CONSTATATION CLÉ 7. La réduction de l’étendue et de l’épaisseur des glaces marines, le réchauffement et le dégel du pergélisol, l’accélération de la perte de masse des glaciers et le raccourcissement de la durée des glaces lacustres sont observés dans tous les biomes du Canada. Les effets sont visibles à l’heure actuelle dans certaines régions et sont susceptibles de s’étendre; ils touchent à la fois les espèces et les réseaux trophiques.
La glace est une caractéristique des écosystèmes du Canada. En effet, presque la moitié du pays est composée de pergélisol (sol gelé), la glace de mer de l’Arctique (de plus en plus saisonnière) s’étend dans le Nord et le long de certaines parties de la côte Est, et la plupart des lacs canadiens et de nombreux fleuves sont gelés à certaines saisons. En dehors des immenses inlandsis de l’Antarctique et du Groenland, le Canada possède les plus grandes superficies de glaciers au monde (200 000 km2 dont 75 % se situent dans l’archipel Arctique canadien)1.
Les écosystèmes de glace sont importants puisqu’ils constituent des habitats essentiels pour les espèces adaptées à la vie dans cet environnement, en dessous ou au-dessus de la couche de glace, des minuscules organismes unicellulaires qui vivent dans le réseau de pores et de canaux à l’intérieur de la glace jusqu’aux ours blancs. La glace de mer régularise la circulation de l’océan et la température de l’air. La période et la durée de la couverture de glace sur les fleuves, les lacs et la mer ont des répercussions importantes sur les types de communautés végétales et animales que ces plans d’eau abritent. Les glaciers accumulent de l’eau douce qui est déversée dans les plus grands fleuves du Canada. Le pergélisol accumule du carbone et a une influence sur la structure du paysage ainsi que sur le stockage et la circulation de l’eau.