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Rapport technique thématique no 3. - Lignes directrices pour la préparation des produits du RETE – Schéma de classification des terres pour le Rapport sur l'état et les tendances des écosystèmes

Terminologie de couverture terrestre utilisée dans les analyses nationales préparées pour le RETE


Sept analyses de données sur la couverture terrestre nationale ont été menées afin de fournir des renseignements pour le RETE(Tableau 1) et doivent par conséquent être prises en compte dans l’élaboration d’une terminologie uniforme de couverture terrestre aux fins d'utilisation dans les rapports techniques du RETE. Ces analyses de couverture terrestre ont des légendesFootnote6qui sont fondées sur l'un de deux différents schémas de classification7 de couverture terrestre, la norme Federal Geographic Data Committee – National Vegetation Classification Standard (FGDC-NVCS) (Grossman et al., 1998) ou le schéma de classification de couverture terrestre de l'Inventaire forestier national (IFN, 2004), ou qui ont été élaborées précisément pour les besoins d’analyse du RETE. Les renseignements sur la couverture terrestre fournis pour le RETEproviennent de deux sources : le Centre canadien de télédétection, analysés par TerreVista Earth Imaging (voir Ahern et al., 2011 pour la version finale du rapport); ou l'Inventaire forestier national. Les données de ces deux sources sont recueillies différemment; les données du Centre canadien de télédétection sont obtenues à partir de l'imagerie par satellite et les données de l'Inventaire forestier national provenant de photographies aériennes et de parcelles de terrain. Ces sources fournissent des données à différentes résolutions. Cependant, cela n'est pas nécessairement un problème si les schémas de classification utilisés sont hiérarchiques et facilement mis en correspondance. La différence dans la résolution des données ressort dans le niveau de classification.

Tableau 1. Description des analyses nationales de couverture terrestre préparées pour le RETE
Analyse noTitreDescription
1Évolution de la couverture terrestre au Canada, de 1985 à 2005Analyse de couverture terrestre et de l'évolution de la couverture terrestre à faible pouvoir de résolution (1 km) pour les années 1985, 1990, 1995, 2000 et 2005 fondée sur les données de capteurs de radiomètre perfectionné à très haute résolution (AVHRR). Cette analyse est incluse dans le rapport thématique technique du RETEpar Ahern et al., (2011).
2Couverture terrestre au Canada, 20058Une carte du Canada avec une résolution de 250 m pour l'année 2005 fondée sur des données de capteur de spectroradiomètre imageur à résolution moyenne (MODIS), analysée par écozone+.
3Couverture terrestre de l'Arctique canadien, vers 2000Deux cartes à résolution moyenne (250 m) de la couverture terrestre dans l'écozone de l'Arctique+ vers 2000 d'après les données obtenues par satellite Landsat. Cette analyse est incluse dans le rapport thématique technique du RETEpar Ahern et al., (2011).
4Évolution de la couverture terrestre dans le des terres du delta Paix-Athabasca8Analyse de l'évolution de la couverture terrestre à résolution moyenne dans le delta Paix-Athabasca d'après les données de Landsat. Les changements ont été analysés de 1975 à 1992, et de 1992 à 1999.
5Études de cas en milieu urbain du Golden Horseshoe et de la Vallée du bas FraserHorseshoe dans l'écozone des plaines à forêts mixtes+) d'après les données de Landsat. Ces études de cas mettent l'accent sur les augmentations de superficie de la zone urbaine entre 1970, 1990 et 2005-2007. Ces analyses sont incluses dans le rapport thématique technique du RETEpar Ahern et al., (2011)
6Étude de cas des grands pâturages libres8Analyse de l'évolution de la couverture terrestre à résolution moyenne (avec un accent sur les grands pâturages libres) d'après les données de Landsat pour une zone de prairie mixte dans le sud-est de l'Alberta et le sud-ouest de la Saskatchewan, entre 1972, 1989 et 2001.
7Couverture terrestre de l'Inventaire forestier nationalCouverture terrestre et autres renseignements forestiers de l'Inventaire forestier national pour chaque écozone+. Ces renseignements sont fondés sur une combinaison de levés systématiques réalisés sur le terrain et de photographies aériennes par les provinces et les territoires recueillis par le truchement de procédures normalisées et compilés pour l'Inventaire forestier national.

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Analyse 1 : Évolution de la couverture terrestre

L'analyse de l'évolution de la couverture terrestre utilise une légende à faible pouvoir de résolution à 12 classes qui représente une version condensée de la légende à 31 classes élaborée par le Centre canadien de télédétection pour sa carte de la couverture terrestre du Canada de 1995 (Cihlar et al., 1999 cité dans Latifovic et Pouliot, 2005). Les classes sont les suivantes :

  1. Forêt de conifères
  2. Forêt feuillue
  3. Forêt mixte
  4. Perturbation (incendie)
  5. Arbustaie
  6. Prairie
  7. Faible couvert de végétation et zones stériles
  8. Territoire agricole
  9. Terres cultivées avec zones boisées
  10. Territoire urbain et bâti
  11. Eau
  12. Neige/glace

Puisqu'il s'agit d'une légende à faible pouvoir de résolution, il est facile de la mettre en correspondance avec d'autres légendes. Il est à noter que dans le rapport thématique technique pour le RETEsur la télédétection (Ahern et al., 2011), les classes 1, 2 et 3 ont été combinées et intitulées « Forêt », la classe 4 a été renommée « Cicatrices d'incendie », la classe 7 a été renommée « Faible couverture végétale et zones stériles » et les classes 8 et 9 ont été combinées et nommées « Terres agricoles ».

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Analyse 2 : Couverture terrestre de 20059

L'analyse de la couverture terrestre de 2005 est fondée sur les données du capteur du spectroradiomètre imageur à résolution moyenne (MODIS). La carte de la couverture terrestre a été publiée pour la première fois par le Centre canadien de télédétection (2008) et seuls des modifications mineures ont été apportées pour le RETE. La légende de couverture terrestre est composée de 39 classes et est tirée de la norme Federal Geographic Data Committee – National Vegetation Classification Standard (Grossman et al., 1998).

La norme Federal Geographic Data Committee – National Vegetation Classification Standard est hiérarchique et comporte neuf niveaux principalement fondés sur la végétation (Tableau 2) avec des catégories de classification conçues pour être mutuellement exclusives. Les révisions apportées au schéma de classification accepté en 1997 avaient été proposées et faisaient l'objet d'un examen au moment de la rédaction du présent rapport (Peet, 2007). La légende utilisée pour l'analyse de la couverture terrestre de 2005 n'était pas été finalisé au moment de la rédaction du présent rapport. Par conséquent, les classes particulières n'ont pas été utilisées dans la détermination d'un schéma de classification du RETE. Les légendes utilisées pour d'autres analyses en fonction du schéma de classification de la norme Federal Geographic Data Committee – National Vegetation Classification Standard ont cependant été utilisées à des fins de référence.

Tableau 2. Hiérarchie de classification de la norme Federal Geographic Data Committee – National Vegetation Classification Standard
 -NiveauDéfinition
 -DivisionSépare la couverture terrestre en catégories soit végétalisée ou non végétalisée
 -OrdrePrécise la division végétalisée par formes de vie dominantes (arbres, arbustes, arbustes nains, herbacées ou non vasculaires).
Niveaux physionomiques

(En fonction de la forme de vie, de la couverture, du type de feuilles
de la végétation)
ClasseDéfinie par le pourcentage relatif du couvert forestier de la forme de vie (arbre, arbuste, arbuste nain, herbe, et non vasculaire) dans la strate supérieure au cours de la période de pointe de la saison de croissance.
Niveaux physionomiques

(En fonction de la forme de vie, de la couverture, du type de feuilles
de la végétation)
Sous-classeDéterminée par la phénologie prédominante des feuilles des plantes ligneuses et le type de feuilles ainsi que la périodicité des plantes herbacées.
Niveaux physionomiques

(En fonction de la forme de vie, de la couverture, du type de feuilles
de la végétation)
GroupeDéfini par une combinaison de facteurs liés au climat, à la morphologie des feuilles et à la phénologie des feuilles.
Niveaux physionomiques

(En fonction de la forme de vie, de la couverture, du type de feuilles
de la végétation)
Sous-groupeDistingue les types naturels/semi-naturels des types plantés/cultivés.
Niveaux physionomiques

(En fonction de la forme de vie, de la couverture, du type de feuilles
de la végétation)
FormationDésigne les groupements écologiques d'unités de végétation avec des facteurs environnementaux (p. ex. l'hydrologie) et d'autres facteurs physionomiques définis au sens large.
Niveaux floristiques

(Tirés de données de terrain)
AllianceUn groupe physionomiquement uniforme d'associations partageant une ou plusieurs espèces de diagnostic (dominant, différentiel, indicateur ou caractère) qui, généralement, sont présentes dans la strate supérieure de la végétation.
Niveaux floristiques

(Tirés de données de terrain)
AssociationUn groupe physionomiquement uniforme de peuplements végétaux qui partage une ou plusieurs espèces d'étage dominant ou de sous-étage de diagnostic (dominant, différentiel, indicateur caractère). Ces éléments sont présents sous la forme de tendances reproductibles d'assemblages dans l'ensemble du paysage, et se trouvent généralement dans des conditions d'habitat semblables. L'association se rapporte à la végétation existante, et non à un type de végétation potentiel.

Source : adapté du Federal Geographic Data Committee (1997)

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Analyse 3 : Couverture végétale de l'Arctique canadien

La légende de la couverture végétale de l'Arctique canadien est également fondée sur le schéma de classification de la norme Federal Geographic Data Committee – National Vegetation Classification Standard (Tableau 2). La légende comprend les classes suivantes :

  1. Toundra de graminoïdes parsemée de buttes de gazon
  2. Carex humide
  3. Toundra de graminoïdes et d'arbustes nains humide à sèche sans butte de gazon
  4. Toundra d'arbustes nains prostrés et de graminoïdes
  5. Petits arbustes
  6. Grands arbustes
  7. Arbustes nains prostrés
  8. Substratum avec végétation éparse
  9. Till-colluvion avec végétation éparse
  10. Sol nu avec croûte de cryptogames – éminences dues au gel
  11. Zones humides
  12. Zones stériles
  13. Neige et/ou glace

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Analyse 4 : Évolution de la couverture terrestre dans le delta Paix-Athabasca 10

En raison de la complexité des tendances de la végétation et des zones humides et dans le delta Paix-Athabasca, cette étude de cas utilise une légende de classification à faible pouvoir de résolution qui correspond directement à l'analyse de l'évolution de la couverture terrestre (voir l'analyse 1 à la page 3) à l'exclusion des catégories des territoires agricoles, des terres cultivées avec zones boisées, des territoires urbains et bâtis et de la neige/glace, puisque ces classes ne sont pas présentes dans le delta Paix-Athabasca. La classe « eau » est subdivisée dans les sous-classes des eaux sombres, des eaux turbides et de la végétation aquatique. Des eaux sombres peuvent être interprétées comme de l'eau mouvante, alors que des eaux turbides peuvent être interprétées comme de l'eau stagnante. Les classes sont les suivantes :

  1. Forêt de conifères
  2. Forêt feuillue
  3. Forêt mixte
  4. Incendie récent
  5. Arbustaie
  6. Prairie
  7. Faible couvert de végétation et zones stériles
  8. Eaux sombres
  9. Eaux turbides
  10. Végétation aquatique

Les zones humides sont classées de façon plus détaillée dans les données de l'Inventaire forestier national (voir l'analyse 7 à la page 7). Le schéma de classification des zones humides canadien (Groupe de travail national sur les terres humides, 1997) est discuté à la page 10 et est comparé à la classification des zones humides de l'Inventaire forestier national à la page 7.

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Analyse 5 : Deux études de cas en milieu urbain

Deux études de cas en milieu urbain ont été menées pour la Vallée du bas Fraser en Colombie–Britannique et le Golden Horseshoe en Ontario. Les données Landsat pour ces zones ont été visuellement classées selon une légende de classification à faible pouvoir de résolution créée expressément pour cette analyse. Les classes utilisées sont les suivantes :

  1. Terres urbaines ou zones stériles
  2. Forêt ou arbustes
  3. Agriculture
  4. Prairie
  5. Zones humides
  6. Eaux libres
  7. Neige ou glace

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Analyse 6 : Étude de cas sur les grands pâturages libres12

L'étude de cas sur les grands pâturages libres est également fondée sur des données Landsat qui ont été classées visuellement. La classification visuelle dans ce cas a été préférée parce que les différences subtiles dans la couleur, la forme, la texture et le contexte utilisés pour classer une zone pourraient ne pas être prises en compte dans une classification spectrale ou spectrale/spatiale. Les classes utilisées dans cette analyse sont les suivantes :

  1. Grands pâturages libres
  2. Agriculture sur terres sèches
  3. Agriculture par irrigation
  4. Zones urbaines
  5. Eau

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Analyse 7 : Couverture terrestre de l'Inventaire forestier national

Les renseignements sur la couverture terrestre fournis par l’Inventaire forestier national s'appuient sur le schéma de classification de la couverture terrestre de l'Inventaire forestier national fondé sur le schéma de classification de la couverture terrestre de la Colombie-Britannique (BC Ministry of Sustainable Resource Management, 2002) et conçu de manière à être compatible avec les autres schémas de classification. Comme la norme Federal Geographic Data Committee – National Vegetation Classification Standard, ce schéma est hiérarchique avec des catégories mutuellement exclusives et fondé sur la végétation existante. Les données de l'Inventaire forestier national sont fondées sur la structure de la végétation et non sur des espèces particulières. Pour une répartition de la hiérarchie de l'Inventaire forestier national, voir l’Annexe 1 . Dans le schéma de classification de l'Inventaire forestier national, chaque région est classée selon la position du paysage (zone humide, zone sèche ou zone alpine). Il s'agit du seul schéma utilisé dans les analyses de la couverture terrestre nationale du RETEqui catégorise les types de zones humides (voir la page 10 pour une description de « classe de zone humide », de « forme de zone humide » et de « type de zone humide »). Des distinctions peuvent être établies parmi les zones humides classifiées selon les données de l'Inventaire forestier national en fonction du type de couverture végétale et terrestre qui correspond directement aux types de zones humides de la classification des zones humides canadiennes (Tableau 3). Cependant, l'Inventaire forestier national n'établit aucune distinction explicite entre les classes de terres humides (comme faigne ou tourbière). Le Tableau 4 compare les deux systèmes de classification à ce niveau plus précis.

Tableau 3. Comparaison des types de zones humides de la classification des zones humides canadiennes et des classes de zones humides de l'Inventaire forestier national.
Types de systèmes de classification des zones humides canadiennesClasses de zones humides de l'Inventaire forestier national
Boisé – ConifèresBoisé – Conifères
Boisé – Bois durBoisé – Feuillus
Boisé – MixteBoisé – Mixte
Arbustes – Petits (de 0,1 à 0,5 m)Arbustes – Petits (<2 m)
Arbustes – Grands (>1,5 m)Arbustes – Grands (>2 m)
Arbustes – MixteSans objet
Graminoïdes – GazonHerbe – Graminoïdes
Graminoïdes – Petite végétation herbacée enracinéeHerbe – Graminoïdes
Graminoïdes – Haute végétation herbacée enracinéeHerbe – Graminoïdes
Graminoïdes – RoseauxHerbe – Graminoïdes
Graminoïdes – CarexHerbe – Graminoïdes
LichensBryophytes – Lichens
MousseBryophytes – Mousse
Végétation aquatique flottanteSans objet
Végétation aquatique submergéeSans objet
DévégétaliséDévégétalisé

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Tableau 4. Comparaison des classes de zones humides de la classification des zones humides canadiennes et des classes de zones humides de l'Inventaire forestier national
Classes du système de classification des zones humides canadiennesClasses de zones humides de l'Inventaire forestier national
Tourbière (Zone tourbeuse)Zones humides boisées
Zones humides d'arbustes
Zones humides de bryophytes
Faigne (Zone tourbeuse)Herbe : Zones humides de graminoïdes
Zones humides d'arbustes
Marécage (Tourbières ou Zones humides minérales)Zones humides boisées
Zones humides d'arbustes
Marais (Zones humides minérales)Herbe : Zones humides de graminoïdes
Herbe : Zones humides de plantes herbacées non graminoïdes
Zones humides d'arbustes
Eaux peu profondes (Zones humides minérales)S.O.

Il est à noter que l'Inventaire forestier national n'établit aucune distinction entre les tourbières et les zones humides minérales.

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Notes

Note 6

Une légende de classification constitue une liste de classes généralement (mais pas toujours) obtenues à partir d'un schéma de classification d'un produit particulier. Seules les classes liées à un projet particulier sont incluses (Wulder et Trisalyn, 2003).

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Note 7

Un schéma de classification est un outil conçu pour la classification d'un objet particulier (p. ex. un polygone). Il prend d'habitude la forme d'un arbre décisionnel avec des niveaux de classification (Wilder et Trisalyn, 2003).

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Note 8

Cette analyse n'a pas été utilisée dans le RETE, mais le schéma de classification a néanmoins joué un rôle dans l'élaboration du schéma de classification des terres du RETEprésenté dans le présent rapport.

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Note 9

Cette analyse n'a pas été utilisée dans le RETE, mais le schéma de classification présenté ici a néanmoins joué un rôle dans l'élaboration du schéma de classification des terres du RETE.

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Note 10

Cette analyse n'a pas été utilisée dans le RETE, mais le schéma de classification présenté ici a néanmoins joué un rôle dans l'élaboration du schéma de classification des terres du RETE.

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Note 11

Cette analyse n'a pas été utilisée dans le RETE, mais le schéma de classification présenté ici a néanmoins joué un rôle dans l'élaboration du schéma de classification des terres du RETE.

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