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Sommaire des éléments probants relativement aux constatations clés pour les écozones+ superscript du Bouclier boréal et Boréale de Terre-Neuve

Thème : Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Paysages terrestres et marins intacts

Constatation clé
Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Les paysages terrestres et marins intacts ont d'abord été caractérisés comme constatation clé récurrente à l'échelle nationale; les renseignements ont été compilés et évalués par la suite pour l'écozone+ du Bouclier boréal. Dans la version définitive du rapport nationalReference 6, les renseignements relatifs aux paysages terrestres et marins intacts ont été incorporés à d'autres constatations clés. Ces renseignements ont été maintenus comme constatation clé distincte pour l'écozone+ du Bouclier boréal.

Écozone+ du Bouclier boréal

En 2006, 64 % de la surface totale de l'écozone+ du Bouclier boréal était composée de parcelles de paysages terrestres intacts mesurant plus de 10 km2 (Figure 74). Une parcelle de paysage terrestre est définie comme une mosaïque contiguë, d'origine naturelle et qui n'est pratiquement pas perturbée par une importante influence humaine. C'est une mosaïque d'un écosystème naturel varié, comprenant notamment des forêts, des bogues, de l'eau, de la toundra et des affleurements rocheux. La plupart de ces parcelles se situaient au nord de la limite de forêt aménagéeNB 11. Les paysages fragmentés résultent de l'exploitation forestière, des routes, de l'exploitation minière, des barrages et des réservoirs, des lignes de transport d'énergie et du développement industriel.

Figure 74. Parcelles de paysages terrestres intacts d'une superficie supérieure à 10 km2 (montrés en vert) dans l'écozone+ du Bouclier boréal en 2006.

carte
Source : Lee et coll., 2006NB 11

Description longue pour la figure 74

Cette carte de l'écozone+ du Bouclier boréal montre que la moitié nord de l'écozone est principalement constituée de parcelles de paysages plus grandes que 10 km2. La moitié sud de l'écozone+ se caractérise par des parcelles de paysage plus petites et réparties de manière plus clairsemée.

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Près de 10 % de l'écozone+ du Bouclier boréal faisait l'objet de concessions minières actives en 2006NB 403, quoiqu'il soit improbable qu'une grande partie de ce territoire devienne une mine active. Les mines fragmentent le paysage en raison de l'infrastructure et des routes développées pour les desservir. L'exploitation des mines constitue la principale industrie dans le nord de la Saskatchewan; on y compte six mines d'uranium et deux projets de mine d'or dans la portion de l'écozone+ du Bouclier boréal située en Saskatchewan. Les installations d'uranium dans la partie est du bassin d'Athabasca produisent 17 % des réserves d'uranium dans le mondeNB 404. En septembre 2012, un territoire de 55 000 km2 était en règle pour la prospection minérale en SaskatchewanNB 404. On compte huit mines en exploitation dans la portion située au Manitoba de l'écozone+ du Bouclier boréal, deux qui extraient l'or et six les métaux communsNB 405. Le nord de l'Ontario a une histoire riche en exploitation minière, particulièrement dans la grande région de SudburyNB 23. Le nombre de revendications a augmenté de 500 % de 1998 à 2008, notamment dans la région appelée le « grand nord » en Ontario qui comprend les écozones+ du Bouclier boréal et des plaines hudsoniennes (Figure 75)NB 406. L'or et le cuivre sont exploités dans la partie nord-ouest de l'écozone+ du Bouclier boréal au Québec. Les minéraux et les autres métaux sont extraits dans l'est (le fer à Fermont et le niobium près de Chicoutimi et de Sept-Îles), tandis que les trois plus grandes mines à ciel ouvert se trouvent en AbitibiNB 407.

Figure 75. Régions faisant l'objet de revendications dans le « grand nord » de l'Ontario, en 1998 et en 2008.

Remarque : Les écozones+ du Bouclier boréal et des plaines hudsoniennes se sont séparé la région revendiquée en rouge presque également.

carte
Source : le ministère du Développement du Nord, des Mines de l'Ontario, 2009NB 406

Description longue pour la figure 75

Cette figure représente deux cartes de la région du « Grand Nord » de l'Ontario, et montre la répartition de revendications accumulées au 31 décembre 1998 et au 21 septembre 2008. Les revendications de 1998 ont totalisé 1334 et couvraient une zone de 365 km2, et les revendications en 2008 ont totalisé 7766 et couvraient une zone de 14 365 km2. Dans les deux cartes, les zones de revendications sont concentrées dans le milieu de la région du Grand Nord.

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Les barrages et les réservoirs altèrent le paysage physique et interrompent les régimes hydrologiques, tandis que le processus de retenue introduit des contaminants qui peuvent s'accumuler dans la chaîne alimentaire. Plus précisément, les barrages interrompent la migration des poissons, augmentent la sédimentation, altèrent l'habitat pour de nombreuses espèces et modifient les niveaux d'eau ainsi que les propriétés chimiques de l'eauNB 154. Le degré d'impact dépend de la taille des barrages, de leur exploitation et des caractéristiques biophysiques des écosystèmesNB 155, NB 156. Cependant, les barrages peuvent fonctionner de façon à imiter les régimes hydrologiques naturels et à atténuer les effets indésirablesNB 157.

Les barrages sont plus communs dans la partie sud-est de l'écozone+ (Figure 23)NB 158. La plupart des barrages (79 %) ont été construits entre 1920 et 1969 (Figure 24) et un grand nombre d'entre eux arrivent à la fin de leur vie productiveNB 12 NB 158.

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve

En 2006, 57 % de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve était composée de « parcelles de paysage terrestre » (des lopins contigus de forêt, bogue, eau, toundra et affleurements rocheux de plus de 10 km2) intactes (Figure 76)NB 11.

Figure 76. Parcelles de paysages terrestres intacts d'une superficie supérieure à 10 km2 (montrés en vert) dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve en 2006.

carte
Source : Lee et coll., 2006NB 11

Description longue pour la figure 76

Cette carte de l'écozone+ Boréale de Terre Neuve montre que les parcelles de paysages terrestres intactes plus grandes que 10 km2 sont bien distribuées dans l'ensemble de l'écozone+, et sont particulièrement denses le long de la côte sud. La zone ayant la quantité moindre de parcelles intactes est le centre de la côte nord de l'écozone+.

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Paysages agricoles servant d'habitat

Constatation clé 16
Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
Le potentiel des paysages agricoles à soutenir la faune au Canada a diminué au cours des 20 dernières années, principalement en raison de l'intensification des activités agricoles et de la perte de couverture terrestre naturelle et semi-naturelle.

Écozone+ du Bouclier boréal

Les terres agricoles de l'écozone+ du Bouclier boréal se limitent à quelques régions bénéficiant d'une qualité du sol et d'un microclimat convenables. De 1986 à 2006, environ 1 930 km2 ont été retirés de ce type de territoire, laissant seulement un peu plus de 130 000 km2 de terres agricoles (1 % de l'écozone+ (Figure 77)NB 18. Là où il y a des terres agricoles, elles sont bien dispersées parmi les régions boisées. Par conséquent, l'impact des terres agricoles sur la faune dans l'écozone+ est faible.

Figure 77. Pourcentage de terrain défini comme terres agricoles dans l'écozone+ du Bouclier boréal en 2006.

Les polygones de Pédo paysages du Canada constituent l'unité de base pour cette analyse.

carte

Description longue pour la figure 77

Cette carte montre la répartition des terres agricoles dans l'écozone+ du Bouclier boréal en 2006. Les terres considérées agricoles se trouvent principalement dans la portion sud-est de l'écozone+. De ce fait, la majorité des terres dites agricoles se situe entre 0 et 10 %. Il existe des portions de terre identifiées comme agricole entre 10 et 20 %, et une petite quantité de terres dans la partie est de l'écozone+ est identifiée comme agricole entre 40 et 50 %. Une très petite quantité de terre dite agricole au nord-ouest du lac des Bois est entre 90 et 100 %.

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Capacité d'habitat faunique

L'indicateur de capacité d'habitat faunique sur les terres agricoles, un indicateur agroenvironnemental élaboré et suivi par Agriculture et Agroalimentaire Canada, fournit une évaluation d'espèces multiples des tendances de grande envergure concernant le potentiel du territoire agricole du Canada à soutenir l'habitat des vertébrés terrestresNB 18. L'index mesure la valeur de chaque type de couverture pour 588 espèces d'oiseaux, de mammifères, de reptiles et d'amphibiensNB 409. Un total de 349 espèces (249 oiseaux, 60 mammifères, 21 reptiles et 19 amphibiens) utilisent les terres agricoles de l'écozone+ du Bouclier boréal. Les 15 types de couverture terrestre étaient basés sur le Recensement de l'agriculture du Canada (Figure 78)NB 410. Dans l'ensemble, les terres cultivées constituent une couverture terrestre mineure dans le Bouclier boréal, représentant seulement 0,3 % de la superficie du territoire. Ce 0,3 % exclut « toutes les autres terres », le « foin cultivé », les « pâturages en friche » et les « pâturages bonifiés » pour ne laisser que les catégories de terres cultivées dans la Figure 78. La catégorie « toutes les autres terres » était la catégorie de couverture terrestre la plus importante en ce qui concerne la faune qui utilise les terres agricoles au Canada. Cette catégorie comprenait les milieux humides (avec les lisières, sans les lisières et en eau libre), les zones riveraines (boisées, herbacées et cultivées), les brise-vent (y compris les haies naturelles), les terrains boisés (avec ou sans une partie intérieure, les plantations), les terres improductives ou stériles ainsi que les terres anthropiques (les édifices de ferme, les serres, les allées). Dans l'écozone+ du Bouclier boréal, « toutes les autres terres » fournissaient un habitat servant à la fois pour la reproduction et l'alimentation pour 85 % (298) des espèces qui utilisent les terres agricoles ( Figure 78). Cependant, la couverture de cette importante catégorie d'habitat de la faune s'est rétrécie, passant de 40 % à 30 % de 1986 à 2006 (Figure 78). Les « pâturages en friche » fournissaient un habitat servant à la fois d'aire de reproduction et d'alimentation pour 17 % des espèces (59 espèces) et pouvaient répondre à au moins un besoin en matière d'habitat pour 32 % des espèces (112 espèces) Figure 78). Seulement 13 % des espèces (46 espèces) pouvaient combler tous leurs besoins en matière d'habitat relativement à la reproduction et à l'alimentation sur les terres cultivées et 26 % des espèces (89 espèces) pouvaient utiliser ces types de couverture en tant qu'habitat pour un de leurs besoins (Figure 79). Par conséquent, le fait de maintenir des paysages agricoles hétérogènes avantage la faune, car les animaux sauvages peuvent se reproduire dans un type de couverture terrestre mais s'alimenter dans un autreNB 18.

Figure 78. Superficie totale des terres agricoles, quantité de terrain par type de couverture et pourcentage relatif de chaque type de couverture (dans le tableau) pour l'écozone+ du Bouclier boréal en 1986, 1996 et 2006.

graphique
Source : Javorek et Grant, 2011NB 18

Description longue pour la figure 78

Ce graphique à barres et le tableau indiquent la superficie totale des terres agricoles, la quantité de terrain par type de couverture et le pourcentage relatif de chaque type de couverture pour l'écozone+ du Bouclier boréal en 1986, 1996 et 2006.

Le graphique à barres montre les informations suivantes :

Superficie totale des terres agricoles, quantité de terrain par type de couverture et pourcentage relatif de chaque type de couverture (dans le tableau) pour l'écozone+ du Bouclier boréal en 1986, 1996 et 2006.
Type1986 - hectares1996 - hectares2006 - hectares
Oléafineux15,82118,24320,651
Légumineuses à grain2,1561,7141,708
Soja1841,49713,225
Petits fruits1,7469,14312,587
Pâturages améliorés139,38692,293103,633
Autres terres610,541532,420402,249
Jachère30,24612,9706,228
Pâturages non améliorés259,705274,554203,724
Céréales133,047139,705140,119
Mais14,35312,11420,388
Foin cultivé297,201366,020379,451
Autres cultures7,59011,28510,030
Arbres frutiers132188309
Légumes1,4451,7931,963
Céréales d'hiver1,7921,2875,679

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La capacité d'habitat faunique sur les terres agricoles dans l'écozone+ du Bouclier boréal a connu un déclin significatif (ANOVA : F = 88,6, Tukey HSD p = 0,0001), passant d'« élevée » (79,7 ± 13,4) en 1986 à « modérée » (63,8 ± 14,4) en 2006 (Figure 78). De 1986 à 2006, la capacité d'habitat a diminué sur 71 % des terres agricoles, augmenté sur 6 % et est restée constante sur 23 % de celles-ci (ANOVA, Tukey HSD p < 0,05, Figure 79).

Figure 79. La proportion de terres agricoles dans chaque catégorie de capacité d'habitat (ordonnée de gauche, barres empilées) et la capacité d'habitat moyenne (ordonnée de droite, points et ligne) pour l'écozone+ du Bouclier boréal en 1986, 1996 et 2006.

Les années comportant des lettres différentes indiquent une différence significative (p < 0,05).

graphique
Source : Javorek et Grant, 2011NB 18

Description longue pour la figure 79

Ce graphique à barres empilées montre les informations suivantes :

La proportion de terres agricoles dans chaque catégorie de capacité d'habitat (ordonnée de gauche, barres empilées) et la capacité d'habitat moyenne (ordonnée de droite, points et ligne) pour l'écozone+ du Bouclier boréal en 1986, 1996 et 2006.
Echelle198619962006
<20000
20-30000.19
30-402.924.13.18
40-504.018.418.54
50-6014.1913.7729.58
60-705.3821.2311.7
70-8032.3621.6520.63
80-9028.9323.7813.98
90-1009.66.441.31
>1002.620.620.87

Parte de chaque classe de capacité d'habitat (pourcentage)

Habitat capacité catégories
QualitéPourcentage
Très élevée90 à 100
Élevée70 à 90
Modérée50 à 70
Faible30 à 50
Très faible<20 à 30

La capacité d'habitat moyenne dans l'ecozone+ était 79.70 en 1986, 76.53 en 1996 et 63.87 en 2006.

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Figure 80. Changements dans la capacité d'habitat de la faune sur les terres agricoles de l'écozone+ du Bouclier boréal de 1986 à 2006.

carte
Source : Javorek et Grant, 2011NB 18

Description longue pour la figure 80

Cette carte de l'écozone+ du Bouclier boréal montre qu'entre 1986 et 2006, la capacité de l'habitat faunique a diminué dans de grandes zones de la partie sud de l'écozone+, en particulier dans le sud-est. De plus petites zones de capacité accrue sont également trouvées au sud-est, et des zones où la capacité demeure constante sont situées au nord du lac Huron.

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Voici les tendances de trois écorégions dont la production agricole est relativement élevée dans l'écozone+ du Bouclier boréal : le centre des Laurentides a présenté le plus important déclin de la capacité d'habitat (de 78 % à 59 %); le deuxième plus important déclin a été observé dans le sud des Laurentides (83 % à 74 %); et finalement, le lac des Bois a connu un déclin de 58 % à 51 % (Figure 80). Le lac des Bois a constamment enregistré la plus faible capacité d'habitat, surtout en raison de sa petite proportion, qui s'amenuise, de « toutes les autres terres » (de 23 % à 17 %). Par comparaison, la catégorie « toutes les autres terres » s'est abaissée et est passée de 37 % à 26 % dans le centre des Laurentides et de 46 % à 39 % dans le sud des Laurentides. Alors que l'empreinte agricole se rétrécissait dans l'écozone+ du Bouclier boréal, la couverture de terres cultivées a pris de l'expansion, passant de 32 % à 43 % (Figure 78). Cette hausse est principalement attribuable à une augmentation de 9 % du « foin cultivé » de 1986 à 2006 (Figure 78). Ces facteurs se sont combinés pour réduire la capacité d'habitat de la faune sur les terres agricoles d'élevée à modérée sur une période de 20 ans (Figure 79). Cette perte de la capacité d'habitat de la faune était corrélée à des réductions d'oiseaux terrestres qui utilisent ces habitats (voir la section intitulée Écozone+ du Bouclier boréal : oiseaux à la page 150).

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Oiseaux d'habitats ouverts

Les oiseaux d'habitats ouverts constituent une proportion mineure de l'avifaune et se tiennent surtout dans la partie méridionale de l'écozone+. À l'exception du merle bleu de l'Est (Sialia sialis), la plupart des espèces d'oiseaux d'habitats ouverts perdent du terrain (Tableau 20). Les déclins chez l'hirondelle rustique et l'engoulevent d'Amérique (Chordeiles minor) sont cohérents avec un déclin généralisé des insectivores aériens dans tout le CanadaNB 75.

Tableau 20.Tendances relatives à l'abondance (variation en % par année) et fiabilité de celles-ci dans le cas des oiseaux d'habitats ouverts dans les portions ontariennes et québécoises de l'écozone+ du Bouclier boréal, de 1970 à 2012.
EspèceRCO 8 tendance annuelleRCO 8 fiabilitéRCO 12 tendance annuelleRCO 12 fiabilité
Crécerelle d'Amérique (Falco sparverius)-0,93Faible-1,33Haute
Hirondelle de rivage  (Riparia riparia)-7,23Faible-12,6Médium
Hirondelle rustique (Hirundo rustica)-4,32Faible-6,17Médium
Vacher à tête brune (Molothrus ater)-7,54Médium-7,86Haute
Hirondelle à front blanc (Petrochelidon pyrrhonota)-6,96Faible-8,62Haute
Engoulement d'Amérique (Chordeiles minor)-1,76Faible-5,76Médium
Merlebleu de l'Est (Sialia sialis) - -1,64Médium
Tyran tritri (Tyrannus tyrannus)-1,28Faible-3,5Médium
Hirondelle bicolore (Tachycineta bicolor)-3,39Faible-4,98Haute

Seule la moitié nord de la RCO 12 se retrouve dans l'écozone+, de sorte de ces données s'étendent au-delà des limites de l'écozone+ vers le sud et peuvent sous-représenter d'autres secteurs de l'écozone+ NB 85.
Source : Environnement Canada 2014NB 78

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Paysages agricoles servant d'habitat

La constatation clé sur les paysages agricoles servant d'habitat n'était pas pertinente pour l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve en raison de la petite proportion de terres agricoles dans l'écozone+.

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Espèces présentant un intérêt économique, culturel ou écologique particulier

Constatation clé 17
Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
De nombreuses espèces d'amphibiens, de poissons, d'oiseaux et de grands mammifères présentent un intérêt économique, culturel ou écologique particulier pour les Canadiens. La population de certaines espèces diminue sur le plan du nombre et de la répartition, tandis que chez d'autres, elle est soit stable ou en pleine santé ou encore en plein redressement.

Écozone+ du Bouclier boréal

La plus grande richesse d'espèces se trouve dans la région la plus au sud de cette écozone+, à l'est de la baie Georgienne, avec plus de 200 espèces d'oiseaux et 60 espèces d'arbresReference 411. La richesse des espèces diminue progressivement vers le nord, et connaît une réduction appréciable à la limite des forêts aménagées, particulièrement pour les mammifères, les reptiles et les amphibiensNB 11, NB 411.

Il existe peu de relevés de populations sur les espèces présentant un intérêt particulier dans l'écozone+ du Bouclier boréal. Les tendances peuvent être dégagées des récoltes commerciales ou récréatives des espèces à fourrure (Figure 72), mais ces dernières sont faussées par les fluctuations du marché et les efforts des chasseurs. Il y a des lacunes majeures en ce qui concerne le poisson, les reptiles et les amphibiens.

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Oiseaux

Les estimations des assemblages d'oiseaux ont été fondées sur une analyse des données de 1968-2006 à l'échelle des écozones+ du Relevé des oiseaux nicheurs de l'Amérique du NordNB 75.

Oiseaux terrestres

Une grande partie des données recueillies par le BBS dans l'écozone+ du Bouclier boréal provient de la partie sud du bouclier en Ontario et au Québec. Le BBS couvre les zones agricoles de la région relativement bien, car ces zones tendent à être accessibles par la routeNB 75. Les déclins étaient considérables pour les oiseaux d'arbustes et de successions et les oiseaux urbains (déclin de 0,7 %/année), les oiseaux d'autres habitats ouverts (déclin de 4 %/année) et les oiseaux des prairies (déclin de 2,5 %/année) (Figure 81). Les tendances pour les oiseaux terrestres des milieux humides n'ont pas été calculées, car peu d'oiseaux terrestres peuvent être catégorisés sans ambiguïté dans cet assemblage et le BBS ne représente pas bien l'habitat de milieu humide. L'assemblage d'oiseaux forestiers montre des populations presque stables, même si les tendances relatives aux espèces individuelles dans ce groupe varient de déclins considérables à des gains considérablesNB 75. Les déclins chez les oiseaux, particulièrement les oiseaux chanteurs, ont été remarqués par les aînés autochtones de l'ouest de l'écozone+ du Bouclier boréalNB 3.

Figure 81. Changement en pourcentage de l'abondance relative moyenne des assemblages d'oiseaux dans l'écozone+ du Bouclier boréal entre les années 1970 et 2000 à 2006.

p représente la signification statistique : * indique que p < 0,05; n indique que 0,05 < p < 0,1; aucune valeur indique qu'il n'y a pas de signification statistique.

graphique
Source : Downes et coll., 2011NB 75, selon les données des Relevés des oiseaux nicheursNB 412

Description longue pour la figure 81

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Changement en pourcentage de l'abondance relative moyenne des assemblages d'oiseaux dans l'écozone+ du Bouclier boréal entre les années 1970 et 2000 à 2006.
TypeChangement
en
pourcentage
Oiseaux forestiers-11
Arbustes/succession-21
Oiseaux des prairies-55
Ouvert/agricole-74
Urbain/suburbain-17

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Oiseaux forestiers

Les populations d'oiseaux forestiers en tant qu'assemblage étaient relativement stables (Figure 82), bien que les espèces individuelles présentent un mélange de populations croissantes, décroissantes et stables (Tableau 6). Voir la section intitulée Écozone+ du Bouclier boréal : oiseaux forestiers à la page 35.

Figure 82. Changements dans l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l'écozone+ du Bouclier boréal de 1968 à 2006.

graphique
Source : Downes et coll., 2011NB 75, selon les données des Relevés des oiseaux nicheursNB 412

Description longue pour la figure 82

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Changements dans l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux forestiers de l'écozone+ du Bouclier boréal de 1968 à 2006.
AnnéeIndice d'abondance
1968158.6
1969196.9
1970193.1
1971229.6
1972204.5
1973206.4
1974195.9
1975220.1
1976206.3
1977216.9
1978192.9
1979213.9
1980209.7
1981203.1
1982200.9
1983211.1
1984220.4
1985226.4
1986196.8
1987222.0
1988223.2
1989223.5
1990216.9
1991193.4
1992199.5
1993213.0
1994198.3
1995227.0
1996201.1
1997210.1
1998207.2
1999199.0
2000191.7
2001212.2
2002183.3
2003191.8
2004163.2
2005167.2
2006193.1

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Oiseaux d'arbustes ou d'habitats au stade pionnier

L'assemblage d'oiseaux d'habitats au stade pionnier, tels que des terres stériles ou des forêts en régénération, est à la baisse (Figure 83). Selon le BBS, les populations de bruant à gorge blanche (Zonotrichia albicollis) diminuent à un rythme plus rapide dans le sud de l'écozone+ (-0,49 dans la RCO 12, qui comprend l'écozone+ des plaines à forêts mixte) qu'au nord (-0,25 dans la RCO 8). De même, le Noël fait état d'un déclin des populations dans le sud de ses quartiers d'hiver et d'une hausse dans le nord, ce qui semble indiquer un mouvement vers le nord de leur distribution hivernaleNB 413.

Figure 83. Changements dans l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux d'arbustes ou d'habitats au stade pionnier dans l'écozone+ du Bouclier boréal de 1968 à 2006.

graphique
Source : Downes et coll., 2011NB 75, selon les données des Relevés des oiseaux nicheursNB 412

Description longue pour la figure 83

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Changements dans l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux d'arbustes ou d'habitats au stade pionnier dans l'écozone+ du Bouclier boréal de 1968 à 2006.
AnnéeIndice d'abondance
1968133.0
1969176.3
1970164.9
1971189.6
1972179.3
1973160.0
1974164.9
1975181.6
1976161.0
1977154.2
1978141.7
1979146.4
1980142.9
1981135.3
1982136.0
1983145.8
1984152.9
1985148.2
1986139.4
1987152.1
1988140.1
1989140.2
1990143.8
1991130.7
1992137.6
1993152.3
1994133.1
1995148.9
1996131.0
1997141.0
1998142.5
1999127.1
2000122.4
2001136.7
2002133.4
2003139.8
2004117.6
2005116.9
2006141.0

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Oiseaux d'autres habitats ouverts

Les oiseaux appartenant à l'assemblage d'autres habitats ouverts présentent la plus grande diminution générale de tous les assemblages de l'écozone+ du Bouclier boréal; ces déclins sont surtout apparents depuis la fin des années 1980 (Figure 84). Dans le passé, un grand nombre de ces espèces n'étaient présents qu'en petit nombre dans l'écozone+. Le défrichement pour l'agriculture a créé un plus grand habitat et les populations ont augmenté. Les déclins constatés depuis le milieu des années 1980 peuvent être le reflet de la perte de cet habitat en raison du reboisement des terres agricoles abandonnées dans certaines parties de l'écozone+NB 414. L'expansion de l'agriculture a également causé la perte de la capacité d'habitat de la faune entre 1986 et 2006 (voir l'indicateur dans la section intitulée Écozone+ du Bouclier boréal : capacité d'habitat faunique de la page 146).

Figure 84. Changements dans l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux d'autres habitats ouverts dans l'écozone+ du Bouclier boréal de 1968 à 2006.

graphique
Source : Downes et coll., 2011NB 75, selon les données des Relevés des oiseaux nicheursNB 412

Description longue pour la figure 84

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Changements dans l'indice d'abondance annuel pour les oiseaux d'autres habitats ouverts dans l'écozone+ du Bouclier boréal de 1968 à 2006.
AnnéeIndice d'abondance
196832.4
196935.2
197034.4
197135.1
197239.7
197336.4
197439.3
197547.0
197646.8
197746.2
197854.4
197948.3
198043.1
198140.7
198245.5
198346.5
198436.9
198549.3
198638.8
198744.7
198847.7
198931.4
199034.4
199125.7
199223.9
199323.5
199420.0
199520.5
199618.8
199717.9
199815.8
199914.7
200014.7
200113.1
20029.3
200310.8
20049.5
200510.6
20069.3

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Caribou des bois (population boréale)

Le caribou des bois de la population boréale (c.-à-d. le caribou boréal) a été inscrit comme espèce menacée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en 2003NB 415.  La classification du caribou utilisée dans ce rapport suit le système de classification actuel de la Loi sur les espèces en péril (LEP). En 2011, le COSEPAC a adopté 12 unités désignables pour le caribou au Canada qui seront utilisées pour les évaluations de caribou et les décisions d'inscription subséquentes en vertu de la LEP à partir de 2014. Cette section sur le caribou boréal est basée sur l'Évaluation scientifique aux fins de la désignation de l'habitat essentiel de 2011NB 416 et le Programme de rétablissement du caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) de la population boréale du Canada de 2012NB 417. Les renseignements contenus dans ce rapport ont été mis à jour depuis la publication du rapport thématique national du RETE, Tendances de la population boréale du caribou des bois au CanadaNB 418.

Le caribou boréal est un caribou sylvicole et sédentaire présent seulement au Canada et distribué largement dans l'ensemble de la forêt boréaleNB 419 NB 420. L'aire de répartition du caribou boréal dans l'écozone+ du Bouclier boréal s'étend de l'aire de répartition Richardson dans le coin nord-est de l'Alberta, à la population locale du mont Mealy au Labrador vers l'est, et au sud jusqu'à la population locale côtière du lac Supérieur en Ontario416, NB 421 (Figure 85). Dans l'ensemble du Canada, la limite sud de l'aire de répartition du caribou boréal a reculé vers le nord depuis le début des années 1900, une tendance qui se poursuit aujourd'huiNB 416 NB 419 NB 420 NB 422. Les connaissances traditionnelles autochtones indiquent que le caribou boréal s'est déplacé vers le nord en raison de la perte de son habitat dans le sudNB 417.

À travers l'écozone+ du Bouclier boréal, l'exploitation forestière et d'autres perturbations industrielles affectent le caribou boréal par une combination de perte d'habitat, dégradation d'habitat, et le développement de détails cartographiques linéaires (tel les routes et les lignes sismiques)NB 423. Ces transformations ont causé l'expansion des forêts aux premiers stades de succession écologique et favorisé des densités plus fortes d'orignal et de cerf de Virginie. Ces « proies alternatives » soutiennent des densités supérieures de prédateurs, particulièrement des loupsNB 416, NB 423 NB 424 NB 425 NB 426 NB 427 NB 428 NB 429 NB 430 et le facteur limitatif immédiat principal pour le caribou boréal est la prédationNB 431.

Le caribou boréal peut donc être un indicateur de la santé des écosystèmes de la forêt boréale. Le caribou boréal dépend des grandes parcelles de forêts de conifères matures pour réduire le risque de prédation. Ces parcelles permettent le caribou boréal de maintenir une basse densité de population et d'éviter les endroits à hauts risques de prédation. NB 416NB 421-NB 423 NB 432 NB 433 NB 434 NB 435. Les forêts et les tourbières de fin de succession servent de refuges au caribou, loin des densités élevées de prédateurs et de leurs proies alternativesNB 416 NB 427 NB 436 NB 437 NB 438 NB 439.

L'écozone+ du Bouclier boreal inclue 29 populations locales de caribou boreal (ou des portions de ces populations) (voir la Figure 2 dans Callaghan et al. 2011NB 418). Selon les relevés de caribous et l'opinion des experts, 1 population locale est en croissance, 5 sont en déclin, 13 sont stables et l'état de 10 autres est inconnu (Figure 85). L'aire de répartition contiguë du caribou boréal s'est rétractée vers le nord, tandis que sa limite sud correspond généralement à la limite nord de l'exploitation forestièreNB 416 NB 422 NB 440. La population locale côtière (qui comprend les troupeaux de Pukaskwa et des îles Gargantua et Pic) est au sud de cette limite NB 416, NB 418. En 2012, on croyait qu'il restait moins de 10 caribous dans le parc national du Canada PukaskwaNB 441. La faisabilité de translocations pour augmenter la population de caribou est en révision en OntarioNB 442 NB 443. Les populations situées au sud sont celles qui risquent le plus de développer le ver des méninges (Parelaphostrongylus tenuis) parce que le cerf de Virginie s'avance vers le nord et dans la partie sud du territoire du caribou. Les cerfs sont des vecteurs du ver des méninges, une maladie mortelle pour les caribous, mais non pour les cerfsNB 416, NB 432. Le Plan de protection du caribou des bois pour l'Ontario inclue des actions pour étendre la saison de chasse pour le chevreuil dans le nord de l'Ontario pour essayer de ralentir l'explansion de l'aire de répartition du chevreuilNB 442.  

Bien que la tendance de la majorité des populations de caribous soit stable ou pas disponibleNB 416 NB 418, on pense qu'un grand nombre de ces populations non autosuffisantes ou à autosuffisance aussi probable qu'improbable, selon l'Évaluation des risques dans le Programme de rétablissement du caribou des boisNB 417. Les populations locales de Richardson, Kississing, Naosap, Sydney, Kesagami, Charlevoix, Pipmuacan et Val d'Or ne sont pas autosuffisantes, et les populations locales de Manitoba du nord, Owl-Flinstone, Berens, Manouane et Lac Joseph sont classifié comme à autosuffisance aussi probable qu'improbable en raison de la perte de leur habitat par l'action des activités industrielles, des perturbations naturelles telles que le feu irréprimé, des activités récréatives humaines et de la chasse illégaleNB 417 NB 444 NB 445. Le déclin de la sous-population de Val d'Or, dont on estimait le nombre à 30 individus en 20012, a aussi été attribué à la perte d'habitat et à la dégradation causée par l'exploitation minière et la foresterieNB 417 NB 421. La chasse, facilitée par les chemins et les véhicules hors route, peut constituer la plus importante menace pour le caribou boréal au Labrador (p. ex., dans les montagnes Red Wine)NB 416, NB 446.

Des populations locales stables ou croissantes sont constatées dans des régions où les prédateurs sont contrôlés ou qui comportent peu d'activité industrielle. Par exemple, la population locale de Charlevoix au Québec était estimée à 10 000 animaux avant le 19e siècle, mais elle a diminué rapidement sous l'effet de la chasse et de la récolte de lichens. À la suite d'un rapport sur la récolte de caribous en 1914, le troupeau s'est vite éteint. La première édition d'un programme de réintroduction de 1967 a eu lieu en 1969; la population était jugée stable à 75 individus en 2012NB 416-NB 418 NB 447.

Figure 85. État de populations locales de caribou boréal dans l'écozone+ du Bouclier boréal en 2009.

carte
Source : mise à jour de Callaghan et coll., 2011NB 418 basé sur Environnement Canada, 2012NB 417

Description longue pour la figure 85

Cette carte montre une estimation de l'état de populations locales de caribou boréal dans l'écozone+ du Bouclier boréal en 2009. L'aire de répartition du caribou boréal dans l'écozone+ du Bouclier boréal s'étend de l'aire de répartition Richardson dans le coin nord­est de l'Alberta, à la population locale du mont Mealy au Labrador vers l'est, et au sud jusqu'à la population locale côtière du lac Supérieur en Ontario. Selon les relevés de caribous et l'opinion des experts, 1 population locale est en croissance (Manicouagan), 5 sont en déclin (Mealy Mountain, Red Wine Mountain, Lac Joseph, Val d'Or and Kesagami), 16 sont stables (Quebec, Manouane, Pipmucan, Charlevoix, Nipigon, Sydney, Owl-Flinstone, Atikaki-Berens, North Interlake, The Bog, William Lake, Wabowden, Wapisu, Reed, Naosap and Kississing) et l'état de 10 autres, la plupart situés dans l'ouest de l'écozone+, est inconnu.

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Poisson

Le nombre de taxons de poissons d'eau douce et de poissons diadromes classés comme étant en péril dans l'écozone+ du Bouclier boréal a doublé de 1979 à 2008 (Tableau 21). Cependant, l'état de deux taxons s'est aussi amélioré au cours de cette périodeNB 448. De plus, les listes précédant cette période n'incluaient pas les sous-populations géographiques telles que le bar d'Amérique (Morone saxatilis). Les menaces principales aux 14 taxons de poisson en péril dans l'écozone+ du Bouclier boréal comprennent la dégradation et la perte de l'habitat ainsi que l'exploitation excessive, les espèces envahissantes et la concurrenceNB 448. La plupart des espèces disparues vivaient dans l'écozone+ du Bouclier boréal de même que dans l'écozone+ des plaines à forêts mixtes, qui ont un long historique d'espèces envahissantes et de pollutionNB 449.

Tableau 21. Identification des taxons de poissons d'eau douce et de poissons diadromes dans l'écozone+ du Bouclier boréal.
Nom commun197919892008
Esturgeon noir (Acipenser oxyrinchus)(V) VulnérableVV
Omble de fontaine (Salvelinus fontinalis)-Note a du tableau 21(E) En périlNote a du tableau 21E
Cisco à nageoires noires (Coregonus nigripinnis)ENote a du tableau 21(X) DisparuNote a du tableau 21X
Méné d'herbe (Notropis bifrenatus) - -Note a du tableau 21VNote a du tableau 21
Chevalier cuivré (Moxostoma hubbsi)(T) MenacéTNote a du tableau 21ENote a du tableau 21
Cisco de profondeur (Coregonus johannae)ENote a du tableau 21XNote a du tableau 21X
Chevalier jaune (Moxostoma valenciennesi) - -Note a du tableau 21VNote a du tableau 21
Esturgeon jaune (Acipenser fluvescens)TTNote b du tableau 21VNote b du tableau 21
Cisco à nageoires noires Nipigon (Coregonus nigripinnis regalis)--Note a du tableau 21TNote a du tableau 21
Méné long (Clinostomus elongates) - -Note a du tableau 21VNote a du tableau 21
Cisco à mâchoires égales (Coregonus zenithicus)EENote b du tableau 21TNote b du tableau 21
Cisco à museau court (Coregonus reighardi)EENote a du tableau 21XNote a du tableau 21
Cisco de printemps (Coregonus sp.)--Note a du tableau 21VNote a du tableau 21
Bar d'Amérique (population de l'estuaire du Saint-Laurent) (Morone saxtilis) - -Note a du tableau 21XNote a du tableau 21

X représente « disparu », E « en péril », T « menacé » et V « vulnérable », tel que défini par Jelk et coll.NB 448. Les cases ombrées représentent un changement d'état : vers un classement de moindre gravité (vert) ou de gravité supérieure (rouge).

Source : adapté de Strecker et coll., 2008NB 448

Notes of Table 21

Note [a] of Table 21

Gravité supérieure

Return to note a referrer of table 21

Note [b] of Table 21

Gravité

Return to note b referrer of table 21

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Mammifères et animaux à fourrure carnivores

Les estimations de populations concernant les mammifères et les animaux à fourrure carnivores étaient limitées, localisées ou incohérentes à l'échelle de l'écozone+. Un grand nombre de ces espèces sont importantes sur le plan socioéconomique pour leur viande, leur fourrure ou l'observation de la faune (voir également la constatation clé sur les Écozone+ du Bouclier boréal : services écosystémiques à la page 137), ce qui fait que certaines provinces tiennent des données à long terme provenant des chasseurs et des récoltes de trappage (Figure 86) dont on peut déduire les tendances en matière de populations. Cependant, il est possible que ces données ne représentent pas une estimation fiable des populations, car l'effort des chasseurs et des trappeurs subit des influences et dépend de facteurs socioéconomiquesNB 450. La valeur économique des fourrures est bien corrélée à l'effort de trappageNB 451. De plus, les trappeurs et les chasseurs ne ciblent pas un « échantillon » aléatoire d'animaux; la météo et la facilité du trappage ou de la chasse influencent également l'effort de trappage. De plus, étant donné que la chasse, le trappage et la pêche sont des activités qui causent la mortalité directe des espèces visées, il est problématique d'utiliser ces données pour estimer les tendances de populations. Enfin, le rendement du trappage de fourrures a diminué de plus de 50 % dans les années 1980, notamment pour les fourrures de rat musqué, à la suite de changements dans les méthodes de trappage. L'Accord sur les normes internationales de piégeage sans cruauté (ANIPSC) a été ratifié par le Canada en 1999 et la mise en œuvre des normes achevée en 2007NB 397. Par conséquent, les estimations de populations ne doivent pas être déduites à partir des données de chasse et de trappage; ces données sont présentées à titre d'intérêt seulement. Des tendances possibles dignes d'intérêt comprennent le retour des carcajous à leur niveau historique et le déclin des populations de visons sauvages à l'échelle nationale.

Figure 86. Nombre total de fourrures du Québec, de l'Ontario, du Manitoba et de la Saskatchewan selon le type d'animaux sauvages de 1970 à 2009.

Ces données pour l'ensemble des provinces dépassent les frontières de l'écozone+ du Bouclier boréal.

graphique
Source : Statistique Canada, 2009NB 396

Description longue pour la figure 86

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Nombre total de fourrures du Québec, de l'Ontario, du Manitoba et de la Saskatchewan selon le type d'animaux sauvages de 1970 à 2009.
AnnéeBlaireau - Nombre de fourruresOurs noir - Nombre de fourruresCoyote - Nombre de fourruresHerminee - Nombre de fourruresRenard - Nombre de fourruresRat musqué - Nombre de fourruresLoutre - Nombre de fourruresLapin - Nombre de fourruresRaton laveur - Nombre de fourruresMoufette - Nombre de fourrures
19701,10230110,22511,7809,798259,57491016,49917411
19711,12533316,9998,65115,236386,3685739,8742908
19722,04654526,56416,89817,725278,9871,0586,88199861
19732,44260424,8539,07223,785119,6096948,46096611
19741,15639811,76814,4619,167239,1715762,9655810
19752,35069616,68418,39617,139455,0129206481,3038
19763,57851816,82622,62314,180609,6801,0001,0933,47952
19772,54135419,76210,56217,039198,2281,1312713,1903
19783,92036324,01513,26122,508151,5471,3583494,1192
19794,13537914,01320,58617,146299,4931,4953,8204,983107
19801,95941812,86315,34914,789399,6151,3031,8843,94746
19812,46425519,8159,06119,335136,9159773,9943,51617
19822,28831219,0596,65015,198106,83597602,8564
19831,52139515,67710,41012,943126,8071,00502,38412
19841,76427225,44614,97718,100131,8111,06303,28912
198599737817,5889,70712,009169,2181,67202,23022
19861,23534521,15911,59715,274225,8822,14103,25639
19871,15225018,64815,69417,147246,5931,39903,1355
19885741748,9029,0677,70046,33372709709
19893031785,4183,2294,95530,33772805160
19901912685,1281,5094,60525,442423000
19913312599,5863,1077,17820,4291,03505650
19922243027,5983,2994,55714,31679604645
19932512768,4172,8173,69623,8741,21605774
19943711109,8154,9114,48853,3301,454083931
19954261008,2763,3093,18070,3221,076076516
199627210014,9193,8733,672112,4621,17501,09013
19972061039,0583,4312,413100,2001,30501,22131
1998121588,4722,2841,63323,5771,027077039
19991906913,3392,2522,07824,3771,021099423
200020424218,1871,4332,94418,6911,365093418
200123715118,8431,8623,40122,5591,43331,18225
20020000000000
20037189735,5111,9385,6438,4701,11502,07731
200423312019,5971,3002,88413,28072001,08220
20053037316,5651,3562,19323,159728086415
20064984828,8034,8133,54245,42135601,15957
20074505126,8492,8282,31222,246265 1,22449
20083365117,7232,1551,77718,956450 90064
20092494514,2071,3861,17316,291391 50944
Nombre total de fourrures du Québec, de l'Ontario, du Manitoba et de la Saskatchewan selon le type d'animaux sauvages de 1970 à 2009. (Continuer)
AnnéeÉcureuil - Nombre de fourruresLynx roux - Nombre de fourrures
1970123,02237
1971102,39042
197263,6253
197342,83723
1974104,31820
1975116,30429
1976124,41039
197770,56912
1978101,65336
1979259,37131
1980188,59212
198169,6427
198252,24326
198351,22824
198447,86023
198542,85815
198626,96729
198787,32924
198827,52818
19899,99513
199006
19919,26113
19925,5739
199312,35613
199410,15814
19959,3109
199615,99511
199726,88712
19988,1169
19997,47617
20004,05512
20019,92410
200200
20036,6658
20043,8068
20053,0792
20063,2069
20073,3672
20082,47217
20093,2704

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Les carcajous ont un grand domaine vital et un faible taux de reproduction durant leur vie, comme les autres carnivores de grande tailleNB 452 NB 453. En se basant sur les fourrures de carcajou, des déclins significatifs (p < 0,05) se sont produits en Saskatchewan, au Manitoba et au Québec (Figure 87). La dernière fourrure de carcajou a été recueillie au Québec en 1979 (Figure 87).

Figure 87. Nombre de carcajous récoltés par les trappeurs chaque année en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et au Québec, de 1970 à 2009.

Ces données pour l'ensemble des provinces dépassent les frontières de l'écozone+ du Bouclier boréal.

graphique
Source : Statistique Canada, 2009NB 396

Description longue pour la figure 87

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Données de la figure 87
AnneéSaskatchewan - Nombre de fourruresManitoba - Nombre de fourruresOntario - Nombre de fourruresQuebec - Nombre de fourrures
1970223714
1971154003
1972198600
19732476114
19742260113
197583103
1976213666
19773645113
19782874186
19793210391
1980299490
198133128220
198222141260
19832567110
1984239290
1985299490
198610111120
19871358150
19881350100
1989103190
199062950
1991167370
199224840
1993127660
1994115280
1995745180
19961446140
19971066120
199843340
199961840
2000235370
2001143970
200203980
2003184360
20041848110
2005143260
2006182420
2007102580
2008185570
2009113910

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Bien qu'il n'y ait pas de tendance détectable concernant les carcajous en Ontario, leur étendue s'est rétractée de plus de 5 % depuis le milieu des années 1800. Déjà en 1900, les espèces étaient disparues de la région des Grands Lacs de l'Ontario et du MinnesotaNB 454. Les activités humaines, dont le défrichement, les infrastructures, la récolte du bois et l'exploitation minière, étaient les principales responsables de ces rétrécissements de leur étendueNB 455. Selon des observations de 2008, les carcajous ont recolonisé une partie de leur ancienne aire de répartition dans la région de la baie d'Hudson et la portion centrale du grand nord de l'Ontario (Figure 88).

Figure 88. Aire de répartition historique et « actuelle » (2003) des carcajous en Amérique du Nord.

carte
Source : Adapté de COSEPAC, 2003NB 455

Description longue pour la figure 88

Cette carte du Canada et des États Unis compare l'aire de répartition actuelle et historique du carcajou en Amérique du Nord. Leur aire de répartition actuelle s'étend à l'ensemble du Canada jusqu'à tout juste à l'est de la baie James, et la portion centrale du Grand Nord de l'Ontario. Leur aire de répartition historique se trouvait plus au sud, y compris au nord des États Unis, ainsi qu'en Ontario et au Québec.

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Le déclin du vison sauvage piégé (Figure 89) peut refléter un déclin véritable de la population. L'accouplement entre des visons sauvages et féraux qui se sont échappés des fermes d'élevage d'animaux à fourrure a donné lieu à des petits qui ont une valeur adaptative moindre (dépression consécutive à des croisements distants) et qui présentent peut-être une incidence supérieure de maladiesNB 456. L'empoisonnement au mercure peut également contribuer à des populations décroissantes de visons (voir la constatation clé sur les Contaminants à la page 108)NB 457.

Figure 89. Nombre de visons sauvages piégés au Québec, en Ontario, au Manitoba et en Saskatchewan de 1970 à 2009.

Ces données pour l'ensemble des provinces dépassent les frontières de l'écozone+ du Bouclier boréal.

graphique
Source : Statistique Canada, 2009NB 396

Description longue pour la figure 89

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Nombre de visons sauvages piégés au Québec, en Ontario, au Manitoba et en Saskatchewan de 1970 à 2009.
AnneéNombre de fourrures de carcajou
197047,847
197151,775
197273,679
197351,079
197447,448
197552,672
197684,021
197776,990
197875,475
197991,672
198083,963
198170,482
198252,099
198339,920
198446,208
198566,682
198671,018
198788,433
198865,469
198951,873
199030,189
199132,140
199225,154
199325,146
199428,128
199519,642
199625,108
199732,510
199830,578
199928,153
200019,062
200125,170
200221,115
200323,438
200416,109
200518,068
200620,972
200720,008
200816,397
200913,229

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve

Caribou des bois (population de Terre-Neuve)

La population de caribou de l'île de Terre-Neuve constitue l'une des six populations distinctes sur le plan géographique de caribous des bois sylvicolesNB 417. Les populations de caribous dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve ont diminué entre le milieu et la fin des années 1990 (Figure 90), mais ne sont pas considérées « en péril » par le COSEPACNB 417. Les populations sont plus élevées que dans les années 1950NB 458. Entre le début des années 1900 et les années 1930, le nombre de caribous a chuté, passant d'une estimation de 40 000 animaux à seulement quelques milliers, et est ensuite resté stable jusqu'au milieu des années 1970. Une phase de croissance rapide de la population a commencé au milieu des années 1960 et s'est poursuivie jusqu'à la fin des années 1990, où la population a atteint un sommet de 80 000 à 100 000 animauxNB 459. D'un sommet estimé de 95 000 caribous en 1997, la population a décliné à environ 32 000 en 2008, représentant une baisse approximative de 66 %.

Des études sur la mortalité des caribous menées par la Division de la faune du gouvernement de Terre-Neuve-et-LabradorNB 458 montrent que des pourcentages élevés de petits sont la proie de coyotes, d'ours noirs (Ursus americanus) et, dans une moindre mesure, de lynx (Lynx canadensis). Le caribou adulte est également vulnérable à la prédation par les coyotes durant l'hiver.

L'élaphostrongylose céphalo-rachidienne, une maladie causée par le nématode parasite introduit Elaphostrongylus rangiferi, constitue un autre facteur de stress pour le caribouNB 460. Le parasite s'est propagé au caribou indigène après l'introduction de rennes infectés en 1908, et est responsable d'au moins deux infestations depuis cette dateNB 460. Elaphostrongylus rangiferi a contribué à la réduction de la sous-population de caribous d'Avalon sur la côte est de Terre-Neuve, un déclin de 7 000 à 2 500 animaux entre 1998 et 2000NB 461.

Figure 90. Estimation des populations de caribous sur l'île de Terre­Neuve, de 1952 à 2008.

graphique
Source : Division de la faune du gouvernement de Terre-Neuve, 2009NB 458

Description longue pour la figure 90

Ce graphique linéaire montre l'estimation des populations de caribous sur l'île de Terre­Neuve de 1952 à 2008. Le graphique montre une augmentation progressive de la population de moins de 5,000 à 1952 à un sommet de 95,810 en 1997, soit une augmentation de 311%. La population a ensuite diminué de façon constante à environ 32,000 en 2007, soit une baisse de 66% en 11 ans.

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Martre d'Amérique (population de Terre-Neuve)

La martre d'Amérique (population de Terre-Neuve) (Martes americana atrata), limitée à l'île de Terre-Neuve, est une population distincte sur les plans génétique et géographique de la martre d'Amérique (Martes americana), et constitue l'une de seulement 14 espèces de mammifères vivant sur l'îleNB 462. La martre d'Amérique de Terre-Neuve fait partie de la diversité biologique naturelle de la forêt boréale et agit à la fois comme espèce prédatrice et proie. Piégées par les colons européens, les martres étaient devenues peu abondantes au début des années 1900 et le piégeage commercial de cette espèce a pris fin en 1934. Malgré cette restriction, leur nombre a continué à décroître, ce qui fait qu'en 1960, l'étendue de la martre dans l'ensemble du centre-ouest de Terre-Neuve n'était plus contiguëNB 463.

La perte de leur habitat et la capture accessoire dans des pièges et des collets constituent les principales menaces pour les martres de Terre-Neuve. Comme la martre d'Amérique de Terre-Neuve est dépendante de la forêt, la perte de la couverture forestière causée par les activités d'extraction de ressources (la récolte du bois, l'exploitation des mines), le développement humain (la construction de routes, l'agriculture, l'expansion des lotissements urbains) ou les perturbations naturelles (p. ex., les feux de forêt) ont une influence directe sur la capacité d'une région à soutenir cette espèceNB 464.

La capture accessoire dans des pièges et des collets est actuellement considérée comme un obstacle considérable faisant obstacle à son rétablissement. HearnNB 465 a suivi 95 martres dans une région permettant le piégeage et le trappage dans la partie du centre-sud de Terre-Neuve et a rapporté que la capture accessoire était responsable de 92 % de la mortalité juvénile et d'un minimum de 58 % de la mortalité adulte. Les captures accessoires qui sont retournées à la Division de la faune du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador indiquent que ce problème est omniprésent et se produit à la grandeur de l'aire de répartition de la martre sur l'île. La prédation naturelle et la maladie constituent d'autres menaces à la survie des individus.

D'abord désignée comme une espèce menacée par le COSEPAC en 1985, la martre de Terre-Neuve a ensuite été classée comme une espèce en voie de disparition à la suite de réévaluations effectuées en 1995 et en 2000NB 466. L'aire de répartition des animaux reproducteurs se limitait aux lacs Little Grand et Red Indian, au bassin hydrographique de la rivière Main et au parc national du Canada de Terra-Nova. En 2007, on a estimé que la population réelle (reproductrice) se situait entre 286 et 556 individus. Il existait également des renseignements qualitatifs suggérant que la population prenait de l'expansion; par conséquent, la martre a été déclassée à espèce menacée en 2007NB 466.

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Poissons d'eau douce et poissons diadromes

Deux espèces de poissons vivant dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve ont été évaluées aux fins de classification en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Le fondule barré (Fundulus diaphanus) a été désigné comme une espèce préoccupante en 2003 et a par la suite été inscrit sur la liste de la LEPNB 467. L'esturgeon noir (Acipenser oxyrinchus) a été désigné comme une espèce menacée par le CPSEPAC en 2011NB 448, mais n'a pas encore été inscrit sur la liste de la LEP.

Plantes

Il y a environ 20 000 km2 de landes dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve, ce qui en fait la plus grande étendue de ce type de végétation en Amérique du NordNB 468. Les données sur l'état et l'étendue de ces communautés sont limitées. Les six types de landes comprennent les suivantes : lande alpine, lande à Empetrum, lande de mousse, lande à kalmia, lande calcaire et lande de serpentine (Tableau 22).

Tableau 22. Description des types de landes dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve
Type de landeDescriptionEndroit
Lande alpineVégétation discontinue formée de sol nu qui alterne avec des coussins d'Empetrum eamesii. La végétation est caractérisée par la présence d'espèces arctiques-alpines.Crêtes montagneuses les plus élevées ou promontoires extrêmement exposés de la côte sud.
Lande à EmpetrumDominée par des tapis de végétation de camarine rosée et de camarine noire (Empetrum spp.). Les espèces ligneuses sont comprimées dans des coussins de végétation. Les herbages graminées et les herbes, lorsqu'il y en a, se projettent de 10 à 20 cm au-dessus du sol. NB 468Promontoires près des côtes et crêtes montagneuses intérieures.
Lande de mousseSemblable à la lande à Empetrum sauf que Racomitrium lanuginsum est la végétation dominante.Côte de l'extrême sud-est de l'écozone+ de même que localement sur l'isthme d'AvalonNB 91.
Lande à kalmiaCes landes sont dominées par des arbustes nains éricacés, surtout du kalmia à feuilles étroites (Kalmia angustifolia), qui forme des fourrés fermés et denses d'environ 30 à 50 cm de haut. Les mousses et les lichens dominent la surface du solNB 91. De petites zones de lande à kalmia apparaissent naturellement dans les écotones à la limite des arbresNB 468. La plupart des grands espaces de lande à kalmia se sont formés à la suite de feux répétés à basse intensité et l'abattage local autour des collectivités côtières a contribué à l'expansion des landes à kalmia de moins grande taille.Régions intérieures protégées dans l'ensemble de l'écozone+
Lande calcaireLes landes calcaires se composent d'une série de terrasses qui partent juste à l'arrière des bermes et s'étendent de 300 à 400 m vers l'intérieur des terres avec une élévation maximale de 40 mNB 91. Les sols sont basiques ou ultrabasiquesNB 91. Ces landes uniques sont composées de multiples espèces calcicoles qui forment une couverture végétale parsemée sur un dallage de pierres calcairesNB 468.
Des 271 espèces de plantes vasculaires que l'on considère comme rares sur l'île, 114 se trouve dans les landes calcaires. Vingt-neuf de ces espèces ne poussent que dans les landes calcairesNB 469. Le braya de Long (Braya longii) et le braya de Fernald (Braya fernaldii) sont inscrits sur la liste des espèces en péril et menacées, respectivement, en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP)NB 470 NB 471.
Limité à une bande côtière étroite le long du côté ouest de la péninsule du nord; les landes les plus vastes se trouvent le long du détroit de Belle IsleNB 91.
Lande de serpentineLa couverture végétale sur les talus d'éboulis de rochers est parsemée et se compose de quelques espèces spécialisées adaptées seulement à des substrats serpentineux de même que d'espèces qui préfèrent les substrats rocheux basiquesNB 91. Les effets de l'action du gel sont visibles dans les gros polygones rocheux avec triage, communs partout sur les terrasses nivelées, et dans les replats de solifluxion sur les pentesNB 91.Montagnes de serpentine dans la partie ouest de l'île.

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Le braya

Le braya de Long (Braya longii) et le braya de Fernald (Braya fernaldii) ont été inscrits sur la liste des espèces en péril et menacées, respectivement, en vertu de la Loi sur les espèces en péril fédérale et la Endangered Species Act (loi sur les espèces en voie de disparition) de Terre-Neuve-et-Labrador en 2002. Les deux espèces sont des plantes pérennes herbacées de petite taille (de 1 à 10 cm et de 1 à 7 cm respectivement) de la famille des Brassicaceae endémiques aux landes calcaires exposées le long de la côte nord-ouest de la péninsule Great Northern, sur l'île de Terre-NeuveNB 472.

Le braya de Long est réparti en 6 populations sur une étendue de 25 km tandis que le braya de Fernald est réparti en 16 populations sur une étendue de 150 kmNB 472 NB 473. Les recensements de 1998-2000 de ces espèces ont révélé que 75 % de la population mondiale de brayas de Long (7235 individus) et 57 % de la population mondiale de brayas de Fernald (3 434 individus) poussaient sur des substrats rocheux perturbés par l'activité anthropique. Un recensement de 2008 a confirmé que les deux espèces de brayas ont diminué en raison de perturbations anthropiques et de pressions exercées par les organismes nuisibles et les agents pathogènes. On comptait 5 549 brayas de Long et 3 282 brayas de Fernald, dont 90 % se trouvaient sur des substrats rocheux perturbés par l'activité anthropiqueNB 473. Les menaces biotiques, telles que les insectes herbivores et les agents pathogènes, mettent également en péril l'efficacité de la reproduction et la survie des plantesNB 474.

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L'érioderme

L'érioderme boréal (Erioderma pedicellatum) se trouve à Terre-Neuve et en Nouvelle-Écosse et a été découvert récemment en Alaska. En 2002, la population boréale (de Terre-Neuve) était inscrite sur la liste des espèces préoccupantes en vertu de la Loi sur les espèces en péril fédérale et sur la liste des espèces vulnérables en vertu de la Endangered Species Act de Terre-Neuve. On croit que toutes les autres populations connues de Suède, de Norvège et du Nouveau-Brunswick ont disparuNB 475.

Dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve, deux concentrations majeures de population de l'érioderme boréal ont été relevées dans le centre de la presqu'île Avalon et la région de la Baie d'Espoir. Des populations moins importantes ont aussi été vues dans la partie occidentale de la presqu'île Avalon, dans l'isthme d'Avalon, dans la région au nord de la péninsule de Burin, dans plusieurs régions le long de la côte sud s'étendant vers l'ouest jusqu'à Burgeo, ainsi que du côté ouest de la péninsule Great NorthernNB 476. En raison de la répartition parsemée de ce lichen et du potentiel de grandes zones non étudiées, il est très difficile de déterminer le nombre de populations relativement isolées présentes à Terre-Neuve. En 2002, le rapport de situation du COSEPAC a fait état d'environ 6 900 thallesNB 475. En tenant compte de la découverte récente de deux endroits contenant environ 1 000 thalles chacun, ainsi que plusieurs autres découvertes de centaines de thalles, on croit que le nombre de thalles à Terre-Neuve excède 10 000, dont la majorité sont situés dans la région de la Baie-d'Espoir.

Les données sur les tendances de la population ne pas encore concluantes. Lors de nouvelles visites à plusieurs sites de populations à la presqu'île Avalon, on a noté des déclins de population de 60 à 80 % sur une période de cinq ansNB 526. Dans la région de la Baie-d'Espoir, des augmentations et des diminutions de population ont été observésNB 477. Deux populations d'érioderme boréal à la presqu'île Avalon ont été surveillées intensément pendant trois ans et l'étude a été reproduite un an plus tard dans la région de la Baie-d'Espoir. Cependant, les taux de mortalité globale n'ont pas été calculés.

Un plan de gestion quinquennal a été lancé pour l'érioderme boréal par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador en 2006. Le but de la gestion est de maintenir et d'améliorer, là où c'est nécessaire, les populations autosuffisantes des espèces dans leur aire de répartition géographique actuelle à Terre-Neuve. Plusieurs facteurs anthropiques présentent une menace réelle ou potentielle pour ce lichen, séparément ou par des interactions complexes entre eux et avec les processus naturels de la forêt, qui, à eux seuls, ne seraient pas jugés menaçants. Les menaces et les facteurs de stress comprennent la sénescence et le chablis des peuplements, les infestations d'insectes, les limaces et les acariens herbivores, la récolte du bois, le développement de la terre, le broutement des sapins baumiers par les orignaux, la pollution de l'air, les feux de forêt, les pesticides et les changements climatiquesNB 476. Les répercussions relatives de ces facteurs sont difficiles à évaluer, mais il semble qu'un grand nombre de ces facteurs menaçants soient présents à la presqu'île Avalon.

On s'attend à ce que la quantité d'habitat disponible diminue avec le temps en raison du remplacement des forêts de sapins baumiers par des peuplements plantés d'épinette et de mélèze après l'abattage ou de leur conversion à des « prés d'orignaux » pratiquement sans arbres, où les orignaux ont tué tous les semis de sapins baumiers dans les régions touchées par le chablis. L'incidence du broutement des orignaux sur le rétablissement des sapins baumiers à Terre-Neuve a été amplement documentée96, NB 478 NB 479, cependant, il n'existe pas d'analyse détaillée de l'amplitude du problème en ce qui touche l'habitat de l'érioderme boréal.

Sur la presqu'île Avalon, des relevés de pré-récolte sont effectués sur les peuplements forestiers destinés à la récolte commerciale et, suivant les recommandations de RobertsonNB 480, des zones tampons de 20 m sont placées autour des thalles découverts par ces relevés. En raison d'une pénurie de ressources, cela n'est pas fait pour les secteurs de coupe nationaux dans la presqu'île Avalon, ni pour les secteurs de coupe commerciaux ou nationaux sur les terres publiques dans la région de la Baie-d'Espoir. La Première Nation de Miawpukek de la rivière Conne effectue des relevés et utilise des atténuations dans sa zone de gestion forestière.

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Productivité primaire

Constatation clé 18
Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
La productivité primaire a augmenté dans plus de 20 % du territoire végétalisé au Canada au cours des 20 dernières années et elle a également augmenté dans certains écosystèmes d'eau douce. L'ampleur et la période de productivité primaire changent dans tout l'écosystème marin.

Écozone+ du Bouclier boréal

La productivité primaire, comme le laisse entendre l'indice de végétation par différence normalisée (IVDN), avait augmenté considérablement sur 21 % de la superficie de l'écozone+ en 2006 par rapport au niveau de 1985. On ne mesurait de diminution significative que pour 0,9 % du territoire, surtout dans la partie ouest de l'écozone+NB 23 (Figure 91).

Figure 91. Carte des changements observés dans l'indice de végétation par différence normalisée (IVDN) pour l'écozone+ du Bouclier boréal, de 1985 à 2006.

Les tendances correspondent au sommet annuel de l'IVDN, mesuré d'après la moyenne des trois plus hautes valeurs tirées d'images composites de 10 jours prises en juillet et en août de chaque année. La résolution spatiale est de 1 km, utilisée pour produire une moyenne de 3 km aux fins d'analyse. Seuls les points correspondant aux changements statistiquement significatifs (p < 0,05) sont montrés.

carte
Source : adapté de Pouliot et coll., 2009NB 391 par Ahern et coll., 2011NB 23

Description longue pour la figure 91

Cette carte de l'écozone+ du Bouclier boréal montre les changements dans la productivité primaire nette, comme mentionné dans l'Indice de végétation par différence normalisée (IVDN), entre 1985 et 2006. La carte indique que la productivité a augmenté globalement dans l'ensemble de l'écozone+, avec des concentrations de productivité dans le centre et le nord-est de l'écozone+. Les zones où la productivité a diminué sont dispersées partout dans l'écozone+ et sont concentrées dans le nord-ouest.

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Les augmentations à l'est et au sud reflètent sans doute les changements à la composition de la forêt à la suite de la collecte. Puisque les espèces d'arbres feuillus présentent des valeurs d'IDVN plus élevées que les conifères, des changements dans les forêts de peuplements dominés par les conifères à une proportion supérieure de peuplements en couvert mixte ou à feuilles caduques augmenteraient la productivité primaireNB 23. Les tendances dans la partie nord-ouest de l'écozone+, où les cycles de feu sont plus fréquents, peuvent être attribuées aux réponses subséquentes aux incendies plutôt que directement à des augmentations de la productivité de l'écosystèmeNB 391. Les tendances relatives aux perturbations naturelles peuvent également causer des variations de la productivité primaire, bien que ces variations puissent simplement refléter les cycles naturels. On ne connaît pas au juste la proportion de l'augmentation totale de la productivité primaire qui est imputable aux changements climatiques.

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve

L'écozone+ Boréale de Terre-Neuve présente une plus grande proportion de son territoire, soit près de 41 %, dont l'IVDN a une tendance positive de 1985 à 2006 que toute autre écozone+ au CanadaNB 23.

Une grande partie du centre-nord de Terre-Neuve montre une augmentation de l'IVDN au cours de cette période (Figure 92). Il s'agit d'une région formée de grandes étendues d'arbustes et de couverture forestière médiocre. Un climat qui se réchauffe peut permettre à cette végétation de croître en densité et en vigueurNB 23.

Cette hausse de l'IVDN peut aussi être le résultat de l'exploitation forestière. Lorsque des forêts boréales dominées par des conifères matures sont exploitées, les premiers stades d'évolution présentent un IVDN plus élevé que les forêts matures précédentes. En outre, le broutement excessif par des orignaux surabondants freine le rétablissement de la forêt dans les premiers stades d'évolutionNB 96, NB 103, NB 291, ce qui peut expliquer les tendances observées de l'IVDN.

Figure 92. Carte des changements observés dans l'indice de végétation par différence normalisée (IVDN) pour l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve, de 1985 à 2006.

Les tendances correspondent au sommet annuel de l'IVDN, mesuré d'après la moyenne des trois plus hautes valeurs tirées d'images composites de 10 jours prises en juillet et en août de chaque année. La résolution spatiale est de 1 km, utilisée pour produire une moyenne de 3 km aux fins d'analyse. Seuls les points correspondant aux changements statistiquement significatifs (p < 0,05) sont montrés.

carte
Source : adapté de Pouliot et coll., 2009NB 391 par Ahern et coll., 2011NB 23

Description longue pour la figure 92

Cette carte de l'écozone Boréale de Terre Neuve montre la portion de la zone de l'écozone+ avec des tendances positives de l'Indice de végétation par différence normalisée (IVDN) de 1985 à 2006. Alors que des changements positifs se sont produits dans la majorité de l'écozone+, ils sont concentrés dans le nord.

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Perturbations naturelles

Constatation clé 19
Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
La dynamique des régimes de perturbations naturelles, notamment les incendies et les vagues d'insectes indigènes, est en train de modifier et de refaçonner le paysage. La nature et le degré du changement varient d'un endroit à l'autre.

Écozone+ du Bouclier boréal

Les perturbations naturelles dans l'écozone+ du Bouclier boréal semblent être en voie de changer. On constate, comme premiers signes, un risque accru de feu irréprimé dans certaines régions, une expansion vers le nord de l'arpenteuse de la pruche (Lambdina fiscellaria) et la menace d'une infestation de dendroctones du pin ponderosa venant du nord-ouest. Le coléoptère a déjà élargi son aire de répartition de l'intérieur de l'écozone+ de la cordillère alpestre jusque dans l'écozone+ des plaines boréalesNB 481 NB 482 NB 483. Le feu et les insectes peuvent interagir pour accroître la vulnérabilité d'un écosystème et diminuer sa résilience. Par exemple, le risque accru de feu irréprimé, des incendies précoces et des cas de défoliation graves par les insectes dans le nord-est de l'écozone+ du Bouclier boréal a entraîné le remplacement des peuplements de forêt boréale à couvert fermé par des terrains boisés de lichens68, NB 69. Dans la partie occidentale de l'écozone+, le risque accru de feu irréprimé et les infestations de dendroctones du pin ponderosa peuvent mener à une productivité diminuée de l'écosystème et à des émissions considérables de carbone stocké, comme on l'a observé dans l'écozone+ de la cordillère alpestreNB 484. Le caribou des bois peut également connaître des déclins en raison de la connectivité réduite dans ses habitats de forêt boréale mature et dense (voir la section intitulée Écozone+ du Bouclier boréal : caribou des bois (population boréale) à la page 153).

Feu

Le feu est la perturbation naturelle dominante dans les forêts boréales de l'écozone+, particulièrement au nord des régions aménagées. La superficie brûlée par les grands feux (> 200 ha) dans l'écozone+ en entier a augmenté jusque dans les années 1980, puis s'est rétractée jusque dans les années 2000NB 485. Les plus importants facteurs expliquant ces tendances apparentes sont une meilleure surveillance et des températures plus élevées dans les années 1980, de même qu'une meilleure efficacité concernant la suppression des incendies au cours des 20 dernières années. Par conséquent, l'effet des changements naturels est masqué par les influences anthropiques. On n'a pas constaté de changement significatif quant à la saisonnalité des feux de 1959 à 2007 (Figure 93).

Figure 93. Superficie totale brûlée par des incendies de grande taille (> 2 km2) par décennie dans l'écozone+ du Bouclier boréal, de 1960 à 2000.

Remarque : La décennie commençant en 2000 a été répartie au prorata sur 10 ans, en se basant sur la moyenne de 2000 à 2007.

graphique
Source : Krezek-Hanes et coll., 2011NB 485 utilisant des données de 1959 à 1994 de la base de données sur les grands incendies (Stocks et coll., 2003)NB 37 et des données de 1995 à 2007 provenant de la télédétection.

Description longue pour la figure 93

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Superficie totale brûlée par des incendies de grande taille (> 2 km2) par décennie dans l'écozone+ du Bouclier boréal, de 1960 à 2000.
AnneéSuperficie brûlée (km2)
1960s28,934
1970s47,780
1980s103,952
1990s83,371
2000s65,758

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Le risque de feu irréprimé, estimé selon le code de sécheresse mensuel, a été évalué de 1901 à 2002NB 481. Ces tendances représentent probablement les changements relatifs aux conditions environnementales plutôt que l'influence de la suppression des incendies ou les avancées dans les méthodes de surveillance. Les tendances présentées ci-dessous (Figure 94) illustrent la variabilité régionale, qui ne serait pas apparente dans les analyses de données à l'échelle de l'écozone+. Au cours du 20e  siècle, le risque de feu irréprimé a augmenté dans le centre-nord du Québec et dans la partie la plus à l'ouest de l'écozone+ en raison des conditions plus sèches. À l'inverse, des diminutions du risque de feu irréprimé associées à des conditions plus humides ont été constatées de l'est du Manitoba à l'ouest du Québec. Les changements observés dans la température et les précipitations de 1950 à 2007 soutiennent ces tendances (voir la constatation clé Écozone+ du Bouclier boréal : changements climatiques à la page 127)NB 153.

Figure 94. Évolution spatio­temporelle du risque de feu irréprimé de 1901 à 2002 selon un modèle tiré du code de sécheresse mensuel de la Méthode canadienne de l'indice forêt­météo.

Remarque : Le signe « + » indique un accroissement du risque de feu irréprimé durant cette période; le signe « - » indique un risque décroissant de feu irréprimé; les frontières de l'écozone+ sont en noir.

carte
Source : adapté de Girardin et Wotton, 2009NB 481

Description longue pour la figure 94

Cette carte du Canada montre l'évolution spatio-temporelle du risque d'incendies de forêt entre 1901 à 2002. La moitié nord du pays, trois zones de l'ouest, du centre et de l'est montrent des tendances d'augmentation des risques d'incendies de forêt. Dans la moitié sud du pays, cinq zones où les risques d'incendies de forêt sont diminués sont présentés dans l'ouest, le centre et l'est du pays.

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Infestations d'insectes indigènes à grande échelle

Les infestations d'insectes indigènes à grande échelle deviennent plus importantes que le feu comme moteurs des changements de l'écosystème dans la partie sud de l'écozone+ du Bouclier boréal.

La tordeuse des bourgeons de l'épinette

La tordeuse des bourgeons de l'épinette (Choristoneura fumiferana) constitue le principal insecte phyllophage du sapin baumier et de l'épinette dans la forêt boréale. La surface couverte par une défoliation modérée à grave causée par des infestations de tordeuses des bourgeons de l'épinette au cours du 20e siècle a grandement augmenté pour chacun des trois principaux événements enregistrés (Figure 95). Cependant, il reste des incertitudes concernant la gravité des infestations futures de la tordeuse des bourgeons de l'épinette, surtout lorsqu'on considère que les peuplements de sapins baumiers matures, sa nourriture favorite, ont été décimés durant les infestations récentes. On ne sait pas s'il y a eu des changements relatifs à la durée et à la fréquence des infestations de tordeuses des bourgeons de l'épinette avant le début des années 2000, bien qu'on s'attende à ce que la durée et la fréquence des infestations augmentent tout au long du 21e siècleNB 486.

Figure 95. Superficie totale annuelle de défoliation modérée à grave de la tordeuse des bourgeons de l'épinette en Ontario, au Québec, à Terre­Neuve­et­Labrador, au Nouveau­Brunswick, en Nouvelle­Écosse, à l'Île­du­Prince­Édouard et dans le Maine, aux É.­U., de 1909 à 2007.

La ligne bleu pointillée et pleine de 1909 à 1981 a été produite par Kettela en 1983NB 487. La ligne brun pointillée a été adaptée des données fournies par le Programme national de données sur les forêts(2008) et par le Maine Forest Service (2008)NB 488, NB 489.

Remarque : L'interprétation des données regroupées devrait se faire avec diligence en raison des différences relatives aux méthodes de relevé aérien pour chaque gouvernement et aux méthodes de production des données qui ont subi des modifications avec le temps, ce qui explique les différences entre les lignes de 1975 à 1981.

graphique
Source : adapté de Kettela, 1983NB 487, du Programme national de données sur les forêts, 2008NB 488 et de Strubble, 2008NB 489

Description longue pour la figure 95

Ce graphique linéaire montre la superficie totale annuelle de défoliation modérée à grave de la tordeuse des bourgeons de l'épinette en Ontario, au Québec, à Terre­Neuve­et­Labrador, au Nouveau­Brunswick, en Nouvelle­Écosse, à l'Île­du­Prince­Édouard et dans le Maine, aux É.­U., de 1909 à 2007. La surface couverte par une défoliation modérée à grave causée par des infestations de tordeuses des bourgeons de l'épinette au cours du 20e siècle a grandement augmenté pour chacun des trois principaux événements enregistrés.

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L'arpenteuse de la pruche

L'arpenteuse de la pruche est un autre insecte phyllophage du sapin baumier qui affecte principalement la moitié du côté est de l'écozone+. Traditionnellement, l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve a été plus à risque de subir les infestations d'arpenteuse de la pruche que la portion de l'écozone+ du Bouclier boréal située au LabradorNB 490. Cependant, les infestations semblent s'étendre au nord de leur répartition historique et, pour la première fois en 2008, un traitement insecticide biologique a été appliqué sur 15 à 17 km2 au LabradorNB 482.

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Autres insectes phyllophages

La tordeuse de pin gris (Choristoneura pinus), la livrée des forêts (Malacosoma disstri) et la tordeuse du tremble (Choristoneura conflictana) sont d'autres insectes indigènes qui peuvent causer des dommages à grande échelle dans les forêts de l'écozone+ du Bouclier boréal. On n'a constaté aucune tendance significative en ce qui concerne la durée, la fréquence ou l'étendue des infestations pour ces espècesNB 488. L'absence de tendances détectables peut avoir pour cause la nature cyclique de ces infestations et le manque de données précises à long terme.

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Écozone+ Boréale de Terre-Neuve

Feu

Le feu n'est pas une perturbation naturelle significative dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve; la contribution de cette dernière par rapport à la surface brûlée au Canada était de moins de 1 %NB 485. De 1959 à 2007, la superficie moyenne brûlée par les gros incendies (> 2 km2) était de 123 km2/année et le pourcentage annuel de surface brûlée représentait 0,13 %NB 485. Dans les années 1960, l'écozone+ a contribué à raison de 4,7 % à la surface brûlée au Canada du fait d'une année extrême pour les feux en 1961, alors que 3 962 km2 ont brûlé. La surface totale annuelle a chuté de façon spectaculaire depuis les années 1960 (Figure 96). Le déclin est en grande partie attribuable à des politiques gouvernementales réussies visant à prévenir et à supprimer les feuxNB 37. Le fait que la surface brûlée ait doublé entre les années 1970 et les années 1980 peut être lié aux températures plus chaudesNB 491 NB 492   qui ont fait en sorte que plus d'incendies ont échappé aux efforts de suppression. La surface brûlée a diminué considérablement de nouveau dans les années 1990 et est restée stable jusque dans les années 2000, qui n'ont connu que 12 feux supérieurs à 200 ha jusqu'à maintenant. À l'instar de l'écozone+ maritime de l'Atlantique et de l'écozone+ maritime du Pacifique, ces tendances devraient être évaluées avec diligence puisqu'elles ne sont basées que sur un petit nombre de feux, particulièrement pour les décennies les plus récentes. Autrement, on note peu de variabilité dans la surface annuelle brûlée et il est commun de ne constater aucun incendie de grande taille pour de nombreuses années dans cette écozone+.

La saison des feux active est de 35 jours. Les incendies atteignent un sommet en mai, mais ils se produisent communément de mai à juillet. Les humains sont la cause principale des incendies et sont responsables de 96 % d'entre eux. On ne compte que quatre occurrences de l'allumage d'un incendie par la foudre dans la base de données sur les grands incendies pour l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve.

Figure 96. Surface annuelle totale brûlée par de grands incendies (> 2 km2) pour l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve, de 1959 à 2007.

graphique
Source : Krezek-Hanes et coll., 2011NB 485 utilisant des données de 1959 à 1994 de la base de données sur les grands incendies (Stocks et coll., 2003)NB 37 et des données de 1995 à 2007 provenant de la télédétection.

Description longue pour la figure 96

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Surface annuelle totale brûlée par de grands incendies (> 2 km2) pour l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve, de 1959 à 2007.
AnneéSuperficie brûlée (km2)
1959126.53
1960121.56
19613961.64
19622.02
19635.18
196411.53
19652.59
19660
19673.23
196819.21
19695.18
19700
19719.46
19720
19730
19745.78
1975142.69
197637.95
19777.84
197844.74
1979308.53
19807.52
198148.43
19824.09
19832.03
198450.93
198523.16
1986964.75
198743.09
19880
198920.5
199025.9
19910
19920
19930
19949.59
19950
199617
19973
19980
19990
20004
20017
20020
20033
20044
20050
20060
20070

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Infestations d'insectes indigènes à grande échelle

Les trois principaux insectes phyllophages indigènes à l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve sont l'arpenteuse de la pruche du Canada, la tordeuse des bourgeons de l'épinette (Choristoneura fumiferana) et le diprion du sapin (Neodiprion abietis). Des analyses dendrochronologiques ont mis en lumière des infestations de légères à modérées de la tordeuse des bourgeons de l'épinette et de l'arpenteuse de la pruche au cours des 19e et 20e sièclesNB 493. Les infestations majeures se sont surtout limitées aux régions de l'ouest et du centre de l'écozone+.

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Le diprion du sapin

Le diprion du sapin a été le plus nuisible des insectes phyllophages. Comme il est illustré dans la portion ouest de l'écozone+ (Figure 97), la portée et la gravité des infestations se sont accrues avec le temps (Figure 98). Les premières grandes infestations enregistrées duraient de trois à quatre ans (de 1944 à 1947, de 1954 à 1956, de 1960 à 1963) et demeuraient relativement localisées. L'infestation suivante de grande envergure a duré huit ans (de 1967 à 1975) et a couvert une surface plus grande que les trois premières infestations. L'infestation la plus récente a commencé en 1991 et était d'une gravité, d'une portée et d'une durée sans précédentNB 494.

Figure 97. Carte des emplacements et de la gravité de la défoliation par le diprion du sapin à Terre­Neuve de 1996 à 2008.

Six catégories de gravité de la défoliation ont été basées sur le taux de défoliation dans une période allant jusqu'à 3 ans : « M » indique modéré (de 31 à 70 %) et « S » indique grave (de 71 à 100 %) de défoliation.

carte
Source : Iqbal et coll. 2011NB 495

Description longue pour la figure 97

Ces deux cartes représentent deux sections de Terre Neuve, la portion ouest et est de l'écozone+. Les catégories d'intensité de défoliation par le diprion du sapin varient entre 1-M et 6-SSS. Alors que les catégories d'intensité de défoliation 1-M et 2-S dominent dans la portion est de l'écozone, la portion ouest présentée est dominée par la catégorie d'intensité 4-SS.

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Figure 98. Estimations annuelles de la surface gravement défoliée par le diprion du sapin dans la partie ouest de Terre­Neuve entre 1940 et 2011.

La défoliation était moins de 0,1 km2 durant plusieurs années.

graphique
Source : Moreau, 2006NB 494 avec données mises-à-jour fournies par l'auteur

Description longue pour la figure 98

Ce graphique à barres montre les informations suivantes :

Estimations annuelles de la surface gravement défoliée par le diprion du sapin dans la partie ouest de Terre­Neuve entre 1940 et 2011.
Annéela partie ouest de Terre-Neuve - Surface défoliée (km2)Terre-Neuve - Surface défoliée (km2)
19400.10
19410.10
19420.10
19430.10
194431.080
194554.390
1946750
1947103.60
19480.10
19490.10
19505.180
19510.10
19520.10
19530.10
195425.90
195518.30
195664.750
19570.10
19580.10
19590.10
196010
196116.6550
1962129.50
1963410
19640.10
19650.10
19660.10
19672.590
196825.90
1969100
197028.490
1971103.60
1972543.90
1973100
19744.6910
197520
19760.10
19770.10
19780.10
19790.10
198020
198140
19820.10
19830.10
19840.10
19850.10
19860.10
19870.10
19880.10
19890.10
1990447.8
1991897
199211.347.2
199312.1817.1
19947.2712.18
199511443
1996197150
1997530303
1998165243.85
1999124184.45
2000220415
2001380477.59
20020686.98
20030497.83
20040393.66
20050573.15
20060672
20070394
20080394
2009089.45
2010047.09
20110129.37

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Les répercussions du diprion du sapin peuvent être graves, même en présence d'une seule année de défoliationNB 495. Étant donné que le diprion du sapin se nourrit de différentes classes d'âge de feuillage dans une année, cela laisse moins de temps de réaction aux gestionnaires que pour les autres insectes phyllophages tels que l'arpenteuse de la pruche du Canada, qui habituellement se nourrit seulement de feuillage de l'année courante, ce qui fait que la mortalité des arbres peut prendre jusqu'à quatre ans à se produire. Au contraire, d'un à trois ans de défoliation grave par le diprion du sapin peut causer des pertes importantes à long terme en ce qui concerne la croissance et le rendement des peuplements, en raison à la fois de la mortalité des arbres dans les parcelles matures et d'un rétablissement de faible croissanceNB 495.

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La tordeuse des bourgeons de l'épinette

Un grand nombre d'infestations de la tordeuse des bourgeons de l'épinette se sont produites à Terre-Neuve et elles sont toutes le résultat d'un mouvement vers l'est d'infestations qui ont pris naissance dans l'est du CanadaNB 496 NB 497 . Trois infestations mineures ont été notées durant la période de 1940 à 1970; elles étaient sporadiques, localisées, se sont éteintes dans les trois ans et n'ont pas causé, ou très peu, de dommages aux peuplements forestiersNB 32 NB 496. Une infestation étendue et grave a commencé en 1971 dans la région de l'ouest de l'écozone+. En 1977, toutes les forêts productives matures et non matures de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve avaient déjà été infestées; la densité de tordeuse des bourgeons a augmenté jusqu'en 1985NB 32 NB 498. La réduction moyenne de la croissance radiale dans les peuplements endommagés était d'environ 80 %NB 32; les pertes de volume total moyen se chiffraient à 112 m3/ha, correspondant à 45 % du volume potentiel selon la croissance avant la défoliationNB 498. La densité de la tordeuse des bourgeons est restée relativement élevée dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve jusqu'en 1992NB 499. Le volume total de peuplements forestiers ayant subi la mortalité d'arbres en raison de la tordeuse des bourgeons de l'épinette pour la période entre 1971 et 1992 représentait plus de 50 millions de m3 (Figure 99)NB 33 NB 496 NB 499.

Les dommages causés par la tordeuse des bourgeons de l'épinette peuvent être sérieux et irrévocables. Les arbres hôtes dans l'écozone+ comprennent le sapin baumier, l'épinette blanche et l'épinette noireNB 500. De ceux-ci, le sapin baumier est le plus vulnérable; les arbres individuels meurent de quatre à cinq ans après l'attaque initialeNB 32. Le rétablissement de peuplements de sapins baumiers morts dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve est supprimé et la succession vers des arbustes ou des espèces concurrentes de feuillus peut se produire. Dans les peuplements purs, les épinettes noires peuvent survivre, mais certains peuplements dans la région centrale de l'écozone+ ont été décimés et remplacés par une végétation de lande à kalmiaNB 32.

Figure 99. Superficie défoliée par la tordeuse des bourgeons de l'épinette à Terre-Neuve-et-Labrador de 1975 à 2011.

Aucune donnée n'était accessible de 1993 à 2005. Ces données sont provinciales et dépassent les frontières de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve.

graphique
Source : Base de données nationale sur les forêts, 2008NB 501

Description longue pour la figure 99

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Superficie défoliée par la tordeuse des bourgeons de l'épinette à Terre­Neuve­et­Labrador de 1975 à 2011.
AnneéSurface défoliée (km2)
19751,899
19761,930
19771,300
1978800
19791,000
1980926
1981380
198242
198368
198415
19851
19862
19874
19882
19891
19901
19912
19922
20061
200712
200812
200948
201058
201122

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L'arpenteuse de la pruche

Avant l'infestation dévastatrice d'arpenteuses de la pruche de 1972 à 1985, l'arpenteuse de la pruche du Canada était le principal organisme nuisible de la forêt dans l'écozone+NB 502. C'est dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve que le phénomène de réapparition d'infestations d'arpenteuses de la pruche en Amérique du Nord a été le plus fréquentNB 503 NB 504. Les infestations consignées étaient cycliques, durant de 6 à 9 ans et atteignaient leur sommet en 3 à 7 ans; la période entre les infestations variait de 7 à 18 ans+NB 302 +NB 503 NB 505. On a enregistré huit infestations d'arpenteuses de la pruche depuis 1910+NB 302 +NB 503 NB 506. Avant 1966, les infestations étaient locales, mais de durée variable. L'infestation la plus généralisée a eu lieu entre 1966 et 1972; 15 000 km2 et 8,6 millions de m3 de bois ont été perdus, ce qui représente plus de deux fois la somme des pertes de toutes les infestations précédentes de l'arpenteuse de la pruche+NB 302, NB 503. Les forêts de l'écozone+ ont également été infestées d'arpenteuses de la pruche durant les périodes de 1983 à 1995 et de 1999 à 2006; les volumes totaux de forêt productive perdus au cours de ces périodes se chiffrent à environ 877 km2 et 153 km2 respectivementNB 302. Le volume d'arbres perdu en raison d'infestations d'arpenteuses de la pruche de 1947 à 1991 s'élevait à environ 25 millions de m3, ce qui équivaut à une réserve de 7 ans pour les trois usines de papier dans l'écozone+NB 507. Les larves de l'arpenteuse de la pruche se nourrissent d'une multitude de conifères, mais leur hôte principal est le sapin baumierNB 508. Les larves consomment seulement une portion des aiguilles individuelles, puis s'attaquent aux aiguilles adjacentes; les aiguilles partiellement consommées meurentNB 32. Les infestations d'arpenteuses de la pruche se produisent généralement là où la densité de tordeuses de bourgeons de l'épinette a diminuéNB 503.

Réseaux trophiques

Constatation clé 20
Thème Habitats, espèces sauvages et processus écosystémiques

Constatation clé à l'échelle nationale
Des changements profonds dans les relations entre les espèces ont été observés dans des milieux terrestres et dans des milieux d'eau douce et d'eau marine. La diminution ou la disparition d'éléments importants des réseaux trophiques a considérablement altéré certains écosystèmes.

Écozone+ du Bouclier boréal

Parmi les relations producteur-consommateur les plus communément connus dans la forêt boréale, on retrouve les fluctuations de production des cônes qui influencent les oiseaux boréaux mangeurs de grainesNB 509 NB 510, les visons et les rats musquésNB 511, le cycle du lynx du Canada et du lièvre d'Amérique (Lepus americanus)NB 512 NB 513 NB 514 ainsi que la dynamique du caribou des bois et du loup (Canis lupus). En raison de la nature cyclique des interactions prédateur-proie, il peut être difficile d'analyser les tendances et les études sur les changements à long terme.

Le facteur limitatif immédiat principal pour les populations de caribou boréal est la prédation, entraînée par des changements naturels du paysage ou induits par les humains, qui favorisent les premiers stades de succession et des densités plus élevées de proies alternatives+NB 417, +NB 421, +NB 423-+NB 427, NB 515 NB 516 NB 517 NB 518 NB 519 NB 520. Les perturbations de l'habitat, y compris l'exploitation des forêts, ont sans doute amplifié les forêts aux premiers stades de succession qui soutiennent habituellement de plus fortes densités de proies alternatives comme l'orignal et le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus). Conséquemment, les populations de loups et d'ours ont augmenté à leur tour. Lorsque les populations de proies alternatives ont diminué, les prédateurs abondants se sont tournés vers le caribou comme source alimentaireNB 431, NB 436.

En plus des relations de prédation, la dynamique de la communauté est affectée par les maladies et les parasites. Ceux qui entraînent les répercussions les plus importantes sur la faune de cette écozone+ sont le virus du Nil occidental, qui touche particulièrement les oiseaux sauvages indigènes, ainsi que le ver des méninges du cerf de Virginie (Parelaphostrongylus tenuis)NB 521. Le ver des méninges menace les populations de caribou des bois et de caribou de la toundra (Rangifer tarandus groenlandicus) à mesure que l'aire de répartition du cerf de Virginie s'étend vers le nord.

Écozone+ Boréale de Terre-Neuve

Des changements considérables se sont produits dans la dynamique trophique de l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve. Les loups, qui étaient le seul prédateur de niveau trophique supérieur, ont disparu dans les années 1920. L'introduction de l'orignal, un herbivore dominant, a eu un effet sur le biome forestier (voir la constatation clé de l'Écozone+ Boréale de Terre-Neuve : forêts à la page 40). Le premier coyote confirmé dans l'écozone+ a été observé en 1987NB 522. Le coyote fait concurrence au lynx et au renard roux (Vulpes vulpes) en ce qui concerne les proies, et il peut devenir un prédateur important du caribou des bois, du lièvre arctique (Lepus arcticus) et de la martre d'Amérique.

Figure 100. Nombre de coyotes récoltés dans l'écozone+ Boréale de Terre-Neuve de 1993 à 2009.

graphique
Source : Statistique Canada, 2009NB 396

Description longue pour la figure 100

Ce graphique linéaire montre les informations suivantes :

Nombre de coyotes récoltés dans l'écozone+ Boréale de Terre­Neuve de 1993 à 2009.
AnneéNombre de coyotes
19939
19947
19952
19963
19975
19980
199915
200018
200145
200296
2003264
2004308
2005282
2006244
2007324
2008212
2009379

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Des changements relatifs à la phénologie ont mené à de nouvelles interactions prédateur-proie. Les phoques ont allongé le temps qu'ils passent dans plusieurs rivières et estuaires d'une période allant jusqu'à trois mois par rapport aux années 1990. Ils sont maintenant présents au moment de la migration des saumoneaux, une situation qui n'existait pas auparavantNB 523. Des recherches sont en cours pour déterminer si le fait que les phoques passent plus de temps dans les estuaires a augmenté le taux de prédation des saumonsNB 523.

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Note de bas des pages

NB 4

Ermine, W., Nilson, R., Sauchyn, D., Sauve, E. and Smith, R.Y. 2005. Isi askiwan - the state of the land: Prince Albert Grand Council Eldersʹ Forum on Climate Change. Prairie Adaptation Research Collaborative. 40 p.

Retour ai NB 4

NB 6

Federal, Provincial and Territorial Governments of Canada. 2010. Canadian biodiversity: ecosystem status and trends 2010. Canadian Councils of Resource Ministers. Ottawa, ON. vi + 142 p.

Retour ai NB 6

NB 11

Lee, P., Gysbers, J.D. and Stanojevic, Z. 2006. Canadaʹs forest landscape fragments: a first approximation (a Global Forest Watch Canada report). Global Forest Watch Canada. Edmonton, AB. 97 p.156

Retour ai NB 11

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