 2002. Le calcul de la valeur marchande nette est basé sur la contribution au PIB du Canada de la récolte du bois, de l'exploitation minière, de l'extraction du pétrole et du gaz et de la production hydroélectrique dans la forêt boréale (62 milliards de dollars) auquel on soustrait une valeur estimée de 11 milliards de dollars en coûts environnementaux (p. ex., les coûts liés à la pollution de l'air) et en coûts sociaux (comme les subventions gouvernementales) associés à ces activités industrielles. Les biens et services non négociables liés aux écosystèmes étaient évalués à 703,2 milliards de dollars (Tableau 19).

Tableau 19. Sommaire des valeurs économiques du capital naturel pour la région boréale du Canada
 Forêts           Milieux humides et tourbièresMinéraux et biens au sous-solRessources en eauProduction de déchetsTOTAL
Valeurs marchandesNote c du tableau 1918,8 G$Note c du tableau 19 -23,6 G$Note c du tableau 1919,5 G$Note c du tableau 19 -62 G$Note c du tableau 19
CoûtsNote a du tableau 19Note d du tableau 19150 M$Note d du tableau 19 -1 G$Note d du tableau 19 -9,9 G$Note d du tableau 1911 G$Note d du tableau 19
Valeurs non marchandesNote e du tableau 19180,1 G$Note e du tableau 19512,6 G$Note e du tableau 19 - - -703,2 G$Note e du tableau 19
ExemplesContrôle des organismes nuisibles par les oiseaux
Activités liées à la nature
Séquestration du carboneNote e du tableau 19
Contrôle des inondations
Séquestration du carbone
Filtration de l'eau
Valeur de la biodiversitéNote e du tableau 19
Dépenses du gouvernement fédéral pour les subventions aux secteurs du pétrole, du gaz et des minesNote d du tableau 19Production hydroélectrique à partir des barrages et des réservoirsNote c du tableau 19Coûts pour la santé humaine liés à la pollution de l'airNote b du tableau 19Note d du tableau 19 -

Source : Anielski et Wilson, 2005NB395

Note du tableau 19

Note [a] du tableau 19

aCeux-ci sont soit des coûts environnementaux ou des coûts sociaux liés aux activités de marché (p. ex., les opérations de l'industrie forestière).

Retour à la référence de la note a du tableau 19

Note [a] du tableau 19

basé sur les estimations de coûts liés à la pollution de l'air de l'Union européenne pour le SO2, les NOx, les PM2.5, et les VOC en 2002.

Retour à la référence de la note b du tableau 19

Note [a] du tableau 19

Les valeurs marchandes sont indiquées

Retour à la référence de la note c du tableau 19

Note [a] du tableau 19

les coûts environnementaux et sociaux

Retour à la référence de la note d du tableau 19

Note [a] du tableau 19

les valeurs non marchandes

Retour à la référence de la note e du tableau 19

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Il existait davantage d'information sur certains services d'approvisionnement et culturels à l'échelle provinciale ou locale. Les données de récolte tirées de la chasse et du trappage ont été utilisées pour déterminer les tendances pour la constatation clé Écozone+ du Bouclier boréal : espèces présentant un intérêt économique, culture ou écologique particulier à la page 150. Certains renseignements de trappage ont été présentés pour déterminer le nombre cumulatif de peaux d'animaux sauvages produites au Québec, en Ontario, au Manitoba et en Saskatchewan de 1970 à 2009NB396. De 1987 à 1988, le rendement du trappage de fourrures a chuté de plus de 50 %, une situation imputable en grande partie à une réduction du nombre de fourrures de rat musqué (Ondatra zibethicus). Ce déclin dans le trappage était sans doute attribuable aux nouvelles méthodes de trappage introduites au Canada dans les années 1980. Il est donc probable que cela ne représente pas les tendances en matière de population. L'Accord sur les normes internationales de piégeage sans cruauté (ANIPSC) a finalement été ratifié par le Canada en 1999 et la mise en œuvre de ses normes s'est achevée en 2007NB397.

Figure 72. a) Nombre total de peaux d'animaux sauvages (représentant toutes les espèces de l'écozone+ qui sont piégées) et b) valeur des peaux d'animaux sauvages piégés par province de 1970 à 2006.

Ces données pour l'ensemble des provinces dépassent les frontières de l'écozone+ du Bouclier boréal.

graphique

Description longue pour la figure 72

Ces deux graphiques linéaires montrent les informations suivantes :

a) Nombre total de peaux d'animaux sauvages (représentant toutes les espèces de l'écozone+ qui sont piégées) et b) valeur des peaux d'animaux sauvages piégés par province de 1970 à 2006.
AnnéeSaskatchewan - Nombre de peauxManitoba - Nombre de peauxOntario - Nombre de peauxQuebec - Nombre de peauxSaskatchewan - Valeur des peauxManitoba - Valeur des peauxOntario - Valeur des peauxQuebec - Valeur des peaux
1970488,334479,562627,050315,474$1,317,392$1,718,773$2,701,572$1,717,537
1971601,315586,820584,882291,230$2,103,166$2,660,191$4,126,759$1,725,003
1972494,377438,618695,668277,016$3,700,948$3,711,269$7,223,667$3,176,130
1973280,709274,953816,836408,514$3,238,386$3,083,021$8,274,317$5,268,871
1974430,027439,380716,066378,689$2,006,580$2,554,766$6,141,910$4,106,794
1975689,442592,353682,294291,647$4,376,192$4,316,986$7,976,545$4,169,987
1976890,414586,911842,212338,371$6,759,941$5,582,231$11,071,467$5,936,322
1977394,577363,949796,481477,105$5,383,245$5,116,082$10,743,316$8,167,582
1978402,673343,892875,920500,782$10,151,264$7,882,404$18,757,757$12,268,935
1979743,735605,0521,070,398477,165$9,126,599$9,615,690$24,407,053$11,407,388
1980743,764636,3161,001,961479,369$8,081,373$8,240,663$19,710,411$11,547,922
1981330,081304,5181,047,017366,401$5,428,900$5,564,487$17,527,478$8,086,831
1982261,165291,0201,021,204339,547$4,092,591$4,314,014$14,345,905$6,707,333
1983280,432332,700760,671352,869$3,960,468$3,783,562$13,042,242$5,902,703
1984307,062298,537852,804459,031$5,099,682$4,784,524$13,913,003$8,137,817
1985330,081230,051837,751521,480$5,007,639$5,061,210$14,368,665$8,872,873
1986409,930353,791921,099546,894$7,577,296$8,070,118$21,579,593$11,009,688
1987488,367391,744890,590542,450$5,741,824$5,393,731$20,165,032$9,768,371
1988145,808107,920453,373260,792$1,810,746$2,259,584$12,215,440$4,824,388
1989100,56468,061298,581208,079$1,330,870$1,563,805$6,708,617$3,875,066
199066,03850,780228,306163,006$789,541$1,125,332$4,916,491$2,941,786
199193,44670,801233,146199,635$1,671,651$1,681,576$5,798,121$4,464,057
199263,60081,102241,800165,288$952,349$1,518,850$3,776,736$2,865,294
199392,651124,250293,035204,607$1,560,095$2,694,985$7,221,486$4,453,439
1994134,469145,920382,608275,006$1,926,981$2,539,053$8,436,189$5,083,371
1995135,474129,826278,315239,947$1,947,951$2,639,452$7,291,282$5,416,260
1996203,403201,277402,931252,115$2,990,893$3,715,834$10,687,323$6,560,865
1997189,014208,766371,165306,256$2,020,258$3,306,965$8,783,252$5,788,852
199882,197100,820307,968239,024$1,100,563$2,037,022$5,016,599$3,327,140
199987,95597,022353,234228,248$1,489,597$1,967,405$5,282,929$4,029,189
200087,209102,003208,640212,354$1,910,908$2,769,982$4,704,859$5,142,799
200198,207110,470298,350263,742$2,210,887$2,440,022$5,425,223$6,693,822
200285,53086,839243,246185,229$1,907,720$2,998,184$5,829,596$4,778,154
200384,68582,421249,483198,635$2,866,141$3,039,009$6,470,349$5,358,261
200462,50580,262269,688208,537$1,687,708$3,108,797$7,397,214$5,413,229
200566,63897,177227,163230,604$2,002,065$3,288,351$7,134,609$8,745,527
2006111,332110,203254,108278,888$2,966,864$2,974,128$4,884,873$5,949,723
200779,12384,060169,719194,652$1,979,235$2,674,633$4,604,285$4,467,322
200864,14475,046166,505210,458$1,185,446$2,002,920$2,619,432$3,702,987
200955,00170,057179,937214,326$1,127,832$1,425,857$3,083,724$3,777,917

Source : Statistique Canada, 2009

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Les peuples autochtones ont observé les changements concernant les bleuets (Vaccinium myrtilloides), le riz sauvage (Zizania aquatica) et le poisson dans l'écozone+ du Bouclier boréal. La croissance du bleuet peut avoir diminué en raison des températures plus chaudes, de la sécheresse et de la suppression d'incendies3, NB398. La répartition et la récolte du riz sauvage ont été altérées par les aménagements hydroélectriques au début des années 1900NB399. On a également rapporté que les changements hydrologiques liés à ces aménagements étaient responsables de changements dans l'écologie des poissons, y compris le comportement de fraieNB400, la présence de certaines espècesNB401 et une réduction globale de la biodiversité des eaux doucesNB402.

Écozone+ Boréale de Terre-Neuve

On n'a trouvé aucune évaluation des biens et services liés aux écosystèmes pour l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve. L'orignal est une ressource faunique évaluée par les habitants de Terre-Neuve pour sa valeur esthétique, économique et de subsistance, tandis que la chasse annuelle est une pratique culturelle importante dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve. Plus de 25 000 permis de chasse ont été vendus au cours des cinq dernières années; de ce nombre, jusqu'à 10 % sont allés à des chasseurs non résidentsNB95. Les revenus de chasse et les autres activités touristiques liées à l'orignal injectent plus de 100 millions de dollars annuellement dans l'économie de Terre-Neuve.

Figure 73. a) Nombre total de peaux d'animaux sauvages (représentant toutes les espèces de l'écozone+ qui sont piégées) et b) valeur des peaux d'animaux sauvages piégés à Terre­Neuve­et­Labrador de 1970 à 2009.

Ces données sont provinciales et dépassent les frontières de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve.

graphique
Source : Statistique Canada, 2009

Description longue pour la figure 73

Ces deux graphiques linéaires montrent les informations suivantes :

a) Nombre total de peaux d'animaux sauvages (représentant toutes les espèces de l'écozone+ qui sont piégées) et b) valeur des peaux d'animaux sauvages piégés à Terre­Neuve­et­Labrador de 1970 à 2009.
AnnéeNombre des peaux d'animaux sauvagesValeur des peaux d'animaux sauvages
1970105,738$837,802
197156,129$536,374
197253,095$580,725
197358,093$845,331
197485,728$1,741,204
1975100,094$1,639,825
197693,183$1,902,187
1977120,909$2,371,450
1978112,684$2,831,440
197916,862$489,740
198018,843$572,064
198128,733$776,264
198221,240$550,928
198321,126$696,081
198423,396$772,597
198526,219$728,338
198631,920$1,353,123
198732,521$1,397,502
198816,503$454,565
198917,542$310,361
19908,816$178,341
199115,168$372,534
199211,329$296,535
199312,712$322,813
199419,011$524,533
199516,558$470,936
199622,443$466,764
199720,966$336,374
199820,846$254,835
199924,076$398,137
200018,708$464,085
200124,354$844,512
200221,337$1,013,129
200325,058$962,584
200422,406$717,681
200522,730$1,085,414
200614,965$326,465
200719,722$551,832
20088,636$177,996
200914,687$269,699

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Jeffries, D.S. et Ouimet, R. 2005. Les charges critiques sont-elles dépassées? Dans Évaluation scientifique 2004 des dépôts acides au Canada. Environnement Canada, gouvernement du Canada. Ottawa, ON. Chapitre 8. pp. 341-369.

Retour ai NB 367

Note de bas de page 368

Jeffries, D., Wong, I. et Sloboda, M. 2010. Carte des dépassements constants dans le bouclier boréal pour les sols forestiers ou les lacs. Préparée pour le rapport sur l'état et les tendances de l'écozone du bouclier boréal. Direction générale de la science et de la technologie, Environnement Canada. Carte non publiée.

Retour ai NB 368

Note de bas de page 369

Jeffries, D.S., Weeber, R.C., Wong, I. et Burgess, N.M. 2009. Acid rain section for the Boreal Shield Ecozone+ assessment. Données non publiées.

Retour ai NB 369

Note de bas de page 370

Whitfield, C.J., Aherne, J., Watmough, S.A. et McDonald, M. 2010. Estimating the sensitivity of forest soils to acid deposition in the Athabasca Oil Sands Region, Alberta. Journal of Limnology 69:201-208.

Retour ai NB 370

Note de bas de page 371

Scott, K.A., Wissle, B., Gibson, J.J. et Birks, J.S. 2010. Chemical characteristics and acid sensitivity of boreal headwater lakes in northwest Saskatchewan. Journal of Limnology 69:33-44.

Retour ai NB 371

Note de bas de page 372

Jeziorski, A., Yan, N.D., Paterson, A.M., DeSellas, A.M., Turner, M.A., Jeffries, D.S., Keller, B., Weeber, R.C., McNicol, D.K., Palmer, M.E., McIver, K., Arseneau, K., Ginn, B.K., Cumming, B.F. et Smol, J.P. 2008. The widespread threat of calcium decline in fresh waters. Science 322:1374-1377.

Retour ai NB 372

Note de bas de page 373

Jeffries, D.S., Lam, D.C.L., Wong, I. et Moran, M.D. 2000. Assessment of changes in lake pH in southeastern Canada arising from present levels and expected reductions in acidic deposition. Canadian Journal of Fisheries and Aquatic Science 57:40-49.

Retour ai NB 373

Note de bas de page 374

Saskatchewan Ministry of Environment. 2013. Saskatchewan's 2013 State of the Environment Report. Saskatchewan Ministry of Environment. Regina, SK.

Retour ai NB 374

Note de bas de page 375

Scott, K.A., Wissel, B.J., Gibson, J.J. et Birks, S.J. 2010. Chemical characteristics and acid sensitivity of boreal headwater lakes in northwest Saskatchewan. Journal of Limnology 69:33-44.

Retour ai NB 375

Note de bas de page 376

Jeffries, D.S., McNicol, D.K. et Weeber, R.C. 2005. Effets sur la chimie et le biote aquatiques. Dans Évaluation scientifique 2004 des dépôts acides au Canada. Environnement Canada, gouvernement du Canada. Ottawa, ON. Chapitre 6. pp. 203-278.

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Note de bas de page 377

Jeffries, D.S. 1997. 1997 Canadian acid rain assessment. Volume 3: the effects on Canada's lakes, rivers and wetlands. Service de l'environnement atmosphérique, Environnement Canada. Ottawa, ON. 178 p.

Retour ai NB 377

Note de bas de page 378

Doka, S.E., McNicol, D.K., Mallory, M.L., Wong, I., Minns, C.K. et Yan, N.D. 2003. Assessing potential for recovery of biotic richness and indicator species due to changes in acidic deposition and lake pH in five areas of southeastern Canada. Environmental Monitoring and Assessment 88:53-101.

Retour ai NB 378

Note de bas de page 379

Holt, C.A., Yan, N.D. et Somers, K.M. 2003. pH 6 as the threshold to use in critical load modeling for zooplankton community change with acidification in lakes of south-central Ontario: accounting for morphometry and geography. Journal canadien des sciences halieutiques et aquatiques 60:151-158. doi:10.1139/F03-008.

Retour ai NB 379

Note de bas de page 380

Weeber, R.C., Jeffries, D.S. et McNicol, D. 2005. Le rétablissement des écosystèmes aquatiques. Dans Évaluation scientifique 2004 des dépôts acides au Canada. Environnement Canada, gouvernement du Canada. Ottawa, ON. Chapitre 7. pp. 279-340.

Retour ai NB 380

Note de bas de page 381

Yan, N.D., Paterson, A.M., Somers, K.M. et Scheider, W.A. 2008. An introduction to the Dorset special issue: transforming understanding of factors that regulate aquatic ecosystems on the southern Canadian Shield. Journal canadien des sciences halieutiques et aquatiques 65:781-785. doi:10.1139/F08-077.

Retour ai NB 381

Note de bas de page 382

Snucins, E. 2003. Recolonization of acid-damaged lakes by the benthic invertebrates Stenacron interpunctatum, Stenonema femoratum and Hyalella azteca. Ambio 32:225-229.

Retour ai NB 382

Note de bas de page 383

Yan, N.D., Somers, K.M., Girard, R.E., Paterson, A.M., Keller, W., Ramcharan, C.W., Rusak, J.A., Ingram, R., Morgan, G.E. et Gunn, J.M. 2008. Long-term trends in zooplankton of Dorset, Ontario lakes: the probable interactive effects of changes in pH, total phosphorus, dissolved organic carbon, and predators. Journal canadien des sciences halieutiques et aquatiques 65:862-877.

Retour ai NB 383

Note de bas de page 384

Snucins, E. et Gunn, J.M. 2003. Use of rehabilitation experiments to understand the recovery dynamics of acid-stressed fish populations. Ambio 32:240-243.

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Note de bas de page 385

Snucins, E.J., Weeber, R., Jefferies, D.S. et McNicol, D. 2005. Restoration and Management of Fish Populations. Dans 2004 Canadian Acid Deposition Science Assessment. Environment Canada. Ottawa, Ontario. Chapitre 7.5. pp. 304-306.

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Note de bas de page 386

Équipe de rétablissement de l'omble de fontaine auror. 2006. Programme de rétablissement de l'omble de fontaine aurora (Salvelinus fontinalis timagamiensis) au Canada. Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril. Pêches et Océans Canada. Ottawa, ON. 44 p.

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Note de bas de page 387

Alvo, R. 2009. Common Loon, Gavia immer, breeding success in relation to lake pH and lake size over 25 years. The Canadian Field-Naturalist 123:146-156.

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Note de bas de page 388

Newfoundland and Labrador Department of Environment and Conservation. 2013. Acid rain program [en anglais seulement].

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Note de bas de page 389

Newfoundland and Labrador Department of Environment and Conservation. 2000. Newfoundland Environment Precipitation Monitoring Network (NEPMoN) Report on Activities 1999-2000.

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Note de bas de page 390

Flannigan, M., Logan, K., Amiro, B., Skinner, W. et Stocks, B. 2005. Future area burned in Canada. Climatic Change 72:1-16.

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Note de bas de page 391

Pouliot, D., Latifovic, R. et Olthof, I. 2009. Trends in vegetation NDVI from 1 km AVHRR data over Canada for the period 1985-2006. International Journal of Remote Sensing 30:149-168.

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Note de bas de page 392

Daigle, R., D.Forbes, G.P., H.Ritchie, T.Webster, D.Bérubé, A.Hanson, L.DeBaie, S.Nichols et L.Vasseur. 2006. Impacts of sea level rise and climate change on the Coastal Zone of southeastern New Brunswick. Environment Canada. 613 p.

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Note de bas de page 393

Évaluation des écosystèmes pour le millénaire. 2005. Ecosystems and human well-being: synthesis. Collection de l'évaluation des écosystèmes pour le millénaire. Island Press. Washington, DC. 137 p.

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Note de bas de page 394

Anielski, M. et Wilson, S. 2009. Counting Canada's natural capital: assessing the real value of Canada's boreal ecosystems. The Pembina Institute and the Canadian Boreal Initiative. Drayton Valley, AB. 76 p.

Retour ai NB 394

Note de bas de page 395

Anielski, M. et Wilson, S. 2005. Counting Canada's natural capital: assessing the real value of Canada's boreal ecosystems. The Canadian Boreal Initiative and the Pembina Institute. Ottawa, ON and Drayton Valley, AB. 78 p.

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Note de bas de page 396

Statistique Canada. 2010. Statistiques de fourrures, vol. 8 [en ligne]. (consulté le 20 Aug. 2013).

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Note de bas de page 397

Fur Institute of Canada. 2008. Canada's fur trade at a glance. 14 p.

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Note de bas de page 398

Foley, C.G. 2004. Understanding the connection between people and the land: Implications for social-ecological health at Iskatewizaagegan. Thèse (Master of Natural Resources Management). University of Manitoba, Natural Resources Institute. Winnipeg, MB. 103 p.

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Note de bas de page 399

Roberts, W.J. 2005. Integrating traditional ecological knowledge and ecological restoration: restoring Aboriginal cultural landscapes with Iskatewizaagegan No. 39 Independent First Nation. Thèse (Master of Natural Resources Management). University of Manitoba, Natural Resources Institute. Winnipeg, MB.

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Note de bas de page 400

Hannibal-Paci, C.J. 2000. 'His knowledge and my knowledge': Cree and Ojibwe traditional environmental knowledge and sturgeon co-management in Manitoba. Thèse (Doctor of Philosophy). University of Manitoba, Department of Graduate Studies. Winnipeg, Manitoba. 378 p.

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Note de bas de page 401

Hertlein, L. 1999. Lake Winnipeg regulation Churchill-Nelson river diversion project in the Crees of northern Manitoba, Canada. World Commission on Dams. Cape Town, South Africa. 28 p.

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Note de bas de page 402

Bomberry, D. et Bianchi, E. 2004. Our waters, our responsibility: Indigenous water rights. Anglican Church of Canada, KAIROS: Canadian Ecumenical Justice Initiatives. Pinawa, Manitoba. 38 p.

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